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Liens entre polyamour et genre

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kill-your-idols

le vendredi 06 janvier 2017 à 17h06

Bof... à la base, ici on voulait justement ne pas parler d'oppression, de privilèges, et de questions de genre...

Je crois que désormais c'est mort. Je vous laisse discuter entre vous et je passe à des choses plus intéressantes... :-/

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gdf

le vendredi 06 janvier 2017 à 17h08

Loïc
" l'homme cis blanc hétéro est toujours l'oppresseur, le parfait privilégié".
Ça reste un fait, historique, économique, social, etc.

Ben si on fait un peu d'histoire, les oppresseurs étaient des hommes blancs cis heteros, mais ça ne fait pas des HBCH (marre de l'écrire en entier) des oppresseurs.
Au moyen âge, y'avait les nobles et les serfs. On doit pouvoir dire que les serfs HBCH de l'epoque étaient oppressés par les nobles, malgré leur HBCHitude.
À la révolution industrielle, y'avait les patrons et les ouvriers. Marx n'a peut être pas assez parlé des ouvrières, mais on doit pouvoir dire qu'il y avait de l'oppression dans l'air dans les usines même pour les HBCH.
Au 20e siecle, après avoir envoyé les HBCH à la boucherie, la situation a fini par s'améliorer (en Occident) et on s'est enfin rendu compte qu'il y avait aussi d'autres gens que les HBCH qui ne profitaient pas de l'amélioration.

Bref, je veux bien être personnellement un oppresseur qui s'ignore, mais j'aimerais bien qu'on ne mette pas tous les pauvres serfs, mineurs, ou poilus dans le même panier que moi.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Siestacorta

le vendredi 06 janvier 2017 à 17h38

gdf

Bref, je veux bien être personnellement un oppresseur qui s'ignore

Oppresseur, j'avoue que je suis prudent. On a nos actes, nos paroles, quel ordre on soutient ou remet en cause...
Mais faire partie d'une classe dominante, ça peut s'identifier. Sans culpabiliser, on en tient compte.

gdf
Marx n'a peut être pas assez parlé des ouvrières, mais on doit pouvoir dire qu'il y avait de l'oppression dans l'air dans les usines même pour les HBCH.
(...)
Bref, je veux bien être personnellement un oppresseur qui s'ignore mais j'aimerais bien qu'on ne mette pas tous les pauvres serfs, mineurs, ou poilus dans le même panier que moi.

Peut-être que ne pas bénéficier de privilèges de classe n'empêche pas de bénéficier d'autres privilèges ? Et qu'avoir été victime d'une oppression et d'abus de pouvoir nous vaccine pas contre une capacité d'oppression. YA rien de contradictoire à être exploité dans une mine et à battre sa famille en rentrant. Par contre, les lois et les coutumes font que c'était moins criminalisé pour un homme que pour une femme. Et dans les rapports de genre, à peine quelques générations après, c'est encore présent.

Et même avoir un privilège de classe peut-être accompagné d'un situation d'oppression ou d'un privilège supplémentaire.

A l'époque des serfs, donc, il y avait des nobles. L'aîné héritait du titre. Privilège. Ses frères et sœurs avaient aussi un privilège de classe, et pouvaient vivre un peu mieux que les serfs. Mais la position de jeune frère t'envoie dans des tranchées plus dangereuses que ton ainé, ou prendre l'habit sacerdotal.
Bon, faut aimer, mais c'est déjà quelque chose, un statut qui pouvait s'améliorer par l'action. Quand t'es la sœur, même pas forcément la plus jeune d'ailleurs, tu fais quoi ? Mariée ou non. Cloitrée, parfois, sans que t'aies ton mot à dire.
Et t'es encore une noble, hein ? Avec plus de quoi manger et moins à travailler que le serf. T'as un privilège, pas les autres. Mais t'es aussi oppressée comme ton frère ne le sera sans doute jamais. Parce que ton frère, s'il renonçait à son privilège de classe et partait aux Amériques sous un autre nom, ben il aurait des emmerdes, mais t'en aurais encore plus s'il te prenait l'idée de faire pareil.
Bon, alors quand t'étais ouvrier, ou ouvrière...

On va pas dénier à cette fille que c'est plus pénible que d'être un de ses frères, même pas l'aîné.
Pas plus qu'on va dénier que c'est une saleté d'être mineur, poilu, serf.
Un peu comme bosser aux Amériques, avant l'abolition de l'esclavage. Tu pouvais avoir une vie de paysan super dure (pléonasme, passons), et croiser un noir émancipé. Ben le noir qui avait les même conditions matérielles que toi, il restait dans un cadre d'oppression, tu avais le privilège de pas subir la même. Oué, même les années où on t'avait piqué toute ta récolte.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Siestacorta

le vendredi 06 janvier 2017 à 17h56

je-suis-une-princesse
Bof... à la base, ici on voulait justement ne pas parler d'oppression, de privilèges, et de questions de genre...

Mais, premières lignes de la première intervention sur le fil :

je-suis-une-princesse
Ce que j'ai remarqué est que le concept du polyamour a été de plus en plus approprié par des groupes militants féministes-LGBT, qui ont de plus en plus imposé leur questions et leur jargon (tous ces différents concepts d'oppresseurs et oppressés, ces histoires de cis-hétéro-misandrie, etc...).

Pompier pyromane, non ?

C'est à dire que débarquer sur un fil avec un sujet spécifique en disant "yen a marre de telle façon de traiter le sujet", c'est un peu comme si je disais "salut, je vais vous demander de vous concentrer et de pas penser à une licorne rose".
Surtout si je dis ça dans un lieu où je sais pertinemment qu'il y a des gens qui s'intéressent aux licornes.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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tsampa

le vendredi 06 janvier 2017 à 18h02

Loic
Petit lien vers une excellente conférence donnée par Peppermint (en anglais) à laquelle j'ai assisté il y a un an sur les privilèges et l'organisation d’événements inclusifs:

https://www.youtube.com/watch?v=PtomatYBJQE

Je viens de regarder cette vidéo, elle est vraiment vraiment bien ! 45 min de retours d'expérience et de propositions concrètes pour éviter d'exclure les gens. Merci Loïc !

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Maxence_Lascombe

le vendredi 06 janvier 2017 à 18h19

Loic
Ce qui est chouette à te lire, @Maxence_Lascombe, c'est que tu démontres très exactement ce que j'explique. Comme un parfait contre-exemple. Merci ! :-)

de rien,

ma voix pèse si peu devant la hargne déployée par 6 ou 7 personnes dans un topic qui n'avait pour but, initialement, de s'étonner de l'emprise d’extrémistes dans la sphère poly. Vous (le groupe de terroriste du genre) avez parfaitement démontré votre solidarité, vos collusions, votre emprise sur les lieux, vos méthodes ainsi que le degré délirant de votre parano.

Jamais je n'aurais imaginé trouver meilleur démonstration à un constat.

BRAVO ! (+)

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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tsampa

le vendredi 06 janvier 2017 à 18h39

Si je puis me permettre : j'ai l'impression que l'émotion qui bloque tout dans ce débat, c'est la culpabilité. Et j'ai l'impression qu'elle vient d'un problème de vocabulaire. Le terme "privilège", en France, est très fortement marqué par la révolution français et "l'abolition des privilèges" des nobles. Culturellement, le privilégié c'est une personne membre d'un petit groupe qui exploite les pauvres du grand groupe et qu'on a bien fait de guillotiner. Ça crée instantanément le sentiment d'être attaqué, et l'envie de se défendre.

Cette association n'existe pas en anglais, d'où les milieux militants ont importé le terme. Si c'est possible, j'aimerais soit qu'on arrive à se détacher de cette image, soit qu'on trouve un autre terme.

Le terme est lui-même hyper complexe. Dans le sens anglais, le privilège n'est *pas* :
- un pouvoir d'une minorité sur une majorité opprimée : les prolétaires sont majoritaires, mais les homosexuels sont minoritaires
- un groupe qui se place au-dessus d'un autre : être cisgenre est une forme de privilège, pourtant c'est le cas de l'immense majorité des gens, qui ne passent pas leur journée à faire pédaler des trans sur des vélos pour produire leur électricité
- une position de pouvoir au dessus de toutes les autres : on peut être privilégié pour le racisme et non privilégié pour l'homophobie (comme dit plus haut), privilégié pour le sexisme mais non privilégié pour le classisme (cf Marx). Tout ça sont des forces qui agissent en parallèle les unes des autres.
- une situation à laquelle on peut renoncer facilement : aussi anti-raciste que je sois, je ne serai pas contrôlé par la police 3 fois par jour, aussi anti-sexiste que je sois, on ne fera pas des commentaires sur ma désirabilité dans la rue tous les 50 mètres.
- une situation universelle : un blanc en Europe a un privilège qu'un blanc au Japon n'a pas.
- une opposition entre deux camps bien connus : avant les mouvements de visibilité des LGBT ("prides"), les hétéros ne se pensaient pas hétéros, ils se pensaient juste "normaux". Peut-être que si on arrive à faire suffisamment parler de la polyamorie, les monogames se considèreront comme monogames, et pas juste "normaux".
- etc...

Quand on est dans la définition culturelle française du privilège, on a l'impression que la guillotine n'est pas loin, donc c'est difficile de discuter. Alors qu'on ne parle pas de la même chose !

Je suis blanc. Je suis né comme ça, j'y peux rien, ça n'a aucun sens de me le reprocher. Je suis un mec, il se trouve que c'est aussi ce que le docteur a dit quand il a regardé entre mes jambes à ma naissance, c'est bien pour moi mais concrètement j'y suis pour rien. J'ai été éduqué comme un garçon, ça aussi j'y suis pour rien, on ne peut pas me le reprocher, et personne ne le fait parmi les féministes.

Il n'y a que les actions, que les choix, qui peuvent être l'objet d'un jugement éthique. Donc ce que j'essaye de faire pour être autant "un type bien" que possible, c'est de prendre en compte ma situation privilégiée, et ne pas croire que tout le monde est comme moi. Au début c'est pas évident mais on s'y fait vite, ensuite c'est comme ne pas se garer sur la place pour handicapés.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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pierre

le vendredi 06 janvier 2017 à 18h57

Bien d'accord avec toi tsampa !
Le mot privilège a une connotation historique existante dans la francophonie et notamment en France qu'on ne peut pas ignorer et qui fait qu'il ne peut être une simple traduction du mot anglais.
Cela fait longtemps aussi que je pense qu'il est problématique d'importer des termes ou des concepts de la société étasunienne à la nôtre alors que ce sont deux sociétés qui ont un fonctionnement et une histoire très différentes.
Cela ne veut pas dire qu'on peut jeter à la poubelle les concepts des sociologues étasuniens, mais qu'il y a un travail de tri et d'adaptation à faire avant de les importer dans un contexte francophone et/ou français.
Le combat pour l'égalité mérite qu'on dépasse les discours simplistes.

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gdf

le vendredi 06 janvier 2017 à 19h10

Je ne vais pas aller rechercher toutes les citations de ce fil, juste quelques unes

ex-Dieu (paix à son âme)
Et si elle est opprimée, c'est donc qu'il y a des oppresseurs. Et ces oppresseurs sont donc tous ceux qui (volontairement ou non, consciemment ou non) tirent partie de cette oppression : les hommes.

Loic
" l'homme cis blanc hétéro est toujours l'oppresseur, le parfait privilégié".
Ça reste un fait, historique, économique, social, etc.

Quand je lis ça, ça me fait réagir. Je suis d'accord qu'il y a de la discrimination envers les femme (et qu'il y en a toujours eu). Je suis d'accord qu'être un homme donne un privilège. Je ne suis pas d'accord dire que l'existence de ces discriminations implique que les oppresseurs sont les hommes ou les hommes sont les oppresseurs.
Dans les phrases ci-dessus, l'article défini s'emploie avec une valeur d'extensité maximale (*). Ca signifie que TOUS les hommes sont des oppresseurs.
Homme = privilégié = oppresseur. Je suis ingénieur, je tique. Probabilité (homme = oppresseur) > probabilité de (femme = oppresseur), je veux bien. Privilégié = oppresseur, non, je tique.

(*) (Il y a un point sur lequel j'étais d'accord avec Dieu, c'est l'importance de la précision sémantique, quitte à utiliser un vocabulaire qui peut paraître abscons. L'extensité maximale, ça ne s'invente pas, ça se trouve sur les sites de linguistique)

Siestacorta
On a nos actes, nos paroles, quel ordre on soutient ou remet en cause...
Mais faire partie d'une classe dominante, ça peut s'identifier. Sans culpabiliser, on en tient compte.

Encore une fois, il faudrait aller chercher les citations exactes, et peut-être est-ce simplement une mauvaise interprétation de ma part, mais j'ai l'impression que quand on dit "non, tous les hommes ne sont pas des oppresseurs", c'est interprété comme "aucun homme n'est un oppresseur", et donc un déni de l'existence de discrimination et un soutien de l'ordre en place.

Donc:
- je suis privilégié
- dans ma vie personnelle, je maintiens un équilibre des tâches avec mon épouse (c'est moi qui rentre le plus tôt et qui gère les enfants, par exemple. C'est moi qui ai pris un temps partiel à la naissance des plus petits)
- dans ma vie professionnelle, j'ai peu d'occasion de discriminer les femmes pour la simple raison qu'il n'y en a pas des masses dans mon environnement, mais je pense quand même que c'est un sujet important, et j'ai par exemple fait tourner ce livre auprès de mes collègues
- dans ma vie publique, j'ai sûrement fait des impairs, mais je n'ai jamais fait de harcèlement de rue (un des éléments les plus cités comme "oppressant" par les femmes), et si j'avoue avoir fait des blagues sexistes, je fais des efforts pour faire des blagues sur tout le monde (y compris sur moi même) pour assurer qu'il n'y a pas de discriminations.
- je reconnais l'existence de discriminations. Je reconnais la pression sociale qui s'exerce sur les femmes. Je reconnais l'oppression exercée, de façon volontaire ou non, par un certain nombre de personnes privilégiées.

MAIS
je n'accepte pas qu'on classe tout le monde comme oppresseur en fonction d'une caractéristique biologique. Comme je n'accepte pas qu'on dise que les arabes sont des voleurs ou les musulmans sont des terroristes ou les femmes sont juste bonnes à élever les enfants ou quoi que ce soit.
ET ça ne veut pas dire que je soutiens l'ordre existant.

Sans doute est-ce mon esprit logique qui coince, et je fais un foin pour rien, mais j'aimerais qu'on accepte les expressions suivantes
homme = privilégié (d'un certain type de privilège)
p(oppresseur si privilégié) > p (oppresseur si non privilégié)
privilégié != oppresseur
affirmer (privilégié != oppresseur) != soutenir l'ordre existant

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Acajou

le vendredi 06 janvier 2017 à 19h15

Loic
Avant de connaître véritablement la personne, je préfère partir de l'hypothèse qu'elle a déjà subi des manifestations d'oppression sur son non-privilège, plutôt que l'inverse.

Plus je le dis, en tant qu'homme cis blanc hétéro etc, plus je permets aux autres hommes cis blanc hétéro de prendre conscience de leurs privilèges. Ainsi qu'à moi-même, parce que je l'oublie parfois.

Pour ma part j'en ai subi autant des hommes que des femmes. Etre non-privilégié ne vaccine pas non plus contre la bêtise et la méchanceté. Cela n'a juste rien à voir.

Par contre à un homme blanc cis hétéro tu préfères prendre le risque de le blesser en lui disant qu'il est privilégié ? Et de ne pas lui demander s'il vit mal les choses ?

En tout cas dans mes relations amicales, et amoureuses surtout, j'ai eu beaucoup de propos humiliants de la part des femmes, alors que les hommes étaient globalement plus à l'écoute et plus compréhensifs. J'ai été humilié parce que j'avais des sentiments, c'était dingue quand même. En réponse j'avais souvent des propos dégradants sur mon physique surtout. Pourtant à l'époque je n'avais franchi aucune de leurs limites, juste exprimé ce que je ressentais.
La 1e fois où le refus était respectueux, je devais avoir 20 ans, j'en avais chialé même, tellement ça m'avait touché que cette personne puisse me dire, que malgré qu'elle ne soit pas disponible, elle me dise "c'est des choses qui arrivent" (d'être amoureux). Elle respectait ce que je pouvais ressentir.

Mon ex, avec qui j'étais resté quand même un an, qui me sort "C'est sûr si je m'étais arrêtée à tes oreilles je ne serais pas sortie avec toi !!" Et encore ça c'est un millième de ce que j'ai pu entendre.

Même dans les cafés poly, une personne qui est bien connue d'entre vous, féministe, qui monopolise totalement la parole, pendant des heures. Une autre que je ne connais pas qui me braille dessus "T'as des présupposés !!" juste parce que j'ai inféré interrogativement (au lieu de formuler la question, sur un truc que je ne pouvais pas deviner, je ne sais plus quoi).
Une qui s'énerve en m'ordonnant de ne pas être comme je suis, mais d'être moi-même.
Enfin bref...
Si ça n'avait été que ça, ça aurait été, mais ça s'est trop répété, beaucoup trop répété.

Ça m'aurait fait plaisir qu'on me demande ce que je ressens, surtout.
Les hommes eux le font aisément avec moi, pas les femmes généralement.

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Loic

le vendredi 06 janvier 2017 à 19h34

@Acajou : si tu as l'impression de constituer un groupe opprimé par l'ensemble des femmes à toi tout seul, c'est probablement que le problème est ailleurs.

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Loic

le vendredi 06 janvier 2017 à 19h46

tsampa
Je viens de regarder cette vidéo, elle est vraiment vraiment bien ! 45 min de retours d'expérience et de propositions concrètes pour éviter d'exclure les gens. Merci Loïc !

You're welcome !

Petite citation que je trouve très puissante :

Peppermint en anglais dans le texte
There is a basic rule of the system of oppression, where it is advantageous for the people who are on the winning end of the system of oppression to not know very much about the system of oppression. It is advantageous for the people who are on the losing end of the system of oppression to know as much as possible about the system of oppression, as it is often a matter of survival. So the knowledge about the oppression is located on the less powerful end.

Peppermint en français
Il y a une règle basique dans tout système d'oppression: les personnes qui sont privilégiées par un système d'oppression ont intérêt à ne pas trop connaître le fonctionnement de ce système. Les personnes qui sont non-privilégiées par ce même système d'oppression ont intérêt à en connaître le plus possible sur son fonctionnement, car c'est pour elles souvent une question de survie. Par conséquent la connaissance sur un système d'oppression est entre les mains des personnes opprimées.

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gdf

le vendredi 06 janvier 2017 à 19h47

Loic
@Acajou : si tu as l'impression de constituer un groupe opprimé par l'ensemble des femmes à toi tout seul, c'est probablement que le problème est ailleurs.

Je ne crois pas qu'il ait accusé TOUTES les femmes, j'ai plutôt compris qu'il essayait de mettre en lumière (à travers son expérience personnelle) l'existence de situations où l'oppression n'est pas dans le sens où on l'attend. Ça ne nie pas que l'oppression est souvent dans le sens où on l'attend, et ça ne généralise pas un comportement de certaines à l'ensemble de la gente féminine.

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Maxence_Lascombe

le vendredi 06 janvier 2017 à 19h54

oppression, stigmatisation, privilège, culpabilité, responsabilité, devoirs, inconscience … toute une sémantique guerrière ou issue des luttes politiques partisanes avec cela que cela suppose de violence. Dès lors, s’en étonner est … étonnant.

Reprocher aux uns de faire un amalgame, alors que les premiers tirent à boulets rouges sur une seule “entité” sociale (mâle, blanc, hétéro cisgenre) c’est versé au-delà de la mauvaise foi. Je n’ai jamais admis que des gens qui ont une attitude provocatrice et ouvertement extrémiste n’assument pas les conséquences de leurs propos. Des propos qu’ils seraient incapables d’assumer dans une assemblée hors de leurs adeptes (j’en suis régulièrement témoin, pour pouvoir l’affirmer).

Fréquentant de manière régulière un groupe d’anarchoféministes espagnoles, je crois pouvoir savoir faire la différence entre un militantisme positif et créateur de bienveillance, bien que concentrée sur le patriarcat qui est puissamment encré en Espagne.

Je peux tout à fait entendre certains arguments, mais il n’est pas question pour moi d’admettre le discours qui consiste à rendre tous les hommes, blanc, hétéro cisgenre responsable des maux de la société patriarcale et de les situer systématiquement comme ennemis de la cause. Je remarque également, et c’est peu dire que ce sont toujours des hommes qui tiennent ce genre de propos. Les groupes féministes radicaux/anarchoféministes que je fréquente ne tiennent pas ce genre de propos. Preuve, s’il en est, qu’il y à bien une intention malveillante dans la manière dont interviennent certaines personnes. Dans ces personnes, je mets particulièrement l’accent sur ex-Dieu @Anarchamory et ses acolytes, ce n’est pas par hasard, car ce groupe d’activistes délétères agissent essentiellement dans les groupes de discutions aussi bien dans les forums que dans les groupes facebook, cherchant à exclure toutes formes de témoignages pour privilégier une forme de logorrhée pseudo-militante qui ne fait que desservir durablement la cause LGBT. J’en veux pour preuve les témoignages reçus en privés depuis que je mets l’accents sur ce groupe d’activistes malveillants.

Ces personnes ne remettent pas en cause leurs manières d’aborder le sujet. Ils ne prennent pas conscience du fait qu’ils portent la responsabilité de faire fuir toutes les personnes qui arrivent dans les groupes de discussion autour du “polyamour” ou de “l’anarchie relationnelle”. A tel point que ces derniers temps, certaines personnes préfèrent ne pas être associées a ces termes, voyant combien ils véhiculent désormais une odeur nauséabonde qu’a parfaitement décrite la personne qui se posait ici, la question originelle du topic. Qu’ils ont réussi a faire partir. Comme ils font partir toutes les personnes qui arrivent avec des questions simples, qui n’ont pas adopté la syntaxe délirante (dixit un expert en Français) qui consiste à ne pas “genrer”, au risque de rendre les propos inintelligibles, et ainsi de semer la confusion.

Cet activisme délétère, ce processus d’agression systématisée, de dénonciation d’une norme qui est pourtant l’usage d’une langue ordinaire, démontre combien ces individus tentent d’élever leurs "associabilité" à une norme qu’ils veulent voir adoptée par tous, devant ainsi les bourreaux qu’ils dénoncent.

J’ai une colère, elle n’a pas pour origine ces malfaisants, mais le constat que les victimes de ces intégristes sont de plus en plus nombreuses. Que les procédés qu’ils dénoncent sont ceux-là mêmes qu’ils utilisent dans une guerre des genres, dont les premières victimes sont les véritables militants de la cause LGBT (cf les articles de C. Fourest et E. Bandinter sur le sujet), que les premières personnes atteintes par leurs virulences sont souvent les féministes, qui deviennent la cible de groupuscules encore plus violents.

Pour résumer, @Anarchamory et ses suppôts forment le comburant d’un incendie qui ne fait que croître dans la “polysphère” (polyamour/anarchie amoureuse).

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Loic

le vendredi 06 janvier 2017 à 20h36

violence, boulets rouges, adeptes, intention malveillante, acolytes, odeur nauséabonde, délirante, délétère, intégristes, virulences, groupuscules, suppôts, incendie...

@Maxence_Lascombe : Ta propre sémantique illustre parfaitement ton propos.

Bonne lutte !

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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bonheur

le vendredi 06 janvier 2017 à 21h02

... et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu ...

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Acajou

le vendredi 06 janvier 2017 à 21h20

Loic
@Acajou : si tu as l'impression de constituer un groupe opprimé par l'ensemble des femmes à toi tout seul, c'est probablement que le problème est ailleurs.

Sous-entendu le problème viendrait d'où ?

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Maxence_Lascombe

le vendredi 06 janvier 2017 à 21h56

Procureur @Loic,

Ta propre sémantique illustre parfaitement ton propos.

Bhâ woui !
Sauf que pour ce qui me concerne, je ne parle pas au nom des autres, je parles de mes sentiments, de mes constats, de mes échanges de gré à gré avec d'autres personnes, je ne condamne pas tous le monde, je souligne le comportement de personnalités qui n'assument pas les conséquences de leurs sectarismes de concert, car c'est cela dont il est, ici, question, d'attitudes pour lesquelles tu milites sans en assumer un instant les conséquences, ne serait-ce que par le fait de jouer aux avocats du diable.
Le diable se nichant dans les détails :-D

Le Mugneretisme est aujourd'hui à la mode, ne serait-ce que par la pratique du consentement militant qui consiste à établir le fait qu'un "ennemi de la cause" est celui qui souligne que les méthodes employées ici et ailleurs sont les mêmes. De grossières cordelettes qui entravent les gens de bonne foi, les militants sincères, les victimes réelles. Il n'est pas question ici, comme tu le fait, de favoriser l’action en faveur des vraies victimes du sexisme et de l'ostracisme de genre, non, @Loic préfère agir/réagir dans la cybersphère, se sentant des muscles, là ou la lâcheté prime lorsqu'il faut aller combattre les véritables assassins, les criminels qui tabassent les femmes, excluent la gent féminine des lieux sociaux dans les banlieues. Les coqs à la Mugneret, nous en croisons sur le wèb sans cesse, des héros du clavier, des gagas de l'écran.

Quand il est question d'aller protéger des centres IVG, y'a plus personne! 5% d'hommes dans ces actions, c'est le ratio pointé par MaréaVioleta. T'étais oú toi? Lorsque l'IGV a été remis en cause pour les Espagnoles?
Moi? Renseigne-toi, tu devrais aisément trouver ou il y avait ma carcasse. Des actes, plus souvent que des mots.
Des mots, lorsque d'évidence, une séquestration de la parole des femmes et/ou des LGBT est faite par des mâles qui se veulent plus concernés que les authentiques victimes.

Les Mugneretistes me font penser à tous ces blancs de la période de la Commission de la Vérité et de la Réconciliation, qui soudainement se trouvaient des énergies incommensurables pour dénoncer les crimes passés. Individus qui n'avaient jamais été militants, d'aucune manière lors de l’apartheid! Ce que nous avons coutume de nommer, les résistants de la 25è heure en France, ceux qui arboraient le brassard FFI le 26 aout 1944 à Paris ...
A les écouter seulement les écouter, ils avaient vaincu à eux seuls la Wehrmacht, la réalité de ces tristes sirs est tout autre.
N'est pas Simone Segouin qui veut !

@Loic, es-tu donc de ceux-là ?
Les empressés de la tonte, de la chasse aux putes à boches?
Le zèle avec lequel tu t'empresses de souligner les frasques des opposants à ton idole me fait penser à ces coureurs de collabo du jour d'après, toujours plus virulent lorsqu'ils sont dans le camp des "gagnants". Je ne doute pas du combat, je doute de la légitimité des Mugneretistes à représenter dignement les victimes dont ils osent se référer. Quoi qu'il en soit, force est de constater que la purge à commencée, que les tribunaux aux méthodes staliniennes (c'est le mot), avec ce que cela suppose de mauvaises fois, de truanderies intellectuelles, de travestissements de la réalité, des procès d'intentions qui ne reposent sur rien. Nada.

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Loic

le vendredi 06 janvier 2017 à 22h15

Mais oui mais oui. Voilà. Allez. Tout va bien se passer. Dis bonjour aux messieurs en blouse blanche... ;-)

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Acajou

le vendredi 06 janvier 2017 à 22h29

Maxence, laisse, te prends pas la tête

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