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Notre opacité paradoxale

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Siestacorta

le mardi 12 février 2013 à 18h11

Hier, au café poly, en écoutant les détails des histoires des unes et des autres, je me suis dit qu'il y avait un angle mort dans nos confidences ici.

En fait, pour les poly ou polycurieux dont un/les partenaire(s) connaissent le forum, il y a une part d'autocensure. Que le partenaire soit poly ou mono.
Quand la vie de poly se passe bien, on en parle pas dix mille fois, et quand elle rame, on ne va pas laver son linge en public, encore moins si un lecteur du forum peut y reconnaître ses propres sous-vêtements.

C'est logique, une part d'intimité normale, et notre transparence "dans la relation" n'est pas un dû envers le reste du monde. On a déjà pas mal de fils sur le thème "à qui en parler, à qui le cacher", déjà...

Ca engendre un léger déséquilibre : une grosse partie des vies racontées ici sont celles de personnes qui sont monos et cherche à s'adapter à un poly, ou de polycurieux qui cherchent à trouver les mots et les billes pour un (des...) mono(s).
Il y a moins de récits au présent des poly "en activité".

On peut raconter des expériences passées, une fois les gens et les coeurs apaisés. Mais, justement, on ne va parler que d'un passé "classé", que chacun supporte de voir raconté - et même cette seconde condition est très restrictive.

Du coup, on ne peut pas écrire aussi "passionnellement" que beaucoup de nouveaux arrivants.

Mettons que j'aie un soucis avec une amoureuse, alors qu'ici serait l'endroit où ce serait le plus logique de me confier, où chercher compréhension et conseils, je vais sans doute pas le raconter, parce que
- je suis susceptible de comprendre, en écrivant, des choses que je n'ai pas encore dites en direct à la personne concernée, et ce serait cavalier
- la personne concernée a son mot à dire, sur le sens d'un évènement et sur le fait même de le décrire
- nous constituons, avec les années, un milieu où nous nous connaissons un peu entre nous. Il y a probablement des ex ici. Même si le choix poly nous apprend une certaine retenue, et si la jalousie d'ex sera aussi circonscrite que la jalousie "au présent", on va pas pour autant tenter le diable en étalant les vies privées.

Il y a plusieurs conséquences sur nous comme "participants", vous ne croyez pas ?
Je ne les imagine pas toutes.

Je ne cherche pas à vous faire déballer, mais je crois qu'on devrait en être conscient, et j'aimerai bien savoir comment vous voyez cet aspect des choses.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Katouchka

le mardi 12 février 2013 à 18h41

Il faudrait plusieurs pseudos. :-)
Mais c'est vrai qu'on connait le style de chacun...

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LittleJohn

le mardi 12 février 2013 à 19h16

Je plussoie ton analyse, Siestacorta.

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bouquetfleuri

le mardi 12 février 2013 à 19h50

Je suis bien d'accord avec LittleJohn : merci pour ce beau fil, Siestacorta.

Mais je crois que la retenue, pour ne pas étaler sa vie privée, donne aussi de beaux morceaux d'analyse, parce qu'elle force à appréhender son problème particulier sous un angle plus général, cherchant dans l'intelligibilité offerte aux lecteurs l'articulation qui pourrait presque par magie résoudre ou dénouer le problème, voire le faire disparaître...

C'est le paradoxe entre la théorie qui permet d'avancer et la pratique qui la valide, non ?

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Evavita

le mardi 12 février 2013 à 22h02

Ca fait un bon bout de temps que j'ai fait ce constat et c'est pourquoi j'ai un pseudo que j'utilise pour poster autant qu'invité quand j'en ressent le besoin mais au final je ne le fait que très exceptionnellement.
Je pense que c'est parce que je suis de nature à préférer aller chercher conseil et écoute au près de visages familiers.

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Cendre

le mercredi 13 février 2013 à 00h42

C'est inévitable. Car on touche à l'intime.
En se connaissant les uns les autres, on perd l'avantage de l’anonymat donné par le pseudonyme, et se sachant potentiellement lu par des personnes chères à nos yeux, on perd en liberté d'expression.

Sur ce, sur un forum d'entre aide, il est courant d'avoir une sur-représentation des problèmes des nouveaux, les anciens ayant, soit plus d'outil à disposition pour régler leur problèmes seuls, soit des connaissances avec qui en parler ouvertement.

Je ne pense pas que cela soit un problème, surtout une fois qu'on l'a clairement énoncé comme Siesta l'a fait pour nous.

Avec un peu de chance, on gagne en intimité auprès de nos confidents ce que l'on perd en solidarité ici.

Et puis, comme le fait remarquer BouquetFleuri, si on a vraiment envie d'exposer un problème personnel, ça nous force à prendre du recul pour en exprimer une facette générale.

Voilà un post qui ne sert à rien, puisque je ne fais rien d'autre que reprendre ce qui a été dit. Si j'ose ajouter mon idée personnelle, ce serait celle là :
Une caractéristique fondamentale du polyamoureux serait l'autonomie, et que nombres de soucis peuvent trouver solution par introspection. Tâche grandement facilité par la confiance en soi, elle même alimenté par la confiance que nous accordent nos partenaires amoureux...

Mais oui, je confirme, en tant que nouvelle, j'ai été un peu surprise d'en apprendre si peu sur les histoires des poly-praticants. C'est limpide, maintenant...

PS : je retiens l'idée du speudo, éventuellement anonyme, au cas où je viendrais à craquer de nouveau !

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Boucledoux

le mercredi 13 février 2013 à 12h56

Cendre

Mais oui, je confirme, en tant que nouvelle, j'ai été un peu surprise d'en apprendre si peu sur les histoires des poly-praticants. C'est limpide, maintenant...


Il y a un autre aspect aussi c'est qu'un certain nombre d'histoires et de parcours perso sont éparpillés dans des tas de fils auxquels on a répondu en se prenant en exemple à différents moments... d'ailleurs tous les anciens du forum ont été nouveau à un moment donné... ;)

Et comme on ne va pas non plus ni s’étaler trop ni radoter ça ajoute une couche à ce que disait Siesta

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(compte clôturé)

le mercredi 13 février 2013 à 13h02

Il y a aussi un biais important qui repose sur le fameux "les gens heureux n'ont pas d'histoire". Quand ça roule grosso modo, on n'a pas forcément besoin d'en parler. Et on estime (à tort ? peut-être bien) que ça ne va intéresser personne.
Donc les gens qui témoignent sont des nouveaux le plus souvent, mais aussi des nouveaux qui arrivent avec un problème ou une grosse difficulté - et ils attendent éventuellement des conseils mais surtout une écoute et un partage autour de cette difficulté.
Donc en fait il y a deux niveaux de témoignages sur le site et dans la vraie vie : les témoignages un peu rudes et tristes qui révèlent les difficultés du polyamour, et les témoignages plus rares et plus dispersés qui proposent une expérience plus globale où ça fonctionne à peu près correctement - ne serait-ce que parce que les premières difficultés ont été dépassées.
Il y a eu plusieurs tentatives à ma connaissance d'ouvrir des fils de "témoignages positifs" et ça n'a jamais vraiment pris.

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demeter

le mercredi 13 février 2013 à 13h43

Siestacorta
On peut raconter des expériences passées, une fois les gens et les coeurs apaisés. Mais, justement, on ne va parler que d'un passé "classé", que chacun supporte de voir raconté - et même cette seconde condition est très restrictive.
Message modifié par son auteur hier à 18h.

« Une vie que l’on supporte de voir raconter » me semble en effet une réalité très différente « d’une vie que l’on supporte de voir racontée » et l’emploi du participe passé y prend tout son sens. Il me semble qu’ici est pour moi un lieu de réorganisation des histoires, ce qui permet la construction ou la consolidation d’un présent vécu au jour le jour mais dans lequel on ne se voit plus, on ne peut plus se voir, parce qu’il est difficile de prendre conscience de l’eau dans laquelle on se baigne, de la même manière que l’on ne sent plus sur sa peau un bijou qui ne nous quitte pas depuis des années et dont on est incapable de dire si on le porte ou non sans s’assurer de sa présence en le touchant du doigt. Il faut du temps à chacun pour donner une cohérence à sa vie, une pseudo-rationnalité dans un environnement qui nous échappe ou a souvent tendance à vouloir le faire. Il me semble que cette auto-censure existe bien vis-à-vis de tiers qui pourrait s’y retrouver, mais pas seulement. Elle est aussi une mise à distance, une confirmation de sa propre existence et de sa propre histoire dans la dignité et le respect, une possibilité d’analyse et est donc aussi nécessaire que l’intimité partagée dans laquelle on se noie par une trop grande proximité. On peut l’appeler politesse ou éthique, ou bien rituel social, ou névrose, enfin d’un nom qui désigne un code relationnel qui disparaît souvent dans une relation familiale ou intime, parce que l’on en vient à s’en dispenser, à en sauter des étapes que l’on considère tellement acquises qu’elles n’ont plus lieu d’être. Elle permet une communication plus élargie, qui n’en est pas moins réelle, et confirme une appartenance ou une place social dans un groupe dans lequel on peut, on pourrait, se reconnaître, malgré une diversité culturelle qui me semble n’avoir jamais co-existée dans les siècles précédents. Je ne vois pas cela comme une perte de liberté d’expression, mais plutôt comme une autre manière de le dire en respectant ceux qu’on aime sans les faire souffrir et en se respectant soi-même. En revanche, quand cette auto-censure, d’« interdiction », prend le statut de « privation », alors le discours prend des allures d’appel à l’aide, pour que d’une histoire qui se raconte mal, on puisse faire une histoire bien racontée, un socle sur lequel on peut s’asseoir pour continuer autre chose.

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bodhicitta

le mercredi 13 février 2013 à 18h07

C'est aussi à se pauser la question à savoir quelle place ont nos "ex".
Pour moi une fois qu'un homme est rentré dans mon intimité (dans le sens large du terme) il n'y a plus de barrières sur ce que je peux ou ne peux pas dire. D'autant plus que ces gens là me connaisse et peuvent etre de bon conseilles.
Quelque soit la nouvelle forme de la relation.
pas via forum (j'suis "nouvelle"...) mais je parle souvent avec mes ex des mes histoires intimes, je les trouve même d'une meilleure écoute qu'une copine et de meilleurs conseille car ils savent comment je suis dans une relation étant donné qu'on en a eu une ensemble.
si nous nous sommes aimés, nous nous aimons toujours un peu mais d'une autre façon, en tout cas on ne souhaite que le meilleur à l'autre.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le jeudi 14 février 2013 à 13h05

Content de voir que je n'étais pas le seul à avoir remarqué la chose...
Mais c'est pas le phénomène en lui-même qui m'interroge vraiment. Cest humain, il y a des explications, je fais à peu près pareil.

Sans pour autant voir le polyamour comme le summum, je crois qu'il demande souvent un surplus d'efforts dans les rapports avec les autres... Parce qu'il ya un plus grand nombre d'autres ! Mais pour les pratiquants et habitués, ce sont des efforts invisibles à l'intérieur même du forum et des café/soirées poly.

En soit, c'est même peut-être un bien : le fait d'être discret, c'est peut-être une avancée par rapport à une société où tout le monde s'étale, balance, fait des scandales numériques. Bon, à force de pratiquer la présence des gens dans nos écrans, on apprend sans doute peu à peu à redéfinir nos intimités, les protéger, protéger celle des autres. D'accord, de ce point de vue, ça peut être du positif "humble".

Mais dans l'autre sens, je m'attendrais à ce que nos pratiques soient constructives, nous enrichissent le caractère au point d'arriver plus souvent à des percées visibles de franchise, d' "empowerment"., qui rendraient les échanges de la communaité pas particulièrement meilleurs qu'ailleurs, mais particuliers, un peu accrocheurs.

Vous savez, ce moment où on est super bien publiquement avec plusieurs personnes auxquels on est lié / a été lié amoureusement ? Cette confiance à horizons larges ?
Le tout dans une banalisation et du bien-être, et de nos capacités à bien réagir.

Je parviens pas à être plus précis, c'est aussi pour ça que j'ai lancé le sujet, pour voir ce que ça évoque chez vous.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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bouquetfleuri

le jeudi 14 février 2013 à 14h10

J'entends bien ce que tu écris et j'ai la même envie de ce partage d'horizons larges
Je pense que les "percées visibles de franchise" ne sont possibles qu'en présence physique des autres, parce que l'information est forcément plus complète et complétée, parce que l'engagement est plus dangereux : on s'aventure dans l'inconnu de sa limite intime, vers la frontière qui sépare le même et l'unique, et les efforts à faire sont presque physiques pour rendre dicible ce qui est unique.
La magie des rassemblements réside bien dans ce ressenti de la franchise et du respect de soi et de l'autre qui crée un enthousiasme.
Sur un forum on a du mal à se sentir physiquement exister. Donc, on va plus spécialement parler de ce qui est lisible par tous

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Siestacorta

le jeudi 14 février 2013 à 14h55

bouquetfleuri

Je pense que les "percées visibles de franchise" ne sont possibles qu'en présence physique des autres, parce que l'information est forcément plus complète et complétée, parce que l'engagement est plus dangereux :

Vrai. Il y a un côté mal assumé et incomplet avec l'écran...

Mais c'est là (et les nouveaux arrivants en sont la preuve) que ça commence aussi, on trouve les mots des possibles, de la construction pour le courage.

Les moments de présence physique sont donc certainement plus significatifs, mais puisque certains parmi nous ont fait un certain chemin déjà, je sais pas, je suis étonné, malgré les limites respectables qu'on a décrites, qu'autre chose n'affleure pas à l'écran.

C'est peut-être une question de personnes, d'état d'esprit. Je l'ai exprimé dans un autre fil, il y a un côté très soft du forum sur le sexe et l'érotisme. Sans doute parce que nous veillons à faire comprendre que ces questions ne sont pas les seules que le polyamour pose, sans doute pour pas avoir à gérer trop souvent des affamés, sans doute pour que des gens qui sont seulement au début de leur vie poly se sentent pas trop effrayés.

Pour des raisons similaires, nous sommes assez sages dans l'organisation des café polys.

Je ne sais pas... J'ai cette admiration (peut-être naïve) pour des personnages rockn'r'oll qui sont capables, sans scandale superflu, d'assumer des côtés saillants, d'à la fois ne pas polir leur attitude et en même temps garder générosité et soucis des autres.
Vivant, mais ni en mode bonsaï, ni en mode jungle, avec de la diversité, de la passion, et de l'équilibre.

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Cendre

le samedi 16 février 2013 à 19h26

Je sais pas pourquoi, Siesta, je me sens quelque peu visée par cette conversation depuis son démarrage... Alors je t'y lis (et relis quand j'ai pas compris) avec attention.

Siestacorta
Vous savez, ce moment où on est super bien publiquement avec plusieurs personnes auxquels on est lié / a été lié amoureusement ? Cette confiance à horizons larges ?
Le tout dans une banalisation et du bien-être, et de nos capacités à bien réagir.

Oui, j'en ai eu un avant goût lundi dernier. C'est vraiment une sensation inoubliable. Cette confiance que l'on s'accorde, d'abord à soi, puis aux autres, avec globalisation.

Mais j'ai mis du temps avant de pouvoir la qualifier. Et si tu ne l'avais pas mise en mots pour moi, je ne m'en serais pas vraiment rendue compte.
Pour moi, le biais principal est là.
On écrit quand on a besoin de rationaliser, de conceptualiser, de verbaliser. Quitte à perdre le sentiment original au profit de ce que dessinent ces phrases.
(voir /discussion/-Du-/Le-polyamour-serait-il-pour-les-i... )
Et il est des sentiments qui ne font pas surgir ce besoin de conceptualisation. On se contente de les vivre, et de jouir du bonheur qu'il procurent...
(c'est flagrant en ce qui concerne ma sexualité... aucune envie de la verbaliser plus qu'elle ne l'est)

Sur ce, j'ai encore à écrire sur cette confiance en moi, et un doute qui s'y insinue, qui me chuchote qu'elle n'est pas réelle, qu'elle est juste engendrée par l’énergie de la relation nouvelle, et que je suis pas à l'abris d'un méchant retour de circonstances.
Je vais sûrement vous raconter tout ça autre part, c'est pas vraiment le sujet ici ^^

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Siestacorta

le samedi 16 février 2013 à 20h54

Nanan, cendre, c'est pas juste toi. J'étais à l'écoute de plusieurs situations, et c'est les voir ensemble qui m'a fait travailler du chapeau.
Et une partie de ma conversation avec eve69 !
Ca vise personne, c'est un recoupement, et j'ai aussi utilisé mes propres vécus dans ma réflexion.

Sinon, même si la suite n'est pas simplissime, cette confiance que j'évoquais ne me parait pas fantasmatique. C'est un signe qu'on fait un truc de la manière qui nous plait, qu'on est accepté, tout en commettant une transgression douce, si ce n'est par rapport à nous-même, au moins par rapport aux normes morales.
Tout ne va pas bien parce qu'on a vécu ça, mais cette expérience positive peut nous soutenir dans nos choix.

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Ystrak

le lundi 18 février 2013 à 13h24

Bonjour,

Avant de me joindre à cette conversation, j'aimerais préciser qu'il est possible que je répète ce qui a été dit, ou d'avoir loupé un épisode, j'ai été obligé de lire en plusieurs fois donc ma concentration est loin d'être à son maximum...

Pour revenir au problème soulevé à la base de cette discussion, je ne pense pas que le fait d'atténuer son épanchement intime en se sachant lu par des personnes très proches soit lié au polyamour, le désir de conserver son intimité secrète est son essence même, sinon ça n'en serait pas.
Tout l'intérêt du forum (sur ce point), c'est de pouvoir la dévoiler à des personnes que l'on ne connait pas, mais dont on sait qu'ils ont une expérience à nous apporter. Ainsi, on ne se découvre que face à "des gens", on obtient probablement des réponses à nos questions, et cela peut suffire. Certains passent sûrement ici dans ce cadre, et une fois qu'ils ont ce qu'ils veulent, s'en vont. Pas forcément parce qu'ils sont quelque part égoïstes, mais tout le monde ne peut pas supporter de côtoyer des personnes qui savent tout d'eux.

Après pour ceux qui n'ont pas de problème en particulier, on peut se demander pourquoi ils ne partagent pas spontanément leur(s) expérience(s) positive(s), mais je me dis que c'est pas forcément plus mal, il y a déjà assez de FB pour les étalages de vie sans intérêt! \o/
Non plus sérieusement, je pense que l'on préfère naturellement partager ces instants autrement que via un forum : lors de rencontres IRL. Cela n'est pas forcément vrai pour un forum avec une très grande communauté, puisqu'on ne peut alors pas rencontrer tout le monde, mais dans le cas d'une petite communauté les membres actifs sont aussi ceux qui se rencontrent.
Du coup, les bonnes expériences se retrouvent surtout lors de prises d'exemples pour aider des personnes qui ont un problème, et ont besoin d'être rassurés par des exemples tangibles.

Mmmh... Je crois que je m'éloigne du sujet principal.
Si j'ai bien compris, on peut trouver paradoxal que des personnes venues sur ce forum pour se dévoiler sur leurs mœurs amoureuses, ne le font plus (au moins autant) par la suite pour les raisons qui les ont poussées à venir. La conséquence d'une démarche devient la cause de son empêchement.
Bon déjà comme il a été dit, une solution simple reviendrait à changer de pseudo. Chacun a un style d'écriture qui peut être reconnaissable, mais en faisant un minimum attention on peut s'en tirer.
Ok ça n'enlève en rien le côté paradoxal de la chose, mais on constate que le fait de redevenir anonyme est solution.
Après, si on veut éviter de déballer nos doutes au vu et su de nos/notre partenaire(s), les discussions privées (qui peuvent aussi être groupées) sont possibles.

... En espérant que mon point de vue aura été compréhensible, à défaut d'être utile! ^^

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Siestacorta

le lundi 18 février 2013 à 15h40

Quand je vois la difficulté que les journalistes semblent avoir à nous caster pour leurs reportages, je pense bien que la démarche poly porte autant sur l'intimité que sur les sentiments...

Le poly, ça peut tendre vers "le loft" sans les engueulades-spectacles.

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Ystrak

le lundi 18 février 2013 à 16h19

C'est sûr, le polyamour reste marginal et mal compris.
Enfin, je veux dire par là que la plupart des gens voient l'amour comme unique, exclusif, et les relations amoureuses possessives. C'est culturel, c'est ainsi qu'on nous inculque cette "normalité" (dans le sens "qui appartient à la majorité").
Du coup, déjà qu'exposer ouvertement son intimité (non non je ne parle pas d'exhibition! :-P) n'est pas chose courante, ça l'est encore moins pour une pratique qui peut être mal vue.

En fait, ce fut pareil pour moi, ce ne fut pas simple, pour trouver un mot à cette "pratique" (je ne sais pas si le terme convient), trouver une communauté qui accepte d'en parler et d'échanger.

Siestacorta
Le poly, ça peut tendre vers "le loft" sans les engueulades-spectacles.

Oh? Y a autre chose que ça dans le loft? O_O
Mouahaha! \o/
Enfin, plus sérieusement, je ne comprends pas trop la comparaison pour autant.

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Siestacorta

le lundi 18 février 2013 à 16h42

C'est une comparaison optimiste. Je regarde pas le loft, ça doit aider.

Et à la relecture, je suis plus très sûr de ce que je voulais dire par là...
Par là non-plus...

Hmmm... Sans doute qu'un groupe poly a, comme dans le loft, la "contrainte" de la présence des autres. On s'est engagé à les accepter dans notre environnement.
Le loft est basé sur le fait que cette contrainte conduit les gens à s'engueuler.
En poly, moins, on fait un apprentissage d'une intimité où la place du tiers n'est pas vouée à devenir un problème.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le lundi 18 février 2013 à 16h54

Oh, en fait, j'ai dû penser au loft par association d'idées.

Le forum est souvent contacté par des prod' tv et des chaînes dont les émissions sont souvent un cocktail où les élements "sexe" et "transformation des spécificités individuelles en spectacle" sont importants.

Les poly n'ont pas grand chose de spectaculaire à montrer, et ont peut-être plutôt un rapport à l'intimité fort, parce que déjà construit au long du vécu poly.

Du coup, je faisais l'hypothèse que si un loft poly devait être filmé, il y aurait peut-être pas beaucoup de grandes scènes du deux, avec cris, reproches, choix entre un camps ou un autre...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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