Polyamour.info



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Polyamoureuse pas assumée

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Profil

Len

le vendredi 30 août 2013 à 14h46

"J'ai une relation très privilégiée avec ma petite fille - pour autant je ne la préfère pas à mon mari "

Dans ce cas comment appellerais tu ta relation avec ton mari ? Une relation privilégiée ?

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(compte clôturé)

le vendredi 30 août 2013 à 14h47

homme partit a posté simultanément. Non ce n'est pas moral de le dire. Je confirme

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(compte clôturé)

le vendredi 30 août 2013 à 14h52

Alors est-ce que là gcd68 tu ne confodns pas le fait d'aimer une personne et le fait d'avoir avec cette personne une relation agréable ?
Tu dis que tu préfères ce que tu vis avec ton cadet - et je pense que tout le monde à ta place en ferait autant. Mais pour autant, est-ce que tu n'aimes pas les deux aînés ? Si l'un d'eux venait à avoir de très graves ennuis, est-ce que tu y serais insensible ?

C'est une vraie question, hein.

Len, je réponds pas parce que je comprends pas la question. Peux-tu reformuler ?

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le vendredi 30 août 2013 à 14h53

Comment peut-on comparer une relation filiale avec une relation amoureuse ? D'abord l'une n'est pas voulu, choisi alors que l'autre oui (en principe). Perso, j'ai 45 ans et je pourrais être amoureuse d'un jeune homme de 25, tout en sachant qu'il pourrait avoir l'âge d'être mon fils. Je devrais donc m'interdire d'aimer ce jeune homme à cause de son âge... C'est quoi cette connerie. Pour moi, la comparaison est imbécile. Mais là, c'est évidemment que MON avis.

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le vendredi 30 août 2013 à 14h54

A Janis. Evidemment, le lien du sang reste mais Lulutine parlait de "préféré"... et désirait un témoignage.

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Len

le vendredi 30 août 2013 à 15h03

Janis >>

Est ce que tu appellerai la relation avec ton mari également une relation privilégié ? Pareil que pour ta petite fille.

Si non, comment définirais tu cette relation avec ton compagnon ?

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le vendredi 30 août 2013 à 15h03

Merci pour ton témoignage, c'est sans doute pas facile de poster sur ce genre de souci, c'est très intime et sans doute douloureux pour toi.

En fait je me dis (mais c'est abstrait) qu'on peut très bien préférer être avec une personne parce que c'est plus simple et plus agréable, sans pour autant que ça signifie qu'on aime moins une autre avec qui c'est douloureux. D'ailleurs, si on n'aimait pas énormément cette autre personne, ce serait peut-être justement moins douloureux... Si je reprends l'exemple de mon frère, qui était un enfant puis un adolescent très très très très très difficile qui a fait plein de bêtise, moi sa soeur j'avais justement l'impression d'être moins aimée parce que je voyais mes parents suer sang et eau pour lui et quasiment me négliger. ma mère n'arrêtait pas de répéter qu'elle aurait préféré qu'il n'existe pas (oui, c'est violent à entendre), mais dans ma tête il n'en était pas moins évident qu'elle l'aimait avec passion, comme une lionne...

Len ma remarque sur ma fille et mon mari était un peu ironique. Effectivement ce sont deux amours qui n'ont rien à voir. Mais pourtant ils sont tous les deux très intenses - et coexistent dans ma vie comme dans celle de beaucoup de parents ;-)

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le vendredi 30 août 2013 à 15h10

Douloureux, je ne sais pas. Je me sens mieux depuis que je ne suis plus responsable de lui, qu'il a pris son envol (parti de la maison sur un coup de tête en claquant la porte au nez de son père... bref). Je me sens mieux depuis que toute la maison ne vit plus sur les nerfs et dans une tension quasi permanente à cause d'un seul de ses habitants. Je me sens mieux depuis qu'il est loin de moi.

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Siestacorta

le vendredi 30 août 2013 à 15h12

Je crois qu'avoir un enfant préféré est courant, en tout cas plus que ce qu'on peut entendre.
Ca n'empêche pas que l'enfant pas préféré d'être profondément aimé. Même pas seulement au niveau moral, matériel, éduqué logé blanchi, mais au niveau émotionnel : on est ultrasensible à son bonheur, on serait dévasté par sa disparition...

S'il y a un préféré, c'est parfois une question d'affinités de caractère, parfois une question d'histoire, d'évènements auxquels on donne un sens... C'est humain.
C'est pas sans conséquence, sans ombre, bien sûr que le pas-préféré ressent des trucs par rapport à ça.
Mais cette "injustice" n'est pas, je crois, suffisante par elle-même pour dire que la relation aimante entre ce parent et cet enfant soit jugée nulle, illusoire, de façade, ou "secondaire", pour reprendre notre vocabulaire local.
Le lien entre les personnes concernées reste fort.

La comparaison entre les amours filiales et les amours amoureuses est valable pour expliquer l'intensité non-exclusive... Par contre, on choisit ses amoureux, on prend pas le premier qui se présente le jour où on est d'humeur à aimer. Et l'autre le fait aussi, tandis que l'enfant demande pas à arriver chez la famille duchmolle, il ne choisit pas, il est là, c'est tout.

Il se peut que l'exclusivité soit, entre autres, une façon de ne pas se laisser soi-même douter de l'importance de ce choix. Une manière de ne pas avoir à poser et se poser trop de questions souvent, et surtout, de ne pas avoir à gérer des situations qui les posent.

Dans un sens, j'aimerai bien qu'il n'y ait pas un choix de non-exclusivité, qu'on soit mono ou mono en série et que ça corresponde complètement à la réalité des possibles. Genre tout mon être, corps, coeur, esprit, aurait une raison naturelle et concrète d'ignorer totalement le reste des gens.
Je suis pas sûr que ça corresponde vraiment à la situation d'une personne sensible et pensante, mais ce serait sans doute émotionnellement reposant.

(faut pas accorder trop d'importance à cette conclusion, l'aigreur y est circonstancielle et non-amoureuse)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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le vendredi 30 août 2013 à 15h16

Je comprends parfaitement ce que dit Siestacorta.

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le vendredi 30 août 2013 à 15h17

"Mais cette "injustice" n'est pas, je crois, suffisante par elle-même pour dire que la relation aimante entre ce parent et cet enfant soit jugée nulle, illusoire, de façade, ou "secondaire", pour reprendre notre vocabulaire local."

Hé ben ça me plaît bien, ça. Je trouve que c'est une façon éclairante de formuler les choses. Merci à toi.

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(compte clôturé)

le vendredi 30 août 2013 à 15h18

Je trouve aussi

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(compte clôturé)

le vendredi 30 août 2013 à 15h19

Ce que j'ai expliqué reprend un autre fil de discussion où j'indiquais que l'amour et la vie commune n'était pas nécessairement liée

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Siestacorta

le vendredi 30 août 2013 à 15h24

gcd68 : tchin-tchin, content d'être dans un jour intelligible.

janis : merci, content de te lire aussi !

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bouquetfleuri

le vendredi 30 août 2013 à 15h37

Je suis assez content de vous lire, je soutiens depuis longtemps sans trop oser le clamer, qu'il y a forcément des préférences, partout et dans tout, c'est le propre de sa construction ou de ce que l'on peut appeler l'ensemble des choix.
Mais préférer quelque chose ou quelqu'un, que ce soit un enfant ou un amoureux ne signifie pas aimer moins le reste ou les autres cela signifie tout simplement qu'il y a des différences et qu'on les acte, en dehors du même qui est le fondement de nos choix.
Pour pallier les effets néfastes d'une hiérarchie honnie conjuguée à un reste de culpabilité, le premier outil à utiliser (me semble-t-il) est d'accepter cet état de fait. D'autant qu'il n'y a pas qu'une seule et unique et inamovible hiérarchie, celle-ci est changeante, d'un temps à l'autre, d'un amoureux à l'autre, d'un support à l'autre et rend chacun et chacune unique et indispensable. Et c'est bien là l'essentiel, à mes yeux.

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Siestacorta

le vendredi 30 août 2013 à 15h46

bouquetfleuri

Mais préférer quelque chose ou quelqu'un, que ce soit un enfant ou un amoureux ne signifie pas aimer moins le reste ou les autres

Ben pour moi, si, ça signifie aimer moins... mais aimer quelqu'un moins qu'on aime quelqu'un qu'on aime énormément, ça veut pas dire qu'on aime peu l'autre.
C'est pas juste, pas bien mesuré-pesé-propre-toulmonde il a autant de gâteau.
Mais c'est tellement pas des restes ou des miettes, c'est tellement quelque chose qui va faire plaisir à donner et à recevoir, que ce serait con de jamais manger ensemble à cause de ça, parce que cette tarte aux abricots, elle est excellente, et qu'en plus, on va pouvoir en reprendre plus tard.

Oui, d'accord, papa sert titine souvent en premier, bon, mais ça veut pas dire que tu serais content si on la privait de dessert tous les dimanches pour que tu manges sa part et qu'elle te regarde faire. Tu vois bien que c'est pas simple, alors bon, on fait comme ça.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 30 août 2013 à 16h16

Siestacorta
gcd68 : tchin-tchin, content d'être dans un jour intelligible

Je savais bien qu'on y arriverait un jour !!! (humour)

Je pense qu'il serait idiot de vouloir mesurer l'amour (créer un amouromètre -lol) car trop de paramètres entreraient en ligne de compte. Au mieux, on savoure le bonheur, le plaisir, l'intensité, le non-explicable qui se passe en soit et pour lequel aucun mot n'existe mais par pitié, pas d'amouromètre, non pas ça, au secours !!!

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LuLutine

le vendredi 30 août 2013 à 16h31

homme partit
Dans mon couple, il n'y a jamais eu d'interdiction de sortir en interdisant à l'autre de venir. Par exemple, lors des repas de service de ma femme, je suis venu une fois. Je me suis terriblement ennuyé. Dés lors, jamais je n'y suis retourné.

Lors de mes entrainement de sport, ma femme ne venait pas, ce n'était pas une interdiction, seulement éviter de s'ennuyer.

Aller voir un film qui ne m'intéresse pas, soit elle y allait seule, soit j'étais dans une autre salle.

Maintenant interdire son conjoint de venir est un symbole relativement fort qui engendrerait certaines suspicions.

Ahhhh donc en fait on est d'accord : si tu avais été intéressé par les repas de service, si ta femme avait aimé les entraînements de sport, alors vous auriez nécessairement fait tout cela ensemble !

Bien entendu je concevais qu'on puisse laisser l'autre avoir une activité qui ne nous intéressait pas (mais pas trop longtemps quand même, y a des limites !), mais moi ce dont je te parlais, c'est la situation où elle te dit qu'elle va faire un truc et qu'elle veut le faire sans toi !

Moi j'ai vécu ça, je ne trouvais pas ça normal (qu'il m'interdise de venir avec lui et/ou essaye de me cacher certaines activités pour éviter que je "m'incruste") et puis un ami tout ce qu'il y a de plus exclusif m'a expliqué que c'était normal de vouloir faire des activités sans l'autre et que je devais accepter ça. Que même si j'avais désespérément envie de venir avec lui, mon copain pouvait me répondre "Non" et me laisser toute seule.

J'ai cru un instant que tu raisonnais comme cet ami exclusif (dont je ne trouve pas le raisonnement cohérent : si on peut souhaiter vivre certaines choses sans l'autre, quand bien même voudrait-il les vivre avec nous, pourquoi ce serait un problème de souhaiter entretenir d'autres relations amoureuses ?).

Mais finalement, tu es comme moi (enfin, comme j'étais à l'époque !) : tu cherches à passer tout ton temps libre, dans la mesure du possible et dans la mesure où les activités sont prisées des deux, avec ta femme.

Finalement tu es aussi fusionnel que je l'étais. Je comprends mieux ton point de vue. (Après, je pense que c'est malsain et qu'à terme on finit par se phagocyter l'un l'autre, enfin c'est du moins ce que j'ai vécu...)

Pour ce qui est d'être suspicieux, je n'étais pas suspicieuse qu'il veuille faire des activités sans moi, je me sentais juste blessée qu'il ne veuille pas passer tout son temps libre avec moi, contrairement à moi...

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En ce qui concerne les "préférés", je ne suis pas fille unique et pourtant je n'ai pas eu la sensation que mes parents aient eu un(e) "préféré(e)".

Je précise m'être sentie parfois moins privilégiée, mais ce n'était pas en lien avec une éventuelle préférence de leur part. Ca pouvait par exemple être lié au fait que j'étais plus âgée (et donc plus raisonnable, moins dans le besoin d'affection ou de reconnaissance...).

Pour ma part je n'ai pas d'enfants mais concernant les amoureux, si j'avais un "préféré" il me serait facile de faire un choix et d'arrêter les autres relations....or j'en suis incapable !

Certes je peux préférer dormir avec untel parce qu'il ne me saute pas dessus en pleine nuit contrairement à tel autre, et aller au musée avec un troisième parce qu'il est plus cultivé que les autres et qu'il va m'expliquer plein de trucs...

Mais ce que j'appellerais "avoir un préféré", ce serait "avoir un préféré sur la totalité des caractéristiques qu'une personne peut avoir".

Ca ne m'est jamais arrivé...

Je préfère écouter l'un me raconter les ragots du moment sur notre groupe d'amis, parce qu'il aime faire ça et que j'aime la façon dont il en parle (même si les ragots, à la base c'est pas trop mon truc, je m'en passe très bien d'ailleurs)....je préfère faire de la rando avec un autre parce que c'est sa passion alors que le précédent n'apprécie pas.

Et côté sexe (parce que sinon, je pourrais avoir du sexe avec un seul et être "juste amie" avec les autres), j'aime toutes les sexualités que je découvre chez différents partenaires...alors pourquoi en choisir une seule ?

Quand j'étais petite, et que mes parents ramenaient des pâtisseries pour le dessert, ils me demandaient laquelle je voulais....je répondais toujours : "Un peu de chaque !"

C'est ma faute si j'aime le fondant au chocolat ET la tarte au citron ??? :)

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Profil

Saya

le vendredi 30 août 2013 à 17h20

LuLutine
Quand j'étais petite, et que mes parents ramenaient des pâtisseries pour le dessert, ils me demandaient laquelle je voulais....je répondais toujours : "Un peu de chaque !"

C'est ma faute si j'aime le fondant au chocolat ET la tarte au citron ?? ? :)

<3 (+)

Je ne participe pas souvent mais là, j'étais juste obligée de relever cette quote hyper symbolique et tellement vrai... Ce n'est pas pour autant que l'on aime moins (quantitativement et qualitativement) l'un ou l'autre. C'est juste que l'on les aime tous les deux... Alors pourquoi faire un choix ?

Merci pour ce petit moment de bien être que tu m'as inspiré ;)

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Profil

Anarchamory

le vendredi 30 août 2013 à 17h26

LuLutine
Quand j'étais petite, et que mes parents ramenaient des pâtisseries pour le dessert, ils me demandaient laquelle je voulais....je répondais toujours : "Un peu de chaque !"

C'est ma faute si j'aime le fondant au chocolat ET la tarte au citron ?? ? :)

Mince alors, moi une fois une mamie m'a proposé — je devais avoir 5 ou 6 ans — une tablette de chocolat blanc et une tablette de chocolat noir et m'a demandé laquelle je voulais. Je lui ai répondu : "Les deux !" :P

La poly-tude serait-elle décelable dès l'enfance ? ^^

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