Polyamour.info

Alabama

Alabama

(France)

lecoeuretlaraison.fr

Participation aux discussions

Discussion : Appel à questions (pour mon taf de sexologue)

Profil

Alabama

le mercredi 21 février 2024 à 18h45

C’est drôle je n’ai jamais vu ce type de questions envers les personnes qui viennent faire des études universitaires ici …

Oui je suis payée pour, 50€ la séance.
Cependant les articles que je compte écrire seront eux gratuits. Je ne peux pas te payer pour les questions, car je ne gagne déjà pas ma vie avec ce métier. C’est plus une passion qu’un gagne pain.

Oui j’ai fait des études de sexologie pour exercer, 2 années pour être précise, et je continue à me former sur la psychothérapie, j’en ai encore pour 3 ou 4 ans.

Mon blog n’exclue pas les hommes cis het’, je ne sais pas comment tu en es arrivé à cette conclusion. Mais j’aurais pu et je ne vois pas le rapport avec ma question ici. Et si je ne voulais pas que les hommes cis het répondent je l’aurais précisé. Au contraire les questions d’hommes cis het m’intéressent particulièrement 😉

Je perçois quelque chose comme de l’ironie dans ta manière de t’adresser à moi, y a t’il quelque chose qui te dérange dans mes propos ?

Voir dans le contexte

Discussion : Appel à questions (pour mon taf de sexologue)

Profil

Alabama

le mercredi 21 février 2024 à 12h38

Bonjour à toutes et tous !!

J'ai décidé d'écrire pour mon activité de sexologue/sexothérapeute, et je fais appel à vous pour vous demander quelles sont vos interrogations sur le sexe, la sexualité et les relations intimes au sens large, ou quelles étaient vos interrogations il y a quelques années, ce que vous aimeriez lire sur le sujet, ou auriez aimé lire plus tôt dans votre vie ?

Merci d'avance pour votre aide :)

Voir dans le contexte

Discussion : Changer de paradigme (relationnel)

Profil

Alabama

le mercredi 21 février 2024 à 12h35

artichaut
Ça représente quoi pourt toi les «  repas raclette » ?
Tu aimerais juste être invitée (et ne pas forcément y aller), ou tu as envie d'y aller, et vivre ces «  repas raclette » ? (que tu a l'air ensuite de nommer comme étant possiblement "superficiels").
Dans d'autres posts tu dis avoir pas mal d'ami·e·s, pourtant…

Ça représente les soirées repas que les gens font entre ami·e·s.
J'aimerais être invitée et pouvoir décider de si j'ai envie d'y aller ou pas. Parfois j'ai envie, parfois non. Mais si je ne suis pas invitée, je me sens juste exclue.
Et oui parfois je trouve ça ennuyeux au final. Mais justement je crois que ces derniers mois, quelque chose a changé et j'y trouve plus d'intérêt qu'avant.
J'ai pas mal d'ami·e·s (selon mes critères, peut-être que pour d'autres c'est peu), mais toutes et tous ne sont pas à proximité. Et je fais une différence entre ami·e·s et potes/copain·e·s. Donc j'ai des ami·e·s et peu de potes. Les ami·e·s se seraient les personnes avec qui il y a une forme d'engagement relationnel : même en habitant loin on va nourrir le lien. Les potes c'est les gens qu'on aime bien mais avec qui il n'y a pas d'engagement, on peut se voir, comme ne pas se voir, c'est aléatoire et la distance peut mettre fin à la relation. Parfois j'ai des surprises : des gens que je pensais dans la case "pote" deviennent des "ami·e·s" sans que je m'en sois doutée, et inversement... c'est des cases mais elles ne sont pas figées.

Voir dans le contexte

Discussion : Nouvelles rencontres

Profil

Alabama

le vendredi 16 février 2024 à 13h28

Bon j’ai fait un tableau qui me semble réaliste de mon expérience , sans enjoliver. Oui ça peut être décourageant.

Mais là où pour moi c’est devenu cool, c’est quand j’ai vraiment accepté que peux de personnes me correspondent. C’est à ce moment là que j’ai de nouveau abordé les choses comme un jeu, une aventure, avec moins d’attentes mais des envies et des limites très claires. En gros je me laissais tester, discuter, et le fait est qu’en assez peu de temps j’ai rencontré 3 hommes les uns après les autres. Je suis en relation amoureuse non-exclusive (avec des moments de fermeture quand on est fatigué de nos propres problèmes) avec le 3 eme. Le premier voulait des enfants moi non et c’était très important pour lui de trouver quelqu’un qui en veut, et j’aurais bien continué à le côtoyer amicalement mais il a fini par ne plus vraiment envoyer signe de vie, le deuxième était chouette mais ni l’un ni l’autre nous n’avons fait en sorte de continuer à se voir (même «  en amis »). Ça a été de très chouettes expériences et m’a réconciliée avec les rencontres : plus je suis stricte sur mes critères et mieux ça se passe.

Je te rejoins sur être très clair dans le profil, laisser transparaître qui tu es, au delà des hobbies. Dire ce qui t’amène sur le site avec honnêteté. Tu mets dans ce cas toutes les chances de ton côté pour trouver une personne qui sera intéressée par toi.

Beaucoup de gens ont tendance à voir les profils d’appli comme un genre de CV où il faut se montrer sous son meilleur jour et ça donne un genre de consommation des rencontres. Particulièrement dans les villes.

Et ravie que tu sois allée lire le blog !

Voir dans le contexte

Discussion : Nouvelles rencontres

Profil

Alabama

le vendredi 16 février 2024 à 11h06

Xyn


Cela étant dit, j'aimerais bien avoir un point de vue plus développé de la part de la gent féminine quand à la façon dont elles utilisent ces sites.


Je peux te répondre uniquement sur mon expérience .

Lorsque je vais sur un site de rencontre, seul 1 profil d’homme sur 30 ou 50 m’intéresse. J’envoie facilement le premier message, mais j’ai assez souvent pas de réponse, comme les hommes 😉. Idem quand je marche avec des femmes d’ailleurs. Je suis à la campagne, donc j’ai aussi accès à moins de profils proches de chez moi.

Je ne rencontre pas (plus) pour juste du sexe : la plupart des coups d’un soir avec des hommes ont été assez nuls, et pourtant je fais partie des femmes, pas si nombreuses, qui n’ont pas peur de dire ce qu’elles aiment/ n’aiment pas et je guide s’il le faut. Mais au mieux le gars ne «  comprend pas » et au pire il me traite de «  frigide » ou m’impose une pénétration sans capote par surprise (oui ça m’est arrivé et c’était un mec bien de gauche sensé être sensibilisé au féminisme et tout et tout). Évidemment dans le lot quelques rencontres ont été vraiment chouettes (et pas forcément avec des mecs «  gentils de gauche polytrucs ») mais du coup le jeu n’en vaut pas la chandelle pour moi. Étant TDS, pour le cul je préfère être payée: si le mec est égoïste au moins j’ai une contrepartie et les clients sont bien plus respectueux que les mecs d’un soir, eh oui ! Et ils font plus de cunnis 😌

Pour les rencontres plus profondes, je suis devenue extra sélective. Ça va vous paraître étrange mais quand je vois «  polyamour » sur un profil d’homme, je fuis : la plupart du temps ces gens ont «  oublié » de prévenir leur copine, et cherchent surtout du cul, ou une relation secondaire (donc ne sont pas prêts à donner le temps et l’énergie que j’attends). Je cherche donc des profils d’hommes sans relation amoureuse actuelle mais de préférence ouverts aux relations non exclusives. Je n’exclus pas les monogames meme si globalement ils ont plus de mal à être à l’aise avec mon métier de Tds.

Parfois je matche avec quelqu’un de chouette. On entame la conversation et assez rapidement je me rends compte que je suis la seule à poser des questions : l’autre se laisse tranquillement porter et ne cherche pas à me connaître vraiment. Je laisse tomber, c’est un signe que la personne n’a pas suffisamment de curiosité pour l’autre, et c’est récurrent chez les hommes, même si j’ai aussi eu la même chose avec des femmes sur les sites de rencontre (beaucoup moins irl, et proportionnellement c’est quand même beaucoup moins que les hommes ).

Souvent il m’est arrivé aussi que l’homme cherche d’une manière ou d’une autre à imposer son pouvoir : en disant qu’il rencontre uniquement les femmes qui sont ok de se déplacer chez lui, en allant sur le terrain sexuel alors que rien dans ce que je dis n’a laissé entendre que j’avais envie de ça. Et là je parle bien de personnes qui ont passé mes premiers filtres drastiques, avec qui je discute déjà depuis plusieurs jours.

Tout ça pour dire que c’est chronophage et que la déception est souvent au rdv. Pire que la déception : le sentiment de n’avoir qu’une valeur d’objet de consommation aux yeux de l’autre , de ne pas être traitée comme un humain. Et plus on voit le monde avec des lunettes féministes plus la déconvenue est grande, car l’objetisation se loge parfois dans des détails.

Donc un profil bien écrit, ne présage pas d’un homme qui va me traiter comme un humain à part entière avec mes désirs propres, mes aspirations, ma personnalité.

Beaucoup de femmes n’ont pas forcément cette viSion des choses et cette analyse, mais elles vivent les mêmes expériences, meme bien pires quand elles ne savent pas qu’elles ont le droit d’avoir des limites.

Au delà de la peur II y a la colère et la lassitude me concernant. Car ensuite une fois qu’on a trouvé une personne chouette avec qui on a envie d’aller plus loin, il y’a encore d’autres challenges liés au genre ou pas. Il y a eu toute une période où je n’arrivais pas du tout à aborder les rencontres avec légèreté. Heureusement c’est un peu revenu à un moment, quand j’ai accepté l’idée que très peu de personnes pouvaient me donner envie d’aller plus loin.

Donc parler de privilège, Mouais. Je dirais que le seul avantage du truc, c’est que ça fait du bien à l’ego de voir des likes. Mais le prix à payer est tellement élevé que ça n’a aucun sens de considérer ça comme un privilège.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : Nouvelles rencontres

Profil

Alabama

le mercredi 14 février 2024 à 23h27

Oui les femmes sont influencées par le patriarcat et ses critère de beauté. Ni plus ni moins que les hommes. Mais les hommes qui pensent être “sympa” ne le sont pas toujours autant qu’ils le pensent.

C’est un fait : les femmes risquent gros dans la séduction. Sur Twitter une fois des gens racontaient leur pire date. Les femmes parlaient de viols et d’agressions, les hommes, de femmes ennuyeuses ou qu’ils trouvaient plus moches que sur les photos. Si en tant qu’homme tu fais comme si cette réalité n’existait pas, tu peux te raconter que c’est trop injuste.

Bref.

Voir dans le contexte

Discussion : L'art subtil du détachement

Profil

Alabama

le mardi 13 février 2024 à 22h46

@PolyZen : je me sens flattée d'être étiquetée comme "féministe avec une longue réflexion sur le sujet" :-D
Si seulement être féministe prémunissait des liens déséquilibrés, ça se saurait. Mais au moins, ça aide à être clairvoyante, les lectures et les copines féministes, ça renforce et permet de rester ferme, même seule face à quelqu'un dont on est amoureuse. C'est ce qui me semble le plus difficile à faire: ne pas se laisser embrouiller par le point de vue à oeillères d'un homme dans le face à face intime. D'où l'intérêt de démêler un minimum ce qui relève d'un besoin d'espace légitime et ce qui relève d'une demande non formulée d'abnégation de l'autre.
Ravie que tu ailles lire le blog ! Si tu veux y participer c'est très bienvenu d'ailleurs (je dis ça, je dis rien, au cas où, en passant :P )

@artichaut : haha merci, c'est grâce à toi que je l'ai postée d'ailleurs :)

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : Vos plus belles ruptures, séparations, etc.

Profil

Alabama

le mardi 13 février 2024 à 22h42

Je me suis peut-être mal exprimée, mais pour moi garder de la tendresse ne signifie pas garder un lien. Ou alors, un lien intérieur. Il y a pas mal de gens avec qui je n'ai plus de relation, plus de contact, et pourtant je les "aime" toujours, je ne pense pas à eux avec colère ou dégoût ou mépris, plutôt avec tendresse pour les belles choses que nous avons vécu.

Voir dans le contexte

Discussion : Culpabilité et sentiment d'être un bourreau

Profil

Alabama

le mardi 13 février 2024 à 22h39

J'ai relu mon message et comme j'ai voulu faire concis et rapide, c'est peut-être un peu sec. Le fond y est, mais j'ai l'impression que la forme peut tourner à l'injonction. Je pense qu'en te lisant, j'ai le sentiment que tu prends tellement sur toi, et que tu ménages tellement ton conjoint, c'est comme si j'avais eu besoin d'envoyer un électrochoc mais ce n'est pas forcément très constructif. Mieux vaut que j'intervienne pas trop sur ce genre de problématique je crois...

Voir dans le contexte

Discussion : Vos plus belles ruptures, séparations, etc.

Profil

Alabama

le mardi 13 février 2024 à 17h15

A propos de fin de l'amour.
L'amour cesse t'il, je veux dire, le sentiment ?
Il y a deux choses pour moi : l'amour actif, le fait d'aller vers l'autre, de faire et de montrer. Sans cette amour actif, point de relation selon moi.
Et le sentiment, la tendresse, la douceur que l'on a en pensant à quelqu'un. Cette deuxième chose ne me semble pas pouvoir disparaître dans mon cas, en tous cas concernant les relations que j'ai eues par le passé. Même mon ex-mari, qui a été irrespectueux et violent par certains égards, j'ai toujours pour lui une forme de tendresse, je pense l'avoir côtoyé de si près, qu'il m'est impossible de ne pas garder une petite place pour lui dans mon coeur.

En est-il de même pour vous même après des ruptures douloureuses ?

Voir dans le contexte

Discussion : Culpabilité et sentiment d'être un bourreau

Profil

Alabama

le mardi 13 février 2024 à 12h08

LilouM
Merci pour ton retour,

Je fais quelques petits arrêts par ci par la, je tiens le coup pour le moment.
Pour la distance, ça reste assez compliqué pour lui je pense du fait de son insécurité...

Encore une fois, tu penses plus à lui qu'à toi-même. A ce stade, il me semble qu'il serait bon pour toi de t'éloigner et réfléchir à tête reposée. Je pense comme l'autre intervenant que ton impulsivité ne me semble pas être celle que tu te mets sur le dos, mais plutôt un craquage face à une situation insupportable pour toi.
La distance le met mal ? Mais si TU as besoin de prendre soin de toi, tu fais comment dans ce cas ? Qu'est-ce qui TE ferait du bien ? A un moment, l'insécurité de l'autre n'est pas de ton ressort.

LilouM

En dehors des angoisses il est plutôt bien en phase avec tout cela.

Les paroles c'est une chose. Les actes en sont une autres, les émotions également. On peut vouloir intellectuellement quelque chose et ne pas en être capable. Les règles toujours plus strictes qu'il t'impose ressemblent à une tentative désespérée de t'empêcher d'avoir d'autres relations parce que lui ne peut pas le supporter. Je t'invite à faire la part des choses et à regarder le réel en face, il me semble qu'il y a beaucoup de déni dans votre relation.

LilouM
Merci pour l'idée de la thérapie de couple... J'y ai déjà pensé plusieurs fois, mais comme il était déjà stressé par une thérapie individuelle, j'avais la crainte qu'il trouve la situation inégalitaire. De plus, je n'ai pas précisé mais je suis moi même psy, d'où ma crainte de rapport de force inéquilibré...

Quel déséquilibre ? Ce n'est pas parce que tu es psy qu'aller voir un thérapeute de couple crée un déséquilibre. C'est à la thérapeute de garantir le cadre et l'équité, toi tu seras une simple cliente/patiente, pas une psy dans ce cadre. Donc non pas de déséquilibre à mon sens.

Voir dans le contexte

Discussion : Nouvelles rencontres

Profil

Alabama

le mardi 13 février 2024 à 00h22

De passage aussi ...

80 % des femmes envisagent 20% des hommes et le succès attire le succés ...

Oui, et selon toi, quelles en sont les raisons ? 80% des hommes seraient trop moches ? Demande à n'importe quelle femme son expérience de la drague, irl ou en ligne : si tu es prêt à écouter, tu sauras que 90% du temps, la drague est du harcèlement, voire de l'agression sexuelle, et quand ça va plus loin que la drague, potentiellement du viol. Donc, logiquement, les femmes se méfient des hommes, et donc elles sont moins enclines aux rencontres, et donc sont moins nombreuses sur les sites, plus sélectives, et donc plus sollicitées.

Voir dans le contexte

Discussion : Changer de paradigme (relationnel)

Profil

Alabama

le mardi 13 février 2024 à 00h14

artichaut
Et pourquoi pas ?

Ce qu'on peut, délimite par définition, le champ des possibles. Au sein de ce champ-là, comment s'exprime notre désir ? Là est ma question.

Si je prends l'exemple du consentement. Je le conçoit comme l'intersection entre les envies et les possibles de l'un·e et les envies et les possibles de l'autre (ou des autres). Aussi minime soit cette intersection. Ce qui est désir en dehors de cette intersection, j'aurais tendance à appeler ça fantasme.

Si je reprends ta métaphore, dans le cas où pour moi le sexe sans câlins ne m'intéresse pas, et que la personne en face refuse tout câlin, il n'y aura pas de sexe. Ben pour moi c'est aussi ça dans les relations amoureuses/affectives. Parfois s'il manque un ingrédient rien n'est possible. C'est comme un 4 quarts sans beurre : il peut bien y avoir les oeufs, la farine et le sucre, sans beurre pas de 4 quarts. Et donc pour moi ce dont tu parles à des limites très concrètes.

Ceci étant dit, je pense que par certains aspects, je commence à réussir à vivre de plus en plus le paradigme dont tu parles, à ma manière, notamment dans le domaine amical. Moi qui n'avais aucune appétence, voire qui ressentais de l'ennui, pour les relations où il n'y a pas de partage d'intimité (je parle pas de sexe mais de partage de discussions intimes)/de profondeur, depuis quelques temps, je me plais à apprécier de faire de la musique 1h par semaine avec un tel ET C'EST TOUT, une balade avec unetelle ET C'EST TOUT, à être moins frustrée des amis avec qui le lien est "distendu", à apprécier ce qui est, plutôt qu'à râler intérieurement de ce qui n'est pas. C'est nouveau pour moi et il m'aura fallu passer par :
1. découvrir et assumer que les relations pas profondes ne m'intéressent pas,
2. puis me rendre compte que je suis jalouse des personnes qui ont plein de relations et sont invitées régulièrement à des repas raclette,
3. puis que j'aie une relation amoureuse avec quelqu'un qui a PLEIN de relations amicales à droite à gauche qui pour moi sont superficielles car avec peu d'intimité et me rendre compte qu'en fait je l'envie et que c'est p'tet pas si superficiel que ça si ces personnes font 400km pour l'aider à déménager
4. regarder bieeeeeen en face mon sentiment de solitude et me le prendre en pleine face, ainsi que la honte qui allait avec, alors même que je me racontais que mes relations profondes sont extraordinaires et que le reste ne m'intéresse pas
5. réaliser qu'au fond, je pense que je n'intéresse pas les gens et que j'ai peur d'aller vers elleux
6. que ma soeur me dise que j'ai du mal à voir l'amour que les gens me portent
7. Une thérapie pendant tout ce temps

Tout cela aura pris 3 ou 4 ans, et c'est sans doute pas encore fini.
Donc je pense que selon là où on en est, ton paradigme est tout sauf simple, c'est un travail de longue haleine, et en chemin, je préfère parfois être dans quelque chose de plus normé parce que c'est ce qui me correspond à ce moment-là de ma vie. Sortir de la norme peut aussi parfois devenir une injonction et une nouvelle norme.

Voir dans le contexte

Discussion : Vos plus belles ruptures, séparations, etc.

Profil

Alabama

le lundi 12 février 2024 à 23h44

Je trouve vraiment chouette d'avoir ouvert ce fil, et j'ai envie d'y contribuer.
Pour ma part, je trouve aussi que les ruptures apportent beaucoup de positif. En tous cas, dans mon expérience, les ruptures amoureuses. Certaines ruptures amicales ont été beaucoup, beaucoup plus rudes à vivre, mais toutes m'ont appris des leçons.

Première leçon que j'ai apprise, suite à une double rupture amicale. J'avais deux amies très proches, que je considérais "comme mes soeurs", dans le sens où je les aimais fort et je projetais mon avenir avec elles à long terme. J'ai réalisé à quel point j'avais des attentes fortes en amitié, et que ces attentes n'étaient pas forcément reciproques. Elles m'ont larguée, sans beaucoup d'état d'âme et sans explication (donc "silencieusement"), à une époque de ma vie où j'étais au plus mal, et très vulnérable, et où j'aurais eu besoin de leur soutien. Cela a été extrêmement dur. Mais j'ai compris que j'avais placé trop d'attentes, trop d'espoir, trop de projections, et qu'elles n'étaient pas forcément aussi fortes de leur côté. J'ai appris à y aller plus tranquille dans les relations, à laisser les choses se construire petit à petit, et à ne pas prendre pour argent comptant les rêves exprimés à haute voix, qui sont parfois plus de l'ordre du fantasme que de l'envie concrète. Cela m'a permis par la suite d'avoir des amitiés comme j'en rêvais depuis toujours, et d'accepter plus facilement les aléas de la vie amicale, avec un peu moins de frustrations.

La rupture avec mon mari : meilleure décision EVER. J'aurais pu la fêter au champagne, tellement cela m'a semblé une libération, et l'entrée dans une vie plus libre et plus inventive. Notre relation n'y a pas survécu, même si au cours des 15 dernières années, nous avons eu quelques moments de complicité, perdus au milieu d'un grand écart de valeurs et de beaucoup de machisme de sa part.

La rupture avec mon meilleur ami : il m'a larguée il y a deux ans, c'était dur, et il me manque encore beaucoup. Il l'a fait pour lui, pour se sentir mieux, et ne m'a rien reproché. En deux ans, j'ai eu le temps de réfléchir à quelle pouvait bien être ma part dans cette rupture, dont il s'attribuait l'entière responsabilité. Cela m'a permis de comprendre, lentement, comment mon côté "sauveuse", avait pu avoir des conséquences sur la manière dont il se sentait à mon contact. Je suis encore en compréhension de cet aspect de moi dans les relations, et petit à petit j'apprends à m'en défaire, à moins regarder l'autre qui souffre, de haut, même si c'est avec beaucoup de bienveillance et d'empathie. Ménager l'autre, c'est aussi une manière de se mettre au-dessus. Je désapprends à faire ça. Pas facile facile car je vais presque toujours bien et que je connais plusieurs personnes très proches en proie à des passages à vide, pour ne pas dire des moments de dépression intense.

Les ruptures avec deux de mes amoureux des 10 dernières années: après un temps de pause, sans se côtoyer, ces deux ex-ami-amoureux sont redevenus des amis. Je suis même encore plus amie avec l'un d'eux, que nous ne l'étions avant d'avoir une histoire amoureuse, et je suis super heureuse de cela. Nous avons même eu, au fil des 5 dernières années, des discussions pour revenir sur la fin de notre relation, et comprendre mieux ce qui s'était passé pour chacun·e. En somme, une sorte de méta-discussion d'après coup, que je trouve très enrichissante.

Récemment, une très bonne amie a décidé de rompre. Je n'ai pas eu très mal, car j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour arranger les choses, vraiment je suis allée au bout de tout ce que je pouvais proposer, et elle a simplement tout refusé, et décidé qu'elle ne pouvait en aucun cas me pardonner ce qu'elle me reprochait. J'ai donc accepté que ça se termine, car je ne pouvais pas non plus me renier pour garder la relation. Cette fin m'a appris à mieux m'affirmer, dans une relation où j'avais parfois peur de le faire à cause du conflit que cela pouvait provoquer.

J'aimerais, un jour, pouvoir "ne pas rompre" et simplement changer la relation, mais je ne sais pas si j'en suis capable, car il y a les idéaux et puis il y a les émotions au jour le jour, et j'ai toujours eu besoin d'un moment de détachement, de détricotage de l'attachement et du sentiment amoureux, de l'apaisement de la colère (oui j'ai quitté plusieurs fois en étant en colère).

Voir dans le contexte

Discussion : Culpabilité et sentiment d'être un bourreau

Profil

Alabama

le lundi 12 février 2024 à 23h19

Bonsoir Lilou,
D'abord, j'ai envie de te dire que ce que tu traverses a l'air extrêmement dur, et le premier conseil que j'aurais à te donner, c'est de prendre soin de toi, si possible en t'éloignant quelques jours, soit seule, soit chez un·e ami·e avec qui tu te sens bien. Si ce n'est pas possible, peut-être faire des balades seule, prendre l'air, sortir. Mais dans l'idéal je dirais que ton état psychologique mérite d'être pris très au sérieux, et un arrêt de travail ne me semblerait pas excessif.

Ensuite, une chose m'interpelle : tu dis aller voir un psychologue depuis 1 an, à cause de votre relation, et envisager d'aller voir un psychiatre pour te médicamenter, en raison de ton impulsivité.
De l'autre, ton conjoint est super jaloux, accepte des choses qui ne lui conviennent pas au fond, et refuse d'aller voir qui que ce soit.
Bref, tu sembles prendre l'entière responsabilité de la situation, ça ne me semble pas juste.
Pourriez-vous envisager une thérapie de couple ? Il me semble que voir un psy chacun de son côté, ça peut être utile mais que là, le souci est entre vous, dans la relation, et qu'il faut donc y trouver une réponse à deux, pas chacun de son côté.

Pour finir, je dirais que vouloir du polyamour avec une personne qui n'en a aucune envie (et cela semble être le cas de ton conjoint), c'est voué à l'échec, à moyen ou long terme, et que tu vas devoir faire des choix.

Voir dans le contexte

Discussion : L'art subtil du détachement

Profil

Alabama

le lundi 12 février 2024 à 17h06

PolyZen
Bonjour la communauté!



MAIS... Je vis une très belle histoire avec un homme bien plus jeune que moi, depuis un an. On n'est pas ds la meme région. On se voit peu, tous les mois ou mois et demi. Pour un weekd end. Et quand on se voit, c'est indubitablement de l amour, celui où chacun aime voir l autre se déployer dans sa vie, dans son intimité, dans sa liberté d'être soi (on explore ts les deux notre pansexualité).


ET là, sans lien entre les rencontres, Je sais plus trop si c'est du détachement ou de l'empêchement. Avoir plusieurs relations pour n'en vivre aucune à fond. Se disperser. (j aime pas dire ça hein, on dirait les gens qui ne vivent pas le polyA et ce que j entends a chaque fois que je parle de polyA)


Je me reconnais beaucoup dans ton vécu.
Je suis en relation amoureuse/sexuelle avec un homme depuis 1 an 1/2.
Et assez rapidement, le problème de la communication s'est posé entre nous. Il y en avait, mais c'était difficile pour moi d'attendre 3 jours des réponses à mes messages, ou d'être la seule à appeler entre deux moments où on se voit. Nous sommes à distance aussi.

J'ai assez vite amené le sujet sur la table. Il n'était pas possible de trouver de solution, il refusait les miennes, et n'en proposait pas de rechange.
Ça a duré comme ça, bon an mal an, avec plusieurs phases.

De mon point de vue, une relation ça se construit, ça s'entretient, ça se nourrit. J'ai un regard féministe sur les relations, et il est récurrent que les femmes prennent mieux et plus soin des relations que les hommes. Donc moi, l'histoire du détachement, peut cacher une forme de confort à laisser l'autre nourrir le lien, ou un manque d'empathie du fait de ne pas chercher à ce que l'autre se sente bien dans la relation.

Aussi ce que je trouve très difficile, c'est de naviguer entre la déconstruction des relations classiques, et la déconstruction du genre et de la manière dont les hommes se connaissent peu voire pas. Moi en tous cas j'oscille entre des envies de déconstruction et une peur pas si irrationnelle " de me faire avoir" sur l'autel de la domination masculine dans les relations (prendre sans vraiment donner de soi, voir l'autre comme une ressource/source à laquelle on vient boire jusqu'à épuisement). Je trouve ça extrêmement compliqué de faire la part des choses entre ce qui relève de respecter le besoin de distance de l'autre, ne pas enfermer dans des réflexes classiques de co-dépendance et être simplement dans un rapport de genre on ne peut plus classique ou l'un peut se raconter être libre et détaché quand c'est en fait l'autre qui lui fournit le support affectif indispensable à cette liberté, sans fournir du confort à l'autre en retour.

Par exemple, dans ma relation, mon amoureux ne se rendait pas compte qu'il ressentait de l'anxiété, j'ai dû lui pointer du doigt (une fois il s'est imaginé que j'étais en colère contre lui parce qu'il pensait être en retard chez moi et que je n'avais pas répondu à son message depuis 2h: en fait il était en avance et je l'avais prévenu que je ne serais pas dispo avant). Il pensait être très sécure et "prendre les choses comme elles viennent". C'était plutôt à mon sens une forme de déconnexion de soi, une protection pour ne pas souffrir.

J'ai aussi remarqué que bien que lui puisse mettre bien plus de 24h à répondre à un message, il m'envoit parfois des messages qui demandent une réponse urgente. Je suppose qu'il s'attend donc à ce que je lise son message et que je réponde rapidement, sinon ça n'a aucun sens. Donc finalement il y a une forme d'incohérence. Dans ces moments-là je suis tiraillée entre lui fournir sa propre médecine ou agir comme j'agis normalement. La raison pour laquelle je ne lui applique pas sa propre médecine c'est que je sais qu'il a tendance à ne rien attendre de plus de la vie que ce qu'elle veut bien lui donner, une forme de passivité blasée. Bref, au bout d'un 1 an 1/2, le récit du mec tranquille et détaché a fait long feu.

Je ne sais pas ce qu'il en est dans ta relation, chaque personne est différente. Mais en tous cas, je me poserais la question de si son attitude est du détachement ou de l'évitement. De l'acceptation de ce qui est, ou une peur de souffrir en se rendant vulnérable.

Et au-delà de comprendre ce qui se passe de ton côté, pour moi ce qui me semble vraiment important, c'est de prendre soin de ton besoin à toi : si c'est inconfortable de n'avoir aucun lien entre deux rencontres, dis-le, et ne lâche pas. ton besoin est important, et aucune idéologie, polyamoureuse ou non, ne devrait t'y faire renoncer. Une fois le besoin défini, il peut y avoir de nombreuses modalités possibles :
- s'envoyer des lettres
- prendre des rdv tél
- choisir un jour dans la semaine pour discuter par sms
- jouer ensemble à un jeu en ligne
- regarder un film ensemble à distance (y a une appli qui permet de faire ça, je sais plus le nom)
etc...

Pour moi, la réponse à un malaise, ce n'est pas de soi-même tenter de s'adapter autant que faire se peut. C'est plutôt de le mettre au pot commun, et construire avec l'autre quelque chose qui te permette de te sentir confortable et en sécurité. Parfois, la personne ne pourra pas te donner ce que tu veux. Dans ce cas, il y a plusieurs possibilités : modifier la relation pour y etre moins engagée émotionnellement, trouver d'autres personnes qui peuvent remplir ce besoin, rompre...

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : [Texte] Polyamorie et Bisexualité du magazine « Le Cul Bordé de Nouilles »

Profil

Alabama

le samedi 18 novembre 2023 à 21h55

Bon je suis allée vite en mots.
Bien sûr les alliés ou les événements non mixtes c'est une chose.
Mais imaginer que dans un événement en mixité choisie LGBT il puisse y avoir des hommes cis het' uniquement sur la base de leur polyamour ça me parait juste insensé.

@Lili-Lutine : les situations que tu évoques, sont liées au slut shaming, à la misogynie et à la biphobie (de toutes façons la racine de tout cela c'est toujours la misogynie et la domination masculine). Je peux envisager, au regard des exemples que tu donnes, une discrimination à l'intersection d'être une femme ET poly, ou perçue comme lesbienne/bi/gay et poly. Mais être poly, en soi, n'est pas une discrimination au même titre que le sont les orientations sexuelles ou le genre. Un homme avec deux femmes au bras, je doute qu'il vive le même type de problème que les deux femmes en question.
Et oui on peut comparer ça au libertinage, je trouve que c'est assez similaire (d'autant que dans la tête de plein de gens c'est la même chose, poly et libertin).

Ça me pose un peu moins pb une femme cis het' poly (mais c'est pas du tout une évidence cependant) dans une mixité LGBT, qu'un homme cis het' . C'est pas comparable pour moi. Combien d'hommes déjà utilisent le polyamour pour simplement se donner une légitimité à avoir plusieurs relations avec des femmes sans véritable engagement émotionnel, sans faire le taf relationnel ? Plein. Si en plus le gars se dit poly et aromantique, on a le top du top du foutage de gueule à mon sens.

J'ai conscience que je ne mets pas les formes dans mes derniers messages, je crois que le sujet m'énerve et me révolte. Donc désolée d'avance si ça blesse des gens autres que des mecs cis het' (si ça blesse des mecs cis het' je crois que je m'en fiche un peu sur ce coup là), et je comprendrai qu'on ait pas forcément envie de mettre les formes non plus pour me repondre.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : [Texte] Polyamorie et Bisexualité du magazine « Le Cul Bordé de Nouilles »

Profil

Alabama

le lundi 13 novembre 2023 à 19h02

Alors en ce qui me concerne, non, les polyamoureux ne font pas partie de la commu lgbt, déso pas déso...
Je me vois mal partager des espaces lgbt avec des hommes cis het' sous prétexte qu'ils sont poly. Et j'imagine très mal les personnes qui fréquentent les milieux lgbt, être d'accord avec ça.

J'ai lu l'article, je suis bi et poly, et en désaccord complet avec cette histoire de polyphobie qui serait une lgbt-phobie. N'importe quoi.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : [Lexique] Situationship, un nouveau mot pour un concept connu

Profil

Alabama

le lundi 13 novembre 2023 à 18h47

@artichaut: tu as cité la dimension négative du terme, et certes, on pourrait la retourner en positif, mais ça devient autre chose.

Pour moi, la "situationship", décrit les relations dans lesquelles une des deux personnes souffre du manque de définition de la relation. En fait cette personne souhaite souvent quelque chose de plus investi. Tu parles de travail relationnel, et c'est très souvent la femme de la "situationship" qui en pâtit, car elle aimerait plus de communication, a le sentiment d'être sur un strapontin. Car au-delà de la norme à laquelle on se comparerait, il y a la norme qui de fait, fait souffrir : une personne à l'aise avec la situationship est parfois juste un mec qui profite d'une nana dispo à lui donner du sexe et du care gratuits (écouter, soutenir, prendre soin) alors même qu'il n'a aucune intention de s'investir vraiment dans la relation et sera prêt à quitter le navire lorsqu'il rencontrera "la" vraie relation.

C'est rendu possible à mon sens en raison du système patriarcal, qui fait que les hommes ont moins accès au sexe facilement du fait qu'ils ont souvent peu d'altruisme dans ce domaine, et qui donc se "gardent sous le coude", des personnes avec qui ils peuvent en avoir.

Bien sûr cela peut parfois s'inverser en terme de genre.
Mais bref, je suis pas hyper convaincue par le "positivisme" qu'on voudrait donner à ce type de relations, qui à mon sens découle d'une asymétrie douloureuse pour une des deux personnes (je souhaite à ces personnes de ne pas y rester, d'ailleurs). Nier ces rapports de domination c'est faire leur jeu.

Voir dans le contexte

Discussion : Partenaire seulement acceptante ?

Profil

Alabama

le jeudi 07 septembre 2023 à 22h09

De mon point de vue, on ne prend pas les décisions pour les autres mais pour soi.
Donc la question serait plutôt pour moi, sens tu qu’elle souffre beaucoup ? Si oui, es tu à l’aise à l’idée d’être en relation avec quelqu’une en sachant que tes choix la font souffrir ?

Deuxième chose, je pense qu’il vaut mieux ne pas prendre de décision trop rapide. Tu sembles être encore dans les débuts de la rencontre avec la nouvelle personne, ça peut être assez intense en émotions et rien ne t’empêche de laisser du temps au temps et voir comment les choses évoluent. Ce sera peut-être plus clair d’ici quelques semaines/mois.

Voir dans le contexte

Retour au profil