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Alabama

Alabama

(France)

lecoeuretlaraison.fr

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Discussion : Nouvelle présentation du forum ?

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Alabama

le vendredi 16 octobre 2026 à 16h10

Ok autant pour moi en fait c'est juste l'arrière plan du titre qui change quand je touche un titre par inadvertance.

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Discussion : Nouvelle présentation du forum ?

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Alabama

le vendredi 16 octobre 2026 à 16h09

On dirait qu'il y a quelque chose de nouveau dans la présentation de l'accueil du forum.

Il y a toujours la petite étoile jaune qui je crois, indique un nouveau message dans une discussion qu'on a lue, mais maintenant il y a aussi certaines discussions qui apparaissent en marron plus foncé et je me demandais ce que ça signifie ? Ce sont des conversations nouvelles mais qu'on a jamais lues ? Ou autre ?

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Discussion : Polyamour et relations libres : vous en parlez où vous ?

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Alabama

le jeudi 15 octobre 2026 à 10h44

En lisant ton message je me demande si c'est pas une pub déguisée...

Je vais quand même répondre à la question : j'en discute ici sur ce forum, et avec mon entourage. J'ai un réseaux d'ami-e-s pas forcément poly mais au moins qui sont ouvertes à ces questions, voire qui ont expérimenté/expérimentent la non-exclusivité et n'eludent pas la question même en choisissant la monogamie.

Je pense que quand on commence à remettre en question la monogamie, ça vaut la peine de se faire des ami-e-s qui ont envie aussi de se questionner et d'en parler.

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Discussion : Transformation relationnelle : passer d'une relation amoureuse à une relation d'amitié

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Alabama

le mardi 13 octobre 2026 à 18h31

Doula
C’est sans doute un peu différent de ce que tu vis, mais voici un témoignage sur une transformation de relation amoureuse (qui a eu lieu il y a 12 ans et duré 3 ans) en relation amicale. C’est une des personnes dont je suis le plus proche actuellement, et notre amitié est particulièrement forte aujourd’hui.

J'adore lire que c'est une des personnes dont tu te sens le plus proche aujourd'hui. Que donc, la transmutation n'a pas diminué votre proximité émotionelle.

Doula
Dans mon cas, il y a vraiment eu un switch dans mon esprit qui a permis de transformer la relation. J’étais dans un grand mal être émotionnel, et un truc simple m’est apparu d'un coup de manière limpide : « dans ces conditions, cette relation amoureuse ne me convient pas et ne pourra pas me convenir ». Ça a l’air très bête dit comme ça, mais ça s’est passé ainsi, j’ai donc posé que ça ne fonctionnait pas pour moi, que je n’étais pas en cohérence.

Il s'est passé quelque chose d'un peu similaire pour moi. Mais pas aussi radicalement. Je ne sais pas comment se traduisait la toxicité entre vous. Entre nous, il y en a un peu, mais ça reste "soft" si je compare à tout ce que je connais qui peut être toxique en relation amoureuse, que je l'aie vécu moi-même ou observé. Le switch est beaucoup plus progressif pour moi, ça se fait par étape. Et en réalité, le switch ne s'opère pas vis-à-vis de lui personnellement mais plutôt envers la relation amoureuse de manière générale, et hétéro plus particulièrement. Donc bien sûr, ça le concerne personnellement car il a sa manière bien à lui d'être un homme hétéro, mais c'est une remise en question beaucoup plus vaste. J'ai le sentiment de vivre l'aboutissement de me convictions féministes, sur le plan relationnel. Et il y a une forme de soulagement à ça : ce n'est pas tellement moi qui "choisis mal" ou qui "n'y arrive pas", c'est surtout que j'arrive à un moment où je pense que la relation amoureuse, le couple, hétéro ou pas, n'est pas vraiment vivable de manière saine, alors que l'amitié bien plus.

Doula
Mon moyen de transformer a été d’abord d’écrire une lettre que je n’ai pas envoyé. Cet écris m’a vraiment permis de poser sans aucun filtres (parce que je ne l’envoyais pas justement) ce qui se jouait pour moi.

Je trouve ça super. Je me demande si ça pourrait m'aider.

Doula
Par exemple, au lieu de répondre à une blague par une attaque, dire simplement ce que ça me fait ressentir

J'ai carrément fait ça aussi. Ainsi que pratiqué le "retrait" : quelque chose fait que je me sens mal dans le moment, si je n'ai pas envie de démarrer une discussion sans fin, je rentre chez moi : comme ça, je ne gère pas de la méta-relation tout en m'extrayant de ce qui est trop désagréable pour moi. J'ai adoré découvrir que je pouvais faire ça :) ça ne règle pas tout, mais c'est un outil parmi d'autres je trouve pour transformer une relation (dans mon cas, ne pas me taper toute la charge relationnelle).

Doula
Aujourd’hui (ça a pris du temps et de la distance quand même), il n’y a plus rien dans cette relation de malsain. Nous avons réussi à dégager le mauvais. Nous nous soutenons, nous avons une belle communication et nous continuons notre petit chemin ensemble.

Je trouve ça génial, et ça donne de l'espoir :)

Message modifié par son auteur il y a 7 jours.

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Discussion : Transformation relationnelle : passer d'une relation amoureuse à une relation d'amitié

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Alabama

le mardi 13 octobre 2026 à 18h15

artichaut
Je lis ton récit comme quelque chose de positif. Et je le trouve chouette à lire.

Oui, je le vis positivement aussi. Même si le processus et lent, et qu'il y a des essais-erreurs. Je me retrouve dans certaines choses que tu dis, notamment le non-retour en arrière. Je ne me vois pas (plus) revenir à des relations amoureuses plus classiques. Je suis plutôt dans l'idée d'abandonner ce mode relationnel. Mais c'est difficile à faire bouger, notamment émotionnellement, et notamment face à la peur du vide/isolement, quand toute la société autour fonctionne autour du couple et où y renoncer c'est accepter une forme de précarité relationnelle (ça me rappelle un autre fil de discussion).

artichaut
(même si le côté thérapie à deux me fait un tout petit effet "couuuuuple" p-être un tout petit peu en décalage avec le projet tel qu'éconcé. et aussi ton "ce qui me met le plus en joie : partager de nouveau du temps ensemble" qui m'a fait un petit warning à la lecture, en mode "hum, faire une thérapie pour se voir, genre au cabinet, chelou")

Je suis étonnée que tu tiques sur "thérapie à deux". J'ai utilisé ce terme car il est justement factuel : on est 2, pas 1, pas 10. Je n'ai pas utilisé le terme "thérapie de couple".
Mais, factuellement, nous sortons d'une relation amoureuse, et donc le couple fait encore partie de nous. Je vois cette thérapie comme comparable à un couple marié avec enfants qui se sépare et veut transformer la relation, sauf que nous, on a pas d'enfants ni de maison. Ça me semble donc carrément rentrer dans ce que propose la thérapie de couple classique. Sauf que le type d'amitié que j'aimerais construire, elle, ne rentre peut-être pas vraiment dans la définition classique (mais je ne sais pas encore ce que lui souhaite).

Et pourquoi pas faire une thérapie pour se voir ? C'est une activité comme une autre après tout :) On va pas se voir pour de la poterie, on va se voir pour de la thérapie, en quoi est-ce si chelou ?? Je suis étonnée de ta normativité sur ce coup-là ;)

Mais plus sérieusement, l'idée, c'est de ne pas se revoir avant d'avoir avancé sur notre mode relationnel, et on a décidé ensemble que c'était une bonne idée de se revoir avec la thérapeute, afin de ne pas retomber dans notre dynamique habituelle, que nous avons déjà essayé de changer (et réussi sur certains plans), et que nous n'avons pas pu à nous seuls. En gros, c'est une forme de cadre, de sécurité, pour ne pas recommencer les mêmes trucs chiants. C'est aussi pour moi une limite : je ne veux plus relationner comme on relationnait et subir des trucs pourris (j'exprime un inconfort, il se bloque, et les jours suivants au lieu de revenir vers moi sur le sujet, fait comme si je n'avais rien dit). Et je sais qu'en l'état actuel des choses, ça se reproduirait, et c'est plus possible pour moi d'accepter ça. Ça marche pas en couple, et ça marche pas non plus en amitié en ce qui me concerne.

artichaut
2. si depuis, j'ai "transformé" d'autres relations

- oui, quasi toutes (celles de l'époque), mais pas de manière aussi consciente-volontaire-formalisée-explicitement_nommée (disons que j'ai changé et que ça a de fait changé ma manière de relationner)

Ça me parle.
J'ai une amitié qui a débuté il y a 1 an environ, une femme pour qui j'ai eu un crush amical/amoureux et réciproquement, mais pour diverses raisons nous ne nous sommes pas engagées dans une relation amoureuse (à ce moment-là j'avais encore envie de relations amoureuses, mais j'avais déjà transmuté ma vision de l'amitié). Par contre, il y a eu beaucoup de transparence sur notre attirance physique/amoureuse, sans l'agir de cette manière. Pour nous deux, c'était une première. Pour elle comme pour moi, c'est d'une grande richesse d'avoir pu se dire les choses, et décider d'être amies, sans pour autant faire comme si ces attirances n'existaient pas.
Avec cette personne, je trouve hyper "facile" (en tous cas plus facile que dans d'autres relations que j'ai) de méta-relationner, dire les choses difficiles, etc... et les conflits pour l'instant sont facilement surmontés. Et il y a une joie toute particulière pour moi à vivre cette relation justement parce qu'elle me fait "pratiquer" autre chose que ce qui est normé. Et une joie non moins particulière à sentir parfois mon attirance/amour amoureux et simplement en profiter comme quelque chose de terriblement agréable et non comme une frustration parce qu'il faudrait "plus".

Questionner les cases amitié/amour amoureux a produit chez moi quelque chose d'inattendu : je ne ressens plus tellement de frustration sexuelle sous prétexte que la personne désirée ne veut pas faire de sexe avec moi. Et je trouve ça génial. C'est comme si l'attirance et la sexualité étaient devenues deux choses différentes. Ou que la sexualité s'était totalement élargie au point que simplement ressentir l'attirance physique soit déjà, en soi, quelque chose qui me comble. Je sais pas si je suis claire.

artichaut
mais libre à nous de mettre ce qu'on veut dans ce concept" ce qui a été partiellement efficace (faudrais développer : plein de trucs super, d'autres moins)

Si tu en as l'envie à un moment, j'adorerais que tu développes.

artichaut
- en vrai, j'ai un peu le sentiment d'avoir changé de monde (conséquence de mon fameux chgt de paradigme ?), de ne plus du tout rechercher la même chose qu'avant, et de m'en sentir tellement soulagé et apaisé, comme de m'être délesté d'une sorte de combinaison gluante (faite d'un mélange d'injonctions de croyances, de frustrations et d'auto-complications) et d'enfin respirer / je n'en suis pas à vivre complétement une vie nouvelle, plutôt déjà une 'non-vie-ancienne', et à appréhender cet apaisement (à l'endroit du relationnel) et à juste vivre ça. et quand je regarde mon passé je me demande presque comment j'ai pu autant me compliquer la vie (et certaines considérations qui jadis me semblait importantes, aujourd'hui me semble presque abstraites, factices ou tellement peu importantes)…

Je trouve ça vraiment plaisant de lire ça.
Et pareil, si tu as envie de développer quelles sont les considérations qui jadis étaient importantes et aujourd'hui ne le sont plus, ça m'intéresse.

artichaut
— par ailleurs, oui, le désastre du monde… je ne comprends que trop les anxiétés dont tu parles —

Dans un sens, cela a aussi du bon : quand je touche bien fort mon angoisse, certains besoins m'apparaissent plus clairement, et je ne peux plus me mentir à moi-même sur où j'en suis avec la solitude. Et cela m'aide à voir clair sur les liens qui sont importants même si imparfaits.
A la fois, je trouve important de connaître certaines de nos limites, besoins etc.
A la fois, il peut aussi y avoir une tentation individualiste là-dedans, trop "dev perso", capitaliste en quelque sorte. Je cherche l'équilibre entre faire avec les trucs relous des gens que j'aime, et mes limites/besoins. Equilibre pas évident à trouver, et je pense être tellement privilégiée de pouvoir me poser ce type de questions... quand c'est la survie on a pas ce luxe. Et j'ai envie de choisir avec qui je vais vivre les années difficiles à venir. Et il me semble que les amitiés sont beaucoup plus viables dans les temps durs.

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Discussion : Transformation relationnelle : passer d'une relation amoureuse à une relation d'amitié

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Alabama

le lundi 12 octobre 2026 à 13h51

Je reviens ici quelques mois plus tard pour dire que la transition de la relation amoureuse à la relation amicale n'est pas terminée.

La transition d'avril dernier m'a permis :
- d'etre plus à l'aise avec le fait de ne pas tout le temps savoir ce que l'autre fait, s'il part quelque part ou pas, et je ne ressens plus de tristesse ou de jalousie quand je découvre qu'il part à tel endroit pour tant de temps même à la dernière minute ou après coup. C'est devenu toit à fait normal et c'est important de le noter car cela m'aurait paru impossible il y a ne serait ce qu'1 an.

- de me recentrer sur ma vie, mes besoins et comment les combler ailleurs. Prendre du recul en somme, décentrer cette relation

Mais, nous sommes aussi retombés dans nos dynamiques relationnelles pas terribles et très cliché de relation hétéro.

J'ai donc acté une séparation il y a 1 mois. Et c'est très dur à tenir. Je ressens toujours du sentiment amoureux, et notre amitié me manque immensément.

Je n'arrive pas à imaginer ne pas se voir pendant des mois, alors même que c'est moi qui ai pris la décision. Le contexte politique n'aide pas : la perspective du fascisme, le bouleversement climatique appuient sur mes angoisses existentielles et accentuent mon besoin de proximité émotionnelle/politique, bref ma peur de la solitude existentielle est plus forte qu'elle n'a jamais été.

Est il vraiment possible de transformer une relation pour qu'elle devienne une amitié proche ne reproduisant pas les mêmes écueils ?
J'aimerais y croire, mais je me demande comment on fait cela quand les sentiments sont forts des deux côtés.

Nous avons donc décidé d'entamer une thérapie à deux, pour démêler tout ça et être accompagnés dans cette transformation. L'idée me met en joie pour plusieurs raisons :
- je suis curieuse de tester la thérapie "de couple" étant moi même thérapeute
- avec une tierce personne, nous allons pouvoir, je l'espère, nous exprimer différemment, et surtout je compte sur le/la thérapeute pour l'aider à s'exprimer tout court
- nous allons nous revoir, mais avec la perspective d'un changement qui ne repose pas uniquement sur nos capacités propres. Et c'est ce qui me met le plus en joie : partager de nouveau du temps ensemble.

La recherche d'un ou une thérapeute n'est cependant pas simple. J'ai envie de défricher l'amitié/l'amour et sortir des schémas hétéro, et on va pas se mentir, peu de thérapeutes sont à l'aise avec ce qui sort des normes hétéro/monogames. Et peu de thérapeutes ont des billes féministes. Mais on en a trouvé quelques unes malgré tout.

@artichaut : je serais curieuse de savoir où vous en êtes à présent de cette relation transformée, et si depuis, tu as "transformé" d'autres relations et comment ça s'est passé.

Message modifié par son auteur il y a 8 jours.

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Discussion : Difficultés avec une Métamour

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Alabama

le dimanche 27 septembre 2026 à 09h10

Tout d'abord, désolée que tu vives ça, j'imagine que ça doit être pas mal anxiogène.

Ensuite, je dirais que si ta partenaire ne se rend pas compte de la situation et ne veut pas voir, malheureusement ça va être difficile pour toi. Si elle est sous emprise, tu ne pourras pas faire grand chose. Elle ne trouve pas étrange que sa compagne veuille aller au même endroit au même moment comme par hasard ? Ou le chantage affectif ?

Je ne sais trop que te conseiller à part prendre de la distance, poser tes limites.

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Discussion : Rupture et transitions dans les relations PolyA/ anarel

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Alabama

le lundi 07 septembre 2026 à 08h10

En ce qui me concerne pas d’outils particuliers, simplement discuter de ce qu’on veut garder / enlever dans la relation. Se laisser le temps d’expérimenter/ ajuster, rediscuter. Ne surtout pas oublier de passer des moments sans discussions sinon ça peut devenir lourd.

À titre personnel, je trouve que maintenir un lien épistolaire quand il est nécessaire de ne pas trop se voir est une chouette manière de faire.

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Discussion : Je viens de découvrir que je suis poly mais je ne pense pas que mon mari pourrait comprendre

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Alabama

le dimanche 06 septembre 2026 à 09h09

A l’époque où j’étais en relation monogame, je ne connaissais pas non plus le polyamour. Je voulais plutôt une relation libre (je n’avais pas encore imaginé avoir différentes relations amoureuses qui cohabitent). J’avais essayé d’en parler ouvertement avec mon ex-mari et même s’il était tout à fait ouvert à en discuter il était complètement opposé à l’idée même.

Je l’ai trompé. A plusieurs reprises. Il ne l’a jamais su et à l’époque je ne pensais pas avoir d’autre possibilité de vivre mes élans. Aujourd’hui je ne ferais évidemment plus les mêmes choix peu éthiques.

Je dirais qu’à partir du moment où j’ai connu l’existence de relations sexo affectives éthiques sans exclusivité, je me suis sentie libérée d’un carcan dans lequel je n’avais jamais eu envie d’entrer.

J’ai eu une relation monogame pas la suite, par choix de rester avex un partenaire monogame. C’était un vrai choix parce que je savais que je pouvais aussi vivre autre chose et donc cela n’a pas été difficile. Mais je dirais que cela n’a été un choix heureux que parce que j’avais déjà expérimenté autre chose et que je ne me sentais pas du tout obligée.

À toi de voir quel va être ton cheminement. Qu’est ce qui te fait envie dans le polyamour ? Y a t’il des choses qui te manquent dans ta configuration actuelle et que tu projettes sur le polyamour ?

Une première chose à mon sens, serait d’être transparente avec ton conjoint sur ce qui te traverse. Tu ne sembles pas être dans l’urgence ni avoir de crush passionné pour l’instant ce qui permet des discussions sans pression, uniquement pour partager et vous connaître mieux. Une des choses que moi je trouve vraiment intéressantes dans la non monogamie éthique, c’est de parler en profondeur de nos aspirations, nos besoins relationnels etc. Et ça peut se faire dans le cadre de la monogamie déjà.

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Discussion : [Bingo] Moi je pourrais pas !

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Alabama

le vendredi 04 septembre 2026 à 16h39

Je l’entends tout le temps en parlant de mon métier de travailleuse du sexe.
Ou quand je disais que je voyageais seule (de la part de femmes).
Je pense que c’est une phrase tres commune dès lors que l’on dévoile des choix de vie hors du commun.
Les gens découvrent un choix qu’iels n’avaient sans doute jamais envisagé, dès lors iels se projettent et se disent que jamais iels ne pourraient supporter ce choix pour eux mêmes. Ce qui est logique vu qu’iels ne l’avaient jamais envisagé auparavant.

Ensuite, quand les personnes se sont réellement posé la question, j’entends aussi “vraiment je t’admire, j’aimerais tellement moi aussi faire ce choix mais ça me fait trop peur je sais que je le vivrai mal”. Ce qui est moins agaçant pour moi dans un sens car la personne s’est en général intéressée, a posé des questions et en vient ensuite à la conclusion que cela ne lui conviendrait pas, et admet que malgré le côté “bizarre” ça la fascine / lui fait envie. Chose qui n’est pas assumé chez les personnes qui dégainent directement avant même d’en savoir plus.

Donc je dirais que le poly A ou tojt autre choix atypique exerce une fascination immediate, un attrait pas toujours assumé/conscient, un mélange d’envie et de rejet. Je dirais qu’il y aussi une forme d’incantation afin de ne surtout pas être tenté•e de faire des choix différents qui amèneraient forcément son lot de remise en question et d’inconfort. Comme une porte qui s’ouvre et que l’on referme immédiatement avant d’être tentée par la voix du diable 😂

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Discussion : Détresse après une rupture et beaucoup d’angoisses

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Alabama

le jeudi 03 septembre 2026 à 16h23

Je vois que beaucoup de personnes t’ont répondu, je vais te répondre aussi en une seule phrase : ce type est un connard.
Certes tu as été amoureuse de lui et il a tres certainement des qualités (personne n’a zéro qualité). Il n’empêche que c’est un connard. Et ton corps n’a eu de cesse de vouloir t’en protéger.

Il n’y a rien qui va dans ses réactions et c’est tres certainement pour ça que les autres l’ont quitté.

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Discussion : Comment être épanoui quand je ne fais aucune rencontre?

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Alabama

le mercredi 19 août 2026 à 15h15

Enrique

J'ai juste pas envie de me retrouver dans cette situation où je ne le vis pas bien et où ma compagne ne voudra plus être en relation libre avec moi car je souffre trop.

C’est pour ça que je t’ai posé quelques questions, afin que tu te questionnes sur ce que tu recherches vraiment dans le fait d’avoir d’autres relations amoureuses.

Loin de moi l’idée de te faire abandonner les relations non exclusives. Mais je t’invite à élargir l’imaginaire autour de ça.
Je suis moi même en relation “libre” avec un homme cis het (c’est peut être le dernier aussi car franchement malgré toutes ses qualités quel labeur 😅), et n’ai pas eu d’autre relation “amoureuse” depuis qu’on se connaît. Lui a eu quelques dates qui ont pour l’un d’eux débouche sur une amitié.

De mon côté par contre j’ai d’autres relations amicales très significatives, dont une avec parfois du sentiment amoureux.

Et je ne pense pas que je serais frustrée si mon ami-moureux avaient d’autres relations amoureuses et moi pas. Enfin je veux dire, je vivrais bien un peu de jalousie, et de la frustration s’il me laissait en plan au profit d’autres personnes, mais pas de frustration sur un éventuel déséquilibre car je ne me compare pas là dessus. Si tu as de la frustration sur ce plan, cela peut vouloir dire tout un tas de choses, qu’il serait intéressant à mon sens que tu explores : pourquoi as tu besoin “d’égaliser” ? Est ce que ça vient toucher ton ego ? (Apparemment oui puisque tu te demandes si tu plais encore ou pas) Est ce qu’il y a du manque sur certains plans dans ta vie affective ? Etc…

Toutes ces questions sont pour t’aider à y voir plus clair dans ta situation en admettant que ça dure encore longtemps.

Et sinon je plussoie les conseils pratico pratiques de Topper : Okcupid est pas mal car il est possible de beaucoup remplir le profil. En tant que meuf bi féministe comme ta compagne, je ne donne pas suite aux hommes au profil trop vide, aux prises de contact trop fades.

Et oui plus on est exigeant ou minoritaire sur ce qu’on cherche et plus c’est difficile.

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Discussion : Questions sur ma période d'ouverture

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Alabama

le mercredi 19 août 2026 à 14h57

OpiKante
Bruno est une réf, et comme toute réf, on l'a ou pas, et si pas, on la cherche ou pas :) mais ce n'est pas la réf qui est importante, seulement l'est le message qui l'utilise et celui-là est plutôt clair, je crois.

Sympa 🤦🏽‍♀️
Je te laisse avec tes private jokes du coup.

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Discussion : Comment être épanoui quand je ne fais aucune rencontre?

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Alabama

le mercredi 19 août 2026 à 12h07

As tu des ami•e•s ?
Que te manque t’il concrètement ? Être transporté par une rencontre ? Le tactile avec une personne nouvelle ? Avoir une vie sociale en dehors de ta relation amoureuse ? En fonction des réponses, les pistes à creuser seront différentes.

Ta compagne a peut être une propension à sublimer les rencontres : parfois, les rencontres sont incroyables parce qu’on les rend incroyables.
Étant une femme cis moi même ayant eu pas mal de rencontres hetero, et de plus en plus féministe , je ne vis pas tellement de rencontres incroyables avec des hommes, mais j’en ai vécu quand j’étais moins regardante. Je ne dis pas que c est le cas pour ta compagne mais c’est à prendre en compte. Parfois on se compare et en fait, on enjolive ce que vit l’autre.

Je vais te donner mon point de vue de femme avec des lunettes féministes tres sévères.

Rencontrer une femme quand on est un homme en relation libre, c’est difficile pour plusieurs raisons :
- la plupart d’entre vous n’êtes pas doués pour prendre soin du lien et des affects de l’autre dans une seule relation, donc dans 2… ça fait peur.
- dans le sexe, vous n’êtes pas souvent à l’écoute et ne connaissez pas grand chose au plaisir féminin
- vous savez souvent bien ce qu’une femme peut vous apporter, mais moins ce que vous pouvez lui apporter.

C’est un constat dur, mais réel.
Je ne sais pas si tu coches ces lignes, en tous cas il est statiquement improbable que tu n’en coches aucune. Je ne dis pas ça pour te décourager, mais plutôt comme des pistes pour avancer.
Toutes ces choses s’apprennent. Et tu peux commencer par nourrir et prendre soin de tes amitiés, à mon avis ça pourrait nourrir pas mal des éléments que tu recherches pour l’instant dans une relation sexo-affective. Et cela te donnera de bonnes compétences pour naviguer plusieurs relations amoureuses et donnera confiance à une femme pour se dire qu’elle ne sera pas la dernière roue du carrosse en se lançant avec un homme poly déjà en couple.

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Discussion : Questions sur ma période d'ouverture

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Alabama

le mercredi 19 août 2026 à 11h54

C’est qui Bruno ??

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Discussion : Questions sur ma période d'ouverture

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Alabama

le mardi 18 août 2026 à 10h52

De ce que je comprends de ton dernier message @OpiKante, tu as relancé la discussion uniquement sur le polyamour, et pas sur ce qui se passe entre vous, sur le plan de la sensualité/sexualité. C'est à mon sens mettre la charrue avant les bœufs.

En gros ,il y a un souci dans votre relation sur ce plan, et un manque de ton côté. Étant sexotherapeute, je suis sans doute déformée, mais il me semble que cela dit quelque chose de votre dynamique, qu'il y a quelque chose à creuser, et qu'en fonçant tête baissée vers une solution pragmatique (manque de tactile = trouver ailleurs= polyamour), vous risquez comme dit hestia que les non-dits ressortent au pire moment et mettent en péril votre relation, qui semble très importante pour toi.

Après, si vous êtes à l'aise avec les conflits peut être que ça ira, seuls vous le savez. Disons que c'est un pari risqué. Le polyamour, quand les deux sont enthousiastes, c'est déjà pas simple. Donc quand un des deux l'accepte par dépit... Ça rajoute un degré de difficulté non négligeable.

Le tantra : je ne savais pas que c'était surveillé par la miviludes, mais en fait c'est une pratique, il n'y a pas un seul groupe qui proposerait du tantra et qui serait une secte. Il y a de très nombreuses pratiques, différents courants, comme le yoga. Si on disait "le yoga est surveillé par la miviludes" ça ne voudrait pas dire grand chose, là c'est pareil. Je connais plusieurs praticiennes en massage tantrique, elles sont très différentes et à ma connaissance ne sont pas embringuees dans quelque groupe sectaire que ce soit. Comme pour beaucoup de choses c'est à chacun d'utiliser son discernement. Aussi, c'est différent de payer pour un massage, qui est une prestation de service, et de participer à des stages de tantra, qui sont bien plus engageants et où effectivement il y a dans certains cas un manque de cadre (et à mon sens un gros manque de féminisme, ce qui pose problème concernant les dynamiques de domination/consentement).

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Discussion : Comment se passent vos temps de parole ?

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Alabama

le lundi 17 août 2026 à 08h16

Mon ami-moureux est plutôt comme toi, et il prend des notes avant les discussions. Et il m'envoit des messages après coup pour clarifier ce qu'il vivait sur le moment.
Nous n'avons plus rien de cadré depuis des mois.

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Discussion : Questions sur ma période d'ouverture

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Alabama

le lundi 17 août 2026 à 08h12

Salut @OpiKante,
Ce que m'evoquent tes messages, comme Hestia, c'est que ta compagne n'est pas partante mais n'ose pas te dire non.
Dans ce contexte, pas terrible d'aller vers le polyamour.

Aussi, je trouve que vos discussions semblent manquer de profondeur. Ça reste en surface.
Peut-être que ta compagne est asexuelle, mais comme il n'y a pas non plus de proximité physique non sexuelle, ça me met la puce à l'oreille. Tu n'as pas vraiment répondu sur si elle est tactile avec d'autres personnes, comme par exemple les enfants.

Moi j'aurais envie de te conseiller d'aller voir un thérapeute à deux. Pour vraiment déblayer les choses entre vous et pas qu'en surface. Là tu ne sembles pas avoir accès à ses affects, ses pensées intimes en tous cas sur le sujet du polyamour. Sur les autres sujets, échangez vous plus en profondeur ? Sur ce que vous ressentez chacun ?

Il se pourrait qu'elle culpabilise de son asexualité/non tactilité et te laisse aller voir ailleurs pour compenser son "défaut". Sans se rendre compte que ça va chambouler en réalité beaucoup de vos habitudes.

J'ai une piste alternative à te proposer, si ce qui te manque c'est le toucher sensuel : les massages tantriques. Tu pourrais aller voir un/une pro de ce type de massage.

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Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?

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Alabama

le jeudi 14 mai 2026 à 08h21

Sur mon blog il y a un formulaire de contact, il ne fonctionne pas ?

@artichaut : ok c'est noté

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Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?

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Alabama

le mercredi 13 mai 2026 à 20h06

Sweet Queer
J'ai mis un terme à des relations amicales avec des amies en relation avec des mecs cis.

Tu pourrais expliquer pourquoi ?

artichaut
euh, non…
Un homme (cis) est un oppresseur (en tant qu'homme, dans ce monde). Point. Il ne saurait y avoir de preuve du contraire.

Je ne sais pas ce qui m'agace le plus. Que tu mansplaines ou que tu aies raison ?

artichaut
…je me demande parfois, si l'objet de ce fil n'est pas un genre de "syndrome de Stockolm" ou la recherche d'un #NotAllMen, pour se rendre compte à chaque fois au bout du compte que si #AllMen.

La comparaison avec le syndrome de stockholm me semble assez condescendante dans ton message.
Mais si on reprend les mécanismes psy qui sous-tendent ce fameux "syndrome" (qui n'est pas vraiment validé en tant que tel), c'est à dire des mécanismes de survie en milieu hostile, alors oui, probablement toutes les femmes, toutes les minorités, toutes les personnes concernées par de la violence développent ce type de mécanismes. A savoir, réduire la dissonance cognitive en trouvant des excuses à la personne/aux contextes violents, s'identifier à l'oppresseur pour diminuer l'anxiété, etc. Donc en soi, c'est une réaction psychologique tout à fait saine et normale dans un environnement violent/anxiogène.

Mais j'ai aussi envie de t'inviter à relire bell hooks qui l'exprime plutôt bien : beaucoup de femmes ont une peine profonde devant l'absence d'amour des hommes, et en premier leurs pères et leurs frères. Beaucoup de femmes veulent aimer les hommes de leur entourage : c'est douloureux en vériter de décider de ne pas aimer. Parce qu'on est éduquées au lien, au prendre soin, au maintien des communautés, mais aussi plus spirituellement parlant on ne peut vivre sans aimer/être aimé·e.

Décider de ne plus côtoyer les hommes cisgenres, de ne plus faire de sexe avec eux, de ne plus en êtres amoureuses etc... me demande un deuil immense, et de m'empêcher de suivre mes élans de coeur, juste parce que les hommes les prennent et ne rendent pas. Peut-être que je n'en suis pas encore à un degré suffisant de misantropie (je ne parle pas ici de misandrie parce que pour moi c'est autre chose). Dans la misantropie il y a pour moi une forme de cynisme, un désabusement vis-à-vis de l'humain, que je ne me résous pas à avoir parce que c'est sans doute, pour moi, encore plus douloureux que d'aimer et être déçue.

Au moins, quand je suis déçue, je vis pleinement.
Quand je me coupe de mes élans de coeur, je me coupe de moi-même.

Donc oui, sans doute, cela mène à une forme d'espoir vain, un genre de déni.
Bon. Ben je navigue avec.
Et je comprends aussi le choix que font d'autres, comme Sweet Queer, d'arrêter de côtoyer les hommes cisgenres autant que possible. Je ne fais pas ce choix mais dans les faits, ça revient quasiment au même puisque je côtois très peu d'hommes.

Message modifié par son auteur il y a 5 mois.

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