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Paumée avec un polyamoureux

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(compte clôturé)

le dimanche 30 juin 2013 à 10h30

L'un de mes affectifs dit toujours quand je vais mal : après la pluie, le soleil revient toujours.
Je ne sais que te dire, sauf que l'on me compare souvent à cette étoile, alors je t'en envoie un rayon...
Bisous

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aviatha

le dimanche 30 juin 2013 à 19h05

Merci je prends :-) Tout est bon à prendre en ce moment

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alps

le lundi 01 juillet 2013 à 23h57

cte suicide emotionnel. J'espere qu'il te le rendra bien. PArce que tu le mérites. Mais c'est assez fou ce que tu fais. Parce que là tu as soumis ta volonté à la sienne. typique de''une relation maitre esclave...

faut que quelqu'un le dise. C'est moi :)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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aviatha

le mardi 02 juillet 2013 à 20h37

Une chance que je sois dans un bon jour... (Hier il m'a emmenée au ciné et au resto, donc je suis dans un bon jour)
1- On utilise pas des mots au hasard comme ça. Le suicide émotionnel ou suicide psychosomatique est un phénomène particulier, et je n'aime pas qu'on me l'attribue alors que je traite ma dépression, merci.
2- Le principe de l'amour, c'est qu'on ne rend pas et qu'on attend pas de retour. Tout parent qui a élevé des ados le sait, on se plie en quatre pour eux pendant des années et ils le rendent plus que mal, mais ce n'est pas ce qu'on leur demande, et l'amour n'est pas un prêt bancaire.
3- C'est fou ce que je fais, sans doute. Moins fou que ce que je faisais quand j'étais suivi en psychiatrie, moins fou sans doute que ce que je finirais par faire si je n'avais pas pris cette décision. Et sans doute moins irréparable...
4- Si tu as étudié un peu la dialectique de l'esclave, tu sauras que c'est justement l'esclave qui a le pouvoir dans la relation. Et je le vois au quotidien. Bien sûr que j'ai accédé à sa volonté, mais je vois comment il guette chacune de mes réaction, scrute le moindre froncement de sourcil, s'inquiète du moindre soupir, demande mon aide ou mon accord pour la plus petite chose... je ne suis pas sûre que cela sois beaucoup plus reposant pour lui.
5- En revanche, je trouve ce genre de phrases lapidaires (et erronées) que tu balances ainsi dangereuses. Si elles avaient été assénées à quelqu'un d'émotionnellement fragile, psychiquement instable ou ayant des pensées suicidaires, elles auraient pu être dévastatrices... une chance que je sois dans un bon jour.

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alps

le mardi 02 juillet 2013 à 20h52

ta reponse interdit tout dialogue honnete.

restons en là.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le mercredi 03 juillet 2013 à 01h49

alps
ta reponse interdit tout dialogue honnete.

Parce que les tiennes ouvrent au dialogue ?
Pour la plupart je dirais que ce n'est pas le cas.

Moi je trouve qu'aviatha t'a répondu de manière argumentée et solide.

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Clown_Triste

le mercredi 03 juillet 2013 à 08h45

Je sais qu'il est difficile de rester indifférent(e) face au trollage en règle mais ne nourrissons pas le troll (sans quoi il s'incruste, ravi d'exister en bousculant les autres).

C.T.

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Siestacorta

le mercredi 03 juillet 2013 à 10h48

aviatha
moins fou sans doute que ce que je finirais par faire si je n'avais pas pris cette décision. Et sans doute moins irréparable...

Bon, mais quand même, même en plaçant les relations amoureuses comme des éléments nécessaires et centraux dans nos vies, poser une relation spécifique comme une condition vitale, c'est pas encore ça, point de vue équilibre.

Je lis à travers tes posts que tu continues un travail, que tu connais la valeur d'une prise en charge psy, mais je veux dire, n'oublie pas le biais qui pousse à réfléchir ainsi en termes vitaux est probablement antérieur à la relation avec ton homme.
Tu évoques plus ou moins directement le suicide ; cette logique, tu l'as construite avant le vécu auquel tu l'appliques.

Et, pour ce que j'en pense sans aucune expertise, ça déforme l'interprétation des ressentis amoureux. Tu parlais d'une relation "parfaite", à l'origine, de la brisure constatée... Mais le besoin de totalité que suppose l'idée de suicide peut aussi avoir conditionné ton besoin de voir la relation comme ça. C'est la perfection du crystal, c'est plus pur et plus dur que tout, mais c'est fragile parce que c'est dur.

Bref : si tu t'adoucis à l'intérieur, si tu arrives à plus te ressembler à celle qui se manifeste dans souplesse de tes tendresses de vie de théâtreuse, tu risqueras moins de casse, et tu seras peut-être moins en danger.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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aviatha

le mercredi 03 juillet 2013 à 14h01

Ce n'est pas une relation spécifique comme condition vitale, c'est la gestion du chagrin qui est vitale. J'ai eu le même problème, il y a des années, lors d'un deuil particulièrement violent.
Et, pour y avoir longuement réfléchi avec ma psychiatre, le suicide n'est pas une logique, un besoin de totalité ou d'absolu, c'est une réaction extrême qui a pour but (du moins dans mon cas, je sais, il y a des suicides idéologiques, pour cause de maladie incurables et autres) de mettre un terme à une souffrance extrême. C'est comme préférer dormir quand on a la migraine plutôt que de continuer à bosser, il y a un stade de douleur au-delà duquel on ne voit pas trop quoi faire d'autre.
Je ne sais pas si je "vois" ma relation d'une certaine façon. En fait, j'ai essayé d’interpréter et de mettre des mots sur ce que je ressentais naturellement, sans y penser, parce que avec cette histoire le ressenti calme, confiant et apaisé que j'avais s'est mué en une sorte de cancer, comme si j'étais en permanence rongée de l'intérieur.. Mais tout est donc interprétation a posteriori, ça vaut, ce que ça vaut.
Après, je le reconnais, je suis quelqu'un de "total", et je veux les choses entières, mais c'est ce qui fait que les choses marchent : je ne voulais pas me contenter d'une demi-guérison, d'une demi-réussite, de bien m'entendre avec l'autre, je voulais une autonomie totale, une réussite totale, je le voulais lui en entier, même si c'était avec tous ses défaut (et c'est aussi ce besoin de totalité qui fait que je l'ai accepté comme il était et dans ce qu'il faisait, et pas que je me suis braquée dès qu'il a parlé d'une autre fille). Maintenant que cela m'a abimée, j'ai dû prendre une décision. Les deux autres fois de ma vie où cela c'était manifesté, j'avais choisi d'abandonner, de fuir, de laisser tomber, et les conséquences pour moi ont été dramatiques à chaque fois. J'ai appris. Cette fois je ferais face, je ne pars pas.
Quand à la souplesse et la tendresse... je crois qu'elles sont à la hauteur de mes exigences et de mes crises d'autorité volcaniques ^^ Les gens qui travaillent avec moi le savent, je suis d'une grande tendresse avec eux parce que je suis très exigeantes et, étrangement, je leur explose au visage parce que je leur fais confiance. Je n'ai que des extrêmes, il me semble...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Clown_Triste

le mercredi 03 juillet 2013 à 17h04

Je crois qu'on a trouvé la "James Cameron-ette" française :)

C.T.

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aviatha

le mercredi 03 juillet 2013 à 17h24

BAOUM EXPLOSION !! ^^

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alps

le mercredi 03 juillet 2013 à 22h33

LuLutine
Parce que les tiennes ouvrent au dialogue ?

Pour la plupart je dirais que ce n'est pas le cas.

Moi je trouve qu'aviatha t'a répondu de manière argumentée et solide.

aviatha
1- On utilise pas des mots au hasard comme ça. Le suicide émotionnel ou suicide psychosomatique est un phénomène particulier, et je n'aime pas qu'on me l'attribue alors que je traite ma dépression, merci.

Je ne pense pas que lui repondre de manière argumentée soit souhaitable. En tout cas elle ne le souhaite pas. Et je respecte ce choix.

le troll.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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aviatha

le jeudi 22 août 2013 à 00h08

Quelques nouvelles pour tenir tout le monde informé (non parce que c'est vrai quand je lis les fils, il y a beaucoup de gens que le forum a soutenu un temps et qui ne donne plus de nouvelles, et je pense, au contraire, que c'est intéressant de suivre les histoires sur le long terme).
Mon cher et tendre et moi même avons passé une très belle semaine de vacances avec des amis, do,t certains sont au courant de la situation, entre autre à écrire une pièce qui nous tenait à cœur. Malheureusement, elle n'a pas eu le temps d'être finie, et nous appels se sont multipliés, histoire de continuer à travailler ça. Et puis un soir, alors que je l'appelais à propos de la dernière scène qui nous pose beaucoup de problème, je me suis sentie expédiée, alors que c'est quand même un projet commun qui a de l'importance, et une seconde avant qu'il raccroche, je l'ai entendue arriver et le saluer à la porte.
Et ça été la goutte d'eau qui fait exploser les digues du barrage. Sachant que je ne pouvais pas le rappeler parce que j'allais m'étrangler au téléphone (et parce que de toute façon il devait être très occupé avec elle qu'il n'avait pas vue depuis un mois), j'ai rédigé le plus long mail de ma vie, et tout est sorti d'un coup, comme une vague gigantesque et impossible à arrêter, une forme ultra-violente de chagrin et de désespoir que je n'avais pas connu depuis des années. Et j'ai tout envoyé sans me relire, parce que je savais que si je me posais, je ne l'enverrais jamais, et il fallait que ça sorte.
Il était effondré, il ne mesurait pas l'ampleur des dommages chez moi, il ne comprend pas pourquoi cela me fait tant de mal, il n'en a pas dormi de la nuit. Sans doute alertée par l'état dans lequel il s'est retrouvé, elle a enfin répondu à ma lettre, et elle et moi avons échangé plus d'une centaine de mails en quelques jours.
On s'apprécie beaucoup, elle me ressemble énormément dans certaines choses et, comme elle est plus jeune, j'essaye de la conseiller du mieux que je peux. Nous avons des conversations très franches et très aimables où nous sommes capables de nous dire avec toute la gentillesse du monde des choses qui passeraient pour de la violence extrême (je lui ai dit, par exemple, que je n'obligerai jamais mon cher et tendre à la quitter, parce que j'en ai rien à fou*** qu'il la quitte, je ne veux pas qu'il la quitte, je veux qu'il ne l'aime plus, et ça n'a rien à voir) sans jamais mal le prendre. Nous sommes toutes les deux d'accord : toutes les deux, cette situation ne nous va pas et nous fait souffrir, toutes les deux, nous voulons une relation monogame classique, toutes les deux, nous ne seront heureuses que si l'autre sort de notre histoire, toutes les deux, nous sommes prêtes à tenir jusqu'à notre extrême limite mais, toutes les deux, nous espérons que l'autre s'en tirera sans trop de casse (nos échanges sont toujours très chargés émotionnellement, elle m'a avoué plusieurs fois avoir juste envie de me faire un câlin pour se sentir rassurée, je lui ai proposé de passer chez moi à la rentrée). Et il se désole de voir qu'il y a de moins en moins de portes de sortie possibles.
Je pense, vous m'arrêterez si je me trompe, qu'il y a peu de "trio" aussi bienveillants les uns envers les autres et qui, malgré tout, savent qu'ils n'y arriveront pas. La situation pour moi est simplement d'une extrême violence. Ce n'est pas rationnel, mais, sauf dépêche de dernière minute, l'amour n'est pas particulièrement une chose rationnelle. C'est comme si chaque jour de plus à accepter était pour moi comme ramper à plat ventre dans un champ de verre pilé. Mais dire qu'on arrête ne nous sauve pas, on devient juste un co* planté au milieu d'un champ de verre pilé et qui ne bouge pas.
Lui-même m'ayant posé cette question, je crois, en plus, que j'en ai assez d'entendre dire que j'ai peur. Je ne suis pas un enfant qu'il faut rassurer dans le noir, je sais qu'il ne veut pas me perdre, je sais qu'il veut s'investir dans des projets, je sais qu'il m'aime, je n'ai pas peur, de rien. Juste, il est l'homme que j'aime et moi uniquement une des femmes qu'il aime (des deux, ou des dix, qu'est-ce que ça changerait de toute façon), mon amoureux est amoureux d'une autre et cela me donne un insupportable chagrin. Et il n'y a rien à comprendre. C'est comme dire "pourquoi est-on amoureux de untel plutôt que d'untel ?" parce que c'est comme ça, et qu'il n'y a rien à comprendre. Je pense, mais si vous avez des archives ou des anecdotes contradictoires, je veux bien les entendre, que rarement mono a eu des conditions d'entrée dans le polyamour aussi optimales, les a autant contemplées, avec autant de bienveillance, que je ne l'ai fait, et s'y est tout simplement refusé en bloc. Je comprends. Je sais ce qu'il ressent. J'ai de l'empathie, de l'amour pour lui, une sincère affection pour elle, et envie de la protéger, par moments je la sens si fragile. Mais, comme vous dîtes vous mêmes ne vous sentir véritablement "vous" que dans ce mode de vie, jamais je n'ai autant compris, avec autant de clairvoyance, que l'accepter comme je le fais aujourd'hui, c'est être profondément étrangère à moi-même.
Je vais me laisser un peu de temps, j'ai des examens à passer, il semblerait que mon cœur ait des ratés, donc je ne vais rien brusquer tout de suite. Mais je pense qu'une grande discussion à trois va s'imposer.

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Anarchamory

le jeudi 22 août 2013 à 00h47

aviatha
Ce n'est pas rationnel, mais, sauf dépêche de dernière minute, l'amour n'est pas particulièrement une chose rationnelle. [...] Juste, il est l'homme que j'aime et moi uniquement une des femmes qu'il aime (des deux, ou des dix, qu'est-ce que ça changerait de toute façon), mon amoureux est amoureux d'une autre et cela me donne un insupportable chagrin. Et il n'y a rien à comprendre. C'est comme dire "pourquoi est-on amoureux de untel plutôt que d'untel ?" parce que c'est comme ça, et qu'il n'y a rien à comprendre.

Il semblerait en effet que l'amour amoureux (la passion surtout), est une chose irrationnelle pour la plupart des gens, auquel il n'y a rien à comprendre. Mais ça ne dure pas éternellement. Peux-tu me rappeler depuis combien de temps tu es avec ton chéri ? Peut-être qu'au bout de quelques années tu verras les choses différemment.

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aviatha

le jeudi 22 août 2013 à 13h13

Cela a fait six ans en juillet très cher, et, même si cela fait très prétentieux à dire, je ne pense pas qu'il ne s'agisse que d'une phase appelée à ne pas durer. Il m'a connue shootée à la morphine en fauteuil roulant à ne pas pouvoir me doucher toute seule, il m'aide sans le moindre jugement de valeur à sortir de ma dépression, je gère son hyponchondrie avec le sourire et m'occupe de toutes les affaires que son léger handicap des rapports sociaux l'empêche de bien faire, ce n'est pas comme s'il n'y avait que l'amour. La vie au quotidien, les défauts et problèmes de l'autre qui prennent beaucoup de place ne nous sont pas inconnus. Peu de choses, même dans ses gros défauts, me dérangent chez lui, encore moins peuvent m'atteindre, sauf "tout ça". Parfois je me dis que je peux tenir, que je ne craquerai pas, mais c'est si dur de vivre tous les jours avec du chagrin.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le jeudi 22 août 2013 à 22h13

Bonjour,
je découvre ce site et cet échange très riche de confrontations; j'ai lu beaucoup de posts du début et des derniers mois... dès votre premier post vous écriviez:J'ai beau faire tous les efforts que je peux, j'ai beau savoir qu'il m'aime toujours et que je suis celle sur qui il se repose, qu'il est toujours l'homme sur qui je peux compter, "mon coeur de cela ne peut s'accommoder".
"je suis celle sur qui il se repose" montre bien le poids que vous portez et dont vous n'êtes pas encore déchargée; il ne me semble pas que l'idée d'avoir, de temps en temps un ami-amant, chaleureux, qui vous rassure et vous câline ait été évoquée: vous avez aussi droit au polyamour, même si la forme en est différente...il me semble que cela serait de nature à panser les blessures de ce chemin douloureux, réhabiliter votre image intérieure, mettre un petit pois dans cette balance où l'équilibre "plaisir-souffrance" ne me semble pas respecté... Qui a décidé que vous êtes condamnée à une monogamie (on devrait dire monoandrie !) dissymétrique à un "polyamour " difficile à vivre? Vous avez autant de droits que votre compagnon au plaisir, à la tendresse, à l'écoute...pourquoi ne pas les utiliser? Il n'est pas le seul homme au monde, regardez qui vous regarde, osez de temps en temps, ou ne serait-ce qu'une fois, vous vivriez une réhabilitation intérieure que des centaines d'heures de dicussion et d'échanges ne pourrons pas vous apporter;
Passez de "l'impossible" à "l'un-possible", seul le réel peut nous/vous rassurer...!
Et prenez bien soin de vous, soignez vous bien , aimez-vous là où est le manque, l'absence, le vide de la dépression...personne ne peut le faire à votre place !

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aviatha

le jeudi 22 août 2013 à 22h23

Si, mais je conçois que cela soit perdu un peu au milieu des posts, la possibilité à été évoquée, proposée, accordée, tentée. Et je n'en veux pas. Ce n'est juste pas "moi". J'ai des amis, dont certains très proches, d'autres très tendres, mais je n'en suis pas amoureuse, et avoir un ami-amant ne m'intéresse pas. J'ai essayé, cela ne me fait que me sentir plus mal, très peu en accord avec ce que je suis profondément, j'ai juste l'impression de me forcer. Je sais qui me regarde, à l'heure actuelle, si je le voulais, j'en aurais au moins deux (il y a un troisième dont je ne suis pas sûre), dont un avec qui j'ai essayé, qui est quelqu'un que j'adore, vraiment. Mais même une fois ces essais passés, ma réaction a juste été de dire "ça ne m'apporte rien, si ce n'est que j'ai l'impression de me forcer à manger un truc que j'aime pas, ça va pas me tuer, mais si je peux m'en passer, je m'en passe".
Et encore une fois, je n'ai pas besoin d'être rassurée, je n'ai pas peur, j'ai mal, je remets cette expression que j'avais utilisée et que je trouvais bien, c'est comme pour le deuil. On a pas peur, l'autre est mort, il n'y a plus rien à craindre, on a juste un très grand chagrin que rien ne comble.
Autre point, mais là je crois qu'il pourrait faire des heures et des heures de débats, je ne vois pas pourquoi je me devrais de l'affection et de l'amour, juste parce que je suis moi. Dans ma vie, j'aime et respecte les personnes bien, dont les actes sont bons et justes, et je me juge de la même façon. Et je ne peux pas m'aimer si mes actes sont contraires à ma conscience, je n'ai pas deux poids deux mesures pour moi et les autres, et malheureusement en ce moment, c'est le cas. Mais c'est vrai, je le sais, il faut au moins que je prenne soin de moi^^

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Anarchamory

le jeudi 22 août 2013 à 22h31

En même temps, si c'est pas son truc, c'est pas son truc. J'imagine bien qu'aviatha est consciente qu'elle a le "droit" d'avoir aussi des amoureux à "l'extérieur". J'imagine que ça l'intéresse et la motive tout autant que mon droit d'aller à la messe ou d'être "mono" :D
Par contre, tout n'est peut-être pas à jeter dans votre proposition (bon, puisque vous vouvoyez aviatha, je prends le parti de vous vouvoyer aussi).
Aviatha pourrait peut-être profiter de cette solitude partielle pour faire un maximum de choses qu'elle ne pourrait peut-être pas faire avec son chéri... et qui lui tiennent à cœur, bien sûr. Voir des amis, adhérer à une association, voyager, etc.
Ainsi, ces moments de solitude, de négatifs, pourraient peut-être devenir positifs. Ça lui permettrait peut-être de rompre aussi avec une certaine dépendance affective que je perçois dans ses propos, ce qui lui permettrait peut-être aussi de mieux accepter la situation.
Ensuite, je me demande si une part de ta souffrance, aviatha, ne viendrait pas du fait que ta "rivale" est tout aussi monogame que toi. Si elle était ouverte au polyamour, elle t'accepterait sans problème. Or, là, malgré l'affection que vous avez l'une pour l'autre, son "but dans la vie" c'est quand même qu'il te quitte pour qu'elle l'ait pour elle toute seule. Par conséquent, le temps qu'il passe avec elle est dangereux, car tu perçois toujours ce risque qu'il prenne une décision qui aille dans son sens à elle, et donc pas dans son sens à toi.
As-tu déjà essayé de penser à comment tu vivrais le truc si cette autre femme était "poly" ? Je sais, ce n'est pas évident de tirer des conclusions sur des situations purement théoriques, mais peut-être serait-il bon que tu médites sur la chose, non ?

(Désolé si je raconte des bêtises, je te suis de manière irrégulière... :-/ )

En tout cas, je confirme que j'ai rarement vu des "monos" aussi tiraillés dans leur vie avec un "poly"...

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Anarchamory

le jeudi 22 août 2013 à 22h32

Aviatha, nos posts se sont croisés.

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julia

le vendredi 23 août 2013 à 01h10

MetaZet

En tout cas, je confirme que j'ai rarement vu des "monos" aussi tiraillés dans leur vie avec un "poly"...

Tu en connais beaucoup des monos qui sont avec des polys ???

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