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Comment ne plus être jaloux

Jalousie

La jalousie est une réaction négative à la possibilité de perdre ce que vous avez au profit de quelqu'un d'autre. Au contraire de l'envie, elle implique en général trois personnes et non pas deux. Vous, la personne qui a ce que vous voulez, et la personne qui menace de vous le prendre.

C'est une habitude malsaine qui peut faire s'effondrer n'importe quel type de relation. Si vous êtes quelqu'un de plutôt jaloux, vous avez probablement déjà pu voir les dommages que ça peut causer. Mais au coeur de la j…

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(compte clôturé)

le samedi 04 avril 2009 à 14h27

Comment gérer sa jalousie... parce que pour ne plus l'être, c'est là qu'est le boulot le plus énorme pour moi! jJe ne pense pas arriver à l'éradiquer, mais à la confronter de plus en plus honnêtement, l'utiliser pour travailler à mes fondations chancelantes.

Gloups, je me retrousse les manches!

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Dreltak

le dimanche 05 avril 2009 à 03h33

Comme le dis l'article, l'une des bases majeurs de la jalousie est la peur: celle d'être un mauvais conjoint-amant-cquevousvoulez, mauvais parent ect....

Tant que la peur existeras, je pense que la jalousie auras tout le temps un potentiel en nous. Donc le fait d'étudier les causes de cette peur, en discuter pour mieux la vaincre.

Le tout est d'arriver a coller des mots, a décrire cette peur, d'où elle provient et a quel scénario elle fait référence. Pour un écorche vif tel que moi, il faudra non seulement se retrousser les manches, mais aussi le pantalon lol (si j'puis m'permettre).

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(compte clôturé)

le dimanche 05 avril 2009 à 12h44

On parle ailleurs de la jalousie : naturelle ou culturelle ?

Ma petite théorie, la voilà : bon, déjà, les théories de Darwin font partie de mon fonds culturel (commençons par le commencement). A force de devoir s'adapter à son environnement pour pouvoir survivre, une espèce développe les outils qui lui permettent de s'en nourrir : l'estomac de certains mammifères digère des poisons organiques, par exemple. Pour la hyène, une charogne en décomposition, c'est le menu de base. Pour vous et moi, rheuârk, qu'on le veuille ou non, ça ne va pas le faire.

Bref : la jalousie, pour des raisons difficiles à déterminer, s'est installée en nous presque comme un code social. Par exemple, ne pas être jaloux, ça peut être interprété comme le fait de ne pas d'accorder d'importance à la relation. Pourtant, on est beaucoup à être d'accord sur le fait que c'est un toxique ! Petite dose ou pas, "bonne" jalousie ou pas, la substance est un danger.

Re-bref : mettons que les lutins essaient d'autre nourritures affectives que la monogamie, pour voir si ce n'est pas meilleur, intéressant, riche, un élargissement du menu, quoi. L'estomac affectif (oh elle est pas mal, cette locution, je vais la replacer!) doit aussi s'adapter, et ce qui a fini par s'inscrire dans les gènes, tout comme ce qui nous est transmis dès le premier jour de vie, au lieu d'être un viatique, demande maintenant un Alka-Seltzer...

Plus concrètement : ma grand-mère, entre autres choses et paix à son âme, a développé de la rancoeur familiale puis sociale. Ma mère a été élevée dans la rancoeur affective, entre autres choses (salut si tu me lis, tu sais que je t'aime!). Et moi tout-à-coup, après presque 50 ans de vie, je devrais me débarrasser de la jalousie enseignée, vécue et revécue, comme ça pouf-pouf...

Bon, tout ce que je peux faire, c'est déblayer le terrain : la culpabilité (parfois incluse dans la jalousie selon certains), un métier insatisfaisant, une relation de co-dépendance, quoi d'autre ?
Chacun a ses zones d'ombre, et chacun a son jeté de mikado sur la table : il y a des bâtons à jack-pot, certes, qui vous tombent tout cuits dans le bec (le mikado qui roule tout seul dehors du tas, par exemple, hop, 50 points karmiques!), et il y a les autres, à 20 points quand même, mais bien emmêlés avec un tas de bâtonnets pas très rentables : quelquefois, il faut attendre que la situation se décante un peu toute seule... bref, il faut alterner l'attente et la vigilance, que la volonté de travailler soit présente - à n'importe quel degré, on s'en fout, une mollesse bien installée peut se ragaillardir devant des résultats probants, si minces soient-ils...

Bref encore, préparez-vous pour un travail de longue haleine, mais dont les résultats seront transmis à vos petiots, même un chouïa de progrès c'est bon, et même si ça paraît partir dans l'autre sens. Ma conviction, c'est que parfois il faut se laisser noyer, couler au fond du bassin pour arriver plus vite en bas et donner le coup de talon. Autre belle métaphore : il y a deux moyens de préparer sa maison devant l'ouragan : la fermer, clouer les volets, les portes, tout renforcer, Ou alors, tout décrocher, mettre à l'abri le contenu, et ouvrir portes et fenêtres pour laisser le tourbillon traverser.

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LuLutine

le dimanche 05 avril 2009 à 20h38

Je crois (mais je peux me tromper, ce n'est pas facile de se connaître soi-même !) que ce qui me rend le plus jalouse, c'est la peur d'être abandonnée, de ne plus pouvoir compter sur l'autre quand j'en ai besoin ; ce qui pourrait me pousser, si je ne me retenais pas, à exiger sa présence même lorsque je n'en ai pas besoin (pour qu'il/elle soit là juste au cas où, en somme).

En réfléchissant j'ai eu l'impression que cette idée venait du fait que j'étais persuadée d'avoir besoin des autres (et en particulier de certains autres) pour "m'en sortir".

Puis, j'ai réfléchi et me suis rendue compte que lorsque j'étais dans la difficulté, j'avais parfois été seule ou presque, et que ce qui m'avait aidée à m'en sortir...c'étaient en premier lieu mes propres ressources. Pas l'aide des autres (même si je remercie plusieurs personnes sans qui ma foi ça aurait été vraiment, vraiment plus difficile !).

La seule personne dont je suis sûre à 100%, la seule personne qui ne m'a jamais jamais laissée tomber, sur qui je peux toujours compter, ma première amie...c'est moi-même !

Alors maintenant, lorsque je me sens abandonnée (comme je le disais plus haut c'est ce qui semble déclencher chez moi la jalousie), je repense à cela. Je me rends compte que la présence des autres est un plus très appréciable, certes, mais que je n'en ai pas un besoin vital.
Je me calme, et j'essaie de les laisser vivre. Car je sais que ceux qui tiennent à moi reviendront vers moi, tôt ou tard. Quant à ceux qui ne tiennent pas à moi, ma foi...est-ce qu'ils mériteraient que je leur accorde l'attention qu'ils n'ont pas pour moi ?

Je sais que la jalousie a des causes différentes chez chacun, et que d'autres fonctionnent différemment, mais je ne connais bien que ma propre histoire (normal..), alors si jamais d'autres se reconnaissent, si ça peut les aider ou aider leurs proches, tant mieux. Voilà pour mon grain de sel.

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clown.et.lapin

le dimanche 05 avril 2009 à 21h00

lulutine, tu as de la chance de pouvoir être sure de pouvoir compter sur toi même à 100% Parceque parfois, la sortie de déprime ne vient que des autres. Et de soi-même semble ne venir qu'une spirale infernale vers moins l'infini.

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LuLutine

le dimanche 05 avril 2009 à 21h04

J'ai déprimé longtemps, très longtemps...et il n'y avait personne pour me sortir de là...du moins, personne d'autre que moi...

Je crois que beaucoup seraient étonnés de leurs propres ressources s'ils devaient un jour se débrouiller vraiment seuls, sans béquille, sans aide.

Souvent lorsqu'on est aidé par quelqu'un on se dit "je n'y serais pas arrivé(e) sans lui/elle". C'est souvent faux, on y serait sans doute arrivé(e), juste différemment.

Lorsqu'on se retrouve vraiment seul à certains points de vue, un jour vient la certitude aveuglante que si l'on veut s'en sortir, on va devoir compter sur soi-même et personne d'autre. Et quand on n'a pas le choix, croyez-moi, ça marche !

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clown.et.lapin

le dimanche 05 avril 2009 à 21h24

parfois, la seule solution pour en sortir, c'est d'avoir de l'aide, d'accepter de l'aide (éventuellement de psychiatre, psychanalyste ou autre vrai professionnel)...

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clown.et.lapin

le dimanche 05 avril 2009 à 21h29

je pense, personnellement, qu'il faut distinguer la jalousie de la peur d'être abandonné. Le jaloux n'accepte pas de "partager" quelqu'un, parcequ'il le considère comme sa propriété exclusive. A la limite il préférera s'en séparer complètement (exemple divorcer, ou, chez l'enfant, détruire le jouet qu'il ne veut partager). Alors que celui qui a peur d'être abandonné préfère tout plutôt que de perdre l'autre, et surtout l'espoir de l'autre. C'est pour cette raison que, par peur d'être seul, je pense ne pas être jaloux. C'est très différent, à mon avis, mais, peut-être plus rationnel.

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Siestacorta

le dimanche 05 avril 2009 à 22h02

Clown : la peur de l'abandon dans un couple qui fonctionne et la peur de l'abandon dans un moment de rupture possible, cette différence peut expliquer le rapport avec la jalousie.

On peut avoir une peur abstraite de l'abandon, une insécurité que rien de concret ne justifie dans la relation. Et cette peur sur laquelle, à la différence de Lulutine, on avance pas, c'est aussi influent qu'un véritable évènement de la vie.
Le pire, c'est quand on ne l'identifie pas, ou qu'on ne travaille pas sur les ressorts de ce machin là. Ca devient une pensée "parasite", qui contamine la compréhension des évènements.
"Elle a pas rappelé à la même heure que d'habitude + j'ai peur de l'abandon -> je me pose des questions sans rapport avec la situation"
tandis que
" elle m'a pas rappelé... -> si il y a un problème, on saura lequel (probablement qu'il n'y a rien et qu'elle a une vie elle aussi)."

Mais il y a p-ê deux jalousies et deux poly différents, dans un sens.. Ceux qui, à la racine du poly, ont un couple, et pour qui ce besoin permanent fait partie du décor et ceux qui articuleraient le PA aussi bien avec le célibat qu'avec le couple.

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bohwaz

le dimanche 05 avril 2009 à 23h14

Clown : je ne peux être d'accord avec toi, la définition de la jalousie n'est pas celle de la possessivité.

La jalousie c'est, selon le dictionnaire : Dépit que l’on a de ne pas obtenir ou posséder ce qu’un(e) autre obtient ou possède, comme la richesse, les succès, la gloire, les talents, etc.

Alors que la possessivité c'est : Caractère, comportement possessif d'une personne, besoin de s'approprier quelqu'un, de le posséder en exclusivité.

La jalousie peut provenir (et provient souvent) de la peur d'être abandonné, mais ce n'est pas une constante, il y a des situations ou cela provient d'autre chose, et parfois aussi de la possessivité, même si elle-même provient souvent d'une peur exacerbée d'être abandonné.

Oui car pour ne pas perdre son chien, rien n'est plus simple que de lui mettre une laisse et de l'enfermer chez soi quand on part. C'est le même principe avec les gens : on leur met une laisse (pression psychologique ou physique) et on les enferme dans une cage psychologique (et parfois physique aussi, j'ai déjà vu une fille enfermer son copain chez elle quand elle partait, suspicieuse qu'il aille la tromper en son absence).

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clown.et.lapin

le dimanche 05 avril 2009 à 23h22

bohwaz, il y a 2 sens pour jalousie :
le premier, que tu cites, qui est "envie" au sens d'envieux. exemple : je suis jaloux de ta jeunesse, de ta beauté, de ta richesse, de ton talent...(que je n'ai pas)
le second qui est "exclusivité"
Par exemple, si je dis "cet homme est tellement jaloux qu'il interdit à sa femme de voir quiconque", c'est bien dans le sens exclusif, non
Le plus vieil exemple est dans la bible : Yahvé dit : "je suis un Dieu jaloux" c'est bien dans le sens exclusif, non ?
L'exemple que tu donnes à la fin est bien celui de possession exclusive (la fille enferme le copain, ce qui prouve qu'elle essaie de le posséder complètement)

autre exemple : jaloux de ses prérogatives, c'est à dire des droits qu'on a !

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clown.et.lapin

le dimanche 05 avril 2009 à 23h23

A ce sujet, lire l'article cité en tête de ce fil

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Siestacorta

le dimanche 05 avril 2009 à 23h23

Ouep...
Je m'étais servie de l'image pour parler de fidélité.
Je suis comme les chiens : je ne suis pas fidèle parce qu'on m'attache, mais parce qu'on sait que je reviens.

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clown.et.lapin

le dimanche 05 avril 2009 à 23h26

100% d'accord avec Siesta... sauf que fidèle a un 2e sens, lui aussi (un sens : exclusif, un autre sens, qui vient du latin : sur qui on peut compter)

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clown.et.lapin

le dimanche 05 avril 2009 à 23h31

et sur fidèle, je vous recite la bible (pas pour faire du prosélytisme, mais parceque c'est un livre fondateur de notre civilisation et qu'on y trouve des choses intéressantes, quoique souvent dévoyées) :
"je suis un Dieu fidèle" qui ne veut pas dire, évidemment, que n'aime qu'une seule personne.
Ami fidèle, allié fidèle sont fidèles dans ce sens là...
Je pense que amour fidèle, voire conjoint fidèle, doivent être pris aussi dans ce sens-là (mais c'est peut-être un peu poly comme acception ? )

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bohwaz

le dimanche 05 avril 2009 à 23h31

Le deuxième sens (enfin pour moi c'est un peu le même) de jalousie n'est toujours pas l'exclusivité, c'est :

Crainte que la personne aimée n’éprouve un sentiment de préférence pour quelque autre, ne soit infidèle.

Bon je met direct le lien de wikipédia, qui est très bien fait à ce niveau : fr.wikipedia.org/wiki/Jalousie

Cependant tout est lié, mais la jalousie reste un concept relativement différent, même si apparenté à la possession. On pourrait faire une échelle de valeurs du plus fort au plus faible : possessivité < jalousie < envie.

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Siestacorta

le dimanche 05 avril 2009 à 23h33

On en avait déjà parlé, je crois.
La possessivité n'est pas exactement la jalousie, ça se recoupe souvent...
Dans un sens, on peut être de nature jalouse sans avoir de partenaire.
Possessivité, c'est sur ce qu'on possède de fait ou croit posséder.

C'est là où les deux sens que clown donne se confondent un peu... Par exemple, on peut être jaloux parce qu'une fille avec qui on ne sort pas encore regarde d'autres gens. Donc on envie les autres gens. Ensuite, bon, il arrive qu'on sorte avec elle. Et on est jaloux encore... C'est les deux sens, mais je crois qu'en fait c'est le même sentiment.

La jalousie possessive peut contenir l'envie d'être ceux que l'autre aurait regardé...

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clown.et.lapin

le dimanche 05 avril 2009 à 23h40

l'article de wikipedia parle seulement de jalousie amoureuse. La jalousie existe en dehors (et dans ce cas c'est l'envie)

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Eric

le lundi 06 avril 2009 à 15h28

L'article est très intéressant, mais il focalise exclusivement sur le travail à faire sur soi-même, en solo, hors j'ai tendance à penser que la jalousie dans un couple est aussi une affaire... de couple !

La relativisation de sa peur est à mon avis plus efficace si elle se fait dans la réciprocité entre les deux partenaires : le travail en commun accorde les sensibilités et met plus facilement en confiance.
D'autant que puisque vaincre la jalousie n'a rien d'un automatisme et s'apprend au fil du temps, alors il me semble important que chacun des partenaires soit conscient des étapes franchies par l'autre afin de s'y adapter plus ou moins et faciliter cet apprentissage, justement parce qu'en tant que polyamoureux notre liberté sentimentale à quand même certaines frontières dont celle du respect de l'être aimé (à qui nous ne souhaitons que du bien !).

On n'a beau se répéter comme un mantra que "tout est dans la tête", puisque tout le monde s'accorde pour dire que le problème vient de la "peur", alors la solution consiste surtout à (se) "rassurer", non ? Et qui est mieux placé pour nous aider à combattre notre peur que la personne dont nous avons justement peur de perdre les faveurs ?

Bref, je trouve que pour vaincre la jalousie il est nécessaire que le partenaire de la relation soit également compréhensif et évite de ne pas trop brusquer son amoureux pendant que ce dernier "apprends" à se débarrasser de la jalousie. Exemples : ne pas s'absenter trop longtemps lors des premiers flirts avec d'autres personnes, être capable d'annuler ses rendez-vous pour câliner son amoureux inquiet, beaucoup discuter et rassurer sur son amour même si c'est un peu exagéré par rapport à d'habitude (ne pas avoir peur d'en faire trop), etc.
Parce que l'équilibre dans une relation polyamoureuse consiste quand même à s'accorder avec les besoins et les limites de chacun afin que personne ne se sente lésé/délaissé/abandonné/jeté/malmené... et que notre connaissance de ces besoins et de ces limites se battit sur des attentions et des observations au quotidien de l'autre.

Alors certes, la jalousie est un poison qu'il nous faut combattre nous-même par un travail introspectif, mais quand on est amoureux c'est tout de même important de pouvoir compter sur l'autre (leS autreS) dans ces moments délicats. Donc pour moi la jalousie entre deux personnes se combat à deux, je ne laisserai jamais ma compagne seule face à ses démons sous prétexte qu'en tant que polyamoureuse c'est à elle de mettre ses émotions en accord avec ses choix.

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Siestacorta

le lundi 06 avril 2009 à 15h39

C'est juste...
J'ajoute quand même que c'est à chacun de décider quand il veut être aidé ou pas dans son travail sur la jalousie.
Sinon, il y a la possibilité que l'on entraîne un partenaire, qui nous suivra par amour, ou dira nous suivre... pour finalement ne pas avoir fait son chemin.

Mais ça reste très vrai, c'est un avantage énorme de pouvoir parler de ce qui ne va pas quand on est fidèle et non-exlcusif en même temps.

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