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Acceptation puis refus

Jalousie
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miss

le dimanche 15 janvier 2012 à 21h01

il a accepté pendant plus de deux ans et aujourd'hui il me demande de choisir...comment est ce possible ? on m'explique qu'il a certainement dû accepter pour me faire plaisir et ne pas me perdre..mais qu'aujourd'hui c'est devenu trop de souffrances pour lui de me partager...il ne peut vivre me sachant ainsi..il me demande donc de choisir entre lui et mon Autre

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demeter

le dimanche 15 janvier 2012 à 22h01

On peut trouver bien des explications qui n'en sont pas... Il y a des choses qui changent, même et surtout quand il ne se passe rien. Et lui, qu'en dit-il ?

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bouquetfleuri

le dimanche 15 janvier 2012 à 23h02

La question centrale est de savoir si tu acceptes d'être mise en demeure de choisir, parce que si tu ne veux ou ne peux pas faire de choix, comment peut-il te le demander ?
Toute relation est un commerce entre les parties, avec des intérêts et des compromis, mais un ultimatum n'est plus une négociation.
Votre situation me glace, comme me glacent tous les rapports de force.

Je crois naïvement que la relation polyamoureuse a la vertu d'édulcorer les rapports de force, mais elle exige un travail personnel de toutes les parties.
Je vous souhaite beaucoup de courage.

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PolyEric

le lundi 16 janvier 2012 à 00h30

Miss, comme tu le dis si bien, il a accepté.

Ce mot, "accepté", me parle de la façon suivante :
S'il a été obligé d'accepter, c'est que ce n'était pas ce qu'il voulait.

On peut suivre la route des autres pendant quelques temps, mais au bout d'un moment, on veut reprendre sa propre route. Il a suivit ta route pendant un moment, et maintenant il veut suivre la sienne. Dans la première partie de l'histoire, c'est lui qui a accepté, et dans la seconde partie de l'histoire, il aimerait bien le rendu de son prêté.

Il y avait donc à priori un petit malentendu, car je suppose que tu pensais qu'il avait accepté définitivement.

Imagine par exemple, que ce soit toi, qui ait acceptée à l'époque de devenir mono, en toute bonne fois. N'aurais tu pas craqué au bout d'un certain temps ? Ne lui aurais tu pas imposé au bout d'un moment, d'en finir avec cette fidélité et cette jalousie inutile ? N'y aurait-il pas eu finalement un rapport de force ?

Personnellement, chaque fois que j'ai essayé d'être mono pour faire plaisir à quelqu'un, ou pour retenir une mono, j'ai finit par craquer car ce n'est tout simplement pas possible. La relation se transformait en rapport de force, ce genre de rapport que bouquetfleuri n'aime pas, et que moi non plus je n'aime pas, et que pourtant je me suis cru obligé d'accepter en attendant que la raison s'empare de mon partenaire. Mais c'est comme tetrapak, rien ne change, tout reste intact.

D'après moi, contrairement à bouquetfleuri, je ne pense pas que la question centrale est de savoir si tu accepte. Pourquoi ? Ben parce que si tu accepte de choisir, c'est que c'est n'est pas ce que tu veux, sinon tu aurais choisis depuis longtemps. Et si tu accepte, même en toute bonne foi, alors un jour, tu feras comme lui, tu n'accepteras plus, et ce sera la troisième partie de l'histoire, celle ou on se rend compte que dès le début, c'était foiré, et que l'on a perdu tout ce temps pour des prunes.

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demeter

le lundi 16 janvier 2012 à 09h15

Les engagements, les refus, les acceptations, comment cela pourrait il avoir un caractère définitif ? Il est vrai qu'il est parfois nécessaire de le croire un peu, mais je constate pour ma part que cela est en partie bien éloigné de la réalité, et je ne suis pas sûr de le regretter : si cela rend la vie souvent douloureuse et fatigante, cela la rend également intéressante, voire passionnante.

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clairobscure (invité)

le lundi 16 janvier 2012 à 09h32

Comme Demeter, il me semble clair qu'il y a pas mal de choses qu'on apprend à apprécier alors qu'on ne s'en pensait pas du tout capable, et inversement. Il y a des moments où on est en état d'accepter des choses et même de les vouloir soi-même, puis de ne plus les aimer, au moins un certain temps. Qu'il s'agisse de glace à la fraise, de fringues ou de situation de vie, c'est un peu pareil, on évolue sans arrêt, et heureusement ;)

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Popol (invité)

le lundi 16 janvier 2012 à 10h02

J'embarque bien dans tout ce qui s'est dit. Il y a juste cette notion d'attendre que la raison s'empare du partenaire qui m'interpelle et que j'ai envie de reformuler à ma sauce - je dirais: la raison qui a manqué quand on a pensé pouvoir passer par-dessus un détail qui s'avère finalement ne pas en être un. Et c'est justement là ce qui me donne envie de parler de l'histoire d'un couple de potes.

Le gars est très charismatique, le genre de mec qui sans rien faire pour, se trouve spontanément honoré des attentions des dames où qu'il soit: un jour au resto, il avait le poignet dans le plâtre et la serveuse s'est imposée pour lui couper sa viande alors que je m'apprêtais à le faire / dans un cours que nous suivions ensemble, à la pause, une fille qui faisait du reiki lui a prodigué une séance, comme ça, au milieu de la cafét' / etc, etc, je pourrais vous en citer 20, des comme ça... c'est tellement fréquent qu'on en rigole en mettant les coches: "T'as vu?", "Ouais, une de plus, comme des mouches..."

On a croqué un bout ensemble l'autre jour, et c'est pas la joie à la maison: il m'a raconté diverses anecdotes dont le point commun est que son épouse prend conscience que lors de pourtant très claires négociations sur leur vie de couple ces dix dernières années, aboutissant à des compromis des deux côtés, elle a prétendu choisir certains aspects nouveaux de leur vie, alors qu'elle lui reproche à présent de les lui avoir imposés.

Ce n'est pas la première fois que je vois ça dans les couples de potes que je connais et je le constate aussi dans ma propre trajectoire amoureuse: quand on tient à quelqu'un, à une relation, on a vite fait de confondre choix réel et compromis, de se raconter des histoires (sinon, ça s'arrêterait là, lucidement). Bon, quand la relation périclite, ça donne un ressort qu'on peut utiliser de diverses manières: soit s'appuyer dessus pour aligner les bonnes raisons de quitter l'autre, soit se livrer à une petite introspection. Pourquoi j'ai fonctionné comme ça, est-ce que je veux continuer à fonctionner comme ça... mais ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas l'autre qui peut sous surprotéger, il a ses limites.

J'ai mis fin à une relation parce que je sentais que l'autre n'était plus dans la parité, mais qu'il se rangeait à mon avis systématiquement pour faire durer une relation qui commençait à sentir le roussi. Et en effet, une fois qu'il a été mûr pour dire que cette relation devait s'arrêter, j'ai reçu tous les reproches au sujet des choses dont je croyais que nous les avions aménagées ensemble - je croyais :-( ...

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Tchu

le lundi 16 janvier 2012 à 10h33

miss
il a accepté pendant plus de deux ans et aujourd'hui il me demande de choisir...comment est ce possible ? on m'explique qu'il a certainement dû accepter pour me faire plaisir et ne pas me perdre..mais qu'aujourd'hui c'est devenu trop de souffrances pour lui de me partager...il ne peut vivre me sachant ainsi..il me demande donc de choisir entre lui et mon Autre

La réponse est dans la question.

On se ment beaucoup à soi même quand on est amoureux. Il a trouvé le chemin de sa propre vérité, c'est comme ça et ce n'est pas de ta faute.

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clairobscure (invité)

le lundi 16 janvier 2012 à 14h58

D'où l'intérêt d'éviter les compromis (ce qui implique que personne n'est complètement satisfait et reste donc frustré) et de réfléchir à ce qui satisferait vraiment chacun... là il faut souvent un peu d'imagination et sortir des sentiers battus, el plus dur étant souvent d'identifier ce dont on a vraiment besoin et ce qui gêne vraiment, et non pas ce qui, pour nous, le représente (par ex. passer un moment à 2: c'est pas parce qu'on pense à une promenade que ça ne peut pas être complètement autre chose).
Ensuite, ce n'est pas parce qu'on a dit "ok, je m'en sens capable, on essaye", qu'on ne réalise pas finalement au bout d'un certain temps que ça ne nous convient pas vraiment.

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miss

le lundi 16 janvier 2012 à 22h23

dans mon esprit, je pensais que le dialogue et l'écoute permettraient de ne pas être confronté à ce genre de revirement de pensées...oui j'y naivement cru..croire en l'autre..croire en son soutien et sa compréhension..croire en l'ouverture d'esprit, à la remise en question..il a eu des mots trés forts comme me proposer d'aménager une pièce chez nous pour me permettre de recevoir mon Autre...
lorsque j'ai rencontré cet Autre, ce frère, lui et moi avons attendu l'accord des conjoints..mon mari se plaisait à dire que je ne savais pas profiter de la vie et que je me posais trop de questions, que je devais agir selon mes envies et plus simplement..
il nous a fallu une année avant d'échanger le moindre geste intime..
chaque conjoint a ensuite posé ses conditions...l'un souhaitait être présent pour le premier échange charnel et l'autre souhaitait tout savoir aprés..bref l'un et l'autre ont tout gaché lors de cet échange d'amour...ils ont lu les mails échangés, violés notre intimité etc...
nous sommes restés patients et pensions enfin voir le bout du tunnel...
pour la seconde fois en 3 ans, nous avons décidé de passer une nuit ensemble avec mon Autre et le retour fut catastrophique dans un premier temps avec mon mari et 3 jours plus tard ce fut sa conjointe...résultat à ce jour, je ne vois pour ainsi dire plus mon Autre pour soulager la souffrance des conjoints et finis par entendre qu'il me faut choisir..
Evidemment que non je ne voulais choisir....Evidemment que l'amour que j'ai en moi peut etre partagé...Mais demander à quelqu'un de faire un choix ne signifie t il pas qu'on en est incapable soi meme et l'impose donc à l'autre ?

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Popol (invité)

le lundi 16 janvier 2012 à 22h34

Il y a de ça... Tu peux creuser l'idée? J'ai la mienne au sujet de cette remarque, mais toi, tu vois ça comment?

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miss

le lundi 16 janvier 2012 à 23h08

Disons que je pense l'individu a ses propres limites mais surtout incapacités inconscientes ou conscientes..je m'interroge donc sur cette façon de demander un choix à l'autre alors meme qu'il pourrait le faire lui meme ce choix...est ce par incapacité ? est ce par peur ? est ce pour valoriser son "moi" ( en espérant un choix positif pour lui) ?
je me dis que lorsqu'on est face à une personne qu'on aime, certes, mais qui finalement ne nous correspond pas de part ces choix de vie, on fait le choix libéré de rester ou partir...
il me dit qu'il n'a pas de choix à faire..qu'il tient à moi et qu'il est marié avec moi et que par conséquent c'est à moi de choisir...lorsque je prends l'exemple du bissexuel qui ne peut choisir, il me répond que si son mari est malheureux alors elle devra choisir aussi etc..
finalement la peur entraine des comportements étranges et notamment ce "moi" pesant qui s'impose...
je ne sais pas si je suis trés claire dans mes propos Popol

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LuLutine

le lundi 16 janvier 2012 à 23h41

Pour ma part, je ne souhaite pas choisir entre des personnes que j'aime. Donc je ne choisis pas.

Les personnes que j'aime sont assez grandes pour choisir toutes seules ce qui leur convient, en connaissance de cause puisque je ne leur cache pas ma vie polyamoureuse ni mes intentions à leur égard.

Ce qui peut m'arriver par contre, c'est de prendre mes distances - au moins temporairement - avec quelqu'un qui a l'air de ne pas savoir où il en est et/ou ce qu'il veut exactement.

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Popol (invité)

le mardi 17 janvier 2012 à 05h02

Comme ça, la personne est renvoyée à tester ses propres choix, en quelque sorte. Je fais pareil que Lulutine.

Miss, c'est assez clair pour moi. Ben oui, même problème de devoir faire soi-même un choix, car si la responsabilité t'est renvoyée, c'est qu'il ne se sent pas capable de le faire lui-même. Décider de partir, c'est dur. Il lui reste l'espoir que tu le choisisses. Mais après tout, si ça se passe là comme ça, c'est que peut-être les choses se sont toujours passées entre vous ainsi, c'est ça que je me dis. J'dis ça... j'dis rien. J'hypothétise.

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bouquetfleuri

le mardi 17 janvier 2012 à 08h56

miss
Mais demander à quelqu'un de faire un choix ne signifie t il pas qu'on en est incapable soi même et l'impose donc à l'autre ?

J'ai un regard moins angélique sur cette question et qui convoque l'idée de perversion au pire ou de vengeance au mieux ; je lis sa réaction de cette façon : tu m'as fait endurer certaines choses que je ne désirais pas, à ton tour de souffrir en plongeant dans la peine un de tes deux chéris et d'en porter le poids.
Il y a comme moteur dans ce genre d'agissement une culpabilité qui ne se lave que dans une catharsis dévastatrice, et il me semble que tu as (au moins) le choix de ne pas entrer dans cette négociation mortifère.
Comment ? Je ne connais pas vos habitudes de dialogue ni la façon dont vous vous écoutez, mais j'ai l'impression que vous vous parlez assez pour pouvoir démonter ce mécanisme qu'il subit peut-être aussi, en le mettant au grand jour. Son positionnement me fait penser à quelqu'un qui se serait crispé au fil du temps, sans pouvoir l'exprimer assez, qui s'est tétanisé mentalement et qui a peur que cela l'emporte.
Si je diagnostiquais quelque chose de cette nature chez une amoureuse, je commencerais par lui dire que je respecte sa façon de tenter le règlement de son problème, que je la comprends, que je vois comment elle a pu germer et que j'accepte de tout revisiter de notre relation : la question de la confiance mais aussi de la possession, la question de la tranquillité mais aussi de la jalousie, la question de la connaissance mutuelle mais aussi de la responsabilité, la question de l'épanouissement mais aussi du rapport de force.
S'il a un temps pensé pouvoir supporter ce mode nouveau d'organisation de vos vies amoureuses, il n'y a pas de raison qu'il n'y arrive pas, par lui-même. Peut-être qu'il baisse les bras dans un moment où il ne retrouve pas le bénéfice que lui apportait ton exclusivité.
Je ne sais pas si ma petite intervention peut t'être d'un grand secours, j'essaie juste d'apporter quelques mots différents, la lumière jaillit parfois d'où on ne l'attend pas.

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miss

le mardi 17 janvier 2012 à 11h20

j'ai tenté le "pourquoi"..essayer de l'amener à s'interroger sur ce changement de volonté..sa réponse est toujours la même à savoir " je ne sais pas"..
je me dis que finalement il a voulu faire croire qu'il était ouvert d'esprit en arrivant même à l'expliquer à l'entourage mais que ce n'était aucunement vrai...il ne fonctionne pas ainsi, n'accepte et ne souhaite pas le partage...Plutot que de dire, je pars puisque je n'accepte pas c'est je reste mais tu dois choisir..
si je lui explique qu'un choix m'est impossible et que si je m'oblige à choisir, j'en serai malheureuse, il me répond que oui certainement mais que ce ne sera pas une souffrance définitive et que je m'en remettrai...

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bouquetfleuri

le mardi 17 janvier 2012 à 12h26

Donc, selon ses dires, on s'en remet... Et bien, cela vaut pour lui !
La difficulté, c'est qu'il impose un rapport de force que tu ne veux pas. Dans un combat, celui qui ne se bat pas, celui qui n'est pas violent ou pas agressif est souvent la victime de celui qui use de la force. Ça a l'air logique, mais ça ne l'est que si on accepte les termes de combat, de force, de victoire. Et ça ne l'est qu'immédiatement. On sait parfaitement que le pacifiste, le non violent se libère davantage et parfois convainc celui qui s'oppose avec d'autres armes. Il faut plus de temps.
Essaie de gagner du temps, essaie de grapiller à son intransigeance les moments nécessaires pour lui expliquer encore et encore que tu ne lui voles rien, qu'au contraire tu lui offres quelque chose en plus, ton épanouissement, ta joie de le revoir sans cesse, et aussi peut-être la capacité que tu as de lui faire dire un jour "qu'il sait" . Tout s'apprend, même les choses les plus dures à dire.

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clairobscure (invité)

le mardi 17 janvier 2012 à 18h29

Je trouve peu honnête de demander à quelqu'un de faire quelque chose pour soi quand on ne sait même pas "pourquoi" on pense que c'est nécessaire: on pourrait bien se tromper si on avait mal identifié le fond problème.
Il me semble aussi qu'il choisit pour vous deux, alors que ta démarche à l'origine était pour que ce soit un choix commun.

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LuLutine

le mardi 17 janvier 2012 à 20h20

Dans le domaine de l'amitié, je n'ai jamais compris pourquoi on devrait choisir entre deux personnes (j'ai des amis qui ont parfois demandé à d'autres de leurs amis de faire un tel choix).

Aujourd'hui, je ne vois pas pourquoi ce serait différent en amour.

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miss

le mercredi 18 janvier 2012 à 13h38

ce qui revient souvent dans son discours c'est "il n'y a que les ... qui ne changent pas d'avis"..;
J'ai bien du mal à lui faire saisir ne serait ce qu'en partie qu'il est évidemment libre de "changer" d'avis mais que ce n'est pas pour autant que cela sera valable pour moi..
En résumé il applique la politique de l'attente..il ne sait pas donc il attend...A force d'observation quotidienne, je me rends compte que ce fonctionnement existe dans plusieurs domaines..Par exemple, l'enfant est malade, il attend que maman prenne le tél pour prendre un rdv chez le médecin...
Je pense que pour lui, l'attente est une technique qui peut fonctionner sur la durée contrairement à moi qui ne fonctionner ainsi..
Hier je lui ai expliqué que face à cette situation scabreuse et s'éternisant, en découle des problèmes de santé pour moi..Amaigrissement entrainant des vertiges, infections etc..
il me répond que je n'ai qu'à me forcer à manger et que si lui n'a pas ce souci là c'est parce qu'il a plus de force de caractère que moi...

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