Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Arguments contre le polyamour et pour la monogamie strictement exclusive ?

#
Profil

oO0

le jeudi 13 juin 2013 à 20h31

@ Iam

Effectivement, tu n'as pas dit que tu n'était pas d'accord :) Ni que tu étais d'accord, bien que cela se sente que tu es d'accord. :) J'ai compris qu'il s'agissait d'un problème de formulation, plus exactement de se référer à la question de l'orientation sexuelle. Je comprends aussi les problèmes de discrimination sur des critères arbitraires auxquels tu fais allusion.

@ Tous

Je rappelle juste le sujet : arguments (contre le polyamour) pour la monogamie strictement exclusive. Sinon, je ne sais pas dans quoi vous vous embarquez, mais cela me fait penser à un faux conflit.

#
Profil

alps

le jeudi 13 juin 2013 à 20h32

Ce n'est pas moi qui ait quote une 4ieme de couverture qui raconte n'importe quoi.

Sur ce je vous laisse.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

wolfram

le jeudi 13 juin 2013 à 23h01

Beaucoup ont donné des avis personnels sur le sujet or, un problème général ne peut avoir une réponse locale. C'est à dire qu'il n'est pas possible de donner comme argument pour la monogamie exclusive nos expériences personnelles.

En effet, il suffirait d'exprimer une seule expérience négative du polyamour pour clore le débat si nous continuons dans ce fonctionnement. C'est une erreur de raisonnement.

Les arguments pour (ou contre) la monogamie exclusive doivent être généraux et peuvent concerner tous les éléments liés aux raisons qui nous poussent à nous unir (la société par exemple).

Du point de vue téléologique, l'union des êtres a pour but la survie de l'espèce. En ce sens, la monogamie exclusive est-elle plus efficiente que d'autres formes de liens.

Vous remarquerez qu'à ce niveau il n'est même pas nécessaire de parler sexualité ou amour ;)

#
Profil

aviatha

le mardi 18 juin 2013 à 11h55

Bonjour à tous,

Je viens de mettre le doigt sur un phénomène qui, j'en suis sûre, peut vous intéresser fortement.
Dimanche, j'étais en représentation (représentation importante pour la poursuite de notre carrière à tous, et qui plus est particulièrement éprouvante, puisque que nous jouions deux fois une pièce de deux heures trente dans une journée). C'est une rumeur connue, les théâtreux sont des gens très... tactiles, sensuels, j'en passe et des pires, et elle n'est pas vraiment infondée^^

T. m'a serrée longtemps dans les bras en coulisse et j'ai enfouie ma tête dans sa chemise avant notre scène à deux. J., qui m'a longtemps tournée autour, m'a tenu contre lui pendant bien 3 minutes quand il revenu dans sa loge. A. a tenu a massé mon bras qui avait souffert de la mise en place des décors et elle a somnolé sur mes genoux toute la scène précédent notre entrée. J'ai massée M. lorsqu'elle a eu terminé son monologue (un morceau difficile) pour qu'elle tienne le choc de la deuxième représentation et elle a passé bien 5 minutes à me griffer doucement le cou pour me détendre avant ma scène finale. Pour la seule scène de nu de la pièce, j'ai moi-même poudré les seins de S. pour qu'ils ne brillent pas sous les spots et j'ai serré L. dans mes bras pour le féliciter avant même qu'il soit rhabillé. D'angoisse, j'ai failli pleurer dans les bras de N. et F. et j'ai dû dormir contre O. toute la nuit pour me calmer.

Pour nous tous, c'est notre quotidien, le rapport au corps est une part de notre métier, il n'est pas possible de bien jouer si on a peur de toucher l'autre, de l'embrasser, de danser avec lui, d'être nu devant lui, de lui faire aveuglément confiance.
Mais en y réfléchissant bien, je pense que une large part de ce comportement est généralement exclu de la monogamie traditionnelle. Et du coup, je pense que je vous comprend un peu désormais. Si tout cela devait être exclu de ma vie, sans doute que moi aussi je trouverais que la monogamie exclusive est quelque chose de rêche, sans doute, un peu aride. Sans doute qu'il y aurait vers moi un "élan vers les autres", comme aujourd'hui, mais que je serais obligée de réprimer, et sans doute qu'il me serait, à moi aussi, difficile de vivre ainsi.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

Clown_Triste

le mardi 18 juin 2013 à 12h34

Merci aviatha pour ce témoignage intéressant qui apporte une brique supplémentaire pour alimenter la réflexion de tous (monogames convaincus ou polyamoureux).

Ce rapport tactile aux autres comédiens n'a jamais posé problème dans tes relations exclusives ?

C.T.

#
Profil

aviatha

le mardi 18 juin 2013 à 12h58

De rien très cher (et je te remercie encore pour ton MP, même si je n'ai pas eu le temps d'y répondre, justement à cause de la préparation intensive de ces représentations).

Curieusement (ou pas d'ailleurs), non. Lorsque j'ai connu mon cher et tendre, j'étais déjà au conservatoire depuis un an, il savait déjà comment je fonctionnait, comment je travaillais, et avec qui. Au début, cela le souciait un peu. Mais très vite il a vu qu'il n'avait aucune raison de s’inquiéter. Il sait qu'être comédien, c'est se mettre à nu devant 50, 100, 200 personnes, et n'avoir pour filet de sécurité que les autres avec qui on joue. On se remet tout entier entre leurs mains à ce moment-là, et ce n'est pas possible sans un rapport très étroit, très intime, sans faire absolument confiance. Alors, c'est assez naturellement que le tactile entre en jeu.
Avant d'entrer en scène, je serre mes partenaires dans les bras, c'est une façon de se dire "tout va bien se passer, je suis là, cette scène, on l'a faite 50 fois. Si tu oublies un déplacement, une réplique, tourne-toi vers moi, je saurais quoi faire, je te tiens, tu n'es pas seul(e) ". Mon compagnon sait que pour être bons nous avons besoin de ça, et il a, ce qui me fait toujours un peu sourire, une certaine admiration pour tout ce que je fais, il ne lui viendrait jamais à l'idée de s'interposer. D'autant plus que c'est un rapport qui, à aucun moment, ne vient sur le même plan que celui que j'ai avec lui.

#
Profil

oO0

le mardi 18 juin 2013 à 14h02

Oui, merci !

#
Profil

alps

le mardi 18 juin 2013 à 17h18

aviatha
Bonjour à tous,

Je viens de mettre le doigt sur un phénomène qui, j'en suis sûre, peut vous intéresser fortement.

Dimanche, j'étais en représentation (représentation importante pour la poursuite de notre carrière à tous, et qui plus est particulièrement éprouvante, puisque que nous jouions deux fois une pièce de deux heures trente dans une journée). C'est une rumeur connue, les théâtreux sont des gens très... tactiles, sensuels, j'en passe et des pires, et elle n'est pas vraiment infondée^^

T. m'a serrée longtemps dans les bras en coulisse et j'ai enfouie ma tête dans sa chemise avant notre scène à deux. J., qui m'a longtemps tournée autour, m'a tenu contre lui pendant bien 3 minutes quand il revenu dans sa loge. A. a tenu a massé mon bras qui avait souffert de la mise en place des décors et elle a somnolé sur mes genoux toute la scène précédent notre entrée. J'ai massée M. lorsqu'elle a eu terminé son monologue (un morceau difficile) pour qu'elle tienne le choc de la deuxième représentation et elle a passé bien 5 minutes à me griffer doucement le cou pour me détendre avant ma scène finale. Pour la seule scène de nu de la pièce, j'ai moi-même poudré les seins de S. pour qu'ils ne brillent pas sous les spots et j'ai serré L. dans mes bras pour le féliciter avant même qu'il soit rhabillé. D'angoisse, j'ai failli pleurer dans les bras de N. et F. et j'ai dû dormir contre O. toute la nuit pour me calmer.

Pour nous tous, c'est notre quotidien, le rapport au corps est une part de notre métier, il n'est pas possible de bien jouer si on a peur de toucher l'autre, de l'embrasser, de danser avec lui, d'être nu devant lui, de lui faire aveuglément confiance.

Mais en y réfléchissant bien, je pense que une large part de ce comportement est généralement exclu de la monogamie traditionnelle. Et du coup, je pense que je vous comprend un peu désormais. Si tout cela devait être exclu de ma vie, sans doute que moi aussi je trouverais que la monogamie exclusive est quelque chose de rêche, sans doute, un peu aride. Sans doute qu'il y aurait vers moi un "élan vers les autres", comme aujourd'hui, mais que je serais obligée de réprimer, et sans doute qu'il me serait, à moi aussi, difficile de vivre ainsi.

Message modifié par son auteur il y a 5 heures.

C'est vrai. D'une autre manière on parle aussi de comportement asexué quand on est monogame. Mais on pourrait présenter les choses autrement. ma question est rhetorique elle n'a pour but que de montrer que ce phénomène n'est pas exclusif à la monogamie. Bien au contraire. La sexualité ou sexuation n'est pas de l'ordre public. Mais de l'ordre privé.

Au travail mieux vaut il avoir un comportement séxué ou aséxué ?

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

Anarchamory

le mardi 18 juin 2013 à 19h13

Aviatha,

Décidément, les théâtreux sont des gens — parfois — difficiles à comprendre ! Tu te dis monogame, mais pourtant, ne vois-tu pas que tu as là tous les ingrédients pour être poly ?... Tu me fais penser à ma future ex-femme : théâtreuse elle aussi, mono elle aussi, sauf que tu es quand même nettement plus ouverte d'esprit qu'elle et aussi plus sympathique je trouve. Mais du coup, j'ai envie de te raconter une anecdote que j'ai raconté par mail à une poly d'ici que je ne citerai pas pour préserver son anonymat (mais que j'autorise à se dévoiler d'elle-même si le cœur lui en dit ;)) :

MétaZét dans un mail envoyé le 22/04/2013

[E]n fait le théâtre est un monde merveilleux. Lorsqu'on est sur scène, même si on est marié, on peut jouer une scène d'amour avec quelqu'un d'autre, y'a pas de problème, c'est "casher" (même si on est secrètement amoureux de notre partenaire de scène). Mais si on embrasse quelqu'un en dehors de la scène, alors là c'est mâââaal... Comment [mon épouse] justifie-t-elle un tel découpage de cheveu en quatre ? Mystère :
"Moi — C'est une sorte de maîtrise de soi, c'est ça ?
Elle — Oui oui, c'est ça !
Moi — Ah, mais alors, si on arrive à faire preuve de la même maîtrise de soi en dehors de la scène, ça ne devrait pas poser de problème ?
Elle — Euh, non, en fait ce n'est pas vraiment une question de maîtrise de soi, j'essaye juste d'appliquer la méthode de Stanislavski.
Moi — Ah, et il raconte quoi Stanislavski ?
Elle — On en a déjà parlé..."
Toujours est-il qu'elle voulait que je me mette au théâtre. Ainsi, si je suis amoureux d'une de mes partenaires de scène, alors je pourrai exprimer cet amour en jouant une scène d'amour avec elle ! Et là ça ne posera pas de problème à ma femme, car ça sera sur la scène, cet endroit magique où tout est possible... (enfin presque, car je lui ai demandé si c'était possible d'égorger quelqu'un sur scène, hein, pour l'art, mais apparemment non :-D ). Est-ce que je suis le seul à trouver ça complétement tordu et hypocrite ? Quand je pense qu'elle me trouve compliqué parce que je prêche le polyamour... Franchement, je me demande quel est le plus compliqué de nous deux ! En fait, de mon point de vue, il n'y a rien de plus simple et naturel que le polyamour : j'éprouve de l'affection pour quelqu'un et réciproquement, on se l'exprime. C'est simple ! Alors que dans la vision de mon épouse : j'éprouve de l'affection pour quelqu'un et réciproquement, on cherche une pièce de théâtre avec une scène d'amour, et on exprime nos sentiments de manière indirecte à travers les personnages joués ! Ainsi, la "morale" est sauve !

A noter que ma future ex-épouse a beau être tactile avec sa mère, sa sœur, et certaines de ses amies du même sexe qu'elle, elle a, à mon avis, un sacré problème avec le corps quand même (et surtout quand la différence de sexe s'en mêle) : pour elle, prendre quelqu'un du sexe opposé dans ses bras (sauf s'il est triste et qu'il s'agit de le consoler) c'est sexuel. Or, il se trouve que j'ai été amené à le faire, le plus naturellement du monde, sans arrière pensée, avec une amie. Tout simplement parce que j'avais passé un super bon moment en sa compagnie, à discuter. Franchement, j'étais loin de m'imaginer la réaction de ma future ex-femme pour ce que je trouvais parfaitement anodin, une simple marque d'affection... Eh bien figure-toi, Aviatha, qu'elle m'a un peu fait la gueule à cause de ce chaste câlin : pour elle, je l'avais trompée ! oO

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

aviatha

le mardi 18 juin 2013 à 20h31

Je pense aussi cela concernant ta femme, Meta...

En fait, et Dieu sait qu'on en a loooooooooonguement débattu toi et moi, je pense que la grande différence, c'est que malgré toute cette affection que j'ai pour eux, qu'ils me donnent, cette confiance énorme que nous avons les uns envers les autres, cette passion partagée, cette relation tactile (parfois plus, quelque chose de véritablement sexuel aurait pu sans problème se passer entre moi et certains lorsque mon compagnon m'avait laissé libre de mon côté, mais j'y ai renoncé, cela ne me convenait pas), je ne suis pas amoureuse, d'aucun d'entre eux.
Te connaissant, Meta, tu me demanderas ce qu'il peut y avoir de plus que tout cela dans l'amour. Je ne sais pas. Pour moi c'est viscéralement différent, mon ressenti, mes émotions, mes sentiments ne sont pas les mêmes, et cela ne s'expliquent pas, je pense. Et je suis monogame pour cela, parce que c'est en accord avec ce que je ressens. Toujours est-il que, même sans en être amoureuse aucunement, ce lien avec eux me manquerait cruellement dans une forme "obtuse" de monogamie.

@alps
Pour nous la question ne se pose pas. Notre travail est sexué, il est fait d'émotions, de désirs, d'élans et de corps. Les êtres qui ne sont pas sexués (peut importe comment nous le sommes d'ailleurs) dans la vie publique ne peuvent pas travailler bien avec tout cela.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

Anarchamory

le mardi 18 juin 2013 à 21h22

aviatha
Je pense aussi cela concernant ta femme, Meta...

(Attention, en m'appelant Meta, on risque de penser que tu parles de quelqu'un d'autre : www.inthemoodforlove.org/Accueil.html ;) )

Il est possible (quelqu'un m'avait suggéré cette possibilité), que ma future ex-femme se soit "obtutisée" du fait de mes aspirations au polyamour. Ce qui est une très mauvaise réaction me concernant puisque plus je me sens enfermé, plus j'aspire à me libérer... elle devrait pourtant le savoir ! Si ça s'trouve, ça aurait pu tenir davantage de temps, notre relation, si au lieu de se replier (et de me replier avec) dans une angoisse obsessionnelle liée au polyamour, elle m'avait laissé/concédé/négocié un peu plus de "mou", de flexibilité... C'est pourtant assez logique que si quelqu'un n'arrive pas à supporter une certaine contrainte, il arrivera encore moins à en supporter une plus importante ! Et qu'il va être encore plus motivé à s'en échapper ! Le pire, pourtant, c'est que je sens que je peux assez bien me passer de sexe extra-conjugal, mais pas de tendresse, de câlins, de proximité affective et physique, de romantisme (dans le bon sens du terme), etc. Ça j'arrive pas. Elle avait donc un poly pas encore trop exigeant, pourtant, et elle l'a tellement bridé qu'elle a quand même réussi à le faire fuir...

aviatha En fait, et Dieu sait qu'on en a loooooooooonguement débattu toi et moi, je pense que la grande différence, c'est que malgré toute cette affection que j'ai pour eux, qu'ils me donnent, cette confiance énorme que nous avons les uns envers les autres, cette passion partagée, cette relation tactile (parfois plus, quelque chose de véritablement sexuel aurait pu sans problème se passer entre moi et certains lorsque mon compagnon m'avait laissé libre de mon côté, mais j'y ai renoncé, cela ne me convenait pas), je ne suis pas amoureuse, d'aucun d'entre eux.
Te connaissant, Meta, tu me demanderas ce qu'il peut y avoir de plus que tout cela dans l'amour.

Effectivement, tu commences à bien me connaître :D Pour moi, ce que tu dis ça sonne un peu ainsi à mes oreilles : "je pense que la grande différence, c'est que malgré le fait que je suis amoureuse d'eux, je ne suis pas amoureuse, d'aucun d'entre eux." ;)

aviatha Je ne sais pas. Pour moi c'est viscéralement différent, mon ressenti, mes émotions, mes sentiments ne sont pas les mêmes, et cela ne s'expliquent pas, je pense. Et je suis monogame pour cela, parce que c'est en accord avec ce que je ressens. Toujours est-il que, même sans en être amoureuse aucunement, ce lien avec eux me manquerait cruellement dans une forme "obtuse" de monogamie.

Je ne sais pas si je t'ai déjà posé la question (j'me fais vieux lol) : est-ce que tu es sûre que l'amour que ton compagnon a pour l'autre femme (et même pour toi, d'ailleurs) est du même genre que ce que toi tu appelles "être amoureuse" ? Ne se pourrait-il pas qu'il ressemble plutôt à la définition que j'en ai ?

#
Profil

Siestacorta

le mardi 18 juin 2013 à 21h25

aviatha
Bonjour à tous,

Je viens de mettre le doigt sur un phénomène qui, j'en suis sûre, peut vous intéresser fortement.
...

Bien agréable de lire cette réflexion-là, ça rappelle que les monos ne sont pas nécessairement tous aussi "intégristes" que ceux qui viennnent prêcher leurs Valeurs par ici.

Cette intimité que tu décris est, je crois, quelque chose que les gens assimilent trop facilement à l'érotisme.
En fait, le sexe et le couple peuvent etre traditionnellement posés comme des conditions pour avoir le droit à cette intimité.

#
Profil

Anarchamory

le mardi 18 juin 2013 à 21h29

aviatha
(parfois plus, quelque chose de véritablement sexuel aurait pu sans problème se passer entre moi et certains lorsque mon compagnon m'avait laissé libre de mon côté, mais j'y ai renoncé, cela ne me convenait pas)

"(parfois plus, quelque chose de véritablement sexuel m'aurait convenu lorsque mon compagnon m'avait laissé libre de mon côté, mais j'y ai renoncé, cela ne me convenait pas)" ;)

#
Profil

alps

le mardi 18 juin 2013 à 21h29

tu sais dans integrisme il y a intègre qui s'oppose à hypocrisie. Sinon dans son discours il n'y a rien de séxué. C'est peut être là le lieu à déchiffrer.

D'ou mon commentaire sur le travail et la place légitime ou non de l'asexualisation (soyons fou) dans le domaine publique.

Ce qui me mène tout droit à une problématique. Polyamour et intimité. Limites floues ou non ?

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

PolyEric

le mardi 18 juin 2013 à 21h32

et dans ringard il y a gare

#
Profil

alps

le mardi 18 juin 2013 à 21h35

Eric_50
et dans ringard il y a gare

ok eric le djihadiste.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

#
Profil

aviatha

le mardi 18 juin 2013 à 21h50

@MetaZet
Comme je te l'ai dit, pour moi il y a une différence viscérale, elle est dans le ressenti, je ne sais pas l'expliquer, je crois que ça ne s'explique pas. Ce que je ressens pour eux est, dans mon ressenti par nature différent de ce que je ressens pour lui. Pour ce qui est de son ressenti, je ne peux en savoir que ce qu'il m'en dit. Pour elle, ils sont encore en phase de début, difficile d'être vraiment arrêté dessus, pour moi, je pense que ce qu'il ressent est semblable. J'en ai eu un indice il y a peu, je lui disais que cela me gênait vis-à-vis de lui de, au fond de moi, ne souhaiter qu'une chose, que cet amour qu'il a pour elle meurt en douceur sans faire de blesser, et ne laisse pas plus de traces qu'un mauvais rêve. Et il m'a avouer qu'il souhaitait la même chose, parce qu'il l'aime et ne peut pas aller à l'encontre de ce qu'il ressent, mais qu'il m'aime et n'en peut plus de me voir souffrir, parce qu'il aimait cette fusion qu'on avait et qu'il vaut la retrouver, parce qu'il veut croire à l'avenir avec moi. Je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire, mais ça me semble correspondre avec ce que je ressens, donc...
Pour ce qui est du sexe avec d'autres, cela aurait été possible, mais ne m'aurait pas convenu, je crois l'avoir expliqué sur l'autre fil. Je me servais de l'autre en face comme narcotique, pour me "jeter" contre lui, pour oublier, ce n'est pas à mon sens de bonnes raisons pour avoir des relations avec quelqu'un et je n'aime pas faire les choses pour de mauvaises raisons.

@Siestacorta
Merci, mais tu me connais un peu, tu sais que je ne suis pas quelqu'un de très fermé non plus ^^
Plus sérieusement, effectivement, je pense que ce genre de contacts est très facilement assimilé à quelque chose propre au couple, alors que pour moi, pour nous, ça n'a rien à voir. Et je pense du coup que, vu sous cet angle, si on exclut totalement ce type de relation, il y a beaucoup de gens à qui la monogamie doit paraître étouffante. Simplement, ce n'est pas ma monogamie à moi, et c'est sans doute pour cela qu'elle me convient ^^

#
Profil

Junon

le mardi 18 juin 2013 à 21h54

J'avoue, je suis la grande putain de Babylone qui PREND SES AMIS...dans ses bras. Oui, oui, je sais, c'est odieux, c'est décadent...et ah oui, tiens franchement agréable aussi :-D

#
Profil

Anarchamory

le mardi 18 juin 2013 à 22h08

Junon
J'avoue, je suis la grande putain de Babylone qui PREND SES AMIS...dans ses bras. Oui, oui, je sais, c'est odieux, c'est décadent...et ah oui, tiens franchement agréable aussi :-D

(+) :-D

#
Profil

alps

le mercredi 19 juin 2013 à 10h45

Si je pense comme certains d'entre vous qu'il y a un amalgame de fait entre les contacts physiques tendres et la sexualité. Pour moi ce n'est pas propre à la monogamie. C'est bien plus profond que ca. Ce qui semble tout à fait normal dans une troupe d'artistes serait très mal vu dans le cadre d'un travail dans la bureautique par exemple. Pour autant le lien entre les employés n'est pas basé sur l'exclusivité sexuelle. C'est plutot la sexualité en elle même qui est mal venue dans le domaine publique le plus souvent.(public ici est defini par opposition à la sphere privée, intime). Etant entendu que la norme actuelle est à l'amalgame. C'est donc mal venue.

Je prends un risque pour une fois en tentant une analogie pas forcément très bonne. Je pense qu'il y en a une bien meilleure. Mai sje n'arrive pas à la cerner précisement. Pour moi j'y vois une forme similaire à la laicité.

La problématique sous jacente est la suivante. La tendresse fait elle partie de la sphere privée ? La problématique en elle meme est paradoxale. En ceci que la tendresse est necessairement de la sphere privée puisqu'il s'agit d'un partage. D'une relation à autrui. Pour autant quand on evoque la sphere publique il s'agit d'etre vu et de montrer. Donc on engage celui qui ne participe pas directement.

Pour aller très vite. Ca depend des gens. La limite entre liberté et intrusion est très difficile à établir a fortiori dans le cadre de travail.

edit : j'ai trouvé l'analogie adéquate en terme formel. Mais elle risque d'etre mal comprise et rejetée de facto. Je la note à titre d'info sans chercher à la discuter. "publicité, propagande" en leur sens formel. En tant que les limites sont strictement du meme ordre et les eccueils identiques qu'il s'agisse de la publicité de la propagande ou de la tendresse. La structure semble la meme. Résoudre l'une c'est résoudre les 3.

En tout cas c'est fort intéressant. Ca donne un caractère nouveau à ce que je pouvais entendre du polyamour. Il y a un mouvement de fond bien plus large que le polyamour. Il y aurait beaucoup de choses à dire.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion