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Polyamoureuse pas assumée

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ti-punch

le dimanche 25 août 2013 à 07h41

Bonjour à tous,
Je vais essayer de répondre à tous,mais je promets rien car le fil de discussion est vraiment long.
Je ne sais pas trop où en est mon épouse,étant en vacances nous avons décidé de mettre les discussions en stand-by pour pouvoir profiter de celles ci.
Ceci étant dit avant que nous partions,il y'a eu énormément de conversations douloureuses,calmes,dans la compréhension et houleuses,car contrairement à ce que vous semblez croire,nous sommes des gens très francs et brut de pommes (moi comme mon épouse) et c'est peut être en celà que vous percevez dans mes propos un manque de respect venant de mon épouse (ceci étant dit vous n'avez que mon point de vue) concernant le fait qu'elle me dit qu'il n'y aura pas de retour en arriere.
Quand elle me parle d'un non retour en réalité,c'est qu'elle suit une thérapie et qu'elle à énormément avancé et découvert son "moi" profond et ne se cache plus derriere des faux semblants pour etre socialement acceptée,ou par peur que moi même je la juge.
Donc c'est une femme qui apprends à vivre pour elle par elle et non pas pour elle par moi.
Après il est vrai qu'elle ne sait pas où elle en est,elle est amoureuse de lui ça c'est sûr,elle veut avoir un/des rapport(s) avec lui,et ne sait pas jusqu'où ça va aller en durée avec lui.
Par contre elle à des propos contradictoires en projetant toujours "notre vie à deux" (bébé,appart plus grand,etc...) un jour elle à peur de me perdre,et le lendemain me sors son laïus sur son émancipation personnelle et qu'il faudra que je fasses avec.
Je reconnais qu'il y'à de la colère en moi qui bouillonne,envers elle,envers lui et envers moi et pour autant je l'aime toujours malgré les tourments qu'elle m'inflige, lui pareil je le connais depuis des années et c'est quelqu'un que je respectes et apprécies,et j'ai même reconnu qu'elle ne pourrait avoir un meilleur amant.
Maintenant j'ai clairement verbalisé que je pourrais toléré un rapport sexuel mais qu'après il faudrait que leurs rapports amicaux changent (car ils sont amis/collègues), je ne supporterais d'être dans l'expectative ou qu'on me mente.
Il est dit également que je dois faire une thérapie (car je suis en dépression) et que je le ferais pour moi,et non pour le couple et advienne que pourra. Peut être qu'elle voudra revenir à un fontionnement plus conventionnel par la suite mais que moi en découvrant mon "moi" profond, et peut être que je me découvrirais libertin ou aséxué et qu'elle devra également faire avec,si tel est le cas.
En tout cas cette histoire m'apprends à vivre pour moi par moi et je commence à relâcher mon étreinte,et pour être honnête je suis pas persuadé que ce soit bon pour la suite de notre histoire mais je peux me tromper.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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demeter

le dimanche 25 août 2013 à 08h24

homme partit
Pour ma part je ne ressens pas de colère dans tes propos, mais de la souffrance et de l'espoir. Un respect de toi même et non pas de l'égoïsme. Tout comme Goldmund, ton témoignage me touche. Je me permets de reformuler ce que j'ai lu, mais peut-être suis je à côté de la plaque. Tant pis pour moi.

Il me semble en te lisant que ta femme était une personne à laquelle tu étais profondément attaché et sur qui tu comptais énormément.
Une relation durable est assurément une relation dans laquelle se jouent, se font et se défont un grand nombre de nos besoins affectifs.

Les autres ne sont que des illusions dans lesquelles se jouent peut-être des choses importantes,mais qui construisent peu de chose en profondeur, et qui se remplacent facilement ou se joueront ailleurs de toutes les façons.

Tu perds alors cet être cher qui existait dans et par le comportement qu'elle avait auparavant mais qui n'est plus dans les conditions de non exclusivité à laquelle elle prétend cette source de satisfaction que tu pouvais lui reconnaitre et une source d'amour que tu lui as clairement exprimée. Tu souffres maintenant de cette relation plus que tu t'en réjouis. Rien dans la relation ne t'apporte plus de réponse.

Nous connaissons tous un moment ou à un autre, dans les deuils quels qu'ils soient, la difficulté et la souffrance de renoncer à une réalité qui n'est plus et d'accepter les risques d'aller de l'avant, pour retrouver autrement ce qui vient brutalement à nous manquer.

Que la relation continue ou pas, elle changera nécessairement de forme. La séparation définitive et de longue durée en est une. Mais ce n'est pas la relation qui est la plus importante, mais les gens qui la constituent et il ne peut en être autrement. C'est bien de nos propres besoins dont il s'agit. L'amour n'est pas un but, le polyamour encore moins. Ce n'est pas une idée, le résultat d'une théorie ou même une solution. Il est probablement l'inverse de cela. Le polyamour, l'amour vrai, grandiose, exclusif, universel, ou même élevé au rang de religion, ne sont que des mots plus ou moins capables de représenter une situation qui existe ou pas. Ce n'est pas un programme et ce qui est vrai un jour ne l'est plus le lendemain.

Si je peux me permettre des mots qui s'apparentent malgré moi à un jugement, ce que tu dis me parait particulièrement clair, honnête et parfaitement respectueux de toi et de ta compagne.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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homme partit (invité)

le dimanche 25 août 2013 à 12h36

Tout d'abord, je m'excuse auprès de Polycurieuse d'investir son fil de discussion. Il serait peut-être temps d'ouvrir le mien mais je perdrai toutes les interventions faites. Si Polycurieuse le souhaite, j'ouvrirai mon propre fil.

Goldmund, je suis tout à fait d'accord avec ton propos. Je crois que la définitions de l'amour véritable est fonction de chacun. Effectivement, le lien unique est ma définition. Maintenant, je peux comprendre que ce lien unique n'est pas la définition absolue, je ne prétends pas connaitre la vérité car concernant les sentiments humains, il est fort probable qu'elle n'existe pas.

anges, si tu ressens de la colère dans mes propos, ce n'est pas vers ma femme mais vers moi. Pourquoi ne puis-je accepter ce poly qui me fait perdre mon être cher? Pourquoi suis-je si fermé à cela?
Ma psy m'a donné des pistes comme la dépendance affective, les principes théoriques que l'on se donne sans connaitre la dite situation, comme affirmer ne pas aimer tant que l'on y a pas gouter, la jalousie, le fait de vivre pour soi, etc...
Maintenant, tout cela n'est pas une science exacte.

Une phrase m'a un peu choqué, il est dommage de gâcher une relation pour si peu, Cela signifie t-il que la souffrance d'un mono est exagérée? Que je devrais accepter car ma femme a le droit de me faire cela quoi qu'il m'en coute?

Ce n'est pas le nombre de points divergents ou rassemblant qui importe, mais la puissance de l'impact que cela procure. Effectivement, je n'accepte pas ma femme aimant un autre homme car je suis profondément blessé, le reste a beaucoup moins d'importance. J'ai bien compris que le poly amour s'affranchit de toute dépendance, affective ou autre, mais pour moi, aimer, c'est s'attacher à l'autre, vouloir être ensemble. C'est bien ainsi que nous avons vécu jusqu'à que ma femme se dise poly.
Concernant une activité commune, nous pratiquions la danse sportive depuis des années. Faire des projets communs de voyage, je ne me vois pas passer du temps avec elle sans savoir pour qui son cœur vibre.

Tu décrits ton homme comme irremplaçable, mais lorsque tu es avec un autre, ce n'est pas ton officiel qui est dans tes bras. Cette liberté acquise ne vient-elle pas du fait que tu sais que ton mari sera encore à t'attendre lorsque tu rentreras à la maison?
Tu es plus tolérante avec lui, totalement dispo quand tu es avec lui, mais ne serait-ce pas une contre partie? Si ton mari te dit qu'il souffre trop de cette situation, que penserais-tu?
Dans ton propos, j'entends bien le bienfait de ton poly, mais pas celui de ton mari.
Dans les règles, pas d'enfant avec un autre, pour moi cela coule de source. Quand vous désirerez un enfant, penses-tu, par la suite, continuer ce poly? Car cela pose la question du regards des autres.

demeter, merci de ton message apaisant.

Je sais que ma femme me manque, que notre relation d'avant est terminée, mais suis-je prêt à faire mon deuil? Pas encore. J'ai de l'espoir, en fait je ne sais encore lequel mais j'essai d'y croire encore.
Autant j'aurai pu entendre une séparation suite à un désamour, une distance dans le couple, une monotonie durable et ennuyeuse, mais se séparer par une vision différente de l'amour est dur à admettre. Ce n'est pas pour autant que je hais ma femme, mais je n'ai pas suivi son évolution.

aviatha, j'ai ravalé ma colère concernant le SMS. Le prendre comme un malentendu de ma femme est une bonne idée. Elle me l'a confirmé. Elle m'a dit être tellement perdu, que c'est l'autre qui lui demandé mon numéro afin de vouloir ce RDV pour éclaircir cette situation. Elle doute maintenant sur son avenir poly, sur elle, sur nous. J'avoue ne pas m'en réjouir.
Je me donne quelque temps pour réfléchir à ce RDV, mais ce sera ma dernière tentative de compréhension, du moins pour le moment. Je suis en totale contradiction parfois, un jour je ne veux plus d'elle, un jour, je l'a veux à mes cotés, mais le poly revient et c'est repartit. je pense que ce yoyo est normal dans ma situation.

Tu dis subir la situation et pas ton conjoint, mais c'est bien ce dernier qui impose cette situation? Mais j'ai tendance à penser comme toi, mais toute situation sentimentale à une cause humaine. Voilà pourquoi je pense reporter beaucoup de responsabilité sur l'autre mec de ma femme, c'est ma façon de la dédouaner à mes yeux afin qu'elle ne perde pas de son crédit d'épouse. Cela n'est certes pas la réalité, mais cela entretien un espoir en moi. Le coté rivalité masculine tient donc toute sa place. Le fait de m'entretenir avec lui risque de briser cette rivalité et donc me démontrer la réalité amoureuse entre ma femme et lui, chose dont je me refuse.

Hier s'est posé un autre problème pour moi, parler du poly amour ou pas. Etant sorti avec des amis, ils m'ont demandé la raison de la séparation. J'ai été totalement prit au dépourvu. J'ai noyé le poisson sans être convaincant. Les autres ont eu la délicatesse de ne pas chercher plus loin. Je ne sais pas si une sorte de honte d'en parler me gêne, mais comment aborder ce sujet, surtout comment les autres le comprendront-ils.

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aviatha

le dimanche 25 août 2013 à 18h55

C'est souvent un malentendu, parce que c'est des situations où tout le monde comprend tout un peu de travers^^
C'est plus compliqué que cela. Il a résisté, pendant des mois, parce qu'il savait que je le vivrais extrêmement mal, et au final j'ai donné moi-même le feu vert pour qu'il lui parle, parce que de le voir obsédé par elle comme ça sans savoir quoi faire, ce n'était pas beaucoup mieux que de les savoir ensemble. Encore une fois, la proximité physique entre eux ne me dérange que parce qu'il aime, il est amoureux d'elle et c'est ça qui me tue, mais ça m'aurait tout autant affectée s'il était resté trois ans à la regarder de loin avec des arc-en-ciel dans les yeux, alors...
Je pense que, même si tu t'y refuse, il faut regarder ça en face, c'est le seul moyen de prendre une solution qui soit vraiment adaptée à la situation. Après, ça ne veut pas forcément dire tout de suite, laisse toi du temps peut-être.

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homme partit (invité)

le lundi 26 août 2013 à 12h29

Concernant le malentendu, je suis d'accord avec toi. Je pense que je prends les choses trop à cœur faussant mes analyses et perceptions.
Du recul, cela fait presque 3 semaines que j'essaie d'en prendre. Je me laisse du temps pour continuer d'apprendre et de comprendre le monde poly.

Je me rend compte que la fait d'avoir quitté ma femme m'a donné le courage, la curiosité, l'envie de contacter ce forum. Cela est sûrement une nouvelle façon de comprendre le fonctionnement du poly, dans la finalité de pouvoir me retrouver avec elle ou de me séparer en ayant tout compris, je ne sais pas encore.

Il est possible que mon évolution soit en route sans que je m'en aperçoive, que mes doutes s'estompent petit à petit, mais je ne ressens encore rien. je me contredit encore, car je ne suis plus dans l'idée première de la séparation puisque j'espère comprendre et admettre, mais je ne veux toujours pas d'une femme poly. Quel salade dans ma tête.

Je suis également ton fil Paumée avec un poly amoureux. Je suis assis quand je lis tes messages, sans haine, sans colère agrémenté d'une analyse pleine d'authenticité et de respect. Le fait de lire tes "relations " avec l'autre me pousserait à te suivre, mais je ne suis pas encore prêt. Je m'étonne à une soudaine évolution de ma part pour cela. Est-ce à force de lire les interventions faites ici et notamment les tiennes?

Ce dont je ne comprend pas encore, ce sont les relations en CDD. Est-ce la raison d'être d'un poly de placer ce genre de condition ou c'est le fait d'avoir un conjoint mono? Désolé d'être lourd et de ne pas avancer en ayant l'air d'essayer.

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Cendre

le lundi 26 août 2013 à 13h32

homme partit,
Je ne te trouve pas lourd (mais alors pas du tout), et pas vraiment en sur place (au contraire, tu remets en question, tu doutes, quel autres signes voudrais-tu pour tu montrer que tu avances ?)

Je suis désolée d'avoir lancé cette histoire d'amour en CDD. C'est un concept nouveau pour moi aussi, et j'avais envie de l'expérimenter, de le voir en contexte. Celui du compagnon d'Aviatha et de sa deuxième relation me semblait s'y prêter, mais ça reste quand même très abstrait pour nous, même si elle nous raconte pas mal ce qu'elle voit des choses, ça reste des infos de troisième main pour nous...
C'est un concept réveillé chez moi à la lecture de Forever loves, que j'avais déjà perçue en café poly, et dont les premières briques de cette réflexions chez moi sont déjà visibles en mars avec cette inquiétude : je vais en accumuler combien comme ça ?
Je ne souhaite pas faire rimer "polyamour" avec "amour éternel". C'est un mensonge de plus, une tromperie de plus.
Mais c'est loin d'être un concept mûr pour moi.
Pour pas grand monde ici si je ne m'abuse.
Au contraire, dans la mesure où les relations poly permettent d'entamer de nouvelles relations sans avoir à finir les précédentes, on y gagne une pérennité, une assurance, plus en rapport avec cet idéal d'amour éternel. En particulier, beaucoup disent ici qu'il est rare de ne plus aimer quelqu'un que l'on a aimé, que c'est juste un changement d'expression de cet amour, qui n'est plus aussi intense/fusionnel/chronophage, mais que justement, le concept poly permet de conserver cet amour en tant qu'amour dans notre cœur, sans le déclasser vis-à-vis des autres puisque l'on a aboli le concept de comparaison entre les relations.

Bref, oublie cette histoire d'amour en CDD.
Je crois que c'est un vieux fantasme que je me traîne, depuis que mon premier amour m'a quitté, de prendre le temps de sortir juste comme ça pour le plaisir et pour des plan cul, sans en prendre nécessairement pour des années. Mais faut croire que je suis pas douée pour ça... Je tombe systématiquement sur des personnes avec qui j'ai viscéralement envie d’approfondir le truc...

homme partit
Est-ce la raison d'être d'un poly de placer ce genre de condition ou c'est le fait d'avoir un conjoint mono ?

Pour moi, la raison d'être d'un poly, c'est de dire que chaque relation doit pouvoir évoluer indépendamment du contexte amoureux qui peut exister autour.
Exemple nouvelle relation :
pourquoi est-ce que le fait que je file le parfait amour avec A m'empêcherait de faire de merveilleuses rencontres et de retomber amoureux ?
Exemple maintien des relations :
c'est pas parce que je pars en vacances avec A que je n'aurais plus envie d'élever des enfants avec B.
Exemple séparation :
je ne souhaite plus maintenir cette relation avec A, et ça n'a rien à voir avec ce que je peux vivre avec B, c'est juste que notre relation entre A et moi ne me conviens plus.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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aviatha

le lundi 26 août 2013 à 20h06

Mon cher, et je parle d'expérience, comprendre n'est pas accepter. Je comprends parfaitement mon compagnon, je comprends ce qu'il fait et pourquoi. Mais pour moi ce n'est pas acceptable sur la durée. Point. Simplement je m'astreins à essayer de lui donner le temps de faire le point sur lui-même, de comprendre ce qu'il veut vraiment, ce qu'il est prêt à accepter et ce qu'il refuse absolument.
Ce chemin est normal, lire les interventions des autres m'ont beaucoup aidée. Pour ce qui est de la haine, de la colère, le fait d'être malade et d'avoir du fouiller depuis très jeune dans ma tête fait que je me connais bien. Je sais que je ne suis pas en colère, c'est juste "le masque des larmes" (je crois que c'est Corneille ça), et comme je lui ai dit une fois, je suis parfois folle de rage, mais c'est parce que je suis folle de chagrin. Quand à la haine, c'est un sentiment très néfaste pour les esprits fragiles comme moi, je le surveille de près, en sachant bien que la situation s'y prête particulièrement "la haine, c'est l'amour sous le prisme de la douleur" (ça je suis sûre que c'est Pascal). Et pour ce qui est de communiquer avec l'autre, il faut le faire à son rythme, car ce n'est pas une chose facile, et avoir de bonnes raisons de le faire. Par exemple, je ne voulais pas qu'elle et moi soyons en guerre permanente, et je pensais que se parler aiderait à se comprendre et aussi à bien penser que l'autre ne fait pas exprès de vouloir ça ou ça pour nous emmerder. Il a ses raisons.
Cendre a raison, la plupart des polys ici sont loin d'avoir cette idée d'amour CDD (regarde Tentacara !), je pense que dans mon cas c'est une particularité, la marque de quelque chose vers lequel lui-même ne veut pas évoluer (il m'a dit plusieurs fois, lui qui est peu porté sur l'autocritique "je n'aime pas qui je suis en faisant ça").

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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LuLutine

le mardi 27 août 2013 à 14h26

Cendre et d'autres ont déjà répondu sur pas mal de points, alors je ne vais pas trop m'éterniser (d'autant plus que j'ai un fil à ouvrir...), mais je voulais répondre sur deux ou trois points.

homme partit
Mon sentiment actuel est que la séparation que j'ai décidé me rempli de solitude, contrairement à elle où quelqu'un d'autre est présent.

C'est ton sentiment, mais pour ma part j'arrêterais la phrase après "solitude".
Pour la bonne et simple raison que tu n'es pas dans la tête de ta femme !

Je reprendrais la phrase qu'a dit une de mes amies poly il y a déjà plusieurs années : "Je n'ai jamais été aussi seule que depuis que le suis poly"

Et j'ajouterais mon propre témoignage récent : le seul homme avec qui je souhaitais "faire ma vie" m'a quittée. Et la solitude n'est pas moindre parce qu'il m'arrive de fréquenter d'autres personnes. Je n'ai pas de projets de vie avec eux, pas la même complicité, pas la même proximité, ce n'est pas pareil.

Alors ta remarque plus haut, sonne pour moi exactement pareil que si tu disais :
"Ma femme ne ressent pas la solitude dûe à notre séparation parce qu'elle a des amis"

Et d'après ce que je lis, toi aussi tu as des amis...

Alors crois-moi, à 99%, je dirais qu'elle ne se sent pas moins seule que toi.

D'ailleurs, c'est peut-être d'autant plus difficile pour elle parce qu'elle doit se sentir à l'origine de cette situation, alors que toi tu n'as rien souhaité, rien demandé. Quelque part tu subis, tu peux te sentir légitime de te plaindre de la situation. Elle, elle a en quelque sorte créé cette situation (même si au fond, crois-moi, on ne choisit pas vraiment), et malgré tout elle en souffre, mais elle ne se sent peut-être pas légitime pour exposer sa souffrance. Et c'est d'autant plus dur.

homme partit
Quand elle est avec lui, elle n'est pas avec moi.

Sur cette phrase je voulais te poser une question : quand elle est au boulot, ou qu'elle fait une sortie "entre filles" avec des amies, ou je ne sais quoi d'autre dans lequel tu n'es pas inclus, elle n'est pas avec toi non plus ; en quoi est-ce si différent ?

Lorsque j'étais exclusive, je n'admettais pas que mon compagnon puisse avoir des activités sans moi (à l'exception du boulot ou d'une activité à laquelle j'aurais choisi de ne pas venir). Il n'aurait donc pas plus été question qu'il voie une autre fille (ce qui nécessairement se serait fait sans moi) !

Il y avait donc (à mon avis, qui n'est que mon avis) une cohérence dans mes positions.

Mais à partir du moment où j'ai accepté qu'il ait des activités sans moi, qu'il puisse prendre un verre avec des amis sans moi, etc., le reste m'a semblé progressivement couler de source : qu'il soit avec une amoureuse ou en train de boire un verre avec des potes, le résultat était le même, à savoir qu'il n'était pas là, et moi je vivais ma vie !

Alors : où est la différence entre par exemple, "ta femme est avec des amies et souhaite rester entre filles", et "ta femme est avec un autre amoureux" ? En quoi la seconde situation te "retire" quelque chose par rapport à la première ?

aviatha
il a lutté avec lui-même [...], et je pense que s'il avait pu se refuser cela, il l'aurait fait pour ne pas me l'infliger.

Je voulais souligner cette remarque d'aviatha car elle rappelle quelque chose qui me semble très vrai : même si dans vos situations (aviatha, ti-punch et toi), il semble parfois au "mono" que le poly "n'en fait qu'à sa tête", ce n'est pas vrai.

Je me rends compte moi-même, surtout rétrospectivement, que lorsque j'avais une relation principale avec un "mono", je me bridais énormément dans les rencontres que je pouvais faire. Il m'arrivait d'en faire, mais c'était vraiment au compte-goutte par rapport à ce que je vis aujourd'hui, je ne m'autorisais presque rien par rapport à ce que je peux vivre actuellement, je réfléchissais pendant des semaines avant d'envisager éventuellement me rapprocher un peu de quelqu'un....

Alors oui, j'ai énormément lutté avec moi-même. Quelque part, je ne m'en rendais presque pas compte, tellement la notion de vivre dans la frustration et la souffrance quasi-permanentes est quelque chose d'ancré dans mon éducation (et oui j'ai été éduquée comme ça...point positif : je supporte les frustrations ; point négatif : il m'arrive de trop en accepter au point de sombrer dans la dépression...).

"Homme partit", aviatha, ti-punch : vous n'êtes pas dans la tête de vos amoureux(ses), et peut-être que certain(e)s d'entre eux(elles) sont des égoïstes sans coeur, mais à vous lire, je gagerais plutôt que ce sont comme le discours d'aviatha me le laisse supposer des personnes qui luttent de leur mieux en essayant de maximiser le bien-être de tous (malheureusement comme on le voit, vouloir maximiser le bien-être de tous peut dans certaines situations conduire à avoir tout le monde qui souffre, plutôt que de maximiser le bien-être d'un ou deux et que les autres souffrent mais de façon déraisonnable).

homme partit
Serait-ce finalement le symptôme du poly que d'avoir des relations CDD ?

Euh, pas du tout au contraire ! Je dirais même que c'est plutôt le symptôme du monoamour - de la "monogamie en série" comme on l'appelle - où une relation chasse forcément l'autre !
Comme le dit Cendre (il me semble), la non-exclusivité permet justement beaucoup plus souvent le maintien des relations sur le long terme.
Quelques lectures sur le poly, notamment "Aimer plusieurs hommes", peuvent suffire à t'en convaincre (et si jamais tu me dis que tu l'as lu, alors là je te dirai que tu ne l'as pas bien lu...! :) ).

homme partit
Dois-je en conclure qu'une relation poly n'est pas limitée dans le nombre ?

Il existe des relations "polyfidèles" (moi je dirais bien "polyexclusives", mais ça sonne bizarre :P ) où les différents membres de la relation se promettent de ne pas entretenir de relations à l'extérieur.
Mais dans la majorité des cas, je dirais que non, les poly ne limitent pas le nombre de leurs relations.

Bien entendu, ça entraîne le fait qu'ils ne verront pas chaque personne aussi souvent qu'on peut voir un(e) amoureux(se) dans une relation exclusive. Par exemple, parfois, on peut entretenir une relation avec un(e) compagn(e)on de vie, et voir d'autres personnes, qui une fois par semaine en moyenne, qui une fois par mois, qui une fois par an...etc.

En fait, sur le long terme, c'est plus à voir comme des relations d'amitié : limites-tu volontairement le nombre de tes amis ? (Si tu me réponds oui, je te le dis tout de suite, je vais te trouver un peu bizarre, mais après tout pourquoi pas, c'est ton droit ! :) )

homme partit
Une phrase m'a un peu choqué, il est dommage de gâcher une relation pour si peu, Cela signifie t-il que la souffrance d'un mono est exagérée ? Que je devrais accepter car ma femme a le droit de me faire cela quoi qu'il m'en coute ?

Là-dessus je voulais seulement revenir sur le mot en gras (mais je précise quand même : non, la souffrance d'un(e) mono n'est pas exagérée, pas plus que celle d'un(e) poly).

Ta femme n'est pas en train de te faire quelque chose. Ce n'est pas dirigé contre toi, et ta phrase semble montrer qu'en un sens, tu ne l'as pas compris.

Ta femme ne fait rien contre toi, elle fait juste cela pour elle. Je crois qu'il est vraiment très très important de comprendre cela.

Ca n'a rien à voir avec toi. Tout comme une amoureuse d'un amoureux avec qui j'ai (failli) passé(er) l'après-midi hier (d'ailleurs, faut que j'ouvre un fil), tu dois comprendre que ça ne tourne vraiment pas autour de toi, que ta femme ne cherche pas à te faire souffrir, à te faire du mal....non, elle fait cela pour elle, ça n'a vraiment rien à voir avec toi...sa vie ne tourne pas nécessairement autour de toi, et quand bien même ça serait le cas, ça n'a pas à l'être 100% du temps !

Ton discours semble montrer que tu peux le comprendre, mais ta phrase ci-dessus me laisse supposer que tu ne l'as pas vraiment intégré...je préférais donc le préciser clairement.

aviatha
s'il arrive le menton haut, sûr de son bon droit et "ne voyant pas où est le problème", tu vas avoir envie de lui envoyer la table dans la tête,

Je voulais juste reprendre cette phrase parce qu'elle me fait penser.....que oui, j'ai ressenti ça hier, et faut que j'ouvre un fil (à force de le dire, je vais finir par le faire) !

(Heureusement, y avait pas de table là où on était...et au final ce n'est pas moi qui lui ai envoyé ses affaires à la tête...)

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Siestacorta

le mardi 27 août 2013 à 15h33

Lulutine
Je me rends compte moi-même, surtout rétrospectivement, que lorsque j'avais une relation principale avec un "mono", je me bridais énormément dans les rencontres que je pouvais faire.

Il y a là un déséquilibre invisible.
En fait, dans la situation poy/mono, les efforts du poly ne comptent pas, puisque chaque deuxième relation, quelle que soit son intensité, est perçu comme une faute et/ou une blessure.
Il peut se limiter en rencontres, en comportement, il peut avoir plus d'écoute, expliquer... PLusieurs types d'efforts, mais pas de reconnaissance réelle.
Un mono peut, de son côté, faire un minimum, un peu, beaucoup, énormément d'efforts, chaque degré sera remarqué en positif, et si il n'y arrive pas, son poly ne le condamne pas : parce qu'il n'a pas la norme de son côté, mais aussi parce que son désir n'est pas forcément "tous poly ou rien".

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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homme partit (invité)

le mardi 27 août 2013 à 19h10

Cendre, merci pour tes gentils mots.

Je suis tellement perdu dans la perception du poly amour que je dois raconter quelques bêtises. Tu penses que chaque relation d'un poly doit être indépendante de ou des autres. Cloisonner chaque relation afin de ne rien mélanger me semble difficile. Cela signifierai, à mon sens, d'être capable de gérer ses émotions et sentiments.

LuLutine, je vais tenter de te répondre clairement.

Lorsque j'ai écrit : Mon sentiment actuel est que la séparation que j'ai décidé me rempli de solitude, contrairement à elle où quelqu'un d'autre est présent. Je développerai en parlant de solitude affective. Effectivement, je ne suis pas dans la tête de ma femme, mais sachant que con cœur bat pour 2 hommes, si un s'en va, il reste l'autre. Il y a des chances pour que mon raisonnement ne tienne pas la route, mais assimiler le monde des poly n'est pas facile lorsque ton affect est touché.

Quand elle est avec lui, elle n'est pas avec moi. Là aussi je suis dans l'affectif. Bien entendu nous n'étions pas ensemble 24/24, mais le fait de sortir entre copines, au boulot ou autre ne met pas l'amour en partage. Ce n'est pas le fait de sa présence permanente qui importe, mais avoir l'exclusivité sentimentale. Je sais que j'ai à travailler la dessus, mais c'est comme tenter de gravir l'Everest à main nue et en caleçon.

Une phrase m'a un peu choqué, il est dommage de gâcher une relation pour si peu, Cela signifie t-il que la souffrance d'un mono est exagérée ? Que je devrais accepter car ma femme a le droit de me faire cela quoi qu'il m'en coute ?
Dans cette phrase, le si peu me parait terriblement sous estimé, comme si découvrir son conjoint poly n'est pas dramatique. Je sais que ma femme ne fait pas cela contre moi, mais ce n'est pas non plus dans mon sens.
En faisant référence à divers fils de ce forum, combien de mono ont souffert et souffrent encore de savoir leur conjoint poly? c'est une p....n de grosse claque que tu ne peux pas rester insensible.

Dans tous les cas, merci de votre patience et gentillesse.

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homme partit (invité)

le mardi 27 août 2013 à 21h24

aviatha, je ne peux qu'être d'accord avec toi que comprendre n'est pas accepter. Effectivement j'admire ton approche ce ta situation, je vois tout de même le masque s'effriter lors de tes dernières interventions sur ton fil. Mais je pense que la souffrance a ses limites.

Ne pas être en guerre avec l'autre serait contre productif, mais je le suis contre moi même. La haine est mauvaise conseillère, mais quelquefois elle a envie de sortir avec violence, comme si toute ta douleur poussait derrière.

Ce qui est paradoxal, c'est l'attitude de ton mari qui n'aime pas ce qu'il est en étant poly. Puisqu'il a été tenté, qu'il y a gouté, qu'il ne veut pas encore cesser, ne penses-tu pas qu'il y trouve tout de même son compte?

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Cendre

le jeudi 29 août 2013 à 00h20

Lulutine,

Vu le nombre de fois où tu me dis que j’écris ce que tu as déjà ressenti, il était temps que je souligne quand il t'arrive (assez fréquemment aussi, j'avoue) d'en faire de même.

LuLutine
Je ne m'autorisais presque rien par rapport à ce que je peux vivre actuellement, je réfléchissais pendant des semaines avant d'envisager éventuellement me rapprocher un peu de quelqu'un....

Alors oui, j'ai énormément lutté avec moi-même. Quelque part, je ne m'en rendais presque pas compte, tellement la notion de vivre dans la frustration et la souffrance quasi-permanentes est quelque chose d'ancré dans mon éducation (et oui j'ai été éduquée comme ça...point positif : je supporte les frustrations ; point négatif : il m'arrive de trop en accepter au point de sombrer dans la dépression...).

J'en ai juste les larmes qui montent.
Des semaines... (trois mois, en l’occurrence)

Je n'ai rien à ajouter là dessus, le commentaire de Siesta suffi bien.

--

Sinon, homme partit, je vais en remettre une couche.
Poly ou pas, une rupture reste douloureuse.
Ce n'est pas parce qu'elle a un autre homme dans son cœur que ta femme sera moins malheureuse de te perdre. Sinon, vous n'en seriez pas là. Elle t'aurais déjà fait comprendre que cet autre est mieux que toi et qu'elle s'en allait. Mais c'est pas du tout l'attitude qu'elle a.

Ce qu'elle a construit avec toi est unique. De la vie de couple, vos connaissances partagées aux complicités tactiles et sexuelles : quasiment rien n'est transposable d'une relation à une autre, et la plupart des gens avec qui j'ai pu en discuter n'en n'ont même pas envie. Dans tous les cas, elle devra refaire sa vie sans toi et elle va en baver pareil. Sans compter qu'un tsunami émotionnel comme ça peut largement mettre en émoi sa deuxième relation aussi.
(Camille, 3,2,1, C'est trois fois mieux toute seule...)
Bref.
Zut, je voulais pas me faire son avocate non plus.
Surtout après que tu m'as remerciée de mes gentils mots
C'est toi que j'ai à l'autre bout du réseau, et l'important, c'est de savoir ce que toi tu souhaites faire de ça, de cette compréhension nouvelle de nos modes de vies polyamoureuses (qui ne sont pas nécessairement ceux de ta compagne, on ne la connait pas, et quand on sort des normes sociales, nombreux sont les chemins de réalisation de soi qui s'offrent à nous...)

Si l'amour était plus simple, il en serait également moins beau...

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Profil

LuLutine

le jeudi 29 août 2013 à 01h27

homme partit
Il y a des chances pour que mon raisonnement ne tienne pas la route

Oui, il y a des chances.
C'est juste un manque de compréhension du polyamour, et on ne peut pas t'en vouloir, c'est visiblement très difficile à comprendre pour certains, même après des mois, on vient d'en avoir un exemple flagrant sur ce même forum.

Tu le dis très bien d'ailleurs :

homme partit
mais assimiler le monde des poly n'est pas facile lorsque ton affect est touché.

homme partit
le fait de sortir entre copines, au boulot ou autre ne met pas l'amour en partage.

Le fait qu'un amoureux soit avec une autre amoureuse ne met pas en partage l'amour qu'il a pour moi, qui quoi qu'il arrive est unique. :)

homme partit
Dans cette phrase, le si peu me parait terriblement sous estimé,

Je suis d'accord, mais je pense que la personne qui a utilisé cette expression voulait te faire relativiser.
Te dire qu'il n'y a pas mort d'homme, ou quelque chose d'approchant.
C'était sans doute maladroit mais je comprends son intention (enfin je crois).

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Profil

Len

le jeudi 29 août 2013 à 01h46

LuLutine >>

En fait pour ma part le plus difficile ça à été de me l'approprier, et c'est toujours en cours.

Et aussi de l'intégrer,dans un tout plus large, je présentais quelque chose de plus beau, de plus grand derrière ce mot et je m'approche d'une plus grande visibilité de la forêt si je peux m'exprimer ainsi.

J'aime vivre dans l'idée que je peux contribuer à un tout pour le bien des gens, et j'espère apporter quelques belles pierres.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Profil

LuLutine

le jeudi 29 août 2013 à 01h57

Len
En fait pour ma part le plus difficile ça à été de me l'approprier, et c'est toujours en cours.

Je pense qu'on met tous du temps !

(Je ne fais pas exception)

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Profil

aviatha

le jeudi 29 août 2013 à 12h10

@ homme partit
C'est plus simple que ça : il l'aime, il ne veut pas la quitter parce qu'il est amoureux, mais pour autant il ne veut pas en faire un mode de vie (et puis il a très peur de la faire souffrir, ce que je comprends aussi).
Pour le masque, disons que je me rends compte que la maladie reprend le dessus plus vite mais (et je vais y revenir dans mon fil, que Metazet ne pense pas que je suis en train de me braquer) cet aspect de ma personnalité n'est pas "moi", c'est une chose contre laquelle je lutte et qui n'arrive à sortir que quand je n'ai plus de défense à lui opposer. Étonnement, le vrai "moi" est à l'extérieur^^

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homme partit (invité)

le jeudi 29 août 2013 à 19h00

Cendre, en remette une couche ne sera certainement suffisant pour que je puisse seulement être en paix avec moi même. A chaque tentative de résolution, une idée contradictoire me vient, d'où le fameux, tu avances et tu recules ,...

Je te rejoins sur le fait de la séparation. Encore un objet où je suis en désaccord avec moi même, puisque nous nous aimons, pourquoi se séparer? Parce que je n'aime pas ce qu'elle est maintenant et la souffrance que j'endure. Donc oui je l'aime mais souhaite me séparer d'elle, ne cherchez pas docteur c'est la tête.

Je suis du genre à penser que tout problème à sa solution, présentement, celle que j'ai choisi ne donne satisfaction à personne, Dois-je en conclure qu'il en existe d'autres qui seraient moins douloureuses? je continus donc cette quête.

Si l'amour était plus simple, il en serait moins beau. Gainsbourg disait que la laideur a un énorme avantage sur la beauté, c'est qu'elle ne disparait pas avec le temps. Transposé à un connotation sentimentale, je trouve cela intéressant et me dit que je suis réellement du coté obscur pour le moment.

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Profil

LuLutine

le jeudi 29 août 2013 à 19h17

homme partit
puisque nous nous aimons, pourquoi se séparer ?

C'est pas incompatible.

Selon moi s'aimer n'est pas toujours suffisant pour maintenir une relation.

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(compte clôturé)

le jeudi 29 août 2013 à 19h20

Je plussoie Lulutine

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Profil

Len

le jeudi 29 août 2013 à 20h26

"Selon moi s'aimer n'est pas toujours suffisant pour maintenir une relation. "

LuLutine est ce que tu peux stp développer ce que tu penses quand tu dis cette phrase ?

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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