Participation aux discussions
Discussion : Les vacances en polyamour
artichaut
le samedi 08 février 2020 à 11h34
bonjour @azerty,
j'avoue un peu hésiter à te répondre, car j'ai vu que tu avais effacé un précédent post
perso, si je réponds ici, ce n'est pas pour apporter du soutien à une seule personne, mais aussi pour que d'autres puissent lire (et relire) les échanges… bref participer à des réflexions générales sur le polyamour… et ce, même dans la rubrique "besoin d'aide" (qui n'est pas celle dans laquelle tu as posté)
donc ça me semble mieux que tu anonymise suffisamment tes textes pour que tu te sente ensuite de les laisser sur le forum
Discussion : More than two : repentance de l'auteure au sujet de " la nuit noire de l'âme ", quand la souffrance doit nous alerter...
artichaut
le lundi 03 février 2020 à 02h15
alinea
J'ai du mal à traduire le terme "abuser". C'est agresseur mais au sens plutôt psychologique du terme. Ça existe, "abuseur" en français ?
maltraitant·e que t'as utilisé, ça marche bien je trouve
alinea7
Voilà j'ai terminé la traduction
Super, bravo !
Tu le façonne en article ?!
Discussion : More than two : repentance de l'auteure au sujet de " la nuit noire de l'âme ", quand la souffrance doit nous alerter...
artichaut
le dimanche 02 février 2020 à 17h41
…juste un rappel de l'adresse du framapad (pour qui veux, et pour qu'elle soit sur la page 2 de ce fil)
Discussion : La relation poly hiérarchisée : une structure soumise à fortes tensions
artichaut
le samedi 01 février 2020 à 03h01
Vaniel
De plus, il ressort bien qu’il existe des formes variées de hiérarchie.
Oui.
Et en un sens même, le non-engagement peut à la limite être vu comme une forme de hiérarchie. Genre c'est ça que je priorise dans ma vie, et sur le long terme de surcroît.
Vaniel
Je vois dans la hiérarchie un caractère immuable et dans le fait de prioriser un caractère temporaire
Et je me demande si ce n'est pas ça justement qui se cache derrière l'arbre de la supposée hiérarchie :
- la volonté, quelque soit son schéma relationnel, de se penser, de le penser, comme une certitude, comme un bloc de béton (et oui, il y en a que le béton rassurent).
- ou au contraire, la volonté de se savoir, se vouloir toujours en mouvement, d'être prêt·e à se questionner, à se laisser remettre en question par l'autre, etc.
Car paradoxalement, je vois dans l'engagement quelque chose de changeant. Non pas sceller son engagement sous une chape de béton (ou pire, un acte notarié). Mais, au contraire, s'engager, au delà (ou malgré, ou avec) les inévitables changements à venir.
Par exemple, s'adapter à la relation au fur et à mesure qu'elle évolue, transformer la relation plutôt que l'abandonner… et se donner les moyens pour y parvenir.
En définitive… accepter d'être soumis à des tensions (pour reprendre un bout du titre).
Et l'on pourrait alors proposer un genre de pléonasme :
La relation poly qui se hiérarchise en pensant éviter à de fortes tensions, sera de fait soumise à ces fortes tensions, et même d'autant +fortement, qu'elle aura crû pouvoir ainsi les tenir à distance.
On peut en dire de même de la relation mono qui explose quand l'infidélité pointe son nez, ou de la relation anarel qui se dissout d'elle-même quand l'on ne se met pas suffisamment en jeu.
Soyons peut-être des roseaux-poly, qui non seulement plient au lieu de rompre (dixit Lafontaine), …mais aussi qui s'entraident et se soutiennent par le réseau de leurs poly-rhizomes.
(car sans un solide soutien, le frêle roseau, il part à à vau-l’eau)
Discussion : Lexique
artichaut
le vendredi 31 janvier 2020 à 11h41
ce fil propose le terme polycouple pour désigner ménage polyamoureux à 3 ou+ : triade/trouple, quad(e)/quadrouple…
Je ne sais pas si la proposition est vraiment pertinente…
Car ça pourrait tout aussi bien désigner un couple fonctionnant en mode poly (et dont les deux membres du couple s'assument complétement poly). Est-ce qu'un « couple poly » et un « polycouple » c'est la même chose ?
Par ailleurs, au pluriel polycouples pourrait aussi désigner des couples relationnant avec d'autres couples. Un genre d'échangisme à la mode poly.
Discussion : [Le site] Les thèmes du site.
artichaut
le jeudi 30 janvier 2020 à 06h03
trouvé ici :
noelmarie
Bonjour, inscrit depuis peu sur ce site je lis avec beaucoup d'attention toutes les discussions et effectivement "trouple" et "quad" semblent peu présent sur le site ... j'ai aussi remarqué que les questions autour de leurs problématiques trouvent peu de retour de la part de membres pourtant actifs sur le site; il faut dire que dans toutes les discussions en cours, il est peut être difficile d'identifier celles en rapport avec les "polycouples" ; la création d'un thème "quad" "trouple" ou "polycouple" permettrait de nous identifier plus facilement et d'échanger.
Discussion : Les CR des ateliers à thème du café poly de Marseille
artichaut
le lundi 27 janvier 2020 à 22h48
Moi j'adore les comptes-rendus.
Et un petit lien vers… le Bilan annuel du café poly de Marseille (2018-2019)
Discussion : Lettre de remerciements à la non exclusivité amoureuse et sexuelle
artichaut
le jeudi 23 janvier 2020 à 09h52
Très beau texte en effet.
Et qui n'est pas seulement beau, mais précis, et qui va creuser un peu loin dans nos mécanismes normés au nom d'un couple hétérosexuel stable et exclusif, visa d'entrée obligatoire dans notre société. J'ai beaucoup aimé la formule ! Tellement juste et tellement vraie.
J'ai apprécié aussi que ce texte creuse des injonctions lié au genre masculin. Trop peu de textes le font, a fortiori sans se valoriser de le faire. Tel ce :
Aoi
J'ai l'impression d'avoir vécu dans une pression constante qui se traduisait ainsi : fais la bien jouir pour la conserver.
(…)
Autocontrôle de mon corps et mon esprit. Vigilance permanente afin de me rendre disponible sexuellement à tout moment. Sacralisation de la moindre envie sexuelle de ma partenaire.
Car certes il y a un premier niveau hétéro-relou du gars qui s'en fout, et oublie de se préoccuper de la jouissance de sa partenaire (drague-éjac-dodo).
Mais il y a aussi ce second niveau hétéro-relou, plus pernicieux, de cette injonction, y compris pour le genre masculin, a bien faire jouir l'autre et à être disponible sexuellement à tout moment.
A quand des relations sexuelles libérées de ces multiples injonctions contradictoires ?
J'ai aimé, enfin, que ce texte ne soit pas une charge contre celles et ceux qui vivent la monogamie ou le couple, mais bien contre ce qui nous opprime au nom d'un visa d'entrée obligatoire dans notre société.
Aoi
Une critique éclairée du couple hétérosexuel me semble primordiale pour une libération des individus quels qu’ils soient. Et pour s’éclairer, on doit nécessairement prendre de la distance avec ce qui nous est habituellement conté, que ce soit en bien ou en mal. Puis se remettre en question. Ce qui m’a permis à moi d’effectuer ce processus, c’est la non exclusivité expérimentée au sein même du couple. J’imagine qu’il y d’autres itinéraires…
Alors, pour tout ça, merci.
Discussion : Dire je t’aime
artichaut
le jeudi 23 janvier 2020 à 08h50
Siestacorta
Je vais être un peu pisse-froid, désolé...
Je vois pas très bien où tu veux en venir…
Peut-être tu peux expliquer+ ?
Le « Je t'aime » est à mon sens trop souvent pris comme une promesse « …et je t'aimerais toute la vie » ou au moins « longtemps », alors que pourtant il est conjugué au présent pas au futur.
Et il attend son incontournable —pour ne pas dire obligatoire— « moi aussi ».
Dans « Je t'aime » comme dans une caresse il y a une adresse. C'est pas juste soi avec soi. C'est soi avec l'autre. Je t'offre une caresse… et tu as le choix de la recevoir ou non. Là il y a la question du consentement, oui = ne pas imposer nos « Je t'aime » à qui ne voudrais pas les recevoir, c'est important. Mais en revanche, il n'y a pas nécessité de quelque chose en retour. C'est un cadeau que l'on fait (de partager son émotion, son ressentis). Dire est un cadeau.
C'est comme écrire une lettre. Envoyer une lettre est un cadeau adressé (de soi à l'autre) et ne devrais exiger aucune réponse en retour, en tout cas n'avoir aucune exigence de retour.
Je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu veux dire par "on a besoin de ce que fait l'autre avec".
Ou de ce que j'en comprends, je ne suis pas sûr d'en avoir besoin.
Après c'est sûr que si mes caresses ne sont pas agréables pour l'autre, je ne vais pas continuer à les donner.
Et c'est sûr aussi que j'ai parfois, moi-aussi, besoin de caresses. Mais pas forcément donnée par la même personne que celle à qui j'en ai donné, ni forcément au même moment.
« Je t'aime » est un chaudouxdoux.
La question c'est peut-être comment on gère notre stock de chaudoudoux en pays froid-piquants (j'ai faillit dire froid-pissant) ?
Peut-être c'est ça qui te dérange ? Vouloir donner des chaudoudoux sans voir qu'on vit dans un monde de froid-piquants ?
En tout cas moi je t'aime @Siestacorta (enfin si tu acceptes de recevoir ma caresse) et j'aime tes interventions sur ce forum (même quand tu pisse froid les matins d'hiver !).
Et vraiment je n'attends rien en retour.
Discussion : Dire je t’aime
artichaut
le mercredi 22 janvier 2020 à 19h16
…entendu au dernier café poly de Rennes :
Dire « Je t'aime » n'est pas une promesse, c'est une caresse.
Discussion : More than two : repentance de l'auteure au sujet de " la nuit noire de l'âme ", quand la souffrance doit nous alerter...
Discussion : Notre opacité paradoxale
artichaut
le mercredi 22 janvier 2020 à 15h32
Lili-Lutine
Ne sais pas si je suis bien clair ? :-/
Ce que j'en comprends c'est que
le deux inclue le +vaste
et le plus vaste inclue le deux
donc, surtout quand c'est les mots d'un autre, rien n'empêche à ce que ça nous parle.
Et à deux ou à+, l'on est toujours, dans le contraire de un.
Discussion : [Le site] Les thèmes du site.
artichaut
le mercredi 22 janvier 2020 à 12h41
Discussion : Groupe Poly hommes
artichaut
le mercredi 22 janvier 2020 à 12h15
…juste pour dire que, sur Rennes, nous avons à quelques-uns commencé (une réunion à ce jour), et j'en suis bien content.
Tout le monde n'a pas lu ce post. Tout ce que je dis dans ce post n'est pas évidence commune pour tous (et n'est pas pour l'instant pensé/appliqué).
J'y vais aussi doucement dans ce que j'y apporte, car le fait de participer à l'expérience (je n'en suis pas l'initiateur, juste un participant de le première heure) me ravi, et je ne veux pas tout gâcher, en étant trop exigent dès le départ.
Ça se passe à Rennes, donc.
Si des personnes sont intéressées c'est possible de nous rejoindre.
Pas de régularité pour l'instant. Et pas d'annonces ici de nos rendez-vous.
Discussion : Notre opacité paradoxale
Discussion : [Fil chantier] propositions de nouveaux axes pour un questionnaire poly-typologique
artichaut
le mercredi 22 janvier 2020 à 11h50
Ce serait chouette d'un jour réussir à le finir ce questionnaire. Le façonner en questionnaire framaforms, pour pouvoir le proposer et un jour… en sortir des stats.
Discussion : Le polyamour serait il pour les intellectuels/philosophes, et l'adultère pour ceux ne l'étant pas ou moins...?
artichaut
le mercredi 22 janvier 2020 à 05h45
merci @coquelicot pour ce post
car oui, moi aussi, des fois, je me demande si le polyamour n'est pas un truc lié à une certaine classe (aisance) sociale, l'adultère des bobos, quoi
(ou que l'adultère serait le polyamour du pauvre, le polyamour du prolo…)
Discussion : Notre opacité paradoxale
artichaut
le mercredi 22 janvier 2020 à 04h08
…ah aussi je mets le lien vers ce fil : De la complexité de nos endogamies (que j'ai initié depuis et dans la lignée de ce post sur nos opacités).
Discussion : Notre opacité paradoxale
artichaut
le mercredi 22 janvier 2020 à 03h48
…et à la relecture, —de ce poème qui me touche et que j'aime— je le souhaiterais moins dual (mono ?), moins de je à tu, que de je à vous… moins connoté sexuel aussi ("mes lèvres sur ton corps", "tes genoux", tout ça) qui finalement me semble en réduire la portée à une simple portée dualement-amoureuse.
…car j'entends d'un sens bien +vaste et à bien +que deux, ce :
À moins qu’un jour —
Est-ce que ce sera le jour ?
Nous sachions être ensemble, je le veux, ...
Pour le dehors et pour le noir.
Discussion : Notre opacité paradoxale
artichaut
le mercredi 22 janvier 2020 à 03h39
Allez, je vous mets (sans l'avoir relu) tout le poème :
Guillevic, Je t’écris
Je t’écris d’un pays où il fait noir
Et ce n’est pas la nuit. ...Je t’écris
Parce qu’il fait noir.Je t’écris sur le mur
Qui est au fond du noir.*
Il y a le noir puisqu’il me fait t’écrire.
Il y a un mur puisque j’écris dessus
Et c’est pour toi. ...Je ne sais pas ce qu’est ce noir,
Je suis dedans.Je t’écris sur un mur au fond du noir.
*
Je sais que dehors
Il ne fait pas noir.*
Le plus souvent le mur est droit,
Mais je crois qu’il s’incurve.Lorsque je dis
Qu’il est au fond du noir,
C’est pour me rassurer.J'écris sur lui
Pour que ce soit utile.*
Si jamais tu lis sur ce mur
Ce que j’écris pour toi,Tu sauras peut-être
Où j’étais parqué.*
Mais pourtant si c’était
Sur ton mur que j’écris,
Sur le mur au fond
Du noir où tu esEt tu ne saurais pas
Que j’y écris pour toi ?*
Je te sais, soleil,
Je vous sais, pommiers.Je connais l’étrange
Variété de noir
Qui a nom lumière.De son royaume j’ai tremblé.
*
Je n’ai pas d’horizon
Au-delà de ce mur
Sur lequel je t’écris.Je n’écrirais pas plus
Que je ne peux savoir.*
J’écris la vérité que supporte le mur
Au fond du noir.*
Dehors il y aurait un autre champ d’action,
La trompette où souffler le jour plus fort que lui,
Comme souffle un seul feu à nu dans les chemins,Quand midi vient éperonner
Toute la terre permanente.Mais dehors, où t’écrire
À défaut de ce mur ?*
Dehors, mais je ne saurais plus
À qui j’écris.Et que sera, dehors,
Dans le feu et le vent,
Celui qui doit t’écrire ?*
À moins qu’un jour —
Est-ce que ce sera le jour ?
Nous sachions être ensemble, je le veux, ...
Pour le dehors et pour le noir.En notre honneur alors
Brûleront de lumière,
Mais à notre mesure,
Les pommiers, les rivières.Alors je t’écrirai sur ce que tu verras
Flamboyer de tendresse, Sur toutes les choses autour de nous
Dans le dehors et dans le noir.Je n’aurai plus besoin
De chercher à t’écrire sur le mur introuvable
Où j’écris maintenant.*
Qu’importe après cela
Qu’il reste encore du noir
Dans la grande lumière,
Au fond de la lumière,Puisque tu seras là
pour tâtonner ensembleEt que je t’écrirai
Avec mes lèvres sur ton corps.*
En attendant j’écris
sur le mur qui doit être au fond du noir :« Je bénis tes genoux,
« Je pense au jour
« où sous mes mains ils trembleront
« comme font les feuillages
« avec moins de raison. »*
Et nous irions ...
vers la lumière guérissable.Source : Sphère, 1963 , p 106 à 110.