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Nous avons trouvé plus de 20 résultats dans les discussions

[Texte] Je suis polyamoureuse et jalouse – Brigitte Vasallo

Bases
2 réponses
8 fév 2018

[Texte] Polyamour et réseaux affectifs : réforme ou révolution ? – Brigitte Vasallo

Communauté
1 réponse
26 déc 2018

Polyamour et polyfake (traduction d'un article de Brigitte Vasallo du 07/08/15)

Traduction
34 réponses
17 mai

[Texte] Polyamour néolibéral : ressers-moi une assiette de gambas. Brigitte Vasallo

Bases
5 réponses
16 jan 2018

[Livre] Pensée monogame, terreur polyamoureuse (Pensamiento monógamo, Terror Pollamoroso). de Brigitte Vasallo, 2018

Culture
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3 mai

[Texte] Le polyamour, Le nouveau miracle au pouvoir dégraissant – Brigitte Vasallo

Bases
5 réponses
8 jan 2018

Résultats trouvés dans les messages :

[Texte] Je suis polyamoureuse et jalouse – Brigitte Vasallo

Bases
2 réponses
8 fév 2018
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Lili-Lutine

le lundi 05 février 2018 à 14h42

Merci @EliC pour cette nouvelle traduction d'un article de Brigitte Vasallo

https://nonmonogamie.wordpress.com/2018/02/03/je-s...

Message modifié par son auteur il y a un an.

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[Texte] Polyamour néolibéral : ressers-moi une assiette de gambas. Brigitte Vasallo

Bases
5 réponses
16 jan 2018
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Lili-Lutine

le samedi 13 janvier 2018 à 15h49

Merci à Elisende Coladan @EliC pour cette nouvelle traduction sur son blog:

https://nonmonogamie.wordpress.com/2018/01/13/poly...

Message modifié par son auteur il y a un an.

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[Texte] Polyamour et réseaux affectifs : réforme ou révolution ? – Brigitte Vasallo

Communauté
1 réponse
26 déc 2018
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artichaut

le mercredi 26 décembre 2018 à 23h17

Merci Lili-Lutine pour ce texte (et à Élisende Coladan pour la traduction).

Brigitte Vasallo est trop peu connue en France et dans le milieu poly.

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L'individualisme et le polyamour — La mauvaise influence

Engagement
90 réponses
6 juin
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artichaut

le jeudi 25 janvier 2018 à 04h15

un des intérêt de cet article me semble de renouer avec la responsabilité affective et la solidarité affective

j'ai le sentiment qu'à la fois cet article tente de défendre des choses qu'on oublie un peu trop parfois (altruisme relationnel, questionner la dépendance affective, communauté solidaire, revalorisation des couples) et qu'en même temps le chemin pour y arriver (ancrage libertaire, revalorisation de l'amour libre, critique de l'ego occidental, anti-américanisme...) est... facultatif

d'autre personnes le font très bien aussi, par d'autres voies, telle Brigitte Vasallo, dans la plupart de ces articles, et qui à sa façon critique également un "polyamour de droite" (par ex dans ce texte ci)

Message modifié par son auteur il y a un an.

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[Livre] Pensée monogame, terreur polyamoureuse (Pensamiento monógamo, Terror Pollamoroso). de Brigitte Vasallo, 2018

Culture
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3 mai
Profil

artichaut

le vendredi 03 mai 2019 à 11h34

Pensamiento monógamo, Terror Pollamoroso (Pensée monogame, terreur polyamoureuse) de Brigitte Vasallo est sortit en Espagne.
220 p.,13,5 x 21,5 cm.
ISBN: 978-84-16227-24-2
Ediciones Oveja Roja, 2018.

À quand la traduction française ?

En attendant, on peut relire quelques articles de ou traduit par Elisende Coladan (fév 2017, déc 2018).

Traduction de la présentation :
La pensée monogame, qui fait partie intégrante de nos relations sociales, sera analysée ici dans un essai qui traverse à la fois le récit académique et la narration incarnée.

Ce livre est une enquête historique sur la centralité de la monogamie dans nos constructions amoureuses et leurs mécanismes d'imposition. C'est une conceptualisation de la pensée monogame et une analyse de son influence sur les formes d'organisation collective, du couple à l'État-nation, en passant par les groupes activistes. Et c’est un récit incarnant ses propres échecs d’amour, ainsi qu’un questionnement acerbe d’un polyamour qui ne déborde pas de la construction monogame en ne mettant l’accent que sur l’accumulation. Cet essai bâtard démantèle nos formes de relation depuis la base, dans le but d'arrêter la confrontation et pour nous rendre ingouvernables : plus de cadavre émotionnel dans nos vies, ni en privé, ni en collectif.

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[Texte] Polyamour et réseaux affectifs : réforme ou révolution ? – Brigitte Vasallo

Communauté
1 réponse
26 déc 2018
Profil

Lili-Lutine

le mercredi 26 décembre 2018 à 14h21

Nouvelle traduction d'Élisende Coladan @EliC

"Brigitte Vasallo y présente l’idée, centrale dans son livre, que la monogamie est un système, auquel nous participons toutes et que le polyamour ou l’anarchie relationnelle ne font que reproduire, tout en s’y opposant. Elle propose l’idée d’imaginer et construire des réseaux affectifs plutôt que de de continuer, autrement, le système monogame."

https://nonmonogamie.wordpress.com/

Message modifié par son auteur il y a 9 mois.

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[Texte] Responsabilité affective : « Tu sais, bébé, mon cœur n’est pas sur liste d’attente », par Solène Hasse (26/11/2011)

Engagement
36 réponses
2 juillet
Profil

artichaut

le vendredi 26 janvier 2018 à 23h36

Ça me semble rejoindre un autre texte (de Brigitte Vasallo) :

...les personnes qui ont le plus de succès, socialement parlant, s’unissent aux personnes qui ont également le plus de succès, beauté sur beauté, glamour sur glamour. L’attraction, le capital érotique, est contextuel. (...) Quand le polyamour ou les autres types de relations à visée non-monogame oublient de questionner la base même des désirs et la base même de la monogamie, avec leurs points et bonus par conquête sur le schéma pyramidal d’accès aux corps que le marché impose comme désirables pour la majorité, mais accessibles à une minorité. (...) Rompre avec la monogamie n’est pas pour celles qui s’en vont avec la première personne disponible, ni pour les personnes normales, ni pour les personnes cools des salons, (...) C’est la rupture des fracassées, des loosers, de celles qui évitent les franges (...) pour toutes celles qui ne savent pas quoi faire de leur corps ni de leurs vies, parce que nous savons ce que cela veut dire être seules et ce que veut vraiment dire avoir été abandonnées (...) C’est uniquement à partir de là, de la blessure, que nous pouvons construire autre chose.

Non ?
Ça vous parle pas du tout ?

Message modifié par son auteur il y a un an.

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[Texte] Le polyamour, Le nouveau miracle au pouvoir dégraissant – Brigitte Vasallo

Bases
5 réponses
8 jan 2018
Profil

Lili-Lutine

le lundi 08 janvier 2018 à 09h29

Merci Elisende Coladan @EliC pour cette nouvelle traduction :-)

"Le fait est que le polyamour n’est pas une formule magique, ce n’est pas quelque chose qui existe : c’est une proposition, un horizon, un imaginaire à construire. Dire que tu commences une relation polyamoureuse c’est prendre l’engagement d’en créer les conditions qui feront que la multiplicité amoureuse sera possible sans que personne ne meure pendant l’essai."

https://nonmonogamie.wordpress.com/2018/01/08/le-p...

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Polybéral #1— le nombre de relation-s (quantité ou qualité)

Politique
49 réponses
28 février
Profil

artichaut

le jeudi 14 février 2019 à 10h33

bidibidibidi
La relation, c'est ce qui nous nourrit, le lien, ce qui nous unit.

Ça recogite en moi, cette nuance là (relation/lien). Alors j'y reviens. Même si je sais toujours pas quoi en penser exactement.

Brigitte Vasallo dit (en citant en fait La philosophe Marni Garcez)

"On ne doit pas créer des liens entre nous, puisque nous sommes tous liés, mais on doit arrêter d'avoir peur de ce qui nous lie aux autres."

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Psychomagie et polyamour

Témoignage
36 réponses
11 février
Profil

Lili-Lutine

le dimanche 10 février 2019 à 12h24

artichaut

Du coup ce n'est pas tant supprimer le lien, mais redéfinir d'autres formes de liens que les liens coercitifs qui nous ont toujours été proposés (imposés).

Brigitte Vasallo, par exemple, propose une "révolution des affects" pour élaborer d'autres formes d'exister.

Elle dit cette phrase qui m'a beaucoup marqué : "arrêter d'avoir peur de ce qui nous lie aux autres." Et elle ajoute "Pouvoir le regarder et le construire d'une belle manière."


Merci pour tes interventions @artichaut, elles sont, et de mon point de vue, justes et pertinentes... et il est bien difficile de se faire comprendre quand on aborde ces sujets.... Je ne mesure pas toujours clairement pourquoi il y a tant de résistance , à quoi ça touche , en soi ? à un système peut-être ? Les écrits de Brigit Vasallo et de Coral Herrera Gómez sont bien décriés dans notre communauté poly française.. Et Elisende Coladan qui les traduit aussi est bien critiquée ... Je persiste à les partager encore et encore, à les travailler dans nos cafés poly en petit groupe... même si souvent j'ai des commentaires ou retour assez violents... pour moi ils sont juste fondateurs de notre avenir a tou.s.tes , il me semble que la communauté poly française actuelle, et ce n'est que mon ressenti, en est au stade de "l'adolescence", voir "pré-adolescence" ( il doit y avoir une autre façon de le dire...) dans sa pensée et dans son fonctionnement. Ce qui n'est pas grave, c'est un cheminement nécessaire j'imagine, pour plus de maturité et d'inclusivité, bientôt.

https://nonmonogamie.wordpress.com/

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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Polyamour et polyfake (traduction d'un article de Brigitte Vasallo du 07/08/15)

Traduction
34 réponses
17 mai
Profil

EliC

le mardi 15 mars 2016 à 22h00

Apsophos
Ben oui il faut bien une institution pour séparer les "true" des "fake", si on laisse à chacun l'appréciation de la sincérité des pensées et des sentiments révolutionnaires d'autrui on ouvre la porte à des tas de malentendus !

Allez, au goulag les gens qui ne sont pas capables d'avoir une relation saine. (telle que définie par l'OMS)

Le goulag c'est cela? Je cite Vasallo: "Il me semble que si le polyamour ne consiste pas à construire un réseau de personnes qui prenons soin les unes des autres, cela ne vaut pas la peine de lutter pour lui."

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Un trouple durable, ça existe vraiment ?

Engagement
9 réponses
23 juillet
Profil

artichaut

le lundi 22 juillet 2019 à 12h56

Le chiffre trois peut-être bien plus difficile (l'éternel 2 contre 1) ou au contraire bien plus facile (meilleur équilibre, et y'en a toujours un·e pour soutenir les deux autres).

Mais ne jamais oublier que le trouple, c'est comme le polyamour ça ne fonctionne pas. On ne récolte que ce qu'on y met.

Tu es en couple depuis 9 ans avec ton homme. Donc c'est que tu sais comment faire pour faire durer un couple. Applique les même chose à trois, et il n'y a aucune raison que tu n'y arrives pas (en tout cas pas+ pas- qu'en couple).

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Polyamour et polyfake (traduction d'un article de Brigitte Vasallo du 07/08/15)

Traduction
34 réponses
17 mai
Profil

Apsophos

le mercredi 16 mars 2016 à 21h13

EliC
Le goulag c'est cela? Je cite Vasallo: "Il me semble que si le polyamour ne consiste pas à construire un réseau de personnes qui prenons soin les unes des autres, cela ne vaut pas la peine de lutter pour lui."

Il me semble que si la vie, l'amitié, la Société, appelez ça comme vous voulez, ne consiste pas à construire un réseau de personnes qui prennent soin les unes des autres, cela ne vaut pas la peine de lutter pour elle.

Et non, c'est pas juste du sarcasme en mode "t'as vu j'ai détourné ta citation", c'est vraiment ce que je pense, au fond.

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De la monogamie a la relation ouverte

Monogamie
25 réponses
20 fév 2018
Profil

artichaut

le mardi 13 février 2018 à 08h31

flex
On s'est revu. C'était incroyable de la voir. Je suis encore plus accroché que je le pensais.

C'est un des avantages (ou inconvénients !) du polyamour : ne pas être dans une routine, remettre la question de la relation sur le tapis, ne pas se voir tout le temps etc entraîne une intensification des sentiments (positifs et négatifs).

flex
Je trouve qu'elle va trop vite et que je suis négligé dans cette situation.

Il va falloir commencer a poser des limites.

Tu as le droit d'exprimer par exemple que ça t'insécurise si elle enchaîne un peu trop les rendez-vous ou si elle a des relations avec des gars qui n'acceptent pas votre relation a tous les deux.

Tu as aussi le droit de demander que ça ne se fasse pas chez vous (n'est-ce pas plutôt à elle de se chercher un endroit ?) ou que ça aille moins vite.

Ce ne sont que des exemples. À toi de réfléchir à ce qui te semble possible d'exprimer et/ou de demander. (sachant qu'exprimer est généralement mieux que demander ...mais bon des fois faut savoir aussi demander).

Sur la lenteur, 2 citations :

Brigitte Vasallo
à mon avis, et je te le dis après 20 ans de relations polyamoureuses, le polyamour ne peut que se construire lentement, c’est l’unique manière pour que ce soit vraiment du polyamour et qu’il soit réellement soutenable et durable.

source : Polyamour néolibéral : ressers-moi une assiette de gambas

Franklin Veaux et Eve Rickert
Lorsque deux partenaires ne sont pas à la même vitesse dans leur évolution vers l'ouverture du couple ou pour l'ajout de nouveau partenaire, le meilleur gage de succès est d'aller à la vitesse de la personne la plus lente. Entendu que "lente" implique tout de même une progression et qu'il ne doit pas seulement s'agir d'une stratégie pour reporter indéfiniment l'ouverture, les rencontres et les rendez-vous de son partenaire.

source : "More than two" de Franklin Veaux et Eve Rickert, p.258, traduit et cité par Hypatia from space, in "Compersion", p 82

Message modifié par son auteur il y a un an.

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[Outil] Outils pour relations non-normées

Communauté
6 réponses
11 février
Profil

artichaut

le lundi 11 février 2019 à 08h42

La théorie, c'est bien. Les conseils pratiques ou le soutien aussi.
Mais parfois on recherche des outils pratiques et c'est pas toujours facile de les trouver dans la multitude des pages et des témoignages.

Et puis, comme dit si bien Brigitte Vasallo : « Le polyamour ne fonctionne pas : il faut le faire fonctionner. ». Et pour ça, comme pour jardiner, et bien on peut avoir besoin de quelques outils. Des outils qui aident à (se) comprendre, à discuter, à se rassurer les un.e.s les autres, à inventer de nouvelles manières de relationner, à prendre soin, etc, etc.

Alors (en attendant un éventuel nouveau thème "Outil" pour ranger les fils de discussions) je propose de les recenser sur cette page.

Alors, et vous, qu'avez-vous dans votre Boîte-à-outils ?

N'hésitez pas à proposer des choses !

Ça peut être ici dans un fil de discussion (ne pas hésiter, le cas échéant, à indiquer précisément le post), ailleurs sur le net, peu importe...

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Polys renommé.e.s, personnalités célèbres, etc

Culture
24 réponses
17 mai
Profil

artichaut

le mercredi 08 mai 2019 à 14h44

Je me dis qu'il y a plusieurs sortes de personnalités, de personnes célèbres :
- il y en a qui sont célèbres indépendamment de leur caractère poly ou non (Bocuse, Mitterand & co)
- il y en a qui ont marqués l'histoire de la pensée et la pratique des relations affectives

...et pour ces dernières, je me dis qu'un fil spécifique pour chacune de ces personnes pourraient permettre de rassembler des infos intéressantes, et qui sait, servir de base, à qui voudrait un jour écrire un article sur le sujet (pas forcément moi).

— Oui je sais, j'ai tendance à utiliser ce forum comme une encyclopédie. Mais je me dis que ça a du sens de travailler sur les ressources. —

Par exemple :
- Alexandra Kollontaï
- Voltairine de Cleyre
- Emma Goldman
- Charles Fourier
- E. Armand
- Willehm Reich
etc

et plus récemment
- Françoise Simpère
- Brigitte Vasallo
etc

Si y'en a qui veulent lancer des fil/"fiches" ne vous gênez pas.
J'en ferais sans doute quelques unes.

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Couple mono puis ouvert en déstructuration...

Sexualités
11 réponses
18 juin
Profil

oO0

le samedi 08 juin 2019 à 22h01

1° Piste de réflexion - Le lien à la sensualité : En ce qui concerne la question de l'essoufflement du désir dans les relations longues, je me demande souvent s'il n'y a pas simplement un changement de l'érotisme où la sexualité appelle plus de sensualité. Nous venons au monde avec l'empreinte d'un univers très sensuel si nous nous donnons la peine d'imaginer la vie intrautérine, l'empreinte que les premiers mois de notre vie a pu laisser en nous comme première impression de la vie et une boussole. Le sexe n'est-il pas un prétexte à retrouver cette sensualité plutôt que l'inverse ? Le désir ne se perd-t-il ainsi pas dans la recherche du prétexte, le sexe, en perdant ainsi de vue ce qu'il cherche au-delà du sexe ? À force de prendre le prétexte ou encore, le moyen pour la fin, il se perd et s'essoufflement naturellement. Le désir sexuel se confond facilement avec l'excitation, mais n'y a-t-il pas une autre manière de vivre le désir qui ne se réduit pas à la spontanéité de l'excitation ? Après, la manière dont j'introduis la sensualité peut faire peur d'une régression, mais n'est-ce pas une telle peur qui fait fuir la sensualité dans la spontanéité de l'excitation ? Cette peur de la régression n'est-elle pas infondée si nous commençons notre vie à sa base ? Pas mal de thérapie de l'absence de désir sexuel ne passe pas par la sexualité, mais plutôt par la sensualité qui, bien souvent, avec les années est ce qui se perd dans une relation longue.

2° Piste de réflexion - Le plaisir en soi du désir

Brigitte VASALLO
[...] si quelqu’un.e nous plait, il faut être avec cette personne, parce que le désir doit se concrétiser en quelque chose et que l’amour qui n’est pas correspondu n’est pas une joie, mais un malheur. [...]

Et si le désir était quelque chose de beau en soi ? Et s’il n’était pas nécessaire de faire toute une histoire chaque fois que nous éprouvons du désir ? Et si cela pouvait être plus simple et que nous pouvions dire à quelqu’un.e « je te désire » et que l’autre personne pouvait nous répondre « oh, c’est beau » et rien de plus, sans que le désir soit une proposition, ni une attente, ni rien de plus que du désir ? Imaginez-vous un monde ainsi?

Ici, c'est encore autre chose qui entre en jeu : le simple plaisir d'éprouver du désir... sans attente de satisfaction de ce désir, simplement la joie de se sentir vivre dans le désir, de sentir la présence d'une personne nourrir le désir de vivre. Quoi ? Vivre, simplement vivre. Il y a insatisfaction du désir qu'à partir du moment où il y a attente de satisfaction. Pourquoi tout désir devrait-il être satisfait ? C'est une attitude plus esthétique où la sensation en soi vaut pour elle-même, comme face à une oeuvre d'art ou un paysage qu'il n'est pas possible de posséder, mais dont la beauté n'en apporte pas moins le goût de vivre. Après tout, n'est-ce pas la réalité de l'autre que de ne pouvoir le posséder tout comme une oeuvre d'art ou un paysage ? Ce à que l'auteur de cette citation me semble nous inviter, c'est à apprécier le désir en soi, sans qu'il soit nécessaire d'en obtenir la satisfaction pour en éprouver du plaisir et du goût de vivre.

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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Rupture douloureuse après un premier essai de poly amour

Témoignage
6 réponses
7 juin
Profil

oO0

le jeudi 06 juin 2019 à 18h25

Luluberlue
Il y a 10 mois j'ai rencontré M. M était en couple ouvert et libertin, dans une relation amoureuse très forte.

Je pense que beaucoup se situe là pour l'instant, "Il y a dix mois ..." Je vais citer, ici, Brigitte VASALLO, une polyamoureuse espagnole fréquemment citée sur le site grâce aux traductions d'@Elic :

Brigitte VASSALO
Le polyamour est associé à la consommation et l’immédiateté, mais les relations polyamoureuses se construisent lentement. Sinon, nous parlons de monogamie.

Chères amies,

J’étais en train de réfléchir sur ce que j’allais vous raconter cette semaine lorsque j’ai reçu une notification m’indiquant que Olza m’a citée dans son blog [1]cette semaine et qu’elle se demande si en cette époque polyamoureuse le fait de construire une relation lentement, a encore du sens.

Ay, mon amie Olza, viens ici, je vais te raconter : à mon avis, et je te le dis après 20 ans de relations polyamoureuses, le polyamour ne peut que se construire lentement, c’est l’unique manière pour que ce soit vraiment du polyamour et qu’il soit réellement soutenable et durable.

Tu as toi-même conscience de la nécessité du temps :

Luluberlue
Il y a 10 mois j'ai rencontré M. M était en couple ouvert et libertin, dans une relation amoureuse très forte.

[...] On était très fusionnels et notre relation a rapidement évolué sur une passion enflammé. Il en a tout de suite parlé à sa "femme" (comme il l'appelle° pour avoir son "consentement" car nous voulions être certain, lui comme moi, que nous n'abimerions pas cette belle relation qu'ils avaient tous les deux. [...] Il a donc demandé à sa femme si il pouvait envisager de revenir me voir, elle n'y a vu aucun inconvénient et l'y a même encouragé. [...]
Je fais enfin la rencontre de sa femme et tout se passe très naturellement, j'imagine déjà tomber amoureuse d'elle également.
A ce moment là, j'avais cependant clairement conscience d'être la relation secondaire, j'étais éperdument amoureuse de M mais je respectais la relation qu'il avait avec sa femme et je ne souhaitais en rien l'abimer. J'étais prête à être éjecter à tout moment si le moindre problème émergeait. Et il me le disait aussi, ce qui ne me posait pas de problème car son bonheur était primordial, comme il l'a était pour moi jusqu'à la fin.

Ton respect va, ici, pour le temps investis tous deux affectivement dans leur relation. Même si tu traduis cette différence en termes de relation primaire avec elle et secondaire avec toi, j'y vois plus une marque de respect et la conscience que vous ne vous êtes pas affectivement investis autant de temps. (Il y a aussi ta conscience que le sentiment est rétractable, que ce qui a été consenti un jour ne vaut pas pour le lendemain.) Ce qui m'amène à ce fil de discussion qui m'a longtemps échappé et sa vision des relations inspirée de la physique quantique :

artichaut
Pour une vision plus ressérrée, je rajoute cette citation, qui recentre la quantique, en tout cas schrödingerienne, sur une forme +particulière de relation (pas forcément poly, du reste) :

kill-your-idols
Une relation de schrödinger pourrait être: "on est ensemble. ou pas" (c'est le cas typique de toutes les relations où on ne sait pas où on va)

Il s'agit, ici, de l'expérience mental qu'imagine Schrödinger avec son chat pour vulgariser le principe d'incertitude en physique quantique si je ne m'abuse. Il le met dans une boîte et tant que la boîte est fermée, impossible de savoir s'il est vivant ou mort. Je comparerais l'ouverture de la boîte, ici, à ce que les anglophones appellent le DTR (Define The Relationship), le moment où un des partenaires exprime le besoin de définir la relation, voire les deux ou encore, ici, les trois. En tous cas, quand je lis le récit de tes dix derniers mois, tout semble s'emballer dès qu'il s'agit de définir votre relation entre toi et M., car il y a alors plusieurs redéfinition de vos relations qui s'enchaînent : ensemble/pas ensemble. Cela me donne l'impression que vous avez défini trop tôt votre relation avec M. alors que l'état réel de votre relation était peut-être plus proche d'une "relation schrödinger".

Rien ne t'empêche de laisser une porte ouverte, mais aucune définition que chacun.e de vous trois (ou quatre) pourra faire ne remplace l'oeuvre du temps pour découvrir la manière dont une relation peut se définir elle-même. En attendant, te préserver toi ainsi que leur belle relation garde tout son sens.

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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Psychomagie et polyamour

Témoignage
36 réponses
11 février
Profil

HeavenlyCreature

le dimanche 10 février 2019 à 12h56

Lili-Lutine
Les écrits de Brigit Vasallo et de Coral Herrera Gómez sont bien décriés dans notre communauté poly française.. Et Elisende Coladan qui les traduit aussi est bien critiquée ... Je persiste à les partager encore et encore, à les travailler dans nos cafés poly en petit groupe... même si souvent j'ai des commentaires ou retour assez violents...

Message modifié par son auteur il y a quelques instants.

Ça ressemble bien à : remplacer un dogme par un autre, non ? Ou une injonction par une autre...
Je n'ai pas la prétention de généraliser, je connais assez peu de poly finalement. Mais le peu que je côtoie dans la "vraie" vie, paradoxalement, c'est ceux avec lesquels il m'est le plus difficile de discuter. J'ai un jour eu le malheur de parler de "peur de l'engagement" de mon ex (B), j'ai eu droit à une leçon de moral/philo/politique sur la notion de couple. Effectivement, le mot "implication" aurait été plus adapté, tant le mot engagement est connoté ... Mais enfin, on ne met pas tous la même charge terminologique derrière chaque mot. J'ai aussi l'impression qu'il y a des "gros mots" à ne surtout pas utiliser sous peine d'être taxé pro monogamie, voir même de réactionnaire.... Enfin c'est un vécu personnel, encore une fois je ne généralise pas à toute la communauté, sinon je ne serais pas sur ce forum, qui comme je le disais est d'une rare pertinence (y compris dans les échanges contradictoires) ! Peut-être que l'écrit permet de mieux poser les choses, de prendre le temps d'entendre l'autre et de préciser sa pensée...

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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Maltraitance, manipulation, abus et violences dans les relations alternatives à la monogamie.

Bases
15 réponses
30 mai 2017
Profil

Acajou

le lundi 29 mai 2017 à 03h25

L'article est effectivement intéressant.

Mais je vais parler des choses qui fâchent, une chose me gêne, le passage sur le bannissement systématique des "responsables des violences".
Je trouve cela pas digne d'une psychothérapeute, de colporter ce type d'analyse. Je me sens personnellement visé. Cet article sur le polyfake est une humiliation totale, et déshumanisante. Je comprendrais que l'article de Brigitte Vasallo puisse être repris de la part d'un-e poly avec des connaissances basiques en psy, mais pas de la part d'un-e professionnel-e.

Exclure une personne "toxique" permet que cette personne soie obligée de se remettre en question, et cela protège temporairement les autres, mais cela ne règle absolument pas le problème. Cela ne fait qu'enfermer encore plus la personne "dangereuse" dans ses comportements, alors que faire s'exprimer cette personne sur ses ressentis, incohérences, ou son passé, est bien plus efficace.
Comprendre les raisons et pouvoir les mettre sur la table, sans jugement, pour que ça puisse être entendu entre les protagonistes, est bien plus constructif.

Parmi les personnes "dangereuses" il y bien souvent des gens qui ont été maltraités, j'en fais partie et je connais beaucoup de personnes dans ce cas-là. L'humour est une question de survie, et beaucoup d'agresseurs ont été victimes dans leur enfance. Le patriarcat est une des raisons, mais il n'y a pas que celle-là, loin de là. Se contenter de mettre les méchants dans une case est une analyse très simpliste pour se dédouaner de toute responsabilité sur les gens qui ont été exclus de la société.

J'ai d'ailleurs laissé mon témoignage sur le forum il n'y a pas longtemps...
/discussion/-bvI-/Reves-d-amour-et-de-polyamour-ma...

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