Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Paumée avec un polyamoureux

#
Profil

Siestacorta

le mercredi 27 novembre 2013 à 00h42

Je tiens à rappeler que je spécule, attitude qui peut être excessivement désinvolte, et je m'excuse encore de toucher à des nerfs à vifs... Il est toujours possible de m'envoyer paître.

Bon, en dehors des radicalités dont on parle, tu as bien sûr tes propres penchants, personnels, pas fabriqués par la part maladive.
Mais tu dis qu'elle peut beaucoup accentuer certains trucs.

Notemment, se faire souffrir pour éviter de faire du mal à l'autre. Dans un premier temps, c'est juste une inversion d'un élan émotionnel.
Mais est-ce que ça peut pas être devenu un genre de pensée magique, c'est à dire, le "besoin de se faie mal pour protéger, si je me fais mal je conjure le mal en général ?
Ici, si je supporte cette situation intenable longtemps, je me donne un sentiment de contrôle sur la violence que j'éprouve, sur les hauteurs des trapèze où je suis montée ?

Par ailleurs, même si tu m'as dit que la fidélité pour toi n'était pas une garantie mais un ressenti de l'unicité, le côté "terrifié par l'abandon" (et là, même si c'est plus vrai pour toi que pour d'autres, ça reste très vrai pour plein de gens), est-ce que ça ne conditionne pas en amont le désir de vivre avec un type extraordinaire, une relation extraordinaire parfaite depuis le premier jour, et de tenter d'en maintenir le côté surhumain même quand le réel est venu remettre ça au niveau du plancher des vaches ?

C'est pas le fondement de tes sentiments que je cherche à questionner, comme je te dis, ils sont ceux de tout le monde au départ, même des polys, même des adultères les plus honteux, même ceux des monos classiques...
C'est plus le côté déterminé d'une partie du scénario qui mène à la situation actuelle et la maintient.
Pas pour dire "c'est aviatha qui merdoie", mais pour regarder l'histoire sous les angles qu'on voit pas quand on la serre très très fort contre soi, voir ces bouts là pour que cette histoire soit pas comme une bestiole qui panique encore plus quand tu la serres trop, qui se défend contre l'étreinte quand elle pourrait s'apaiser ou moins ne pas blesser si on la saisit par la peau du cou.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

#
Profil

aviatha

le mercredi 27 novembre 2013 à 01h31

Ne t'en fais pas, à l'écrit ça passe, quand ça m'énerve je n'ai qu'à partir et revenir quand je suis calmée :-)

Sans doute, mais tu sais, je suis malade depuis que j'ai 10 ans, j'ai à peine eu le temps de me connaître avant qu'elle arrive dans ma vie.
Pour l'idée de la "pensée magique", je ne crois pas, ce n'est pas quelque chose de réfléchi ou prémédité. C'est un élan de violence. Certains se blessent, parfois mortellement, sans même en avoir vraiment conscience. Chez moi, ça n'a heureusement jamais atteint ce degré là. Mais ce n'est pas une question de contrôle, c'est plus de l'exorcisme, du déplacement.

Je me souviens, je ne sais plus qui (peut-être LuLutine, elle nous dira) avait dit sur un autre fil avoir été très choquée d'entendre, je crois une de ses collègues dire qu'elle considérait moins grave un coup de poing dans son visage qu'un coup de canif dans le contrat. Sans approuver (frapper les gens c'est mal), je peux comprendre une part de cette réflexion. Une souffrance interne, elle est sourde, elle prend toute la place, je ne sais pas comment la gérer, l'apaiser. Mais je sais soigner un hématome, je sais bander un poignet tordu, c'est une blessure que je peux voir, je peux faire quelque chose de concret dessus, je peux mesurer comment ça guéri. C'est aussi dans cette optique là, changer les blessures internes qui nous dépassent, en quelque chose qu'on peut voir et physiquement soigner.

Et extraordinaire ne veut pas dire parfait, loin de là. La première relation que j'ai eu de ce type a été absolument extraordinaire, pourtant je ne pense pas que soigner quelqu'un de gravement malade à un âge aussi jeune approche le parfait de quelques manières que ce soit ^^
Mais si je vis quelque chose, je n'ai pas envie d'une histoire ordinaire comme j'en est eu des tas, comme je pourrais en avoir des tas, rien qu'en ce moment, il me suffirait de dire oui, il y en a au moins trois potentielles, toutes avec des personnes adorables que j'affectionne beaucoup. Mais ce n'est rien en comparaison.

Mais oui, sans doute qu'il y a de ça, la recherche d'une personne extraordinaire, et d'une histoire extraordinaire. Ou pas. Parce que je ne l'ai pas cherché en fait. Il m'est tombé dessus un jour comme ça, ça devait durer quelques jours, et en quelques jours, on a compris que ce ne serait pas possible, et moi j'ai compris qu'il faisait partie de cette catégorie d'amours "rares". Au début, je ne voulais pas. J'avais assez donné. Je voulais que le monde me fiche la paix, et ne plus avoir que les autres histoires que je connaissais, douces et paisibles, sans rien d'immense qui me bouscule. C'est lui qui est venu me chercher, il m'a apprivoisée pendant des mois, il m'a arraché toute ma vie de la bouche, bribe après bribe, il a passé des mois à me prouver qu'il était digne de ma confiance, et de toute cette chose immense que j'avais à l’intérieur et que je ne voulais plus donner de peur de perdre encore. Et maintenant avec tout ça, une part de moi commence à regretter de l'avoir écouté, de l'avoir cru, et d'avoir donné à nouveau, et se dit mais un peu tard qu'on ne l'y reprendra plus. Et je sais que le pire reproche que je peux lui faire, et pire de tous car fondé, c'est de lui dire que je n'aurais jamais dû le croire et lui faire confiance.

#
Profil

LuLutine

le mercredi 27 novembre 2013 à 01h47

aviatha
(peut-être LuLutine, elle nous dira)

Non pas du tout, par contre je me demande si c'était pas MetaZet qui avait parlé de ça ?

aviatha
je n'ai pas envie d'une histoire ordinaire

Je crois que je n'en ai pas envie non plus, mais ça tombe bien, je n'en ai jamais vécu ^^
Après, faut être prêt(e) à vivre des hauts et des bas. Seules les histoires ordinaires sont plates...

aviatha
Et je sais que le pire reproche que je peux lui faire, et pire de tous car fondé, c'est de lui dire que je n'aurais jamais dû le croire et lui faire confiance.

Ah ben ça...tout pareil. Mais ça ne change pas le résultat. On ne peut pas remonter le temps ! Alors on construit l'avenir.

#
Profil

aviatha

le mercredi 27 novembre 2013 à 01h54

Je ne sais plus, je ne sais même plus dans quel fil c'était.
Je sais que sur le côté "ordinaire" je m'exprime sans doute mal, mais je ne sais pas comment dire ça autrement. Entre ces trois-là et la peut-être dizaine d'autres, il y a un monde tout entier.
C'est sûr que ça ne change rien, mais il paraît qu'il faut que je dise les choses, donc acte^^

#
Profil

DMarkhan

le mercredi 27 novembre 2013 à 13h23

Aviatha
Je sais que les chagrins et les douleurs chez nous sont si forts que parfois notre cerveau se branche sur pilote automatique, on vit sans être là, on en a aucune conscience, on en garde aucun souvenir, ça s'appelle les états dissociés je crois, ça permet de rester en vie sans rien ressenti

J'ai un ami très proche qui a vécu comme ça pendant des années. Et même si ton ressenti et le sien sont différents, je comprends ce que tu peux ressentir dans ces moments où tu as ce regard sur ta vie et que tu réalises "le gros rien" qui est en toi. Ce choc quand tu prends conscience, justement : il est terrible. Je te le dis, je l'ai vu à l'oeuvre.
Après, il n'est pas particulièrement malade lui-même. Il a juste une cicatrice qui ne guérira jamais vraiment, mais si je puis reprendre ton exemple avec les vases japonais, je dirais que ça ne le blesse plus comme avant. Il a mis de l'or dans la fissure et regarde en arrière avec un sourire maintenant, avec compassion et gratitude.
Quand je le vois comme ça, il m'épate. C'est peut être particulier mais je me dis que c'est peut être une voie à creuser. Comme tu parlais de choses inachevées dans tes précédentes histoires...

Aviatha
Quand à faire le deuil des chemins plus possibles... là est une part du problème. Quand savons-nous que c'est impossible ? Comment savoir que la route est barrée ? Comment être sûr qu'on est pas juste en train de baisser les bras trop tôt, par fatigue, par lâcheté ? Où est la frontière entre ce qui est difficile et on en bave et en crève presque et y arrive, et ce qui est impossible ? C'est une de mes grandes interrogations en ce moment : où est la ligne ?

Autant, j'ai envie de te dire qu'on ne sait jamais, que c'est comme pour les scientifiques dont tu parles : une plongée dans l'inconnu, et autant j'ai envie de te dire que c'est comme quand tu dis "Et c'est vrai que j'ai du mal à penser égoïstement, du moins en apparence.".
Je vois très bien de quoi tu parles parce que je suis exactement comme ça là-dessus, et ça m'a été dit par plusieurs personnes et de façons différentes au fur et à mesure des années. Pourtant, il ne s'agit pas tant d'égoïsme mal agencé ou d'un trop-plein d'amour de l'autre souvent.
Bien évidemment, il y a la tendance du sacrifice et l'amour de l'autre, l'exigence vis-à-vis de soi et la confiance dans sa propre force du "je peux le faire, je peux encaisser ça !", mais il s'agit en vérité d'un problème de centrage et d'un désamour non de l'autre mais de soi.
Je m'explique :
- Pour le centrage, c'est la question d'être juste par rapport à soi en répondant à cette question : comment vivre bien? et qu'est-ce que je peux accepter tout en continuant à vivre bien? Sachant qu'il s'agit ici de vivre et non de survivre, qui semble être ce à quoi tu es plus habituée. Il y a, on le comprend, des choses que tu n'acceptes pas déjà, mais dans les limites de ta survie. Comme si tu t'étais forgée tellement à la dure que tu ne voudrais plus rien d'autre pour toi-même, venant de toi-même.
Au final, nos priorités, on les bouge chez les autres et on garde le minimum pour nous. Ça nous vide et ça nous met en danger.
- Question désamour, il me semble évident que pour pouvoir penser à quelqu'un, s'occuper de quelqu'un, à défaut d'amour, il faudra au moins de la compassion.
La seule et unique personne avec laquelle tu peux être certaine de vivre toujours c'est toi-même. Dès lors, tu ne peux pas te permettre de te délaisser. Quand on ne s'aime pas et qu'on aime les autres (amis, famille, copain, poisson-chat, etc.), il devient aisé de s'oublier dans l'autre, voire de se construire dans l'autre et de tout donner pour eux. Seulement les autres ont leurs vies, leurs perceptions des choses et quand ils disparaissent (quelle qu'en soit la raison), tout s'écroule. C'est un pari qu'on est sûr de perdre si on a pas une base solide en nous-même. Alors tu sais qui tu es, tu es très consciente de tes états mais je ne te sens pas en "amour avec toi-même", ou tout du moins construite sur toi-même.

Dernière chose :

Aviatha
Et je sais que le pire reproche que je peux lui faire, et pire de tous car fondé, c'est de lui dire que je n'aurais jamais dû le croire et lui faire confiance.

Je dirais "oui". La situation s'y prête en effet et puisque ça perdure, ça abonde dans ce sens. Pourtant, je pense que ce n'est pas vrai et je crois que tu as eu toutes les raisons de le croire. Suivre son cœur est la meilleure chose à faire dans sa vie car, au moins, on n'aura pas de regret. Tu avais peur, et c'était légitime mais pas plus que de lui accorder ta confiance. Un homme qui, si je comprends bien, a été avec toi pendant si longtemps, t'as soutenu dans toutes tes épreuves et avec qui tu vécu des choses absolument merveilleuses et qui s'est crashé une fois (certes, assez violemment puisqu'on voit ce que ça donne), mérite-t-il que l'on pense cela de lui?
Pense à ce qu'il serait arrivé si tu ne lui avait jamais fait confiance. Vous n'auriez pas vécu tout ça. Le temps passé ensemble à vivre des choses ensemble et à faire des projets ensemble (ce qui est toujours le cas si j'ai bien compris), n'aurait-il que peu de valeur face à ta souffrance? Pardon, ma phrase est violente et je sais que tu meurs actuellement à cause de tout ça mais...
Si quelqu'un que j'aime me dit cette phrase, j'aurais encore plus mal que si elle me dit qu'elle me quitte.

#
Profil

aviatha

le jeudi 28 novembre 2013 à 00h06

Pour ce qui est du centrage et de la survie, je vois très bien ce que tu dis. Le problème étant que, malgré quelques périodes de répit, généralement ponctuées de rappels à la réalité, je ne "vis" plus vraiment depuis des années, depuis que je suis malade. Ça a tout dévasté. Ma vie est un combat permanent contre elle, je lui survis, vivre, ça voudrait dire qu'elle ne serait plus là, mais ça c'est impossible, je le sais, alors je me contente de ce que je peux obtenir.

Et ça rejoint ce que tu dis sur le désamour. Je vais vivre toujours avec moi, c'est sûr, mais ne vivre qu'avec moi serait pour moi un sort pire que la mort. Je ne peux pas aimer vraiment qui je suis, je suis mon pire ennemi, si je ne me surveille pas, si je ne me tiens pas, je suis un être immensément destructeur, qui n'aspire qu'à faire du mal, à moi ou aux autres, mais surtout aux autres. A défaut de regarder mes pensées et mes volontés, je regarde mes actes, et j'essaye d'agir de telle sorte que la rétrospective soit douce à regarder, de me dire qu'à défaut d'être quelqu'un de bien, j'agis comme quelqu'un de bien, et donc coup, je le deviens un peu aussi. Si je m'écoutais, je serais le dernier des connards. Et quelqu'un de très dangereux en plus. Par contre je suis construite sur moi même, je me suis construite pour survivre à moi-même.

Pour ce qui est de lui accorder ma confiance, une partie de moi sait que tu as raison, une autre dit que si mon état s'aggrave, est-ce que même cinq ans de grand bonheur valent quinze ans d'asile... Quand aux projets, ils sont d'actualité jusqu'à preuve du contraire, en sursis je dirais, je ne peux rien bâtir avec quelqu'un en qui je ne peux plus avoir confiance, et je ne sais pas si avec lui c'est encore possible.
Et je ne doute pas que ça fasse mal. Mais de même que j'aurais préféré être quittée avant tout ça (avant d'avoir fait tant d'efforts pour que ça tienne), de même que j'aurais plus facilement accepté qu'il ne m'aime plus plutôt que ça, de même que j'aurais eu moins mal s'il m'avait cassé la gueule plutôt que de vivre ça. Comme dit mon prof à Florent "le principe de sa croix, c'est qu'on ne la choisie pas".

#
Profil

naturistes

le jeudi 28 novembre 2013 à 09h12

il faut accepter les gens tel qu ils sont, là ils peuvent te dire ce qu ils ont besion . tu aimeras (ou pas) une personne.tu connaitras ses caracteristiques ,ce que tu peux recevoir de lui et lui donner.
aimer c est d abord essayer de rendre l amoureux lui meme.recherche si le rendre heureux te fait plaisir.
si c est les cas par dans ce voyage, si ce n est pas le cas c est que tu ne l aimes pas et il n y a pas de probleme , c est que tu attend une satisfaction d un besion grace a lui .
trouve une personne qui a besion de satisfaire ce besion chez toi et que cette action rend heureux.
la franchise est un cadeau que l on se fait a soi meme

#
Profil

DMarkhan

le jeudi 28 novembre 2013 à 11h44

Aviatha
je suis mon pire ennemi

C'est hélas notre lot à tous. Nous en sommes plus ou moins conscients, ça dépend des gens. Si les dangers ne sont pas les mêmes pour chacun (tu parles d'un grand pouvoir destructeur), je pense qu'il faut l'accepter. Aussi difficile que cela puisse être.
Pour prendre l'exemple du personnage de Hulk (héros de Marvel, cf le film Avengers) qui est une force de destruction massive sans conscience, le personnage normal est un homme parfaitement normal. Il lutte souvent pour se calmer, pour éviter de faire sortir la bête qui est en lui et qu'il craint. Pourtant, il ne peut s'en débarrasser : il est obligé de vivre avec.
Tout comme être enfermé rend fou, je ne crois pas qu'il soit sage de garder ces parties de soi sous clés. Evidemment, il ne faut pas non plus être stupide et ouvrir complètement ses portes pour offrir au monde son pouvoir de destruction ! Mais y aller petit à petit, dans des endroits sécurisés, pour apprendre à vivre avec cet autre soi et apprendre peut être même à l'aimer un jour : oui. C'est un but honorable.
Je ne dis pas que c'est facile et que ça ne prendra pas des années de travail quotidien, mais tu ne sembles pas reculer devant l'effort de ce que je lis.

Pour la construction sur soi-même, je disais cela car tu semblais induire qu'une partie de toi assez importante c'était construite sur ton compagnon. D'où mon paragraphe.

Je comprends ce que tu dis et je vois très bien le dilemme qui est le tien quant au rapport souffrance/bonheur suite à la confiance.
C'est difficile et je n'ai pas de conseil pour cela si ce n'est de croire en lui (sans oublier qu'il est faillible) et de croire en toi (idem), de croire en l'amour que vous avez l'un pour l'autre.
Je ne sais pas si tu es partisane du lâcher-prise, mais c'est quelque chose qui pourrait t'aider, je pense. Après, ça ne colle peut être pas avec toi.

Le plus important dans mon message est que je te souhaite tout le courage, la volonté et l'amour possible ; que tu grandisses de cette expérience (et non qu'elle te diminue) ; et que tu puisses vivre pleinement et heureuse. Tout le monde mérite ça ! :-)

#
Profil

Caline

le jeudi 28 novembre 2013 à 17h23

DMarkhan

Le plus important dans mon message est que je te souhaite tout le courage, la volonté et l'amour possible ; que tu grandisses de cette expérience (et non qu'elle te diminue) ; et que tu puisses vivre pleinement et heureuse. Tout le monde mérite ça ! :-)

Je le prends pour moi aussi ce paragraphe, pour l’instant, il M’EST essentiel que je dépasse ce que je vis ( mon compagnon a une relation avec une autre femme et je la sais depuis un peu plus d’un mois, la blessure est là mais elle se cicatrise, petit à petit) .

J’ai bien l’intention de vivre pleinement et de réaliser mes rêves...

Merci DMarkhan pour ce message porteur d’espoir, j’espère qu’Aviatha le prendra comme moi et saura dépasser cette situation auto-destructive. Moi aussi, je le lui souhaite qu’elle soit heureuse!

#
Profil

aviatha

le jeudi 28 novembre 2013 à 17h31

@naturistes
J'avoue honnêtement ne pas vraiment avoir compris ce que tu essayes de me dire.

@DMarkhan
Je l'ai accepté depuis longtemps, en même temps c'est pas comme si j'avais d'autres choix possibles ^^
Je ne pense pas que c'est une partie de moi qui soit "aimable", elle n'aspire même pas à être aimée, elle se repait de la douleur des autres, encore plus quand elle en est à l'origine. Avec les docs, on l'a enfermée pour m'empêcher de nuire aux autres mais surtout à moi-même, ça ne veut pas dire la passer sous silence, ne pas la prendre en compte, je sais que quelque chose ne va pas quand elle grogne. C'est comme abriter un étranger en soi, se regarder avec lui en chien de faïence, savoir que ce qu'on souhaite chacun le plus au monde, c'est buter l'autre, et savoir que ça n'arrivera pas alors il faut faire avec. Et rien que savoir faire avec a déjà pris 13 années de travail quotidien.
Je n'oublie pas que les gens sont faillibles, nous le sommes tous. Mais nous avons tous aussi notre tolérance envers ce que nous pouvons supporter ou pas comme faux pas chez les autres. Je peux supporter beaucoup de choses je pense: l'indifférence, la froideur, la colère, l'inattention, l’exigence, l'intolérance, l'agressivité, la moquerie, jusqu'à la violence parfois. Mais ça, je ne peux pas. C'est quand même con que son plus grand faux pas (car en six ans, bien sûr qu'il y en a eu d'autres) soit tombé pile sur ce qui est insupportable pour moi.

Je crois en moi, je sais que je finirai par en sortir, j'ignore juste dans quel état et si ça vaudra le coup d'en être sortie, mais ça, on avisera. Mais j'ai bien du mal à croire en lui désormais, et en l'amour encore plus. Je me dis que quand on aime les gens on ne fait pas ça. C'est comme dire "je sais que tu es handicapée, tu es en fauteuil roulant depuis qu'on s'est rencontrés mais j'ai décidé d'habiter un sixième sans ascenseur et je veux que tu viennes vivre avec moi. Attends, c'est un super appart, pourquoi tu te plains ?" Je me sens niée. Il m'a imposé quelque chose dont il savait très bien, et peut-être était-il le seul au monde à le savoir aussi bien, que je ne pourrais pas le supporter. Et je ne sais pas comment je peux faire confiance après ça.

#
Profil

DMarkhan

le jeudi 28 novembre 2013 à 17h59

Aviatha
C'est comme dire "je sais que tu es handicapée, tu es en fauteuil roulant depuis qu'on s'est rencontrés mais j'ai décidé d'habiter un sixième sans ascenseur et je veux que tu viennes vivre avec moi. Attends, c'est un super appart, pourquoi tu te plains ?" Je me sens niée

Si c'est comme ça, peut être doit-il apprendre à te porter jusque là et à te descendre chaque fois que tu en auras l'envie.
Pour moi, ce choix serait invivable. Mais nous sommes tous différent.

Je te souhaite beaucoup de courage et d'amour, Aviatha ! Beaucoup !

#
Profil

aviatha

le jeudi 28 novembre 2013 à 18h07

L'image de cette suggestion m'a fait beaucoup rire, et c'est quelque chose d'assez rare ces temps-ci pour que je l'apprécie à sa juste valeur ^^
Je lui soumettrais l'idée, merci beaucoup :-)

#
Profil

LuLutine

le jeudi 28 novembre 2013 à 19h45

aviatha
C'est quand même con que son plus grand faux pas (car en six ans, bien sûr qu'il y en a eu d'autres) soit tombé pile sur ce qui est insupportable pour moi.

Tu sais, je pourrais dire la même chose (bon, faudrait remplacer six par un nombre plus grand).

Tu as l'air de dire ça comme si tu n'avais vraiment pas de chance et que ça n'arrivait pas souvent, mais quand je regarde autour de moi, je peux te dire que ça arrive sûrement à plus de monde que tu ne le penses. C'est très courant, même.

Bon, ça n'arrangera pas ton souci, mais tu te sentiras peut-être moins seule ?

#
Profil

DMarkhan

le vendredi 29 novembre 2013 à 17h22

Aviatha
L'image de cette suggestion m'a fait beaucoup rire

En ce cas, je suis très fier de moi. :-)
Il n'y a pas de quoi me remercier, c'est bien naturel.

#
Profil

Caline

le dimanche 01 décembre 2013 à 07h43

Comment vas-tu aujourd'hui, Aviatha, donne nous de tes nouvelles.

#
Profil

eveil_et_sens

le dimanche 01 décembre 2013 à 11h53

Bonjour a toi Aviatha et a tous les autres,

Que ton récit est touchant ...... je connais trop bien tes sensations! Tu m'as aidé a mettre des mots sur des sensations trop douloureuses.

Sur la question du long terme: je pense mais (ce n'est que mon avis), que ce n'est pas une question de temps en semaines ou en années mais plutôt de ce qu va découler de ce temps: c'est a dire la complicité de plus en plus forte!
Là a été mon probléme car au final plus le temps passe plus ils créent des souvenirs, une intimité proche de celle que tu vis avec lui ... et du coup tu n'as plus de place, plus d'identité propre.

J'ai compris avec un peu de temps que j'étais capable d'accepter sa liberté mais que j'avais aussi des limites qui une fois dépassées me faisaient souffrir.
J'ai la sensations que l'on ma volé une partie de mon couple, une partie de la solidité de celui ci car il partage avec elle des mots, des attention qu'il avait autrefois pour moi .... Difficile de se construire en ayant cette sensation de ne pas avoir un peu d'unicité dans les actes qui rends ta relation uniques a ses yeux puisques au final il vit les memes chose avec elle !!!En tout cas c'est ma sensations dans une situation similaires a la tienne.

Merci de m'avoir fait découvert une partie de moi .....
avec toute ma bienveillance , prends soin de toi :-)

#
Profil

aviatha

le dimanche 01 décembre 2013 à 15h34

@eveil et sens
Comme je l'ai déjà dit, si au moins tu ce que je vis peux servir un peu aux autres, ce n'est pas complètement pour rien. C'est vrai que je pense que l'unicité de la relation est une question centrale de ce genre de problème. On a beau te dire "oui mais c'est deux relations différentes puisque vous êtes deux personnes différentes", ce n'est pas le cas, puisqu'il lui dit les mêmes choses qu'à toi, puisqu'il fait avec elle les mêmes choses qu'avec toi, vit avec elle comme avec toi et l'aime peut-être autant que toi.

@Caline
Ne t'en fais pas, je n'ai pas disparu, c'est souvent que je refais surface, grappiller quelques conseils et un peu d'énergie avant de retourner dans mon coin. Je me repose. Je prends des forces.
Elle a fait un faux pas. Je me prépare pour les jours qui viennent. A eux deux, ils ont refermé les portes de sortie qui s'ouvraient à nous chaque fois qu'une s'est présentée. Mais elle a fait un choix, pas mauvais en soi, mais qui m'a permis d'atteindre la fenêtre, de dire "il n'y a plus de solution apaisée et qui respecte le rythme de chacun possible. Il y en a eu, elles ne sont plus et ce n'est pas de mon fait, donc là, je vais proposer qu'on sorte pas les toits, au risque qu'on se casse la gueule, mais tant pis, vous n'aviez qu'à prendre les portes quand elles s'offraient à vous"
Depuis cet été nous échangions beaucoup, il y a des centaines de mails entre elle et moi dans ma boîte. Je me disais qu'à force, on allait finir par trouver une solution qui respecte tout le monde, qui préserve tout le monde. Et là, elle a décidé que, malgré les efforts évidents que je fais en lui parlant, malgré le fait que je fais ça uniquement pour trouver une sortie qui la prenne en compte et la protège, il valait pour elle qu'elle arrête de me parler. Nos échanges la "perturbent" (et moi donc), et elle veut pouvoir penser "d'abord à elle" sans être obligée de me "prendre en compte tout le temps".
Très bien. Puisqu'il n'y a pas de raison que je sois la seule à faire des efforts pour que tout le monde s'en tire bien alors que je suis la seule des trois à ne retirer aucun avantage ni le moindre aspect positif de la situation, et bien on va arrêter les frais. Moi aussi je vais penser d'abord à moi sans la prendre en compte, et ce qu'il y a de bon pour moi, c'est qu'elle sorte de ma vie, de notre vie. J'ai encore assez de force pour nous reconstruire, pour oublier, pour pardonner, mais je n'en aurais pas indéfiniment. Il a pris des engagements, il va les tenir, quoi qu'il lui en coûte, comme moi j'ai tenu les miens quoi qu'il m'en ai coûté.
Car il veut me garder, si c'est pas comme amoureuse, au moins comme sa meilleure amie, sa confidente, la personne avec qui il bâtit ses projets. Mais dans aucun sens, rien de tout cela n'est possible comme moi si je ne peux pas lui faire absolument confiance, et je ne fais jamais confiance aux gens qui ne tiennent pas leurs engagements (après comme le dit LuLutine, on peut toujours se poser de la question de si on aurait dû ou pas prendre ces engagements là, mais ça ce n'est plus mon problème). Et s'il ne veut pas prendre la fenêtre avec moi, j'explose un mur pour sortir. Elle vient juste d'user la dernière once de patience que j'avais en moi.

#
Profil

LuLutine

le lundi 02 décembre 2013 à 02h42

eveil et sens
Difficile de se construire en ayant cette sensation de ne pas avoir un peu d'unicité dans les actes qui rends ta relation uniques a ses yeux puisques au final il vit les memes chose avec elle !!!

Bonjour,

J'ai pensé ça aussi à une époque (évidemment j'avais décidé de faire avec puisque c'est un peu le principe, et j'avais pris sur moi).

Avec le recul que j'ai aujourd'hui, je me rends compte que sur le moyen terme (quelques années) ça s'est révélé totalement faux, que les relations qui se sont créées par ailleurs sont bien différentes de celle que j'ai avec lui, qu'elles ont évolué différemment et que s'il vit parfois "les mêmes choses", elles ne sont pas vécues de la même façon.

Aujourd'hui je suis heureuse d'avoir avec lui....la relation que j'ai avec lui, et pas une autre :)
Et je ressens bien, au contraire de ce que tu dis, cette sensation d'unicité.

Après, ce n'est que mon expérience, et peut-être que dans quatre ou cinq ans tu ne le vivras pas comme moi...

#
Profil

LuLutine

le lundi 02 décembre 2013 à 02h47

aviatha
Et s'il ne veut pas prendre la fenêtre avec moi, j'explose un mur pour sortir.

Je te comprends très bien. Certaines personnes t'accuseront peut-être de tout casser (ou pas, mais ça peut arriver), et "techniquement" il semblera que c'est le cas, mais tu peux être bien consciente que ce n'est pas toi qui as causé cette destruction, c'est lui.

Toi au contraire je crois que tu as essayé de prendre en compte une situation non désirée pour trouver un moyen de faire fonctionner les choses d'une manière gérable pour tous...

#
Profil

Caline

le lundi 02 décembre 2013 à 05h55

Du moment que tu ne t 'exploses pas toi!

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion