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Liens entre polyamour et genre

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lstelie

le jeudi 05 janvier 2017 à 16h35

Dieu
Donc il y a bien un privilège masculin, donc on a besoin du féminisme pour l'abolir et instaurer cette égalité qui n'existe pas encore mais qui est souhaitable...

Oh non de Zeus, c’est reparti.. la machine à slogans ne s’arrête donc jamais ?

Alors allons-y :

Il y a différents façons de voir les choses.

Lorsqu’on est démocrate non il n’y a pas de «  privilège » masculin à «  abolir ». Pour info le mot privilège, qui vient du latin juridique privilegium (« loi concernant un particulier ») est à l'origine une disposition juridique conférant un statut particulier (en terme courant c'est un droit accordé aux uns et pas aux autres).

Le fait que je (moi, homme) sois payé normalement ne vient pas d’un statut particulier lié à mon statut d'homme (en revanche il est souvent le fruit d'une lutte menée par des gens, hommes et femmes, dont le radar à privilège est singulièrement différent du vôtre). Il n'y a aucune loi qui impose que je sois payé normalement au titre que je suis un homme, en revanche , le fait qu’une femme ayant exactement mes qualifications le soit moins, juste parce que c'est une femme (alors qu'aucune loi n'impose non plus cette situation) est un scandale contre lequel il faut lutter

Le fait si j’étais marié qu’il y a fort peu de probabilité que je meurs sous les coups de mon épouse ne provient pas d’un statut particulier, c’est normal. Le fait qu’une femme elle, risque de mourir sous les coups de son mari est un scandale contre lequel il faut lutter
etc etc.…

Lorsqu’on est pas démocrate et qu’effectivement on considère que l’humain n’a aucun droit et que donc tout ce dont il dispose pour satisfaire ses besoins élémentaires doit lui être octroyé par la bonne grace d'un seigneur (Dieu, Roi ou autre..), alors effectivement l’homme est un putain de privilégié

Dit autrement

Lorsqu’on est démocrate on aspire à ce que l’homme, la femme et les autres arrivent un jour à une situation la meilleure possible, l’idéologie du plus petit dénominateur commun est dans ce cas une abomination (quoi qu’elle doit se justifier économiquement puisque globalement c’st peu ou prou le programme de tous les candidats pour l’été prochain)

Lorsqu’on est pas démocrate on a aucun intérêt au développement de l’homme, la femme et les autres, et il peut se comprendre alors qu’on considère le moindre accès à une situation vivable + comme un «  privilège » en utilisant ce mot de façon un peu cynique (un privilège s’octroie), puisqu’il permet de bien souligner son emprise sur le petit peuple

Luc

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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(compte clôturé)

le jeudi 05 janvier 2017 à 16h37

@siesta
La critique finale du mouvement de repli sur des identités/étiquettes est intéressant quand même mais rien désespérément rien sur les causes.
Trop frustrant pour moi

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Siestacorta

le jeudi 05 janvier 2017 à 16h55

Bagheera
@siesta
bof l'article de libé, désolé c'est pas ma came

La mienne non plus, au fond. Disons que 'boubours" désigne une catégorie qui, en fait, existe surtout par un discours, c'est un concept mal construit à mon sens. Destiné à des bobos, autre catégorie mal construite et trop poreuse pour être opérante.

En revanche, le discours d'inversion rhétorique des oppressions vécues existe bien, c'est cet aspect-là qui à mon sens touche juste, même si l'analyse des causes marque le pas.
Bref, c'était surtout pour illustrer un phénomène récurrent, je tiens moins à l'article qu'à la citation que j'en fais :-)

Trump ne sort pas de nulle part, comme les trolls que l'espace d'expression internaute a révélé à eux-mêmes, il sort d'une frustration. Je ne dirai pas que la frustration est sans cause, mais je ne pense pas que son existence justifie le renforcement d'oppressions déjà identifiées.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Siestacorta

le jeudi 05 janvier 2017 à 17h00

Bagheera
Trump a poussé sur un cimetière indien ou quelque chose comme çà...

On peut dire que c'est possible, hein, l'Amérique est bien un cimetière indien, dans un sens.

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Acajou

le jeudi 05 janvier 2017 à 17h41

Maxence_Lascombe
Faut dire que lorsqu'on se prends pour @Dieu

Qui se prend pour Dieu se prend également pour Satan.
Et qui se prend pour Satan se prend également pour Dieu.
L'un ne va pas sans l'autre.

On est tous oppresseur et oppressé à la fois.
Et c'est pour ça que ce genre de discussions à se renvoyer la balle perpétuellement n'aboutit jamais.

Les deux camps tiennent un discours oppressif.
Alors que les deux ont des sensibilités qui leurs sont propres.
Différentes certes, mais qui méritent à ce que chacun s'écoute.
Peut-être serait-il temps de parler de vous-mêmes, au lieu de vous invalider réciproquement...
De parler de ce que vous aimez et non de ce que vous détestez.

Après si vous voulez vous haïr réciproquement il faut que les choses soient claires, le tout est d'être sur la même longueur d'onde après tout, seulement ce n'est pas comme ça que c'est formulé. Chacun est persuadé d'être une bonne personne.
Et ça c'est un problème. Il faut aussi accepter d'avoir des mauvais côtés. A force de vouloir être trop bon on finit par être mauvais.
Il vaut mieux dire à un moment donné "je suis une mauvaise personne", ou "j'ai la haine envers...les féministes/les masculinistes (etc)" que d'essayer de se persuader d'être bien, d'aller au-delà de ses limites dans un terrain qu'on ne maîtrise pas. On est tous 50% bon et 50% mauvais, sinon on ne s'en sort pas, ce n'est pas possible autrement.

En ayant fait cette réflexion, il sera possible ensuite de s'entendre sur des différences de genre, et d'avoir autre chose que de l'opposition.

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bonheur

le jeudi 05 janvier 2017 à 21h38

En dehors du débat global, dont je décroche, car inutile et stérile à mes yeux.

Ceux qui ont connu Dieu avant qu'il utilise ce pseudo savent pour quelle raison ce dernier s'est surnommé ainsi... et ce n'est justement pas parce qu'il se prenait pour quelqu'un de supérieur. C'était au contraire de l'auto-dérision vis-à-vis de situation de l'époque et un pied de nez aux normes qu'il quittait, justement.

Je crois que pour faire face à la pénible situation qu'il a connu, l'humour était indispensable. D'autres se seraient mis une balle... alors exorcisé par ce simple petit pseudo ironique, c'était du bon sens et un bienfait.

Si je me trompe, le principal intéressé peut me rectifier sans que j'en prenne ombrage. Je ne suis pas toujours au courant de tout et ne comprend qu'avec mes filtres et mes sensibilités.

Pour moi, l'agresser en utilisant ce pseudo est méchant, tout simplement... et surtout contre-productif. Ca me fait mal, à moi aussi, même si je ne souhaite à personne la période qu'il a été obligé de traverser, et il l'a fait avec courage et détermination. Admiration !

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Anarchamory

le jeudi 05 janvier 2017 à 22h00

bonheur
Ceux qui ont connu Dieu avant qu'il utilise ce pseudo savent pour quelle raison ce dernier s'est surnommé ainsi... et ce n'est justement pas parce qu'il se prenait pour quelqu'un de supérieur. C'était au contraire de l'auto-dérision

[...]

Pour moi, l'agresser en utilisant ce pseudo est méchant, tout simplement... et surtout contre-productif. Ca me fait mal, à moi aussi, même si je ne souhaite à personne la période qu'il a été obligé de traverser, et il l'a fait avec courage et détermination. Admiration !

Merci ! <3

Le pire c'est que je l'ai mentionnée brièvement, l'origine de ce pseudo. Mais visiblement il y a des personnes qui ne lisent que ce qu'elles veulent. A partir du moment où elles souhaitent blesser, elles font feu de tout bois, et comme dit le dicton : "calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose"...

bonheur vis-à-vis de situation de l'époque et un pied de nez aux normes qu'il quittait, justement.

Je crois que pour faire face à la pénible situation qu'il a connu, l'humour était indispensable. D'autres se seraient mis une balle... alors exorcisé par ce simple petit pseudo ironique, c'était du bon sens et un bienfait.

Si je me trompe, le principal intéressé peut me rectifier sans que j'en prenne ombrage. Je ne suis pas toujours au courant de tout et ne comprend qu'avec mes filtres et mes sensibilités.

Le fait que j'ai eu une épouse présentant un goût immodéré pour la religion (quoi que manifestant ce goût d'une façon odieuse et caricaturale, digne des pires stéréotypes) a sans doute joué dans mon enthousiasme à endosser ce pseudo. Cependant il n'en constitue pas la cause.

Pour remettre un peu les souvenirs à flot, @coquelicot, lors de, je crois, mon tout premier séjour à la grange, avait dit quelque chose du genre : "moi, Dieu, j'y croirai quand je le verrai", sur lequel j'avais rebondi avec humour en lui disant : "eh bien je vais t'avouer un truc, le voici, c'est moi". Suite à cette joke, plusieurs habitué-e-s du lieu avait fini par me surnommer "Dieu". Et un jour, ayant repéré que mon ex-épouse connaissait mon ancien pseudo, et ne souhaitant pas qu'elle tombe sur les conversations que je tenais ici en faisant une recherche Internet, je me suis dit que j'allais en changer pour un autre qu'elle ne connaîtrait pas. Et pour mieux brouiller les pistes, quoi de mieux qu'un mot tout à fait commun qu'une recherche retournerait en 100 000 exemplaires essentiellement constitués de faux positifs ? "Dieu" m'a inspiré, vu qu'on me surnommait déjà ainsi ;)

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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coquelicot

le jeudi 05 janvier 2017 à 22h43

Je confirme il ne s est pas pris pour Dieu
il a été elu a ce rang par ses amis et admiratrices :-)

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lstelie

le jeudi 05 janvier 2017 à 23h28

Acajou
En ayant fait cette réflexion, il sera possible ensuite de s'entendre sur des différences de genre, et d'avoir autre chose que de l'opposition.

C’est une peu la tristesse de cet échange, parce que si on obère les discours staliniens et les réactions viscérales qu’ils suscitent (ça c’est pour moi).. en gros on est d’accord sur les différences de genre et les difficultés afférentes...

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Maxence_Lascombe

le vendredi 06 janvier 2017 à 00h04

Dieu
Le fait que j'ai eu une épouse présentant un goût immodéré pour la religion (quoi que manifestant ce goût d'une façon odieuse et caricaturale, digne des pires stéréotypes) a sans doute joué dans mon enthousiasme à endosser ce pseudo. Cependant il n'en constitue pas la cause.

@Dieu
"calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose"...

... cqfd ...

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Anarchamory

le vendredi 06 janvier 2017 à 00h22

@Maxence_Lascombe :

Tu connais mieux mon ex-épouse que moi ?

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Siestacorta

le vendredi 06 janvier 2017 à 00h31

lstelie
Pour info le mot privilège, qui vient du latin juridique privilegium (« loi concernant un particulier ») est à l'origine une disposition juridique conférant un statut particulier (en terme courant c'est un droit accordé aux uns et pas aux autres).
(...)
Il n'y a aucune loi qui impose que je sois payé normalement au titre que je suis un homme, en revanche , le fait qu’une femme ayant exactement mes qualifications le soit moins, juste parce que c'est une femme (alors qu'aucune loi n'impose non plus cette situation) est un scandale contre lequel il faut lutter

Un scandale, c'est quelque chose qui serait à la fois grave et exceptionnel, anormalement problématique.
La discrimination, pour certaines catégories de la population, n'est pas exceptionnelle : elle est banale, répétée. Tu le sais d'avance que ça va arriver. Même si la Loi prévoit le contraire.

Ce qui fait un privilège, c'est d'être à l'abri d'une discrimination banale. On fait partie de la catégorie dominante quand le rapport de force face à une autre catégorie sera en notre faveur avant d'avoir commencé, sans autres raison que l'appui de la société (celle qui se précipite pas pour donner une baraque à un sdf, pas nécessairement celle qui juge à la Cour).
On peut être discriminé ou dominé par un côté, faire partie des dominants par un autre. Ou cumuler.
De toute façon, l'un ou l'autre, on a pas décidé, c'était comme ça avant nous. C'est là où ça ressemble à la définition juridique du privilège... On a pas écrit la Loi qui nous avantage sur d'autres. On a pas décidé nous-même que ça serait moins risqué d'être un mec hétéro blanc qu'autre chose. On fait pas exprès d'appartenir à une catégorie dominante. Par contre, on peut décider de comment on répond à la critique du rapport de domination. Si la violence de cette critique nous fait répondre par la violence, ou si, en nous atteignant, elle nous pousse à faire mieux.

Ca veut pas dire que les gentils dominés et leurs alliés ont toujours raison (ce sont des êtres humains aussi cons que les autres).
Ca veut dire que leur demander de baisser le ton a toujours un sens de plus que notre propre confort dans le dialogue.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Anarchamory

le vendredi 06 janvier 2017 à 00h57

Merci Siesta pour ton commentaire qui reprend bien les différents points importants <3

J'ajouterai que dans un monde fini d'opportunités, si certain-e-s en ont moins, alors mathématiquement les autres en ont plus, et inversement.

Il n'y a pas non plus d'oppressions sans oppresseurs.

Donc si les femmes sont opprimées, faudra m'expliquer par qui elles sont opprimées, si ce n'est pas par ceux qui tirent avantage de cette oppression, donc les hommes.

Et attention, je me mets dans le lot : oui, moi aussi je suis un oppresseur. Par défaut tout au moins. Je m'efforce de compenser mes privilèges, mais il n'est pas dit que j'y parvienne tout à fait. Peut-être qu'à valeur égale voire légèrement moindre pour moi, un recruteur va préférer m'embaucher moi qu'une femme, pour la seule raison que je serai un homme. Vu que, toutes choses égales par ailleurs, il aurait peut-être embauché cette femme, si moi-même j'en avais été une, alors le fait d'avoir été un homme m'a conféré un privilège.

Il faut bien comprendre que l'oppression, les privilèges, ce n'est ni conscient ni volontaire, dans la plupart des cas.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 janvier 2017 à 07h03

Siestacorta
On peut dire que c'est possible, hein, l'Amérique est bien un cimetière indien, dans un sens.

C'est pas faux

@siesta et Dieu
Bonjour,
perso la position de Dieu: je suis oppresseur a minima par défaut (c'est à dire a priori), ou la version de siesta un peu plus modérée quand même, j’appartiens à une categorie d’oppresseur (ca veut dire quoi: j’opresse concrètement ou pas?), relèvent pour moi d’une grave faute de raisonnement.
Il appartient à l’homme et à la femme, par ses actes de choisir la violence ou la non violence, l’oppression, la discrimination ou le respect, l’égalité. Cela s’appelle la liberté ou la responsabilité.
Votre position recrée un péché originel athée extrêmement douteux et religieux dans son fonctionnement voire sectaire dans son principe.
Si je me pense souillé par un peché originel d’oppresseur parcequ’effectivement je peux choisir de discriminer ou pas mais je ne choisis pas de naitre homme ou blanc ; alors quoi, je dois me fouetter, me faire réeduquer pour un fait que je n’ai ni choisi ni voulu ?
Je pense que cette anthropologie du péché originel de l’anarchiste de salon est vraiment le point aveugle et quasi religieux du conflit qui nous oppose.
J’y vois comme Istelie le signe premier d’une violence insidieuse (à près tout le raciste ou le communautariste c’est celui qui me ramène en permanence à une étiquette, une couleur une religion), distillant la haine de soi par le péché originel, qui est souvent l’argument et la première étape de la haine de l’autre, donc no way pour moi.
Désolé

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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gdf

le vendredi 06 janvier 2017 à 08h56

Dieu
Donc si les femmes sont opprimées, faudra m'expliquer par qui elles sont opprimées, si ce n'est pas par ceux qui tirent avantage de cette oppression, donc les hommes.

Comme toujours quand on parle de genre, il faut faire attention aux raccourcis de langage. Si on dit "les femmes sont plus petites" tout le monde sera d'accord. Et même, si les femmes sont plus petites, il faut bien que quelqu'un soit plus grand, et personne ne pourra nier que les hommes sont plus grands que les femmes.

Mais il ne faudrait pas en conclure que tous les hommes sont plus grands que toutes les femmes. Je connais des hommes petits, et si tu leur parles de l'oppression envers les femmes à cause de leur petite taille, ça les fait rigoler (jaune).
Je connais aussi des femmes très grandes, et elles sont tout aussi oppressantes que les hommes de la même taille.

Donc oui, il y a de l'oppression. Oui, statistiquement, il y a de bonne chance qu'une femme soit plus petite, moins payée, plus victime de violence, plus victime de diktat divers et variés. Mais il y aussi des femmes bien payée, des hommes victimes de violences de leur épouse (ou d'autres hommes), et des hommes victimes de diktat divers et variés.

Si on parle de genre et de non-binarité, il faut aller au bout de la démarche. Il n'y a pas des hommes cis, des femmes cis, et des trans. Il y a une infinité d'invididus présentant des caractères masculins ET féminins, et il se trouve que les individus mâle présentent plus de caractères masculins, pour des raisons biologiques autant que sociologique.
S'il y a domination du genre masculin sur le genre féminin, il est tout à fait possible qu'une femme cis domine un homme cis (même si c'est moins probable que l'inverse). Il faut donc faire attention à ne pas, par des simplifications de langage (les hommes sont plus grands que les femmes, les hommes sont oppresseurs et les femmes sont oppressés), laisser entendre que TOUS les hommes sont comme ci ou comme ça.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 janvier 2017 à 08h57

@siesta
sur la banalité, je pense que tu trompes également; je vais te parler non d'une doctrine, ou d'une théorie mais de ma pratique professionnelle qui touche au monde du travail (les discriminations autres type logement je ne pretend donc pas les connaitre); je suis régulièrement frappé par l'a-normalité, le vécu violent des victimes de discriminations (au sens légal) et d'injustices (au sens éthique) dans le monde du travail. Ca n'est jamais, jamais vécu comme banal, le moins que ça fasse à une victime, c'est l'irriter, l'écoeurer, mais le plus souvent, cela coule comme un poison dans les veines de la victime qui va hurler à la vengeance (dans le pire des cas) ou à la justice (dans le meilleur), cela peut aussi entrainer dépression, suicide...

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lstelie

le vendredi 06 janvier 2017 à 09h50

Bonjour @Siestacorta

Petit préambule, comme je l’ai noté dans une réponse très courte au-dessus, je crois que l’on peut sans grand risque dire que s’il y a sans doute des différences de détail (il y en a toujours) globalement sur le fond tout le monde est d’accord entre participants à ce forum, personne n’est pour l’asservissement ou l’amoindrissement des droits des femmes, transgenres et autres, personne ne pense que la vie des femmes est d’une simplicité égale à celle des hommes et tout le monde pense que plus tôt la balance sera rétablie mieux ce sera etc etc etc etc.. je ne vais pas vous faire l’insulte de vous tartiner des pages là-dessus.

Le «  débat » que j’ai avec @Dieu porte sur la méthode, sur laquelle nous somme en désaccord absolu, total, pas sur le fond sur lequel je doute qu’il y a ait beaucoup de différence. Au cas ou il y ai un doute, je suis pour l’égalité des sexe, je suis même pour un monde ou la question des genres ne se posera tellement plus que ce sera un truc réservé aux universitaires.
Une histoire pas neuve de stratégie/tactique
Si je dis «  pour protéger les juifs tuons les enfants blonds », le fond - protéger les juifs - est honorable, la méthode -tuons les enfants blonds- ne l’est pas.

Premier point à propos duquel je présente (sans ironie) des excuses aux vieux utilisateurs de ce forum qui semblent avoir déjà assisté a ce genre d'échauffourée un nombre excessif de fois, je ne pratique ce forum que depuis peu, je ne connais pas les membres (à une exception), je fréquente de façon assez marginale les cercles (café poly) depuis pas hyper longtemps.. par ailleurs je vis des amours plurielles de façon bordélique depuis longtemps ...bref je suis un Jourdain du «  milieu du polyamour ».

Si je suis un Jourdain du milieu du polyamour je ne le suis pas en revanche en matière de lutte politique ou sociale, il y a des discours que j’ai entendu mille fois qui servent toujours les mêmes intérêts et que je ne peux pas laisser passer . C’est parfois chiant, j’en conviens, mais je fais partie d’une génération qui s’est construite a réagir à un certain nombre de stimuli, (quand on voit le résultat, et l’état de la société actuelle, on peut d’ailleurs dubiter à fond sur la pertinence de cette construction, mais c’est une autre histoire).
Les idées voyagent sur le dos des mots, ce qui donne aux mots non seulement un sens mais une responsabilité. Et ça, question de culture personnelle, c’est important pour moi.
A priori cette situation est récurrente dans les cercles polyamoureux, sauf que je ne savais pas, et j’ai foncé tête baissée au lieu de ne pas réagir, ignorer, regarder ailleurs...mea culpa, maxima bidule

Lorsque je vois écrit «  Donc il y a bien un privilège masculin, donc on a besoin du féminisme pour l'abolir et instaurer cette égalité » si le mot «  privilège » à un sens (pour la petite histoire Beauvoir qui doit être une de ses premières utilisatrices, en tout cas une des plus célèbres, se disait elle-même privilégiée, c’est dire si c’est une exclusivité «  cis-genre-homme ».) le mot «  abolir   »  en a un.

C’est pour ça que je parlais d’ «  idéologie du plus petit dénominateur commun » , qui est quelque chose inacceptable (pour moi). Lorsqu’on voit le niveau quasi délirant d’emphase sur la terminologie mise par Dieu on ne peut pas opter pour une maladresse sémantique.

On vit dans un monde épouvantable, professer que l’homme (en tant que segment masculin du genre humain) doit se voir retirer des «  privilèges » sous prétexte de l’autre moitié du genre humain ne les a pas, me choque profondément. Ce manque ce respect pour l’homme (au sens générique) me heurte profondément. Comme je le disais dans un précédent message des «  cis-genre -homme» (pas mal de «  cis-genre-homme-enfant » aussi ») il en flotte plein la Méditerranée et il doit au moment ou je tape ce message y en avoir un qui crève de froid en bas de chez vous. On parle pas de pirouette linguistique là..

La méthode qui consiste à dire «  machin a mieux que x .. en conclusion diminuons ce qu’a machin » c’est ce que j’ai qualifié de «  idéologie du plus petit dénominateur commun » et ça pour moi c’est rigoureusement inacceptable.

La logique de «  les hommes ont un privilège il faut l’abolir » ne vise pas a élever la situation des femmes, mais à descendre celle des hommes. Encore une fois politiquement c’est tendance, le nivellement par le bas on va l’avoir a l’été prochain.. on pourrait éviter de le promouvoir tout de suite.

Je ne suis pas entrain de chipoter, tout le laïus de Dieu relève de ça (avoir atteint le point Godwin en partant d'un sujet sur les amours pluriels c'est plutôt balaise). Le pompon étant la vieille méthode stalinienne de la sélection d’un critère unique et segmentant, pour justifier les pires saloperies (je vais pas vous la refaire, j’en ai tartiné un long message, mal écrit d’ailleurs j’étais très en colère.. j’aurais du attendre de me calmer avant de répondre).

Je me demande d’ailleurs pourquoi (trouille ? timidité?) c’est sur ce forum qu’il le déverse. La profession de foi «  je vais me faire le Hérault des femmes, des transgenres et au-delà de tous ceux discriminés à cause de leur genre » est éminemment respectable.. tartiner à contretemps [1] des réponses sur un forum parlant de l’humain, de l’amour et de la diversité, est étrange en revanche.

[1] pour rappel mon message initial, celui qui a démarré cette gueguerre de tranchée, demandait «  pourquoi on parle autant de genre dans les lieux de discussion sur le polyamour ?» et pas «  pourquoi c’est super cool que les femmes et les transgenre soient maltraités » ou «  faut-il persécuter les femmes et si oui comment ?  »

Il existe sur internet une tétrachiée de forums (je parlais des apiculteurs je crois dans un de mes premiers messages) où la question des discriminations et autres traitements inégalitaires est absente et qui peut-être, bénéficieraient de telles interventions. Ici ? Je ne vois pas trop à quoi ça sert, le public (parce qu’il s’agit bien là de spectacle) assez spécifique de ces forums parlant de relations humaines étant vraisemblablement peu ou prou d’accord sur le fond reste la méthode.

La méthode est est.. je pèse mes mots.. détestable.

Ceci étant je vais arrêter là, on s’est déjà largement éloignés de ma question de départ.

Luc

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Murtiat1 (invité)

le vendredi 06 janvier 2017 à 10h28

Je suis 'achement impressionné par la quantité énorme de bits et de rhétorique dépensée pour tenter de se préserver dans le camp des gentils démocrates qui n'ont pas de privilèges.

C'est pas grave d'avoir des privilèges, hein. C'est juste plus facile de bosser sur les systèmes oppressifs si on reconnaît leur existence que si on la nie, quoi. Vouloir à tout prix les nier, même si ce n'est pas forcément le cas, c'est quand-même un peu risquer de donner l'impression qu'on et très bien dans sa situation de dominant.

Et que quitte à dépenser une énergie intellectuelle folle, autant la dépenser dans le sens qui évitera de se remettre en cause  : ça demanderait encore plus d'énerqie.

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gdf

le vendredi 06 janvier 2017 à 10h29

lstelie
l’homme (en tant que segment masculin du genre humain)

Puisqu'on s'est mis d'accord que les mots, voire le jargon d'expert, ont leur importance, je me permet de corriger : les hommes, en tant que segment mâle du genre humain. Il y a (à peu pres) 50% de mâles et de femelles chez les humains.
La répartition des caractéristiques masculines (violence, oppression, force, grande taille, goût pour les voitures et les photos de cul, etc.) ou féminine (délicatesse, bavardage, goût pour les potins et les régimes) est plus délicate. Il y a recouvrement avec mâle / femelle, mais pas identité.
Les mâles (aka hommes cis) de ce forum ou d'ailleurs se sentiraient probablement moins agressés si on affectait l'oppression genrée là où il faut : sur le masculin plutôt que le mâle.

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Esdevcird (invité)

le vendredi 06 janvier 2017 à 10h39

Toi aussi, vient sur ce fil de discussion pour chouiner sur le sort du petit mec blanc éduqué à qui la vie a beaucoup plus donné qu'au trois quarts de la population, mais qui vient se plaindre que d'autres lui fassent remarquer ses avantages un peu trop souvent pour sa capacité à supporter sa propre culpabilité (sentiment qu'on ne lui demande pourtant même pas d'avoir, mais bon…).

Signé : une personne qui se situe elle aussi du bon côté de la plupart des barrières.

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