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Relation exclusive depuis 10 ans, envie de changement

Monogamie
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ameliberte

le lundi 13 septembre 2021 à 11h50

Bonjour à tous

Je voulais déjà remercié ce site et toutes les personnes ayant déjà partager leurs expériences et leurs conseils car cela m’a plusieurs fois était d’une grande aide depuis 2 ans
.
Je suis une femme de 31 ans, en couple depuis 10 ans (mariée depuis 3 ans) avec un homme super avec qui j’ai une grande complicité. Avant lui j’ai eu plusieurs histoires (3 au totale) plutôt insignifiantes à côté de celle que je vis actuellement.
Notre relation est assez épanouissante (déménagement, achat d’appartement, mariage…), et nous avons des rapports sexuels réguliers et de qualité (je ne sais pas comment le dire autrement ^^). Mais voila j’ai eu un problème de santé il y a 5 ans qui m’a fait réaliser que ma vie pouvait s’arrêter du jour au lendemain. Depuis je me sens enfermée et bridée dans ce mariage. Je me rends compte que le mariage me donne l’impression de m’être coupée les ailes et d’une partie de mes désirs.

J’ai toujours été attiré par les hommes, même depuis le début de notre couple j’ai toujours continué à être attirée par certains mais j’ai toujours fait taire cette partie de moi pour préserver ma relation.
Plus le temps passe, moins cela est facile et évident de ne pas «  succomber » aux tentations qui pourraient ou peuvent s’offrir à moi. Je fantasme sur beaucoup d’hommes, j’y pense presque tous les jours et cela ne fait que diminuer mon désir pour mon mari alors que je l’aime. De plus j’adore séduire et être séduite, cela peut m’arriver lors de rares soirées sans mon mari de jouer avec le feu avec des hommes mais sans que ça dérape (jamais de bisous a d’autres hommes).

Il y a 6 mois j’ai pris mon courage à 2 mains pour lui parler de ces envies. J’ai essayé de lui exposer le concept du polyamour et lui disant que c’était parce que j’étais à l’aise et sure dans notre relation que je pensais que le polyamour pouvait être envisageable. Je lui ai dit que j’avais peur qu’on se réveille dans 10 ans et qu’on soit comme tout ces couples qui se trompent.
Cette discussion l’a ébranlé complètement. Il a été énormément déstabilisé et a perdu confiance en lui malgré mes mots pour le rassurer. Il a eu une période presque dépressive de quelques semaines où il dormait très mal, n’avait plus d’appétit et me sollicitait beaucoup pour que je le rassure. Ce que j’ai fait malgré ma déception face à sa réaction. Une nuit il a même été dormir chez des amis car ça n’allait pas du tout.
A son retour on s’est dit que la séparation n’était pas une bonne chose, et les choses se sont tassées car j’ai arrêté de parler de mes désirs et les ai même renier pour le rassurer. J’ai eu également très peur de le perdre alors que je ne sais même pas si le polyamour «  fonctionnerait » pour moi.
Mon mari est quelqu’un qui attache beaucoup d’importance à la fidélité (qu’elle soit amicale, amoureuse ou autre) c’est vraiment quelqu’un sur qui l’on peut compter. Je crois que le fait que son père est trompé sa mère et que ses parents aient divorcé lorsqu’il était jeune a vraiment construit en lui une volonté d’un couple stable et fidèle (ou plutôt exclusif).

Cet été je n’ai pas parlé de ça car il avait des difficultés au travail, je ne voulais pas en rajouter une couche lorsqu’il rentrait à la maison. Mais voila, j’ai l’impression que la situation n’a pas changé et que finalement cette période difficile que nous avons traversé il y a 6 mois n’a servi à rien. Nous avons même été consulter un psychologue de couple qui ne nous a pas beaucoup éclairé car nous discutons déjà beaucoup (même si je me rends compte que je n’assume pas assez mes envies).

Je suis un peu perdue et appréhende une prochaine discussion à ce sujet car j’ai peur de ce vers quoi cela mènerait (une rupture).

Je me juge également beaucoup en me disant que je suis nulle de ne pas me satisfaire d’une relation longue et saine avec quelqu’un de bien. J’ai l’impression d’être une gamine qui veut aller voir ailleurs alors que je suis à un âge où tout le monde se pose (mariage, enfants…). J’ai l’impression de chercher les problèmes. J’ai peur aussi que si une séparation est inévitable je le regrette par la suite.

Mon histoire n’est pas singulière et j’ai déjà lu plusieurs témoignages plutôt similaires au mien. Mais aujourd’hui j’ai ressenti le besoin de vous faire part de ma situation.
Merci de m’avoir lu et j’espère pouvoir échanger avec vous à ce sujet.

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GeorgyPorgy

le lundi 13 septembre 2021 à 12h18

Bonjour @ameliberte,

Je me permets de te répondre car, même si toute situation est différente, pas mal d'éléments de ton témoignage résonnent en moi & avec ma propre histoire.

Comme toi, j'ai ressenti & je ressens toujours une part importante de culpabilité face à mes ressentis, sentiments, désirs & aspirations. Je n'ai pas de solution à proposer, n'en ayant pas encore "trouvé" moi-même.

Cependant, une chose qui m'a fait du bien est de me rendre compte progressivement que mon ressenti & mes désirs n'étaient pas mauvais en soi, qu'ils étaient valides - tout autant que ceux des autres personnes impliquées (ma compagne notamment). Lire & écouter des témoignages, me documenter sur la question, tout ça m'a personnellement beaucoup aidé intérieurement même si mon idéal ne se réalise pas concrètement dans la vie...

Une partie du processus réside probablement dans le fait d'arriver à une reconnaissance mutuelle des ressentis de part & d'autres, sans pour autant avoir à y souscrire aveuglèment. Je pense que c'est comme cela qu'on peut définir la compassion : être capable d'entendre la réalité de l'autre, sans essayer de la contredire ou la contrôler, simplement de l'accueillir comme une marque de l'altérité.

Pour moi c'est un premier pas indispensable pour arriver à dénouer tout ça... Personnellement, je pense que j'ai pu avoir tendance à "projeter" mon enthousiasme / ma vision potentiellement positive du polyamour lors de mes nombreuses conversations à ce sujet - ce qui était probablement une erreur. Je n'étais pas "assez" dans l'écoute d'une perception plus négative à ce sujet qui est légitimement liée à une histoire, à des peurs, à des constructions propres à l'autre qui sont totalement valides.

Ca ne veut pas dire que les choses vont évoluer dans le sens voulu par l'un ou l'autre, mais au moins je pense que ça permet d'avoir des conversations plus "apaisées"

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ameliberte

le mardi 14 septembre 2021 à 10h14

Merci pour ton témoignage Georgyporgy.
Effectivement je te rejoins sur le fait que j’ai également tendance à projeter ma vision positive du polyamour lors de nos discussions à ce sujet. Personnellement sûrement dans un but de «  convaincre » mon partenaire... (chose qu’il n’est pas possible de faire j’en suis consciente)
Le fait de me renseigner sur le sujet m’aide beaucoup aussi, même si j’ai l’impression parfois de me faire du mal et de nourrir des envies qui ne seront pas réalisables. Exemple, j’avais un peu arrêter de venir sur ce forum depuis quelques mois et de lire sur le sujet, car j’avais le sentiment que cela venait nourrir mes frustrations et je n’arrivais plus à les cacher à mon partenaire. Bref c’est un peu bête car faire l’autruche n’est pas une solution non plus.

Hier soir la discussion est revenue sur le tapis, je pense qu’il a senti que j’avais besoin (que nous avions besoin même) d’en reparler sachant que cela fait 4 mois que nous n’avions pas réabordé le sujet. Il m’a fait part de son inquiétude de se projeter avec moi depuis qu’il sait ce que je souhaiterai mettre en place. Il m’a dit que pour lui c’est inenvisageable pour l’instant. Peut être dans quelques années. Je lui ai dit qu’il disait ça simplement pour me faire «  espérer ». Et que cela permettait juste de mettre à distance les vrais questionnements qu’il faudrait aborder si jamais on décidait de «  sortir » de la monogamie. (Chose que finalement je respecte car je me rends compte que c’est pour lui un moyen de se protéger de quelque chose qui lui fait extrêmement peur).
Pour lui, relationner avec plusieurs personnes est forcément synonyme de s’aimer moins, et d’impossibilité de faire des projets à 2. Vision que je ne partage pas.
Il m’a dit également que j’idéalisais complètement le fait de relationner avec d’autres personnes et que je n’assumerai jamais auprès de ma famille ou mes amis ce genre de relations.

La «  conclusion » de notre discussion a été que dans un couple, il faut faire des concessions, lui en fait en faisant peut être le deuil d’avoir un jour des enfants (en effet depuis quelques années je ne suis plus sûre d’en vouloir un jour), et moi je dois faire des concessions sur mes envies d’ouvrir notre couple.
Je regrette un peu de ne pas pourvoir avoir de discussions apaisées plus profondes sur les notions de polyamour, jalousie, possessivité etc avec lui, mais pour l’instant cela le «  brasse » beaucoup trop pour qu’on puisse en parler.
Le sujet est quand même moins difficile à aborder que les premières fois donc je ne perds pas espoir de pouvoir de nouveau échanger à ce sujet quelque soit la finalité.

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Alfie

le mardi 14 septembre 2021 à 17h20

Bonjour Ameliberté

Mon histoire n'est pas la même que la tienne, mais je me retrouve un peu dans ce que tu écris.
J'ai 31 ans, moi aussi, avec mon mari depuis 14 ans, autant dire depuis toujours. Et s'ajoute à l'équation, 2 enfants.
Comme toi, j'ai une relation que je qualifie de parfaite, avec mon mari, des rapports sexuels réguliers et de qualité, et pourtant, il nous manquait quelque chose. Je dis nous, parce qu'on a pris la décision ensemble, d'ouvir notre couple au libertinage. Ça nous a permis de séduire et d'être séduits par d'autres personnes, et ça a rendu notre couple encore plus fort.

Seulement voilà, dès notre première expérience libertine ( échangisme avec un autre couple que nous avons revu plusieurs fois) je me suis surprise a développé des sentiments pour cet autre homme, que je ne savais pas comment qualifier. J'ai compris plus tard que j'étais clairement amoureuse de lui, et c'est grâce à ca que j'ai découvert le polyamour. Cette histoire avec cet homme s'est terminée aussi rapidement qu'elle a commencé, le couple avec qui nous échangions a eu très peur de ces sentiments entre nous ( ce que je peux totalement comprendre )

C'est donc à partir de là que mon mari et moi avons commencé à parler de polyamour. Et alors autant mon mari est ok pour le libertinage, pour pratiquer l'échangisme, ensemble, autant il n'est pas du tout ok pour le polyamour. Il voit ça comme une infidélité, il ne souhaite pas me ''laisser voir un autre homme pendant que lui m'attend tout seul à la maison" J'ai beau lui expliquer que l'inverse serait vrai, que si il venait à rencontrer une femme avec qui il avait envie de passer du temps, je le laisserai, parce que je l'aime, et parce que je ne souhaite que son bonheur, il ne veut pas. Il me répond qu'il ne se voit pas "m'infliger" ça.

Alors voilà, on est dans une impasse. Nous continuons le libertinage, je continue à m'attacher à d'autres hommes parfois, jusqu'au moment où on mon mari ne souhaite plus revoir la femme, et ou mon coeur est en miette parce que ça implique que je ne peux plus voir l'homme en question. Pour l'instant, je fais avec, je me dis que le bonheur des moments passés est plus important que la souffrance de la fin, mais j'ai peur qu'à la fin, ça finisse par faire exploser mon couple, chose que je ne souhaite absolument pas.

Tout ça pour dire que ce n'est pas simple, ni pour toi, ni pour ton mari. J'espère pour nous, que nos conjoints vont faire évoluer leur opinion avec le temps.

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Aki

le mardi 14 septembre 2021 à 23h08

Tu peux proposer à ton mari d'échanger avec d'autres hommes sur le sujet, pour qu'il ne se retrouve pas seul face à ça. Beaucoup de couples sont passés par là et avec un accompagnement ça passe beaucoup mieux.

Il faut qu'il comprenne qu'il n'a rien à perdre et possiblement des choses à y gagner. Il a sûrement aussi un gros travail à faire sur lui-même pour dépasser ses peurs et ses schémas. S'il est "insecure" de base, ça peut prendre un certains temps d'accéder à des relations plurielles et consensuelles, c'est peut-être même impossible pour lui. Auquel cas, il te faudra soit te résoudre à tirer un trait sur cette part de toi-même soit envisager la rupture en dernier recours. Garder une franchise et une honnêteté vis-à-vis de toi-même et de lui, assumer les conséquences, est nécessaire. Le tromper n'est bien sûr pas envisageable. Bon courage.

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Intermittent

le mercredi 15 septembre 2021 à 21h13

La « conclusion » de notre discussion a été que dans un couple, il faut faire des concessions, lui en fait en faisant peut être le deuil d’avoir un jour des enfants (en effet depuis quelques années je ne suis plus sûre d’en vouloir un jour), et moi je dois faire des concessions sur mes envies d’ouvrir notre couple.

Tout ça me parait bien incompatible ...

Lui voudrait des enfants, tu n'en veux pas.
Tu veux ouvrir ton couple, lui ne le souhaite pas.

Car ce sont des concessions, et pas des moindres, pas des compromis.

Ce sont quand même des divergences majeures.
Peut être faudrait-il acter que vos visions de la vie de couple ne sont pas compatibles ...
Continuer sur les bases actuelles me parait reculer l'échéance sans régler le fond du problème.

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alinea7

le mercredi 15 septembre 2021 à 21h45

ameliberte
La «   conclusion » de notre discussion a été que dans un couple, il faut faire des concessions, lui en fait en faisant peut être le deuil d’avoir un jour des enfants (en effet depuis quelques années je ne suis plus sûre d’en vouloir un jour), et moi je dois faire des concessions sur mes envies d’ouvrir notre couple.

Je note sans juger que vous avez décidé de faire la concession vers la fermeture plutôt qu'à l'ouverture au désir de l'autre, à comment le rendre acceptable.
Est-ce que ça veut dire que ça n'est pas du tout acceptable, pas du tout conciliable ? Si oui alors je rejoins intermittent.

Mais ce qui me paraît plus problématique c'est ça :

ameliberte
Je regrette un peu de ne pas pourvoir avoir de discussions apaisées plus profondes sur les notions de polyamour, jalousie, possessivité etc avec lui, mais pour l’instant cela le «   brasse » beaucoup trop pour qu’on puisse en parler.
Le sujet est quand même moins difficile à aborder que les premières fois donc je ne perds pas espoir de pouvoir de nouveau échanger à ce sujet quelque soit la finalité.

Le "pour l'instant".
C'est cette surdité au non.
Finalement, la concession n'est pas du tout acceptée pour toi, quelle qu'ait été la conclusion de votre discussion.
Et pour lui ?
Qu'en dirais-tu s'il se disait la même chose de ton désir d'enfant ? Penserais-tu qu'il devrait respecter ton éventuel désir de ne pas avoir d'enfant ? Te laisser choisir librement pour toi ? Ou bien te relancer régulièrement ? A quel moment insister devient harcelant ?

On ne peut pas vouloir à la place de quelqu'un d'autre.

Qu'est ce qui est acceptable pour chacun dans ce que souhaite l'autre ? Est-ce que c'est suffisant tel que c'est, est-ce que c'est suffisant uniquement sur l'espoir d'avoir plus un jour si tout va bien ? Est ce que ce n'est clairement pas suffisant ?

Je ne te souhaite pas d'avoir un enfant si tu ne le désires pas. Et je te souhaite de pouvoir choisir sans influence, sans avoir à aller voir des parents épanouis pour être bien sûre.

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ameliberte

le jeudi 16 septembre 2021 à 10h10

Il n’arrive pas vraiment à en parler à ses amis hommes car peu sont dans une relation longue (même si ce n’est pas indispensable pour évoquer ce sujet) et beaucoup ne sont pas vraiment ouvert à ce genre de discussion.
Il a également l’impression d’être très vulnérable avec ce sujet et cela lui fait tellement perdre confiance en lui qu’il a un peu (même carrément je pense) honte d’en parler. Il a l’impression que cela remet en cause sa capacité à satisfaire entièrement sa femme. Il prend cela presque comme une forme de non respect pour lui.

Après ton message alinea7 je me suis effectivement rendu compte de ma surdité au non. Et à quel moment insister devient harcelant, surtout sur un sujet qui lui fait tant de mal. Je n’accepterais sûrement pas qu’il me mette la pression sur le fait d’avoir un enfant.

Je vous rejoins également sur le fait qu’il y ait des divergences assez importantes dans nos évolutions de la vision de la vie/du couple. Je ne suis pas assez au clair avec ce que je suis prête à sacrifier aujourd’hui (mon couple/mes désirs).

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Aki

le jeudi 16 septembre 2021 à 10h32

La comparaison avec ton non-désir d'enfant est bonne, en effet. S'il faisait la même chose (te redemander régulièrement si tu as changé d'avis), cela pourrait passer pour du harcèlement.

C'est chouette que tu ais pris conscience que c'est à toi de choisir ce qui est important. Ces divergences sont énormes, en effet, elles ont un impact énorme sur votre avenir individuel et commun. Repousser l'échéance, espérer un changement d'avis de l'autre, risque de vous faire souffrir si vous n'arrivez pas à abandonner (ou sacrifier) le vôtre.

Qu'est-ce qui te semble le plus épanouissant entre accepter ces divergences et faire évoluer votre relation (rupture, distance, etc) ?

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Sondra

le jeudi 16 septembre 2021 à 10h52

Bonjour Ameliberte,

Je me retrouve beaucoup dans ce que tu décris. Depuis un an je vis une relation polyamoureuse après 15 ans de couple monogame (j'ai 34 ans donc j'ai passé la majeure partie de ma vie avec le même homme). La discussion est arrivée sur le tapis avec celui qui partage ma vie (nous avons deux enfants ensemble) après que je sois tombée amoureuse. La personne ne partageait pas mes sentiments mais j'ai ouvert les yeux sur les émotions qui se bousculaient en moi: la sensation de vivre dans une cage dorée, d'être bridée dans mes désirs, dans ma capacité à aimer... Pourtant j'aimais (et j'aime toujours) mon partenaire!
Nous avons longuement discuté, les phases traversées par ton mari, mon compagnon les a connues (le sentiment que je l'aimerai moins, d'être dépossédé de quelque chose, se dévaloriser...).
Le travail sur notre couple et sur la déconstruction de la monogamie a pris de longs mois, nous avons du développer de la communication comme jamais (écouter des podcast sur le sujet, lire des livres aide à expliquer ce qui se passe en nous). Quand est arrivé le moment où je lui ai annoncé que j'étais tombée amoureuse à nouveau et que c'était réciproque, il s'est senti mis au pieds du mur. Lui non plus ne voulait pas en discuter, pensait ne pas pouvoir aller dans ce chemin. Et il a réussi! Bien sur rien n'est encore simple, cela a pris du temps, il y a des retours en arrière mais nous parvenons petit à petit à nous rejoindre sur ce long et difficile chemin. Je peux enfin réellement m'épanoui et lui parvient à voir les bénéfices pour notre couple.

Ma conclusion c'est que te sentir légitime dans ce que tu ressens et ne pas culpabiliser est important. Tu as le droit de penser, vivre et ressentir différemment les choses. Ton mari te parle de son acceptation de son non désir d'enfant en te demandant de faire le même compromis vis à vis de ton désir de polyamour. A mon sens, ce raisonnement est culpabilisant alors qu'il s'agit d'un choix qu'il a fait.
Il a choisi de rester avec toi malgré cela et ne peut pas te le reprocher. Maintenant es-tu prête à faire le choix de la monogamie pour lui? Pourras-tu tirer un trait sur ce que tu ressens parce que tu veux partager ta vie avec lui? Ce sont de réelles questions à se poser, à mon avis.

Discuter de ce que vous êtes prêts à accepter ou non en étant honnêtes l'un envers l'autres est important. Ton désir de non exclusivité est autant acceptable que son désir et refouler ses désirs est une solution qui peut être très douloureuse. Il me semble qu'il doit pouvoir entendre cela et qu'ensuite vous devrez décider ensemble de ce que vous voulez faire.

Bon courage, ce n'est pas un chemin facile mais si c'est réellement le tien il t'apportera beaucoup de libération.

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bonheur

le jeudi 16 septembre 2021 à 15h28

Sondra
La discussion est arrivée sur le tapis avec celui qui partage ma vie (nous avons deux enfants ensemble) après que je sois tombée amoureuse. La personne ne partageait pas mes sentiments mais j'ai ouvert les yeux sur les émotions qui se bousculaient en moi: la sensation de vivre dans une cage dorée, d'être bridée dans mes désirs, dans ma capacité à aimer... Pourtant j'aimais (et j'aime toujours) mon partenaire!

De nombreuses similarités avec mon vécu

Sondra
Nous avons longuement discuté, les phases traversées par ton mari, mon compagnon les a connues (le sentiment que je l'aimerai moins, d'être dépossédé de quelque chose, se dévaloriser...).
...
Lui non plus ne voulait pas en discuter

Comme mon chéri de vie (mon mari), il a traversé une période avec des phases de deuil. Le déni en fait partie.
/discussion/-cga-/Le-Deuil/

Sondra
Le travail sur notre couple et sur la déconstruction de la monogamie a pris de longs mois, nous avons du développer de la communication comme jamais...

Oui, tout à fait. Dans notre cas, nous ne connaissions pas le polyamour. Nous sommes restés dans un flou complet d'incompréhension pendant 4 longues années. La connaissance a permis l'évolution, le comming-out...

Je suis dans la même conclusion et résultante que @Sondra. Il a fallu des années, de la communication (et de l'humour, surtout au départ, ça peut soulager). Il a fallu comprendre que nous ne devions pas opposer qui nous sommes. Il a fallu se trouver séparément et accepter les différences, les divergences. Je n'aspire pas à ce qu'il soit un clone de moi et inversement. Nous sommes une entité commune dans le "nous", avec deux "je" indépendants. Nous nous "rechoisissons chaque jour" (cette citation n'est pas de moi). Il ne s'agit pas moins de compromis ou de concessions que de tolérance et de non enfermement de l'autre.

C'est sans doute con comme propos, sauf que le polyamour permettrait à l'un d'aimer et à l'autre de fonder un foyer en dehors de la relation initiale, sans cesser la relation pour ces incompatibilités. La co-parentalité existe possiblement dans une configuration soit de vie en communauté (vous élargissez votre foyer à la future maman) soit avec la reconnaissance de l'enfant, sachant que celui-ci vivrait chez l'autre parent afin de ne pas imposer. Evidemment, l'enfant pourra avoir une vie à temps partiel, à l'instar des familles recomposées, mais avec ses deux parents. Je ne vois pas en quoi la loi l'empêcherait du moment que l'enfant est reconnu par les deux parents. Ca chamboule la conception du couple, de la famille et non, cela n'offre pas plus de liberté. Un enfant reste de l'attention, des frais, des soucis... pour au minimum 20 ans. Autrement dit, accepter les aléas de la parentalité de l'autre comme accepter les aléas du polyamour de l'autre. Et puis, c'est conciliable, avec une bonne organisation, en terme d'emploi du temps.

Comme ingrédients immédiat, la réflexion, la communication, la déconstruction totale (les deux seraient hors normes)...

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bonsoirbonsoir

le jeudi 16 septembre 2021 à 18h07

Ame liberté

et les autres
Que ça fait du bien de vous lire!!

En fait nous sommes formatés d'une façon assez transparente afin que tout tienne plus ou moins, sauf que quand surgissent des questions assez existentielles, nous sommes démunis.

Qu'il y ait , ou non , "réalisation" de désirs et c'est le tangage et le roulis. Pourtant il y a l'amour, mais suis-je encore un homme bien si je ne "suffis" plus à ma femme, suis-je encore une femme bien si j'ose me projeter dans un autre désir que d'être la partenaire d'un seul homme?

Ces questions viennent directement du fait qu'on est réglés pour tomber amoureux et puis se caser et puis avoir des enfants et puis rester amoureux et puis rester casé etc…
Même devenir libertins pour laisser s'échapper la pression…mais aimer non

Ce que j'ai pu me tordre les mains. Alors que j'étais en couple, aveugle forcené et volontaire à qui j'étais vraiment, je me suis interdit de désirer, jusqu'à tomber amoureux et à nouveau tomber amoureux.

quelle horreur, quelle vilénie, quelle trahison. J'ai tout coupé, tous les ponts, et puis mon histoire s'est tout de même cassé la figure, jusqu'à ce que je me rende compte que je ne peux m'arrêter d'aimer deux femmes. Avant que je me rende compte que ce ne sont qu'elles que j'aime, pas toutes.
Que je ne peux pas choisir. Et qu'elles m'aiment toutes les deux.

Mais comment faire?

Ma psy m'a suggéré que j'étais peut-être polyamoureux et je me suis senti bien stupide.

Il y a tant d'images exclusives qu'on se sent bizarre de ne pas l'être. Il ya tant de poids qui tombent sur nos épaules dès qu'on est pas exactement comme tout le monde.

Mais que fait-on de mal?

Quand on a plusieurs enfants on ne divise pas son amour, on le multiplie.
Quand on a plusieurs amis ils ne sont (pas forcément) jaloux les uns des autres. Ils deviennent parfois plus amis entre eux qu'avec nous!

Mais bien sur il n'y a pas de sexe.

Et on sait que faire l'amour s'est très grave!!! Si on fait l'amour avec quelqu'un on ne peut évidement pas faire l'amour avec quelqu'un d'autre sinon…sinon quoi?

Faut-il absolument tout séparer tout le temps? Faut-il faire l'amour sans aimer? Peut-on aimer à condition de ne pas faire l'amour?

Toutes ses questions, basiques, je les traverse. Je me rends compte de l'absurdité de leur formulation, mais je ressens l'effet qu'elles ont sur moi.

Je vous remercie de vos témoignages.

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bonheur

le jeudi 16 septembre 2021 à 19h31

bonjour @bonsoirbonsoir,

Je viens de lire ta présentation /discussion/-cwv-/En-guise-de-presentation/ et je te retrouve ici.

Bravo à ta psy. T'offrir cette opportunité de te découvrir à travers une ouverture encore inconnue et quand elle est connue, parfois mal perçue, en tout cas en ce que le polyamour a de beau : à savoir l'amour.

Je ne suis pas fan du comparatif avec l'amitié et/ou la filiation, j'avoue que je tique. En revanche, oui, l'amour se multiplie et aimer une personne n'entame pas, n'empiète pas sur ce que l'on ressent pour une autre personne. Je symbolise souvent mon coeur (capacité à aimer) comme un Univers, en perpétuel expansion à l'instar d'un ballon gonflable. Et puis, l'amour c'est la découverte de soi, l'amour de soi d'une façon authentique. Nier l'amour revient, pour moi, à me faner, m'enfermer, m'automutiler. Alors oui, mon émotion de l'instant, puis le renouvellement d'instants émotionnels forts, ouvrant au sentiment (durée), c'est wahoo. Et chez moi aussi, l'émoi pour la personne demeurera toujours.

Non, tes questions ne sont pas absurdes. Ne pas te les poser et poursuivre ta vie tranquillou avec des choix binaires, serait absurde. Je t'encourage au contraire à te poser plein de questions et au diable les réponses. Celles-ci surgiront en toi un jour comme autant d'évidences. S'obstiner à toujours tout solutionner n'est pas sain. Ne pas se fixer de résultats. Se tenir à un objectif : ton bonheur. J'aime beaucoup le titre du petit roman de Laurent Gounelle "le jour où j'ai appris à vivre" (et j'aime énormément le dit récit). Un jour, tu découvriras TA façon de vivre et tu apprendras de toi, pour toi, avec les autres. Dans ton Univers, une planète est survenue et malgré une brillance non constante, elle demeure. Et puis, une autre planète, tellement différente. Tout diffère : la composition (gazeuse, ...) la circonvolution, l'histoire qui laisse des traces (météorites...), les interactions avec les autres astres (attractions...). Pourquoi réduire son Univers, pourquoi appauvrir au lien d'observer tous les astres et observer, approcher, ceux qui te touchent. Allez à la découverte approfondi, et interagir. Personnellement, j'adore cette période d'apprivoisement, où je laisse le temps à l'exploration de l'autre.

Je n'adjoins pas le sexe à mon précédent discours. L'émotion amoureuse n'est pas révélée à travers la sexualité, chez moi. Donc, tu vois (je peux te tutoyer ?), au final on peut s'en moquer du sexe. Celui-ci est au mieux, dans mon ressenti, une expression de mon amour. J'ai trainer un peu en milieu libertin et ai été amené à ressentir des envies intenses pour des inconnus. Je ne les aimais pas de cette émotion et donc pas de sentiment. Le contexte, l'érotisme de ses personnes, m'ont provoqué des réactions, mais c'est tout. On sépare, ou pas. Je ne dirais pas qu'on peut aimer à condition de faire ou ne pas faire l'amour. On peut aimer et faire l'amour. On peut aimer sans faire l'amour (j'en suis). La sexualité à deux, nécessite justement une double volonté...

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bonsoirbonsoir

le dimanche 19 septembre 2021 à 08h44

Merci Bonheur,

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bonsoirbonsoir

le dimanche 19 septembre 2021 à 09h36

Je ne voulais pas te faire tiquer Bonheur (ni personne d'ailleurs) en évoquant la possibilité non bizarre d'aimer plusieurs personnes dans des champs de sentiments différents.

En fait j'utilisais ces images parce que je reste subjugué par la possibilité réelle d'aimer ( dans mon cas ) deux personnes et que ça me paraisse à la fois naturel juste et sain et que par ailleurs toute la doxa, l'éducation repose sur une réalité différente. On ne peut pas ou on ne devrait pas etc…

Or il y a d'autre champs sentimentaux où c'est bien, c'est même recommandé.

Parce que j'ai l'impression en parcourant le forum, mais aussi dans la vie quotidienne que le problème, la douleur, tient à la peur de ne plus être aimé "le plus" ou uniquement.

Cette peur de l'abandon ou de la catastrophe familiale ou sociale est d'autant plus réelle que la grande majorité des "lois" sociales prédisent une catastrophe.

Comme si l'amour était encore (mal) associé à la sexualité qui serait un "mal" nécessaire conduisant à la fécondité et par extension à la stabilité.

Mais ce que je ressens est différent, d'une part parce que la sexualité n'est pas limitée à l'autre mais est plus importante en soi-même et d'autre part parce que c'est une chose qui a trait à l'équilibre émotionnel et donc à la santé presque.

Pour être en bonne santé mentale et physique une sexualité régulière et satisfaisante est utile, comme une bonne hygiène de vie.
L'amour aussi.

Il y a beaucoup de gens, j'ai l'impression, dont l'équilibre n'est pas idéal. Sans grande satisfaction on a tendance à compenser et ça dans tous les domaines.

Si on pouvait, pour ce qui est de l'amour, assumer plus tranquillement ses sentiments, ses émotions on pourrait moins compenser les frustrations et les faibles satisfactions. Et donc moins (se) mentir, moins tricher et plus parler. Dire, demander. Sans menacer, sans râler et souffrir.

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bonheur

le dimanche 19 septembre 2021 à 11h22

bonsoirbonsoir
Je ne voulais pas te faire tiquer Bonheur (ni personne d'ailleurs) en évoquant la possibilité non bizarre d'aimer plusieurs personnes dans des champs de sentiments différents.

:-D Mon opinion n'engage que moi, envers moi-même. Je l'ai juste exprimer. Sans doute parce que je compartimente les différentes formes émotionnelles d'attachement. Sans doute aussi parce que je ne fais pas partie des personnes qui ont beaucoup d'amis -vraiment proches-. La famille, j'ai celle de mon coeur. L'ADN, le lien du sang, n'ont pas de sens pour moi. Et oui, on peut ne pas être proche de ses parents, de ses enfants, voir même être "en froid". Ce qui ne veut pas dire ne pas savoir aimer ou avoir des préférences. Il y a des liens qui sont ce que les acteurs concernés en font.

Oui, les champs sont vraiment différents. C'est la raison pour laquelle je n'aime pas cette comparaison, qui n'engage que moi. Mes propos n'engagent toujours que moi. Ma vision, mon prisme, qui n'est ni meilleur ni moins bon qu'un autre.

bonsoirbonsoir
En fait j'utilisais ces images parce que je reste subjugué par la possibilité réelle d'aimer ( dans mon cas ) deux personnes et que ça me paraisse à la fois naturel juste et sain et que par ailleurs toute la doxa, l'éducation repose sur une réalité différente. On ne peut pas ou on ne devrait pas etc…

Or il y a d'autre champs sentimentaux où c'est bien, c'est même recommandé.

Aimer, quelque soit le nombre ou la forme, est naturel, juste et sain. Je te rejoins sur ce point. J'ajouterai beau. Personnellement, c'est la beauté qui m'anime.

bonsoirbonsoir
Parce que j'ai l'impression en parcourant le forum, mais aussi dans la vie quotidienne que le problème, la douleur, tient à la peur de ne plus être aimé "le plus" ou uniquement.

Cette peur de l'abandon ou de la catastrophe familiale ou sociale est d'autant plus réelle que la grande majorité des "lois" sociales prédisent une catastrophe.

J'ai lu "la rupture pour vivre" de Simone Barbara (je lis beaucoup). Cette auteure invite à percevoir les ruptures, les changements, surtout si c'est brutal et soudain, comme un renouveau. Elle invite à faire son deuil du passé tout en évoluant vers un avenir nouveau. Il faut du temps, en semaines, mois, ou même années, pour se défaire de ses aprioris. Surtout si on doit réaliser cela dans une dynamique commune, avec une ou plusieurs autres personnes. Le point positif, c'est l'horizon, et non le rétroviseur. Et puis, se défaire de la route toute tracée, pour tracer sa route à soi. Si tu aimes les petits chemins au bord de l'eau et que tu aimes une personnes qui aime la montagne, rien n'empêche d'emprunter un petit chemin en montagne qui convienne aux deux, avec ce beau cour d'eau. On s'en fout que ce soit réaliste ou pas, on rend cette dynamique viable par choix, volonté et parce que au final, la montagne c'est aussi génial, tout comme le cours d'eau. Finalement l'ensemble créé un écosystème merveilleux où tout le monde profite (y a une marmotte qui vient de montrer son museau :-D ).

Il faut surtout éviter, je crois, de figer. La vie est faite de découverte et de rencontre.

La catastrophe, laissons là aux personnes qui en tirent profit. L'amour comme possession, comme bien que l'on achète, version consommation. Le bonheur se trouve parfois dans ce dogme, pas toujours. Je ne sais pas si l'on n'a qu'une vie, mais celle que je vis est unique et elle sera courte (pourtant j'ai plus de 50 ans)

bonsoirbonsoir
Comme si l'amour était encore (mal) associé à la sexualité qui serait un "mal" nécessaire conduisant à la fécondité et par extension à la stabilité.

Mais ce que je ressens est différent, d'une part parce que la sexualité n'est pas limitée à l'autre mais est plus importante en soi-même et d'autre part parce que c'est une chose qui a trait à l'équilibre émotionnel et donc à la santé presque.

Pour être en bonne santé mentale et physique une sexualité régulière et satisfaisante est utile, comme une bonne hygiène de vie.
L'amour aussi.

La fertilité. Ouais, vaste débat dans lequel mon avis actuel va à l'encontre de ce que j'ai vécu. Je suis une femme qui a voulu à tout prix avoir au moins un enfant (j'en ai eu trois, finalement), car on lui avait annoncé que je n'en n'aurai sans doute jamais. J'étais à peine majeur, lors des faits. Trois grossesses compliquée, sans vraiment y trouver ce plaisir évoquée par d'autres femmes... Accouchements, je n'en parle même pas... Ce qui pousse à procréer ? C'est dans l'être lui-même et seule la raison peut, je suppose, permettre de contraindre cette envie que la nature implante en nous. Dans mon cas, sans doute aussi l'esprit de contradiction (?)

La bonne santé mentale, physique découle d'une sexualité régulière et satisfaisante, comme bonne hygiène de vie. Il y a quelques années, j'aurai approuvé. Aujourd'hui, je n'ai plus du tout cet idéal. La libido fluctue. Stop aux idées reçues que le désir sexuel est présent chez tout le monde et d'une façon intense. Je peux affirmer aujourd'hui que ce n'est pas le cas.

Quand la sexualité, qui est en premier lieu en soi-même (je suis d'accord), n'est plus, ou n'a jamais été ? Cela signifie que la personne n'aime plus ou n'a jamais aimé ? Je t'invite à réfléchir à cela. L'amour dicté par le désir sexuel ? La différence entre amour et amitié, c'est la pulsion sexuelle ?

bonsoirbonsoir
Il y a beaucoup de gens, j'ai l'impression, dont l'équilibre n'est pas idéal. Sans grande satisfaction on a tendance à compenser et ça dans tous les domaines.

Le polyamour vient compenser l'insatisfaction d'une relation initiale qui n'est plus heureuse ou équilibrée par manque de sexe (ou autres) ?
Je proposerai alors rupture et hop, nouvelle aventure !
C'est ma réflexion, évidemment.

bonsoirbonsoir
Si on pouvait, pour ce qui est de l'amour, assumer plus tranquillement ses sentiments, ses émotions on pourrait moins compenser les frustrations et les faibles satisfactions. Et donc moins (se) mentir, moins tricher et plus parler. Dire, demander. Sans menacer, sans râler et souffrir.

(+) il existe la CNV, si tu connais.
Sans souffrir ? La souffrance est utile, elle sert à signaler, avertir "Attention !" et l'exprimer sert à aborder les vrais sujets, y compris si ils fâchent.

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