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Paumée avec un polyamoureux

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(compte clôturé)

le vendredi 12 avril 2013 à 15h03

LittleJohn
Euh, quelqu'un peut me rappeler d'où vient l'idée que plusieurs passions amoureuses ne peuvent pas coexister ?
(de mon point de vue, ça tient de la légende urbaine ^^)

Message modifié par son auteur il y a 9 mois.

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aviatha

le vendredi 12 avril 2013 à 16h01

A boucledoux
Je pense qu'il se serait décidé tôt ou tard. Tant qu'elle était dans l'attente (et lui aussi note bien, puisque aucun des deux ne s'étaient déclaré ouvertement), il était retenu par la peur, parce qu'il savait que je le vivrais mal d'une façon ou d'une autre. Mais le fait qu'elle soit sur le point de lui échapper (puisqu'elle est monogame) l'a fait paniquer et a hâté sa décision.
Quand à ce qui est de mon ressenti, j'avoue que je ne l'aide peut-être pas autant que je le pourrais, je minimise beaucoup les choses (on m'a pas mal dit depuis le début de cette discussion que c'était une mauvaise idée, mais nous n'avons pas encore eu l'occasion de reparler, notre semaine à tous les deux a été très chargée, peut-être lundi...) pour ne pas qu'il me dise que j'exagère ou que je cherche à le culpabiliser. Je vais essayer d'expliquer un peu plus les choses, on va bien voir comment il réagit.

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alps

le vendredi 12 avril 2013 à 18h32

Neo_67
Héritage des grands philosophes "modernes" (Descartes, Spinoza...), pour qui la passion est une inclination exclusive vers un objet.

Y'a pas que l'occident sur cette planète. En inde en chine chez les mayas il y a toujours eu beaucoup de monogames et pourtant raf des philosophes grecs.

Y'a aussi une réponse strictement scientifique et non idéologique à cette question. Ca depend essentiellement des drogues naturelles qu'il y a dans ton cerveau.

En clair le campagnol des plaines qui est un animal qui a un seul partenaire durant toute sa vie. En changeant sa drogue tu le rends volage. Et vice versa à ses cousins.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Apsophos

le vendredi 12 avril 2013 à 20h12

Le campagnol, ce modèle d'étude de la "passion amoureuse".

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alps

le vendredi 12 avril 2013 à 20h47

si ca peut rassurer tes a prioris. Ca me va.:)

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aviatha

le vendredi 12 avril 2013 à 20h59

Bonsoir à tous,

Désolée pour la dernière réponse que j'ai faite, quelque peu courte et sèche, mais j'avais peu de temps et du repos m'est imposé.
En effet hier soir après avoir fini tard (23h) une représentation importante (devant jury, comptant beaucoup pour mon prochain rôle et la suite de ma carrière) et particulièrement éprouvante (le personnage que j’interprète est trouble, sinueux, aux émotions volcaniques, à fleur de peu, ce qui n'est pas évident à jouer dans mon état), j'ai été invitée chez des amis, invitation que j'ai acceptée par angoisse de me retrouver seule après une telle dépense émotionnelle.

Ces amis, hommes, sont depuis longtemps intéressés par moi. Ils ne l'ont jamais caché, mais leur attentes étant physique et non sentimentales, notre amitié s'est poursuivie sans problème malgré mes refus. Seulement hier soir, quand l'un d'entre eux m'a pris dans ses bras, ça a été la goutte de trop. Tout ce que j'avais accumulé d'angoisse, de détresse et de chagrin depuis des mois en essayant de les contrôler et de les raisonner m'est tout à coup revenu de plein fouet au visage, tout, mon amour meurtri, mes projets en danger, mon sentiment de rejet, de délaissement, mes peurs les plus primitives, mes rancunes les plus secrètes, tout, tout, tout.

La crise a été, physiquement, très violente. Mes souvenirs sont très flous. Ils ont eu peur que mon cœur ne tienne pas et j'ai, paraît-il, montré des signes de détresse respiratoire inquiétants. J'ai fini par reprendre le dessus, mais cette "attaque de panique", puisqu'il paraît que ça s'appelle ainsi, m'a laissée épuisée. Je crois que, malgré toute la bonne volonté de mon amour, et malgré la force de volonté dont je suis capable, mon corps a décidé que ça suffisait.

Je vais mettre toute cette histoire entre parenthèses, j'en parlerait un peu avec lui, lundi, si j'ai la force, et surtout je vais essayer de me reposer. Je déteste me sentir faible, mais je ne peux objectivement pas grand chose dans cet état.

Je tenais à vous remercier pour vos conseils, que je garde précieusement, vos pistes de réflexion, que je prendrai le temps d'explorer lorsque j'aurai repris des forces, votre soutien et votre compassion, qui m'aident à me sentir écoutée et comprise, et votre présence, qui fait un peu de lumière dans la nuit où je me trouve actuellement.

Je reviendrai vous donner des nouvelles "du front", et sans doute entendre encore vos avis sur la tournure que les choses prendront.

Merci à tous du fond du cœur

Aviatha

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alps

le vendredi 12 avril 2013 à 22h17

Bon tu es clairement monogame. Il faut impérativement que tu te protèges toi. Ton ami doit décider s'il devient polyamoureux ou s'il redevient monogame. Toi pendant ce temps tu dois décider si tu décides de l'expulser de ton corps ou pas.

Je t'encourage à l'avenir à proteger avec plus de soin ton petit coeur. Il est vraiment très fragile et branché sur haute fréquence.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Nanou-monogame

le samedi 13 avril 2013 à 00h23

Bon courage aviatha, repose toi bien et prendre un peu ses distances ne fait pas de mal....ça te permet de voir les choses à plus grande échelle, bref de voir les choses peut être autrement.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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alps

le samedi 13 avril 2013 à 01h35

alps
si ca peut rassurer tes a prioris. Ca me va.:)

A noter que selon le milieu cette drogue peut cesser ou démarrer d'elle meme.

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Tamara

le dimanche 14 avril 2013 à 12h22

Tes blessures : "Je ne pense pas qu'elles sont possibles, ou même souhaitables, à soigner, en ce sens que je me suis appuyée dessus pour me construire. " Mais comment prendre soin de (soigner) ce colosse au pied d'argile ? Comment s'y prendre pour éviter qu'il ne s’effondre ? La vie nous transforme, nos corps changent, nos psychés évoluent. Il n'ai pas question de changer ta nature, ta sensibilité est magnifique elle fait de toi une artiste... sans doute que ton altruisme (pas a remettre en question non plus) est né aussi de tes blessures. Il nous permet une bonne image de nous-même, la reconnaissance dans les yeux de l'autre, s'aimer à travers l'autre... Bon il parait quand même qu'on ne peut donner l'amour qu'on a pas pour nous-même aux autres, que c'est une illusion...

Personnellement j'ai cruellement manqué d'amour dans mon enfance, me suis construite sur un l'autre : l'amoureux, l'amoureux éternel, ma moitié, mon socle... C’était une étape de construction essentielle, ça m'a raccrochée à la vie, mais ici bas tout fait son temps, puis...
Que d'attentes déçues, que de pression et rapport de force pour obtenir cet amour de l'autre de grès ou de force, que d'abnégation de moi-même pour un peu de reconnaissance, que de notion de devoir. Moi qui avais tans donné, moi qui avais tout donné je me retrouvé là démunie, abandonnée, trahie... Celui qui m'avais "sauvée" de ce vide d'amour devenait "mon bourreau" ... tiens ça me rappelle quelque chose de mon enfance...

Chaque histoire est unique, mais quand la si forte, si admirable, mais aussi si sensible et si fragile "petite femme" que j'étais a vacillé (pour toi c'est le polyamour, mais je ne pense pas que ce soit le fond du problème) je me suis fais aider, j'ai bien compris que pour moi il n'y avais que la thérapie qui pouvait m'aider à apprendre à m'aimer, (le prosac ou autre pour oublier non merci !!) Je suis du "clan des cicatrices", mes blessures sont une forces, je reste la même artiste si sensible. Et j'ai appris a mettre ce si magnifique altruisme à mon service aussi, le socle n'est plus l'autre et du coup c'est plus facile de le laisser libre de moi... En réalité je suis devenue encore plus altruiste en me faisant passer en premier, en devenant la personne la plus importante à mes yeux.
Pas évident quand on s'est contruite seule et qu'on est forte de faire ce pas là... Pas évident de trouver la confiance en l'autre (des fois faut en essayer plusieurs avant de trouver le bon, celui qui nous convient) ça demande aussi de l'humilité... Ma petite sœur préféré s'en sortir "seule" avec son vide intérieur, je respecte ses choix et je l'aime comme elle est . Elle a 30 ans et en ai à sa troisième tentative de suicide suite à des rupture amoureuses avec ou sans l'arrivée d'une tierce personne... Ne fais pas comme elle, la vie te propose une belle occasion de transformation intérieure, d'évolution, tes souffrances morales ne laissent pas de doutes tu as besoin quelques soit tes choix et ceux de ton compagnon d'une aide psychologique pour te sortir de cet état de souffrance. Quand le corps se met en panique il ne faut plus tergiverser, c'est dangereux. Quand c'est pas le risque de passage à l'acte suicidaire c'est "la décompensation", le scratch psychologique et les cachets ou le petit stage en clinique... Cela dit, de ça aussi on s'en sort...

Désolée pour le coté qui peut paraitre alarmiste, mais bon je ne veux pas tricher mentir ou cacher aux autres mes sentiments, mes émotions même sur un site avec des inconnues, surtout si on parle d'amour et qu'il y a souffrances. Et si je me trompe c'est pas grave, dans ce cas c'est tans mieux ! Le seul devoir que je me fixe est de me rester fidèle. J'ai en haute estime la Fidélité a soi-même elle implique de se connaitre et de se reconnaitre . Bon courage Aviatha <3 <3 <3 Et re Bon courage

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aviatha

le mercredi 17 avril 2013 à 13h45

Bonjour à tous,

Comme promis je viens vous donner quelques nouvelles du front. Je récupère doucement, j'ai encore des pics d'angoisse par moment mais mon appétit est revenu et je commence à mieux dormir. Il semblerait que le système nerveux est en fait choisi de faire un gros lâcher de vapeur pour éviter que la cocotte-minute n'explose, c'est déjà ça.

Mon cher et tendre avons parlé lundi soir. La discussion a été très difficile pour nous deux. Parce que je n'aime pas exposer mes faiblesses, mes failles, parce qu'il n'aime pas les voir quand il sent qu'il y a part.
Plus je vous lis et vous parle, plus je l'observe, plus je suis convaincue que la vie de polyamoureux n'est pas faite pour lui : il n'aime pas devoir expliquer ce qu'il ressent, expliciter les choses, les discussions de ce genre l'épuise moralement et pour lui (et je partage son avis), rien ne vaut ce qui est spontané, ce qui se comprend sans se dire, ce qui se devine chez l'autre sans besoin de parole.
Enfin bref. Malgré l'écrit, j'ai eu du mal à trouver mes mots. Je crois qu'il a l'impression que je l'accuse. J'ai essayé de lui faire comprendre ce qu'a dit siesta, à savoir qu'au départ je ne voulais pas laisser tout ce terrain-là, que j'aurais été d'accord pour un "à-côté", mais pour que ça devienne sérieux, non, et que j'avais l'impression que mon avis n'avait pas compté à cet endroit-là. Sa réaction a été un peu épidermique, puisqu'il estime ne pas avoir voulu que cela évolue ainsi, c'est arrivé, c'est tout.
Beaucoup d'autres choses que je détaillerai sans doute plus tard, néanmoins un point je pense peut vous intéresser : il ne se sent pas, malgré les derniers évènements, capable de savoir quand prendre une décision et il préfèrerait que je lui impose le moment où il devra faire un choix plutôt que de devoir prendre cette décision par lui-même, affirmant qu'il ne pourra pas m'en vouloir de toute façon d'en arriver à cette extrémité car cette situation "ce n'est pas ce qui avait été conclu à la base". Pour reprendre le débat avec littlejohn, savons-nous vraiment ce qui paraît injuste aux yeux de l'autre...

Hier soir, nous nous sommes parlé au téléphone. Ce que je redoutais est bel et bien là : il préfère largement la compagnie de l'autre, car avec elle il n'y a pas de "prise de tête", il n'a pas à discuter, il ne l'entend pas se plaindre... Bien sûr, j'ai un peu mal réagi en entendant ça, en me disant que tout ce que j'avais enduré c'était pour qu'il soit heureux, que je prenais sur moi pour lui faire de la place et que cela se passe bien, et que c'est finalement moi qu'on accuse de "gâcher le paysage".
Il est devenu agressif, et j'ai compris (du moins, je crois, c'est toujours beaucoup dire) : il ne supporte pas la vue de ma souffrance, sans doute parce qu'il s'en sent responsable. Je crois qu'il a fait le "choix" (mais est-ce qu'on choisi vraiment aveuglé par l'amour ?) de ne pas interrompre leur relation quand elle l'a proposé (parce qu'elle l'a proposé... quand je vous dit qu'elle est adorable) et qu'il ne veut pas regarder en face le prix à payer pour ça. Du coup, il se met sur la défensive. Je le comprend. Il a mal, il se défend, c'est normal.

A la fin du mois, nous partons quelques jours dans le nord, dans ma famille et mes amis pour mon anniversaire. C'était une idée à lui. J'espère que cela nous permettra de nous retrouver un peu. En attendant, je me suis dit que j'allais arrêter de lui parler de mon ressenti. Pas par lâcheté ou par évitement, mais parce que je le connais bien. Je sais que, même si ça donne l'impression de n'avoir rien donné, ou donné que du négatif, il a entendu tout ce que j'avais à lui dire. Je sais que chez lui, les choses mettent du temps à décanter, et que ça ne sert à rien de les lui répéter tous les jours, ça ne ferait que le brusquer. Et puis aussi parce que ces discussions m'épuisent et que j'ai besoin de repos.

Encore une fois j’attends avec impatience vos réactions, je ne sais pas trop si j'ai bien agi ou pas. Je crois que je nage encore un peu.

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(compte clôturé)

le mercredi 17 avril 2013 à 14h00

"Plus je vous lis et vous parle, plus je l'observe, plus je suis convaincue que la vie de polyamoureux n'est pas faite pour lui : il n'aime pas devoir expliquer ce qu'il ressent, expliciter les choses, les discussions de ce genre l'épuise moralement et pour lui (et je partage son avis), rien ne vaut ce qui est spontané, ce qui se comprend sans se dire, ce qui se devine chez l'autre sans besoin de parole."

Bon, moi quand je lis ça (je suis peut-être totalement à côté de la plaque, hein) je lis surtout que tu as affaire à un personnage qui se réfugie dans le non-dit parce qu'il ne veut pas affronter la vérité.
Je précise qu'il n'y a aucun jugement de valeur dans mon propos, c'est un constat.
Parce que "ce qui se comprend sans se dire" la plupart du temps ça n'existe pas. La plupart du temps c'est un gros malentendu qui émerge quand on croit se comprendre sans se dire. La plupart du temps, ça va mille fois mieux en le disant - et ce que tu vis en est la preuve : il ne veut pas dire non pas parce qu'il n' a pas besoin de dire, mais parce qu'il a peur.
Pour reprendre une expression qui m'est chère, les gens ne parlent pas la plupart du temps parce qu'ils estiment que ce qui ne se dit pas n'existe pas. Une fois que c'est dit, c'est comme l'éléphant au milieu du salon : on ne peut plus faire comme s'il n'était pas là.

Alors ça lui plaît pas et il ne veut pas en parler, ok. Il ne veut pas entendre ce que tu as à lui dire, ok. Mais dans ce cas, les difficultés de votre relation sont de sa responsabilité, pas de la tienne. Tu n'as à mon avis aucune culpabilité à avoir de sentir ce que tu sens - au contraire : toi tu fais face en essayant de verbaliser. Et si lui refuse les "prises de tête", c'est juste qu'il refuse la réalité de ta souffrance, de son attitude et partant, la réalité de votre relation.

Une personne qui refuse le dialogue et la verbalisation n'est pas "inapte" au polyamour ; elle est inapte à la relation tout court, exclusive ou non-exclusive.

Donc à mon humble avis qui n'engage que moi : si ça t'épuise tu as raison d'arrêter de vouloir dialoguer. Au moins provisoirement. Mais ne perd pas de vue que celui qui refuse le dialogue est largement plus responsable de la dégénérescence de la situation que celui qui cherche à le provoquer. Tu es très indulgente avec lui, peu avec toi-même ; c'est dommage et injuste.

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Cendre

le mercredi 17 avril 2013 à 15h26

Janis
Bon, moi quand je lis ça (je suis peut-être totalement à côté de la plaque, hein) je lis surtout que tu as affaire à un personnage qui se réfugie dans le non-dit parce qu'il ne veut pas affronter la vérité.

Et en même temps, c'est quand même un des grands plaisir de l'amour, en tout cas celui qui m'a fait véritablement craquer : l'impression d'être sur la même longueur d'onde, d'être en phase l'un avec l'autre. Avec B, on savait parfaitement que cette impression était illusoire, factice, créée par la chimie, et pourtant, on la cultivait soigneusement, parce qu'elle nous rendait heureux, tout simplement.
Alors qu'affronter la réalité, celle qui dit que l'on est seul, et que la seule personne avec on est sur de finir sa vie, c'est soi-même, bah, c'est beaucoup moins drôle.
Il faut être capable de faire les deux, je crois.

Aviatha, c'est ce que j'ai envie de te conseiller : te recentrer sur toi, prendre soin de toi, et à coté, profiter de tous tes bons moments, y compris ceux que tu as avec lui, et essayer de ne pas souffrir de l'avenir incertain : vous avez tous deux besoin de temps pour voir comment vous aller digérer ce changement fondamentalement dans votre vie, vérifier que c'est faisable ou non.

Vous êtes très jeunes, encore, l'avenir entre vous n'est pas tracé. Vu l'effort de communication que vous avez fait l'un et l'autre, on peut parier sans gros risques que vous resterez très attachés l'un à l'autre pendant des années encore, même s'il y a des coupures.
Si tu souffres trop, envisage peut être un break plutôt qu'un départ définitif.

Je me sens nulle dans mon écriture, je suis pas sure que cela te soutienne, mais maintenant que c'est écrit... J'espère que d'autres que moi sauront te réconforter, je sais combien la vie amoureuse peut influencer sur l'écriture d'un manuscrit et inversement...

T'en es où de ta thèse, elle est sur quoi ? On est quelques docteurs ici (même si bon, on peut pas dire que l'informatique soit très artistique)

Je voudrais t'envoyer toute mon empathie.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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aviatha

le mercredi 17 avril 2013 à 15h52

- A Janis
Pour ce qui est de la compréhension, Cendre a répondu pour moi. Et puis, nous avons fonctionné beaucoup ainsi pendant 5 ans, il n'y avait que les choses inattendues ou abruptes (du style, quand il est tombé amoureux d'elle) dont nous parlions beaucoup, parce que le reste se passait souvent de mots.
Il ne veut pas entendre ce que tu as à lui dire, ok.
Je pense plutôt qu'il n'y arrive pas. Il s'en ait beaucoup voulu hier soir, il m'a dit qu'il ne voulait pas dire ça et que bien sûr si je n'allais pas bien je devais lui en parler. Je pense vraiment qu'il essaye mais que c'est trop dur pour lui, du moins pour l'instant. En revanche je ne comprend pas bien quand tu dis qu'il a peur : je me suis toujours montrée compréhensive, cela m'étonnerait qu'il ait peur de ma réaction... ou peut-être voulais-tu dire autre chose ?

- A Cendre
Vous êtes très jeunes, encore, l'avenir entre vous n'est pas tracé. Vu l'effort de communication que vous avez fait l'un et l'autre, on peut parier sans gros risques que vous resterez très attachés l'un à l'autre pendant des années encore, même s'il y a des coupures. Si tu souffres trop, envisage peut être un break plutôt qu'un départ définitif.
Ça a été un des sujets sensibles. Je lui ai dit que, si on en venait à se séparer, je ne sais pas si je pourrais continuer à le voir pour le reste, à avoir avec lui le "reste" de cette relation (le soutien, les conseils...). J'ai peur de ne pas en être capable, sachant que je l'aimerais encore. Je me suis dit (et lui ai dit) que si je partais, il n'y aurait pas de retour possible, parce que je n'ai pas envie de rester dans l'attente tout le temps, et parce que je ne veux pas non plus qu'il se dise : "Bon ben, je tente ma chance avec l'autre, je te laisse de côté, mais si ça marche pas avec elle, je reviens avec toi.". Je ne veux pas être un plan B.
T'en es où de ta thèse, elle est sur quoi ? On est quelques docteurs ici (même si bon, on peut pas dire que l'informatique soit très artistique)
Je ne suis pas encore en thèse, justement, je cherche un directeur de recherche. Je soutiens mon mémoire en juin, et je travaille sur le langage, l'intelligence et la culture animal(e) (à ce sujet, après avoir pas mal lu sur le forum des choses sur le polyamour comme "état de nature", j'aurais beaucoup de choses à vous raconter, un jour que je serai plus en forme : les relations et les sentiments chez les primates sont bien plus diversifiés et complexes qu'on ne le pense^^). Au sujet de l'art, c'est autre chose, je le fais en parallèle, je suis un cursus au cours Florent après 5 ans de conservatoire. Sans doute cela joue-t-il aussi, les comédiens ne sont pas vraiment les êtres les plus sentimentalement équilibrés qui soient...

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(compte clôturé)

le mercredi 17 avril 2013 à 16h45

aviatha
Je lui ai dit que, si on en venait à se séparer, je ne sais pas si je pourrais continuer à le voir pour le reste, à avoir avec lui le "reste" de cette relation (le soutien, les conseils...). J'ai peur de ne pas en être capable, sachant que je l'aimerais encore. Je me suis dit (et lui ai dit) que si je partais, il n'y aurait pas de retour possible

Et tu ne vois vraiment pas ce qui pourrait lui faire peur ? :-)

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aviatha

le mercredi 17 avril 2013 à 16h47

... dit comme ça bien sûr...
Mais pour moi, parler c'est justement essayer de ne pas en arriver là. Du coup, peut-être effectivement qu'il pense que tant que je ne le dis pas, ça n'arrivera pas...
Je suis paumée, je pédale dans la semoule.

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Atreyu (invité)

le mercredi 17 avril 2013 à 16h51

Ici, la plupart des gens vont te conseiller de te remettre en question pour t'adapter à la situation, quitte à te faire comprendre que le problème vient de toi si tu n'y arrives pas.
Mais il y a une autre solution: si tu souffres de la situation que tu vis, tu peux aussi choisir de lacher prise et de passer à autre chose...

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(compte clôturé)

le mercredi 17 avril 2013 à 16h59

Tu n'es pas si paumée. Tu souffres, c'est pas la même chose ;-)

En fait je crois que tu te heurtes à un fonctionnement chez ton compagnon qui est très banal mais aussi très dangereux : la politique de l'autruche. (Attention, j'ai pas dit "très masculin" parce que je connais des filles qui pratiquent ça très bien aussi).
Et ça se dissimule derrière des tas de paillettes très romantiques comme ce que décrit Cendre : mais en amour, voyons, on a pas besoin de mots...

ben si.

On a besoin de mots dans toutes les relations humaines, sinon 9 fois sur 10 on aboutit à une situation de violence. Violence comme celle que tu subis et que tu nies en le défendant sur des points qui sont quand même difficilement défendables.

"Hier soir, nous nous sommes parlé au téléphone. Ce que je redoutais est bel et bien là : il préfère largement la compagnie de l'autre, car avec elle il n'y a pas de "prise de tête", il n'a pas à discuter, il ne l'entend pas se plaindre... Bien sûr, j'ai un peu mal réagi en entendant ça, en me disant que tout ce que j'avais enduré c'était pour qu'il soit heureux, que je prenais sur moi pour lui faire de la place et que cela se passe bien, et que c'est finalement moi qu'on accuse de "gâcher le paysage"."

Excuse-moi mais c'est très très très violent ce que tu as pris là en pleine poire. C'est même assez ignoble. Et tu as eu une réaction normale ! Moi aussi à ta place je l'aurais très mal pris :-)

Alors encore une fois, moi le seul conseil que je peux te donner c'est : respecte-toi. Respecte ta souffrance, écoute la. Ne lui cherche pas d'excuses (visiblement il fait ça très bien tout seul), ne cherche pas à le protéger lui. Cherche ta sécurité à toi.
Tu n'as aucune obligation à accepter une relation ouverte si tu ne le souhaites pas toi aussi. Si c'est trop, c'est trop. Et tu as le droit de te rétracter. Et s'il a peur de te perdre, c'est un problème qui lui appartient - et il a plein de solutions pour y faire face, par exemple au hasard accepter de trouver avec toi une solution négociée qui ne soit pas du "tout ou rien". Il y en a, mais pour les trouver il faut accepter de... parler.

Et une dernière chose : le temps. Il y a des tas de trucs qu'on ne veut même pas envisager à un instant T et qui deviennent tout à fait possibles plus tard. Pour le moment tu ne veut pas le voir autrement que dans le cadre d'une relation d'amour. Tu ne sais pas ce que sera ton sentiment pour lui dans 6 mois, tu ne sais pas ce que tu voudras avec lui dans 6 mois. C'est rien, 6 mois, dans une vie. Tu as la chance d'avoir d'autres activités très stimulantes et capables de t'occuper la tête. C'est une force. Appuie-toi là-dessus.

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Siestacorta

le mercredi 17 avril 2013 à 16h59

Atreyu
Ici, la plupart des gens vont te conseiller de te remettre en question pour t'adapter à la situation, quitte à te faire comprendre que le problème vient de toi si tu n'y arrives pas.

Ben en fait, c'est pas trop ce qui se passe.
On est plusieurs a avoir trouvé qu'aviatha prenait beaucoup trop sur elle, et que le mec semblait un peu fuir la responsabilité de prendre des décisions comme un adulte...

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aviatha

le mercredi 17 avril 2013 à 17h16

J'appuie Siestacorta (encore^^), au contraire j'ai même été assez agréablement surprise de ne pas avoir l'impression d'être "en territoire ennemi", et de voir qu'on me suggérait beaucoup de choses très différentes, à chaque fois avec des raisonnements différents mais toujours bien pensés.

A Janis
Il m'a fait la même réflexion, il a quelques années "arrête de chercher des excuses aux autres"...
Et tu as le droit de te rétracter. Et s'il a peur de te perdre, c'est un problème qui lui appartient - et il a plein de solutions pour y faire face, par exemple au hasard accepter de trouver avec toi une solution négociée qui ne soit pas du "tout ou rien".
J'avoue, j'ai pas trop saisi cette partie-là, à la fois sur l'histoire de se rétracter (mais je vois pas trop comment en fait), et à la fois sur la "solution négociée" (là j'ai pas trop pigé le concept).

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