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Paumée avec un polyamoureux

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eveil_et_sens

le lundi 02 décembre 2013 à 14h12

Lu Lutine:

Rien est figé dans la vie donc peu être que j'aurais ta maturité dans quelques temps! Mais aujourd'hui tout est un peu plus compliqué car grâce a ce post j'ai réussi a expliquer a mon homme mon malaise, ma douleur et je lui est dit que cette situation me rendais malheureuse....
Il a mis un terme a cette relation parallèle car il ne souhaite pas que je sois malheureuse mais je rejoins Aviatha sur le fait que peu importe le décision prise il y a toujours une conséquence néfaste et ici c'est la culpabilité qui découle de cette décision car j'en suis a la base...

Quoi de plus dur que d'aimer sans souffrance ..... j’espère que tu retrouvera la force Aviatha car au vu de ta capacité d'analyse se serait du gachi :)

Merci a toi Lu Lutine pour partager ton expérience et donner de l'espoir dans un avenir incertain!!!

Ca fait du bien de vous lire car dans le partage d'expérience il y a la construction de soi . :-)

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eveil_et_sens

le lundi 02 décembre 2013 à 14h14

"quoi de plus dur que d'aimer en ressentant de la souffrance " pardon ma phrase n'avait pas de sens lol

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aviatha

le lundi 09 décembre 2013 à 16h58

Parce que la question m'a été posée sur un autre fil, je viens donner un peu de nouvelles.
J'ai décidé que cela suffisait.
J'ai pris des engagements (ne pas le juger, ne pas lui retirer mon affection, le protéger de ce que les autres pourraient en dire, la traiter avec respect et bienveillance, leur donner autant de temps que je pourrais, travailler sur moi si possible), je les ai tous tenus, et ils arrivent à leur terme. Parce que je ne peux plus. Je ne peux plus donner du temps encore et encore et encore.
Je lui ai dit, je lui ai expliqué de A à Z tout ce que je ressentais, comment je le vivais, et pourquoi je sais, de manière viscérale, que peut-être un jour, si la maladie guérit, je parviendrais à supporter la situation, mais je n'y serai jamais heureuse. Et je n'ai pas envie de faire tant d'effort pour une relation pour n'y être jamais heureuse. Et il comprend très bien que je ne peux pas faire beaucoup plus.

De son côté, il a des engagements à tenir aussi, notamment celui du long terme, qui était une condition sine qua non pour que leur relation se poursuive un temps. Et le long terme est là, puisque c'est là le plus loin que je peux aller. je lui ai laissé un délai assez long pour le tenir, parce qu'en face ce n'est pas un meuble, c'est un humain, et j'ai bien conscience que ça va être difficile. Mais ma patience a tellement été usée qu'il faut que ça cesse. Je ne demande rien de plus ou de surprenant que ce qui a été dit dès le départ entre nous trois, on ne pourra pas m'accuser de les prendre en traître, tout ce que je demande maintenant avait été négocié et exprimé dès le départ, même si c'était en espérant de ne jamais avoir à le respecter.

Mais même si le délai est assez long, la deadline est fixe. Et passé ce délai, s'il n'a pas voulu, faute de porte de sortie, qu'on s'en aille par la fenêtre, je prend un marteau et je défonce un mur pour sortir, fusse un mur porteur qui lui croulerait sur la tête.

Je suis fatiguée et ça suffit.

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oO0

le lundi 09 décembre 2013 à 17h39

J'imagine que l'une des pires choses que tu redoutes, c'est d'être accusée de les prendre en traître, de ne pas avoir fait d'effort, de ne pas avoir fait ce que tu as pu et de feindre que tu n'en peux plus. J'imagine que l'une des conditions préalable de la suite qu'elle qu'elle soit pour que cela se passe bien, c'est la reconnaissance de tes efforts et de l'état dans lequel ces efforts te laissent aujourd'hui. J'imagine qu'être accusée de ceci ou de cela ne produira que le sentiment, non pas d'être reconnue, mais méconnue dans tes efforts et le prix qu'ils t'en coûte.

Comme ce que tu appelles des efforts ne représente pas d'effort pour moi, je suis mal placé pour t'aider, mais j'ai l'impression que tu demandes une empathie où tu as besoin d'avoir le sentiment de passer en première. Pas après ce que lui ou elle ressent. Tu as, ici, besoin de plus d'empathie que tu ne peux en donner dans ton état.

Votre situation est exposée à beaucoup de malentendus possibles, d'où certainement l'impression d'y être prisonnière et que si tu ne peux être entendue, ...

Le seul conseil que je peux me permettre c'est de t'assurer que l'état de souffrance que tu exprimes ne passés pas pour des accusations, mais bien un besoin d'empathie et que, la dernier chose que tu as besoin, c'est d'être accusée ne fut-ce que d'accuser ou que sais-je. Le sentiment d'être reconnu(e)de part et d'autre allège considérablement une situation et les choix des personnes qui la partage ... justement parce qu'elle ne s'y sente pas comme un meuble ?

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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aviatha

le lundi 09 décembre 2013 à 17h48

J'avoue ne pas tout avoir compris de ta formulation, donc je vais tenter une réponse, et désolée si je suis à-côté.

Il y a peu de risque que ces efforts soient méconnus de part et d'autre. Elle même dit qu'elle ne sait pas comment je tiens le coup et qu'elle serait incapable de faire ce que je fais si elle était à ma place. Lui sait très bien à quel point cela me coûte mais aussi à quel point je le protège aussi de nos connaissances qui savent, quand ce serait tellement plus simple de me poser en victime. Et il est parfaitement conscient, aussi, que si la situation était inversé, il est probable qu'il ne pourrait pas la supporter mieux que moi.

Ce n'est pas vraiment une demande d'empathie, c'est un retour d'empathie. Cela fait des mois que je fais passer ce qu'ils ressentent avant moi, c'était un accord convenu, comme il était convenu que je pourrais pas faire cela éternellement et qu'un jour j'y mettrais fin.

Je te remercie du conseil, je pense que cela a été compris comme tel. La seule accusation que je m'autoriserai à porter à leur égard viendra s'ils ne tiennent pas leurs engagements. Parce que passer un marché pour obtenir quelque chose, et puis une fois qu'on l'a eu dire que finalement on a changé d'avis et on ne veut pas tenir sa part du contrat est pour moi une forme grave de trahison. Et si ça arrive, là, je vais sortir les dents.

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oO0

le mardi 10 décembre 2013 à 00h06

Je pense que tu as compris et même compris ce que je n'ai pas compris.

aviatha
Ce n'est pas vraiment une demande d'empathie, c'est un retour d'empathie. Cela fait des mois que je fais passer ce qu'ils ressentent avant moi, c'était un accord convenu, comme il était convenu que je pourrais pas faire cela éternellement et qu'un jour j'y mettrais fin.

Il me semblait bien que l'empathie était déjà là, mais que tu demandais une inversion de la tendance qui, ici, signifie notamment tenir sa part du contrat.

Je vais prendre un exemple où ce n'est pas moi qui ai tenu ma part du contrat et où elle a plus que montrer les dents. Finalement, le moment où elle s'est sentie le plus libérée, c'est quand elle a cessé de vouloir mordre. Je vais me permettre une citation de circonstance :

Nelson MANDELA
“Resentment is like drinking poison and then hoping it will kill your enemies.”

Ce que tu appelles une rupture de contrat engendre pas mal de ressentiment. Je le sais pour en avoir vécu quelques unes mémorables et le ressentiment qui en ressort tue plus qu'autre chose le moral. Sinon, je me rappelle que l'amie que j'avais trahie s'est, finalement, montrée extrêmement forte en mettant de côté son ressentiment et ne s'en est ressentie que mieux de sauver ce qui pouvait être sauvé : les années passées ensemble, l'épanouissement mutuel, etc. Nous sommes encore resté quelques années des personnes de référence l'un pour l'autre. Ce que je veux dire, c'est que la rupture du contrat reste une éventualité et que je t'invite à t'y préparer.

Par contre, je ne leur conseille pas de rompre ce contrat. Personnellement, j'y ai perdu une part de moi-même car il faut, après, toute sa vie vivre avec le tort causé par le sentiment de trahison qui en résulte et il en reste toujours quelque chose. Une fois que c'est fait, c'est fait, il faut vivre avec. Ensuite, une relation qui se construit sur une trahison décline souvent très vite. Finalement, rompre ce contrat ne peut que t'empêcher de choisir un jour librement de vivre pour toi-même une relation non-exclusive. Tant que tu t'y sens contrainte par une situation effective, tu ne peux te sentir libre de le choisir.

Plusieurs mois après notre séparation, après une aventure, elle est revenue vers moi prête à vivre une relation libre et, le fait qu'il n'y avait plus aucune contrainte, qu'elle se sentait libre de ce choix a joué pour beaucoup. Par contre, j'avais encore du mal à vivre avec le tort que je lui avais causé et j'avais perdu en sensibilité à cause de cela, ce qui a probablement nuit le plus au soin que nécessitait cette relation. C'est là, qu'il n'y a pas intérêt à rompre le contrat de confiance qu'il y a entre vous, parce que, après, même dans le meilleur des cas, il faut vivre avec la défiance engendrée par cette rupture, ne fut-ce qu'une certaine perte de confiance en soi. Reste que le respect de leur contrat ne signifie pas pour autant que tu changera d'avis, par contre, si tu veux en changer tu te sentiras beaucoup plus libre et, s'ils y regardent de plus prêt, ils se sentiront eux-mêmes plus libres plutôt que de continuer une relation parce qu'elle est déjà engagée. C'est aussi valable pour vous deux. Une relation peut s'interrompre, la seule chose dont elle a besoin pour se vivre, c'est de vouloir la vivre et de prendre le temps de la vivre.

Alors, voilà, même s'ils rompent votre contrat de confiance, tout ce que je peux te dire, c'est que te passer d'un doigt accusateur et vengeur ne pourra que te faire le plus grand bien. Si tu arrives dès maintenant à vivre en paix avec cette éventualité, sans avoir envie de montrer les dents sinon pour sourire voire rire, eux-mêmes ne se sentiront que plus libre de respecter votre contrat de confiance.

Nelson MANDELA
“Resentment is like drinking poison and then hoping it will kill your enemies.”

L'empathie que vous avez mutuellement su nourrir les uns vis-à-vis des autres vaut mieux que cela, non ? Cela ne t'empêchera pas dans le pire des cas d'avoir mal, de devoir vivre avec et eux aussi.

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aviatha

le mardi 10 décembre 2013 à 00h20

Je comprends très bien ce que tu dis, et si j'ai fait tant d'efforts, c'est justement pour éviter la rancune, qui est une chose que je redoute car j'en sais le pouvoir destructeur, et je n'ai pas besoin de ça.
Mais j'ai déjà passé l'éponge sur beaucoup, beaucoup de choses : des maladresses, des indélicatesses, des inattentions, des actes égoïstes, jmenfoutistes, attentistes, des propos froids, blessants, dérangeants, des choses qui me faisaient de la peine, qui faisaient mal, qui me faisaient violence. Et je ne demande pas d'excuse (en règle générale je suis contre, je préfère toujours que les gens réparent ou montrent qu'ils ont compris, les excuses ne m'intéressent pas). Et j'ai beaucoup patienté, beaucoup compris et beaucoup pardonné.

Mais la trahison, c'est ma ligne rouge. Je le sais, et je sais très bien qu'il en faut très peu pour que je perde mon calme et mon contrôle (même si la psychiatre me surveille de près). S'il y a trahison, donc acte égoïste et violent délibéré, je ne vais pas garder du ressentiment, je vais juste rendre le coup. Et je sais exactement où frapper pour tout détruire. Je n'en ai pas envie, et je lutte en moi-même pour croire que je peux leur faire une confiance aveugle et que cette pensée ne devrait même pas me traverser l'esprit.
Mais les gens comme moi sont des bombes en puissance, être stable en temps normal est un effort quotidien, il ne faut pas nous donner une raison d'exploser.
Et tu dis que ça n'empêchera pas d'avoir mal dans mon cas. Le fait est que si. Quand j'entre dans cette phase de destruction, rien ne m'atteint, rien ne me touche et rien ne m'arrête, et je n'en ai même pas le remord plus tard, ce n'est même pas moi à l'intérieur. Mais quand je suis lucide, j'ai peur de devenir ça, et je souhaite, du plus profond de mon être, qu'il ne m'y pousseront pas.

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Caline

le mardi 10 décembre 2013 à 06h24

"Mais la trahison, c'est ma ligne rouge. Je le sais, et je sais très bien qu'il en faut très peu pour que je perde mon calme et mon contrôle (même si la psychiatre me surveille de près). S'il y a trahison, donc acte égoïste et violent délibéré, je ne vais pas garder du ressentiment, je vais juste rendre le coup. Et je sais exactement où frapper pour tout détruire. »

Pour mieux comprendre ce que tu ressens, pourrais-tu donner des situations concrètes où tu te sentirais trahie et prête à rendre le coup ...
La "dead line"  es t-elle une obligation dans un contrat entre un partenaire poly et un qui ne l’est pas.
Merci pour la réponse à la question posée sur un autre fil de discussion (+)

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aviatha

le mardi 10 décembre 2013 à 13h41

J'ai très clairement spécifié dès le début, des semaines, des mois avant que leur relation commence, que s'il envisageait d'en faire un mode de vie il pouvait prendre la porte dans la minute qui suivait.

J'ai accepté de le laisser vivre cette relation pendant tout le temps qu'il m'était possible de leur donner, en disant dès le départ, et à eux deux, que je ne tiendrai sans doute pas suffisamment. Les choses ont commencé, et ce sont très vite dégradées, j'ai posé trois conditions qui servaient à me protéger, et à me permettre de leur donner du temps : je leur donnais tout le temps que je pouvais, toute la bienveillance, l'affection et la patience dont j'étais capable, je me faisais aidée médicalement si nécessaire, en échange de quoi leur relation n'était pas officielle, ne comportait aucun engagement entre eux et n'était pas sur le long terme. Ils étaient libres de refuser, mais dans ce cas je quittais la partie. Je ne les obligeais pas à accepter, mais il ne pouvaient pas m'obliger à rester.

Les conditions ont été acceptées, sans réserve, et j'ai tenu ma part du contrat, aussi bien et aussi loin que je le pouvais. Maintenant, s'ils avaient décidé d'officialiser leur relation ou de s'installer ensemble, c'était une trahison de leurs engagements. Cela n'a pas été le cas, ils ont été irréprochables là-dessus. Aujourd'hui c'est le dernier point qui va poser problème. Moi je suis à ma limite, donc le long terme est venu. Et si on me dit "oui, on a accepté cette condition pour que tu nous laisses ensemble, mais en fait on va pas le faire", c'est une trahison. Et là, le coup que je vais rendre va laisser du monde sur le carreau.

Je ne suis pas sûre de comprendre ta question sur la deadline, tu peux développer un peu ?

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homme_partit

le mardi 10 décembre 2013 à 14h27

aviatha, tu as subit une situation que tu ne souhaitais pas, ta résistance arrive à son terme, tu ne peux pas t'en vouloir, même si tu as été la plus forte des 3. Il est clair que si les conditions ont été acceptées à un moment, les diverses évolutions rendent caduques ces mêmes conditions aujourd'hui.

J'ai comme l'impression que tu as choisie d'"accepter" cette situation en t'oubliant, en surestimant ta capacité d'encaisser, en pensant que tes conditions seraient suffisantes pour cela.

J'espère que tu ne culpabiliseras pas de vouloir te retrouver.

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aviatha

le mardi 10 décembre 2013 à 14h37

J'ai toujours su que ces conditions ne suffiraient, elles permettaient de gagner du temps et de diminuer la souffrance, mais ça, ça a toujours été clair pour moi, et je l'ai toujours dit aussi clairement que possible. Et je pense qu'ils l'ont entendu. Hier, elle m'a écrit quelque chose qui m'a beaucoup touchée :
"Je ne sais pas s'il fera quelque chose, mais je le souhaite même si ça va contre mon sens. Car pour moi cela reste simple : si il ne veut plus de moi - même à contre cœur - je pars, et il le sait très bien. Là dessus tu peux être tranquille, je ne lui courrais pas après. Et qu’il prenne une décision en le disant clairement fera du bien avec tout le monde. Au moins mettre un terme à ce carnage en ce qui te concerne."
Je sais qu'elle comprend que je ne fais pas ça contre elle, mais pour moi. Et je ne peux le faire que parce que j'ai déjà donné tout ce que je pouvais donné. Sans doute que ça m'a épuisé, mais ça me permet aussi de prendre une décision en étant en paix avec moi-même, en me disant que, même si ça crée des dégâts derrière, j'avais déjà tout tenté.

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LuLutine

le mercredi 11 décembre 2013 à 00h37

aviatha
Et je n'ai pas envie de faire tant d'effort pour une relation pour n'y être jamais heureuse

Tu résumes bien ma position...sur les relations exclusives !
En fait, on doit être totalement opposées toi et moi. ;)

aviatha
Mais j'ai déjà passé l'éponge sur beaucoup, beaucoup de choses : des maladresses, des indélicatesses, des inattentions, des actes égoïstes, jmenfoutistes, attentistes, des propos froids, blessants, dérangeants, des choses qui me faisaient de la peine, qui faisaient mal, qui me faisaient violence. Et je ne demande pas d'excuse (en règle générale je suis contre, je préfère toujours que les gens réparent ou montrent qu'ils ont compris, les excuses ne m'intéressent pas). Et j'ai beaucoup patienté, beaucoup compris et beaucoup pardonné.

Hé mais t'as décidé de faire mon portrait là ? ^^
Non sérieusement, je fais pareil... Le pire, c'est qu'après ça, certaines personnes sont capables de m'en vouloir parce qu'à un moment, il y a eu la goutte de trop que je n'ai pas laissé passer, ou bien qu'à un moment, j'ai cessé de compenser leurs maladresses qu'ils auraient dû réparer (comme tu dis) mais ne le font pas !

(Bon, j'apprécie les excuses quand même, en particulier quand c'est le seul moyen de faire quelque chose par rapport à une erreur, parce que parfois, ce n'est pas réparable...!)

Bref y a des fois où je me dis qu'être conciliant avec les autres, sur le long terme c'est pas rentable...ils pensent que la variable d'ajustement ce sera toujours toi, et le jour où tu ne t'ajustes pas (parce qu'en fait, tu n'as pas à le faire "normalement" !) ils ne comprennent pas ! Et ils t'accusent ! Bon, j'espère que tu ne vivras pas ça...
Certaines personnes sont quand même conscientes de leurs responsabilités !

aviatha
Je ne les obligeais pas à accepter, mais il ne pouvaient pas m'obliger à rester.

Ca me paraît équilibré comme deal :)

Par contre :

aviatha
en échange de quoi leur relation n'était pas officielle, ne comportait aucun engagement entre eux et n'était pas sur le long terme.

Le problème du dernier point c'est qu'il est difficile de s'engager dessus. Enfin, on peut aussi s'engager et rompre à contre-coeur et être ensuite malheureux...bof.
Pour ma part, une relation qui ne devait pas durer (quelques jours ou semaines à la base) dure depuis plus d'un an et demi (même si on ne se voit pas souvent).
Même si on avait fait un pronostic au départ ("ça ne durera pas entre nous"), je n'aurais pas pris d'engagement de durée vis-à-vis d'un tiers !
'fin bon, ça c'est moi hein...

aviatha
j'ai tenu ma part du contrat, aussi bien et aussi loin que je le pouvais.

Oui, et puis t'as poursuivi un vrai dialogue, ouvert - du moins si j'en crois ce que tu dis, c'est l'impression que j'ai - et ils ne pourront pas t'accuser d'être partie en claquant la porte, en les maltraitant et/ou sans t'expliquer longuement et précisément.

aviatha
Je sais qu'elle comprend que je ne fais pas ça contre elle, mais pour moi.

C'est bien les gens qui comprennent ça. Bon, c'est vrai aussi que vous avez beaucoup dialogué, vous vous êtes soutenues l'une l'autre...
Mais j'espère que même si cela n'avait pas été le cas, elle l'aurait compris quand même !
Franchement, tu n'avais même pas d'obligation de faire tout ce que tu as fait !

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Caline

le mercredi 11 décembre 2013 à 06h53

Ce que je voulais te demander Aviatha ( et autres lecteurs également, par la même occasion) est - ce que cette dead Line doit - elle être clairement établie ou pas entre deux partenaires dont l'un est poly.
Je m'explique, pour le moment, mon compagnon ne voit pas trop sa deuxième relation puisqu'elle habite loin et qu'elle est serrée au niveau de ses RTT.
Donc je suis " toujours" la première relation, jusqu'à nouvel ordre. Puis il m'a clairement fait comprendre qu'il tenait beaucoup à me privilégier.
Mais je ne lui ai toujours pas spécifié quelles limites il ne devrait pas atteindre, n'en voyant pas l'opportunité.
Je crois qu'il le sait intuitivement, lui- même.
Je voulais juste que tu développes concrètement une situation où ton ex aurait dépassé les limites lui- même. Mais j'ai compris dans les posts suivants que c'était une histoire de durée dans la relation, le long terme comme tu le dis si bien.
Te poussant à casser la relation.
Parce que comme le dit si bien Rip, à propos du ressentiment ( j'adore la citation de Mandela ), je sais pertinemment que si c'est moi qui rompts pour une raison ou l'autre, il y aura une rancœur de mon côté pour avoir été amenée à prendre cette décision qui pourrait ternir une éventuelle relation d'amitié. Ce que je ne souhaite pas.
Perso, je pense que si la relation devait perdurer entre Lui et elle, je serais partisane d'une remise en question de la coexistence de deux partenaires et que moi, je m'efface doucement, en essayant de laisser la relation dans un état où l'on éprouve de l'empathie pour l'un et pour l'autre.
Ce sera d'autant plus facile qu'il n'habite plus avec moi depuis 6 mois déjà.
J'espère que j'ai été plus claire, à présent. Belle journée à tous!

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aviatha

le mercredi 11 décembre 2013 à 13h23

@Caline
Pardon, oui, il était évident que pour moi deadline était dans le sens délai limite, puisque là on parle de la tenue d'un engagement pris.
Si je puis me permettre un conseil, c'est justement de spécifier quelles limites ne doivent pas être atteintes avant qu'elles oient d'actualité, après, c'est bien plus complexe.
Soyons clairs, je ne casse rien, mon cher et tendre est un être libre, je lui dit juste que le temps de respecter sa parole est venu, parole qu'il était libre d'engager ou pas. Il l'a engagée, il a désormais le choix entre la respecter ou la trahir.
Et si je dois rompre de mon côté, la rancoeur sera celle que je ressentirais pour une trahison, quelle qu'elle soit et d'où elle vienne.
Si je comprend bien, toit non plus te pense que la situation ne sera pas vivable pour toi à long terme, lui as-tu dit ? Après, si tu préfères t'effacer, c'est ton choix et il est tout aussi respectable. Mais moi j'envisage de vivre avec cet homme, de continuer à construire des projets avec lui et, peut-être, un jour, une famille. Donc ce n'est pas une option pour moi (et tous les deux le savent depuis le début).

@LuLutine
Comme quoi, même diamétralement opposées, il semblerait qu'on est des points d'accord^^
Je vois bien ce que tu dis sur ce point d'engagement, et comme tu l'as dit, peut-être aurait-il mieux fallu ne pas le prendre. Mais il a été pris, et étant pris il disait "j'accepte de m'infliger ça à un moment donné pour que tu restes avec moi et permettes tout cela le plus longtemps possible", je suis restée, j'ai permis aussi loin que je pouvais, maintenant ce n'est plus de mon ressort. Comme tu dis, je me suis suffisamment expliquée sur pourquoi je faisais ça, et pourquoi une autre voie n'était plus possible.
Hier soir, elle est passée quand j'étais chez lui, chose qui n'arrive jamais, mais elle voulait me remettre une lettre en main propre. Elle a écrit deux pages sur le fait qu'elle "ne me remerciera jamais assez de tout ce que je leur ai offert", qu'elle a conscience de toutes les forces que ça m'a demandé, qu'elle me considère comme un modèle, quelqu'un en qui elle a confiance et que ça "la met en colère par moment de voir qu'il hésite entre elle et moi" et qu'elle me souhaite d'aller mieux bientôt. Donc tu vois, sans doute je n'étais pas obligée de faire tout ce que j'ai fait, mais j'ai le sentiment que ça en valait la peine. :-)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le mercredi 11 décembre 2013 à 14h09

Ah oui, j'ai pas dit que ça n'en valait pas la peine hein !
Point commun encore, moi aussi je fais parfois plus que ce que je devrais...et j'en ai souvent récolté les fruits mais...pas toujours !

Car, petit souci avec certaines personnes, c'est que le jour où je n'ai plus d'énergie du tout et où je me mets à faire juste ce qui est de ma responsabilité (et pas plus), là ces personnes ne comprennent plus pourquoi j'en fais pas 50 fois plus que ce que je devrais et me le reprochent !
Donc selon les gens que tu as en face, c'est à double tranchant...

Dans ta situation par exemple, si tu avais des personnes profiteuses ou peu empathiques ou qui ne captent rien, elles pourraient ne pas comprendre pourquoi tu n'acceptes plus ce que tu as accepté un temps (oui, ça a été spécifié clairement, je suis d'accord, mais tu sais, certaines personnes ne veulent pas entendre que certaines choses sont à durée limitée...).

Caline
Je crois qu'il le sait intuitivement, lui- même.

Faut faire très attention à ce genre de croyance !

Un partenaire qui est parti non seulement en défonçant le mur (pour reprendre l'expression d'aviatha) mais en laissant toute la maison s'écrouler avec, a probablement eu cette réaction parce qu'il croyait que je "savais intuitivement" où étaient ses limites.
Du coup, il ne communiquait pas clairement dessus. J'étais censée comprendre toute seule.

La preuve en est que je ne savais pas clairement ces limites, puisque visiblement je les ai dépassées. Aujourd'hui je ne sais toujours pas précisément en quoi, puisque rien ne m'a été expliqué clairement (ni avant le "drame", ni après).

Mais à part ça, c'est moi qui suis stupide bien sûr...

Bref aviatha dans son cas a explicité très clairement et précisément ses limites, je ne saurais te conseiller mieux que de faire de même.
Sinon, tu risques de tomber de très haut, et ton partenaire avec...

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aviatha

le mercredi 11 décembre 2013 à 14h22

Je t'avoue que je n'aurais pas fait tant d'efforts pour des personnes profiteuses ou peu empathiques, c'est justement parce que je ressentais ça chez elles que je me suis acharnée, sinon, j'aurais sans doute jetée l'éponge.
Et je ne peux que t'approuver sur le conseil à Caline !

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Siestacorta

le mercredi 11 décembre 2013 à 14h43

"ça la met en colère de voir qu'il hésite entre" toi et elle...
Donc à priori vu le ton du reste du message, elle est complexée. Et, sans que ce soit vraiment méchant, il y a un côté "passif-agressif" dans sa propre démarche. Elle dit qu'elle comprend, mais s'impose en même temps.
Cela dit, ta façon de gérer, même si dans le contexte, c'est "ton" fonctionnement, que c'est ce qui te protège le mieux toi et qui nuit le moins au relation, ça laisse la place à ce genre de réponses, indécisions de la part des autres.

C'est sans doute aussi quelquechose qui peut renforcer le blocage, si aucun ne pense que la décision pratique ne lui appartient.
Je pense qu'en pratique, c'est celui qui a la vision la plus claire de ses conditions qui doit les prendre en charge, au risque de pas aimer ça et d'être incompris.
Par ex, dans certains cas, j'ai dû (et parfois j'aurais dû) rompre parce que je savais que je n'arriverai pas à ce que je veux.
D'autres fois, ce que voulait l'autre n'était pas assez revendiqué pour que je sente la légitimité d'une décision de rupture ou de maintien, mais il fallait agir (on s'éloigne, on se parle plus pendant x temps, quand on se retrouve c'est pas chez nous) pour voir un cap se préciser.
Mais souvent, il s'agissait de faire dire à l'autre ce qu'il voulait exactement... Quitte, encore une fois, à ce que personne ne puisse être satisfait, mais qu'on ne cherche plus à l'être en vain.

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aviatha

le mercredi 11 décembre 2013 à 14h54

Elle s'impose, oui et non, je trouve au contraire qu'elle commence à s'effacer, à avoir un comportement qui lui permette à lui, de prendre une décision sans trop de remords vis à vis d'elle.
Et là ladécision pratique, j'ai clairement dit à mon compagnon qu'elle était dans ses mains, jusqu'à la fin de la deadline, après quoi elle passe dans les miennes sans retour en arrière possible.

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Siestacorta

le mercredi 11 décembre 2013 à 15h01

Caline

Mais je ne lui ai toujours pas spécifié quelles limites il ne devrait pas atteindre, n'en voyant pas l'opportunité.
Je crois qu'il le sait intuitivement, lui- même.

Un de mes leitmotiv : il y a des choses qui vont sans dire, mais qui vont mieux en les disant.
Le non-dit, c'est une souplesse, parfois, et ça permet d'apprendre avec l'expérience sans vouloir fourrer la situation dans des cases. On prend un risque, mais on se fait confiance à soi pour réagir correctement en cas d'imprévus.

Mais si, au lieu ne pas expliciter pour laisser se faire les choses et voir ce qu'on ressent, on explicite pas parce qu'on a trouvé ça inutile, on se retrouve à prendre prend des risques sans les avoir vu comme des risques...
On peut parfaitement bien vivre comme ça, tomber sur les imprévus sans les avoir jamais imaginé, les surmonter, mais faut avoir une très très grande capacité à se remettre des accidents de la vie amoureuse...
Perso, je ne me crois pas les qualités et les forces nécessaire pour ne pas prendre le temps de mesurer les risques en amont.

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Siestacorta

le mercredi 11 décembre 2013 à 15h09

aviatha

Et là ladécision pratique, j'ai clairement dit à mon compagnon qu'elle était dans ses mains, jusqu'à la fin de la deadline, après quoi elle passe dans les miennes sans retour en arrière possible.

Hmmmm comme je te dis, c'est peut être ton fonctionnement optimal, mais dire "la décision est dans tes mains", ce n'est pas prendre la tienne. Enfin, si mais pas si tu tiens pour acquis qu'il peut y avoir une "mauvaise" décision de sa part, à laquelle tu réagirais vindicativement.
C'est à dire "je te laisse la décision, mais si c'est pas celle que je veux, je te ferai mal/ je me ferai mal". Même s'il est assez adulte pour gérer les conséquences difficiles ensuite, ça reste quand même une motivation à préférer temporiser que choisir.
Tu ne décides pas, il sait que ça irait mal si il prenait pas la décision de rester avec toi, il peut être très rationnel et très affectivement compréhensible qu'il préfère repousser le moment de décider et rester dans l'insatisfaction actuelle.
Je ne dis pas qu'il n'a pas de bonne raison de décider : tout le monde en a autant que les autres. Mais il en a aussi d'excellentes de ne pas le faire, puisqu'il sait que toi ne l'as pas fait, et que l'autre partenaire non plus.

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