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Paumée avec un polyamoureux

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LuLutine

le dimanche 15 septembre 2013 à 11h47

aviatha
Quand elle est partie, il y avait quelque chose d'apaisé. On ne va pas mieux, elle n'a pas moins d'angoisse, je n'ai pas moins de chagrin. Mais on ne se sent plus seules et incomprises à porter ça.

(+) (+) (+)

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aviatha

le samedi 28 septembre 2013 à 23h07

Il arrive qu'on voit que la situation se dégrade, que les voyants virent au rouge les uns après les autres, que toutes les machines nous lâchent, que les relevés indiquent des mesures impossibles, et pourtant on hésite à déclencher l'état d'urgence. Sans doute parce qu'on cherche à se convaincre que ça va aller, qu'on peut reprendre la situation en main, qu'il y a un moyen d'inverser la tendance. Et c'est stupide. J'ai été stupide.

Cela fait des semaines que les évènements se précipitent, que je recommence à avoir des à-côtés dans tous les sens, pas par envie, même pas par désir, encore moins par amour, juste dans l'espoir, je ne sais pas, que les étreintes arrivent à m'ouvrir en deux et à faire sortir tout ce qui hurle à l'intérieur. Bien sûr ça ne marche pas, ça me soulage 3h et après c'est pire. Comme l'alcool dont je commence franchement à abuser, comme les médicaments qui vont avec, comme, comme, comme...

Et puis l'autre jour, en regardant mes analyses de sang, le médecin m'a demandé comment je pouvais marcher avec tout ça à l'intérieur, et si j'essayais de me tuer. Et ça a été le déclic. Je ne m'en sortirai pas cette fois, pas toute seule, pas même avec la meilleure volonté du monde, pas même avec tout son amour qui m'inonde. J'ai été à nouveau étiquetée "dangereuse pour elle-même". Je retourne en psychiatrie jeudi. Et j'ai l'impression d'avoir perdu une grande bataille contre moi-même.

Dire qu'il est effondré est un euphémisme. Jamais je n'aurais pensé qu'il avait autant de force dans les bras pour me serrer contre lui. Il se sent responsable. Un peu comme on ne choisit pas d'habiter un sixième sans ascenseur quand on vit depuis des années avec quelqu'un en fauteuil roulant. J'allais bien depuis si longtemps, il a oublié que j'étais malade et qu'il suffisait de peu de chose, que vivre avec quelqu'un comme moi impliquait une part de responsabilité, mais je ne peux pas lui en vouloir, j'avais moi-même fini par oublier.

Il a été très touché sur l'autre fil par un post de je ne sais plus qui, qui donnait cette citation "quand on joue, mon ami, il faut s'attendre à perdre". C'est exactement son ressenti, il a l'impression d'avoir fait un beau rêve et d'avoir été prêt à jouer gros, très gros, sur cette partie là. Et d'avoir perdu plus encore qu'il ne pouvait l'imaginer. Et je ne sais même pas comment le consoler.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le dimanche 29 septembre 2013 à 02h12

C'est difficile de répondre quand il s'agit de survie.
Je te souhaite de survivre, re-vivre, et j'espère que la survie trouvera, comme c'est sa nature, des façon inédites et bénéfiques pour que tu t'en sortes, et que les survies précédentes te rendront cet effort le moins pénible possible.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le dimanche 29 septembre 2013 à 11h42

Siestacorta
C'est difficile de répondre quand il s'agit de survie. [...]

Tout pareil.

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aviatha

le lundi 30 septembre 2013 à 15h12

J'emporte vos bons souhaits avec moi, j'ai besoin d'ondes positives. Merci beaucoup

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DMarkhan

le lundi 30 septembre 2013 à 16h16

Aviatha, je te souhaite ces belles choses auxquelles nous aspirons tous : la paix, la joie, le bonheur pour toi et les tiens, le tout enveloppé d'un doux manteau d'amour.
J'espère sincèrement que vous sortirez tous sans heurts de cette situation difficile.

Si je puis me permettre, tu as l'air d'être quelqu'un de fier qui aime à se dérouiller seul : n'hésite jamais à demander de l'aide. Je suis certain que tu as près de toi des gens qui seraient prêts à te soulager, aussi infimement qu'ils le puissent.
Ça sert à ça les amis ! ;-)

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aviatha

le dimanche 24 novembre 2013 à 01h32

Bonsoir à tous

Je viens donner quelques nouvelles, et aussi partager avec vous les diverses réflexions et entretiens avec ma psychiatre, parce que c'est plutôt cool d'avoir quelqu'un de non-jugeant, objectif et pro en même temps qui aide à faire du calme dans votre tête^^
Je ne vous cache pas que je lui ai pas mal parler des échanges d'ici, des divers points de vue émis, de ce que j'en pensais, de ce qui me gênait et autres. Et je ne vous cache pas non plus que c'est quelqu'un d'assez cash dans ses propos (mais c'est ce qu'il me faut).

Quand je lui ai parlé de mes réticences à demander à mon cher et tendre de prendre une décision parce que cela me semble "violent" quelque part, elle m'a demandé s'il était adulte. Étonnée, je lui ai répondu que oui, bien sûr. Elle m'a donc expliqué qu'en pensant ainsi je l'infantilisais beaucoup. "Quand on est adulte,on sait que nos choix ont des conséquences, et avant de les faire, on doit prêts à en assumer les conséquences. Le choix qu'il a fait, quoi qu'on en pense, est une cause, votre état, quoi qu'on en pense également, une conséquence qu'il se doit d'assumer."
J'ai ressorti l'exemple de little john avec les doigts, et donc le fait que j'avais du mal à envisager comment lui demander de "prendre cette responsabilité". En reprenant le même exemple, elle m'a donc demandé en quoi il était plus légitime qu'une situation nous impliquant tous les deux mais étant originaire de lui m'oblige à me couper le nez plutôt que du lui demander l'amputation d'un doigt. Je crois que le but était surtout de me montrer à quel point on va nulle part avec ce genre de comparaison...

Plus tard, je lui ai parler d'un point soulevé par LuLutine qui me dérangeait mais je n'arrivais pas à comprendre pourquoi, l'opposition "il me fait de mal" VS "il ne te fais rien, il fait quelque chose". Et j'aime assez sa formulation, même si je me l'a suis prise dans les dents... Pour elle c'est un sophisme. "Bien sûr qu'il vous fait quelque chose. Il vous fait renoncer de force à la monogamie exclusive, qui est le mode de vie épanouissant pour vous. Ce serait tout aussi valable s'il vous obligeait à être femme au foyer si vous vouliez travailler ou à travailler si vous aviez été femme au foyer toute votre vie, s'il vous obligeait à n'avoir que lui comme partenaire si vous en aviez cinq lors de votre rencontre et que c'était convenu entre vous. On peut tourner ça comme on veut : instaurer une situation qui implique un autre, qui est cause de souffrance pour cet autre et le maintenir dans cette souffrance parce que nous, nous tirons quelque chose de cette situation, et tout particulièrement si cet autre y reste, c'est de la maltraitance. Point."
Bon, inutile de dire que là, j'ai jeté une chaise, j'ai frappé le mur, je me suis fait mal, je me suis rassise, j'ai pleuré trois minutes, je me suis servie dans sa boite à mouchoirs rubiks cube et on a pu reprendre.

De ce qu'elle a pu m'expliquer une fois que je me suis calmée, maltraitant n'est pas un jugement pour elle. Quelqu'un peut être maltraitant sans en avoir conscience, sans savoir comment y remédier ou sans saisir toute l'ampleur de la situation. Donc elle m'a demandé si je pensais qu'il avait parfaitement conscience de ce que je ressentais ou pas. Je lui ai dit que je croyais, effectivement, qu'il ne se rendait pas compte. Deuxième claque " C'est un reproche que vous lui faîtes ou une excuse que vous lui trouvez ?" J'avoue, je ne l'avais pas vu comme ça. Pour moi, lui dire qu'il ne se rendait pas compte (et me le dire à moi aussi par la même occasion), c'était lui reprocher un manque de délicatesse, d'attention, que sais-je. Je n'avais pas penser que ce pouvait être une excuse que voulais voir chez lui, une façon de me dire qu'il n'était pas conscient de mon ressenti et qu'il n'agissait ainsi que par ignorance. Pour moi, on ne fait juste pas ça à quelqu'un qu'on aime. On ne peut pas voir quelqu'un qu'on aime ainsi et se dire "je continue quand même, tant pis".

Je réalise que je croyais souffrir du fait qu'il ne comprenne pas ce que je ressentais. En y réfléchissant maintenant, je m'aperçois que j'espère, de plus profond de moi, qu'il en est ainsi. Sinon je ne pourrai jamais lui pardonner. Pour moi, rendre quelqu'un aussi malheureux, le savoir, avoir les moyens de mettre un terme à cela et s'y refuser pour son bien-être personnel, c'est de la trahison au dernier degré. Et je peux comprendre, accepter, pardonner beaucoup de choses, le délaissement, la froideur, l'emportement, la négligence, agressivité, jusqu'à la violence parfois, mais ça, jamais. Depuis longtemps, je me demandais où était ma limite dans cette histoire. Je l'ai trouvée, elle est là.

Malgré tout, j'ai une étrange consolation, c'est sa sœur, la seule personne qu'il ai mise au courant. Elle n'a jamais été aussi proche de moi, aussi démonstrative, que depuis qu'elle sait ce qui se passe. Elle ne parle plus de moi en disant "la copine de mon frère" mais "ma belle-sœur", elle ne juge pas son frère, elle est même contente que je sois capable de l'accepter quoi qu'il fasse et où qu'il aille, mais elle dit clairement que deux personnes, deux familles qui se rapprochent créent des liens qui dépassent les deux personnes d'origine, qu'elle refuse de me perdre et qu'elle a choisi son camp. Hier soir, nous rentrions très tard tous les trois, et la fatigue et la nuit me rendent mélancolique même si je tente de jouer le jeu. Tout en conduisant, elle m'a tenue la main tout le trajet, sans rien dire, en se fichant de savoir si son frère à l'arrière nous voyait ou pas. Et cela me fait du bien, quelque part, d'avoir enfin trouvé quelqu’un qui ait nos deux intérêts à cœur à part égale.

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Siestacorta

le dimanche 24 novembre 2013 à 04h07

aviatha

Quand je lui ai parlé de mes réticences à demander à mon cher et tendre de prendre une décision parce que cela me semble "violent" quelque part, elle m'a demandé s'il était adulte. Étonnée, je lui ai répondu que oui, bien sûr. Elle m'a donc expliqué qu'en pensant ainsi je l'infantilisais beaucoup. "Quand on est adulte,on sait que nos choix ont des conséquences, et avant de les faire, on doit prêts à en assumer les conséquences. Le choix qu'il a fait, quoi qu'on en pense, est une cause, votre état, quoi qu'on en pense également, une conséquence qu'il se doit d'assumer."

(...)

Pour moi, rendre quelqu'un aussi malheureux, le savoir, avoir les moyens de mettre un terme à cela et s'y refuser pour son bien-être personnel, c'est de la trahison au dernier degré.

Les deux passages précédents ne sont pas censés parler de la même personne, mais je me demande si ça le fait pas un peu quand même ?

C'est à dire : tu ne souhaites pas lui demander de prendre une décision, parce que pour toi c'est exercer une violence, et d'un autre côté, tu pense que si il se rend compte de ce qu'il fait, c'est de la maltraitance "aggravée" de trahison.

Du coup, tu ne lui demande pas d'agir, parce que dans ton optique, ce serait
- lui donner l'occasion d'être violent affectivement
- être violente toi-même en le poussant à ça.

C'est pas parce qu'il y a un paradoxe que ça ne rend pas compte de la réalité de la situation, hein, au contraire même (une perception entièrement cohérente des choses a un haut risque d'ignorer la complexité humaine).

Par contre, ce qui n'est pas forcément précis, c'est de ne penser la souffrance que comme une violence.
Que chacun de vos gestes ne seraient que ça, de la violence, et qu'il n'y ait pas d'autre façon de qualifier ce que vous vous faites. On n'interprète les choses que comme ça, et on reste enfermé dans le triangle dramatique...
On peut souffrir de quelque chose sans être violenté, mais parce que c'est une situation difficile, qu'on aime pas, qu'on a peur de ce qui vient ensuite. Il peut y avoir la responsabilité de quelqu'un qui quitte quelqu'un d'autre, ou un deuil, ou une déception, et toutes les souffrances qui s'ensuivent, sans que la source de ces souffrances aient été un acte violent, intentionnellement ou par négligence. Si une bouteille tombe elle casse, même si on ne l'a pas lancé vers le sol... On est fragile même si les gens ne nous frappent pas.

Ya donc deux responsabilité :
- la sienne, qu'on t'a souvent souligné ici, de décider de ne plus te faire souffrir (même si ça signifie te quitter et te faire souffrir... mais en projetant que ce sera la dernière souffrance échangée),
- la tienne, ne pas chercher à te protéger de ta façon de penser la violence et la souffrance en évitant par "indécision" que la souffrance te vienne de quelqu'un que tu aimes. C'est à dire : avec une idée assez idéaliste de votre couple, de lui peut-être, tu as pu vouloir mettre de la force pour protéger tes fragilités. Mais la force, elle vient pas de l'innocuité du couple, ou de ton homme, mais de toi-même. Oui, ça fait du bien de croire que l'autre peut te sauver, de toi-même, mais il y a des situations où il ne pourra pas le faire. Tu peux lui en vouloir, te sentir trahie plus dans l'idée que tu te fais de sa morale que dans l'adultère lui-même, mais malgré tout, la personne qui aura la responsabilité de te faire encore avancer demain, et après-demain c'est toi.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le dimanche 24 novembre 2013 à 12h39

@aviatha : quand je disais "il ne te fait pas du mal", je n'incluais pas le fait de te "maintenir volontairement dans la souffrance", chose que ta psy évoque et que pour ma part je n'ai jamais cherché à faire (et forcément je ne peux parler que de ce que je connais, j'ai donc tendance à faire un parallèle avec mon expérience).

Les gens qui étaient avec moi ont toujours été dans des relations mono ou poly mais toujours consenties (choisies au départ), personne ne s'est vu "forcer" la main pour passer d'un mode relationnel à un autre, puisque la personne avec qui j'étais lors de ma découverte du polyamour souhaitait aussi un passage à la non-exclusivité (le fait qu'il souhaitait d'autres histoires pour lui ayant d'ailleurs été un déclencheur de ma propre démarche).

Si ton compagnon devient poly (si l'on peut le dire ainsi) et exige que tu restes, oui c'est aussi violent que s'il exige que tu sois femme au foyer alors que tu veux travailler ! S'il fait ça bien sûr que c'est violent ! Tout aussi violent que toi exigeant de lui d'être exclusif (ou qu'il travaille, ou qu'il soit homme au foyer) !

S'il devient poly et que c'est une souffrance pour lui d'y renoncer, qu'il te pose les choses et que ça ne te convient pas, tu es adulte et libre de partir. Les personnes que j'ai fréquentées l'ont toujours été (libres de rester ou de partir, parce que pour être adultes c'est malheureusement une autre histoire chez certains).

Toute relation n'est pas vouée à durer, j'en sais quelque chose. Certaines personnes deviennent "incompatibles", quand bien même elles auraient été "compatibles" par le passé, pendant une longue voire très longue période de leur vie (5 ans, 10, ans, 15 ans, 20 ans...ou plus).

Tout le monde évolue, et je maintiens que ton compagnon ne "te" fait pas quelque chose en évoluant. Par contre s'il a exigé explicitement (désolée j'ai pas relu les 10 pages) que tu restes, là oui il y a une action concrète vis-à-vis de toi qui te fait souffrir. Autant que si toi, dans l'autre sens, tu lui demandes de "redevenir" exclusif.

aviatha
Quelqu'un peut être maltraitant sans en avoir conscience

Oui tout-à-fait, aussi. D'ailleurs ça arrive plus souvent qu'on ne le pense.

aviatha
Pour moi, rendre quelqu'un aussi malheureux, le savoir, avoir les moyens de mettre un terme à cela et s'y refuser pour son bien-être personnel, c'est de la trahison au dernier degré.

Remplace "bien-être" par "survie" et tu comprendras pourquoi certaines personnes poly (ou qui se découvrent comme telles) ne peuvent juste pas faire marche arrière.

Je fais des hypothèses : pour toi, c'est limite une question de survie, l'exclusivité. Et tu considères que pour lui, la non-exclusivité, c'est "juste" une question de "bien-être". A te lire, ce serait souhaitable qu'il se sente mal tout le reste de sa vie (parce que tu supposes qu'il survivrait, quand même) pour que toi tu survives. Du moins c'est comme cela que je le comprends, dans mon hypothèse. Et ça peut paraître logique.

De son point de vue à lui, dans mon hypothèse toujours, c'est peut-être le contraire. Il voit que jusqu'à maintenant tu survis, donc ce qui pourrait être en jeu pour lui ce serait au contraire sa survie au prix de ton mal-être.

Ne t'excite pas hein, je ne connais pas ton compagnon, ce sont juste des hypothèses !

On peut avoir l'impression que tu lui dis "Ce serait si difficile de renoncer à l'exclusivité, alors que tu l'as vécue plusieurs années ?". Et bien, peut-être que sa réponse à cette question est : "Oui, ce serait trop difficile, ça me tuerait."

En tout cas moi, ça me tuerait, je le sais aujourd'hui, et c'est depuis que je suis pleinement poly que je ne meurs plus à petit feu...

Attention, je le redis, ça peut très bien être exactement le contraire pour toi, en fait (renoncer à l'exclusivité te tuerait - ou pas, j'en sais rien hein !).

Si mes hypothèses étaient correctes, pour moi ça voudrait juste dire que vous êtes dans l'impasse et que votre histoire s'arrête là.

Enfin, comme le dit Siesta :

Siestacorta
la personne qui aura la responsabilité de te faire encore avancer demain, et après-demain c'est toi.

Alors, fais en sorte de pouvoir compter sur toi. A mon sens (et de par mon expérience, pour avoir testé les deux cas de figure), ce n'est pas en comptant sur l'extérieur/les autres que tu avanceras, mais bien en comptant avant tout sur toi et tes ressources propres. Les autres ne seront jamais dans tes baskets.

Et je précise : ça ne veut pas dire que tu seras seule. L'as-tu remarqué ? Les personnes les plus indépendantes sont les plus entourées ! (En tout cas, c'est ce que j'ai remarqué pour ma part.)

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Kajal (invité)

le dimanche 24 novembre 2013 à 12h47

Bonjour à tous,
j'ai lu rapidement tous la série d'échanges, ma question sincère est :

Est ce que c'est évident que pour être poly-amoureux il faut d'abord faire un gros travail sur soi même pour se déconditionner par l'univers dual ?

Pour mieux m'expliquer, être/devenir/se découvrir polyA comporte une profonde prise de conscience, ce n'est pas un "status quoi" comme par exemple est le ça de la "couple".
Il faut surtout pas accepter de vivre une condition d'amour multiple alors que dans notre tête "ça pourra être un histoire temporaire", l'Amour est un énergie neutre qui n'as pas de condition, vivre un état amoureux tel que celui qu'ici est appelé "polyamour" n'envisage pas de souffrance, mais d'acceptation inconditionné de nouveaux composant de la famille.

Être Amoureux (ou polyamoureux) est vivre sans aucun condition, il faut rencontrer d'autres Amoureux qui ont la même vision de chose ( partager la vie, les Partners, les espaces) et surtout comprendre que chacun des individu rencontrées a ses péculiarité, ses défaut, son parcours spirituel à développer.

Il nous ont appris dans cette société à vivre dans cet univers dual dont il y a le noir et le blanc, le bien et le mal, la couple ou l'être single, même entre homosexuels "l'hors couple" est considéré trahison.

Ce que je te conseille Aviatha, avec tout mon coeur, est de laisser tomber les Psychiatres, les médocs, ça sert a rien, tu peut sans l'aide de personne, faire une déprogrammation de conditionnement reçu, éliminer dans le plus profond de toi même, l'attachement, la possessivité car c'est pas la jalousie le vrai problème de ta souffrance, tu a déjà dépassé ce stade. ;)

Veuillez m'excuser avec cette petite intervention, c'est tout simplement ma façon de donner une contribution, et des fois je peut résulter comme quelqu'un de présomptueux.

J'espère d'avoir réussi à bien écrire car mon français est encore en voie d'apprentissage.

Merci à tous

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bodhicitta

le dimanche 24 novembre 2013 à 13h15

kajal
Veuillez m'excuser avec cette petite intervention, c'est tout simplement ma façon de donner une contribution, et des fois je peut résulter comme quelqu'un de présomptueux.

J'espère d'avoir réussi à bien écrire car mon français est encore en voie d'apprentissage.

mais c'est une bonne intervention!
elles le sont toutes de toutes façons, on est là pour échanger sur notre point de vu, donc tous intéressants
Pour le français, c'est trés bien, bon quelques fautes sans importances car on comprend facilement.
ceci dit en sachant que je ne suis d'accord avec tout comme par exemple qu'il faille focément passer par le travaille sur soit. On peut etre polyamoureux naturellement, donc aucun travaille...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le dimanche 24 novembre 2013 à 13h55

Kajal


Ce que je te conseille Aviatha, avec tout mon coeur, est de laisser tomber les Psychiatres, les médocs, ça sert a rien, tu peut sans l'aide de personne, faire une déprogrammation de conditionnement reçu,

C'est une erreur de jugement, mais il faut lire aviatha depuis assez longtemps pour le savoir.

Par ailleurs, il n'y a pas d'un côté l'amour monogame avec des status quo et de l'autre le polyamour inconditionnel. Ca, oui, ce serait noir/blanc.

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LuLutine

le dimanche 24 novembre 2013 à 14h12

Kajal
Est ce que c'est évident que pour être poly-amoureux il faut d'abord faire un gros travail sur soi même pour se déconditionner par l'univers dual ?

Euh, non je ne crois pas que ce soit "évident".
J'ai rencontré des poly pour qui ce qui avait toujours été "évident", c'est la manière de vivre poly, donc à mon avis ce qui nécessiterait pour eux une "reprogrammation", ce serait plutôt le fait de vivre une relation exclusive !

Je dirais que pour la majorité des gens, il y a un travail sur soi (plus ou moins gros selon les gens, par exemple le mien a été important mais je n'étais déjà pas jalouse et j'ai croisé ici ou là des gens qui sont partis de bien plus loin que moi). Mais que ce n'est ni "évident" ni "systématique".

Et ce qui n'est pas "évident" non plus, c'est que ce travail soit souhaitable. Certains sont heureux de rester dans un fonctionnement exclusif. Pourquoi seraient-ils forcés de se "reprogrammer" à être polyamoureux ? Ce serait aussi absurde à mon sens que de demander à un polyamoureux de se forcer à être exclusif, à quelqu'un qui aime son travail d'être parent au foyer ou l'inverse, à quelqu'un qui ne vit que pour la montagne de vivre en plaine et en ville...etc.

Siestacorta

Kajal
Ce que je te conseille Aviatha, avec tout mon coeur, est de laisser tomber les Psychiatres, les médocs, ça sert a rien, tu peut sans l'aide de personne, faire une déprogrammation de conditionnement reçu,

C'est une erreur de jugement, mais il faut lire aviatha depuis assez longtemps pour le savoir.

Je plussoie.

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aviatha

le dimanche 24 novembre 2013 à 21h19

Beaucoup de réponse très vite, encore, ça fait toujours plaisir :-) Je vais essayer de faire le tour.

@Siesta
Honnêtement, j'ai pas tout imprimé du paradoxe sur la violence et la souffrance, peut-être parce que je plane un peu, je sens qu'il y a un truc intéressant mais j'arrive pas à saisir vraiment le sens, tu peux essayer d'expliquer autrement ? Toutefois, si je parle ici de violence, c'est aussi une conclusion à laquelle nous sommes arrivées après de looongues séances que je n'ai pas la cruauté de vous infliger ici ^^
Je comprend bien l'idée d'essayer d'avancer soi et de partir du principe qu'on doit agir sans chercher à ce que l'autre nous protège, quitte à le remuer un peu pour que le vent tourne dans notre sens. Je peux obtenir beaucoup de lui, si je le réclame, si je l'exige, si je bataille, mais quel intérêt ? Pour ce qui est du domaine amoureux en tout cas (il y en a d'autres ou c'est le contraire), j'accorde infiniment plus de valeur à ce qui est donné, de soi-même, parce qu'on a envie de le donner, qu'à ce qu'on a dû arracher de haute lutte. Je n'ai pas envie de savoir qu'il se comporte ainsi, fait telle ou telle chose parce que je l'ai exigée au pied du mur, mais parce que c'est le résultat de quelque chose de profond chez lui. Le reste ne m'intéresse pas plus que cela.

@LuLutine
Je n'ai pas eu véritablement mon mot à dire dans ce changement alors qu'il NOUS impliquait, puisque nous sommes toujours partis du principe, c'était une vision commune, qu'être à deux signifiait que tout ce que touchait l'un touchait (à moindre échelle, moindre degré ou autre souvent) l'autre. Donc ce changement me concernait aussi selon le mode de vie et les accords que nous avions passés, et on ne passe pas ce genre d'accord à la légère, on ne les maintient pas pendant des années pour considérer du jour au lendemain qu'ils sont nuls parce que ça nous arrange. En tout cas c'est ma vision des choses.
Oui, il a exigé que je reste, bien sûr. Il n'imagine même pas comment il pourrait continuer avec elle si je partais, alors...
Pour ce qui est du côté "survie" VS "confort" (en gros), si je pose le problème en ces termes, c'est que je pense sincèrement que c'est le cas. Déjà parce que moi, je suis en train d'en mourir (ceci est sorti de la bouche du neurologue "on peut trouver tout un tas de noms à ce que vous avez, aujourd'hui tout est une maladie, mais il y a un siècle encore, on aurait simplement dit que vous êtes en train de mourir de chagrin"). Ensuite parce que, de ce qui ressort de nos discussions, ce n'est pas tant être séparé d'elle qui lui pose problème que la peur qu'elle aussi aille très mal si cela arrivait. Après j'en ai conclu ce que j'ai pu.

@Kajal
Je te remercie du conseil, mais à mon sens il est un peu à-côté de la plaque. Déjà parce que, après essai, j'ai bien vu qu'être poly, c'était pas pour moi. Ça ne constitue pas un jugement de valeur, juste je ne me sens pas à l'aise là-dedans, j'ai l'impression que ça me fait tout vivre en demie-teinte, fragmenté et brutal. Bref, tout l'inverse de 90% des gens ici ^^ Donc voilà, qui sait, dans 20 ans peut-être, il ne faut jamais dire jamais, mais là, c'est juste une forme de violence supplémentaire que je m'inflige à chaque essai, et j'ai vraiment pas besoin de ça en ce moment.
En revanche, j'ai besoin des psychiatres et des médocs, et j'approuve LuLutine et Siesta. J'ai beaucoup été dans cette optique "je peux m'en sortir seul", trop, sans doute, j'ai vidé mes dernières forces à trop tirer sur la corde. Il arrive un moment, où quand tous les matins il faut un courage monstrueux pour se lever, et tous les soirs on se couche en espérant ne jamais se réveiller pour ne pas avoir à vivre encore un jour de "ça", il faut admettre qu'on a besoin d'aide, et qu'à force de vouloir être autonome et droit debout tout seul, on va juste y rester.

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LuLutine

le dimanche 24 novembre 2013 à 22h09

aviatha
Je peux obtenir beaucoup de lui, si je le réclame, si je l'exige, si je bataille, mais quel intérêt ?

Je ne pense pas que c'était le sens de l'intervention de Siesta (mais je peux me tromper).
Je suis 100% d'accord avec ce que tu dis, je ne vois aucun intérêt à obtenir quelque chose par la contrainte dans ce contexte (pourtant je vois tant de gens s'évertuer à le faire...toi aussi peut-être ?).

Le message de Siesta je crois, c'est plutôt du genre "vis pour toi, sans être dépendante de quelqu'un d'autre".
(Bon, je suis ptet à côté de la plaque, mais si c'est le cas, il passera sans doute pour rectifier...)

C'est lorsqu'on est dans la dépendance qu'on "bataille", qu'on "réclame", qu'on "exige" comme tu le dis. Lorsqu'on est indépendant....on n'a pas besoin de ça. Si ce que l'autre propose nous convient, tant mieux, sinon tant pis.

aviatha
Je n'ai pas envie de savoir qu'il se comporte ainsi, fait telle ou telle chose parce que je l'ai exigée au pied du mur, mais parce que c'est le résultat de quelque chose de profond chez lui.

Exactement. Et ce qui est profond chez lui, aujourd'hui, c'est peut-être le fait d'être polyamoureux ? Alors si ça ne te convient pas, ça ne te convient pas, je ne vois pas trop quoi ajouter...

aviatha
on ne passe pas ce genre d'accord à la légère, on ne les maintient pas pendant des années pour considérer du jour au lendemain qu'ils sont nuls parce que ça nous arrange. En tout cas c'est ma vision des choses.

Je suis d'accord avec toi à 100%, de mon côté j'ai toujours respecté les engagements que je prenais explicitement, c'est pourquoi je réfléchissais beaucoup avant d'en prendre ; et si au contraire je n'étais pas sûre de tenir certains engagements que je supposais attendus de moi, je le précisais autant que possible.

Ce qui s'est passé peut-être dans la situation actuelle, c'est qu'il a pris à l'époque des engagements d'exclusivité explicites et précis avec toi, sans se rendre compte qu'il ne pourrait peut-être pas les tenir.
Il a pris un engagement qu'il n'était pas capable de tenir : l'erreur ne se situe peut-être pas dans le fait d'avoir rompu l'engagement, mais dans le fait de l'avoir pris en premier lieu.

J'ai vécu exactement la même chose à l'inverse (une personne ayant pris librement et de sa propre initiative des engagements envers moi, qui m'a laissée tomber du jour au lendemain pour une relation exclusive, alors même que nos accords ne l'empêchaient en rien de vivre cette relation). Je pense qu'à l'époque où cette personne s'était engagée :
- soit elle a été de mauvaise foi (ça reste possible),
- soit elle n'était pas consciente du risque de rupture de ce "contrat".

Je ne pense pas d'après tout ce que j'ai pu lire de ton histoire, que ton compagnon soit de mauvaise foi. Donc, probablement n'était-il pas conscient des implications d'un tel engagement explicite d'exclusivité à vie ?

Il a probablement manqué de maturité à l'époque, mais vous êtes assez jeunes non ?

Bref, pragmatiquement, l'erreur est de son fait, mais ça ne change pas les conséquences : il faut que tu te protèges, et tu ne peux pas compter sur lui pour ça. Je ne pense pas que pragmatiquement ce soit en ressassant ce qu'il a fait de travers que tu vas avancer...comme dit par Siesta, ce n'est pas lui qui te fera avancer, il n'y a que toi qui peux le faire.
Très honnêtement, la seule chose qui m'a sauvée dans ce genre de situation, c'est le pragmatisme ("Je ne peux pas forcer les autres, je ne peux pas changer les autres, je modifie donc en conséquence mon comportement et mon fonctionnement, qui sont les seules choses sur lesquelles j'ai un peu de prise ; et je quitte les situations qui me font souffrir").

aviatha
Oui, il a exigé que je reste, bien sûr. Il n'imagine même pas comment il pourrait continuer avec elle si je partais, alors...

Il y a une différence entre exiger que tu restes et te dire qu'il n'imagine pas continuer sans toi...
Dans le premier cas il cherche volontairement à te contraindre, dans le second il te fait part d'un sentiment...
Faire part d'un sentiment, ça me semble tout-à-fait sain. C'est ce qu'il ressent ? Normal qu'il le dise.
Il s'en est "servi" pour te dire explicitement : "Non, ne pars pas, reste avec moi" ? Là je ne cautionne pas son comportement alors !

Cela dit, j'irais bien jusqu'à dire : encore heureux qu'il t'affirme qu'il tient à votre relation ! Non ?

Mais dans la vie tout a un prix (enfin presque tout). Votre relation en a un. Ton compagnon est peut-être prêt à le payer, ou pas. Dans le second cas, ça ne veut pas dire qu'il n'accorde pas d'importance à votre relation (c'est pas binaire, mais ça tu le savais déjà). Ca veut simplement dire que le prix à payer est trop cher pour lui, que ça le force à renoncer à quelque chose qui a plus de prix pour lui.

D'ailleurs ce raisonnement vaut aussi pour toi : ta survie a peut-être plus de prix que votre relation...non ? Qu'en penses-tu ?

aviatha
Pour ce qui est du côté "survie" VS "confort" (en gros), si je pose le problème en ces termes, c'est que je pense sincèrement que c'est le cas.

Ben, c'est peut-être le cas (seul lui peut te dire si c'est "juste" une question de confort pour lui, ou non), mais aussi, c'est pas forcément aussi "binaire".
Il y a toute une échelle entre "ça serait plus confortable" et "je ne peux pas vivre sans".
Comme je le disais plus haut, renoncer au polyamour, c'est peut-être pour lui un prix trop cher à payer, même sans être question de survie ? Seul lui pourra te le dire : alors qu'en pense-t-il ?

Un amoureux que je fréquentais, qui se disait profondément poly depuis toujours, a accepté depuis plusieurs semaines une situation d'exclusivité : le prix à payer dans le cas contraire (perdre la relation avec la personne exclusive) était trop cher pour lui. Plus cher que le fait de renoncer au polyamour et à toutes les autres relations. Pour le moment il est donc exclusif. A la question : "Quel prix est plus cher à payer ?", chacun a sa réponse, et celle-ci peut varier dans le temps.

Dernière question : ton compagnon est-il réellement, profondément conscient que c'est une question de survie pour toi ?
A force de jouer la forte comme tu le dis toi-même, tu lui as peut-être fait croire (involontairement) que tu pouvais supporter cela ?

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Siestacorta

le dimanche 24 novembre 2013 à 22h18

Oui, à la relecture je suis pas limpide...

D'un côté, tu ne veux pas exercer la violence de pousser ton homme à la décision.
De l'autre, tu estimerais violent qu'il soit conscient de sa position et ne prenne pas de décision.
Donc, il n'y aurait pas d'approche non-violente de la situation. Pour moi il y a un paradoxe, parce que ça revient à dire que dans cette histoire que quoi que l'on fasse, ça serait volontairement destructeur.
Je pense que cette lecture enferme les actes dans une interprétation qui ne prend en compte qu'un seul aspect de ce qui est vécu: la souffrance.

Oui, il y a des souffrances fortes, et des responsabilités à prendre face à elle, mais ne raconter l'histoire que sous l'angle de la violence, c'est peut-être condamner d'avance tout ce qui peut être fait pour en sortir, tout ce qui dans la vie ne réagit pas à la souffrance uniquement en mourant.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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aviatha

le dimanche 24 novembre 2013 à 22h23

- J'avoue ne pas avoir tout saisi de l'intervention de Siesta, alors c'est peut-être moi qui me trompe^^

- Je ne pense pas que cet engagement soit lié à un manque de maturité, mais vraiment à quelque chose de profond chez lui aussi : il ne supporterait pas de me savoir folle amoureuse d'un autre... Alors de là à dire que le poly est chez lui le mouvement naturel majeur du moment, il y a un graaaand pas, que je me garde bien de franchir, d'où le temps de réflexion et autres discours.

- C'est plus que ne pas imaginer continuer sans moi. Il refuse absolument l'idée de perdre les projets en commun, il ne voit même pas comment il pourrait vivre son histoire avec elle si moi je pars, et oui, il a dit explicitement "je ne veux pas que tu partes, je refuse".

- Je te rejoins sur le prix à payer, et c'est aussi ce qui va être déterminant dans les temps à venir. Bien sûr, ne pas être prêt à payer ce prix pour maintenir la relation ne veut pas dire qu'il n'y tiendrait pas, évidement. Mais au vu de ce que moi j'ai été (et suis) capable de payer pour, je n'ai ni l'intérêt ni la moindre envie de vivre avec quelqu'un qui n'y accorde pas une importance aussi égale. Si je suis capable de miser jusqu'à mon intégrité mentale et ma santé physique, je ne prend pas de petits joueurs à ma table.

- Bien sûr il y a toute une échelle (c'est pour ça que j'ai marqué "en gros"), c'est pour grossir le trait. Et encore une fois, ce qu'il en dit me fait pencher la dessus : ce n'est pas le poly en tant que tel, il ne l'envisage pas comme un mode de vie, comme quelque chose qu'il a envie de développer, c'est juste qu'avec elle, ça lui ai tombé dessus; ce n'est pas (tant, bien sûr que ça joue) la quitter elle, il m'a même dit texto "j'ai plus à perdre si tu pars qu'à la perdre elle", ce qui le bloque vraiment, c'est les conséquences pour elle. Donc, bien sûr c'est pas aussi binaire, mais ça ressemble plus à ça qu'au schéma inverse.

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aviatha

le dimanche 24 novembre 2013 à 22h26

Aaaaah d'accord. Nan c'est parce qu'il manque un bout en fait ^^
Je ne veux pas le pousser genre ultimatum, ça c'est agressif. Et je considère que ce serait très violent effectivement s'il avait une pleine conscience de tout cela et refusait d'agir.
Donc il reste l'approche du milieu, arriver à lui donner une pleine conscience de la situation, ce qui, à mon sens, devrait le faire se bouger un peu. En fait, j'avais oublié ce bout-là.

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LuLutine

le dimanche 24 novembre 2013 à 22h59

aviatha
il ne supporterait pas de me savoir folle amoureuse d'un autre...

Alors, il est peut-être comme un certain nombre de personnes qui atterrissent ici : incapable d'être exclusif de son côté, mais pas polyamoureux...

Lorsqu'il a pris cet engagement explicite d'être exclusif à vie avec toi, j'espère bien que c'est en considérant qu'il en était capable ? De fait, on voit aujourd'hui qu'il s'est trompé : il ne se connaissait pas assez, je considère ça comme un aspect de l'immaturité (c'est pas forcément péjoratif comme mot, c'est plus descriptif).
Ou alors, si comme j'ai l'impression de le comprendre, il a pris cet engagement en se disant que ça te contraindrait à la même exclusivité, et bien c'est aussi ce que j'appelle de l'immaturité. Ou alors, de la mauvaise foi...

aviatha
et oui, il a dit explicitement "je ne veux pas que tu partes, je refuse".

Bon alors s'il a dit texto ces mots-là, il faut qu'il fasse un choix. Et s'il ne le fait pas, c'est à toi de te protéger.
Violent ? Je ne sais pas. Sur le coup, peut-être.
Pragmatique ? Ca, j'en suis sûre.

aviatha
Si je suis capable de miser jusqu'à mon intégrité mentale et ma santé physique, je ne prend pas de petits joueurs à ma table.

J'ai moi aussi souvent misé jusqu'à mon intégrité physique et mentale...et tu sais quoi ? J'en suis vite revenue.
Je crois que quand on fait ça, on ne se respecte pas. Et si tu ne te respectes pas, n'attends pas des autres qu'ils le fassent.
(Bien sûr il y a des cas particuliers où l'on met en danger son intégrité pour quelqu'un d'autre, dans une situation de vie ou de mort par exemple. Mais présentement, ce que je lis me porte à croire que ce n'était pas le cas.)

Plutôt que de "chercher" quelqu'un qui mettra en jeu son intégrité pour ton confort (à te lire, c'est ce que tu as fait pour lui), ne mets plus en jeu ton intégrité dans ces circonstances !
Bon, c'est un conseil, pas un ordre hein. T'en fais ce que tu veux, ta vie est entre tes mains, pas celles des autres.

aviatha
ce qui le bloque vraiment, c'est les conséquences pour elle

Hum. Et y penser avant, il l'a fait ?
(Avant de commencer une histoire avec elle.)
Je me pose sérieusement la question de la maturité, honnêtement, avec tout ce que tu nous as décrit.

Bon, pragmatiquement, ça ne change pas grand-chose, c'est sûr (quoique).

A mon sens, pragmatiquement parlant, les choses sont "simples" : si ça lui convient et pas à toi, et qu'il ne bouge pas d'un iota malgré toutes vos discussions, va bien falloir que tu agisses non ? Et agir, ça ne peut se faire que sur soi, pas sur les autres (du moins, je déconseille la seconde option).

Au fait, (je sais bien, ça a peut-être été dit une fois, mais je relis pas les dix pages) vous avez déjà envisagé des solutions "intermédiaires" ?
Ou bien c'est forcément "elle ou toi", la solution (avec un "ou" exclusif !) ?

C'est l'existence de cette relation qui te fait souffrir ? Ou seulement certaines des choses qu'ils partagent ? Est-ce qu'ils pourraient partager des choses dans certaines limites, qui seraient vivables pour toi ? Est-ce que c'est un prix trop cher pour lui, pour elle ? Ou pas ?

Je me souviens que tu as dit que tu voulais qu'il cesse de l'aimer. Mais ça, on contrôle pas. Alors, si cet amour s'exprimait dans certaines limites, serait-ce acceptable pour tous ?

Parce que sinon, je ne vois pas 36 solutions, honnêtement, et je me demande ce que tu fais à y réfléchir encore...

PS : Je sais qu'on est tous différents, mais pour ma part, je ne suis pas capable de cesser d'aimer quelqu'un. Etre avec lui sachant qu'il pense à elle, même s'il ne la voit plus : acceptable ou pas pour toi ?

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Siestacorta

le lundi 25 novembre 2013 à 00h28

aviatha

Donc il reste l'approche du milieu, arriver à lui donner une pleine conscience de la situation, ce qui, à mon sens, devrait le faire se bouger un peu. En fait, j'avais oublié ce bout-là.

Je sais pas.. J'ai l'impression que la description de la situation sous l'angle très prégnant de la violence par toi, et sous l'angle des avenirs impensables pour lui, c'est deux façons de ne pas décider qui s'entretiennent mutuellement.
Je ne nie pas qu'il aurait dû décider, mais je rejoins un peu Lulutine, ya un moment où toi tu ne décides pas d'arrêter les frais. Comme si la menace que tu lui fais de partir avait plus de sens que de te préserver toi.

Ce n'est pas une analyse logique de ce que tu décris, ni "comment tu devrais faire", c'est qu'à travers une partie de ton discours, je vois les façons de chacun conserver l'indécision, de dire "la responsabilité passée est à lui, donc la responsabilité à venir est à lui, parce que la conséquences des deux est ma souffrance". Alors que la conséquence de toi ne pas décider de te barrer est aussi une violence que tu décides de continuer à subir, comme si souffrir était une telle évidence en amour que ce serait une validation que l'histoire en vaut la peine.

"Tu ne prends pas de petits joueurs à ta table" parce qu'il faut "miser son intégrité physique et mentale" : la beauté tragique de ce point de vue me semble survalorisée. Si l'amour n'est vrai qu'en prenant un risque de roulette russe, alors accuser l'autre de ne pas désirer perdre n'est pas très juste, non ?

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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