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Polyamoureuse pas assumée

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homme partit (invité)

le jeudi 29 août 2013 à 21h47

LuLutine, je voudrais te répondre à cela : Le fait qu'un amoureux soit avec une autre amoureuse ne met pas en partage l'amour qu'il a pour moi, qui quoi qu'il arrive est unique. :)

Si l'amour n'est pas partagé dans le sens où ce que je représente est unique à ses yeux, ce sont les moments d'amour qui le sont. Avoir 2 vies amoureuses est bien au détriments de quelque chose : le temps du poly est partagé.

S'aimer n'est pas toujours suffisant, mais dans mon cas, c'est le fait qu'elle aime trop qui me pousse à la séparation.

Maintenant, je crois effectivement que je n'ai pas encore compris le poly. C'est pourquoi ma femme m'a demandé, encore tout à l'heure, de rencontrer l'autre, mon "rival" prétendu.
Férocement contre, je me suis rendu compte que les efforts viennent de moi, du moins c'est que je ressens. J'ai donc posé une question à ma femme, à savoir que si j'acceptais d'avancer en acceptant de le rencontrer, que propose t-elle en retour?

Elle me demande ce que je désire, je lui réponds que c'est à elle de proposer. Elle demande une réflexion et donc j'attends son appel. Certains diront que c'est du chantage. Dans mon optique, le fait d'avancer me demanderai un effort énorme et rien à elle. Afin de rétablir une certaine équité, j'ai eu cette idée. Est-elle bonne? Je n'en suis pas sur, mais en plus du reste, si je ne ressens pas un investissement de ma femme à tenter de m'aider dans cette épreuve, à quoi bon.

Beaucoup ont écrit que de rencontrer l'autre démystifierait le poly. J'ai tendance à me dire que vous avez probablement raison, que cela fait parti d'une étape obligatoire pour moi si je veux aider mon couple et donc moi. Je tente de me motiver mais cela remet beaucoup de mes "principes" en jeu, comme si je réécrivais totalement l'équation de ce problème.

aviatha, je lis avec grand regret ton combat, car je pense que s'en est un. Aimer son autre en en lui permettant, par amour, des actions contradictoires avec nos idées, n'est-il pas une surestimation de soi?

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LuLutine

le jeudi 29 août 2013 à 22h01

homme partit
Avoir 2 vies amoureuses est bien au détriments de quelque chose : le temps du poly est partagé.

Ah, donc si au lieu de fréquenter un autre homme, ta femme décidait sur les mêmes plages de temps de se lancer dans une activité personnelle très prenante et à laquelle tu ne peux pas participer, tu trouverais donc aussi que c'est à ton détriment et tu ne souhaiterais pas rester avec elle ?

J'ai bon ?

homme partit
J'ai donc posé une question à ma femme, à savoir que si j'acceptais d'avancer en acceptant de le rencontrer, que propose t-elle en retour ?

Elle me demande ce que je désire, je lui réponds que c'est à elle de proposer. Elle demande une réflexion et donc j'attends son appel. Certains diront que c'est du chantage. Dans mon optique, le fait d'avancer me demanderai un effort énorme et rien à elle. Afin de rétablir une certaine équité, j'ai eu cette idée. Est-elle bonne ?

Moi ça ne me choque pas en soi, surtout que tu n'exiges même pas quelque chose de particulier, tu lui demandes ce qu'elle pense pouvoir faire pour toi. Ca lui ouvre pas mal de possibilités. Après, ça lui rend peut-être difficile le fait de trouver quelque chose à te proposer, c'est à double tranchant...

Par contre, Siesta le disait quelque part il y a peu, souvent les efforts du poly ne sont pas reconnus par le "mono".
En effet tout ce que nous nous efforçons de faire pour que vous vous sentiez mieux, ce sont souvent des choses qu'un "mono" trouvera "normales".

Je dirais donc : attention, lorsqu'elle te proposera une contrepartie, de ne pas lui dire qu'elle ne fait pas d'effort, que c'est plus facile pour elle que pour toi etc....tu n'en sais rien !
Sur ce coup-là je dirais que tu ne peux que lui faire confiance. Si elle te dit que c'est un effort pour elle, mets-toi à sa place, c'en est probablement un !

Par exemple dans mon cas, il m'est arrivé d'attendre plusieurs semaines ou mois avant de "concrétiser" une relation. Pour un amoureux mono, il peut sembler que ça ne demande pas d'effort (puisqu'il considère que je ne devrais même pas entretenir d'autre relation que celle que j'entretiens avec lui, que voir les autres c'est juste un caprice, etc.). Or pour moi, c'en est un. Enorme.

(D'ailleurs, c'est au point que je ne suis plus certaine d'être capable de réitérer l'exploit aujourd'hui...)

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aviatha

le jeudi 29 août 2013 à 22h06

@homme partit.
Honnêtement, je n'en sais rien. Je lui "permet" parce qu'il n'a pas voulu la situation, ne l'a pas cherchée, elle lui est tombée dessus, il n'a pas envie que ça s'éternise, il n'a pas envie de vivre comme ça, et je pense, je crois, j'espère, que c'est miser sur le long terme et gagner au change que de permettre cette "parenthèse", dont il a peut-être besoin.
Après, il est possible, et même je le crois ces derniers temps, que j'ai surestimé mes forces, et que je n'y arriverais pas. "C'est le risque que nous avons tous pris."

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homme partit (invité)

le vendredi 30 août 2013 à 10h56

LuLutine, que ma femme fasse des activités où je ne peux participer, elle le faisait et cela ne me posait pas de problème. Maintenant qu’elle aille voir un autre amoureux est une activité que je ne peux concevoir, car cela déborde de mon cadre d’acceptation. J’ai bien compris que son amour pour moi est unique, qu’elle ne le partage pas, mais elle se partage elle et c’est son droit.

Peut-on parler de jalousie ? Peut-être bien, alors que jamais je ne l’ai été. Eric SMADJA a écrit que la jalousie, si elle n’est pas pathologique, elle fait partie de l’amour, ce qui me correspondrait bien.
Je sais bien que ma femme ne m’appartient pas. Bien que je travaille sur ma dépendance affective, casser cette image de femme idéale, de ma femme, n’est pas facile et me demande un gros travail sur moi.

Dans ma compréhension du poly, je pense avoir mélangé certains principes entrainant une mauvaise perception. Effectivement, si nous nous séparons, l’autre n’est pas une roue de secours qui me remplacera au pied levé. Merci aux intervenants de ce forum. J’ai réellement compris et assimilé cette idée.

De plus, je me suis rendu compte qu’au final, je ne savais rien de l’autre et que cet inconnu, que je discerne comme un « rival », entretien et certainement freine mon avancement. Pourquoi donc ne pas connaitre ses intentions ? Voilà pourquoi j’ai fait cette proposition à ma femme.

Je me rends compte également qu’il me serait plus simple d’abandonner ce combat et de tenter de tourner la page de mon couple du moins ce qu’il en reste. Cette théorie est en contre balance perpétuelle depuis que je suis parti. Voilà pourquoi je tente d’avancer sur les 2 voies simultanément, en tentant de comprendre le poly d’un côté et en maintenant mon RDV chez un avocat prochainement. Comprendre le mode de vie de ma femme n’est pas synonyme d’acceptation.

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homme partit (invité)

le vendredi 30 août 2013 à 11h01

aviatha, dans cette situation, penses-tu que quelqu’un en tire un bienfait ? A te lire, tout le monde souffre et ce n’est pas le résultat escompté tout de même.

As-tu pensé que ton mari puisse être perdu et de subir également cette vie actuelle ? Ne se serait-il pas surestimé également ?

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LuLutine

le vendredi 30 août 2013 à 12h22

homme partit
LuLutine, que ma femme fasse des activités où je ne peux participer, elle le faisait et cela ne me posait pas de problème. Maintenant qu’elle aille voir un autre amoureux est une activité que je ne peux concevoir

Alors du coup, j'ai une remarque intéressante qui me vient.

Lorsque j'étais exclusive, je ne concevais pas que mon amoureux aille faire des activités sans moi (hormis le boulot principalement, pour lequel j'estimais qu'on n'allait quand même pas s'obliger à faire le même juste pour espérer être ensemble : nous n'avions pas nécessairement les mêmes qualifications, et il faut bien vivre !).

Donc, s'il voulait boire un verre avec des amis sans moi, participer à un nouveau club sans me le proposer...je ne trouvais pas cela concevable ! Il était évident que tout le temps libre devait être consacré à l'autre. Après tout, on souhaite partager sa vie avec l'autre ou pas !

Du coup, au final je t'admire car tu dis être exclusif mais tu arrivais à "passer par-dessus" le fait que ta femme ait eu des activités qui lui prenaient beaucoup de temps et d'énergie (hors boulot) et qui se faisaient sans toi !
J'ai vraiment du mal à concevoir que tu aies trouvé ça "normal"...tout ce temps, elle aurait pu le passer avec toi, elle n'était pas obligée de le passer sans toi (ce n'était pas pour le boulot), et elle te laissait seul quand même !

A mon époque exclusive, je n'aurais pas accepté ça je pense...

Donc finalement, tu acceptes beaucoup de choses pour quelqu'un qui est exclusif ! (+)

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Anarchamory

le vendredi 30 août 2013 à 12h35

LuLutine
Lorsque j'étais exclusive

N'étais-tu pas, finalement, surtout fusionnelle, plutôt qu'exclusive ? A la limite, j'ai l'impression que ça ne t'aurait pas dérangé que ton amoureux ait eu une autre copine, du moment qu'il te prenait avec pour aller la voir :P
Me trompe-je ?

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LuLutine

le vendredi 30 août 2013 à 12h41

MetaZet
A la limite, j'ai l'impression que ça ne t'aurait pas dérangé que ton amoureux ait eu une autre copine, du moment qu'il te prenait avec pour aller la voir :P
Me trompe-je ?

Oui, c'est vrai j'étais fusionnelle, mais pour moi ça allait de pair avec l'exclusivité : si je n'ai pas besoin de fusionner avec lui, je n'ai pas besoin de me soucier de ce qu'il fait quand on ne "fusionne" pas ! Et inversement !

Et si, tu te trompes un peu, car je pense que j'aurais accepté certaines personnes peut-être (et je dis bien peut-être), mais pas d'autres. J'avais déjà conscience qu'il est difficile de rester exclusif, mais je concevais l'éventualité d'une autre relation comme un problème, pas comme quelque chose qui pouvait se vivre sereinement !

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homme partit (invité)

le vendredi 30 août 2013 à 13h20

LuLutine, mon exclusivité concerne l'amour de ma femme. Nous avions des activités communes et individuelles. Chacun a besoin de passer des moments sans l'autre, pas d'en aimer un autre, de mon avis.

LuLutine, lors de ta vie exclusive, étais-tu jalouse de ton conjoint?

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aviatha

le vendredi 30 août 2013 à 13h22

@homme partit, honnêtement je n'en suis pas sûre. Bien sûr ils peuvent s'aimer et c'est sans doute un bienfait véritable, mais cela abime tellement tout le monde que j'en suis de moins en moins convaincue. Évidement qu'il est perdu. Personne ne peut, je pense, voir sombrer peu à peu l'autre qu'on aime, s'en savoir être la cause, et rester de marbre. Et puis je ne suis pas la seule, elle est également en grande souffrance, c'est aussi pour ça que je me dis que tenir permet qu'il reste son soutien à elle, elle en a grand besoin. Je pense qu'il a mal évaluer la situation et qu'elle-même s'est surestimée. On en rigole elle et moi, quand elle me dit que naturellement elle est d'une jalousie maladive mais que là elle ose pas trop dire quoi que ce soit de peur que ça paraisse terriblement déplacé par rapport à ce que je vis, et elle me dit qu'elle se sent une "maîtresse" jalouse de la "femme" et qu'elle se sent ridicule. Je lui ai dit que ça c'est le système de "finis ton assiette y a des enfants qui meurent de faim en Afrique", et que, pour la métaphore, c'est pas parce que des petits enfants meurent de faim qu'on doit absolument finir un plat dégueulasse, ça change juste rien. Depuis, c'est drôle, elle me dit quand elle ne se sent pas bien, ou qu'elle "jalouse" quelque chose qui se passe avec moi, alors qu'elle a un mal fou à lui dire à lui. Et même si ça fait, c'est vrai, beaucoup de mal à tout le monde, et qu'elle et moi sommes conscientes que tôt ou tard quelque chose va céder, on parvient quand même par moments à trouver des aspects qui rendent cela supportable. Entre autres, elle a beaucoup de mal à faire confiance et à s'ouvrir, et finalement elle est contente de m'avoir trouvée en même temps que lui. Et ça aide.

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(compte clôturé)

le vendredi 30 août 2013 à 13h30

Aviatha, je suis désolée pour toi de lire ce que je lis.

Je me permets juste de pointer une petite chose dans ce que tu écris :
"Je lui "permet" parce qu'il n'a pas voulu la situation, ne l'a pas cherchée, elle lui est tombée dessus, il n'a pas envie que ça s'éternise, il n'a pas envie de vivre comme ça, et je pense, je crois, j'espère, que c'est miser sur le long terme et gagner au change que de permettre cette "parenthèse", dont il a peut-être besoin."

Je mets ça en relation avec la promesse qu'il t'avait faite, que cette seconde relation ne dure pas.

Je crois que votre détresse actuelle vient du fait que vous êtes en train de vous rendre compte d'un truc tout bête : il est impossible de tenir ce genre de promesse. Quand une relation est entamée, il est impossible à aucun des membres de cette relation de savoir comment elle va se dérouler et ce qu'il va advenir d'elle.
Dans un sens tu n'as pas à te sentir trahie car il a fait une promesse intenable : je pense qu'il a vraiment cru qu'il y arriverait - mais c'est comme s'il t'avait promis de devenir immortel ou de changer de la choucroute en billets de banque. Il a eu tort de se croire plus fort que Superman et tu as eu tort de le croire. Maintenant cette seconde relation est bien installée dans le paysage et n'a pas l'air de se déliter ni d'être prête à céder une place. C'est là que vos ennuis commencent, car vous avez des décisions à prendre - alors que finalement tu pensais que la situation allait se "décider" d'elle-même.

Donc là : il t'aime, tu l'aimes, il l'aime. Quand on a dit ça on a rien dit. On ne fait rien avec de l'amour - à part se faire des bobos ou du bien, mais ce que je veux dire c'est qu'on ne construit rien uniquement avec de l'amour. Tu es en train d'en faire la cruelle expérience. Donc c'est inutile d'attaquer le problème par ce bout-là.
Certaines décisions sont longues à prendre parce que justement l'amour met la tête dans le guidon à un moment où on aurait surtout besoin de calme et de recul. La seule chose qui peut être utile c'est de la patience : à un moment donné, ça va se décanter (mais tu ne peux pas savoir dans quel sens), et il y aura un créneau pour la décision.
Ton problème est que tu ne te sens pas suffisamment bien pour pratiquer cette attente. Ton état psychique n'est pas favorable à la patience. Et je comprends ça très bien. Ce sont des choses que j'ai pu moi-même expérimenter dans des circonstances toute autres. La maladie, qu'elle soit physique ou mentale, brouille les repères.
Donc je vais te donner un conseil qui m'a été donné par un ami à une époque douloureuse de ma vie, et qui s'est révélé le meilleur que j'ai eu. J'espère qu'il te sera profitable à toi aussi.

Ce conseil c'est : occupe-toi de ta maladie en priorité. Laisse tomber les autres, leurs relations, leurs problèmes. Tu ne peux de toute façon aider ni toi ni personne si tu n'es pas en état de le faire. N'essaie pas de deviner ce que les choses doivent être ou vont être : tu seras de toute façon surprise par la vie - on est toujours surpris. Soigne-toi, fais ce que tu as à faire pour aller mieux - et contrairement à ce que tu peux croire ou ce qu'on peut te faire croire, tu n'as pas besoin de lui ou d'une relation parfaite pour aller mieux, la guérison ou en tout cas la rémission ne viendra pas de là, ce n'est qu'un symptôme. Je ne te dis pas de cesser de l'aimer ou de cesser ta relation avec lui ; je te dis de te concentrer sur les autres dimensions de ton existence qui nécessitent en ce moment toute ton attention - c'est à dire ta santé et ton psychisme.
Tu es le centre de ta vie. Les ressources sont en toi, et les solutions viendront de toi. Et c'est la condition nécessaire et suffisante pour devenir ou redevenir un foyer amical, amoureux, créatif, où d'autres viendront se ressourcer.

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LuLutine

le vendredi 30 août 2013 à 14h02

homme partit
Chacun a besoin de passer des moments sans l'autre, pas d'en aimer un autre, de mon avis.

Je trouve ça bizarre, moi. Est-ce que "ton avis" ne viendrait pas juste d'un conditionnement social ?
Pourquoi c'est différent d'aller voir un film sans l'autre avec des amis, ou d'aller voir un film sans l'autre avec un(e) amoureux(se) ?
Ma question est sincère, je ne fais pas de différence entre ces deux situations.

homme partit
LuLutine, lors de ta vie exclusive, étais-tu jalouse de ton conjoint ?

Il faut que tu définisses ce que tu appelles "jalouse".
Parce qu'à force de discuter avec les gens, je me rends compte que personne n'en a la même définition.
D'après ma définition non, je ne suis pas jalouse et ne l'étais pas non plus à l'époque.

aviatha
elle est contente de m'avoir trouvée en même temps que lui. Et ça aide.

Si ça continue vous allez partir ensemble toutes les deux en le plantant là ! :P

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homme partit (invité)

le vendredi 30 août 2013 à 14h17

LuLutine, aimer une personne n'est pas synonyme d'enfermement social. Dans ton exemple de cinéma, c'est l'amoureux le problème, pas le fait de sortir.

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(compte clôturé)

le vendredi 30 août 2013 à 14h22

Moi j'aime beaucoup l'exemple des enfants.
S'il y a bien un amour irrationnel, immense, indéniable, qui vient des tripes, c'est celui des enfants.
Je ne connais aucun parent de plusieurs enfants qui a refusé d'en faire un second, un troisième ou un quatrième parce qu'il avait peur de moins aimer les suivants. Ou qui se sent coupable de les aimer tous et pas seulement un parce que l'amour ne se partagerait pas.

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Profil

LuLutine

le vendredi 30 août 2013 à 14h22

homme partit
LuLutine, aimer une personne n'est pas synonyme d'enfermement social. Dans ton exemple de cinéma, c'est l'amoureux le problème, pas le fait de sortir.

Ah, mais le fait de sortir n'est pas un problème dans mon idée. C'est le fait de sortir en interdisant à son partenaire de venir !

Si tu passes tout ton temps avec ton/ta partenaire, rien ne vous empêche de sortir, simplement vous le faites tout le temps ensemble !
Où est le problème ? Ce n'est pas de l'enfermement social que de faire toutes les sorties avec ton/ta partenaire ! Au contraire ce serait l'enfermer socialement que de lui interdire de venir...

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Profil

LuLutine

le vendredi 30 août 2013 à 14h25

Janis
Je ne connais aucun parent de plusieurs enfants qui a refusé d'en faire un second, un troisième ou un quatrième parce qu'il avait peur de moins aimer les suivants. Ou qui se sent coupable de les aimer tous et pas seulement un parce que l'amour ne se partagerait pas.

Et des parents qui ont un(e) préféré(e) ?

J'ai pas beaucoup d'expérience en la matière alors je demande hein...(même si j'ai déjà eu des témoignages sur le sujet)

Récemment quelqu'un disait que les parents ont toujours un(e) préféré(e)...qu'en penses-tu ?

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(compte clôturé)

le vendredi 30 août 2013 à 14h39

Alors moi je suis mal placée pour répondre parce que j'en ai qu'un ;-) Et pas envie d'en avoir d'autres mais pour des raisons de limites physiques personnelles. Sinon je me sentirais tout à fait capable d'aimer le second autant que le premier.

Ce que je sais de seconde main - c'est à dire après des discussions avec des parents et/ou des enfants devenus adultes - c'est que les enfants sont tous aimés amis chacun différemment (c'est normal, d'ailleurs : on ne peut pas aimer de façon identique des individus qui sont différents). Comme dans le cas de relations plurielles : on aime A, B et C mais chacun différemment - ce qui ne veut pas dire plus ou moins.
Certains enfants se sentent préférés ou moins aimés. C'est un ressenti douloureux - ça a été le mien longtemps d'ailleurs ; je pensais que ma mère préférait mon frère.
Et puis j'ai compris : la différence de traitement est interprétée comme un désamour ou moins d'amour mais ça n'a rien à voir. Là où je pensais que ma mère m'aimait moins parce qu'elle me couvait moins que mon frère, j'ai réalisé qu'elle avait peur pour lui - et qu'au contraire, moi, elle me faisait confiance - et donc me laissait la bride sur le cou. Bon, j'ai d'autres griefs envers ma mère mais en tout cas je sais aujourd'hui que mon frère n'était pas son "préféré".
Il y a l'enfant fragile, l'enfant dans lequel on se reconnaît plus ou moins, l'enfant qui flatte, l'enfant beau... Avec celui-là, oui, je suppose que la relation est privilégiée. Mais est-ce que cela a du sens de dire qu'une relation privilégiée est une relation préférée ? Pour le tourner autrement, j'ai une relation très privilégiée avec ma petite fille - pour autant je ne la préfère pas à mon mari ;-)

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homme partit (invité)

le vendredi 30 août 2013 à 14h43

LuLutine, je reprends ta phrase:

Ah, mais le fait de sortir n'est pas un problème dans mon idée. C'est le fait de sortir en interdisant à son partenaire de venir !

Dans mon couple, il n'y a jamais eu d'interdiction de sortir en interdisant à l'autre de venir. Par exemple, lors des repas de service de ma femme, je suis venu une fois. Je me suis terriblement ennuyé. Dés lors, jamais je n'y suis retourné.

Lors de mes entrainement de sport, ma femme ne venait pas, ce n'était pas une interdiction, seulement éviter de s'ennuyer.

Aller voir un film qui ne m'intéresse pas, soit elle y allait seule, soit j'étais dans une autre salle.

Maintenant interdire son conjoint de venir est un symbole relativement fort qui engendrerait certaines suspicions.

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homme partit (invité)

le vendredi 30 août 2013 à 14h45

Concernant les enfants, pour l'avoir vécu, je suis persuadé qu'il y a toujours une préférence.

Bien entendu, ce n'est pas moral que de le dire.

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(compte clôturé)

le vendredi 30 août 2013 à 14h45

Lulutine
J'ai pas beaucoup d'expérience en la matière alors je demande hein...(même si j'ai déjà eu des témoignages sur le sujet)

Récemment quelqu'un disait que les parents ont toujours un(e) préféré(e)...qu'en penses-tu ?

J'ai trois garçons (enfin nous avons :-) ). L'ainé (plus de 20 ans et indépendant) est en conflit avec ses parents depuis tellement longtemps que je ne me rappelle plus qu'il ai été agréable un jour de l'élevé ; le second, il est aux abonnés absent depuis maintenant deux ou trois ans, sauf à de quelques rares moments où il se décide à "vivre en famille" ; le troisième s'intéresse, il participe d'autant qu'il s'accorde mieux avec les personnes matures plutôt que celle de son âge.

Si l'on me demande si j'ai un préféré, ben oui. Celui que je vois évoluer sereinement, celui qui se prend en charge, celui qui ne raconte pas de bobards pour me foutre les services sociaux sur le dos inutilement, celui qui ne m'oblige pas à assister à une audience devant un juge, ... C'est injuste, certainement. C'est ainsi.

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