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Dernier arrivé : comment trouver sa place?

Jalousie
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kea (invité)

le jeudi 15 mai 2014 à 16h12

Bonjour,
avec mon amoureux nous entamons une relation sur des bases théoriques polyamoureuses (choix politique,et choix plus sensible, lié à nos vécus). Mais, presque d'emblée, je m'aperçois qu'il m'est assez difficile de supporter son attachement extrêmement fort à une ancienne amoureuse. Je me demande comment trouver ma place, ne pas me sentir la "secondaire", celle qui en définitive a peu d'importance, celle qui n'existe que par le désir sexuel qu'elle suscite. J'ai beau savoir que beaucoup de choses nous lient, je trouve difficile de trouver une place satisfaisante aux côtés de celle qui partage la vie de mon amoureux depuis 25 ans, sa référence depuis son entrée dans l'âge adulte...
On parle souvent sur ce site de la difficulté de voir arriver le/la nouvelle. Moi j'aurais aimé savoir si vous avez parfois éprouvé cette difficulté à être celui/celle qui débarque...

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Profil

LuLutine

le jeudi 15 mai 2014 à 18h31

Oui, bien sûr que c'est difficile d'arriver 5 ans, 10 ans...ou 25 ans après quelqu'un d'autre !
Leur relation n'a forcément rien à voir avec celle que tu peux entretenir avec lui.

Et je crois qu'il faut faire le deuil d'une relation qui serait "pareille" que la leur. Elle ne peut pas l'être. Elle ne le sera pas. Même dans 25 ans d'ailleurs. Et dans 25 ans, elle ne sera même pas comme leur relation d'aujourd'hui, parce que chaque relation est unique, tout simplement.

Au final, c'est ça qui est merveilleux : votre relation ne sera jamais la leur, mais la leur n'a jamais été et ne sera jamais la votre...

Tout ce qui compte c'est de savoir s'il accorde de la valeur à votre relation. Si oui, je pense qu'il n'y a pas à s'en faire. Votre relation est unique, qu'il existe d'autres relations à côté ne devrait pas l'empêcher de suivre son chemin...

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(compte clôturé)

le jeudi 15 mai 2014 à 19h05

Je plussoie complètement Lulutine (+)

Aussi, l'important est-ce la place que l'on a dans le coeur ou dans la vie ou dans le lit ?

Perso, je suis mariée depuis, tellement longtemps, et je ne m'en lasse pas. J'ai été poly (découverte tardive de ma vrai nature et d'une volonté de vie plus authentique pour moi) au bout de presque 20 ans de mariage, donc...

Les personnes que j'aime en qualité de relations secondaires ne peuvent avoir l'importance de mon mari, dans ma vie, dans le temps passé ensemble, et je dirais pas du tout dans mon lit (je suis polyaffectif et monosexuelle), c'est évident. Elles le savent et prennent par contre une très grande place dans mon coeur. Par contre, ne pas se focaliser sur moi et continuer à vivre, ce qu'elles font, heureusement. Elles doivent s'épanouir en dehors de moi. Par contre, je suis là en cas de besoin, c'est évident.

Je suis poly, alors je désire que ces autres personnes puissent trouver leur bonheur, et ce que je ne leur offre pas, ailleurs. A moi aussi d'accepter cela. L'important, c'est que je sache qu'elles sont heureuses et que je contribue à cela, à ce bonheur. C'est vital le bonheur de chacun, car cela contribue au mien.

Peu d'entre nous peuvent gérer plusieurs relations principales même si cela arrive.

Cela ne veut pas dire qu'une relation secondaire est moins aimée, moins belle, moins riche qu'une relation principale (pour laquelle il y a souvent les "contraintes" du quotidien et de la vie commune).

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Profil

LuLutine

le vendredi 16 mai 2014 à 00h04

gcd68
Elles doivent s'épanouir en dehors de moi. Par contre, je suis là en cas de besoin, c'est évident.


J'aurais envie de dire que ces deux phrases sont vraies pour ton mari aussi !
(En tout cas, j'espère bien qu'il s'épanouit en-dehors de toi et que tu n'es pas sa seule source d'épanouissement !)

gcd68
Cela ne veut pas dire qu'une relation secondaire est moins aimée, moins belle, moins riche qu'une relation principale (pour laquelle il y a souvent les "contraintes" du quotidien et de la vie commune).

Je sur-plussoie... (+)

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(compte clôturé)

le vendredi 16 mai 2014 à 15h29

Oui, Lulutine, mon mari s'épanouit mais dans des domaines différents. Tu as pu déguster toi-même le fruit de cet épanouissement pour le réveillon. Et tu vois, il partage aussi avec les polyamoureux.

Aussi, nous faisons partager à l'autre notre épanouissement personnel, non seulement par notre bien être mais également en accompagnant l'autre dans sa démarche. C'est important je pense. Il ne me dit pas, "fait ce que tu veux de ton côté, et moi je fais ce que je veux du mien". Je sais que parfois, c'est difficile pour lui, ce partage, mais cette attitude me manquerait s'il ne l'avait pas. Aussi, de cette manière, je sais que mon désire de transparence est assumé, malgré les éventuels beugs que cela peut provoquer.

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(compte clôturé)

le vendredi 16 mai 2014 à 15h57

pour revenir à Kea, je dirais que chercher et trouver son deux notions qui ne sont pas obligatoirement liées. Par exemple pour moi, chercher l'amour me semble complètement idiot (ce qui me pousse à m'insurger devant les pub pour les sites de rencontres), l'amour se trouve, tout simplement et je dirais tout naturellement (et sans critère, ceux ci ne tenant pas compte de l'évolution individuelle).

Ta situation est celle d'un nouvel élève qui débarque en cours d'année... Si chacun y met du sien, ta place se créera d'elle-même. Je le vois ainsi en tout cas, après ce n'est que mon avis.

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Kéa (invité)

le vendredi 16 mai 2014 à 17h25

Merci pour vos réponses à toutes les 2. Cependant je dois dire qu'elles ne répondent pas totalement (ou pas très concrètement) à mes inquiétudes.
"Cela ne veut pas dire qu'une relation secondaire est moins aimée, moins belle, moins riche qu'une relation principale.", dites-vous J'aimerais bien croire cela mais justement les termes "principale" et "secondaire" laissent tout de même largement planer le doute. Concrètement je me demande quand même comment supporter que l"autre" soit LA référence, celle dont on ne pourrait se passer, etc.
Et en fait je ne vois pas ici de témoignages de gens vivant cette situation de "relation secondaire". Comment arriver à bien la vivre? Est-ce même possible si l'on a pas soit-même une relation "principale"?

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Siestacorta

le vendredi 16 mai 2014 à 18h17

Kéa
J'aimerais bien croire cela mais justement les termes "principale" et "secondaire" laissent tout de même largement planer le doute.

Beaucoup de poly répugnent à employer ces mots à cause de ça.
Ils ont l'impression, en disant "secondaire", qu'il disent "pas important".
Or, dans le contexte poly, le "second" peut être indispensable. C'est d'ailleurs ce qui panique beaucoup de monos qui font fasse à nos attentes. Certains d'entre eux accepteraient des incartades et micro-évasions plus ou moins cachées, mais ils n'envisagent pas que l'attachement demeure.

Alors pourquoi cette tonalité réductrice, dans le terme secondaire ? Parce que des fois, il FAUT que ce soit dit comme ça. On ne promet pas la même chose à tous les gens qu'on va aimer, parce que, parfois, on a déjà construit une partie de sa vie et qu'on ne va sans doute pas recommencer, parce que tout simplement parfois on ne désire pas deux fois des relations équivalentes.
Ce qui serait réducteur, ce serait de croire qu'admettre qu'une relation sera prioritaire (pour elle on peut, par exemple, fonder un foyer, déménager, se définir comme la personne à contacter en cas d'urgence) ça équivaut à dire que les autres ne donneraient pas lieu à des "vrais" sentiments. Te voir comme ça, c'est plus une peur qu'une réelle prise en compte du réel de ce que tu vis avec ton amoureux, si j'ai bien compris ton récit.

Bref, je suis pour la reconnaissance de la valeur inaliénable du secondaire :-) . Et personnellement, il m'est arrivé d'être le second pour certaines de mes relations, et c'est exactement ce que je souhaitais, parce qu'à ce moment là ça correspondait mieux à ce que je pouvais partager. Et oui, c'était sentimental, je me serai peut-être même pas embêté à parler de tout ça si c'était juste pour le sexe.

Ceci dit, ce n'est qu'une des façons de vivre en poly, il y a des gens qui chercheront quelque chose de plus symétrique, d'autre qui au contraire préciseront que leurs relations en plus de la monogamie resteront dans un cadre très limité...
Ce qui va être ton expérience et ce que tu en apprécieras ne dépend pas de comment on définit le polyamour, mais comment toi tu vas le vivre.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 16 mai 2014 à 20h40

Je crois qu'en amour (affectif, pas sexuel), attendre ce que l'autre ou les autres ne peuvent offrir, se résume à se faire des illusions. Etre une relation secondaire, car c'est aussi ce que je suis, par réciprocité, c'est aussi cela, à ce que je pense. Prendre l'autre lorsqu'il est disponible, ne pas s'incruster à son insu, etc... d'où l'intérêt de ne pas se focaliser et de s'épanouir aussi bien séparément qu'ensemble. Evidemment, là ce n'est que mon avis, je sais que d'autres ne seront pas d'accord...

Siestacorta
Parce que des fois, il FAUT que ce soit dit comme ça...

C'est honnête ainsi. Je plussoie.

Siestacorta
Ce qui va être ton expérience et ce que tu en apprécieras ne dépend pas de comment on définit le polyamour, mais comment toi tu vas le vivre.

Je n'aurais pas dit mieux. (+)

Kea
comment supporter que l"autre" soit LA référence

Pourquoi y aurait-il une "référence" ? Pourquoi te comparer ? Je ne comprend pas...

Kea
Est-ce même possible si l'on a pas soit-même une relation "principale" ?

Qu'est ce qui l'empêcherait ? Tu n'est que l'amoureuse de..., tu as une vie

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Profil

LuLutine

le samedi 17 mai 2014 à 00h27

gcd68
Tu as pu déguster toi-même le fruit de cet épanouissement pour le réveillon.

Euh, c'était quoi déjà ?

Kéa
Concrètement je me demande quand même comment supporter que l"autre" soit LA référence, celle dont on ne pourrait se passer, etc.

Oui alors bon... Ces choses-là ça change, tu sais.
Quelqu'un m'a dit un jour en pleurant, "Je ne peux pas vivre sans toi, tu es même ma seule véritable amie". Cette phrase était tout-à-fait vraie et sincère lorsqu'elle a été dite, mais les choses évoluent... Aujourd'hui, je compte pour zéro dans sa vie (ou en tout cas, pour pas grand-chose).
Je n'y suis donc plus du tout "LA référence", ce que j'étais à une époque.

Il n'y a pas de raison que "l'autre" reste pour toujours "LA référence absolue", même si c'est le cas aujourd'hui.
Comme le dit gcd, toi aussi tu vas trouver ta place, et qui sait, tu deviendras sans doute aussi une référence...d'une façon différente ?

D'autre part, s'il ne peut pas se passer d'elle, ça n'implique pas qu'il peut se passer de toi. Tu peux bel et bien devenir une autre personne dont il ne pourra pas non plus se passer. Comme le dit Siesta

Siestacorta
dans le contexte poly, le "second" peut être indispensable.

Kéa
Et en fait je ne vois pas ici de témoignages de gens vivant cette situation de "relation secondaire". Comment arriver à bien la vivre ? Est-ce même possible si l'on a pas soit-même une relation "principale" ?

Ben, depuis un an je n'entretiens plus de relation principale.
Mais j'avoue que je ne me suis pas fait des noeuds au cerveau parce que toutes les relations que j'entretiens seraient "secondaires".
(Secondaires au sens où je ne fais actuellement pas de projets de vie avec les partenaires concernés, pas au sens où ces relations ne compteraient pas hein ! Au contraire pour moi toutes les relations, "principales" ou "secondaires", ont la même importance - ex-aequo avec un certain nombre de mes relations amicales aussi - car je ne fais pas de hiérarchie du genre "Je tiens plus à Machin qu'à Bidule"...ça rejoint d'ailleurs ce que te disait Siesta plus haut.)

Je dirais que "ne plus entretenir de relation principale" chez les polyamoureux, c'est peut-être l'équivalent de "devenir célibataire" chez la plupart des exclusifs ?

D'ailleurs vu par un mono, mon mode de vie actuel serait clairement celui d'une célibataire qui fréquenterait des sex-friends/libertins/plans cul etc., puisque du point de vue mono, si on n'a pas de projet de vie, c'est forcément "pas sérieux", "pas une vraie relation" - quelle absurdité quand on y pense, bref.

Donc, se faire des noeuds au cerveau parce qu'on n'entretient que des relations "secondaires", ce serait pour moi un peu comme se prendre la tête parce qu'on est célibataire. Je ne pense pas que ce soit forcément justifié.

Je crois qu'il faut être autonome, capable de vivre pour soi, d'être heureux par soi-même. Je crois que dans les deux cas évoqués (célibat ou relations secondaires) ça permet de vivre les choses sereinement.

Si tu te sens "relation secondaire", est-ce que te considérer comme "célibataire" en un sens, ne pourrait pas t'aider ?
Rien n'empêche d'être célibataire et heureux.
Rien n'empêche d'être "relation secondaire" et heureux...

Ce que gcd résume bien :

gcd68
s'épanouir aussi bien séparément qu'ensemble

Pour conclure, je répéterais qu'aucune situation n'est éternelle. Donc, même si tu n'entretiens pas de relation principale aujourd'hui, rien n'empêche que ce soit le cas un jour (comme l'a évoqué également gcd).
Tout comme dans le monde "mono", on peut vivre des périodes de célibat et des périodes "en couple"...

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(compte clôturé)

le samedi 17 mai 2014 à 08h35

Lulutine
Euh, c'était quoi déjà ?

Tu faisais peut être parti des végétariennes ? Bon pâte d'amende, entre autres (+ salaisons).

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Profil

LuLutine

le dimanche 18 mai 2014 à 09h52

Ha oui, la salaison je ne mange pas !
La pâte d'amandes, j'ai peut-être goûté par contre, mais y avait tellement de choses, difficile de se souvenir de tout !

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(compte clôturé)

le dimanche 18 mai 2014 à 11h26

J'en reviens à Kea et au post de Siestacorta qui dit entre autres concernant la relation principale : "se définir comme la personne à contacter en cas d'urgence". J'ai un réel "malaise" par rapport à cela. A ce niveau là, s'il m'arrivait quelque chose, ou s'il arrivait quelque chose à l'une de mes relations secondaires, j'aurai la même attitude : premièrement vouloir prévenir (si c'est moi qui ai un accident de la vie) et être prévenu (si c'est une des personnes que j'aime en dehors de mon couple qui est dans une situation grave). C'est extrêmement important pour moi de savoir que chacun va bien et que "pas de nouvelles = bonnes nouvelles". Il m'est impératif que mes relations secondaires aient accepté de faire la démarche de communiquer mon numéro de téléphone a un membre de leur famille avec consigne de m'appeler si nécessaire. C'est presque phobique chez moi. Je serai mal si il leur arrivait quelque chose de grave mais si en plus personne ne me prévient...
Tu comprends Kea, ils ont vraiment beaucoup d'importance pour moi, vraiment beaucoup. Ils ne sont pas rien dans ma vie et je ne suis pas rien dans la leur.
L'amour ne se résume pas à rivaliser en terme de vie commune ou de temps passé ensemble ou encore moi, pour moi en tout cas, en terme de prouesses sexuelles. D'ailleurs, ce ne sont pas nécessairement les plus proches géographiquement avec qui je passe le plus de temps. J'ai aménagé une chambre d'amis, entre autres, à cet effet, accueillir sur plusieurs jours.

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Louann (invité)

le lundi 19 mai 2014 à 14h20

Bonjour,

Kea je ne suis pas dans ton cas mais beaucoup de personnes le sont ! Ce serait heureux qu'elles passent par là et puissent nourrir encore ta réflexion.
J'ai l'impression qu'être liée à une personne ayant plusieurs lien "amoureux" alors que nous n'en avons qu'un est souvent difficile les premiers mois ; voire très difficile ou insupportable. Cela dépend de beaucoup de chose, ton histoire, ton expérience de cette manière de se lier aux autres ... Peut être que si tu parvenais à préciser ce que tu entends par le fait qu'elle est "LA référérence", tu comprendrais comment sortir de ce sentiment. Qu'est ce qui te fait sentir cela ? des mots ? des gestes ? le temps qu'il passe avec cette personne ? habite t'il avec elle ? n'a t'il pas envie justement de découvrir autre chose en te rencontrant ? Est il ouvert à créer un univers, un imaginaire qui vous soit propre à tous les deux, unique ?

Donne nous de tes nouvelles !

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kéa (invité)

le mardi 20 mai 2014 à 17h52

Je remercie chaleureusement ceux qui, par leurs réponses, m'aident à prendre du recul par rapport à mes craintes ;)!
Pour répondre à Louann, si j'ai posté sur ce sujet c'était aussi parce qu'en effet je pensais que d'autres pouvaient être touchés par ce sujet (et que je n'avais jamais rien vu passer dessus, alors qu'il y a des témoignages nombreux sur la difficulté de voir arriver le-la petit-e dernier-e).
Je ne voulais pas développer sur mon cas personnel pour ne pas encombrer, parce que il me semblait qu'en arrivant à un cas beaucoup plus particulier cela serait moins intéressant pour les autres.
Mais je veux bien essayer de développer un peu. L'amoureux dont je parlais a donc quelqu'un qu'il considère comme sa compagne de vie. Ils n'habitent plus ensemble depuis longtemps et on pourrait considérer que ce sont surtout de "simples amis". En réalité, ils se sont construits ensemble, ont partagé des choses très importantes. Peut-être est-elle un peu comme sa jumelle. Aujourd'hui son équilibre est très largement lié à elle. C'est celle vers laquelle il se tourne d'abord, qu'il s'agisse de questionnements intimes ou politiques par exemple. Elle est celle qui a son absolue confiance, l'étalon de la valeur des choses.
Je suis sûre qu'il m'apprécie, que mon regard l'intéresse mais qu'il ne lui est pas essentiel.
Notre relation n'a que quelques mois, donc j'imagine que les choses peuvent évoluer. Mais vu que j'ai un petit pincement et que je sais par ailleurs que toutes ses relations précédentes ont capotées (parfois au bout de plusieurs années) au moins en partie en raison de ce lien très fort pour cette autre femme, je me dis que peut-être ce serait bien que je réfléchisse sur le sujet ;)!

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(compte clôturé)

le mardi 20 mai 2014 à 18h17

Peut être, Kea, devrais tu te demander la raison exacte de chaque séparation avec les les autres. Que sais tu exactement de cela. Et d'ailleurs, partir dans cette optique, c'est en effet perdu d'avance.

Si elle a autant d'importance que cela pour lui, pourquoi ne pas apprendre aussi à la connaitre. D'autre part, reconnaitre ce lien précieux et l'accepter permettra d'établir un équilibre. Savoir et avoir compris qu'ils sont importants l'un pour l'autre, c'est bien. Comprendre que s'ils ne vivent pas ensemble reprend ce que je dis souvent : amour et vie commune sont à dissocier, l'un ne permet pas toujours l'épanouissement dans l'autre. Ils en sont un flagrant exemple.

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Profil

LuLutine

le mercredi 21 mai 2014 à 02h05

gcd68
Peut être, Kea, devrais tu te demander la raison exacte de chaque séparation avec les les autres. Que sais tu exactement de cela. Et d'ailleurs, partir dans cette optique, c'est en effet perdu d'avance.

Si elle a autant d'importance que cela pour lui, pourquoi ne pas apprendre aussi à la connaitre. D'autre part, reconnaitre ce lien précieux et l'accepter permettra d'établir un équilibre. Savoir et avoir compris qu'ils sont importants l'un pour l'autre, c'est bien. Comprendre que s'ils ne vivent pas ensemble reprend ce que je dis souvent : amour et vie commune sont à dissocier, l'un ne permet pas toujours l'épanouissement dans l'autre. Ils en sont un flagrant exemple.

Pas mieux (+) (+) (+)

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(compte clôturé)

le mercredi 21 mai 2014 à 11h02

Kea ???

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Profil

bouquetfleuri

le jeudi 22 mai 2014 à 09h16

Que de belles choses sont écrites sur ce fil !

Ce n’est pas parce que je le dis que c’est vrai, mais pour moi, on touche ici au fondement du poly-amour, en pointant des paradoxes importants.

Par exemple, le paradoxe du « même ». On se sent, on se sait poly-amoureux parce qu’on accepte sa capacité d’aimer plus d’une personne à la fois. C’est ce même-là que l’on cherche chez l’autre et il n’est pas contingenté par les sens. Les relations en revanche, le sont. Et c’est une erreur manifeste de penser, ou de vouloir que ce soient les relations qui soient mêmes.
Il y a donc une première relation, une deuxième, une troisième, une quatrième et j’arrête l’énumération pour ne pas avoir à dire qu’au-delà, on est plus dans la consommation (ce qui est très agréable, mais pas identique) que dans le poly-amour. L’ordre de ces relations importe peu, la manière de les ordonner également et il n’est ni fixe, ni rigide. Il peut être chronologique, sentimental, professionnel, etc. Mais il y a un ordre, nous ne sommes pas les enfants de Bouddha, mais d’Aristote.
« la valeur inaliénable du secondaire » selon les termes de Siestacorta est une valeur entière, construite avec ses sens et son esprit. Et la réciprocité dans une relation ne s'exerce pas dans l’ordre. On peut très bien être la relation secondaire de quelqu’un qui serait la relation primaire pour soi.

« Notre relation n'a que quelques mois, donc j'imagine que les choses peuvent évoluer. Mais vu que j'ai un petit pincement et que je sais par ailleurs que toutes ses relations précédentes ont capotées (parfois au bout de plusieurs années) au moins en partie en raison de ce lien très fort pour cette autre femme, je me dis que peut-être ce serait bien que je réfléchisse sur le sujet »
Cela introduit le deuxième paradoxe : une relation nouvelle est toujours nouvelle par essence, je veux dire naïve ou native et on est bien tenté de construire quelque chose de nouveau. Mais ce ne sont pas les rencontres qui construisent nos histoires, mais nos histoires qui construisent nos rencontres, devenant elles-mêmes nos histoires etc.
Cela pose la question du respect, c’est-à-dire de l’effort à faire pour « comprendre » l’autre tel qu’il est. Le respect étant un des quatre piliers de la relation d’amour (selon Fromm).

« Je ne voulais pas développer sur mon cas personnel pour ne pas encombrer, parce que il me semblait qu'en arrivant à un cas beaucoup plus particulier cela serait moins intéressant pour les autres » Je lis dans cette phrase tout ce que j’aime chez les gens qui mesurent comment tout le monde vit la même chose en l’exprimant différemment.
C’est l’hypothèse heuristique du poly-amour et la justification d’un forum. Merci kéa

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