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Remise en cause et difficultés...

Jalousie
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Jey

le mardi 08 mai 2018 à 14h36

Bonjour à tous.

Si j’écris ce message c’est qu’un tourment de questions et de d’inquiétudes sont dans ma tête.

Je ressens un réel besoin d’échanger avec d’autres personnes pour avancer notamment sur ma « compersion » et vivre cela sereinement et ne pas perdre la tête...

Je vais vous raconter mon histoire et mon ressenti en détail.

J’ai rencontré ma compagne il y’a 2 ans, le coup de foudre fut immédiat et nos sentiments l’un pour l’autre sont toujours très forts. Quand je l’ai rencontré elle avait un enfant de 3 mois que je considère comme mon fils aujourd’hui. Nous sommes également en très bon terme avec son père. J’ai emménagé il y’a un an et changé de travail il y’a quelques mois pour me rapprocher de ma famille.

Ma compagne que je vais appeler « C » est une personne très ouverte. Au début elle m’a parlé de sa bisexualité. J’ai dès le début accepté cela et je lui ai fait comprendre qu’elle pouvait si elle le voulait voir des femmes en dehors de notre couple. Elle n’a jamais franchie le cap pensant peut-être me faire du mal. «  C » m’a clairement expliqué que le fait que j’aille voir d’autres femmes ne la dérangeait en rien. (Cette approche fut totalement nouvelle pour moi)

Décembre 2107
Au début du mois j’ai vu une fille une soirée, et le lendemain « C » à émit le choix que notre couple devienne totalement libre et qu’elle puisse voir d’autres hommes. Elle ne ne veux pas à avoir à « choisir » sa sexualité même en dehors du couple et trouve cela plus équitable ce que je comprend tout à fait. Après de nombreuses discussions et échanges je lui propose le 25 décembre 2017 d'ouvrir notre couple, une décision avec laquelle je ne me suis pas écouté, les ennuis, les questions et les réponses commencent alors...

Janvier 2018
« C » voit son premier partenaire 5 jours après l’ouverture du couple, qu’elle verra régulièrement. De mon côté je vois de temps en temps un autre femme. Nous enchaînons de nombreuses maladresses car nous avons commencé cette aventure sans avoir mis de règles au préalable, la porte est grande ouverte... je découvre par hasard ces profils sur les nombreux sites de rencontres, je panique, elle m’explique... je sombre dans une dépression. J’ai besoin alors de me confier, le dialogue avec « c » devient impossible et beaucoup de mes amis l’ont jugé elle ou moi. J’ai 3 heures de routes pour aller au travail chaque jours, la pression monte dans ma vie professionnelle, le dialogue entre ma compagne et moi est bien présent mais nous ne nous comprenons plus, notre « havre de paix » se transforme peu à peu en un lieu hostile... elle ne sait plus quoi faire et moi non plus mais nous avons découvert une chose importante...

« c » à une perception des choses totalement différentes des autres personnes. Elle est heureuse pour moi quoique je fasse, ne ressent aucune jalousie et surtout, la gestion des émotions est très compliqué pour elle, c’est une tempête permanente, une cocote minute près à exploser à tout moment. Elle se rencontre que les moments avec ses partenaires l’aide à faire oublier cette gestion émotionnelle et revient plus sereine. Nous avons donc mis le doigt sur un besoin au delà de l’expérience sexuelle... nos échanges deviennent de moins en moins qualitatifs, nous décidons de voir un psychiatre le 5 février...

Février 2018
« C » prend la décision d’arrêter le couple libre et me reproche de ne pas avoir pu prendre cette décision moi même. De mon côté j’étais perdu et j’avais peur soit d’être égoïste vis à vis d’elle si on arrêté, soit de devoir « subir » une décision qui me dépasse...
Nous allons chez le psychiatre...
Durant la séance il décèle chez « c » cette gestion des émotions compliqué et peu courante. Il lui proscrit des anti dépresseurs pour réguler son surplus de sérotonine.

Elle sombre alors dans une profondeur détresse... elle se déshumanise, ne ressent plus rien pour quiconque, elle est vide, elle ére dans les couloirs de la maison avec le regard vide... je décide de consacrer tout mon temps pour elle, j’annule toutes les activités et reste avec elle pour l’aider. Fin du mois nous décidons qu’elle arête le traitement...

Mars 2018
Nous nous retrouvons durant ce mois, mais « c » doit se retrouver avant tout... c’est calme... un soir elle m’avoue ne pas se sentir elle même, se sentir vide et me demande de faire un choix. J’ai 4h pour choisir...
Soit nous devenons exclusif, soit nous retentons l’expérience du couple libre. Après une longue discussion ensemble je décide de retenter l’expérience... j’ai pris en compte ces besoins avant tout (chose à ne pas faire) puis j’ai essayé de rationaliser la situation de manière globale... si je devais m’écouter réellement aucune des deux solutions ne me convient... soit nous arrêtons tout au risque que ça gestion des émotions deviennent compliquée soit nous mettons le pied dans le bain avec plus de recule... la solution sur laquelle je m’écoute le plus étant ce que nous avions convenu au début de notre relation... j’accepte de retenter.

Avril 2018
Elle échange avec quelques partenaires et passe une soirée avec un homme au début du mois... elle revient et me dit qu’elle a vécu une expérience SM... je m’écroule... nous en avions parlé auparavant mais sans rentrer dans les détails... il devient son « dom » officiel pour la protéger dans l’exploration de ce milieu, elle me demande mon avis pour chaque étape de découverte ce qui me touche beaucoup. Elle prend goût à cela et arrive à me convaincre de découvrir avec elle ce milieu (loin des clichés cinématographiques) et étonnamment très sain et respectueux. Elle me parle de lui, me dit que c’est quelqu’un de confiance. Je décide à ma grande surprise de le rencontrer pour échanger avec lui, il a acquit ma confiance et mon estime... c’est une choses que je n’aurais jamais imaginé auparavant, mais la boule au ventre était bien présente. j’ai également rencontré une autre partenaire mi avril avec qui je crée une certaine complicité mais dont j’ai souhaité être au claire avec elle sur la situation. La transparence avec tout le monde est une des règles de base... certaines maladresses sont encore vécues, le mois d’avril est très éprouvant et fatigant.

Je décide de voir un psychologue. Il soulève une conclusion intéressante me concernant. Mon psyché et mes sentiments acceptent la situation mais mes émotions la refuse et génère tout ce mal-être en moi... c’est pour cela aussi que je n’arrive pas à prendre de décisions ni à réellement m’écouter.

Je décide de prendre les choses en mains ! « C » me soutient dans mon parcours ! Je m’intéresse à la compersion, je squatte vos forums, j’achète un livre sur la gestion de la compersion de hypatia...

Nos échanges et nos moments s’améliorent, nous partageons de beaux moments ensemble mais je sens que ce n’est pas encore simple. J’ai l’impression de la « brider » dans son exploration et elle fait tout pour suivre mon rythme et me soutenir.

Mai 2018
Nous passons un week-end en amoureux qui fut parfait, nous déconnectons avec tout le monde et partageons des jours idylliques. Je me sens mieux, jusqu’à hier...
Elle passe la journée avec un nouveau partenaire et je passe la soirée avec une nouvelle partenaire. Je rentre dans la soirée et cette peur et cette boule au ventre ressurgit. Elle a également de besoin de tout partager avec moi et j’ai la fâcheuse tendance à poser des questions qui deviennent malsaine. Elle est triste de devoir retenir ce partage et je ne sais pas comment faire pour bien l’accueillir... elle me soutient dans mes avancés mais j’ai toujours une grande crainte de ne pas y arriver... je ne veux pas la perdre...

Pour résumer elle est compersive depuis quelques années, pour moi cet état et cette réflexion est totalement nouveau, je dois profondément changer pour avancer mais j’y crois, bien que ce soit difficile. « C » est «  secure » et moi « insecure » et nous croyons tous les deux à notre lien si fort et si spécial...

je lis vos discussions et je vous remercie pour vos échanges sur vos forums si constructifs, notamment « bonheur » qui de par ces réflexions m’aide a réfléchir.

Si une personne a vécu cela, si il a connu mon état, mes phases et a réussit à passer tous cela pour le vivre pleinement aujourd’hui avec sa moitié, alors j’aimerai au plus profond de moi pouvoir échanger avec cette personne.

Merci à tous pour votre soutient
JEY

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artichaut

le mardi 08 mai 2018 à 15h34

Bienvenue ici Jey.

Votre histoire donne l'impression parfois d'aller trop vite (J’ai 4h pour choisir...), de mettre la charrue avant les boeufs (sans avoir mis de règles au préalable), ou de chercher des solutions trop binaires (Soit nous devenons exclusif, soit nous retentons l’expérience du couple libre).

Mais le moins qu'on puisse dire, c'est que tu réfléchis, tu te poses des questions, tu tente des choses, etc. Alors bravo pour cela ! D'autres auraient baissé les bras depuis longtemps…
Alors oui ça pose plein de questions, et le chemin n'est pas toujours facile.

En revanche quand vous prenez le temps de vous poser (week-end en amoureux) c'est parfait, dis-tu. Alors j'aurais envie de dire : laisser vous du temps, ralentissez, ne vous forcez pas à vivre ou à vous raconter des choses. Et en priorité prenez soin de vous, séparément et ensemble.

Vous expérimentez plein de trucs, et en plus vous découvrez plein de choses sur l'autre et sur vous-même. Il est bien normal que ce soit le grand chamboulement affectif, intellectuel et relationnel. Ce chamboulement, laissez-vous le temps de le vivre et d'en savourer les changements.

Enfin je dis ça. Ce n'est qu'une hypothèse parmi d'autres.

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Jey

le mardi 08 mai 2018 à 16h02

Merci Artichaut pour ces mots d’encouragement.

C’est vrai que j’ai pas parlé de tout en profondeur tellement il y a dire. Ce qui est sur que nous échangeons de manière plus qualitative, on avance encore avec une part d’inconnues et j’espère pouvoir passer cela sereinement.

Je m’instrui, j’essaye d’avancer en travaillant sur moi même de manière profonde. J’espere y arriver mais je sais que le chemin va être long. Je travail sur ma compersion mais c’est devoir tout changer

Jey

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le mardi 08 mai 2018 à 16h41

Bonjour Jey,

Mes interventions sont à mon image, mais également pour qu'autrui en tire profit... que ce soit par la positive (je me reconnais dans les propos de bonheur) ou par la négative (je découvre que l'on puisse être ainsi).

Oui, avec mon mari, nous avons fait aussi ce constat : le milieu SM est sain et le respect y est également présent, très présent.

Cela fait 11 ans désormais que j'ai provoqué en mon mari une cassure : celle de ses rêves préconstruits d'idéal du couple mono. Comme toi, il lui arrive de ressentir des désagréments. La boule au ventre, il connait. Savoir que ce type de boule est contagieuse. Ce qu'il ressent, si d'autres émotions plus intenses ne viennent altérer voir aliéner cette empathie naturelle, je le ressens également. (hypersensibilité). Je suppose que la compersion vient en partie de cela : être proche d'une personne au point d'hériter de sa joie du moment.

Donc, oui, évidemment que compersion et boule au ventre peuvent survenir simultanément. Pour certains, l'intellect vient à la rescousse. Pour d'autres ce sera l'émotionnel. Si C ne ressent pas ta boule (immergée dans son bonheur) il faut la signaler par la communication.

L'hyperémotivité. Ce n'est pas dans les médocs qu'on en prend conscience et qu'on l'assume. Faire d'une personne un légume n'aide pas à se développer et à s'accepter suivant justement cette hyperémotivité, hypersensibilité...

La preuve, petite, ma mère me trainait chez des psy pour comprendre ce qui ne collait pas chez moi. Sauf que voilà, tout collait.J'étais juste différente. Et nous sommes nombreux à être différents. Je vais avoir 50 ans cette année, et à l'époque l'avancée sur les systèmes neuronaux et cognitifs n'étaient pas ceux d'aujourd'hui. Heureusement, on ne m'a jamais drogué (je ne peux appeler cela autrement).

Egalement, le polyamour, l'hyperétmotivité provoque évidemment des situations désagréables chez l'individu. L'important étant de pouvoir avoir une capacité de digestion puis de rebondir suffisante.

A ma pire période, celle où j'ai compris que l'homme pour lequel j'avais chamboulé ma vie, n'assumerait jamais son amour pour moi (malgré la main tendue de mon mari en un sens de polyamour, alors que nous ne connaissions pas ce terme). J'ai alors coupé les ponts et effacer ses coordonnées de tous les répertoires (y compris du tel de mon mari, seul fois où j'y ai fait intrusion). Je ne pouvais plus conduire sans pleurer, manger sans pleurer, m'endormir sans pleurer, être dans la rue sans pleurer, travailler sans me retenir (ou pas) de pleurer. Je suis allée à la pharmacie (hors de question que j'aille chez un psy pour me faire droguer) et la pharmacienne, femme merveilleuse, m'a écoutée, m'a comprise et m'a conseillé un traitement pour une courte durée [Sérénité : contribue à l'équilibre émotionnel et au bien-être général : B.concept nutri du groupe PlusPharmacie : www.pharmavie.fr] à base de plantes notamment le safran. C'est de la parapharmacie et pour moi, placebo ou non, ça a été efficace. Traitement de 1 à 4 mois que j'ai pris pendant 1 mois 1/2 environ. J'ai arrêté dès que possible. Ce genre de truc doit juste aider le temps de digérer et de se retrouver, pas devenir indispensable.

Voici une nouvelle que j'ai écrit durant cette période :

"UNE TOUTE PROCHAINE FOIS. Encore, pense la jeune femme. Encore et toujours. Pour combien de temps encore. Il n’y aura donc jamais de fin ! Un mot, une chanson, un film, un simple songe et le phénomène recommence. Elle le perçoit, essaye de penser différemment. De penser à autre chose. Peine perdue. Elle sent ses traits se crisper. Elle se force à ne pas soupirer, à ne pas changer le rythme de sa respiration. En même temps, son estomac se noue, un peu. Supportable. Ne pas y penser. Ça ne change rien. La boule se forme, toute petite, toute moyenne. Elle remonte, tout doucement. Le plus lentement possible. Elle grossit, c’est inévitable. Le point de non retour vient d’être atteint ! Chercher à se cacher. Prendre la fuite. Ne pas être vue. Vouloir être seule. Elle seule peut se comprendre. Tout lâcher, ne pas résister. De toute façon ça arrivera. Maintenant. Trop de monde autour d’elle. Résister. Et cette boule qui monte, qui franchit la gorge. Déglutir le plus discrètement possible. Respirer doucement. Ne pas s’énerver. Essayer de se détendre. Non, les muscles de son visage ne peuvent pas. L’expression ne doit pas être belle. Une sorte de grimace. Les yeux commencent à piquer. Ne pas les frotter. L’étape ultime s’amorce. Les yeux brillent. De trop. Personne ne la regarde. Tant mieux. Les larmes coulent. C’est fini… jusqu’à la prochaine fois."

Donc, oui, être émotif, sensible, empathique permet la compersion et seule une vrai libération intérieure permet de se comprendre, de se trouver. Admettre que l'on ne gère pas une émotion, mais qu'elle se gèrera d'elle-même. Ce qui provoque l'instabilité, c'est le rejet de l'intellect. Plus on tente d'anéantir l'émotion, plus elle s'amplifie. Mes lectures, nombreuses à ce jour, visait à une compréhension de toute mon intégrité et en particulier de cela.

Chez les hypers, l'amour est vécu comme une émotion. La preuve, ce sourire idiot et béa que je peux avoir, rien que de penser à quelqu'un. Sans me demander mon avis, il s'installe sur mon visage. Les perturbations comportementales provoquées par la présence de quelques personnes (et du coup, je fais des conneries, en particuliers quand je travaille). Quand il faut à la fois être dans la perturbation en question et s'auto-surveiller pour faire son travail sans boulette,...

Avec mon mari aussi, je suis parfois dans un état de "ça plane pour moi". Parfois mon mari me voit voler, mes pensées n'allant pas obligatoirement vers lui. Des fois même, je vole tout en étant blotti contre lui. Ce qu'il lit sur mon visage surpasse ses doutes, ses craintes, ses boules (parfois, pas toujours)

Jey, tu es humain et C aussi. Faites au mieux. Comme l'indique artichaut, donner vous du temps... parfois celui-ci est nécessaire à une digestion saine. Soyez dans le ressenti, et quand vous aurez des certitudes, des évidences, prenez ensemble le meilleur chemin commun.

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Jey

le mardi 08 mai 2018 à 16h58

Merci Bonheur Pour ces mots et cette réflexion. J’aimerai vous faire une longue réponse mais je dois malheureusement partir. Je ferai cela demain avec plaisir et merci encore de consacrer du temps pour des sujets aussi profonds et sensibles

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bonheur

le mardi 08 mai 2018 à 17h02

:-) Volontiers, que ce soit sur le site ou en mp (+)

L'amour est expansible, pas le temps qui s'écoule. Bon fin de journée alors. Demain j'aurai une grosse journée de travail. Sans doute à jeudi, donc puisque je ne travaillerais pas toute la journée.

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alinea7

le mercredi 09 mai 2018 à 16h18

Jey, je suis moi-même en cours d'évolution et même si je sens que je suis en bonne voie je ne me sens pas légitime d'indiquer un mode d'emploi pour devenir polyamoureux. D'abord parce que le travail à faire est tellement personnel que je doute qu'une recette universelle existe.
En revanche je peux peut-être t'indiquer ce qui m'a aidée.

Cette discussion m'a parue pleine de bons conseils, notamment j'ai retenu ce post de Kuoni :

Kuoni
Salut et bienvenue à toi Yuzu !

Je viens de lire TOUS vos posts. Bon dieu, c était long.

Pour info, je suis moi même mono et poly-acceptant. 30 ans, marié, 2 enfants tout pitits.

J ai quelques réflexions.

J ai trouvé un paradoxe au polyamour.

Dans un couple mono, il est possible de vivre en ne pensant qu à l autre... En ayant pour but de le rendre heureux, quitté à s effacer. Beaucoup passent leur vie à faire ça.

En polyamour, pour que ça marche, il faut avoir pour principal soucis son propre bien être. Refuser les "compromis" qui te posent un problème. Être capable de dire non, ou de poser ses limites.

Si tu indiques que quelque chose ne te convient pas, et que l autre le fait quand même. Vous avez un problème.

Si tu intellectualises ça en te demandant s'il est légitime que tu lui refuses ça, vous avez un problème.

Le fait que tu ne supportes pas quelque chose légitime que tu tapes du poing sur la table pour ça.

J ai souffert les... 8... Ou 10... premiers mois ou je suis devenu poly acceptant. Malgré moi, je pensais au bonheur de ma chérie, je faisais des efforts pour lui autoriser des choses qui me blessent.

Je me disait que ça la rendait heureuse, donc qu elle serait reconnaissante envers moi, et que ça me serait bénéfique, etc...

Et c est faux. L autre ne "comprends" pas la valeur des sacrifices que tu fais à leur juste valeur, et ne pourra jamais te rendre la reconnaissance que tu attends, parce qu il évolue dans un cadre différent, avec d autres inquiétudes.

J ai commencé à revivre et à apprécier la situation quand j ai compris la nécessité de taper du poing sur la table, et de fixer les règles, quand je me sentais mal vis à vis de quelque chose.

Ça a été mal reçu sur le Moment, (car un retour en arrière, pour mon épouse), puis on a évolué vers quelque chose de beaucoup plus respectueux. Sans tabou. Une règle simple : exprimer chaque contrariété que l on ressens, et les respecter.

Actuellement, tu agis comme je le faisais au début. Tu prends sur toi sans arrêt parce que tu veux que ton mari soit heureux. Pour toi, et pour tes enfants. Tu emmagasine toute la frustration générée par SES choix pour le bien familial, et tu t'effaces. Parce que tu veux être une bonne personne.

Et de ce fait, tu es une mère malheureuse pour ton mari et tes enfants. Au final, ça fait deux parents malheureux.

Tout ça, c est mon avis, bien sur. Mais si je devais donner un conseil, c est d écrire ta liste de règles. Ce qu il peut , ou ne peut pas faire. Avec des conséquences s il les trahis.

Pour moi, je quittais la maison et mon épouse si elle ne respectait pas tout simplement mes conditions.

Après tout, c est elle qui veut changer la structure familiale. C est à elle, d assumer.

A commencer par révéler ton existence à ses compagnes, puisque cela te blesse au plus haut point. Mentir à ses amies pour cacher l existence de la femme qu il aime, personnellement, je trouve ça odieux et totalement irrespectueux de toi (dans le cadre du polyamour, en tout cas).

Et enfin, pour ce qui est du regard des autres, de tes proches, ça m'a empoisonné pendant des mois. J étais honteux que les autres découvrent la situation.

Ça s est réglé en même temps que le reste.

J ai imposé mes conditions => elles ont été respectées => j ai commencé à me sentir beaucoup mieux => à être fier de cette situation et de ma nouvelle ouverture d esprit => à ne plus être affecté par le regard des autres => à supprimer des conditions que j avais initialement posé, et qui désormais, n'avaient plus d importance pour moi.

Et ça continue.

Dans ta situation, tu n es actuellement pas du tout respectée (et certainement en grande partie par ta faute, qui ne te permets pas d'imposer tes conditions.). Il est donc normal que tu le vives mal.

PS : évite de demander conseil aux gens autour de toi. Ils ne peuvent pas comprendre et ressentent ta tristesse. Leurs conseils seront toujours de retourner à une vie mono, quoi qu il arrive.

La solution poly n existe simplement pas dans la tête des gens. Elle est pourtant réelle.

Bonne chance, et désolé pour le pavé u.u

Je suis désolée je n'ai pas trouvé comment mettre un lien vers un post en particulier donc je l'ai cité directement.

Finalement je ne résiste pas à t'écrire quelques mots sur ce qui m'a aidée jusqu'ici : la première règle pour moi a été d'arrêter de m'identifier à mon partenaire ou à notre relation, et commencer à habiter ma propre personne, à identifier comment prendre soin de moi individuellement (ce qui rejoint le post cité). Pour moi la compersion passe par là : je peux être bien du bonheur externe de mon partenaire si je suis équilibrée en son absence, si je me sens en harmonie avec moi même seule. Parce qu'alors ce qu'il vit ailleurs ne m'enlève rien. Au contraire : on peut être bien avec soi-même, on peut réaliser sur le chemin qu'on a besoin de ce temps pour soi, pour se retrouver, se découvrir, se développer, etc. Et ces moments vécus individuellement alimentent la relation.

J'ai aussi réalisé que toute ma vie ne dépend pas du maintien de notre relation. Que si elle se termine ce sera très dur mais considérant ce que nous avons vécu ce ne serait déjà pas un échec mais une très belle histoire. Je ne serais pas indifférente à une séparation (très très loin de là !!) mais cette façon de penser me permet de lâcher un peu prise sur chaque événement, en arrêtant de tout connecter à ce que ça peut représenter de positif ou nocif pour l'avenir de notre relation...et donc je respire mieux.

Voilà, j'espère que ça t'aidera un peu. Ce n'est pas une mince évolution. Prends soin de toi.

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Yuzu

le mercredi 09 mai 2018 à 20h28

Alinea7 , je suis tout à fait d'accord avec toi les conseils sont vraiment super :-)

C'est aussi en me détachant de la relation et de la dépendance que j'en avais que j'ai réussi à vivre la relation pour ce qu'elle était vraiment : du temps avec l'homme que j'aime. Maintenant j'arrive à me dire que s'il en aime une autre ça n'implique pas la fin de notre histoire et que si elle devait se terminer alors ça serait car ça ne nous convenait plus.

Je suis aussi très sensible et la moindre reflexion peut me faire partir en vrille dinc c'est un travail quotidien sur moi pour prendre de la distance. Bonheur m'a aussi beaucoup aidé notamment dans une de ses reflexions ( très cash et directe) :

Bonheur Il te manque, je dirais, Yuzu, une personnalité propre.

C'est à ce moment que je le suis rendue compte que j'avais laissé trop de mes occupations et mes passions dans la monotonie de tous les jours.

Aujourd'hui en discutant régulièrement avec les deux autres personnes concernées et en regardant les besoins de chacun on trouve des solutions :-)

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alinea7

le mercredi 09 mai 2018 à 21h05

Yuzu
C'est aussi en me détachant de la relation et de la dépendance que j'en avais que j'ai réussi à vivre la relation pour ce qu'elle était vraiment : du temps avec l'homme que j'aime.

(+) :-)

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bonheur

le mercredi 09 mai 2018 à 21h08

Yuzu
(très cash et directe)

Ca m'arrive parfois, en effet. Je ne suis pas parfaite, loin de là :-/

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Yuzu

le mercredi 09 mai 2018 à 21h23

C'est ce qu'il m'a fallu pour que j'ouvre les yeux donc je ne m'en plains pas ne t'inquiètes pas Bonheur :-)

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bonheur

le mercredi 09 mai 2018 à 21h53

:-)

Je suis à la fois très sensible et à la fois j'ai un caractère très trempé. Ca peut en effet donné ça. Et encore, j'ai beaucoup évoluée durant ces 11 dernières années. J'aime offrir le bien autour de moi. C'est devenu une seconde nature et parfois des parasitages... qui peuvent s'avérer opportun et tant mieux. Il est vrai qu'être toujours dans le bisounours, peut desservir.

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Jey

le mercredi 09 mai 2018 à 22h26

Bonsoir à tous ! Tout d'abord je suis impressionné par ce sentiment de solidarité chez vous tous. Vos réactions et témoignages sont très intéressants et l'on sent votre volonté d'aider les autres dans ce voyage.

Merci Alinéa7 je sais qu'il n'y a pas de méthodes miracle, c'est avant tout une introspection, un changement de perception et une nouvelle manière de gérer ses émotions. Ton témoignage me rappel moi il y'a quelques semaines, certains points sont encore présents et d'autres marquent une avancé motivante.

Aujourd'hui la sensation de sécurité dans mon couple n'est pas forcément présente à 100% (de mon point de vu et contrairement à ce que me souligne ma compagne). Clairement aujourd'hui certains points de faiblesses sont encore présents telles que la "comparaison", "l'inconnu", l'incertitude"... La notion de fatalité et de "subir" les événement commence à ce dissiper. J'ai néanmoins encore une fâcheuse tendance à me victimiser mais cela est sans doute lié à ma perte de confiance en moi...

J'avance mais c'est long... merci à tous, n'hésitez pas à échanger vos points de vus tous aussi constructifs les un que les autres

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bonheur

le mercredi 09 mai 2018 à 23h09

Jey
Aujourd'hui la sensation de sécurité dans mon couple n'est pas forcément présente à 100% (de mon point de vu et contrairement à ce que me souligne ma compagne). Clairement aujourd'hui certains points de faiblesses sont encore présents telles que la "comparaison", "l'inconnu", l'incertitude"... La notion de fatalité et de "subir" les événement commence à ce dissiper. J'ai néanmoins encore une fâcheuse tendance à me victimiser mais cela est sans doute lié à ma perte de confiance en moi...

Un dernier mot avant d'aller me coucher.

Cette sécurité ne sera peut être jamais à 100%. En tout cas, je ne pense pas que ce soit par exemple le cas de mon mari. Il n'accepte pas non plus à 100% et je ne le lui demande pas. Il faut faire suivant ce que l'on peut et surtout suivant qui l'on est.

Mon mari a été à une époque dans la comparaison. Je lui ai démontré que c'était idiot. Dire "il est plus jeune que moi" (ben ouais, c'est un constat, mais qui prouverait quoi ?) ; "il est plus grand que moi" (ben ouais, 1m95 on peut faire mieux, mais là ce n'est pas le cas, et alors ?) ; "il est..."

Quand mon mari tombe dans le travers de la victimisation, je lui demande si sa coquille ne serait pas en train de se fissurer, juste un peu. A une époque je l'avais surnommé Caliméro :-D

Nous avons beaucoup utilisé l'humour. Ca allège un peu le côté désagréable des discussions. La dérision, pris comme telle, fait du bien. (+)

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Jey

le mercredi 09 mai 2018 à 23h22

Bohneur

En effet aborder ces phases de questionnements et de baisse de moral avec humour est une approche plus agréable et intéressante ;) sur ceux bonne nuit à toi et merci encore

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Jey

le vendredi 11 mai 2018 à 08h54

Cette semaine fut très difficile entre ma compagne et moi... nous avons pourtant passé du temps avec nos partenaires en espérant nous retrouver, mais mon mal être a pris le dessus dès lundi, ma jalousie étant encore bien présente générant de la tristesse... ma femme étant HPE et empathique, elle a craquée m’avouant qu’elle n’a plus les épaules pour encaisser ma douleur... elle m’a demandé d'envisager une séparation si je persiste à être malheureux ou si je ne me retrouvais plus dans le couple libre... nous avons construit tellement de choses ensemble et en prévoyons plein d’autres. J’ai une volonté énorme de gérer cette jalousie, je ne sais plus quoi penser

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artichaut

le vendredi 11 mai 2018 à 10h14

Jey
elle m’a demandé d'envisager une séparation si je persiste à être malheureux

Il semble y avoir du travail à faire des 2 côtés.

Toi pour travailler sur ta jalousie et ce qu'elle signifie (mais cela peut-il se faire autrement que lentement ?).
Elle pour accepter que ton malheur n'est pas le sien (l'empathie positive est-ce vivre les émotions de l'autre, ou plutôt entrevoir ce dont il a besoin ?).

La fuite en avant et les ultimatums ne mènent pas à grand chose, à mon avis…

Jey
passé du temps avec nos partenaires en espérant nous retrouver,

Je ne suis pas certain de comprendre cette phrase.
Mais je ne suis pas sûr que ce soit en passant du temps avec un.e partenaire qu'on se retrouve. Enfin ça dépend surement de notre caractère. Moi c'est uniquement en passant du temps seul, que je me retrouve. Et pour retrouver une personne, j'ai besoin : de passer du temps seul + de retrouver cette personne (jamais de retrouver quelqu'un d'autre). —mais peut-être j'ai juste mal compris la phrase…

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bonheur

le vendredi 11 mai 2018 à 13h22

Je rejoins artichaut. Et oui, ce n'est pas en allant voir ailleurs que l'on consolide ce qui doit l'être à deux.

Attention, évoluer dans une dynamique commune ne veut pas dire les deux de la même façon. Séparément, chacun-e à sa façon, mais côte à côte.

Je confirme que avoir de l'empathie n'implique que l'on endosse les émotions des autres, mais que l'on en tient compte. Chacun-e doit s'auto prendre en charge, en compagnie de l'autre, certes, mais ne pas endosser ce qui ne nous appartient pas.

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Jey

le vendredi 11 mai 2018 à 15h27

Merci Artichaut et Bohneur

Merci pour vos témoignages, en effet je ne penses pas que le fait de voir nos partenaires ai été un prétexte, juste que nos rares moments en couple cette semaine étaient pleins de tensions et de tristesses avec des dialogues non constructif, des pleurs, une distance... Mais elle me soutient dans mon avancé, elle m'encourage et me rassure. Mais plus souvent quand je vais bien et que je mets mes sentiments néfastes, ma jalousie ou ma tristesse en "off". Nous passons alors des moments idylliques. heureusement ils sont plus présents qu'auparavant mais reste encore trop rare en ce moment :(

Ce week-end elle voit sont partenaire et je passe le mien entouré d'amis, nous espérons nous retrouver et renouer un dialogue sain dimanche.

Je ne veux pas perdre mon couple et ma famille et elle non plus, ses efforts sont énormes pour moi et inversement, juste notre perception et gestion des émotions n'est pas la même ce qui créer certaines incompréhensions ou maladresses.

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bonheur

le vendredi 11 mai 2018 à 16h52

Alterner des moments de bonheur et des moments émotionnels surchargés, est normal. Jey, as-tu lu mon mp ? Elle doit être lisible directement dans ta messagerie, celle que tu as indiqué lors de ton inscription.

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