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Sur la jalousie

Jalousie
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polyrateau

le vendredi 30 janvier 2009 à 22h27

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Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 30 janvier 2009 à 23h24

Bonsoir Polyrateau,

Tu sembles avoir assez bien perçu les facettes de la jalousie. Mais je m'interroge sur un point : ta femme n'a jamais eu d'amant. Moi, je vis cela de puis d'un an et ça été très dur non par orgueil, ni même par jalousie de routine mais certainement par manque de confiance en moi. Je te confirme que la question de la comparaison est permanente. Elle n'a d'ailleurs été, pour moi, d'aucune aide mais plutôt un frein car j'ai su que ma femme trouvait plus de plaisir sexuel avec son amant qu'avec moi, ce qui, d'après elle semble être une règle presque ancestrale (excitation face à l'interdit, transgression, montée du désir du fait de la fréquence faible de leur rapports...). Avant que tout cela arrive j'avais la même sérénité que toi, je pensais que l'amour de ma femme étais entier à mon égard et que notre désir mutuel était érodé par les aléas de la vie de jeune parent actif.

Aujourd'hui, nous venons de nous séparer après une tentative raté, j'ai voulu accepter sa condition de polyamoureuse en pensant que je pourrai en faire de même. Mes souffrances furent si fortes que j'ai décidé un soir de la quitter sur le champ, réaction de sa part pour ne pas perdre sa sécurité de femme marié : elle quitte sont amant; Résultat, elle fut dévasté de douleur d'avoir quitter un être cher. Elle s'est donc mis inconsciemment à projeter sur moi un rancoeur face à cette décision...d'où notre séparation.

Par cette tranche de vie, je veux témoigné que le polyamour n'est possible que si les personnes que Françoise Simpère appelle les membres du projet de vie ne sont pas rabaissé à des fonctions uniquement maritale ou d'entreprise familiale. La part de l'aventure que constitue les amants doit aussi être présente dans le couple et même parois plus fortement. Pour moi si cette aventure, cette quête de fantasme ne sont pas aussi inclues dans un couple, il y a tromperie dans le sens je trompe ma femme ou mon mari.

Voilà comment ma jalousie s'exprima car j'ai eu l'impression d'être toujours le mari, le gentil gendre, le merveilleux papa, le bricoleur du dimanche, le régisseur de famille... Toutes ces appellations ne peuvent exister sans une seule contrepartie : être aussi un amant pour sa propre femme.

Bien sûr, cela sous entend une prise en main personnelle, une volonté de sortir de ses peurs, de ces comparaisons qui taraudent l'esprit à chaque instant.

J'espère avoir contribué en partie à ce post.

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(compte clôturé)

le samedi 31 janvier 2009 à 09h49

La jalousie, c'est un ciment social, quelque part... Et aussi une chose qu'on expérimente quand survient un frère ou une soeur cadette, ou n'importe qui, qui nous prive de l'attention de la mère ou du père en déséquilibrant le parfait microcosme de dévotion maternelle et de réponse immédiate aux besoins qu'on exprimait comme nourrisson ou dans la petite enfance.

Je suis la cadette: quand j'étais encore au berceau, ma mère est arrivée de justesse pour empêcher ma soeur de balancer la nacelle assez fort pour m'éjecter. Pendant les 40 années qui ont suivi, la jalousie de ma soeur, sa rancoeur devant le fait que je répondais mieux aux aspirations de ma mère, tout ça nous a poursuivies.

On a pris conscience les deux que notre mère entretenait inconsciemment cette rivalité , encore maintenant... et on a des rapports paisibles, chaleureux, on s'entraide, bref, on cherche notre route hors de ce triangle. Le lien est différent, plus fort, j'aime ma soeur, elle m'aime, on se le dit, on se le prouve. Cette sécurité n'est venue qu'à l'aube de nos cinquantaines... et donc on a pu déconstruire la jalousie et reconstruire la confiance.

Même tardivement, faire cette expérience-là a sûrement contribué à me faire admettre le lutinage, et que les choses peuvent vraiment changer du tout au tout, si c'est le mieux-être qu'on recherche.

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polyrateau

le samedi 31 janvier 2009 à 18h30

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Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Noemi

le samedi 31 janvier 2009 à 20h14

Je fais partie des personnes quasiment pas jalouses (ouf! :-)); mais c'est un sujet qui m'intéresse depuis des mois.

J'ajouterai à ce qui a déjà été dit:
DES PEURS!
Peur de l'abondon
peur de ne pas être à la hauteur
peur de plus avoir assez de temps / intimité / etc. avec son partenaire

Et l'incertitude. Si déjà ça cloche quelquepart dans le couple, si on doute de son partenaire, de son amour pour nous ça nourrit très bien la jalousie.

Faire "disparaître" la jalousie, c'est ce que mon copain voulait pour ne pas me déranger avec sa jalousie.
Bien sur ça n'a pas marché comme ça, d'un coup de baguette magique... Il a du accepter sa jalousie, accepter qu'elle est là et mieux vivre avec. Dedramatiser, la minimiser, voir les choses plus cool - mais la jalousie est toujours la.

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Siestacorta

le samedi 31 janvier 2009 à 21h23

Un peu pareil que ce que dit Noemi...
Je ne suis pas vraiment sujet à la jalousie.
Ce dont mon partenaire a besoin, qu'il aille le prendre. Si je me sens pas rejeté / écarté après, et si j'ai le droit au même traitement.

Par contre, je suis sujet à la peur. Peur d'être regardé avec plus de critique, par comparaison. Que le voile se déchire, et que derrière on voit tous mes défauts et qualités manquantes... Bref, oui, me comparer à l'autre en ma défaveur, là, j'ai peur.
Mais ça ne se traduit pas par de la possessivité. J'ai plutôt des penchants de compléxé, je me dirai "ben ouais, elle a trouvé mieux, pas de quoi t'étonner, t'es nul".
Ca se retourne plus contre moi que contre l'autre, voilà pourquoi je parle de peur.

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(compte clôturé)

le dimanche 01 février 2009 à 10h31

Donc c'est bel et bien un travail de renforcement personnel qui est à faire pour sortir de la comparaison et du complexe, souvent bien entretenus par l'histoire familiale et les jolies névroses transmises.
C'est du même ordre que les disputes à deux: ce n'est ni la faute de l'un ni celle de l'autre, mais fifty-fifty... et c'est le troisième personnage qui est à travailler: la relation elle-même.

Car il y a toi, moi... et notre relation. Comme ça, ça dédramatise, on cesse de se fustiger en accusant ses manques supposés, que sais-je, la cellulite, le bedon, le début de calvitie, les traits de caractère.

C'est assez reposant pour l'ego, et ça sert pour tous les domaines, le pro, le privé, l'intime, le familial...

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polyrateau

le dimanche 01 février 2009 à 14h03

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Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le dimanche 01 février 2009 à 20h17

Je ne suis qu'en partie d'accord avec vous. Certes il importe à chacun de se maîtriser et de tirer à profits les souffrances ou les peurs que la jalousie occasionne, mais on semble trop souvent oublier son partenaire qui, pour moi, à un rôle extrêmement important. Qu'il s'agissent de jalousie de routine, d'orgueil, ou d'un manque de confiance du "jalouseur" il m'apparaît comme évident que le "jalousé" doit intervenir en partie pour rééquilibrer les rapports mis à mal.
Dans mon cas personnel, quand je dis que je veux être l'amant de femme et pas seulement le gentil papa ou le brave mari, je demande à vivre aussi une partie de désir, une partie des fantasmes de ma femme... Si je me retrouve uniquement confiné dans un rôle de gardien phare, je regarde les autres naviguer sans pouvoir prétendre à autre chose que de les rassurer, par ma lumière bienveillante, qu'il pourront rentrer au port.
Autrement dit chacun doit tendre la main.
Je pense souvent à ces femmes ou ces hommes qui laissent leurs conjoints les tromper en conservant leur rôle de maîtres de maison. Pour moi, je perçois cela comme deux fuites parallèles où chacun refuse de regarder les problèmes du couple. Il n'y a donc plus de polyamour car on part chercher ce qui manque et donc la tromperie apparait. A l'opposé, si nous avons régulièrement la preuve que l'ensemble d'une relation amoureuse existe, je crois que la jalousie s'estompe, s'amenuise et reste comme les éperons qui nous permettent d'avancer voir d'envisager à notre tour le polyamour

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(compte clôturé)

le dimanche 01 février 2009 à 21h56

Travailler sur soi permet justement de tendre la main. Quand les cartes sont brouillées des deux côtés, mieux vaut séparer les jeux pour commencer: les problématiques personnelles sont forcément différentes dans leurs ancrages. On est ensuite mieux entraîné pour débrouiller l'écheveau à deux.

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polyrateau

le mardi 03 février 2009 à 10h10

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Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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françoise (invité)

le mardi 03 février 2009 à 12h23

Un jour, ma mère me dit: "toi qui a connu plusieurs hommes, était-ce mieux, moins bien ou pareil avec eux qu'avec ton mari?" Je lui ai répondu: "Ni mieux, ni moins bien ni égal: différent. Parce que chaque homme est différent, et qyue moi-même, je suis différnte selon l'ahomme avec qui je fais l'amour." Elle a souri, m'a confirmé combien ses rapports avec papa avaient été épanouissants, mais elle a conclu: "C'est trop tard à mon âge. Je ne sautrais jamais comment font les autres". Cette conversation m'a confirmé, trente ans après que j'ai commencé à aimer au pluriel, que c'était profondément mon choix de vie. Pas poour compenser un quelconque manque, pas par avidité sexuelle, pas par passion ailleurs (même si j'en ai connu). Par curiosité pour ce renouvellement perpétuel du désir et du plaisir. Sans comparaison de quantité ou de qualité. Je ne suis pas jalouse parce que je sais que ce que vis mon cher et tendre ailleurs est forcément différent de ce qu'il vit avec moi, et donc ça ne me touche pas. Ca me fait plaisir quand je le vois revenir heureux de ce qu'il a vécu (par contre, on ne se raconte pas nos histoires, c'est du privé, de l'intime). Par contre, il y a une chose essentielle: ne pas rompre aux premières difficultés, car cette vie en comporte, comme n'importe quel choix de vie et plus encore car il va à l'encontre de tous les a priori sur l'amour. Il faut avoir confiance en soi, aimer au pluriel parce qu'on est sûr d'en avoir envie (pas par mode ou défi), et être très au clair sur son projet de vie. En cas de difficulté, s'éloigner qq temps pour réfléchir est une bone chose plutôt que de se déchirer, mais pas rompre. Il y a des hivers dans l'amour, et souvent des mprintemps ensuite. Cela évolue par cycles, pas de façon linéaire, et ce qu'on s'imaginait incapable de supporter un jour devient naturel un autre. A l'inverse, je sais que j'ai vécu des choses (souvent par défià) que je ne referais pas aujourd'hui. La jalousie vient d'un manque de confiance en soi et surtout de l'obsession de se comparer, d'être en compétition. Quand on a intégré que aucune relationn'est comparable à l'autre, la jalousie s'estompe, puis disparait. C'est un apprentissage, cela prend du temps.
J'ajouterai aussi- mais c'est dû à mon grand âge :) - que la sexualité n'est pas LE fondement du couple, quoi qu'en disent les medias. Il m'est arrivé d'avoir d'intenses plaisirs avec des hommes avec qui je n'aurais pas du tout aimé vivre! Le sexe est prioritaire quand il est l'essentiel d'une relation entre deux êtres, c'est-à-dire entre des amants. Quand on vit avec qqn, ou quand on a un projet avec (de vie, artistique, professionnel), le sexe est la cerise sur le gâteau, mais l'essentiel du gâteau est ailleurs. Savoir dédramatiser le sexe, ne pas y mettre d'enjeux de pouvoir ou de bonheur, juste l'apprécier pour l'intimité et le plaisir qu'il apporte, ça permet aussi de relativiser les choses...

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Françoise (invité)

le mardi 03 février 2009 à 12h31

J'ai écrit mon com' précédent à toute vitesse, d'où plein de coquilles et de fautes, désolée.
Effectivement, Licence of love, les amours plurielles dans un couple ne doivent pas être un prétexte à s'éclater sexuellement, puis à rentrer tranquillement chez soi. ( ce genre d'attitude montre qu'il y a d'autres problèmes à résoudre, hors de la problématique polyamoureuse) Le Lutinage est une autre construction, un autre logiciel de pensée amoureuse, et il doit se construire ensemble, sous peine d'induire chez celui ou celle qui fait des efforts pour comprendre le sentiment d'être manipulé(e).

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(compte clôturé)

le mardi 03 février 2009 à 14h16

Dans le cas d'une relation non-révélée (mais pas dans le sens "étalée", dans le sens comme l'évoque Françoise, de savoir qu'il y a quelqu'un ou des quelqu'uns, mais rien de plus), il y a souvent derrière une histoire de pouvoir.

Pressentant que mon homme a besoin de rééquilibrer quelque chose dans son couple, je dissocie sa relation avec sa femme de celle qu'il a avec moi. Qui je me prétendrais, moi, pour exiger de savoir si sa femme est au courant?
Les deux histoires sont à ce point séparées que je n'en sais rien, si elle est au courant ou pas! ce qui est OK, car ça ne me regarde pas. Je sens viscéralement que je dois le laisser gérer ça - peut-être est-ce simplement parce qu'il n'y a pas de problème...

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(compte clôturé)

le mardi 03 février 2009 à 15h17

Françoise,

Est-ce un tort de vouloir placer le sexe comme un part du gâteau plutôt que comme la cerise ? Peut-on croire qu'il mérite autant sa place que la courtoisie, la gentillesse, le soutien, la fidélité amoureuse (la fidélité n'est pas l'exclusivité), l'entreprenariat familial ?
Moi, j'ai besoin de sentir que le sexe avec femme est pratiquer avec envie et qualité et lorsque celui-ci c'est réduit pour des raisons médicales nous sommes devenus une entreprise de construction de projet : la maison, les vacances dans le sud, la déco de la chambre, l'entraide professionnelle...
Par ailleurs, je vous confirme que toutes mes relations passées avant ma femme ont été différentes, ni mieux, ni moins bien. Je n'exclus pas des plaisirs en dehors de mon couple ce qui semble s'apparenter à du lutinage plus qu'à du polyamour. Par contre je me refuse d'abandonner une partie de ma relation maritale au prétexte qu'elle peut exister ailleurs car pour moi la vraie tromperie se situe ici et devient donc source de jalousie et de rancoeur.
En revanche les autres relations peuvent être un stimulant du couple, une source de remise en question qui provoque une volonté de séduire l'être aimé presque permanente, ça bouscule et renverse nos acquis que le mariage fixe avec son poids traditionnel.
Encore une fois je ne prône pas la vie à 2,3,4 ou 30 ni même le mariage comme un handicap au polyamour. Nous sommes tous différents et nous subissons des remises questions au cours de nos vie. Aussi, savoir appréhender ses réflexions et celle de l'autre constitue un bagage solide face aux difficultés notamment pour la jalousie.

Je sens que je mûris...un truc de dingue
Pardon je m'égare.

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françoise (invité)

le mardi 03 février 2009 à 15h58

Bien sûr, quand je dis "cerise sur le gâteau", c'est en référence à un amant qui me disait "s'il n'y a pas de cerises sur une Forêt noire, ce n'est plus une Forêt noire, c'est juste un gâteau au chocolat" :) Donc, le sexe, ou plutôt le désir, compte et magnifie le quotidien, c'est sûr, mais comme il est sujet à des variations au cours d'une relation, il est hasardeux et sans doute erroné d'en faire le baromètre de la bonne santé de l'amour. Le fait qu'en ce moment votre femme soit plus attirée vers l'extérieur que vers vous sur ce plan ne signifie pas que vous êtes devenu "juste un gentil mari", mais plutôt qu'elle est à la recherche d'elle-même, d'une part d'inconnu en elle qui la fascine et l'effraie sans doute un peu, d'où son envie de la vivre seule. Pour ce que vous en racontez, je pense qu'elle est en pleine remise en cause non pas de votre couple, mais d'elle-même. Et elle s'en sent vraisemblablement coupable, puisque cette démarche l'a conduite à quitter son amant et son mari- donc à faire de la peine à deux hommes qui l'aiment et qu'elle aime- et à mentir. Pas facile à assumer, mais c'est à elle de le faire pour évoluer. Quant à vous, comme vous dîtes, vous êtes en plein mûrissement...

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bohwaz

le vendredi 06 février 2009 à 16h04

Je prépare la traduction (pour ce site) d'un article de WikiHow sur ce sujet justement, je vous donne le texte original en attendant :

www.wikihow.com/Stop-Being-Jealous

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brett.wilde

le mardi 10 février 2009 à 05h04

Jalousie

Sens 1 Sentiment d'envie à l'égard de quelqu'un qui possède ce que l'on n'a pas ou ce que l'on voudrait avoir. Cela s'accompagne souvent d'hostilité et de dépit.

La jalousie est donc bien une question de possession. Elle vaut pour toutes les formes de possession: posséder (ou ne pas posséder) un objet, un être humain. Car pour moi c'est là qu'est le problème. Notre civilisation est basé sur la propriété privé et sur la possession. MA maison, MON chien, MA femme. Même si je l'espère nous ne mettons pas nos petites amies au même niveau que les canidés , le problème a une source commune. Beaucoup considèrent leur mari ou épouse comme à eux, et tout comme un jouet refuse de le prêter. La peur est celle de perdre ce que l'on a, ou de ne plus pouvoir en bénéficier à plein temps ou comme on le désire. Partager c'est permettre à l'autre de bénéficier de ce qui est à nous. Cette vision de l'amour, exclusive, est la base de la jalousie. La jalousie est un poison violent et sélectif qui s'attaque principalement à l'amour.
Nous ne possédons rien sur cette terre qui nous sera laissé après la mort. Il faut faire une croix sur toute forme de possession. En amour comme ailleurs, aimer ce n'est pas posséder. Le partage et l'infidélité devrait être inscrit dans le contrat de mariage. D'ailleurs dans le futr j'espère que l'on pourra faire des contrats de mariage à trois par exemple...voilà une preuve de non possession et donc d'amour vrai.

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amorgen

le mercredi 18 février 2009 à 18h17

En total accord avec Brett.Wilde. Je me suis débarrassé de mes problèmes de jalousie en travaillant sur ma possessivité. J'ai pris un jour conscience que nous étions conditionné à aimer comme des "propriétaires" et non pas comme des êtres humains. Ma non exclusivité a commencé comme une révolte contre cet état de fait.
Un travail sur le "manque" est aussi nécessaire je pense pour se débarrasser du plus gros des sentiments de jalousie. Il peut rester des pulsions de temps à autre bien sûr, je crois qu'il est vain de croire qu'on puisse se "déconditionner" complètement.

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Siestacorta

le mercredi 18 février 2009 à 18h46

Tiens, le manque / la jalousie.

Ca recoupe une pensée que j'avais en répondant à "Troublée" , c'est que le polyamour supposait souvent une certaine autonomie affective, un écart avec la dépendance... Donc une capacité de solitude.

Etre capable d'être seul, pour aimer plusieurs...

Mais, et c'est un peu mon cas, c'est aussi parce que tendant à être seul, j'ai cherché une façon d'aimer plus "ouverte", dont les discontinuités dans le temps me laissent la place de faire mon ermite...

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