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Polyamoureuse pas assumée

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homme_partit

le mardi 28 janvier 2014 à 12h41

Voici quelques temps que je regarde ce forum sans intervenir. Quelques sujets m’interpellent mais je ne me sentais pas réellement objectif quant à y répondre.

Pour ceux qui ont suivi mon histoire, ma femme et moi sommes encore ensemble mais le couple vit en cohabitation. J’ai peur de l’avenir, peur de me réengager, peur de la voir repartir vers un autre, au nom du polyamour que je n’accepte toujours pas.
Nous continuons notre thérapie en solo et en couple. Je me sens responsable de cette situation d’immobilisme, de ne pouvoir passer au-delà de mes peurs de souffrir à nouveau. Ma psy me confirme que cet état de fait n’est autre qu’une position d’autodéfense.
Il est évident qu’aimer, c’est aimer la liberté de l’autre, mais pas celle d’aimer un autre, c’est là mon problème. Ma psy me demande de considérer cette tentative de poly de ma femme comme l’occasion de redessiner notre couple, lui donner un nouveau départ, ce genre d’épreuve dont on peut ressortir grandi.

Je crois qu’un de mes questionnements est erroné, car je cherche à comprendre l’incompréhensible. Effectivement, je persiste inconsciemment à penser que cette envie de poly fait suite à un problème de couple, ma psy me répétant que c’est l’évolution de ma femme qui en l’origine, que personne n’est responsable.
Je reste persuadé que si ma femme est réellement poly, elle devra, pour son propre développement, reprendre cette direction.

Pour elle, je suis le pilier de son environnement. La quitter ne servirait aucun des 2, car elle désire me persuader, comme certains d’entre vous, qu’aimer un autre n’est pas à mon détriment. Elle a mis son poly entre parenthèse, me dit que cela ne lui manque pas pour l’instant, que sa priorité est de réparer ses erreurs afin que notre couple puisse repartir sur de bonnes bases.
Je me pose donc la question, réparer mon couple pour qu’elle puisse se réinvestir dans une vie de poly ? Ce genre d’angoisse m’empêche d’avancer mais ma psy rétorque que c’est une conséquence naturelle et normale me concernant, mais je tourne en rond.

Lors d’une séance en couple, ma femme a été questionnée sur sa perception du poly et des conséquences me concernant. Une question de la thérapeute à ma femme : le fait est que si vous pensez aimer deux hommes différents, c’est peut-être parce qu’aucun d’entre eux n’est celui avec lequel vous voulez vraiment, faire votre vie. Sa réponse : le fait d’aimer un autre n’implique pas de ne plus aimer mon homme, mais de donner à un autre sans restreindre ce que je donne à mon couple. Elle n’avait pas l’impression d’aimer 2 hommes à la fois, mais l’un après l’autre, que les histoires et les sentiments ne se chevauchaient pas.

Ma femme reste également sur ses positions quant à la possibilité que je puisse avoir une autre femme dans ma vie, elle reste persuadée que je ne saurais cloisonner et donc la quitterais.
La psy a donc relevé ce paradoxe, pourquoi devrais-je accepter d’elle ce qu’elle n’accepterait pas de moi ? La réponse est qu’elle pensait maitriser la situation, qu’elle s’est emballée mais qu’en voyant la réalité de ma détresse, elle a mis fin à son autre histoire et se doit maintenant de regarder les dégâts et de réparer notre couple.

Voilà donc où nous en sommes, moi perdu et angoissé, elle me montrant chaque jour ses sentiments. Il y a quelque chose de cassé en moi, car je n’arrive toujours pas à satisfaire sexuellement ma femme. Je réfléchis donc à diverses possibilités de me rassurer sur ma faculté à honorer une femme, comme utiliser les services d’une escort. Ma femme n’y est pas opposé, mais je panique à tenter l’expérience. Je dois réussir à me guérir avant tout mais je n'y arrive pas. Ma psy me conseille des anti dépresseurs mais j'y suis réticent.

Je n'arrive pas à en vouloir à ma femme de cette situation, ce serait se tromper de cible. Nous sommes sur un objectif commun qui est notre amour, seulement des routes différentes ont été prise.

Le divorce étant toujours en cours et sera prononcé avant l’été prochain.

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Siestacorta

le mardi 28 janvier 2014 à 18h12

Les antidépresseurs, en tout cas, c'est à priori pas sur ta sexualité que ça aura une influence positive rapide, c'est si au quotidien tu dors pas, pleures, es très fatigué ou très nerveux, que t'as les idées confuses et des problèmes sur des tas de trucs en dehors du problème de couple, quoi.

Mais si faire tourner ta vie au quotidien est un problème en soi, penser à ce qui t'a mis dans la difficulté n'aide pas à en gérer toutes les conséquences. Si tu souffres dans ta vie dans des trucs sans rapport directe avec ton épouse, alors les antidep peuvent t'aider à dépasser ces souffrances là.

Tu dis que tu n'arrives pas à satisfaire sexuellement ta femme, et tu dis que tu doutes. Je comprends que tu ne sois pas plus précis, c'est pas facile du tout à confier. Mais entre douter de quelque chose sur toi et pas te faire une idée déformée de ce qu'est la satisfaction sexuelle du point de vue de ton épouse, c'est deux problèmes très différents, même si ça peut se traduire de la même façon au lit.
Le quel pense-tu avoir ?

C'est à mon avis un point assez important, parce que si tu ne fais pas la part des choses entre ce qui dépend de toi et ce qui ne dépend pas de toi dans le bien-être sexuel dans votre relation, ça donne un signe aussi sur comment tu imagines les désirs de ta femme.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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homme_partit

le mardi 28 janvier 2014 à 19h59

Siestacorta, je vais être plus précis, je n'ai plus d'érection depuis quelques temps. C'est un blocage psychologique venu avec cette situation. Je dois soigner mes angoisses pour retrouver une sexualité, dixit ma psy qui a deviné mes soucis de virilité. Voilà pourquoi un rapport tarifé a été soulevé : pas de sentiment, uniquement pour le sexe, histoire de me rassurer. Ce n'est qu'une proposition à l'étude actuellement, mais je n'y suis pas réellement favorable.

Je tourne en rond car je voudrais réapprendre mon couple mais cette peur de voir ma femme de nouveau retrouver un autre amoureux me bloque. J'ai perdu toute confiance en moi, Je suis maintenant conscient que j'ai déplacé le problème à mon unique défaveur, que je me dévalorise certainement de trop. Je me rend responsable de cette situation, parce que je ne peux accepter de savoir ma femme avec un autre, parce que j'ai été incapable de lui donner ce qu'elle cherche, bref, c'est le chaos dans ma tête.
En théorie, je possède beaucoup de réponse mais je ne parviens pas à les mettre en pratique.

Nous discutons beaucoup et j'ai peur de l'image que je lui donne. Si je ne pleure pas, pas de colère, pas de réflexion, je pense qu'elle reste en attente d'un homme autre que celui que je suis actuellement. Heureusement, elle me rassure énormément aussi bien devant la thérapeute que dans l'intimité. Elle culpabilise beaucoup, pleure de me savoir ainsi.

La psy a permis d'exprimer tous les non dits et c'est d'une positivité incroyable. Si nous ne voyons pas encore la lumière, nous savons qu'elle est accessible, qu'elle est proche.

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LuLutine

le vendredi 31 janvier 2014 à 01h28

homme_partit
Siestacorta, je vais être plus précis, je n'ai plus d'érection depuis quelques temps.

Si je comptais le nombre de fois où un homme m'a "satisfaite" sans avoir eu forcément d'érection....(ou sans l'avoir "utilisée" si l'on peut dire) !
Ah non, je ne vais pas compter, j'en ai pour la nuit, et quelques-uns des jours qui suivent !!! :P

Est-ce que pour ta femme cet aspect est important ? Ca me semble une question intéressante non ? Et j'ai l'impression que c'est le genre de chose qu'évoquait Siesta...

homme_partit
je ne peux accepter de savoir ma femme avec un autre, parce que j'ai été incapable de lui donner ce qu'elle cherche

Si tu "ne lui donnais pas ce qu'elle cherche", ne crois-tu pas qu'elle t'aurait quitté plutôt ???
Quand je mange un gâteau au chocolat, je satisfais ma faim et même ma gourmandise, mais ça n'empêche pas forcément la tarte aux fraises de me faire de l'oeil...est-ce que tu vois ce que je veux dire ?

Je ne me souviens pas de la totalité de l'histoire...c'est ta femme qui t'a dit que tu "ne lui donnais pas ce qu'elle cherche" ?

Bon parce que moi par exemple, je ne cherche rien (en particulier en ce moment, tiens). Par contre, c'est dingue tout ce que je trouve ! :P

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homme_partit

le vendredi 31 janvier 2014 à 10h29

LuLutine, ma perte d'érection fait suite à cette situation. C'est une sorte de réaction psychologique car avant tout allait bien. Je suis dans un combat contre moi même et je ne parviens pas à surmonter cela.

je ne peux accepter de savoir ma femme avec un autre, parce que j'ai été incapable de lui donner ce qu'elle cherche.

Lorsque j'écris cette phrase, c'est mon ressenti, pas la réalité. Je suis conscient que ma femme m'aurait quitté si je ne lui donnais pas suffisamment, mais malgré cette compréhension, je reste dans cette idée et je n'arrive pas à dépasser ce cap. Ma psy me le rabâche, ma femme également, sur ce forum aussi, mais je bloque.

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Siestacorta

le vendredi 31 janvier 2014 à 12h32

Posons la même question par un autre bout ?

Pour quelle(s) raison(s) ta femme aurait cherché ailleurs plutôt que te demander directement quelque chose qui manquait, ou te demander de changer quelque chose ?

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homme_partit

le vendredi 31 janvier 2014 à 15h02

Siestacorta
Pour quelle(s) raison(s) ta femme aurait cherché ailleurs plutôt que te demander directement quelque chose qui manquait, ou te demander de changer quelque chose ?

Parce qu'une personne ne peut entièrement satisfaire son conjoint, par peur de blesser l'autre, par honte de ne pas se satisfaire de ce que l'on a, par un manque de courage,....

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(compte clôturé)

le vendredi 31 janvier 2014 à 15h03

Homme_partit, j'ai l'impression (ce n'en n'est peut être qu'une) que tu te cherches par rapport aux autres et par rapport à ton passé. Ce découvrir, c'est tenir compte de cela, mais c'est surtout apprendre à se connaitre. Ressasser qu'il y a eu un beug, ne t'aidera pas. Le beug est là, prend du recul, analyse plus en profondeur. Par exemple dire je suis jaloux, c'est faire un constat. Mais comprendre ce qui provoque cela. Pour moi, le simple fait que tu te donnes la peine, et je sais qu'il faut du courage et de l'énergie pour agir ainsi, de vouloir avancer positivement. Ta psy, ta femme, et nous ici, n'avons pas mis le doigt sur le déclencheur, le mot, l'idée, le concept..., qui te permettra d'aller positivement de l'avant. Et cette avancée, tu dois la faire avant tout pour toi, et toi seul. Car quand tu iras mieux en toi, les autres iront mieux autour de toi. On dit aux parents que s'ils sont malheureux, leurs enfants le ressentiront. On oublie de dire qu'il en est de même dans tous les liens humains, quel qu'en soit la nature.

Perso, j'étais dans une impasse. Impasse dans laquelle j'avais embarquée mon mari, car il avait fait le choix de m'y suivre, croyant que ce ne serait que provisoire. Ce n'est qu'au bout de 4 ans que, par hasard (merci Trésor :-D ), un mot, un seul mot, m'a permis de contourner le mur qui m'empêchait, qui nous empêchait, d'avancer. C'était loin d'être gagné, mais la vache, qu'elle avancée, quel soulagement. Fini le brouillard épais, fini les sables mouvants, fini cette fatalité du "qui je suis ?". Je pouvais enfin créer, et mon mari s'est engouffré dans cette création, pour y redéfinir une place, SA place.

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homme_partit

le vendredi 31 janvier 2014 à 15h44

gcd, j'ai tenté de suivre ma femme mais je me suis rapidement perdu et j'ai décidé, pour moi, de faire marche arrière, de me séparer d'elle. Je suis d'accord que ce n'était pas la meilleure solution, mais mes facultés d'analyse du moment étaient altérées.

Actuellement, je cherche à comprendre l'inexplicable et je me persécute en exagérant mon rôle dans le poly de ma femme. Je conçois raisonner comme un mono, de penser que ma femme a trouvé ailleurs ce que je ne lui donné pas. J'entends bien que je me trompe dans cette croyance, mais je ne l'assimile pas.

Je ne me réfère pas aux autres ou à mon passé, j'aime ma femme, pas le chemin où elle souhaite aller. Ce n'est pas pour cela que je la déteste, je respecte trop cette liberté d'évolution qui permet l'épanouissement.

J'attends un déclic, comme tu le précises pour toi au bout de 4 ans. Ma femme a tout arrêté pour moi, j'en suis totalement conscient. Nous cherchons actuellement à avancer ensemble, mais mes doutes me bouffent. Je travaille dessus.

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Siestacorta

le vendredi 31 janvier 2014 à 16h45

homme_partit
Parce qu'une personne ne peut entièrement satisfaire son conjoint, .

ne peut pas... C'est ce que tu crois personnellement, indépendamment de la situation, et que tu croirais aussi pour une rupture mono "classique", ou c'est ce que tu déduits théoriquement ?

homme_partit
par un manque de courage,....

hm. Je peux remarquer un truc ? Tu as lancé un processus de rupture. Ni à tort ni à raison, c'est pas de ça à quoi je réponds. Mais en gros, vu le mélange de rationalisation et d'émotion que tu partages, je me dis que toi, tu as devancé SA rupture, dans un sens. Préféré le faire toi même que subir la rupture qu'elle aurait pu craindre en te parlant de ce qui manquait.
Comme si, dans un sens, tu avais déjà peur qu'il arrive quelque chose avant que ça ne soit arrivé. Je suis dans le juste, ou pas ?

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(compte clôturé)

le samedi 01 février 2014 à 11h48

Peut être Homme_partit que tu devrais cesser de te ronger et prendre du recul. Tu n'as pas à te rendre malheureux, ni pour ta femme, ni pour personne. Tu cherches à comprendre, là est le principal. Tu y arriveras, c'est certains. Cesse de te dire que tu es un vilain mono, tu es toi, avec un ressenti propre. Tu considères ton toi intérieur comme un échec alors que ce n'est pas le cas. Je considère qu'en matière de relations humaines, il n'y a pas d'échec. Cette situation t'as amené à réfléchir différemment et surtout à découvrir qu'avancer ensemble n'est pas le long fleuve tranquille imaginer "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants" ou "si vous vous aimez, vous serez heureux"... Prend cela comme une chance de la redécouvrir et aussi de TE découvrir. La vie n'est pas statique, et si ta femme a fait la démarche de comprendre que t'aimer n'altère en rien d'autres relations possibles, alors comme moi, elle avancera en ce sens.
J'ai écrit un essai, pas très long mais écrit en 2011. Quelqu'un m'a demandé une fois pour qui je l'avais écrit : était-ce pour moi même, était-ce pour mon mari, était-ce pour un large public... A ce jour je ne peux pas répondre. Pour moi, certainement (une manière de rédiger et structurer mes pensées, j'écris toujours dans ces cas là) ; pour mon mari, oui, en effet en relisant j'ai aussi l'impression de m'adresser à lui ; pour un plus large public, ça me parait évident au regard de la masse de travail que cela a représenté. Je ne commercialise pas cet écrit relatif à la complexité des relations amoureuses, je le partage avec ceux qui le désirent, dans un but universel qu'autrui puisse se sentir bien. Il ne traite pas du polyamour qui n'est que ma conclusion mais t'intéressera peut être.
Pour me le demander, clique sur mon pseudo et laisse moi ton mail direct (par le site, on ne peut laisser de pièces jointes), je te l'enverrai, si tu le désires. J'ignore si cela produira un déclic, mais qui sait ?

Aussi Siestacorta met le doigt sur quelque chose de possible.

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homme_partit

le dimanche 02 février 2014 à 18h46

Siestacorta, le fait qu'une personne ne peut en satisfaire totalement une autre n'est en rien lié au mono ou poly. Cela reste une constatation à maintes fois démontrées à laquelle j'adhère sans avoir envie de combler ce qui me manque à tout prix.

Anticiper sa rupture par anticipation de ce qui aurait pu arriver? C'est possible en effet. Mais le but de cette séparation est de cassé le mariage qui n'a plus aucune raison, à mon sens.
Le poly de ma femme avéré, je refuse son nouveau mode de vie et décide de me séparer en générant une vraie rupture, le divorce. Le but n'est pas une sorte de chantage, bien que cela puisse y ressembler et ressenti ainsi par ma femme, mais de pouvoir m'éloigner d'elle et de son poly qui me détruisait. Elle n'a pas réellement fait preuve de sollicitude durant certains moments et l'urgence de la situation quant à ma souffrance m'a fait prendre cette décision.
Donc oui, j'ai anticipé ma totale destruction que je pressentais.

gcd68, effectivement je culpabilise trop. Ma psy l'a soulevé à maintes reprises comme ma femme, que j'entraine dans mes tourmentes. Plus mes peurs grandissent, plus sa culpabilité s'accroit, plus nous nous perdons. Elle me porte à bout de bras et je ne peux douter de son amour.
L'incapacité de rapports physiques normaux n'arrangent rien quant à reprendre confiance en moi.

Depuis 2 jours, j'arrive à dormir presque normalement. Je pense enfin avoir admis en mon for intérieur, que je me surculpabilise de trop. J'avance à petit pas mais j'avance et cette sensation oubliée me motive. Ces 2 nuits sont une première victoire car comment analyser correctement avec trop de manque de sommeil.
Prendre du recul n'est peut être pas le bon moment. Nous discutons de tout en profondeur, sans haine ni colère. Je ne lui en veux pas, elle désire nous sauver.

Mes ressentis paraissent disproportionnés pour certains, mais accepter l'inacceptable n'est pas chose facile.

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(compte clôturé)

le dimanche 02 février 2014 à 19h17

Moi aussi, j'ai songé que notre mariage, le simple fait d'être marié, générait une incompatibilité entre mon mari et moi. Hum ! Conclusion de nos échanges : ce qui est fait est fait, c'était une décision prise il y a plus de vingt ans. Nous vivons bien ensemble et ne désirons pas vivre séparément. Toutefois, aucune loi permet de divorcer sans rien changer à sa vie. Vouloir juste "ne plus être marié" ça n'existe pas. C'est avant tout séparation des biens (donc destruction de ce que nous avons construit, ensemble, notre nid d'amour dans lequel nous nous sentons bien, c'est notre chez nous et l'on y tient). Pas moyen de faire autrement. Donc nous avons redéfini la notion de mariage, pour mon mari le principe commun demeure, pour moi, chacun sait que le terme fidélité s'inscrit dans une notion de durée et non dans une notion d'exclusivité. Evidemment, nos divergences ne facilitent pas les choses, mais le respect du point de vue de l'autre est important. Il ne m'imposera rien et inversement. Acceptation de l'autre et de sa nature profonde. Fini les œillères, la vie conforme au schéma inculqué, place à qui nous sommes et à notre bonheur, le mien, le sien.

Sache Homme_partit que ta femme te soutient parce qu'elle le désire, elle le choisit. Surtout, considère toi comme ce que tu es : quelqu'un qu'elle aime. Personne ne l'oblige à agir ainsi. tu n'as pas à te sentir redevable ou coupable de quoi que ce soit vis à vis d'elle, ni vis à vis de toi. tu agis au mieux. Et puis, qui sait, séparé ou non, votre histoire prendra peut être un nouveau départ, positif. Marié ou non, continuer à vous aimer, tout simplement, enfin comme l'amour est compliqué, je veux dire avec son juste lot de complications.

Je suis heureuse de constater que tu peux te reposer, le corps, comme l'esprit. C'est important de prendre soin de soi pour pouvoir avancer, évoluer.

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homme_partit

le dimanche 02 février 2014 à 20h13

gcd68
Evidemment, nos divergences ne facilitent pas les choses, mais le respect du point de vue de l'autre est important. Il ne m'imposera rien et inversement. Acceptation de l'autre et de sa nature profonde. Fini les œillères, la vie conforme au schéma inculqué, place à qui nous sommes et à notre bonheur, le mien, le sien.

Je ne peux qu'être d'accord avec cela, mais ne penses-tu pas que certaines situations n'ont pas de solution, excepté au détriment d'un des 2?

Effectivement, ma femme me soutient car elle le désire. Je ne suis pas aveugle des moments qu'elle passe à me rassurer. Nous avons décidé de reprendre notre vie ensemble suite à 2 mois de séparation et la fin de son autre histoire. Nous nous faisons aidé par une psy et un thérapeute de couple. Ces assistances permettent un arbitrage impartial en dehors de notre foyer et surtout d'avouer les non dits.

Le divorce a été ma réponse à la douleur ressentie par son poly. Elle a accepté cette décision comme un donnant donnant, son poly contre le divorce. J'avoue que cette décision ne me plaisait guère mais restait la seule à mes yeux qui me permettait de fuir une situation douloureuse pour moi. Je la voyais déjà avec son autre. Heureusement des divers intervenants m'ont ouvert les yeux en relativisant mes propos et ressentis.
Si je désirais aller au bout de ce divorce, sans trop penser aux conséquences, je réfléchis maintenant. Mes précédents ressentis m'ont tellement aveuglé de souffrance que j'ai fait preuve d'un sérieux manque d'analyse objective.

Ma femme lit ce fil et est déjà intervenue. Elle suit d'autres sujets et cela l'aide également dans ses réflexions. Nous débattons sur les histoires des autres et cela nous amènes relativement loin dans la nuit.

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(compte clôturé)

le dimanche 02 février 2014 à 21h10

Homme_partit, je viens de t'envoyer un mp qui vous amènera relativement loin dans vos nuits futurs :-D . Je vous admire, tous les deux. Tu y trouveras, si ma mémoire est bonne, une juste réponse à ta première question ci-dessus. Le brouillard épais où l'on avance en se cognant sans cesse ; les sables mouvants où l'on s'enlise régulièrement...

Homme_partit
Si je désirais aller au bout de ce divorce, sans trop penser aux conséquences, je réfléchis maintenant. Mes précédents ressentis m'ont tellement aveuglé de souffrance que j'ai fait preuve d'un sérieux manque d'analyse objective.

J'aborde aussi ce sujet en mp.

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homme_partit

le mardi 10 juin 2014 à 13h28

Bonjour.

Les dernières infos me concernant sont que j'ai acté la séparation. je ne peux pas accepter le poly de ma femme. Mon cheminement s'appuyant sur mes interventions et vos réponses, mes séances chez la psy et un thérapeute de couple, m'a fait prendre conscience de pas mal de choses, dont la première est que le poly amour n'est pas pour tous le monde.

Ensuite, personne n'est responsable d'une évolution différente des envies de l'autre. Pensant ne pas avoir su évoluer, je me rends compte que je me trompais, nos évolutions respectives différent, tout simplement.

Je me demande toutefois, si le poly amour d'une personne en couple, ne prends pas racine dans le conjoint. Je m'explique, qui dit poly, dit plusieurs, donc le conjoint et un autre.
Ne serait-ce pas la solidité du couple qui donnerait un tremplin au poly? Ou au contraire, une frustration qui donnerait à certains, l'envie d'une autre relation afin de combler la première?

Dans tous les cas, le conjoint ne serait-il pas un critère important à la découverte du poly?

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bouquetfleuri

le mardi 10 juin 2014 à 13h52

homme partit
Ne serait-ce pas la solidité du couple qui donnerait un tremplin au poly ?
Dans tous les cas, le conjoint ne serait-il pas un critère important à la découverte du poly ?

Les réponses vont différer selon la manière et le moment où l'on s'interroge sur son schéma amoureux.

Pour ma part, le polyamour a accompagné mon couple de la même façon que le contenu de notre vie de couple a étayé nos visions du polyamour.

Je crois fermement que l'accès à un autre schéma de relations amoureuses est une affaire entièrement individuelle, une découverte de soi, mais je crois aussi fermement que l'amour, la qualité d'amour que l'on déploye dans des relations amoureuses plurielles s'élabore dans un couple.
La pratique des relations plurielles n'est pas un traitement pour couple en conflit, c'est avant tout produit par le dialogue amoureux du couple, institutionnel ou pas.
Et peut-être que tout le monde n'est pas prêt à faire cette expérience.

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bodhicitta

le mardi 10 juin 2014 à 14h54

homme parti
le poly amour d'une personne en couple, ne prends pas racine dans le conjoint. Je m'explique, qui dit poly, dit plusieurs, donc le conjoint et un autre.
Ne serait-ce pas la solidité du couple qui donnerait un tremplin au poly ? Ou au contraire, une frustration qui donnerait à certains, l'envie d'une autre relation afin de combler la première ?

fum t'en es tjs à penser que l'élan vers le polyamour est là car il y a ddes manques, lacunes dans la relation primaire

homme parti
Je me rend responsable de cette situation, parce que je ne peux accepter de savoir ma femme avec un autre, parce que j'ai été incapable de lui donner ce qu'elle cherche, bref, c'est le chaos dans ma tête.

Je ne pense pas, je pense que le poly c'est un état d'esprit, une vision de l'amour, qui peut simplement etre multiple. Pas un état d'esprit provoqué par des lacunes du partenaire. Les polyamoureux célibataires (seul) n'existeraient pas d'après toi?

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(compte clôturé)

le mardi 10 juin 2014 à 15h04

Je souhaite avant toute chose que votre séparation se passe bien. Pour ce qui est des réflexions d'homme_parti, il y a sans doute du vrai. Je n'intellectualise pas tout, je suis plus dans le ressenti, donc... Et puis, ce qui convient à certains ne conviennent pas nécessairement à d'autres.
Si le conjoint joue un rôle dans notre évolution personnelle, c'est tout de même que le lien était important, de ça je suis presque certaine...
Bonne continuation à tous les deux.

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(compte clôturé)

le mardi 10 juin 2014 à 15h45

Je relis ce que dit Bodhicitta. J'ai pense de plus en plus que, et Homme_Parti l'indique très bien, le polyamour (ou polyaffectivité) ne convient pas à tout le monde.

Je crois qu'un polyamoureux est multifacettes, quelqu'un d'extrêmement sensible intérieurement, de tolérant, d'acceptant et très très ouvert sur autrui... Comment dans ces conditions, ne pas être amené, un jour ou l'autre, à ne pas vouloir se chercher intérieurement, à travers soi, mais également à travers d'autres personnes. Certains deviennent monogame séquentiel, d'autres ajoutent et ne remplacent pas...

Perso, je reçois beaucoup de complémentarité de la part des autres. Il faut croire que je ne supporte pas ce qui me ressemble de trop. Impossible pour moi, d'admirer mon reflet sans la présence d'une personne différente de moi à mes côtés. Ils sont tous différents, c'est ce qui fait ma force et mon bonheur.

Mon mari, lui, n'a besoin de personne. Il le dit lui-même. Peut être que mon côté multifacettes lui apporte suffisamment dans tous les domaines. Pour lui, je suis souvent trop... alors que pour moi, c'est jamais assez... (câlin en particulier). Lui aime manger et vivre confortablement ; moi je privilégie le contact humain et me contente d'une carotte crue. Lui ne se pose aucune question existentielle (il mange, boit, travail, se détend, dort) moi je lis des bouquins, me posent des questions sur l'humain, aiment le contact. Nous sommes tellement différents et pourtant... il apporte de la stabilité et un certain matérialisme à ma vie, je lui offre affection, amour...

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