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[Texte] Responsabilité affective : « Tu sais, bébé, mon cœur n’est pas sur liste d’attente », par Solène Hasse (26/11/2011)

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bidibidibidi

le mardi 14 juin 2022 à 16h26

artichaut
Qu'elle était la question ?

Je crois pas qu'il y avait de question, juste une discussion sur cette article. C'était plus pour t'embêter.

En fait, au delà de mon désaccord avec cet article, je réalise qu'il n'est pas clair sur les termes. Il parle de responsabilité affective, et ensuite d'attentes et de besoins. Or, pour moi, les deux concepts ne sont pas liés. Ce qui me fait me dire que je n'ai peut-être pas non plus les bonnes définitions...

Qu'est-ce-que la responsabilité affective ?

Je trouve pas vraiment (sur Internet), après pas mal de recherche parce que c'est manifestement un terme qui n'a pas besoin d'être défini pour être utilisé (grosse alerte pour moi).
Toi qui est très attaché aux mots, tu saurais donner une définition claire de ce que c'est ?

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bonheur

le mardi 14 juin 2022 à 16h35

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artichaut

le mercredi 15 juin 2022 à 00h41

bidibidibidi
Qu'est-ce-que la responsabilité affective ?

Je trouve pas vraiment (sur Internet), après pas mal de recherche parce que c'est manifestement un terme qui n'a pas besoin d'être défini pour être utilisé (grosse alerte pour moi).
Toi qui est très attaché aux mots, tu saurais donner une définition claire de ce que c'est ?

Moi je dirais…
Responsabilité affective : se comporter de manière responsable vis à vis des liens affectifs que l'on tisse.

…et comme tu vas me demander "ça veut dire quoi responsable ?", ça veut dire assumer les conséquences de ses actes en matière de relations affectives.


Sur le très bon site pimentduchaos il y avait jadis un article sur le responsabilité affective (mais comme je le disais les articles sur ce thème sont tous supprimés les uns après les autres).

Voici la définition qu'il donnait :

Responsabilité affective
il s’agit de la responsabilité que l’on a envers nos amoureux. Concrètement, si un/e de mes amoureuxses vient de perdre ses parents dans un horrible accident, qu’il/elle a besoin de ma présence… Je vais pas lui répondre « Sorry, pas possible, je préfère jouer à Batman Arkham Asylum ».
Là, c’est un exemple extrême. D’autres exemples plus concrets, dans la plupart des relations polyamoureuses :
- Nécessité de ménager les insécurités de mon partenaire, y compris la jalousie.
- Aménager des plages horaires pour voir la personne régulièrement.
- Être disponible pour consoler la personne si elle a un coup de déprime.

Dans le texte de Solène Hasse, j'ai le sentiment que la responsabilité affective est pensée
- d'une part comme le fait de prendre sa part de charge relationnelle (conséquence de tes actes : tu veut et entame une relation, alors prend en soin)
- d'autre part à un niveau +sociétal, de prendre conscience de ses privilèges (conséquence de tes actes : tu veut avoir et as plein de relations, alors reconnaît que tu bénéficie et profite de tes privilèges sociaux et prend en un minimum acte en te comportant un peu moins comme un connard égoïste qui considère que tout lui est dû dans ce monde)

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artichaut

le mercredi 15 juin 2022 à 00h55

bidibidibidi
En fait, au delà de mon désaccord avec cet article, je réalise qu'il n'est pas clair sur les termes. Il parle de responsabilité affective, et ensuite d'attentes et de besoins. Or, pour moi, les deux concepts ne sont pas liés. Ce qui me fait me dire que je n'ai peut-être pas non plus les bonnes définitions...

Et pour répondre à ça :
Si tu prend la responsabilité d'entamer une relation affective avec une personne qui a énormément d'attentes et de besoins, accepte de répondre un minimum à ces attentes et besoins : de les écouter, les accueillir avec sympathie, ne pas les stigmatiser, etc.
Si ça ne te convient pas, assume de ne pas entamer de relation avec cette personne, et/ou (si tu t'en rend compte trop tard) assume de rompre (au lieu d'attendre que l'autre le fasse).

En d'autres termes : ne fait pas souffrir les personnes avec qui tu est/entre en relation.

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artichaut

le mercredi 15 juin 2022 à 01h03

Un exemple ultra classique (toute ressemblance avec des témoignages postés sur ce forum ne serait que pure conïncidence !!) :
Un couple mono depuis 20 ans ou+. L'un entame une relation, d'abord adultère, puis qui se prétend poly. Le "néo-poly" met sa relation historique devant le fait accompli …et considère que c'est à l'autre de s'adapter ("consentir" à cette relation "poly"… ou décider de se séparer).
Or pour moi, dans la très grande majorité des cas, si l'autre vit mal la situation, c'est au contraire à la personne qui a posé cet acte ("d'ouvrir le couple" de force), d'assumer la responsabilité de son acte, et de choisir entre : renoncer à son "polyamour", ou poser une rupture franche …et d'accepter d'être celui par qui la rupture est arrivée dans son couple historique de 20 ans ou+.


Comme je le dis ailleurs :

Soyons responsables de nos choix affectifs. Discutons sereinement des pour et des contre. Donnons des outils à l'autre pour faire ses propres choix. En aucun cas il ne devrait s'agir, de contraindre (ni même de convaincre) l'autre. Si tu vis celà (que tu le subisse, ou le fasse subir) il est peut-être temps de te poser vraiment la question d'arrêter cette relation.

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Mark

le mercredi 15 juin 2022 à 07h05

Cette discussion me parle, et vient un peu en écho avec des échanges que j'ai eu il y a quelques jours, d'une réflexion plus profonde depuis quelques temps. J'ai envie d'ajouter qu'il s'agit également de prendre en compte l'environnement de la personne. (au hasard, enfants/relations/travail) son quotidien quoi. Même si parfois certains liens se construisent un peu plus en pointillé (distance/disponibilité) je me refuse de les vivre uniquement comme des bulles temporelles.
- Quelques pensées matinales et décousues que j'ai envie d'ajouter à la réflexion de cette discussion.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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bidibidibidi

le mercredi 15 juin 2022 à 12h13

Le lien de Bonheur ne correspond pas exactement à ta définition, Artichaut. Il se focalise plus sur le point 1 de ta définition : l'impact qu'on a sur les émotions des autres et donc la responsabilité qui en découle.
Et toi-même d'ailleurs tu le mets en avant avec ton exemple sur l'ouverture du couple monogame.

L'autrice, par contre, ne parle pas vraiment de cette partie là, et parle soit de ce que tu décris comme charge relationnelle (le travail pour maintenir une relation vivante) ou juste du care, le fait de prendre soin de l'autre, de répondre à ses besoins. Et d'ailleurs, même si le care permet de répondre à des besoins, il n'est de loin pas la seule manière de le faire.

artichaut
Si tu prend la responsabilité d'entamer une relation affective avec une personne qui a énormément d'attentes et de besoins, accepte de répondre un minimum à ces attentes et besoins : de les écouter, les accueillir avec sympathie, ne pas les stigmatiser, etc.
Si ça ne te convient pas, assume de ne pas entamer de relation avec cette personne, et/ou (si tu t'en rend compte trop tard) assume de rompre (au lieu d'attendre que l'autre le fasse).

Ca, c'est très intéressant, à mes yeux. Notamment parce que... n'est-ce pas un peu illusoire ?
Déjà, de connaître, à la création de la relation, quels sont les attentes et les besoins de l'autre. A la rigueur, sur les attentes, on peut repérer de grosses incompatibilités. Mais pour les besoins... il faut connaître quelqu'un pour connaître ses besoins. Pire, les besoins sont variables dans le temps, suivant les événements extérieurs mais aussi suivant les gens que l'on fréquente (si on est en relation avec quelqu'un qui répond à certains de nos besoins et que cette relation cesse on se retrouve soudain avec de "nouveaux" besoins).
Donc quand tu dis qu'on doit assumer de ne pas entamer de relation, je trouve que c'est pas vraiment simple. Je suis plus d'accord avec le fait d'assumer de rompre, même si ça nous positionne de manière extrêmement négative : Si tu veux passer pour le méchant égoïste rien de mieux que de rompre quand tu réalises que l'autre à trop d'attentes vis-à-vis de la relation.

Donc, même si je suis d'accord avec ce que tu dis, je me pose la question de la faisabilité de la chose.

artichaut
- d'autre part à un niveau +sociétal, de prendre conscience de ses privilèges (conséquence de tes actes : tu veut avoir et as plein de relations, alors reconnaît que tu bénéficie et profite de tes privilèges sociaux et prend en un minimum acte en te comportant un peu moins comme un connard égoïste qui considère que tout lui est dû)

Après réflexion (et édition), je questionne ton utilisation du terme "privilèges".
L'autrice parle par exemple de la gouine raisonnablement androgyne, elle parle donc de beauté. Or, dans les relations sexo-affectives, la beauté n'est pas un privilège, c'est une qualité. De la même manière que l'intelligence, la douceur, le care, etc... Le fait que ce soit une qualité qui ne demande pas vraiment de travail (mais y a-t-il réellement des qualités qui demandent du travail ?) ne change pas cet état de fait.
Donc demander à quelqu'un qui a des qualités relationnelles de ne pas profiter de ces qualités tout en t'en faisant profiter, ça va un peu loin. La phase suivante c'est le port de la burka ?

Enfin, je me positionne un peu en avocat du diable. Je dis pas que tu as tort, je pense que beaucoup des points que tu soulèves sont importants. Mais on a une vision et une expérience différente qui me font réagir.
Aussi, je ne suis fondamentalement pas d'accord avec le texte. Je dis pas qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain, mais pour moi il faut le réécrire parce qu'en l'état actuel ça ressemble mois à l'éloge de la responsabilité affective qu'à un coup de gueule d'une enfant gâtée (paradoxalement).

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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