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Je n'arrive pas à accepter

Jalousie
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MMaddy (invité)

le lundi 23 juin 2014 à 14h39

Bonjour à tous,

Ce qui va suivre n'est que l'énième témoignage d'une "mono" qui doit accepter le fait que son compagnon est "poly"... j'ai déjà longuement parcouru ce forum, lu beaucoup de choses qui s'apparentaient à ce que je ressens en ce moment. Je n'attends aucune solution miracle mais souhaite simplement partager ce qui m'arrive, à des gens qui pourront le comprendre (car évidemment, il n'est pas pensable de le faire dans mon entourage ; les seules personnes à qui j'en ai parlé et que j'estime ouvertes d'esprit ont n'ont eu que des réactions choquées et incompréhensives).

J'habite depuis bientôt 4 mois avec un jeune homme que je connais depuis un peu plus d'un an. Je savais qu'il était polyamoureux, ce fut même l'une des premières conversations que nous avons eu. Jusque là il n'avait jamais eu que des relations mono, et lorsque nous avons commencé à être ensemble, j'ai bêtement et injustement pensé que ça lui passerait, que je lui suffirais si nous avions une relation stable et équilibrée... après tout, il n'avait jamais "testé" ! Lorsque nous avons commencé à en discuter ensemble, j'ai beaucoup pleuré, rien qu'à imaginer la situation. Je ne voulais pas le priver de sa liberté, et je ne lui ai rien imposé, à aucun moment. La situation me faisait néanmoins souffir. Lui n'avait pas changé d'avis, bien au contraire. Mais il n'avait rencontré personne et donc mes craintes se sont un peu apaisées avec le temps.

Nous avons une relation très profonde, comme je n'en ai jamais eu auparavant avec personne, même avec ma famille ou mes amis. Nous prenons bien garde à nous respecter le plus possible, et quand ça dérape, nous en discutons immédiatement. Je suis hypersensible et lui colérique, ce qui rend parfois les choses difficiles... mais cette communication omniprésente fait que ce que nous vivons est, à mon sens, exceptionnelle. Je pensais que c'était ça qui lui manquait, et qu'il n'aurait pas besoin d'autre chose.

Le fait est qu'il y a deux semaines, il a commencé à m'en parler plus souvent. Il me disait qu'il désirait les femmes qu'il croisait dans la rue, qu'il commençait à avoir réellement envie, besoin même, de cette liberté qu'il sentait réprimée par ma faute (il me l'a dit sans reproches). Une fois de plus j'ai pleuré, j'ai eu mal. Mais, comme depuis le début, je lui ai dit qu'il pouvait faire ce qu'il voulait, que jamais au grand jamais je ne lui imposerais de m'être exclusif. Malgré tout je n'arrivais pas à comprendre ce besoin que moi je ne ressentais pas - même si je voulais de toutes mes forces pouvoir le faire. Après plusieurs conversations, pleurs et colères, il a réussi à m'expliquer les choses de manière à ce que je les comprenne ; et aussi à quel point ça pouvait être injuste, que les choses qui le rendent heureuses lui doivent systématiquement faire souffrir d'autres personnes. Sans entrer dans les détails la mort de son père il y a 4 ans l'a fait ouvrir les yeux et lui a fait faire des progrès dans son cheminement personnel et dans sa recherche du "vrai", de "l'authentique". Un cheminement que je n'ai pas effectué, n'ayant pas le même parcours, et je suis parfois un peu en décalage avec lui. J'ai pourtant l'impression d'être ouverte, curieuse et à la recherche de ce même idéal... le concept du polyamour me paraît même très beau, et j'aimerais pouvoir l'embrasser. Je m'intéresse beaucoup au veganisme/crudivorisme, à la façon d'être plus sain dans son corps et dans son esprit, et le polyamour me semble faire partie de ce tout...

Peu après ça je suis retournée chez mes parents pour une semaine (c'était prévu bien avant, je ne suis pas partie à cause de ça) et j'ai médité sur le sujet... longuement. J'ai eu l'impression d'être plus en paix, d'être capable de ne pas en souffrir. Je suis rentré chez mon copain (c'était il y a deux jours) et je le lui ai dit.
C'est là qu'il m'a avoué qu'il avait rencontré quelqu'un. Il me l'a dit avec un sourire calme, serein, heureux. Ca a été un véritable choc... je ne m'y attendais pas, pas du tout. Je me suis sentie blessée, trahie (bien que je ne l'étais pas dans les faits). C'était la première fois que nous nous séparions "aussi longtemps" (une semaine donc) depuis que nous habitions ensemble. Une toute petite semaine, et à peine étais-je partie, qu'il s'est rué sur des chats et des sites de rencontre pour rencontrer quelqu'un d'autre (c'est vraiment ce qui s'est passé). Il n'a fait que discuter avec elle, marché 3h en ville selon ses dires. Mais je sais que ça ira bien plus loin. Elle a 18 ans, un an de moins que moi (lui en a 26) mais elle est très informée sur le polyamour, le veganisme, la permaculture... des sujets que j'aborde tout juste et qui font partie du mode de vie que veut mon compagnon.

Depuis avant-hier je ne dors plus, je ne mange plus. Je pleure en permanence. J'ai toujours été un peu insomniaque mais avec lui j'ai toujours bien dormi... et je suis une grosse gourmande, j'ai même tendance à avoir des accès de boulimie quand je vais mal. Mais la douleur est au-dessus de ça et avaler une seule bouchée de nourriture est un calvaire malgré la faim. J'y pense en permanence, incapable de me changer les idées, et même quand j'ai l'impression de ne pas y penser j'ai une douleur, une pression terrible dans la poitrine. Je n'arrive pas à comprendre... pourquoi je ne peux comprendre. Alors que je le rationnalise très bien, au niveau de mon cerveau tout est clair mais le coeur ne suit pas. Je n'ai pas à lui en vouloir car nous étions clairs sur le sujet dès le début, que je savais que ça arriverait un jour ou l'autre... mais je n'imaginais pas ça si tôt. Pas du tout.
Et je culpabilise de ne pas être capable de ressentir de la joie pour ce qui est en train de lui apporter du bonheur. Il a l'air si heureux de me raconter ce qu'il se passe avec elle, et je reçois chacune de ses paroles comme des coups de poignards. Je me dis que je ne l'aime pas de la bonne façon, d'une manière narcissique, égoïste et possessive.

Il faut dire que j'ai tout lâché pour lui ; boulot, amis, famille. Nous habitons actuellement dans un 16m², avec pour seuls revenuq un RSA et un peu d'argent que m'envoient mes parents. Je suis seule dans cette ville que je ne connais pas, je n'ai que lui pour l'instant. La seule explication à cette douleur si intense c'est que je me sente abandonnée... mais de ce côté-là il se montre très rassurant et prévenant, et m'accompagne, je ne me sens pas moins aimée... pour l'instant. Ce qui me fais peur c'est que je ne sais pas comment va évoluer la situation... il se dit lui-même très "immature" sur le sujet. A quelle fréquence va-t-il fréquenter d'autres femmes, combien... quelle place vais-je finir par avoir ? Voudra-t-il une relation principale avec moi puis des secondaires ? Ou instaurer une sorte d'égalité entre toutes... je ne sais pas, il ne sait pas, on ne pourra que le savoir avec le temps. On voulait chercher une maison ensemble, mais j'ose de moins en moins me projeter, la situation me paraît si instable... lui le veut toujours mais j'ai peur. J'ai vraiment peur.

Cette nuit nous avons eu une grosse dispute, et ça a été si fort qu'à côté cette histoire de fille qu'il voit m'a paru complètement ridicule. Je me suis sentie ridicule de remettre notre si belle relation en question pour si peu. Je l'aime et je veux pouvoir tout accepter... mais plus tard en me réveillant la douleur est revenue. Je n'ai pas pu assez dormir, je n'arrive pas toujours à manger. Je sais que ça ne fait que deux jours mais après avoir lu que certains "mono" souffrent pendant des années de cette situation... je ne veux pas vivre ça. Il n'en est pas question. Il n'est pas non plus question de restreindre sa liberté et de l'enchaîner (pour l'instant il m'a dit qu'il allait se consacrer rien qu'à moi le temps que je me sente mieux, mais ça n'est que temporaire bien évidemment). Et je ne veux pas le quitter non plus... j'ai un peu la sensation d'être prise au piège. Soit j'accepte très très vite la situation soit je pars. Je ne devrais pas "subir" autant la situation... on accepte pas quelque chose en se faisant violence, mais en y méditant posément et en laissant les choses venir à soi naturellement, à mon sens.

Désolée pour le pavé, et merci à ceux qui m'ont lu/survolé.

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sielane

le lundi 23 juin 2014 à 15h10

Bonjour Mmaddy. D'autre que moi seront plus a même pour t'accompagner car l'écrit n'est pas mon fort. Comme je t'imagine derrière ton PC, je me permet juste d'entendre ta douleur et te souhaite d'avancer sur un chemin qui te rendra heureuse.
Juste une remarque sur la qualité de ta relation que tu as avec ce garçon. Quand je t'ai lu j'ai ressenti un lien entre la profondeur de votre relation et le fait qu'il soit en recherche d'autres idéaux que ce soit dans ses relations mais aussi des autres modes de vie. Peut être que cet homme sans ses idéaux ne t'apporterais pas cette profondeur.
Ma réflexion ne t'aidera peut être pas a accepter ce que tu vis actuellement mais t'aidera toutefois a savoir pourquoi tu l'aimes.
Enfin je ressent que ton amoureux souhaite te laisser du temps et te rassurer. Prends cela comme un don et une preuve d'amour.
N'oublies pas de lui parler de ce que tu ressent c'est souvent ce qui aide tant dans le dialogue que de sa propre évolution.
Je te souhaite plein de courage mais déjà être ici et être intervenu montre que tu en as.

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aviatha

le lundi 23 juin 2014 à 15h22

Si tu as déjà bien parcouru le forum, tu as dû déjà tomber sur mon sujet, savoir comment je vis les choses et ce que j'en pense, et je n'ai pas à m'étendre plus là-dessus. Je tiens simplement à revenir sur ta dernière déclaration "on accepte pas quelque chose en se faisant violence, mais en y méditant posément et en laissant les choses venir à soi naturellement, à mon sens".
C'est en partie vrai, sinon ça ne s'appelle pas "accepter" mais "tolérer". Tu oublies juste une possibilité : parfois, on accepte jamais. Il y a des choses qui pour nous sont inacceptables, quoi qu'on y fasse, même si on en a très envie et nous sommes tous très différents là-dessus, c'est comme les allergies, certains n'en ont pas, d'autres en sont perclus. Et comme pour les allergies, si on se fait violence, au bout d'un moment, c'est le corps qui dira que ça suffit.

Repose-toi, fais la cuisine (ça aide à manger ensuite, je t'assure), arrête de t'en vouloir d'être qui tu es (après tout, il t'a choisie comme ça, si ça ne lui allait pas il n'avait qu'à pas se mettre avec toi), et accepte l'idée que l'amour ne fait pas tout en matière de souffrance (il y a des limites à ce qu'un être humain peut supporter et elles sont parfaitement légitimes). Prends bien soin de toi

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Katouchka

le lundi 23 juin 2014 à 16h41

La réponse est dans le titre. Tu n'arrives pas à l'accepter.
Tu ne te poses même pas la question: comment puis-je accepter? Tu es claire avec toi même.
C'est marrant parce qu'on dit souvent aux polys qu'il veulent le beurre, l'argent du beurre et ... Bref, bah là c'est toi. Tu voudrais l'avoir et qu'il ne soit pas poly. Ce serait comme vouloir une banane sans le goût de banane.
En plus, là il y a de quoi souffrir doublement, parce que bien qu'en sachant qu'il était poly, tu t'es dit qu'avec toi il ne le serait plus. Mais non. Donc ton égo doit souffrir en plus de cet "échec".

J'ai pas vécu la même histoire mais j'ai dû, moi aussi, accepter que mon compagnon soit polyamoureux. Et bien je vais te dire, contrairement à toi, je voulais l'accepter, ça ne m'a pas empêché de souffrir. J'ai dû tout remettre en cause, toutes mes croyances, toutes mes illusions. C'était carrément la galère. Alors un conseil, si tu ne l'acceptes pas, accepte le (que tu ne l'acceptes pas) et pars avant de souffrir d'avantage ou... décide de l'accepter, mais dans ce cas là, fais le pour toi, pour ce que cela va t'apporter à toi. Si tu ne vois pas ce que cela peut t'apporter alors cela me paraît inutile... Déjà quand je lis: j'ai tout lâché pour lui, ça me hérisse le poil. Tu devrais faire les choses pour toi: c'est ta vie!!!
J'dis ça... j'dis rien...
Bon courage.

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MMaddy (invité)

le lundi 23 juin 2014 à 17h20

sialane : Merci beaucoup pour ton message. Effectivement, ces convictions qui font de lui ce qu'il est apportent beaucoup à notre relation, à ma propre réflexion et à mon cheminement personnel. Le polyamour en fait partie. Et même si je sens que mon coeur en souffre beaucoup pour l'instant, j'ai tout de même le sentiment qu'il est assez grand pour accueillir ce concept si je m'en laisse le temps... et c'est justement le temps, sa patience et la mienne qui nous le diront. Je me sens déjà bien mieux et soulagée d'avoir pu l'écrire et d'échanger avec quelqu'un d'autre que lui (sur ce sujet).

aviatha : En effet, je l'ai lu... pas encore les 16 pages mais le sujet est ouvert dans un de mes onglets et je lirais la suite quand j'aurais le temps ! Je me souviens que tu avais dit avoir rencontré l'autre fille et je me suis demandé si je ne ferais pas mieux de faire de même (il me l'a proposé)... peut-être que de constater de moi-même que c'est quelqu'un de bien qui rend mon copain heureux, sera bénéfique pour mon avancée dans la compréhension. Mais ce que tu dis est vrai ; peut-être, qu'avec le temps je vais pouvoir réussir à tolérer, mais ça signifie prendre sur moi, me faire violence, me cacher sous des mensonges et des illusions. La seule manière de pouvoir continuer cette relation c'est que je puisse accepter réellement et entièrement, j'espère juste que j'essaie de la bonne façon.

Katouchka : Je me suis mal exprimée ou tu m'as mal comprise. Bien sûr que je me pose la question ! Pour l'instant je n'arrive pas à l'accepter... mais si je ne comptais pas le faire je ne serais pas ici à en parler, à lire, à me renseigner. C'est tout le problème qui m'agite en ce moment. C'en est presque contradictoire. Dans ma tête, c'est clair et logique ; notre relation m'apporte tellement, les moments passés avec lui sont si beaux et j'ai tellement appris, ce serait stupide de tout gâcher pour quelque chose qui, en plus et surtout, lui permet d'être heureux et plus épanoui ! C'est ce qu'il est et je le sais, c'est aussi sans doute ce qui fait que je l'aime. Et comme je l'ai répété maintes fois plus haut je ne lui ai jamais demandé de m'être exclusif.

Pour ce qui est de l'ego, il y a sans doute une part de vrai. Mais je pense aussi qu'à l'époque où il m'en a parlé je n'ai pas bien cerné du tout le polyamour. Même maintenant ce n'est pas simple, parce que je constate de plus en plus que il y a plein de façons de le vivre. C'est dernièrement que j'ai réellement pu comprendre ce qu'il en était pour lui, ce que ce n'était pas par caprice, pas parce qu'il n'était pas épanoui dans notre relation, pas qu'il ne m'aimait pas, pas qu'il se lassait de moi, ect. Et mon ego s'en est retrouvé apaisé (ce qui n'empêche pas d'avoir mal).

Quant au fait que "j'ai tout lâché pour lui"... je comprends ce que, dit comme ça, ça peut sous-entendre. J'aurais dû dire "j'ai tout lâché pour lui et pour moi" ; sans entrer dans les détails je n'étais pas épanouie dans ma situation et le rejoindre a été ma solution, que je ne regrette pas même s'il y a encore beaucoup d'ajustements à faire.

En tout cas merci à vous trois pour vos réponses.

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(compte clôturé)

le lundi 23 juin 2014 à 17h22

Tu vis avec lui depuis 4 mois et ça fait un an que vous vous connaissez...

Votre relation est profonde et exceptionnelle.

Je dirais seulement que votre relation est récente et que vous avez tout à découvrir l'un de l'autre. Aussi, croire que l'on pourra être TOUT pour l'autre, à mes yeux, ça relève un pas mal du mythe. Il ne t'a jamais rien caché, ce que beaucoup d'autres auraient fait, et certains s'en accommodent très bien. Si votre relation est si belle, c'est justement parce qu'elle repose sur l'honnêteté. Cela reprend un peu la réponse de Sielane. Un couple, c'est avant deux personnes séparées, alors je ne répéterai pas ce que Katouchka a si bien expliqué.

En conclusion, je plussoie Aviahta, car si quelqu'un a compris cela, c'est elle : PRENDS SOIN DE TOI.

Ici est un espace de dialogue mais aussi d'expression, alors soit la bienvenue pour t'exprimer, pour échanger, tout simplement, avec ta sensibilité et ton <3 .

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(compte clôturé)

le lundi 23 juin 2014 à 17h22

Oups ! nous avons postés simultanément :-D

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MMaddy (invité)

le lundi 23 juin 2014 à 19h41

C'est vrai que je suis encore très jeune, et que ça peut paraître un peu naïf et aveugle de l'affirmer ! Mais j'ai eu une relation qui a duré 4 ans avant, une relation fusionnelle et passionnée (mais aussi malsaine) avec un garçon que j'aimais à la folie et avec qui je partageais une complicité très forte. Malgré tout je n'avais pas cette profondeur que je vis actuellement avec mon compagnon. Et oui, c'est peut-être un mythe, mais j'ai, personnellement et pour l'instant, le sentiment de n'avoir vraiment besoin que de lui (au niveau émotionnel, pas sur les autres plans)... est-ce dû au fait que notre relation soit récente ? à un conditionnement ? Je ne sais pas. Ca évoluera, ou pas. Même si je les utilise par souci de commodité je n'aime pas vraiment les mots "mono" ou "poly" ; à en lire certains sur le forum, on est soit l'un soit l'autre ! Je n'ai pas envie de m'enfermer dans une de ces cases, il est toujours possible que j'évolue par la suite. Surtout qu'en ce qui me concerne, j'ai l'impression que la gêne provoquée par le fait qu'il voit d'autres femmes est vraiment dû à des normes... Qu'il partage des moments avec d'autres filles, que ce soit des moments de discussion ou de tendresse (câlins par ex), ça me va tout à fait. Là où ça coince c'est le fait qu'il puisse avoir des gestes d'amour (baisers, relations sexuelles, ou même des "je t'aime"). Tout ça parce qu'on nous a toujours inculqué le fait que c'est réservé aux couples, point barre ! Je sens beaucoup d'ego là-dedans et je veux vraiment m'affranchir de ça. Et si j'en ai conscience je devrais en être capable, même si c'est irrationnel (je refuse de croire qu'à terme je ne puisse rien y changer).

Si il a été honnête par rapport à ce mode de vie, il savait aussi que je ne partageais pas son point de vue. C'est ce qui aurait pu faire qu'on ne vive jamais ensemble, après tout ce n'est pas négligeable ! On a espéré chacun de notre côté que l'autre change. Et pour les raisons que j'ai évoqué quelques lignes plus haut j'espère être capable de ce changement, et que la tristesse profonde et intense que je ressens en ce moment ne fera pas trop de dégâts.

Merci pour cet accueil, ça me fait vraiment chaud au coeur !

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(compte clôturé)

le lundi 23 juin 2014 à 20h22

Tu sais MMaddy, être poly c'est quelque chose que l'on a en soit, ce n'est pas toujours "conceptuel". Moi aussi, je déteste les cases sauf qu'il faut bien se comprendre. Moi je suis monosexuelle et polyaffective. J'ai une sexualité aboutie qu'avec mon conjoint et de la tendresse et des câlins avec d'autres personnes pour qui j'ai réellement un élan amoureux (je ne sais comment décrire, chaque amour est unique). Par contre, je peux offrir des baisers et dire "je t'aime" puisque c'est la vérité. S'affranchir de cela, c'est accepter d'avoir un comportement naturel, honnête et vivant envers autrui. Quand aux cases, nombreux sont les poly qui ne veulent plus de frontières nettes entre amour et amitié. L'important est d'être soi, d'être heureux et bien dans ses baskets.

Personnellement, je crois qu'une personne dont le polyamour ne vient pas naturellement ne doit pas essayer de se changer pour le devenir. Si c'est dû à des barrières d'éducation ou autres, effectivement, il est possible de se déconstruire et de se reconstruire afin d'en retirer du bonheur. Par contre, vouloir agir contre sa nature profonde, je doute que cela révèle une quelconque positivité intérieure. Cela ne veut pas dire, que cette personne ne puisse pas comprendre qu'une autre personne puisse s'épanouir (ce que tu découvres actuellement) et évoluer ainsi.
Vouloir changer la nature profonde de quelqu'un est illusoire. Si vraiment il est ainsi, je pense qu'il doit le rester, sinon il s'éteindra et sera malheureux. Evidemment je ne le connais pas, je ne peux savoir ce qui se passe en lui, ni en toi d'ailleurs.

Parfois, les dégâts permettent d'avancer, d'évoluer. Nous en avons tous connus, des dégâts... pas facile à digérer, à gérer, à accepter. Les polyamoureux ne sont pas à l'abri de cela, au contraire. Ta tristesse prouve que tu es dotée de sentiments, que tu es humaine.

Comme je l'ai déjà indiqué : l'amour est humain ; l'humain n'est pas parfait ; aucun amour n'est parfait.

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bodhicitta

le lundi 23 juin 2014 à 20h51

MMaddy
On a espéré chacun de notre côté que l'autre change.
Et pour les raisons que j'ai évoqué quelques lignes plus haut j'espère être capable de ce changement, et que la tristesse profonde et intense que je ressens en ce moment ne fera pas trop de dégâts.

Moi ce qui me fait chaud au coeur c'est de te lire, en croyant que ce changement t'apportera tellement plus de choses que tu n'es pas encore capable de l'imaginer. <3

Mais ça viens tu commences à y penser (positivement), à imaginer, cette nouvelle dynamique du couple. La seule limite c'est notre imagination, quand on commence à imaginer les choses, elles deviennent déjà un peu possibles.

Je pense ( :-) ) en effet que ce changement de fonctionnement va vous permettre de vous rapprocher encore plus. Cette complicité dont tu ressens déjà la magie, te dévoilera toutes ses facettes.
(+) <3 (+)

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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bodhicitta

le lundi 23 juin 2014 à 21h58

MMaddy> j'suis pas ordi-fortiche :-/ mais tant que tu n'es pas vraiment enregistré dans le forum (invité) j'peux pas t'envoyer de message perso (réponse, chouette oui!).
:-/ j'ai trouvé !! :-/

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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MMaddy

le lundi 23 juin 2014 à 22h29

bodhicitta : Voilà, mail envoyé, j'espère que tu l'as bien reçu !

gcd68 : Tout ce que je recherche pour l'instant, ce n'est pas devenir polyamour spécialement... je ne vais pas me forcer à aller fréquenter des gens si je n'en ressens pas le besoin ! Je n'exclue pas le fait que ça puisse arriver un jour, bien sûr. C'est vrai que j'ai pensé à "essayer", mais je pense que ce serait vraiment me tromper dans ma tentative de compréhension. L'important pour l'instant c'est de pouvoir accepter et même me réjouir de ce que vit mon compagnon. D'ailleurs tu parles de changer sa nature profonde... oula non je ne le souhaite pas. Je l'ai espéré au début, c'est vrai, avant d'avoir vraiment compris et de manière secrète et égoïste. Et je ne suis pas fan non plus du terme "nature profonde" d'ailleurs ^^ je ne suis pas certaine de croire à son existence, nous sommes des êtres humains capables d'évoluer en permanence.

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LuLutine

le mardi 24 juin 2014 à 05h40

MMaddy
je ne vais pas me forcer à aller fréquenter des gens si je n'en ressens pas le besoin ! Je n'exclue pas le fait que ça puisse arriver un jour, bien sûr. C'est vrai que j'ai pensé à "essayer", mais je pense que ce serait vraiment me tromper dans ma tentative de compréhension. L'important pour l'instant c'est de pouvoir accepter et même me réjouir de ce que vit mon compagnon.

Bonjour MMaddy,

En lisant ça j'ai envie d'écrire : tatoucompris !! (+) :)

Et pour moi, le fait d'envisager la possibilité, pour son(ses) partenaire(s) ou éventuellement pour soi-même - oui, pour moi le "pour soi-même" n'est pas obligatoire ! - d'entretenir plusieurs relations intimes simultanées, de façon honnête et assumée, c'est déjà être polyamoureux !

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MMaddy

le mardi 24 juin 2014 à 06h28

En attendant c'est très difficile... hier j'ai été une véritable loque, incapable de manger ou dormir mais seulement de pleurer. Aujourd'hui j'ai réussi à me battre un peu contre cette torpeur, à être plus positive et enthousiaste. J'ai d'ailleurs constaté une amélioration par rapport à mes douleurs dans la poitrine, mais je me rends compte aussi que le bonheur de nos moments à deux s'est retrouvé considérablement réduit... il est entâché, moins entier.

Et je n'ai dormi qu'à peine 3/4h cette nuit (ce qui est toujours plus que les premières deux nuits, m'enfin) et j'ai cette angoisse, cette douleur lancinante que je ne parviens plus à réfréner (ni même à comprendre tout à fait) quand je me retrouve seule avec mes pensées. Bien qu'ayant eu régulièrement des troubles du sommeil, cette intensité dans l'angoisse nocturne je ne l'ai connu que pendant ma dépression il y a un an et demi... bien sûr que c'est le début, c'est normal, je ne peux pas accepter quelque chose aussi vite, sûrement. Mais comment aller mieux dans ma tête quand je n'arrive pas à me régénérer physiquement ? Ni par le sommeil, ni par la nourriture ! J'essaie de me forcer à manger mais j'ai la pulsion de cracher chaque bouchée, accompagnée d'une nausée très forte. J'attends que la pharmacie ouvre pour demander conseil, savoir si des somnifères ou équivalents existent sans ordonnance... le problème étant que j'ai déjà pris des trucs assez costauds dans ma vie, justement parce que tout ce qui était plus léger ne marchait pas. La solution serait de contacter mon médecin traitant chez moi (il me connaît suffisamment pour m'en prescrire à distance, sans me voir je pense) et de me faire envoyer l'ordonnance mais... je sens une réelle urgence.

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(compte clôturé)

le mardi 24 juin 2014 à 07h50

Bonjour,
Je n ai pas la possibilité maintenant d écrire tout ce que j aurais voulu te dire mais ce matin j ai juste envie de t inviter à chercher ce qui pourrait dans l immediat soulager ta souffrance ....dans le contexte de la situation...( relation de ton amoureux fait partie de la réalité)
Qu' est ce qui pourrait t apaiser, te rassurer, être acceptable?
Coeurdialement

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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MMaddy

le mardi 24 juin 2014 à 08h17

Sincèrement, je ne sais pas... lui est attentif, comprend ma douleur, m'écoute et m'accompagne... les conditions sont réunies pour que je puisse accepter mais je suis malheureuse. Ce qui pourrait m'apaiser et me rassurer c'est qu'il me dise (et qu'il le pense sincèrement, qu'il ne fasse pas que le dire évidemment!) que finalement, ce n'est pas ce qu'il veut, ce n'est pas ce qui lui convient. Et que je puisse prendre tout mon temps pour laisser venir le polyamour à moi. Plutôt que d'avoir cette pression terrible. Mais je sais que ça ne fonctionne pas comme ça, que c'est un 'faux' souhait puéril, il est ce qu'il est et je l'aime aussi comme ça... et puis peut-être que si je n'y étais pas confrontée aussi brutalement je ne prendrais pas le temps d'y réfléchir plus que ça.
Je ne sais pas quoi faire. Si je le quitte je vais en souffrir terriblement, m'en vouloir de gâcher une si belle relation.

Je vais continuer dans cette voie de vouloir comprendre, accepter, mais ça ne pourra durer des années.

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(compte clôturé)

le mardi 24 juin 2014 à 11h09

MMaddy
Et je ne suis pas fan non plus du terme "nature profonde" d'ailleurs ^^ je ne suis pas certaine de croire à son existence, nous sommes des êtres humains capables d'évoluer en permanence.

Si nous n'avions pas de nature profonde, nous serions des robots et aurions juste des connexions logiques. Ce n'est pas le cas, nous sommes dotés d'une personnalité qui nous est propre.

Oui, évidemment nous évoluons en permanence. Sauf que vouloir évoluer en allant à l'encontre de sa personnalité, ne peut rendre heureux.

En ce qui ME concerne, je ne peux dédaigner un amour au détriment d'un autre amour. Je ne peux pas tourner le dos à l'amour. Si je le croise, je l'accueille du mieux possible. Si une personne m'interpelle intérieurement, je ne me mets pas d'oeillère, au contraire, je veux découvrir cette personne. Parallèlement, je ne vois pas pourquoi je casserais une vie de couple qui me convient, ni pourquoi je délaisserais les personnes que j'ai découvert auparavant. Je ne choisi pas l'amour au détriment de l'amour. Je suis ainsi. C'est ma nature profonde et mon évolution se fait grâce à toutes ses personnes qui me portent attention, intérêt et affection. Ainsi, je mène une vie en apparence très "mono" tout en ayant des relations secondaires qui ont une réelle valeur pour moi.

L'important, c'est également de savoir ce que l'on veut et reconnaitre cela. L'indiquer clairement. Par exemple, une relation secondaire qui voudrait me séparer de mon mari, me mettrait en conflit avec moi-même. C'est peut-être ce positionnement que ton compagnon de vie devrait avoir et devrait clarifier. Bon après, moi j'ai une vie commune de plus de 25 ans...

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Clown_Triste

le mardi 24 juin 2014 à 12h02

MMaddy
Je ne sais pas quoi faire. Si je le quitte je vais en souffrir terriblement, m'en vouloir de gâcher une si belle relation.

Bonjour MMaddy,

Je trouve ton témoignage touchant et, au passage, ta plume d'une élégance rare pour une jeune femme de 19 ans. La situation que tu décris est difficile et douloureuse, il est délicat de donner des conseils ou même des avis extérieurs qui puissent t'être utiles.

Je voudrais néanmoins rebondir sur la phrase que je cite plus haut parce qu'elle m'a fait réagit instinctivement dès que je l'ai lu.

La paradigme "rester / quitter" est souvent imprégné d'un côté "tout ou rien" qui va avec la norme monogame. Soit on vit avec quelqu'un et on partage tout, soit on quitte la personne et on ne partage plus rien.
Mais il peut être intéressant de ne plus penser de manière aussi tranchée et c'est ce que font, je crois, beaucoup de polyamoureux ou d'anarchistes relationnels. Et c'est peut-être une piste pour toi.

Visiblement, ton compagnon et toi vous aimez et partagez beaucoup de choses. Votre lien semble potentiellement assez fort pour exister en dehors d'un principe de vie commune, d'une relation de "couple marital". (Si ce n'est pas le cas, veux-tu d'une relation qui n'existe que parce que vous partagez le même logement ?)
Il me semble qu'il pourrait être libérateur pour toi d'envisager non pas de "le quitter" mais simplement de "t'éloigner", sans pour autant couper les ponts avec cet homme que tu aimes et qui t'aime, pour chercher une nouvelle forme de relation plus adaptée à la situation.

J'ai bien compris qu'aujourd'hui tu as "tout quitté" pour lui, tu es sans revenus et sans travail et tu ne connais personne dans cette nouvelle ville où tu l'as suivi. Cela peut sembler tenir du détail "bassement matériel" mais il me semble qu'au contraire cela pèse énormément. Car "le quitter" devient sans doute dans ton esprit "déménager, retourner auprès de tes parents, être forcée de revenir à un contexte de vie qui ne te convenait pas", etc.

Il me semble que pour vivre une histoire d'amour équilibrée, qu'elle soit exclusive ou non, il est beaucoup plus sain de ne pas être dépendant de son partenaire. D'avoir sa vie à soi, ses projets, ses accomplissements, ses buts personnels auxquels on peut associer l'autre ou les autres mais sans attendre après eux pour vivre et exister au monde.
On dit souvent que "pour être poly, il faut savoir vivre seul" mais j'ai envie d'étendre ceci à tout le monde, même les plus exclusifs des monogames. Je ne dis pas qu'on peut nécessairement bannir toute dépendance affective (nous ne sommes ni des robots ni des êtres parfaitement autonomes) mais elle me semble constituer une mauvaise base pour une relation sereine et profonde.

Même si ça peut sembler "à côté de la plaque", l'un des enseignements de cette histoire est peut-être de te montrer à quel point il est important que tu bâtisses ta propre existence et que celle-ci tienne debout et te permette d'être heureuse pour mieux y accueillir et y associer ensuite d'autres personnes.
Nous sommes tous tentés d'attendre "la bonne personne" qui par sa seule présence et son amour absolu et inconditionnel nous rendra heureux et validera notre existence (nous évitant, au passage, d'admettre que nous sommes responsables de nous-mêmes et les seuls à pouvoir faire le travail nécessaire pour trouver notre voie et notre bonheur). C'est le mythe de la fameuse "moitié" qui nous manque, comme si seuls nous n'étions que des demi-personnes. Et l'un des mythes romantiques/monogames les plus dommageables à mes yeux.

Il est possible qu'une partie de tes souffrances actuelles, et du désaccord entre ta réflexion intellectuelle et ton ressenti émotionnel, vienne de là.

Bref, pour essayer de rester dans le concret : en ce moment cette "belle relation" n'est pas si belle. En tout cas, tu souffres et il me semble légitime que tu fasses le nécessaire pour atténuer ou faire cesser cette souffrance.
Il ne s'agit donc pas d'idéaliser la relation : oui, il est possible que tu ne puisses la vivre telle qu'elle est actuellement (et légitime, ça ne ferait pas de toi une ratée ou une fille fermée d'esprit - comme tu as pu le voir, l'intellect est loin d'être le seul en jeu ici).
Il me semble que pour l'heure un combat intérieur pour essayer de te convaincre "d'accepter l'inacceptable" ne pourra pas aboutir. Si tu n'essayes de ne changer que toi, que ton ressenti, on voit mal par quel miracle cela pourrait se produire.
Et tu ne veux pas non plus chercher à changer ton compagnon (bravo, tu évites un énorme écueil !).

Donc, la seule chose sur laquelle tu peux travailler activement c'est de changer le contexte, la forme de la relation et sa place dans ta vie.
Intuitivement, je me dis qu'il serait bon pour toi de pouvoir t'éloigner, considérer cet homme et cette relation comme un plus merveilleux dans ta vie mais pas comme son noyau central. Or, aujourd'hui, c'est difficile. Mais c'est quelque chose sur lequel tu peux travailler, pour lequel tu as intérêt à oeuvrer quoi qu'il arrive dans ton avenir.
Plutôt que de tourner en rond, y a-t-il des actions positives que tu puisses entreprendre et qui soient bonnes pour toi, pour ta vie à toi ? Chercher un travail, reprendre des études ou une formation ? T'impliquer dans tes projets ou activités qui te tiennent à coeur ? Rencontrer de nouvelles têtes ou renouer avec des personnes précieuses pour toi ? Bref, vivre et enrichir ta propre vie en dehors de ta relation amoureuse.
Non pas pour "faire diversion" mais pour te donner une chance d'évoluer et de devenir, à terme, une personne indépendante, riche de sa propre existence, et capable de choisir ses relations et leurs modalités plutôt que de les subir (aujourd'hui, tu subis et tu es dans une situation ou dire "non" est très compliqué).

Je conçois que cela puisse paraître difficile, voire insurmontable dans ton état actuel. Mais j'espère que cet éclairage décalé sur ta problématique te permettra peut-être d'enrichir ta réflexion et de te donner des pistes pour te sortir de cette situation de souffrance.

En espérant lire, un jour prochain, par exemple, que tu vis désormais en colocation avec une super copine rencontrée lors d'un événement culturel majeur pour lequel tu faisais de l'animation bénévole dans ta nouvelle ville, qu'en plus de l'aide de tes parents tu as désormais ton propre petit revenu et qu'après une période d'éloignement salutaire ton compagnon et toi, très amoureux, vivez désormais une nouvelle idylle dont tu ne sais pas encore ce que l'avenir lui réserve mais dont tu profites au jour le jour.

Bons vents dans tes voiles ! (Et ne lâche pas la plume : )

C.T.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Profil

LuLutine

le mardi 24 juin 2014 à 16h25

CT
Même si ça peut sembler "à côté de la plaque", l'un des enseignements de cette histoire est peut-être de te montrer à quel point il est important que tu bâtisses ta propre existence et que celle-ci tienne debout et te permette d'être heureuse pour mieux y accueillir et y associer ensuite d'autres personnes.

Moi je trouve ça pas du tout à côté de la plaque et très pertinent ! (+)

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Profil

Olympio

le mardi 24 juin 2014 à 16h34

On a tous un devoir aussi important que rendre ses amours heureux : ne pas oublier de se rendre heureux soi-même.

Quand on n'est pas égoïste on l'oublie toujours un peu...
Non ?

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