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Besoin de conseils très pratiques

Jalousie
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Voonx

le vendredi 26 décembre 2014 à 13h33

Bonjour à tous,

J'ai lu pas mal de discussions, d'articles, etc., sur ce site qui est une mine d'or, et une véritable invitation à raconter son histoire sans être jugé. Dont acte.

Je suis avec quelqu'un de formidable depuis quelques mois et je suis profondément amoureux d'elle, pour ne rien gâcher. Tous deux sortons de relations longues où nous nous sommes enfermés. Alors comme pierre d'angle à notre histoire, nous avons posé une idée simple : "sois libre, je t'aimerai exactement comme ça".

Là où le bas blesse, c'est que même si je suis absolument et complètement convaincu de cette maxime, je peine encore à retenir certaines angoisses. Je veux qu'elle puisse être avec moi en étant libre, je veux être son choix et non pas une nécessité. Mais j'ai du mal à vivre simplement l'idée qu'elle puisse tomber amoureuse d'un autre.

Nous avons vécu des choses à trois (toujours avec d'autres garçons), et il y a quelques nuits, j'ai carrément balisé. D'un seul coup, la peur qu'elle le préfère, lui, m'a étouffé, et je n'ai pas pu continuer.

Nous parlons beaucoup, et elle sait que je ne suis pas un jaloux concernant notre sexualité. Je ne lui en veux pas, jamais. Mais elle commence à comprendre que je suis un angoissé affectif. En fait, je le comprends en même temps qu'elle, parce que n'ayant jamais vécu une rencontre aussi forte, je ne m'étais jamais véritablement mis en "danger".

J'ai pas mal de choses à régler de mon côté, ça prendra du temps, et ça passera certainement par une thérapie. Je commence à comprendre ma peur de l'abandon, j'y travaille, et ça avance. Seulement, j'ai cette crainte terrible aujourd'hui qui est de mal réagir, de lui faire du mal. Malgré moi.

Ce soir, elle rencontre un garçon croisé en ligne. Je n'ai pas peur qu'ils s'amusent elle et lui, tant mieux pour elle. Ce qui m'enterre vivant, c'est qu'elle veuille rester avec lui au petit matin, continuer à partager une intimité tendre et… amoureuse. Sans moi.

Certains d'entre vous sont peut être déjà passés par des phases comme celle-ci ? Pensez-vous qu'il existe des astuces pour gérer l'incendie sans que ça pèse sur son partenaire ?

Merci :>

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Phoenix

le vendredi 26 décembre 2014 à 14h10

Bonjour Xanov, puisque tu demandes des conseils pratiques, je peux te dire que j'ai testé plusieurs formes de thérapies pour me débarrasser de la jalousie qui m'empoisonnait. Ce qui a le mieux fonctionné c'est l'hypnose. Cette thérapeute utilisait aussi des techniques dites "énergétiques" comme l'emdr, le tat, le tipi... À la base, ce n'est pas du tout mon truc, je suis et reste très dubitative de ce genre d' approches, mais à ma grande surprise, ma jalousie est devenue minuscule.

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(compte clôturé)

le vendredi 26 décembre 2014 à 16h29

Bonjour Xanov,
Voici non pas des méthodes mais des idées pour apprivoiser la jalousie. Les "plans à 3" ne sont peut-être pas la meilleure chose. Au départ, ça te semble super parce que tu y es, tu assistes à ce qui se passe, tu as la sensation de contrôler. Sauf que tu t'es aperçu qu'on ne contrôle pas les sentiments: ni les tiens, ni les siens, ni ceux de la 3ème personne, et cette découverte est angoissante, effectivement. A présent que tu le sais, mieux vaut peut-être prendre de la distance par rapport à la relation, ou aux relations de ta compagne. C'est son domaine, pas le tien.
En revanche, tu peux lui demander de prendre soin de votre domaine à vous, en lui expliquant, notamment, que tu as besoin de sentir qu'elle tient affectivement à toi. Et lui demander une petite chose qui le montre. Un exemple: durant des années, je me suis toujours débrouillée, même si je me sentais hyper bien avec un amoureux, pour rentrer le matin à temps pour petit-déjeuner à la maison. Parce que "nos" petits-déjeuners étaient un moment privilégié que nous aimions beaucoup, et qu'en lui montrant que j'aimais ces moments, je lui montrais que je l'aimais. OK, ça "attentait" à ma liberté de découcher, mais cela valait la peine de le faire, le temps que mon cher et tendre soit tranquillisé sur l'amour que je lui portais. C'est arrivé, et un jour, ça ne lui a plus posé de problèmes que je loupe un petit déjeuner. Et réciproquement quand il avait une amoureuse.
C'est important de procéder par étapes, de ne pas croire qu'être libre, c'est faire à 100% ce qu'on veut tout de suite. On peut se fixer un objectif de liberté, mais imaginer des étapes pour y parvenir avec un but: qu'aucune étape ne soit douloureuse, ou en tout cas qu'elle le soit le moins possible. Et peu à peu, à chaque étape franchie, on s'aperçoit que finalement ce n'était pas si difficile, alors que si on va trop vite, on risque de se faire du mal. C'est comme le sport: si on force trop au début, on risque le claquage, alors que si on s'entraîne progressivement, tout se passe bien.

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Marie-Georges

le vendredi 26 décembre 2014 à 21h32

Bonjour xanov,

D'après ton récit je ne suis pas inquiète sur ta future gestion des choses. Vous construisez une relation sur une base partagée clairement définie dès le départ, vous dialoguez et tu sembles analyser très bien ce qui se passe en toi dans les moments de crise. What else ?

xanov
Seulement, j'ai cette crainte terrible aujourd'hui qui est de mal réagir, de lui faire du mal. Malgré moi.

Et tu as raison. Je ne connais pas de meilleur ciment que la bienveillance. Maintenant, il n'y a pas de mauvaise réaction tant qu'il n'y a pas d'attaque dedans. (Quand ça va mal, pense à commencer tes phrases par "je", votre volonté de dialogue fera le reste.)

xanov
Pensez-vous qu'il existe des astuces pour gérer l'incendie sans que ça pèse sur son partenaire ?

Mon aimé est super doué pour ça, il faudra qu'il passe te raconter quand il reviendra de vacances. (Dommage qu'ici on ne puisse pas héler les gens par des tags comme sur Facebook)
Ça fait plus de 5 ans qu'on est ensemble, poly dès le départ comme vous. Y'a eu des angoisses, mais la discussion, la bienveillance et le temps les ont fait s'évanouir sans laisser la moindre trace. A présent on a l'impression d'être trop des pros :-D. Et l'intensité des sentiments est toujours au top<3 .

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yola88

le samedi 27 décembre 2014 à 00h24

J'ai l'impression que souvent le truc est une question d'espace.. qu'on se laisse à soi et à l'autre.
Dans mon cas qui ressemble un peu au tien, Xanov, je me suis rendue compte que le fait de ne pas tout savoir impliquait le fait de ne pas me faire contrôler quelque chose d'incontrôlable (comme a dis si justement aimerplusieurshommes) c'est à dire les sentiments , la jalousie et tout ça ..

En ce moment ,quand j'ai des soucis de jalousie -et ça m'arrive beaucoup puisque je suis aussi au tout début de ma première relation poly - la première prise de conscience et de travail sur soi ça aide déjà à faire un énorme pas en avant , chose que je faisais jamais dans mes précédentes relations et ou je me laissais complètement aller à ma souffrance sans essayer de savoir d'où elle venait.
Depuis, non seulement je règle des choses avec moi, mais ça fait avancer la relation d'une meilleure façon puisqu'en parler de façon lucide résout des choses et me rapproche de mon partenaire. je le vois presque comme un procédé d'entraide.

Souvent il y a un truc qui marche pour moi, je ne sais pas si ça t'aidera, mais c'est de noter à chaque fois mes pensées négatives et de m'écrire à la place des messages à moi même du genre "ne pas oublier ça, et ça". ça m'aide à redevenir lucide et à pas me laisser aller. Par exemple comme c'est calme et paisible quand je suis avec lui et la tempête dans ma tête et le n'importe quoi quand j'ai ses sentiments un peu difficiles, mais que j'imagine normaux ... c'est parait un peu idiot mais c'est comme des listes, quand ça va pas je les relis, et surtout je fais autre chose pour m'occuper ça fini toujours par passer alors qu'on croit effectivement s'enterrer vivant :)

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Voonx

le samedi 27 décembre 2014 à 15h06

Pour la petite histoire, hier soir, comme je n'avais pas vraiment le temps d'appliquer les idées de l'ami Phoenix sur l'hypnose, je suis simplement allé manger chez une amie. Et puis nous avons passé la nuit ensemble. Je n'avais jamais fait ça depuis le début de ma relation. Je ne le regrette pas une seconde, même si j'ai senti que je n'étais pas toujours "dans le coup".

De son côté, ma douce était rentrée dormir après s'être bien amusée - elle a dormi seule du coup. Finalement, c'est donc moi qui ai découché. Je n'en ai tiré aucune culpabilité, et je suis d'ailleurs rentré au petit matin pour me réveiller avec elle. C'était super.

aimerplusieurshommes
durant des années, je me suis toujours débrouillée, même si je me sentais hyper bien avec un amoureux, pour rentrer le matin à temps pour petit-déjeuner à la maison. Parce que "nos" petits-déjeuners étaient un moment privilégié que nous aimions beaucoup, et qu'en lui montrant que j'aimais ces moments, je lui montrais que je l'aimais. OK, ça "attentait" à ma liberté de découcher, mais cela valait la peine de le faire, le temps que mon cher et tendre soit tranquillisé sur l'amour que je lui portais. C'est arrivé, et un jour, ça ne lui a plus posé de problèmes que je loupe un petit déjeuner. Et réciproquement quand il avait une amoureuse.

Super intéressant. Effectivement, le petit déjeuner est un truc assez important pour moi (c'est amusant, avant je détestais ça). Un café, une clope, une discussion, c'est là que je mets l'intimité, la mienne. Peut-être que ça évoluera, et c'est sûrement aussi ça qui est beau dans une relation. Je ne veux juste pas avoir la sensation de "perdre" quelque chose, de sacrifier un élément important de mes petits rituels affectifs, aussi puérils peuvent ils paraître.

C'est important de procéder par étapes, de ne pas croire qu'être libre, c'est faire à 100% ce qu'on veut tout de suite. On peut se fixer un objectif de liberté, mais imaginer des étapes pour y parvenir avec un but  : qu'aucune étape ne soit douloureuse, ou en tout cas qu'elle le soit le moins possible. Et peu à peu, à chaque étape franchie, on s'aperçoit que finalement ce n'était pas si difficile, alors que si on va trop vite, on risque de se faire du mal. C'est comme le sport  : si on force trop au début, on risque le claquage, alors que si on s'entraîne progressivement, tout se passe bien.

Je commence à véritablement comprendre que tout ça est une question d'ajustements.

Le problème est que je suis un cérébral jusqu'au boutiste. Je veux tout contrôler, tout agencer théoriquement. Et puis soudain, je me jette à l'eau, et oui je vais un peu vite. L'expérience que je racontais dans mon premier message était clairement un petit "claquage". Ce que j'ai vécu avec ma chérie hier soir et cette nuit était juste une confirmation que, certes, on ne s'engage pas dans la voie la plus simple (surtout pour moi), mais que c'est un beau chemin qu'on emprunte tous les deux.

Je crois que le travail qui suivra ne concerne que moi et moi seul... J'ai besoin de beaucoup parler, et je crois que c'est une bonne chose. Mais je maîtrise trop mon verbe pour ne pas en faire quelque-chose de "dangereux" par moments. Je parle beaucoup plus avec ma tête qu'avec mes tripes en ce moment, et je sens que ça l'affecte, qu'elle ne comprend pas toujours où je veux en venir, et qu'elle voudrait juste que j'arrête de tout vouloir anticiper, contrôler, mesurer.

Marie-Georges
Et tu as raison. Je ne connais pas de meilleur ciment que la bienveillance. Maintenant, il n'y a pas de mauvaise réaction tant qu'il n'y a pas d'attaque dedans. (Quand ça va mal, pense à commencer tes phrases par "je", votre volonté de dialogue fera le reste.)

Amen à la bienveillance. C'est mon cap, et c'est pour ça que je suis confiant. Je sais que je ne lui en veux jamais.

Je lui ai parlé ce matin, je lui ai dit que j'avais besoin de parler, mais que moi-même ça m'usait. Je ne me sens plus fonctionnel pour le reste des évènements de mon existence... Je crois qu'effectivement elle se sent un peu impuissante face à mon labyrinthe de sensations et d'émotions. Il faut que je trouve un moyen de l'en préserver (pour partie du moins), sans m'éloigner de nous.

yola
Souvent il y a un truc qui marche pour moi, je ne sais pas si ça t'aidera, mais c'est de noter à chaque fois mes pensées négatives et de m'écrire à la place des messages à moi même du genre "ne pas oublier ça, et ça". ça m'aide à redevenir lucide et à pas me laisser aller.

Je trouve l'idée géniale. Je vais essayer d'appliquer ça, merci ! Si ça peut éviter quelques boucles cérébrales bien fatigantes...

Désolé pour le pavé, je trouve ça juste énorme de pouvoir parler de tout ça sans se sentir jugé. J'ai essayé d'en parler à un ou deux ami-e-s, c'est souvent frustrant - on te fait comprendre que tu dois faire attention, que tout ça est dangereux, etc. Bref. Merci, merci, merci infiniment pour vos réponses.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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bliss

le dimanche 28 décembre 2014 à 10h18

bonjour Xanov,
Comme Phoenix, je te fais part de mon expérience et de mon côté ce qui m''a le plus aidé à dépasser toutes ces peurs au tout début de mes histoires non-exclusives, c'est l'EFT. C'est assez radical, c'est une méthode de travail sur soi mais surtout de libération des émotions qui sur moi marche de manière assez miraculeuse.
Je peux t'en parler plus en Mp si tu veux avec des contacts de thérapeutes.
Et ça ne marche pas que sur la jalousie, moi j'ai beaucoup bossé ma dépendance affective il y a quelques années et ça m'a fait le pus grand bien.
Au delà d'ailleurs des belles histoires que je vis depuis mon "changement de système d'exploitation" comme j''appelle mon ouverture aux relations libres, c'est le chemin parcouru pour me changer que je trouve étonnant. Et de me rendre compte que non, ce n'était pas "ma nature", que tout se travaille et change tout le temps. quel kiff la vie ! ;-)

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Nurja

le dimanche 28 décembre 2014 à 22h11

Si tu as des contacts de thérapeutes en Belgique (Bruxelles), je suis preneuse.

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Tcheloviekskinoapparatom

le mardi 30 décembre 2014 à 21h25

Perso j'ai pris une voie un peu différente de celles proposées jusqu'ici (qui ont leur mérite - en tous cas c'est toujours important d'être conscient de ses émotions), peut-être plus "à court terme", c'est de m'efforcer de "détourner le regard", de m'occuper de moi, de "me distraire" (au sens où on distrait l'attention). Voir des ami-es, en particulier si il y a quelque chose de sexuel et/ou d'amoureux, c'est comme tu as pu le constater assez efficace dans le genre, surtout qu'il y a l'égo qui joue toujours, et ça ne fait pas de mal de savoir qu'on plaît.
MAIS il faut bien sûr faire attention à ne pas faire preuve de moins de bienveillance envers ces autres rencontres.
D'autres choses peuvent très bien marcher, suivant ce que sont tes passions. La musique ? Le militantisme ? L'escalade ? En tous cas rien de mieux que d'avoir une activité dans laquelle on est à fond, qui nous satisfait, nous épanouit, pour ensuite retrouver sa chérie tout aussi contente de ses aventures à elle (on l'espère).
Je disais que c'était "à court terme", mais il y a un effet cumulatif à long terme, par le simple fait d'avoir évité les crises, de rester réceptif à la beauté du temps qui passe, des amours qui perdurent au-delà et même aussi par ces aventures des deux et de chacun.

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Voonx

le mardi 20 janvier 2015 à 13h27

Bonjour à tous,

Je reviens vers vous, presque un mois plus tard, pour vous livrer un message plein de bonheur (et vous remercier encore de vos réponses).

Ces dernières semaines, j'ai lâché prise sur la plupart de mes interrogations. Je ne dis pas que je n'aurai plus jamais peur de la perdre, elle, mais je n'y pense pas tellement en fait. Sauf pour me faire peur, je sais pas. Je profite de la vie, et de mon amoureuse, et du fait que je l'aime (et ça c'est une chance).

Il fallait, je pense, passer par cette étape difficile. Et ça n'est pas terminé, c'est un travail de déconstruction que je commence à peine. Mais je commence à en sentir les effets... Cet espèce de relâchement, et de bonheur simple, choisi.
Je sens, je sais qu'il y a encore pas mal de chemin, et en fait je m'aperçois que c'est ce qui m'intéresse. Je ne veux pas que les sentiments soient figés, je veux les voir vivre. Si ça passe par d'autres rencontres, d'autres amours, ou non, c'est comme ça.

La seule chose qui compte, c'est le fait de continuer à aimer, et à se battre parfois. Le jeu en vaut la chandelle !

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Tcheloviekskinoapparatom

le mardi 20 janvier 2015 à 17h35

Merci, c'est très chouette que ça aille mieux, et très chouette aussi de ta part de venir nous le dire - sinon on se demande toujours comment les choses évoluent....

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