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Rennes (France)

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Discussion : [Outil] Mini-guide de survie pour les relations plurielles au Elsewhere (ou autres festivals / évents sexpo)

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artichaut

le lundi 13 juillet 2026 à 00h04

Mini-guide de survie pour les relations plurielles au Elsewhere (ou autres festivals / évents sexpo)

-> https://docs.google.com/document/u/0/d/1FpcGpwgfZe...

Plan
1. Intro
...Qui suis-je ?
...A qui s’adresse ce mini-guide ?
...Ce que ce guide n’est pas :
...Les 2 petits conseils qu’on ne répètera jamais assez avant de commencer :
...Le consentement libre et éclairé est au coeur de toutes vos discussions
...Aller à la vitesse du plus lent, de la plus lente

2. De préférence à l’inscription ou le plus en amont possible du burn

3. Dans le mois avant le burn
3.1 Vos intentions, désirs et peurs
3.2 Vos ententes relationnelles
...Nature des interactions sensuelo-sexuelles avec des tierces personnes
...Les pratiques et l’énergie
...Le contexte des interactions : la présence de l’autre et les espaces
...Prendre soin autour des interactions
...Les signaux et gestes non verbaux
...Les personnes
...La répétition des interactions et les relations nouées
...Dodo
...La notion du timing
...La révision des ententes relationnelles
...L’intégration des personnes tierces
3.3 Et maintenant, que faire avec toute cette matière ?
...Ecrivez vos ententes.
...Parler du droit à l’erreur. 
...Votre mode d’emploi du craquage émotionnel

Work in progress :
...les ententes particulières en cas de polycule
...ce qu’on peut faire pendant l’evenement et après

Extrait :
Intro

Le Elsewhere, autrefois le Nowhere, est un environnement où tout peut être vécu de manière beaucoup plus intense que dans la vie lambda ou d’autres évènements. La chaleur, la sécheresse, l’intensité sociale, le manque de sommeil, les substances, la FOMO, le contexte sexpo et toutes ses tentations dionysiaques ne sont que quelques éléments d’une liste non exhaustive qui mettront les organismes, les systèmes nerveux et les relations à rude épreuve !

Venir au Elsewhere en relation est une sacrée aventure. Cela peut être une véritable épreuve, mais aussi un grand moment de célébrations.

Qui suis-je ?

Ce guide ne vient pas d’une IA, il part de ma propre expérience de polyamoureux ayant participé en relations duales ou en polycule à plusieurs évènements, retraites sexpo et burns comme le Nowhere. Je dois beaucoup à mon polycule. Qu'iels en soient chaleureusement remercié.e.s 🫶🏻. Il provient aussi en partie de mes lectures et de ma clinique (je suis thérapeute de couple spécialisé dans l’accompagnement aux relations non exclusives). Il ne prétend pas du tout être exhaustif. Tu peux l’imprimer, le transmettre, c’est fait pour. Pas de plagiat pour faire des trucs payants please. Pour des remarques, des améliorations, des critiques, tu peux m’écrire avec joie à : [e-mail, cliquer pour voir l'adresse] ou sur insta : unpas.de.cote.

A qui s’adresse ce mini-guide ?

Il s’adresse aux personnes venant en relations plurielles au Elsewhere (et ça marche bien sûr pour tout autre évènement ou festival sexpo). Il ne traite pas de relations amicales, mais de relations dans le champ sexo-affectif peu importe votre intitulé : couple, partenaires, relations, duo, amant.e.s, etc.
Il va surtout s’attacher à déminer les questions liées à la jalousie et la compersion dans des contextes d’interactions possibles avec des personnes tierces, en tentant de faire de votre partenaire un.e allié.e précieuse dans cette aventure.

Si vous êtes né.e en Compersion - grand bien vous fasse ! - et vous n'aurez peut-être pas besoin de toutes ces précautions :)

Sinon, ce guide s’attachera à pointer les questions et réflexions que vous pouvez avoir en amont du burn. L’intention est de mettre de la conscience sur un maximum d’éléments qui peuvent jouer sur votre sentiment de jalousie et de compersion. Elle est aussi d’arriver un peu plus outillé.e et apaisé.e au burn sur les questions relationnelles. Sentir pour des personnes en relation qu’elles arrivent avec une entente relationnelle en place peut déjà aider à se sentir sécurisé.e.

Le but des ententes relationnelles est de trouver les moyens les plus efficaces et les moins contraignants de répondre aux besoins de chacun.e.

Ce que ce guide n’est pas :
• une injonction à l’ouverture (tous les modèles relationnels se valent et l’important est de choisir le votre et de pouvoir vous sentir en sécurité et en joie. Choisir de venir au burn en cadre fermé est une option très valable).
• une injonction à la compersion (qui est malheureusement trop fréquente dans la communauté polya/sexpo et qui est la cause de beaucoup de sentiments de culpabilité ou de honte). On est chacun.e en chemin sur notre idéal relationnel et parfois nous devons conjuguer avec la jalousie, parfois elle nous dépasse, et c’est complètement OK.
• une injonction à instaurer des cadres relationnels (si cela ne vous parle pas ou que c’est plus simple pour vous de ne pas passer par ces questions pour mettre en place un cadre, libre à vous !)
• un guide sur comment communiquer entre vous (il s’attache plutôt au fond qu’à la forme de vos discussions)

Les 2 petits conseils qu’on ne répètera jamais assez avant de commencer :

Le consentement libre et éclairé est au coeur de toutes vos discussions
Aller à la vitesse du plus lent, de la plus lente

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Discussion : Ma sexualité bouge dans le polyamour

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artichaut

le mercredi 01 juillet 2026 à 13h04

Mascarine
il y a maintenant 4 mois , grand chamboulement pour moi

tu vis la NRE-poly, ça chamboule beaucoup beaucoup.
et au début ça peu notamment chambouler, oui, dans une NRE-sexualité.

on attache bien souvent trop d'importance à ce qui se passe dans la sexualité. avec les hormones, la fusion des corps, les injonctions sociétales, ce que ça fait à l'ego, etc il n'est pas toujours facile de garder "la tête froide".

le problème n'est pas tant la sexualité en soi, mais la place qu'elle peut prendre et ce que ça te fait changer par ailleurs (la place qu'elle enlève ailleurs, si tu préfère)

on dit qu'aimer une nouvelle personne, ne diminue pas l'amour pour les autres (voire l'augmente). c'est vrai, sauf en monogamie, sauf en NRE, et sauf quand la fusion (sexuelle, émotionnelle…) nous connecte à nos réflexes monogames impérieux, qui fait que même en dynamique poly une relation prend soudain toute la place (ou presque)

être poly fait beaucoup fantasmer, mais être poly vraiment, même avec "seulement" 2 relations, c'est multiplier par 10 (et non par 2) la charge mentale et relationnelle.
ne pas tomber dans le travers de la NRE qui abîme tout sur son passage, ça demande du tact, du temps, de la lenteur, de l'introspection, de la défocalisation, de l'ancrage, du soin à l'autre, de l'hônneteté et de la transparence, etc.

le vivre avec une camarade du temps passé, est un challenge supplémentaire, en matière de charge symbolique (notamment monogame). et K va forcément se sentir remplacée. et de fait, elle l'est déjà un peu…

la sexualité en mode NRE avec réflexes monogames, c'est comme un ballon de baudruche que l'on gonfle (et qui gonfle notre ego), ça prend toute la place.

pas étonnant que tu n'ai plus de désir sexuel pour K.

sans dégonfler régulièrement le ballon (ralentir, défocaliser émotionnelement, refocaliser sur toutes les formes de liens et pas seulement sexuelo-amoureux, redescendre sur terre, etc), ça risque de grincer très fort ou d'exploser.

Mascarine
depuis quelques semaines, cette relation avec C altère ma relation avec K

toute nouvelle relation modifie les autres relations (a fortiori pour des relations de cette nature)… même si on aimerait souvent le contraire…

la question serait donc : comment faire —non pas pour que ça ne les modifie pas— mais pour que ça les modifie dans un sens bonifiant.

ce qui implique de ne surtout pas les mettre de côtés (les laisser se faire écraser par le ballon), mais au contraire de leur donner +d'attention qu'à l'habitude. d'autant +d'attention que le ballon NRE se gonfle.

dans un espace trop petit à plusieurs ballons, malheureusement il faut donner du souffle, beaucoup de souffle, à l'autre ballon, ou aux autres ballons, dans la pièce.

du souffle c'est plein de choses : du temps, de la considération, de la transparence, de l'amour
et tout ça sans se forcer et dans la pleine authenticité (sinon c'est encore pire !)

la condition sine qua non, étant d'en avoir envie
sincérement, radicalement, émotionnellement envie

l'envie n'étant pas qu'une question d'hormones, de désir, de sexe, d'ego, de fantasmes
mais peut aussi être quelquechose de serein et d'ancré
l'un n'empêche pas l'autre
et à mon sens, une relation "saine" à besoin d'un peu de tout ça

d'aucun·e tente de séparer tout ça : l'ancré dans une relation, la folie dans une autre ou plusieurs autres.
ça me semble perso une mauvaise idée, mais à chacun·e ses expériences.

et dans tous les cas, l'important c'es que l'envie soit là. sincérement là.

le poly-conseil que je pourrais donner, c'est celui-ci :
recentre-toi sur tes envies, et pas seulement sur ton désir du moment, fut-il intense actuellement

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Discussion : Polyamour et asymétrie : comment ne pas perdre confiance en soi ?

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artichaut

le jeudi 18 juin 2026 à 14h52

Nouna
les hommes rencontrent autant de femmes, que les femmes rencontrent d'hommes.

(c'est quand même bien toujours de préciser qu'on parle de relations strictement hétérosexuelles)

Nouna
C'est mathématiques. C'est exactement symétrique. IL N'Y A PAS D'ASYMETRIE.
(…)
Néanmoins, les femmes sont plus sollicitées que les hommes sur les sites de rencontres.
C'est donc qu'il y a bien UNE ASYMETRIE entre les deux.

oui.
l'asymétrie est dans la langue pendue.
l'un des deux genres se croit +légitime à… (recevoir, quémander, solliciter, importuner, réclamer… la liste est longue)

Nouna
La question n'est donc pas l'asymétrie entre les hommes et les femmes, car vraiment elle n'existe pas, mais entre toi et ta femme.

c'est a peu près ce que j'ai essayé de dire.

.
et j'ai envie de dire qu'on a trop souvent tendance à penser comme normal, le fait de vivre de belles relations et de vivre du bon sexe. et que les choses devraient être "symétriques" (égalitaires).
c'est ce regard que je critique. là où au contraire je dirais que c'est extrêmement rare (pour tous les genres, et sauf pour quelques rares privilégié·es).
et si l'on part de cette rareté, bien réelle, peut-être qu'on arrête de se plaindre de se voir délaissé et qu'on commence à regarder les choses pour ce qu'elles sont.

de belles relations et du bon sexe ça demande beaucoup
d'introspection, de travail sur soi, de respect de l'autre, de compréhension des enjeux (individuels, interindividuels, sociétaux, genrés, meta, etc), de prise en compte des émotions, des traumas, des privilèges, etc

c'est tout sauf quelque chose qui nous tombe tout cru dans le bec, ou juste parce qu'on a rempli une fiche sur un site de rencontre

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Discussion : Polyamour et asymétrie : comment ne pas perdre confiance en soi ?

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artichaut

le dimanche 07 juin 2026 à 15h08

narsil
Je me surprends à remettre beaucoup de choses en question : ce que je dis, la manière dont je me présente, ce que je dégage. Certains jours, je vais même jusqu'à me demander, avec humour mais pas seulement, si je ne ressemble pas à un ragondin pour recevoir aussi peu de réponses.

moi très honnêtement, j'aurais tendance à dire, et à penser… que tu es un ragondin.

pardon je ne te connais pas, mais je pense que si l'on regardait nos désirs, à l'aune de qui on est vraiment, du taf que l'on fait vraiment —ou pas— sur nous même (et que l'on a fait —ou pas— au fil des ans), de la désirabilité réelle que l'on est suceptible de dégager, ça défocaliserait certains de nos désirs et certaines de nos prétentions

tu parle d'asymétrie en te comparant à une personne que tu qualifie de "une femme extraordinaire"

du coup re-pardon, mais ça me semble assez logique qu'il y ait une asymétrie entre un ragondin et une femme extraordinaire

[sincément, si tu était une femme bi, tu préférerais relationner avec elle ou avec toi ?]

et de même qu'on a tendance à bien peu se remettre en question, je trouve qu'on a souvent tendance à mésestimer ce qu'on à déjà, et vouloir toujours+, toujours+, toujours+… sous prétexte que d'autres ont "+", fussent nos proches

je trouve qu'en tant que mec, on a trop souvent tendance à penser que tout nous est dû, et surtout à ne quasi jamais se remettre en question, ni prendre en compte les années passées à peut-être se laisser un peu aller ou se reposer sur ses lauriers

et tous genres confondus, en vieillissant, je trouve que l'on a beaucoup de mal à accepter d'avoir moins de privilèges que par le passé. sans voir justement que ces privilèges étaient… des priviligès, et non… la "normalité"

et qu'à la limite on pourrait juste "se réjouir" (égoïstement) d'avoir pu vivre une telle "aisance" par le passé

car la "normalité c'est de galérer à trouver des (chouettes si possible) relations/interactions, c'est le lot de tout le monde, et pire encore pour les personnes moins… privilégiées

et soit dit en passant c'est de lot de toutes mes copines, sans exception : elles galèrent

narsil
Je crois que ce qui me manque le plus aujourd'hui, c'est de pouvoir parler de tout cela avec des personnes qui le vivent réellement.

du coup je pense que tu peux en parler avec à peu près tout monde, vu que —sauf quelques rares privilégié·e·s— tout le monde galère

et si tu ne parle que de la spécificité de l'asymétrie je dirais qu'il n'y a d'asymétrie que pour les personnes
- qui ont la chance d'être en relation avec une personne extra-ordinnaire (et se plaignent au lieu de savourer leur chance)
et/ou
- qui… se comparent

narsil
Polyamour et asymétrie : comment ne pas perdre confiance en soi ?

p-être qu'il y a interoger cette confiance en soi

- où vas-t-on la chercher ?
- comment se fabrique t-elle ?
- pourquoi se compare t-on toujours ?
- quid de l'ego dans tout ça ?
- faudrait-il paradoxalement s'accepter tel·le que l'on est — même si c'est peu désirable — pour gagner en "confiance" en soi ?
- la confiance en soi, dépend t-elle de l'autre ?
etc.

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Discussion : Temoignage d'un poly acceptant

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artichaut

le mercredi 03 juin 2026 à 14h19

accepter et comprendre l'autre, donc (dans sa liberté, ses choix, son autonomie, son corps)…

je me demande si accepter l'autre, n'est pas la base de toute relation. de même que chercher à comprendre l'autre.

et ce n'est peut-être pas tant "le poly" (ou inversement "le mono") qu'il y a à accepter, mais juste accepter l'autre —en tant que personne— avec ou sans les cases par lesquels il/elle se définit, dans lesquelles il/elle se reconnaît.

et du coup, accepter (la liberté d')une personne, n'est pas nécessairement accepter, ou valider, ou cautionner… "le poly" (ou inversement "le mono") en tant que système

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Discussion : Temoignage d'un poly acceptant

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artichaut

le mercredi 03 juin 2026 à 10h08

je serais curieux de savoir, selon toi, qu'est-ce que tu acceptes, quand tu te dis "poly acceptant" ?

(perso je n'aime pas ce terme, que je soupçonne d'avoir été inventé par des non-concerné·es, et c'est la 1ère fois, il me semble, que je le vois utilisé positivement, par une personne concernée, donc ça m'intéresse)

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Discussion : Temoignage d'un poly acceptant

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artichaut

le mercredi 03 juin 2026 à 09h57

merci @Xaltar pour ce témoignage.

j'aime bien cette métaphore des oiseaux. drôles d'oiseaux que ces polys en ce monde. (à condition que ces oiseaux soient vraiment épris de liberté au sens large, et que ce ne soit pas juste un égoïsme de+ pour leur pomme)

et oui le poly peut nous aider à accepter l'impermanence des relations. ou du moins —tel que tu en parle— sa perpétuelle re-confirmation, le fait de ne rien graver dans le marbre, et qu'il peut y avoir quelque chose de joyeux, et même de rassurant à ça.

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Discussion : Accepter le besoin de l'autre

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artichaut

le samedi 30 mai 2026 à 09h33

unhommeperdu
je suis prêt à accepter (enfin en cours d'acceptation) mais je pense que cela va être compliqué d'un point de vue émotionnel.

tu es prêt à accepter quelque chose qui va être compliqué d'un point de vue émotionnel, dis-tu.
hum, ça ne me semble pas une très bonne manière d'aborder le sujet. en tout cas une manière très casse-gueule, très risquée et limite sacrificielle.

pardon, mais le besoin de l'autre, c'est le besoin de l'autre. il n'y a rien à accepter, et il ne te concerne pas. et c'est peut-être ça qui est dur à "accepter" : ce besoin ne te concerne pas, ne dépend pas de toi.

ce n'est pas "son besoin" qu'il s'agit d'accepter (de valider), mais à la limite l'accepter elle, elle dans tout ce qu'elle est (ou n'est pas), elle en tant que personne. et même là encore accepter ne me semble pas le bon terme. comme si ton avis venait valider quelque chose (dire 'ok").

aussi dur que ça puisse être à entendre, que tu soit "ok" ou non, n'a pas d'importance en soi.
ou alors uniquement de toi à toi, mais dans ce cas il n'y a pas de travail à faire pour devenir ok. quand tu es OK, généralement c'est plutôt limpide.
là ton ok (ton accepter), il ressemble soit à une validation de l'autre (une domination : j'ai mon mot à dire sur ta vie), soit à une soumission (te forcer, te résigner). dans les deux cas, ça me semble très pourri, vaseux, foireux. [je ne parle pas ici de jeu bdsm, mais de domination/soumission déshumanisante, dépersonnalisante].

par contre ce qui compte, c'est ce que tu vis d'un point de vue émotionnel. ça, ça compte. et à la limite c'est la seule chose qui compte. c'est ou ce devrait être, à mon sens, ton guide. non pas pour lui dire à elle ce qu'elle doit faire ou ne pas faire. mais pour savoir quels sont toi, tes besoins (indépendamment d'elle).

et sur tes besoins, il ne s'agira toujours pas de les accepter (ou non), mais de chercher comment les nourrir. éventuellement avec elle, mais possiblement aussi beaucoup sans elle.

— et je précise, un besoin c'est pas j'ai besoin que tu… (fasse ci, fasse ça), mais j'ai besoin que je…

si tu as un travail à faire, ce n'est pas te résigner à accepter les besoins de l'autre, mais conscientiser les tiens, te reconnecter à toi en tant que personne (et pas en tant que membre d'un duo)

et si tu t'es comme dissous dans la relation à l'autre, dépersonnalisé, ça peut être difficile, ça peut prendre du temps. et c'est là où ton émotionnel peut t'aider, te guider : il te connecte à ta personne en profondeur.

parfois même on n'a aucune conscience de nos besoins, car l'autre les nourissait sans même qu'on s'en rende compte. alors quand soudainement il y a une menace que l'autre ne les nourrisse plu, ou moins — sans même savoir ce que ça nourissait vraiment — ça fait peur et l'on peut se sentir totalement perdu, d'autant +perdu qu'il n'y a pas de conscience de ce qui se joue, sur quoi ça opère, et comment ça bouge

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Discussion : Co-parents / polyA

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artichaut

le vendredi 29 mai 2026 à 15h14

Mel180
Ces WE sont surtout la découverte que qqch de chouette en famille peut arriver 😅. Ce qui n'était pas vraiment le cas dans mon enfance ou dans ma vie de couple précédente... Ça rend les choses d'autant plus incroyables je crois.

…alors peut-être que ces we te font te rendre compte —en creux— à quel point tu as manqué de ça dans ta vie passée ?
et génère ce sentiment de solitude… p-être même +passé que présent ?

alors oui, regarder ce qui est incroyable aujourd'hui, plutôt que ce qui était défaillant au passé…
et ce que permet le polyA pour toi, car sans doute tu n'aurais pas pu vivre ça —en tout cas pas avec cet homme— dans le strict respect de la monogamie…

le polyA parfois ouvre d'autres possibles.
et si on n'essaie pas de recoller immédiatement —comme par réflexe— à un script mono, on peut vivre d'incroyables moments de bonheur, aussi petits soient-ils

choisir de regarder ce qu'il y a, plutôt que ce qu'il n'y a pas

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Discussion : Co-parents / polyA

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artichaut

le vendredi 29 mai 2026 à 13h01

Mel180
Je m'interroge également pour mes enfants. Quel message leur envoyons nous avec cette disponibilité de co-parent en pointillés très larges que nous leur proposons ? Peut on se dire que c'est mieux que rien ?

Plutôt que mieux que rien, perso, j'ai tendance à trouver ça mieux que tout.
Certes si on compare à la monogamie, ça ressemble un peu trop au cliché du père défaillant et jamais là (avec toutes les bonnes excuses du monde) dans un couple hétéro.
Mais si on regarde la chose du point de vue de la co-parentalité, voire de la multiparentalité, de la déparentalisation, de l'autonomisation des personnes jeunes, etc.
Et encore+ avec des ados.
Alors c'est (ré)inventer un monde réellement non exclusif. certes avec des figures de parentalités, voire des figures d'autorités, en tout cas des figures "adultes" de référence.
C'est préparer ces "ados" à ce monde dans lequel il ou elle vont vivre : la flexibilité et la non-permanence des relations. le fait de devoir se construire un réseau affectif pluriel et mouvant. le fait de pouvoir choisir ses référents et ses pairs, et que ce ne soit pas imposé par la famille ou quelque institution que ce soit. etc.
Bref perso, je trouve ça hyper enthousiasmant, et il y a beaucoup à prendre du côté d'autres cultures, +avancées que nous sur ces questions-là (y compris des cultures, bien sûr, considérées par nous occidentaux comme "arriérées").

Après j'entends aussi que c'est difficile pour toi, que tu te retrouve dans une grande solitude. On ne détruit pas la monogamie en un jour.
Mais voilà, j'ai envie de te proposer un angle de vue. Et p-être te rassurer concernant tes enfants (…qui n'en sont plu tout à fait des enfants).

Ouvrir son couple est une chose. Ouvrir sa parentalité en est une autre. Et le piège pour moi est de demander à un "co-parent" de prendre la place (symbolique, ou matérielle) d'un parent, de devenir parent, alors que cette place de personne de référence, ou juste personne ressource de mon paysage, me semble tellement +pertinente …et à démultiplier.

Mel180
Nous prévoyons des we et vacances ensemble en plus de quelques we seulement tous les deux.

Peut-être aussi que ces we 'en famille', tout aussi réjouissants soit-ils te reconnecte à un passé nostalgique et révolu (de ta propre enfance, ou de ta vie conjugale passée, si tu en as eu une)… et donc viennent activer ce sentiment de solitude…

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Discussion : Suis je poly amoureux ?

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artichaut

le mercredi 27 mai 2026 à 16h25

Bienvenue Captain Harlow

Captain Harlow
Suis je poly amoureux...

Tout dépend ce que ça veut dire pour toi.

Si poly amoureux signifie pour toi aimer plusieurs personnes, ou aimer amoureusement plusieurs personnes, alors toi seul à la réponse, et personne ne peut répondre à ta place. Et personne n'a le droit de te dire ce que tu dois penser ou ressentir.

Si poly amoureux signifie pour toi avoir une relation avec plusieurs personnes, alors c'est totalement autre chose, ça implique énormément de remise en question de ta part, beaucoup de soin envers toutes les personnes concernées., beaucoup de travail (relationnel, émotionnel, psychologique, etc).
Ajouter une personne à un système déjà existant, c'est à peu près 10 fois + de travail de de créer une relation mono. À toi de voir si tu es prêt à ça, et si les personnes concernées sont également prêtes à ça.
C'est un peu comme avoir un 2ème métier dans ta vie (pas à mi-temps, hein, mais 2x35h/semaine). Pour toi, mais pour elles aussi.
Si une seule des personnes (toi ou une autre) n'est pas prête à ça, il ne faut pas y aller.

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Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?

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artichaut

le jeudi 14 mai 2026 à 01h48

Alabama
Je ne sais pas ce qui m'agace le plus. Que tu mansplaines ou que tu aies raison ?
(…)
La comparaison avec le syndrome de stockholm me semble assez condescendante dans ton message.

Ok. Désolé pour le mansplain et la condescendance.
J'avoue 1/4d'h après l'avoir écrit, j'ai hésité à venir le supprimer. Et je ne l'ai pas fait…
C'était déplacé. Surtout sur ce fil.

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Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?

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artichaut

le mercredi 13 mai 2026 à 11h22

Alabama
Un homme est un oppresseur jusqu'à preuve du contraire.
Une femme est une alliée jusqu'à preuve du contraire.

euh, non…
Un homme (cis) est un oppresseur (en tant qu'homme, dans ce monde). Point. Il ne saurait y avoir de preuve du contraire.

…je me demande parfois, si l'objet de ce fil n'est pas un genre de "syndrome de Stockolm" ou la recherche d'un #NotAllMen, pour se rendre compte à chaque fois au bout du compte que si #AllMen.

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Discussion : La NRE, vous connaissez ? Si oui, ça se passe comment concrètement ?

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artichaut

le samedi 18 avril 2026 à 13h15

Alabama
Je reviens sur ce fil longtemps après, j'avais loupé la suite de la discussion je pense !
J'aime bien moi cette revisite de l'acronyme. Ça me parle bien ! J'ai une personne de mon entourage qui doit probablement être en pleine NRE en ce moment, et, pfff, j'ai un peu envie de lever les yeux au ciel rien qu'à l'imaginer parler de sa relation amoureuse... tellement ça me paraît vain. Et en tous cas, je ne la vois plus...
Je ne sais pas si c'est de l'égoïsme, car je considère que les gens font bien ce qu'iels veulent, mais je dirais que c'est de l'auto-sabotage

l'Égarement de la Nouvelle Relation !!
(blague)
(quoique)

Alabama
Donc les personnes atteintes de NRE pourraient tout à fait chercher des manières de canaliser les effets de cette drogue, par exemple en décidant consciemment de limiter les moments avec la personne avec qui on vit cette NRE, en continuant de voir les autres personnes de l'entourage, autant, si ce n'est plus qu'avant, etc... ça pourrait aussi être, comme pour la jalousie, de se poser et décortiquer un peu ce qui se passe, quel besoin non rempli la NRE vient-elle combler ? Car pour s'emballer autant, c'est bien qu'il y avait un manque. On a pas de raison de tomber amoureux·se aussi intensément si ce n'est qu'il manquait de l'intensité dans nos vies. Si on comprend un peu ce qu'il y a derrière ça, on peut trouver d'autres manières de nourrir l'intensité, qui ne repose pas que sur l'idéalisation de l'autre.

graaave !!

voilà résumé, des choses que j'essayais d'exprimer dans plusieurs posts.
merci.

et je connais des personnes (très enclines à la NRE) qui font ça, et s'en portent beaucoup mieux depuis

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Discussion : [Lexique] Amitié — définition(s) —

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artichaut

le samedi 18 avril 2026 à 04h30

je signale ces textes que j'ai trouvé sur le net :
- Étudier l’amitié aux XVIe et XVIIe siècles, présentation de la Thèse éponyme d'Aurélie Prevost
- L’amitié ostentatoire, xvie-xviiie siècle, par Maurice Daumas (L'amitié-passion : une affaire d'hommes, L’amitié agressive des baroques, L’âge d’or de l’amitié)

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Discussion : [Lexique] Amitié — définition(s) —

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artichaut

le samedi 18 avril 2026 à 04h23

Alabama
C'est étonnant de voir que dans les définitions classiques il y a peu de notion d'intimité.

pas du tout, même… ! (d'intimité)

l'amitié au sens moderne est un truc vraiment bizarre quand on y pense

et sans doute forgé oui, définitionnellement, par le patriarcat, et en opposition avec l'amour-amoureux

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Discussion : L'amour-amoureux, cette pathologie miroir

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artichaut

le samedi 18 avril 2026 à 04h14

Pour affiner un peu la notion d'effet miroir, je propose ici deux nouveaux concepts : l'amour mythologique et l'amour idéalisant.

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Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?

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artichaut

le samedi 18 avril 2026 à 04h11

Je propose ici deux nouveaux concepts à propos de l'amour (amoureux principalement) : amour mythologique et amour idéalisant.

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Discussion : La NRE, vous connaissez ? Si oui, ça se passe comment concrètement ?

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artichaut

le samedi 18 avril 2026 à 04h04

Je propose ici deux nouveaux concepts que l'on peut retrouver sous forme de dynamiques dans la NRE : amour mythologique et amour idéalisant.

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Discussion : [Lexique] Amour mythologique et Amour idéalisant

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artichaut

le samedi 18 avril 2026 à 03h49

J'ai envie de parler de 2 sortes d'amours (le +souvent dans des dynamiques amoureuses) que je me suis nommé. Et avec lesquelles j'ai longtemps galéré, notamment car je les confondais.

Amour mythologique
Je nomme amour mythologique le fait non pas de s'inspirer de modèle tirés des mythologies existantes, mais le fait se se créer, s'inventer notre propre mythologie relationnelle à deux (voire à + que deux, mais généralement à deux, bien qu'on puisse étendre le concept même à des dynamiques collectives).
Celà se fait le +souvent en début de relation et rend notre relation unique et inoubliable à nos yeux. Ça peut être beaucoup de choses : le moment précis de la rencontre, un moment spécial vécu, des vacances ensemble, etc. Quelque chose d'extra-ordinnaire qui élève la relation au rang de mythe. Qui même pourrait-on dire fabrique relation.
Ce quelque chose ou ces quelque choses on pourra y revenir, s'y ressourcer —tel un mythe— +tard quand la passion ce sera estompée ou quand des conflits apparaîtrons. Ça peut nous aider à tenir bon, à ne pas lâcher au premiers tangages, à se reconnecter à notre empathie, etc.
Il peut certes y avoir une part de leurre, une tendance à vivre la relation au passé, non pas pour ce qui se vit, mais pour ce qui s'est vécu, voir ce qui s'est promis.
Mais il peut aussi y avoir une part de beautée, de beautée choisie par soi, et personne d'autres (enfin si on exclut les mythes un peu trop cinématographiquement convenus : coup de foudre, mariage, voyage de noce…).
C'est aussi une manière de se rappeler pourquoi on aime cette personne, et en quoi ce qu'on a vécu est extra-ordinnaire et à changé notre vie.

Amour idéalisant
Je nomme amour idéalisant le fait d'idéaliser l'autre et/ou la relation, et finalement de ne pas vraiment aimer l'autre pour ce qu'elle/il est, mais pour une image que l'on se fait de l'autre ou de la relation.
Parfois on aime en l'autre ce que l'on aimerait être, ce que l'on ne peut pas être, ce que l'on voudrait devenir, comme une extension de nous-même. Ou pour ce qu'on voudrait avoir.
C'est quasi inévitable en début de relation, et notamment en NRE, puisque de fait on ne connaît pas encore l'autre.
L'amour idéalisant, s'il peut être agréable, voire procurer un élan de vie qu'on pensait avoir perdu (notamment par effet miroir) ne résiste généralement pas au principe de réalité.
Lorsque le quotidien s'installe le prince ou la princesse charmant·e disparaissent pour laisser la place à nos humanités, complexes, différentes et pleine de défauts.
Et la chute, la désillusion, peut être très très rude.
Cet amour idéalisant procure à certain·es un tel boost de confiance en soi et de vitalité que d'aucun·e cherche à la retrouver, soit avec la même personne, mais +généralement avec une autre personne. Et on tombe dans les histoires sérielles.

Amour mythologique et Amour idéalisant se combinent parfois, ou inversement s'opposent. L'intérêt je trouve de ces concepts est de comprendre ce que l'on vit, ce qui nous traverse, et sur quoi on se base. Comment aussi nos sentiments et nos émotions se tissent, se fabriquent, évoluent, et souvent meurent ensuite ou disparaissent à petit feu.

Séparer ces deux notions m'aurait aidé jadis je pense, et m'aurait permis de moins de perdre.

On peut bien sûr les retrouver dans d'autres types de relations affectives, comme en amitié. Les regarder sous l'angle amoureux permet de créer un effet loupe, je trouve, et donc de mieux les repérer, pour ensuite pouvoir —avec de la nuance— les retrouver dans tous les types de relations.

Apprendre à les repérer me semble pouvoir aider à mieux vivre et à moins se planter.

Une différence peut-être entre amour mythologique et amour idéalisant, c'est que le mythe est généralement commun, là où l'idéalisation me semble +individuelle : Je projette des choses sur l'autre et le +souvent je me plante. Là où le mythe est le souvenir d'un vécu commun. Pas forcément parfaitement vécu émotionnellement à l'identique (ce serait impossible), mais avec toute de même une expérience commune et un récit similaire.


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Voir aussi :
- la page [Lexique] Amour(s)

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