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Comment être épanoui quand je ne fais aucune rencontre?

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Enrique

le mercredi 19 août 2026 à 08h04

Bonjour à tous.

Je vous écrit aujourd'hui car j'ai du mal à gérer certaines émotions.

Contexte : je (h42) suis en relation libre avec (f30).

Nous sommes en relation libre depuis 3 ans.
Ma compagne avait déjà un autre partenaire et je cherchais à explorer ce mode de relation car la monogamie m'a toujours posé problème et je ne me suis jamais senti pleinement libre dans ce mode de relation et j'ai souvent regretté de pas avoir pou profiter de certaines rencontres.

Cependant voici comment ça se passe dans la pratique :

-elle a souvent des dates, des expériences inédites et incroyables, elle profite à fond de ce mode de vie et je suis très heureux pour elle et ça me réjouit de la voir se sentir libre et elle même.

-de mon côté c'est le zéro pointé.
Quand je dis zéro c'est zéro.
Au début je me suis dit que ça allait venir avec le temps, je n'ai pas voulu forcer la chose et laisser le destin faire les choses.
Comme quand j'étais en couple monogame, une rencontre potentiellement romantique allait se présenter un jour ou l'autre et la je pourrai enfin jouir de cette liberté.
Malheureusement ça n'est jamais arrivé.
Après un an, j'ai commencé à me mettre sur les applis pour "forcer" le destin, la encore chou blanc. 😬

J'en ai parlé à ma compagne et elle me rassure énormément en me disant que je suis adorable et que plein de gens pourraient être intéressés par moi, elle est consciente que pour une femme hétéro c'est beaucoup plus simple de faire des rencontres d'un soir mais tout aussi dur pour créer de vraies relations.

Mais la je commence à perdre espoir et j'ai l'impression d'être dans une relation monogame avec une personne en polyamour.

En gros je me retrouve dans une situation de polyacceptant et ce n'est pas ce que je voulais, pour moi c'était une expérience à vivre et à profiter à deux.

Je crois profondément à ce mode de relation mais je n'arrive malheureusement pas à vivre les avantages et j'ai l'impression de n'avoir que les mauvais côtés.

Sans comparer la multiplicité des rencontres (je savais que la ratio allait être très bas en ma défaveur) je ne pensais pas que ça serait aussi unilatéral.

Je commence à être de plus en plus jaloux quand elle fait des rencontres et j'ai de plus en plus de mal à gérer ça.

Je me sens dévalorisé et j'ai l'impression de ne plaire à personne d'autre qu'à ma compagne actuelle.

Je viens donc demander conseil ici, car certaines personnes ont du vivre la même chose que moi.

Merci de votre attention 🙏

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Alabama

le mercredi 19 août 2026 à 12h07

As tu des ami•e•s ?
Que te manque t’il concrètement ? Être transporté par une rencontre ? Le tactile avec une personne nouvelle ? Avoir une vie sociale en dehors de ta relation amoureuse ? En fonction des réponses, les pistes à creuser seront différentes.

Ta compagne a peut être une propension à sublimer les rencontres : parfois, les rencontres sont incroyables parce qu’on les rend incroyables.
Étant une femme cis moi même ayant eu pas mal de rencontres hetero, et de plus en plus féministe , je ne vis pas tellement de rencontres incroyables avec des hommes, mais j’en ai vécu quand j’étais moins regardante. Je ne dis pas que c est le cas pour ta compagne mais c’est à prendre en compte. Parfois on se compare et en fait, on enjolive ce que vit l’autre.

Je vais te donner mon point de vue de femme avec des lunettes féministes tres sévères.

Rencontrer une femme quand on est un homme en relation libre, c’est difficile pour plusieurs raisons :
- la plupart d’entre vous n’êtes pas doués pour prendre soin du lien et des affects de l’autre dans une seule relation, donc dans 2… ça fait peur.
- dans le sexe, vous n’êtes pas souvent à l’écoute et ne connaissez pas grand chose au plaisir féminin
- vous savez souvent bien ce qu’une femme peut vous apporter, mais moins ce que vous pouvez lui apporter.

C’est un constat dur, mais réel.
Je ne sais pas si tu coches ces lignes, en tous cas il est statiquement improbable que tu n’en coches aucune. Je ne dis pas ça pour te décourager, mais plutôt comme des pistes pour avancer.
Toutes ces choses s’apprennent. Et tu peux commencer par nourrir et prendre soin de tes amitiés, à mon avis ça pourrait nourrir pas mal des éléments que tu recherches pour l’instant dans une relation sexo-affective. Et cela te donnera de bonnes compétences pour naviguer plusieurs relations amoureuses et donnera confiance à une femme pour se dire qu’elle ne sera pas la dernière roue du carrosse en se lançant avec un homme poly déjà en couple.

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Enrique

le mercredi 19 août 2026 à 12h42

Ma compagne est une féministe hardcore et bi.
Elle a comme beaucoup été énormément déçu par les hommes cis hétéro (quelle surprise 😂).
Quand je l'ai rencontré elle avait arrêté de dater des mecs. J'ai été l'exception et je le suis encore (elle a déjà couché avec des mecs depuis le début de notre relation mais n'a jamais développé de connexion et spoiler le sexe était pas ouf haha)

Ayant moi même grandi dans un milieu mascu toxique je suis très engagé pour la lutte contre le patriarcat et la violence généralisée des hommes. On s'est très vite entendu sur beaucoup de sujets.

Pour le sexe, si j'en crois ma partenaire je suis à l'écoute et je réponds parfaitement à ses désirs et besoins. (Elle dit que je suis le meilleur coup homme qu'elle ait eu 😱)
Je vois très bien ce que tu veux dire mais j'aborde pas du tout la sexualité de manière conventionnelle et mascu et je pense être plutôt bon de ce côté là.

J'ai jamais eu de problème à rencontrer des femmes avant mais ma dernière période de célibat / dating remonte à plus de 15 ans et forcément à 25 ans et 40 ans on cherche pas les mêmes choses et c'était beaucoup plus facile que maintenant ou la plupart des célibataires de mon âge cherchent à construire une famille / acheter une maison / reconstruire une famille et ce n'est pas du tout mon cas.

J'ai déjà vécu plusieurs relations monogames "classiques" et j'ai toujours rêvé de plus et la relation libre semble m'être la solution idéale, je n'arrive juste pas à le concrétiser.

Merci de tes conseils et je note bien le fait de développer le côté amical plus en profondeur et de chercher de la liberté ailleurs et peut être que quelque chose arrivera comme ça.

Ce qui est sûr c'est que je ne remet pas en question la relation libre et que je veux toujours ça.

J'ai juste pas envie de me retrouver dans cette situation où je ne le vis pas bien et où ma compagne ne voudra plus être en relation libre avec moi car je souffre trop.

La ça serait le pire des scénarios pour moi car je serai solo et j'aurai les mêmes problèmes pour rencontrer quelqu'un.

C'est plus un constat d'échec maintenant que la réalité me frappe et je me rends compte que c'est EXTRÊMEMENT compliqué de faire des rencontres passe un certain âge. Et ça ça n'a rien à voir avec la relation libre mais j'aimerai trouver des spoliations pour pas que ça me rende malheureux.

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Topper

le mercredi 19 août 2026 à 14h12

Bonjour @Enrique,

Je suis désolé pour ta situation et je comprends ton désarroi. Tu te confrontes à une réalité bien difficile et commune.

Comme le dit ta compagne, lorsque l'on est une femme hétéro, c'est très facile de faire des rencontres. Un profil vide de rencontre avec juste marqué "femme" et ton compteur de likes explose en quelques minutes. C'est d'une absurdité totale mais c'est le marché actuel de la rencontre.

L'envers du décor est qu'il y a une quantité d'hommes qui cherchent désespérément et tentent tout et n'importe quoi. Parmi ceux-ci, des hommes célibataires qui cherchent une relation monogame, d'autres qui enchainent les plans d'un soir, mais aussi une proportion considérable d'hommes en couple, et forcément ça crée un déséquilibre et une saturation du marché.

Pour les femmes, c'est donc incroyablement facile de s'offrir du sexe (de qualité variable) dans l'heure qui suit. Par contre, dès qu'il y a une attente minime, c'est très compliqué de trouver quelqu'un de valable.

En ce qui te concerne, tu es noyé dans la masse. Il est donc à la fois très difficile d'apparaitre, de capter l'attention, et que la personne en face creuse suffisamment pour être séduite par ta personnalité qui peut faire la différence étant donné qu'elle a déjà de nombreuses conversations en cours.

En outre, nous sommes dans une société majoritairement monogame. On a pas de statistiques sur le sujet, mais il suffit de t'imaginer un groupe de gens de ton entourage et déterminer lesquels sont polyamoureux ou non-monogames. Extrapole pour avoir un pourcentage et ça te donne une idée des personnes a priori compatibles sur un service de rencontres.

Ensuite, tu es dans une tranche d'âge qui correspond à une génération qui s'est construite avec pour seul mode relationnel possible, la monogamie. Tu as donc encore moins de chance de trouver des personnes qui s'imaginent dans autre chose comme relation.

Pour avoir connu le passage à la quarantaine en étant polyamoureux et sur les applications de rencontre, j'ai remarqué une chute considérable des contacts à partir de 41 ans. La raison est simple, les utilisateurs mettent des chiffres ronds dans leurs critères de recherche, et donc tu n'es soudainement plus visible pour une quantité de personnes qui mettent 40 comme limite maximale.

Une fois que tu cumules tout ça, tu te rends comptes que la probabilité de rencontrer quelqu'un pour une relation polyamoureuse est extrêmement faible.

Ce n'est cependant pas impossible. Tu peux prendre ta compagne pour exemple. Il y a d'autres femmes comme elles, il faut cependant avoir la chance de tomber dessus, ou plutôt qu'elles tombent sur toi. Je te conseillerais de privilégier les services de rencontre qui proposent de mettre des profils conséquents. Les femmes qui passeront par là pourront déjà en savoir plus sur toi avant même de débuter une discussion. Parle de ta situation, de ta personnalité, de tes envies et éventuellement de quelques intérêts spécifiques si tu en as.

Essaie de faire des rencontres dans des endroits où tu pourrais trouver des personnes compatibles. Par exemple, tu peux aller dans des cafés poly. Tu y rencontreras des personnes polyamoureuses ou qui souhaitent vivre ce mode relationnel. Ce sera notamment l'occasion d'aborder les problématiques que tu rencontres et peut être créer du lien qui t'amènera à développer une relation.

Tu peux également aller en soirée sexpo. C'est quelque chose que tu peux faire avec ta compagne. L'idée est quand même qu'une fois sur place vous ne soyez pas collés ensemble pour vous mêler aux autres. Tu y trouveras une population ouverte et tolérante. Les personnes participantes ne sont pas forcément non-monogames ou souhaitant y faire des rencontres en vue d'avoir une relation, c'est néanmoins un contexte où on est invité à avoir une certaine intimité avec d'autres personnes, ce qui peut éventuellement amener à avoir envie de se revoir même si ce n'est pas le but initial.

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Alabama

le mercredi 19 août 2026 à 15h15

Enrique

J'ai juste pas envie de me retrouver dans cette situation où je ne le vis pas bien et où ma compagne ne voudra plus être en relation libre avec moi car je souffre trop.

C’est pour ça que je t’ai posé quelques questions, afin que tu te questionnes sur ce que tu recherches vraiment dans le fait d’avoir d’autres relations amoureuses.

Loin de moi l’idée de te faire abandonner les relations non exclusives. Mais je t’invite à élargir l’imaginaire autour de ça.
Je suis moi même en relation “libre” avec un homme cis het (c’est peut être le dernier aussi car franchement malgré toutes ses qualités quel labeur 😅), et n’ai pas eu d’autre relation “amoureuse” depuis qu’on se connaît. Lui a eu quelques dates qui ont pour l’un d’eux débouche sur une amitié.

De mon côté par contre j’ai d’autres relations amicales très significatives, dont une avec parfois du sentiment amoureux.

Et je ne pense pas que je serais frustrée si mon ami-moureux avaient d’autres relations amoureuses et moi pas. Enfin je veux dire, je vivrais bien un peu de jalousie, et de la frustration s’il me laissait en plan au profit d’autres personnes, mais pas de frustration sur un éventuel déséquilibre car je ne me compare pas là dessus. Si tu as de la frustration sur ce plan, cela peut vouloir dire tout un tas de choses, qu’il serait intéressant à mon sens que tu explores : pourquoi as tu besoin “d’égaliser” ? Est ce que ça vient toucher ton ego ? (Apparemment oui puisque tu te demandes si tu plais encore ou pas) Est ce qu’il y a du manque sur certains plans dans ta vie affective ? Etc…

Toutes ces questions sont pour t’aider à y voir plus clair dans ta situation en admettant que ça dure encore longtemps.

Et sinon je plussoie les conseils pratico pratiques de Topper : Okcupid est pas mal car il est possible de beaucoup remplir le profil. En tant que meuf bi féministe comme ta compagne, je ne donne pas suite aux hommes au profil trop vide, aux prises de contact trop fades.

Et oui plus on est exigeant ou minoritaire sur ce qu’on cherche et plus c’est difficile.

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Enrique

le mercredi 19 août 2026 à 17h43

Merci à tous pour vos réponses et vos conseils c'est vraiment très apprécié.
Après avoir recu beaucoup de retour à ce sujet ici et sur le Reddit polyamory je me rends compte que le problème que je rencontre est plutôt le fait que je viens de réaliser à quel point il est compliqué de rencontrer a la quarantaine.

La dernière fois que j'ai été dans le dating game j'avais 26 ans 😱 et j'ai appliqué la même stratégie qu'à l'époque et forcément on peut pas connecter de la même manière, par les mêmes moyens.
Ce qui marchait à l'époque ne marche plus maintenant.
Et en plus je rajoute la "contrainte" polyamoureuse qui ne correspond pas à beaucoup.

Et pour le fait d'égaliser, je n'ai jamais cherché à comparer et je m'en fiche si ma compagne à cent dates et que moi j'en ai un.

C'est juste que la jusqu'à présent c'est échec total mais ça vient principalement de ma stratégie pour rencontrer des gens qui n'est pas bonne.

Je me suis rendu compte que je me mets trop la pression sur le résultat.

Ça m'a juste mis un gros coup à mon égo en effet de voir à quel point mon profil n'a pas "plu"

Mais je vais garder les applis au cas ou, on sait jamais!

Mais je vais plus me concentrer sur des trucs de quarantenaires haha (je cherche à rencontrer des personnes de mon âge et c'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle le polyamour m'attire autant, vu qu'on a quand même une différence d'âge, j'aimerai bien avoir une autre relation avec quelqu'un de ma génération)

En tout cas merci à tous pour vos conseils, ils sont précieux. ❤️

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Nouna

le jeudi 20 août 2026 à 10h04

Salut, pour partager mon expérience des sites de rencontre du côté femme.
J'ai 37 ans, je date des gars entre 30 et 45 ans.
Et effectivement, je réponds toujours aux messages quand ils sont extrêmement personnalisés et répondent à tout ce qui est noté dans ma bio, point par point, ou aux mecs qui me font rire. Ou effectivement aux mecs très beaux.

Mais oui, je n'ai pas la même exigence qu'à mes 27 ans. Si les photos sont moches, c'est mort. Si le style d'écriture ne me plaît pas (je n'aime pas les envolées lyriques), c'est mort. S'il n'y a pas de message ultra personnalisé OU d'humour, c'est mort. S'il n'y a pas de belles photos, je suis réticente.

Alors qu'avant, je ne savais pas ce que ça allait donner et je laissais sa chance à tout le monde (je trouvais que la meilleure accroche, c'était « Salut, ça va ? »), je suis vachement plus exigeante maintenant.

Mais ça a ses limites : mon ex, avec qui je suis restée 5 ans, ça a été une histoire sublime qui m'a beaucoup apporté et fait grandir. Mais sur un site de rencontre, je n'aurais jamais, jamais, connecté avec lui.

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Profil

artichaut

le jeudi 20 août 2026 à 10h59

Enrique
Après avoir recu beaucoup de retour à ce sujet ici et sur le Reddit polyamory je me rends compte que le problème que je rencontre est plutôt le fait que je viens de réaliser à quel point il est compliqué de rencontrer a la quarantaine.

La dernière fois que j'ai été dans le dating game j'avais 26 ans 😱 et j'ai appliqué la même stratégie qu'à l'époque et forcément on peut pas connecter de la même manière, par les mêmes moyens.
Ce qui marchait à l'époque ne marche plus maintenant.
Et en plus je rajoute la "contrainte" polyamoureuse qui ne correspond pas à beaucoup.

Et pour le fait d'égaliser, je n'ai jamais cherché à comparer et je m'en fiche si ma compagne à cent dates et que moi j'en ai un.

C'est juste que la jusqu'à présent c'est échec total mais ça vient principalement de ma stratégie pour rencontrer des gens qui n'est pas bonne.

Je me suis rendu compte que je me mets trop la pression sur le résultat.

Ça m'a juste mis un gros coup à mon égo en effet de voir à quel point mon profil n'a pas "plu"

oui, voilà.

une petite "crise de la quarantaine" ?

en tant qu'homme (a fortiori si on ajoute des catégories privilégiées : blanc, valide, etc) ce n'est pas facile de découvrir le début de la perte de nos privilèges (a fortiori si on ne les voyait pas comme des privilèges jusque-là)

ça met un gros coup à l'ego, et ça demande beaucoup d'humilité

en réalité, tu découvres juste la banale réalité de tant de personnes en ce monde : "rencontrer" c'est diffiçile et ça ne tombe pas tout cru dans le bec

et encore, toi tu as eu la chance (le privilège) d'avoir la vie que tu as eu jusque-là et d'être encore "en relation" aujourd'hui

tu regarde le verre vide au lieu de regarder le verre plein

et spoiler : ta situation ne fera qu'empirer avec l'âge

rencontrer des personnes de ton âge, de ta génération, me semble une bonne idée (même si malheureusement, tu risque de constater que ce n'est pas facile non plu —c'est mon vécu en tout cas— pas forcément pour les même raisons)

en réalité il y a possiblement (ou il y aura bientôt possiblement) un gros reset à faire sur beaucoup de choses
- sur la manière dont tu te vois
- ce qui te semble "normal" de recevoir et de donner
- sur ce qu'est une "relation"
- sur la place des injonctions en ce monde
- sur ta place de privilégié en ce monde (malgré les "petits" désagréments que tu nous partage ici), et le fait que tu va continuer de la perdre toujours un peu+
- sur tes besoins réels, tes failles, tes manques affectifs et comment ils se manifestent
- sur ce qui compte vraiment pour toi, et les moyens que tu te donne pour vivre ce qui compte vraiment pour toi
- etc etc

bon courage !

le taf ne fait que commencer

j'aurais presque envie de dire : bienvenu dans le vrai monde normal

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artichaut

le jeudi 20 août 2026 à 11h22

et j'ai envie de répondre à la question…

Enrique
Comment être épanoui quand je ne fais aucune rencontre?

déjà te demander en profondeur "c'est quoi être épanoui ?" pour toi
et derrière chaque début de réponse, creuser un peu +loin, et encore un peu +loin, pour connecter à tes vrais besoins fondamentaux

arrêter d'appeler "rencontre" uniquement les relations amoureuses et/ou sexuelles

arrêter de focaliser sur un but à atteindre

arrêter d'idéaliser les rencontres, et d'exiger un/des pré-requis pour qu'il y ai "rencontre"

te recentrer sur réelement ce qui fait rencontre, à savoir ce qui n'est pas confortable, ce qui n'est pas attendu, ce qui gratte, ce que l'on ne connaît pas …et qui nous arrive tous les jours dans la vie, pour peu qu'on croise des humain·es

te rencentrer sur ce qui déjà t'épanouis dans la vie

te rendre compte de toutes les personnes que tu as déjà rencontrées, et qui sont encore dans ta vie

arrêter de te comparer (a fortiori à des personnes qui n'ont pas le même vécu social que toi)

chérir la liberté des autres, et te connecter à la tienne, qu'il est encore temps de déployer

donner de l'amour autour de toi, sans rien attendre en retour

arrêter de mettre la pression (à toi même et aux autres)

travailler ton empathie (envers les autres et envers toi-même)

etc

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Siestacorta

le jeudi 20 août 2026 à 12h32

@Enrique

Hello,

au conseil d' @artichaut d'envoyer les attentes valser pour que les rencontres épanouissent mais différemment de ce qui te frustre actuellement, j'ajoute une option : faire des trucs intéressants pour toi, sociaux, où il y a un potentiel de Rencontres mais où l'activité+ toutes les autres rencontres + tous les liens tissés et cultivés seront des satisfactions suffisantes en soi.

Randos, sports, jeux de société, pratiques amateurs en atelier... whatever works pour toi. Et pas hésiter à chercher des pratiques où tu débutes, ça te donne une motiv à parler aux autres et créer des liens de solidarité.
Porter là ta part de disponibilité relationnelle avec toi, sans la surafficher ni la cacher, comme d'autres le feraient avec le célibat. Le PA n'est pas connu de tout le monde, mais ton histoire c'est "mon épouse vit sa vie, chui bien content pour elle, après je la retrouve toute épanouiee et c'est trop bien, mais tant qu'à faire j'en profite pour faire un peu ma vie moi, plutôt que tourner en rond chez moi".
(Après perso me mettre les papattes en rond sur le canap c'est complètement assez désirable pour moi pour que je cours pas après autre chose, si tu as ce genre d'épanouissement modeste, bah y reste plus qu'à pas chercher une symétrie avec ton épouse pour avoir l'esprit tranquille).

Trouver tes activités cultivables d'abord parce que ça enrichit ta vie et le temps dont tu disposes. Et juste ça, te donner toi du plaisir et des découvertes, ça te donne un peu plus à partager : t'intéresser te rend plus intéressant, autant sur des goûts que sur une "envie" de vivre.

Ensuite parce que si Rencontre il y a, elle sera construite sur du partagé, du lien. Ça redonne son naturel aux rapports de séduction dans la Rencontre de pas être là que pour elle.

Ça te parle ?

(Le R de rencontre est un peu parodique : c'est pour assumer que c'est dramatisé par rapport aux besoins de liens bien moins catégoriques que ça)

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Groggylov

le samedi 22 août 2026 à 07h36

Tiens ces derniers temps, occupé à lire par exemple 'la domination masculine' de Bourdieu, puis (en cours) 'XY de l’identité masculine' de Badinter ; je m’observe.

Pas dans un schéma classique de construction, je n’ai jamais enfilé les gros sabots de la virilité. Je ne suis pas le mâle attendu, pour le grand nombre, on va dire.

Et voilà pourquoi, en quete de rencontre, si je me dirige vers un lieu, un espace, où je ne suis pas attendu, je reste dans ma solitude...

Je ne suis actuellement pas seul, mais je veux dire.. sur un Tinder, une teuf lambda, un bar, je ne suis pas l’attendu, donc, ce ne sont pas des maths, c’est une incompatibilité : les jolies présentes, m’invisibilisent, et moi, je ne les désire pas non plus, au delà d’une certaine superficialité.

Tu parles de traversée de désert que j’ai pu vivre sans bien les comprendre, en pleine grande ville, en campagne, à plusieurs âges. Je me sais en décalage, de plusieurs façons différentes, mais aujourd’hui je comprends autre chose : dans l’union homme femme je ne suis pas l’attendu, rien ne sert de donner de l’énergie là où on attends quelqu’un d’autre.

Si je veux une teuf, j’irai un peu plus vers des évenements décalés, underground, en recherchant des communautés plus alternatives... À choisir une activité, autant aller vers le massage, le yoga, la danse, la zik en groupe, apprendre une langue, et si je choisi un sport, ce sera plus escalade que foot. Je n’irai plus me péter les oreilles dans un bar musical.. Les applis, avec de grandes pauses.. à très petites doses. Voir pas.

Bref, acter un certain décalage 😁

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Siestacorta

le samedi 22 août 2026 à 08h07

Ça me semble plus fertile pour toi, oui !

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Groggylov

le lundi 24 août 2026 à 15h33

Un peu d’humour. Lu ce jour, ce poème d’Arthur Teboul, dans Le déversoir

" Sa voix devant sa voiture rappelle a l’ordre les passants distraits. Sa voix sort d'un mégaphone. C'est assez agressif comme méthode de réveil, évidemment. Il n'avait pas trouvé mieux pour se faire connaître de ses congénères et créer du lien comme on dit aujourd'hui. Parfois, contre toute attente, ça marchait. Comme quoi, on ne peut vraiment pas présager la réussite ou l’échec d'une pratique avant de l'avoir essayé. De l'avoir mise en pratique, justement. C'est ce qu'il s'évertuait à faire chaque jour entre 11h et 13 h. Statistiquement, l'expérience n'était pas très concluante. Ceux qui allaient boire un café avec lui après avoir entendu le cri accusateur du mégaphone étaient vraiment peu nombreux. Je ne donnerai pas les chiffres car je ne veux pas lui faire honte. Mais enfin est-ce vraiment le nombre qui compte ? Il avait rencontré sa femme ainsi. C'est dire. "

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