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Liens entre polyamour et genre

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gdf

le vendredi 06 janvier 2017 à 10h49

Esdevcird
Toi aussi, vient sur ce fil de discussion pour chouiner sur le sort du petit mec blanc éduqué à qui la vie a beaucoup plus donné qu'au trois quarts de la population, mais qui vient se plaindre que d'autres lui fassent remarquer ses avantages un peu trop souvent pour sa capacité à supporter sa propre culpabilité (sentiment qu'on ne lui demande pourtant même pas d'avoir, mais bon…).

Signé : une personne qui se situe elle aussi du bon côté de la plupart des barrières.

Je sais pas si le commentaire est pour moi ou lstelie ou d'autres. J'ai pas l'impression de chouiner, mais plutôt d'expliquer à ceux qui défendent les opprimés que dire "t'es un homme donc tu es un oppresseur" n'est pas la façon la plus efficace de faire avancer le schmilblick.
Et si on parle de culpabilité, je me sens plus mal d'être un occidental aisé vis à vis des réfugiés divers et variés, que d'être un homme par rapport aux femmes.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 janvier 2017 à 11h04

Luc
Lorsque je vois écrit « Donc il y a bien un privilège masculin, donc on a besoin du féminisme pour l'abolir et instaurer cette égalité » si le mot « privilège » à un sens (pour la petite histoire Beauvoir qui doit être une de ses premières utilisatrices, en tout cas une des plus célèbres, se disait elle-même privilégiée, c’est dire si c’est une exclusivité « cis-genre-homme ».) le mot « abolir » en a un.

C’est pour ça que je parlais d’ « idéologie du plus petit dénominateur commun » , qui est quelque chose inacceptable (pour moi). Lorsqu’on voit le niveau quasi délirant d’emphase sur la terminologie mise par Dieu on ne peut pas opter pour une maladresse sémantique.

je plussoie +++

Luc
La méthode est est.. je pèse mes mots.. détestable.

Ceci étant je vais arrêter là, on s’est déjà largement éloignés de ma question de départ.

je trouve la methode détestable haineuse et manipulatoire également. Et je rajouterais au troll de passage que je fais probablement plus pour les femmes (concrètes, réelles) en une semaine de boulot qui lui ou elle en une année de militantisme si il/elle milite autrement que sur internet bien sur:-/

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 janvier 2017 à 11h07

Le fait de manipuler pour provoquer un sentiment de malaise et ensuite de dire je comprends pas que vous vous sentiez mal, est le BA ba de la manipulation et du harcèlement

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Siestacorta

le vendredi 06 janvier 2017 à 11h51

Abolir le privilège de certaines personnes ne signifie pas détruire les personnes qui le détenaient.
C'est seulement dire "c'est injuste, faisons plus juste".

On dit rarement "c'est injuste" comme on dit "pour moi ce sera un sucre dans le thé, s'il vous plait". Donc oui, ça sonne dur. Et personne n'aime entendre "tu es bénéficiaire quand d'autres sont discriminés".

Mais une fois la blessure narcissique distinguée de l'observation sociale, qu'est-ce qu'il est juste de faire ?
Oui, cela, on le fait souvent un peu déjà, dans nos vies...
On est probablement pas méchants. Voilà.

Mais ça suffit pas à dire que l'observation de l'inégalité est inutile et non-avenue, que l'expression militante de recherche d'égalité et d'abolition de privilèges est une monstruosité. L'assimiler à Staline, Mao ou la Terreur est une contre-mesure disproportionnée (et un reductio at stalinum ) : il n'y a que des discussions tendues, pas réellement de camps de rééducation avec barbelés et fouets sur ces sujets. En revanche, il a bien, au quotidien, des discussions tendues liées aux genres des personnes qui s'impliquent, et ces discussions peut aboutir à des violences réelles, qui auraient eu moins de chance d'avoir lieu si on était dans ce monde idéal où ces problèmes seraient seulement des accidents terribles, pas une norme (comme, en temps de guerre, un bombardement peut être une norme, un quotidien).

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Acajou

le vendredi 06 janvier 2017 à 11h58

Esdevcird
chouiner sur le sort du petit mec blanc éduqué

C'est justement une cause de discrimination d'être éduqué. J'ai grandi dans un quartier sensible, et certes j'avais le privilège de réussir scolairement, par contre on me l'a fait payer. Par la violence. Pour s'intégrer dans un groupe, il fallait être violent, sinon on en était exclu. Mes parents ne m'ont pas appris la violence, et j'ai refusé tant que je pouvais ce système. Même seul je n'étais pas tranquille. Il y a une période (surtout en CM1) où j'étais tabassé, harcelé par d'autres élèves, avec la complicité de la directrice de l'établissement (qui a été par la suite radiée de l'éducation nationale pour avoir fait ça aussi à d'autres élèves), et ça a duré, duré, jusqu'à ce qu'on soit obligés de déménager à l'étranger (pour des raisons professionnelles) et mes souvenirs de CM2 étaient d'un calme incroyable.

Ces épisodes ont eu un retentissement sur ma vie affective, et notamment sur le comportement que je pouvais avoir envers les femmes. En CM1 même j'avais été renvoyé de l'école pour avoir fracassé une camarade. En CM2, rien à voir, les garçons étaient amoureux de telle ou telle de la classe. Ce n'était pas le même monde. J'ai pu m'y faire, la violence n'était plus le critère d'acceptation sociale. Mais j'ai été à nouveau exclu, car même l'amour et la douceur, j'avais du mal à m'y habituer. Le passé avait eu trop de retentissement.

Et évidemment je n'en veux pas aujourd'hui à ceux qui me battaient, je sais quelle était leur vie.

Murtiat1
Je suis 'achement impressionné par la quantité énorme de bits et de rhétorique dépensée pour tenter de se préserver dans le camp des gentils démocrates qui n'ont pas de privilèges.

C'est pas grave d'avoir des privilèges, hein. C'est juste plus facile de bosser sur les systèmes oppressifs si on reconnaît leur existence que si on la nie, quoi. Vouloir à tout prix les nier, même si ce n'est pas forcément le cas, c'est quand-même un peu risquer de donner l'impression qu'on et très bien dans sa situation de dominant.

J'aimerais bien que tu dises où est-ce que dans les dernières interventions il était dit que les hommes n'ont pas de privilèges.

Juste je demande à ce que j'ai vécu soit reconnu tout simplement, ça ne vient pas en contradiction avec l'oppression que beaucoup de femmes vivent (l'un n'empêche pas l'autre). Ça ne cautionne pas mes mauvais comportements. Je demande juste de l'écoute et de la reconnaissance. Tout comme je suis prêt à écouter toute personne qui a été également victime. Ce que je demande juste c'est le respect. Je demande juste aux féministes de parler de ce qu'elles vivent avec respect pour les autres. Le vécu de chacun est unique, et ce n'est pas qu'une histoire de genre.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 janvier 2017 à 12h06

Désolé de maintenir mon point de vue Siesta, la façon de Dieu vise bien à provoquer le clivage et la haine, il s'agit toujours quand on gratte un peu d'une version améliorée du Nouveau Péché Originel (NPO) adossé sur l'éthique jamais defraichie de "la fin justifie les moyens".
Et je ne vois toujours pas en quoi ces deux élements (NPO, youpi un nouvel acronyme!)) et la méthode la fin justifie les moyens (manipuler, intimider) ont à voir avec les amours plurielles, l'amour libre ou le polyamour, j'y perçois bien au contraire le signe d'une aliénation supplémentaire faite de honte, de peur, de choses qui réduisent la vie et ne l'émancipent pas.
Maintenant si officiellement, le site souhaite se revendiquer de cette doctrine calamiteuse, j'en prendrais acte.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Maxence_Lascombe

le vendredi 06 janvier 2017 à 12h49

Siestacorta
Mais ça suffit pas à dire que l'observation de l'inégalité est inutile et non-avenue, que l'expression militante de recherche d'égalité et d'abolition de privilèges est une monstruosité. L'assimiler à Staline, Mao ou la Terreur est une contre-mesure disproportionnée (et un reductio at stalinum ) : il n'y a que des discussions tendues, pas réellement de camps de rééducation avec barbelés et fouets sur ces sujets. En revanche, il a bien, au quotidien, des discussions tendues liées aux genres des personnes qui s'impliquent, et ces discussions peut aboutir à des violences réelles, qui auraient eu moins de chance d'avoir lieu si on était dans ce monde idéal où ces problèmes seraient seulement des accidents terribles, pas une norme (comme, en temps de guerre, un bombardement peut être une norme, un quotidien).

Oublier, ou choisir de ne pas considérer l'ambiance et la tonalité des propos tenus et encouragés dans un forum, c'est adhérer d'une manière ou d'une autre à cette ambiance.

Constater que depuis quelques temps (deux ans environs) la polyamory-sphère francophone est noyautée par quelques individus aux discours déconnectés du réel, dire que ces gens de part leurs militantisme exacerbé, par leurs vision délétère de l'ordinaire amoureux, de par leurs propos assassins et leurs maitrises parfaitement huilée du monde cyber, fasse qu'il est aujourd'hui impossible de trouver un lieu de dialogue, d'échanges, de conversations autour des amours pluriels sans que ces techniques, ces rhétoriques, ces invasions cherchant sans cesse à dénoncer le quidam, rends infréquentable ces lieux.

Les quelques personnes que je connais qui s'intéressent de plus ou moins près à ce sujet ont été soit effrayée à lire ce qui peut s'exprimer depuis peu, ou ont fini par délaisser les lieux.

En d'autres terme, c'est une prose d'otage par quelques personnes. Le terrain est miné, donc abandonné par les personnes qui vivent réellement, concrètement des relations amoureuses au plurielles.

En d'autres termes, croire qu'une réunion de 4 à 6 personnes fait une communauté de pensée, c'est faire un arbitrage plus que douteux.

Pour ma part, si je ne lâche pas aisément l'affaire, je comprends aisément pourquoi et comment des gens de qualité et de bonne foi comme Luc peuvent fuir un site de discutions comme ici qui, aujourd'hui, n'est plus du tout un lieu ouvert au dialogue.

Échanger ici revient à s'exposer à un tribunal politique, à se voir décortiqué jusqu'a l'absurde. Ceci n'est pas acceptable.

Tu peux toujours trouver les mots des uns trop radicaux, tout en soutenant les harceleurs parce qu'ils ont une logorrhée exempt de facilité de langage. La réalité reste que les piliers de l'univers non-monogamme en France sont dégoutés des pratiques sectaires, des récriminations systématique, des accusations délirantes que peuvent entretenir ces gens.

Je regrette profondément qu'une Loi proche de celle du "délit d'entrave à l'IVG", par la promulgation de fausses informations ou de cyber harcèlement, ne puisses pas être étendue à des sujet comme celui des amours non exclusives car je prendrais -sans le moindre doute- les initiatives qui s'imposent, non pas pour faire taire, mais pour laisser s'exprimer toutes les voix, et non plus celle devenus oppressante, d'un groupe qui à noyauté toute la sphère "poly".

Certains auront peut-être compris que des gens ne s'expriment pas ici, en publique, mais prennent le temps de signaler en privé leurs craintes, leurs déceptions, leurs lassitude de voir la parole, les questions, les réflexions capturées par quelques individus particulièrement zélés.

Appelle cela comme tu veux, il n’empêche que pour le vulgum pécus que je suis, le terme de fascisme (dans la forme comme la méthode) est le premier mot qui me vient à l'esprit. Un esprit étroit, j'ai bien compris.

Maxence, salaud de blanc cis-genre hétéro pétri de privilègeS que ne saura -donc- jamais comprendre ces hordes de pauvres gens handicapés de la relation sociale. :-/

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Maxence_Lascombe

le vendredi 06 janvier 2017 à 12h56

Bagheera
@siesta et Dieu
Bonjour,
perso la position de Dieu: je suis oppresseur a minima par défaut (c'est à dire a priori), ou la version de siesta un peu plus modérée quand même, j’appartiens à une categorie d’oppresseur (ca veut dire quoi: j’opresse concrètement ou pas?), relèvent pour moi d’une grave faute de raisonnement.
Il appartient à l’homme et à la femme, par ses actes de choisir la violence ou la non violence, l’oppression, la discrimination ou le respect, l’égalité. Cela s’appelle la liberté ou la responsabilité.
Votre position recrée un péché originel athée extrêmement douteux et religieux dans son fonctionnement voire sectaire dans son principe.
Si je me pense souillé par un peché originel d’oppresseur parcequ’effectivement je peux choisir de discriminer ou pas mais je ne choisis pas de naitre homme ou blanc ; alors quoi, je dois me fouetter, me faire réeduquer pour un fait que je n’ai ni choisi ni voulu ?
Je pense que cette anthropologie du péché originel de l’anarchiste de salon est vraiment le point aveugle et quasi religieux du conflit qui nous oppose.
J’y vois comme Istelie le signe premier d’une violence insidieuse (à près tout le raciste ou le communautariste c’est celui qui me ramène en permanence à une étiquette, une couleur une religion), distillant la haine de soi par le péché originel, qui est souvent l’argument et la première étape de la haine de l’autre, donc no way pour moi.
Désolé

Je prends soin de [quoter] cette réponse qui laisse un infime espoir de lucidité dans ce monde de brutes.

Merci a @Bagheera d'avoir pris soin de poser ces mots, ils rassurent quant aux possibles causes et leurs effets sur nos âmes.

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Loic

le vendredi 06 janvier 2017 à 13h19

Hello à tous

Je débarque et je survole cette discussion où j'observe de loin toutes ces invectives...
En communication non-violente on appelle ça : l'expression tragiquement suicidaire de besoins non satisfaits.

Ultra-Kudos à Siestacorta qui sait si bien conserver son calme et explique toujours avec la même patience. Love!

Je me permets de partager mes réflexions de béotien (attention je vais enfoncer des portes ouvertes):

Il me semble que quand on dit à une personne qu'elle fait partie d'un groupe d'oppresseurs, elle le prend souvent immédiatement personnellement et répond que non, elle n'a jamais oppressé personne, et qu'elle en a marre d'être associée à des gens méchants, parce qu'elle elle est gentille en fait.

Je pense que plusieurs sauts de raisonnement sont nécessaires pour faire avancer le dialogue:

- Le privilège n'est pas un choix du privilégié. En général il est né avec. Il est donc compréhensible qu'il ne comprenne pas qu'on l'accuse d'être privilégié, et qu'il se défende en disant: ce n'est pas mon choix. Mais ne pas avoir eu le choix d'être privilégié n'enlève pas le bénéfice de l'être.

- Quelqu'un qui bénéficie d'un privilège ne peut pas en être pleinement conscient tant qu'il n'a pas échangé avec une personne ne bénéficiant pas de ce privilège et qui lui expliquerait ce que l'absence de privilège provoque dans son quotidien. Avez-vous déjà discuté (avec empathie) une heure avec un non-binaire pour qu'il vous parle de son expérience de vie?

- Même en ayant conscience de son privilège, le privilégié doit réellement faire un effort pour comprendre en quoi son privilège lui épargne toute une série d'expériences et de pensées désagréables que les non-privilégiés connaissent.
Quelques exemples simplistes et non exhaustifs:
En tant qu'homme je ne connais pas les insultes sexistes, la crainte de sortir le soir seul dans la rue, la discrimination au travail...
En tant que blanc je ne connais pas les insultes racistes, la discrimination au travail...
En tant qu'hétéro je ne sais pas la difficulté du coming out (et tout ce qui le précède et le succède)...
En tant que non-handicapé je ne connais la difficulté à vivre dans un environnement conçu par des gens comme moi...
Et en tant que cis-genre je ne connais pas la difficulté à définir puis à faire reconnaître mon genre en l'absence de modèles culturels...
etc...

- L'effort de compréhension rationnelle et/ou empathique de l'effet d'un privilège n'est jamais suffisant pour comprendre pleinement le vécu des non-privilégiés. Si on est privilégié on ne PEUT PAS faire l'expérience de l'absence de privilège. On n'a pas la même histoire de vie, on ne vit pas dans le même monde. Un privilégié n'aura jamais la vie d'un non-privilégié, et ne vivra jamais les mêmes traumatismes. C'est triste (!) mais c'est comme ça. La conséquence est qu'un privilégié n'est pas la bonne personne pour prendre des décisions pour aider des non-privilégiés. Le non-privilégié est la seule bonne personne qui peut savoir quoi faire concrètement pour réduire l'impact du privilège.

- On passe de privilégié à oppresseur quand on refuse de reconnaître son statut de privilégié, l'existence des non-privilégiés, leur revendication à exister et à diminuer l'impact de l'absence de privilège sur leur vie, ou sa propre incapacité à vivre la vie d'un non-privilégié. Ce qui a été le cas de l'ensemble de la population blanche-hétéro-cis-mâle-bien portante jusqu'à ce qu'on commence à combattre ces privilèges (il y a juste quelques dizaines d'années ?...)

- Un privilégié fait PAR DEFAUT partie des oppresseurs pour tout non-privilégié qui aurait été traumatisé par des privilégiés, jusqu'à ce qu'il ait expliqué clairement sa position quant à son privilège. C'est un réflexe de défense normal et naturel pour toute personne qui a subit un abus ou un trauma. Un privilégié doit donc systématiquement accueillir ces réflexes de défense et rassurer le non-privilégié. C'est NORMAL, on peut considérer cela comme le (tout petit) prix à payer pour son privilège.

- Un privilégié qui, au-delà d'un effort de compréhension déjà difficile, veut participer à l'effort de réduction de l'effet de son privilège dans la société, peut le faire en offrant aux non-privilégiés des espaces d'expression et d'échange, en discutant avec d'autres privilégiés pour leur faire comprendre ce qu'est leur privilège, et en faisant en sorte que les non-privilégiés ne ressentent plus l'effet de leur non-privilège (par exemple en luttant activement contre la discrimination au travail, en offrant la possibilité d'indiquer le pronom de son choix, en protégeant, etc). En bref, communication, éducation et action positive, en support (et non en décisionaire).

Merci d'avoir lu. J'espère que ça vous aura fait avancer dans vos réflexions.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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bonheur

le vendredi 06 janvier 2017 à 13h35

Bonne continuation à toi, "compte clôturé". Prend soin de toi !!!

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gdf

le vendredi 06 janvier 2017 à 13h41

Merci @Loic, c'est un bon résumé.
J'ajouterai que nous sommes tous, à des niveaux différents, oppresseurs sur certains aspects et opprimés sur d'autres aspects. Certains cumulent (hommes blancs heteros etc.), mais un noir victime de racisme peut aussi bien être sexiste et homophobe, tandis qu'un gay victime d'homophobie pourra être raciste (et en plus un sale patron capitaliste exploiteur).

Bref, juste pour dire qu'il est toujours plus facile de généraliser et catégoriser, mais personne n'est tout blanc ou tout noir.

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Maxence_Lascombe

le vendredi 06 janvier 2017 à 13h54

Loic
C'est NORMAL, on peut considérer cela comme le (tout petit) prix à payer pour son privilège.

Les privilèges et les normes sont faites par et pour ?

Ah, oui ... les oppressés.

Conclusion, vous êtes oppressés (plus exactement : vous vous voyez/percevez ainsi), le reste de la société vous est donc ... redevable vis a vis de vous.

Une fois encore, ce sont les voix des oppressés devenant oppresseurs qui sont favorisées ici, devant cet inversion des valeur, devant le fait que la minorité d'expression des "oppresseurs", n'avez-vous pas compris que vous avez fini par couper toutes les têtes. Qu'à défaut de têtes couronnées (Épiphanie !!). vous prenez tout ce qui vous tombe sous la main poru el conduire à l'échaffaud ?

Tiens ! toi ! t'es un mâle ; blanc : PAN ! une balle dans la tête.

nan, mais non ... ne pas y voir malice, voyons !!!

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Loic

le vendredi 06 janvier 2017 à 14h05

Ce qui est chouette à te lire, @Maxence_Lascombe, c'est que tu démontres très exactement ce que j'explique. Comme un parfait contre-exemple. Merci ! :-)

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Junon

le vendredi 06 janvier 2017 à 14h08

Alors autant me faire traité de "fasciste" de la "théorie du genre" me fait bouger un ovaire sans faire bouger l'autre tellement c'est un air connu, autant les délires anti féministe, la minimisation de la culture du viol et le fait que l'on me prête de "pures insultes", mille fois non.
Je vous remets ici mes deux interventions, j'attends qu'on me montre où j'y ai proféré une quelconque insulte.
Bon courage.
"Amusant comme la critique de la "ghettoïsation" , de l'"entre soi" vient toujours très majoritairement de non concerné-e-s, privilégié-e-s sur ces questions là...
Oui notre genre joue dans nos relations et il est plus facile d'être cisgenre (ce n'est pas une insulte mais un état de fait!) que trans ou non binaire, comme il est plus simple d'être hétéro que non hétéro. Le nier est un confort de dominants.
Je suis certaine que bon nombre de sites/forums/groupes FB partagent votre vision du monde. Elle est de toute façon majoritaire, je vous rassure. Et cette peur de "l’intellectualisation" qui empêcherait de vivre (qui? vous? Visiblement pas...et moi non plus qui suis travaille, monte des festivals, suis militante ET polyamoureuse) est tellement vue et revue, ici ou ailleurs.
Pour ma part, cette vision monolithique qui ne cherche à s'interroger sur rien et à ne surtout pas déconstruire une autre facette de sa vie est la raison exacte pour laquelle je délaisse un forum que j'ai connu il y a plus de 10 ans (eh oui, je ne suis pas une jeunette qui découvre le polyamour...). J'ai changé, lui pas.
Le polyamour va de pair à mon sens avec une interrogation globale sur la vison que nous avons du monde, de ses représentations, de nos certitudes, des luttes que nous menons, consciemment ou pas. S'y cramponner de mon point de vu est contre productif. Sur ce je vous laisse entre vous et vous souhaite une belle année de découvertes.

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.
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ProfilJunonle mercredi 04 janvier 2017 à 02h19
Une dernière petite remarque: saviez que l'argument du "sabir" est celui qu'on a employé très fréquemment pour invalider un discours qui ne nous est pas destiné voire qui nous fait peur? La Grèce antique qualifiait les non Grecs de "barbares" car ils parlaient, selon eux, le langage des bêtes , ce qui justifiait qu'on chercher à les dominer. Ce fût le cas de bien des minorités, des sourds aux Juifs, en passant par les esclaves de tous pays. Donc vous me pardonnerez de ne pas donner de crédit à ce type d'arguments, qui résonne bien vilainement à mon oreille.

"

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Junon

le vendredi 06 janvier 2017 à 14h12

Quant à "intervenir sur les cas pratiques de polys débutants", merci bien, j'organise des cafés poly depuis 10 ans et fréquente le forum depuis sa création, j'ai pas vraiment besoin qu'on me donne ou non un badge de "bon élément de la communauté" :D

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Junon

le vendredi 06 janvier 2017 à 14h18

Et un petit big up à Loic et Siesta qui ont compris que le monde poly reste le monde et que la volonté égalitaire est bénéfique à tous et toutes, oppressé-e-s comme oppresseurs.ses...

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Loic

le vendredi 06 janvier 2017 à 14h36

Petit lien vers une excellente conférence donnée par Peppermint (en anglais) à laquelle j'ai assisté il y a un an sur les privilèges et l'organisation d’événements inclusifs:

https://www.youtube.com/watch?v=PtomatYBJQE

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Loic

le vendredi 06 janvier 2017 à 16h24

Oh tiens je vais rajouter une autre observation:

- Ce n'est pas parce qu'on est non-privilégié sur un domaine qu'on est en position de ne pas pouvoir comprendre/entendre/empathiser avec les problèmes de non-privilégiés sur un autre domaine. Le non-privilège ne vaccine pas contre la position d'oppresseur.

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Acajou

le vendredi 06 janvier 2017 à 16h30

Loïc sur le fond je suis d'accord, mais je rajouterais juste une chose.Les critères qui sont repris pour déterminer les oppresseurs des oppressés sont beaucoup trop rigides, et ne tiennent pas compte de l'individualité, du vécu personnel.

Un exemple, moi j'ai un handicap auditif et une malformation auriculaire (bon tout ça c'est relatif, il y a des cas bien plus graves), et pour certains vu de l'extérieur ça fait souffrir alors que moi non personnellement, même si ce n'était pas toujours facile, ce n'est pas ça qui m'a causé le plus de problèmes. J'ai rencontré des gens très compréhensifs, comme des gens irrespectueux. Et par ailleurs, les choses dont je me plains ne sont pas aisées à verbaliser et ne sont pas forcément bien comprises de l'extérieur.

Donc l'oppression se définit en l'écoutant chez la personne, comment cette personne la vit, et pas seulement sur le point de vue extérieur sur des critères généralisants.

Junon
Je vous remets ici mes deux interventions, j'attends qu'on me montre où j'y ai proféré une quelconque insulte.

"Amusant comme la critique de la "ghettoïsation" , de l'"entre soi" vient toujours très majoritairement de non concerné-e-s, privilégié-e-s sur ces questions là...

Je pense que ce n'est pas moi qui ai parlé d'insultes, mais je pense que ce que tu as écrit n'est pas forcément vrai. Si des gens se sentent concernés c'est qu'ils le vivent réellement, et ces gens ne sont pas nécessairement privilégiés, peut-être de ton point de vue, mais pas forcément du leur. Étonnant quand même que des gens pas concernés s'intéressent au sujet.

Là où je m'accorderais vraiment dans ton sens, c'est par rapport à la manière dont ils s'expriment.

Maxence, je pense que les mots que tu utilises sont très mal choisis. Ce que font les autres et que tu vis mal, ça se voit clairement, ça a l'air de te tenir très à coeur, seulement tu ne parles que des autres, et pas en quoi toi ça te touche ou te blesse personnellement.
Si tu penses être bienveillant, il faut l'être réellement jusqu'au bout, et ça inclus de prendre le point de vue des féministes avec plus de recul, sans prendre personnellement des agressions que tu n'as pas commises. Parfois juste besoin d'écouter.

Là où je me sens un peu dépassé, c'est de lire partout que l'homme cis blanc hétéro est toujours l'oppresseur, le parfait privilégié. J'en ai marre de lire ça sérieusement.
La violence physique que j'ai pu vivre était en quasi totalité due aux hommes, mais en revanche, les abus psychologiques, humiliation, rejet et mépris, principalement des femmes. Après c'est mon expérience personnelle, elle n'est évidemment pas universelle, mais il serait temps qu'elle soit entendue. Ce n'est pas tellement que ça ait pu arriver, c'est l'absence de prise de conscience et le déni presque total de la part des femmes qui me font subir ça (pas toutes évidemment, il y en a qui sont tout à fait compréhensives là-dessus).

Après il est indéniable que les personnes trans, comme les homo subissent des discriminations. J'ai entendu beaucoup d'insultes au cours de ma vie sur ces personnes. N'en croisant jamais je fermais presque les yeux, mais aujourd'hui je n'ai plus le même point de vue. Tout dépend comment ces personnes le vivent et de leur attentes. Certains veulent qu'on ne pose pas de questions, d'autres qu'on les soutiennent, etc...c'est une question d'écoute je crois.

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Loic

le vendredi 06 janvier 2017 à 16h47

Acajou
Donc l'oppression se définit en l'écoutant chez la personne, comment cette personne la vit, et pas seulement sur le point de vue extérieur sur des critères généralisants.

Avant de connaître véritablement la personne, je préfère partir de l'hypothèse qu'elle a déjà subi des manifestations d'oppression sur son non-privilège, plutôt que l'inverse. Je préfère entendre un "oui je suis homo mais tout va bien mes parents aussi et je n'ai jamais eu de problème avec ça même au boulot" plutôt qu'un "oui bon effectivement les homos sont beaucoup plus reconnus maintenant mais j'en ai quand même beaucoup bavé et j'en bave encore".

Acajou
Là où je me sens un peu dépassé, c'est de lire partout que l'homme cis blanc hétéro est toujours l'oppresseur, le parfait privilégié. J'en ai marre de lire ça sérieusement.

Ça reste un fait, historique, économique, social, etc.
Plus je le dis, en tant qu'homme cis blanc hétéro etc, plus je permets aux autres hommes cis blanc hétéro de prendre conscience de leurs privilèges. Ainsi qu'à moi-même, parce que je l'oublie parfois.

Acajou
les abus psychologiques, humiliation, rejet et mépris, principalement des femmes.

Pour ma part j'en ai subi autant des hommes que des femmes. Etre non-privilégié ne vaccine pas non plus contre la bêtise et la méchanceté. Cela n'a juste rien à voir.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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