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Quand les "ex" refont surface dans le couple

Monogamie
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(compte clôturé)

le lundi 22 mars 2010 à 11h12

Quand les " ex " refont surface dans le couple
Selon un sondage, un tiers des Français déclarent être toujours en contact avec leur ancien(ne) petit(e) ami(e)

Rester ami ou renouer le contact avec son ou ses " ex " est de plus en plus fréquent. Tout simplement parce que, aujourd'hui, chacun a souvent plusieurs amours dans sa vie. Surtout, les réseaux sociaux comme Facebook ou Copains d'avant offrent l'occasion de recontacter ses anciennes amours facilement. Et ce qui restait de l'ordre du fantasme devient possible d'un simple clic.

Le site de rencontres Meetic a cherché à mieux appréhender le phénomène à l'occasion d'un sondage réalisé en ligne par OpinionWay auprès d'un échantillon de 1 013 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. 32 % des sondés répondent être toujours en contact avec un ou plusieurs ex. Cette proportion est plus forte chez les 18-24 ans (48 %) et les célibataires (46 %). Elle se restreint avec l'âge (23 % pour les 60 ans et plus) et quand on est en couple (27 %).

Cette situation est-elle embarrassante pour le ou la nouvelle ami(e) ? Oui, pour un tiers des personnes interrogées. La situation est plus gênante pour les femmes (41 %) et pour les jeunes de 18 à 24 ans (68 %). En revanche, 67 % des sondés affirment n'avoir jamais le sentiment d'être en compétition avec l'ex. La psychanalyste Sophie Cadalen doute toutefois de la sincérité de ces derniers résultats. " Les personnes disent ce qu'il est de bon ton de répondre, elles veulent penser qu'elles sont au-dessus de cela, mais on a tous tendance à être sur les traces de l'ex, considère-t-elle. On supporte mal le désir, le plaisir que l'autre a pu avoir hors de nous. On aimerait être tout pour l'autre. "

A la question " Pouvez-vous nous dire la dernière fois que vous avez entendu parler ou vu l'ex de votre ami(e) et que cela vous a mis mal à l'aise ? ", les réponses semblent, en effet, démentir l'idée d'absence de compétition : " Quand j'ai vu une photo sur un mur chez ses parents " ou " Quand mon mari m'a appelée pendant nos ébats par le prénom de son ex ".

Rester ami avec son ex, c'est possible, mais encore faut-il avoir tourné la page. " Quand le couple est véritablement installé, l'ex ne représente plus une menace, il peut avoir un statut de copain, mais cela suppose d'avoir fait le deuil de cette histoire, considère Sophie Cadalen. L'ex est embarrassant quand on reste sur un mode ambigu et qu'il s'agit de vérifier son potentiel de séduction. " C'est souvent celui qui quitte qui propose de rester ami. " Ce n'est pas une bonne idée d'emblée, analyse Robert Neuburger, thérapeute de couple. Il faut respecter la souffrance de l'autre et supporter d'avoir le mauvais rôle. "

Avoir un ex dans son entourage ou tout simplement l'évoquer peut, du moins au premier temps d'une relation, perturber l'intimité du couple. " Ce peut être très mal vécu que l'un ou l'autre fasse le récit de sa vie passée, notamment sexuelle, il faut être extrêmement prudent. Il y a des choses qui font partie de notre intimité personnelle et il faut faire la part des choses entre ce qu'on garde pour soi et ce qu'on va donner au couple ", considère M. Neuburger. Une de ses patientes avait fait l'erreur de raconter à son compagnon certains ébats sexuels passés. Du coup, son ami avait des problèmes sévères d'érection qui les avait amenés à consulter.

Hélène, qui souhaite garder l'anonymat, a hébergé pendant quelques jours un ex. Une situation qui lui a valu des crises de jalousie de son ami. " Il n'y avait aucune ambiguïté de part et d'autre, mais mon compagnon n'a pas supporté ", remarque-t-elle. Comment expliquer un sentiment de rivalité, apparemment non justifié, dans une relation amoureuse ? Geneviève Djénati, thérapeute de couple et de famille, avance une hypothèse. " Dans la construction oedipienne, la rivalité avec un parent du même sexe va se déplacer vers une rivalité fraternelle pour être supportable, explique-t-elle. Si ce sentiment n'est pas dépassé, le partenaire va devenir un substitut de frère ou de soeur pour pouvoir continuer à mettre en scène la rivalité oedipienne. Et la crainte réapparaît de ne pas être suffisamment aimé, de ne pas être le ou la préféré(e). "

Qu'on se retrouve seul(e) ou que son couple soit en difficulté, et les fantômes des ex risquent d'être à nouveau convoqués. Béatrice, qui s'exprime également sous couvert d'anonymat, a été recontactée via Facebook par deux de ses anciens amours. " Ils me faisaient savoir qu'ils étaient célibataires, pour l'un, cela faisait une bonne dizaine d'années que je ne l'avais pas revu. J'étais seule, mais je n'ai pas donné suite, j'avais fait le deuil de ces histoires. En revanche, je pense que les hommes ont du mal à rester seuls ", témoigne-t-elle.

Le fantasme de l'ex serait-il tapi chez beaucoup d'entre nous attendant le moment opportun pour se manifester ? " On entretient parfois le rêve de ce qui aurait pu avoir lieu soit avec un ex-imaginaire - celui ou celle qu'on n'a pas eu mais dont on était amoureux adolescent -, ou son premier amour, ou encore celui avec qui on a fait des enfants. On se dit que ça aurait pu être autrement ", analyse Geneviève Djénati.

Revoir un ex peut permettre d'en finir avec l'idéalisation de cette histoire. Ou au contraire, plus rarement, réaliser que c'est lui ou elle qui compte. Ainsi d'Alex et d'Isabelle, deux jeunes gens qui se sont aimés alors qu'ils avaient respectivement 18 et 17 ans. Isabelle a déménagé aux Antilles et leur relation s'est finalement délitée. Elle a épousé un homme avec qui elle a eu deux enfants. Alex vivait de son côté avec une femme. Mais Isabelle l'a recontacté huit ans plus tard, alors que son couple battait de l'aile. " C'était une évidence, le lien était toujours là, nous avons décidé de nous revoir en cachette pour être sûrs de nos sentiments " ,dit Alex. Depuis, le couple s'est réformé et a une petite fille.

Martine Laronche

Les Territoires de l'intime,

de Robert Neuburger, Ed. Odile Jacob, 2000, 192 p., 21.50 euros.

© Le Monde

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(compte clôturé)

le lundi 22 mars 2010 à 11h14

J'ai pensé que cet article pouvait intéresser des monogames en recherche, qui seraient confrontés à une situation similaire, débouchant sur un questionnement tendant au polyamour.

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Drya

le lundi 22 mars 2010 à 11h58

Perso, je le trouve un peu caricatural, ou juste trop standard pour le trouver intéressant.

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Dreltak

le lundi 22 mars 2010 à 12h01

Article très intéressant, même pour les polyamoureux. Bien que le complexe d'oedipe ne soit pas ma tasse de thé.

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(compte clôturé)

le lundi 22 mars 2010 à 12h06

C'est sûr que c'est un article très "basique", mais en tombant dessus ce matin je me suis dit qu'un fil sur le sujet pouvait être pertinent et que l'article faisait une "base".

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LuLutine

le lundi 22 mars 2010 à 22h24

Ben les "ex", dans le polyamour, ce sont plutôt des "actuels" ^^

Enfin ce que je veux dire c'est qu'en polyamour, je pense que ce sont en général les "actuels" qui posent problème plutôt que les ex...quand problème il y a bien sûr !

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Boucledoux

le lundi 22 mars 2010 à 22h26

LuLutine
Ben les "ex", dans le polyamour, ce sont plutôt des "actuels" ^^

Enfin ce que je veux dire c'est qu'en polyamour, je pense que ce sont en général les "actuels" qui posent problème plutôt que les ex...quand problème il y a bien sûr !

ouais pis des fois c'est aussi des catégories qui se mélangent un peu... :-D

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LuLutine

le lundi 22 mars 2010 à 23h11

Boucledoux
ouais pis des fois c'est aussi des catégories qui se mélangent un peu... :-D

Ouais en fait c'est 'hachement plus "simple" chez les poly n'est-ce pas ! ;)

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Drya

le mardi 23 mars 2010 à 09h29

En fait, ce qui me gêne dans cet article, c'est de l'entendre un peu comme s'il disait qu'il fallait faire le deuil définitivement des relations précédentes pour rassurer son partenaire actuel....

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(compte clôturé)

le mardi 23 mars 2010 à 10h00

Peut-être que je n'aurai pas du le mettre. Je pensais que ça pouvait faire un tremplin aux nouveaux, mais si ça se trouve ça va faire le contraire ?? :-/

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Siestacorta

le mardi 23 mars 2010 à 10h26

Ben ce qui rassurera notre partenaire actuel, c'est qu'on aille bien. Donc que ce soit un ex ou un fantasme qui nous travaille, il sera forcément touché par la partie du travail qu'on a pas encore finie...

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Drya

le mardi 23 mars 2010 à 15h36

Siestacorta
Ben ce qui rassurera notre partenaire actuel, c'est qu'on aille bien. Donc que ce soit un ex ou un fantasme qui nous travaille, il sera forcément touché par la partie du travail qu'on a pas encore finie...

Je ne suis pas sûre de comprendre ce que tu veux dire par "touché par la partie du travail qu'on a pas encore finie", mais dire que "ce qui rassurera notre partenaire actuel, c'est qu'on aille bien" ça me semble un peu trop optimiste: ça suppose que, pour notre partenaire, notre bonheur passe avant le sien, or on commence toujours par protéger son propre bonheur. S'il sent que nos histoires passées nous tirent encore en arrière et pas vers lui, il va forcément s'en méfier (en tout cas c'est ce que suppose l'article, écrit toujours dans une optique d'amour exclusif).

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Siestacorta

le mardi 23 mars 2010 à 16h44

Oui pour l'orientation de l'article, mais si on essaye de le tourner vers une attitude poly, on s'autorise à écouter différemment les rapports aux ex aussi.

"Touché par le travail qu'on a pas fini"... Je parlais du travail de deuil d'un ex, ou de toute autre étape de la vie qu'on laisse derrière soi. Ce qui atteint l'autre, c'est pas le fait qu'on ait eu un parcours avant lui, en général, il s'en doute.
Ce qui le touche, c'est la partie de ce parcours sur laquelle on s'attarde encore. Ce n'est pas forcément un mal que nos sentiments décantent lentement. Mais cette lenteur c'est autant de temps qu'on ne passe pas dans la période présente, donc avec lui. Tant qu'il nous sent a raison mentalement investi, il peut éprouver de la jalousie.

Quand on les a décanté, nos histoires passées ne nous tirent plus en arrière, même si elles. Il se peut néanmoins que notre partenaire craigne un ex sur lequel on a fait le deuil... Donc à tort. Et je crois que c'est en allant bien, en ayant la sincérité pour soi, qu'on peut peu à peu lui apporter des éléments rassurant, et qu'on est disponible pour l'aider à comprendre pourquoi ses doutes n'ont plus lieu d'être.

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Tchu

le jeudi 25 mars 2010 à 18h06

Voilà en tout cas une situation qui ne risque pas de m'arriver.

Si mes ex le sont, c'est que c'est pour une bonne raison, et en général, une fois une période de deuil parfois nécessaire, les ponts sont coupés (hormis une notable exception avec le garçon qui a partagé ma vie pendant 7 ans) et tout les "restons amis" du monde ne sont pour moi que billevesées.

S'ils cherchent à ressurgir, je suis souvent étonnée, mais je n'y accorde aucune attention.

Syndrome de protection, ou grosse capacité indifférence, je ne sais pas :)

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Siestacorta

le jeudi 25 mars 2010 à 18h17

Hm.... quelqu'un avec qui on fait encore des câlins quelque fois mais avec qui on a pas de relation suivi, c'est un ex ?

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Drya

le jeudi 25 mars 2010 à 18h35

J'ai toujours détesté le mot "ex": pour moi ça sonne comme un tableau de chasse.
De plus, quand j'ai aimé quelqu'un longtemps, il y a de bonnes raisons parce que ça tient à une véritable affinité donc j'ai du mal à concevoir qu'on devienne totalement indifférent, voire détester, quelqu'un qu'on a sincèrement aimé, à moins qu'il y ait vraiment eu une grosse déception ou un conflit jamais résolu, et encore.
De même, quand on se sépare de quelqu'un, il y a une bonne raison (sauf raison externe qui peut évoluer), et continuer à fréquenter la personne ne remet pas en cause cette raison, donc pourquoi craindre un ancien amour?

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(compte clôturé)

le jeudi 25 mars 2010 à 23h40

Siestacorta
Hm.... quelqu'un avec qui on fait encore des câlins quelque fois mais avec qui on a pas de relation suivi, c'est un ex ?

C'est un copain / une copine de couette ! :-D J'aime bien cette expression.
Mais c'est pas un ex non. Moi non plus je ne trouve pas ce mot vraiment bien...Je l'utilise pour le seul autre homme avec lequel j'ai vécu plusieurs années en couple, sauf que je l'aime toujours cet homme. Même si nos relations maintenant se limitent aux sms d'anniversaires, de fin d'année, et maintenant à qq news grâce à Facebook.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Abel

le dimanche 12 mai 2013 à 12h28

La question de l’Ex est effectivement un point sensible je pense dans le polyamour.
J’entends par ex, un précédent partenaire de couple, pas un petit copain de jeux.

Qu’ils aient oui ou non réussi à reconstruire une relation amicale, les mono considèrent avoir tourné la page après une rupture. A chacun ses méthodes pour faire le deuil de sa précédente relation qui va de, sauter directement dans une autre relation, ou d’attendre le temps nécessaire pour digérer avant de pouvoir à nouveau aimer. Chat échaudé, fut-il noir, craint l’eau froide. Pour ma part, j’ai toujours essayé de m’assurer que le deuil de la précédente relation de mes partenaires soit effectif avant que d’aller plus loin dans notre propre idylle.

Pour les poly, cela semble différent puisque généralement (d’après ce que j’ai pu lire sur le forum), lorsqu’il/le(s) aiment, c’est pour la vie. Vous avez donc beaucoup de difficultés à accepter une rupture, surtout lorsqu’elle est provoquée par un partenaire mono qui n’arrive à tolérer vos relations plurielles.

Pour le mono que je suis, c’est un moindre mal, de l’instant que cette rupture soit bien effective, sinon, le retour de l’ex apparait automatiquement comme une mise en danger, une concurrence déloyale, et compromet de fait votre relation. C’est d’autant plus épineux s’il s’agit lui/elle aussi d’un(e) mono, ou d’un(e) poly ayant entretenu une relation forte, « primaire », avec votre partenaire. Le mono aura alors beaucoup de difficultés à se situer et à croire en la pérennité de sa relation. Il n’arrivera pas à se projeter avec sa poly car pour lui, le plus souvent, il aspire à une relation de couple, « primaire » donc, et ne pourras concevoir de ne pas être le seul à bénéficier de ce "statut".

Pour cela, dans le cadre d’une relation mono-poly, le retour de l’ex, contrairement à ce que les poly seraient enclins à penser, me semble encore plus déstabilisant que chez des mono-mono.

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LuLutine

le dimanche 12 mai 2013 à 18h27

Abel
Vous [les poly] avez donc beaucoup de difficultés à accepter une rupture, surtout lorsqu’elle est provoquée par un partenaire mono qui n’arrive à tolérer vos relations plurielles.

Je pense que cette conclusion est un peu hâtive.

Je pense ne pas parler que pour moi lorsque je dis que je préfère (sa)voir quelqu'un que j'aime heureux sans moi, plutôt que malheureux avec moi.
Donc, un partenaire exclusif qui décide qu'il ne supporte pas le fait que j'ai des relations plurielles, je comprends parfaitement sa décision de partir, et je l'accepte.

D'ailleurs, ce que j'aurais le plus de mal à accepter, ça va peut-être t'étonner, mais ce serait un partenaire exclusif qui voudrait rester à tout prix en relation avec moi, mais se comporterait de manière désagréable parce qu'il ne tolère pas mon mode de vie et mes choix (et là je ne parle pas seulement du polyamour mais de mes choix de vie en général).

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Anarchamory

le dimanche 12 mai 2013 à 18h37

Je ne peux que boire les sages paroles de LuLutine (+)
Par contre, il est peut-être vrai que c'est une attitude (partir et laisser partir) qui demande une certaine maturité qu'on acquiert pas d'emblée...

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