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Polyamoureuse pas assumée

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LuLutine

le mercredi 18 décembre 2013 à 23h05

aviatha
Et de là découlait d'autres comparaisons dont une était le fait qu'elle était forcément plus désirable et féminine puisqu'elle était plus jeune que moi. Idée peut-être stupide

Oui, c'est assez stupide, mais beaucoup d'entre nous l'ont pensé un jour où l'autre !
C'est pas une pensée rationnelle ! Le désir est bien plus complexe qu'une liste de critères ("femme", "jeune", "mince", etc.).

aviatha
j'ai même pas 25 piges. Mais tout à coup je me suis découverte en train de scruter mon visage dans la glace, à chercher si j'étais moins belle que quand j'avais son âge.

Ouh là....oui, faut arrêter de faire ça ! Je ne t'ai jamais vue mais je suis sûre que tu es très bien comme tu es !
On est tou(te)s différent(e)s, et aucune personne n'est "mieux" qu'une autre ! Tu as des qualités qu'elle n'aura jamais (et inversement, certes) !
Pour moi il est très clair qu'une personne ne peut pas en remplacer/supplanter une autre ! Encore moins en étant "mieux" ! Ca n'a simplement aucun sens...

aviatha
Et ça, je pense que c'est un réflex très ancré chez la femme.

Oui, c'est possible. Ancré et puis très conditionné par la culture non ?

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aviatha

le mercredi 18 décembre 2013 à 23h49

Bien sûr que ce n'est pas rationnel, la réalité est beaucoup plus complexe que ça, mais je pense qu'il n'est pas étonnant, quand l'esprit se sent agressé par quelque chose, qu'il se fixe sur un point précis, quitte à le grossir dix mille fois, ça lui fait un point d'ancrage, et souvent c'est mieux que le flou absolu.
Je te rassure j'ai arrêté depuis un moment, d'abord parce qu'au plus fort de la crise, j'ai tout simplement enlevé tous les miroirs chez moi, ensuite parce que les médocs m'ont remise en selle après, maintenant, j'arrive à me maquiller à l'arrache sans me fixer pendant des heures, comme je l'ai toujours fait (par contre je suis toujours une quiche pour mettre de l'eyeliner...^^). Mais c'était pour montrer que chez la femme aussi, ce genre de blessures déclenche des comportements très forts de mal-être et que ce n'est pas l'apanage de ces messieurs.
Conditionné ensuite, peut-être, n'empêche que je ne sais pas trop, le triangle jeunesse-fertilité-féminité est quelque chose de naturellement très ancré, à tel point que, pour prendre une autre branche du triangle, beaucoup de femmes se sentent atteinte dans leur féminité et leur pouvoir de séduction quand elles apprennent qu'elles sont stériles.

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LuLutine

le jeudi 19 décembre 2013 à 00h07

On est d'accord :)

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homme_partit

le jeudi 19 décembre 2013 à 08h13

Dans mon cas, j'ai eu le réflexe de hiérarchiser les relations de ma femme tout en me plaçant en queue de peloton. L'incompréhension d'une autre personne dans la vie de son conjoint est classique et tenter d'admettre ce besoin d'un autre provoque une perte de confiance en sa propre personne. Ensuite, tout un processus se met en route, commençant par une perte de ses propres repères.

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aviatha

le jeudi 19 décembre 2013 à 14h38

C'est lié, à mon sens, comme je l'ai expliqué déjà avant (peut-être même sur ce fil) à la différence de conception mono/poly.
Pour un poly, ce n'est pas incompréhensible (puisque souvent ils le vivent eux-mêmes) et ça n'atteint pas leur confiance leur pensée étant "si vraiment il/elle ne m'aimait plus, il/elle serait parti(e) avec cet(te) autre", au contraire de celle des monos qui "si il/elle m'aimait vraiment, il n'y aurait pas eu d'autre".
Donc là où eux peuvent vivre une nouvelle arrivée comme un évènement qui ne les bousculent pas forcément (j'ai dit pas forcément, ça arrive que ça les agresse quand même), pour nous, c'est obligatoirement une marque de désamour. Et c'est vrai qu'une fois que la première impression a laissée une marque aussi négative, avec autant de force, c'est très dur d'essayer de voir autre chose et de le ressentir autrement.

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LuLutine

le jeudi 19 décembre 2013 à 17h33

aviatha
Et c'est vrai qu'une fois que la première impression a laissée une marque aussi négative, avec autant de force, c'est très dur d'essayer de voir autre chose et de le ressentir autrement.

Oui, c'est difficile. Mais c'est cool que tu sois consciente que c'est une impression. Pas la réalité.

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aviatha

le jeudi 19 décembre 2013 à 18h00

Les sentiments et les émotions n'ont de réalité que celle qu'on leur donne. C'est mon sentiment donc c'est une réalité. On peut essayer de voir et raisonner et comprendre intellectuellement, ce que j'ai fait, et je comprends parfaitement la position d'en face. Mais mes émotions se révulsent à cette simple idée. Donc c'est la réalité de mes émotions, et finalement, c'est elle qui compte.

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LuLutine

le jeudi 19 décembre 2013 à 21h59

Oui, c'est la réalité de tes émotions bien sûr. Ce que je voulais dire c'est que ce n'est pas celle des faits et/ou des émotions de l'autre.

Exemple : tu peux être persuadée que l'autre n'en a rien à faire de toi (réalité de ton sentiment) alors qu'en fait tu comptes énormément pour lui (réalité factuelle de son sentiment).

Au final, ce qui est vrai c'est quand même que tu comptes pour lui :)

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aviatha

le jeudi 19 décembre 2013 à 22h47

C'est sûr, et c'est raisonner là-dessus qui fait que j'ai pu le supporter un temps. Mais il arrive un moment où notre nature profonde finit par reprendre le dessus et exige qu'on respecte notre ressenti. Même si effectivement, il n'est pas sur la même longueur d'onde que celui de l'autre.
Et puis c'est quoi en matière de relation la réalité des faits ? Les faits existent sous pleins de prismes différents. "J'essaye de maintenir la situation en un seul morceau parce que je suis déchiré à l'idée de choisir" est une réalité, mais "je préfère te voir couler et devoir compter tes médocs pour parer à toute tentative de suicide plutôt que de prendre une décision alors que ton état fait que tu n'en es plus capable par toi-même" en est une aussi. Et il y en a une qui est plus facile à regarder en face que l'autre.
Je parle de son point de vue, mais c'est valable pour tout le monde "je pars parce que je ne serai jamais heureuse dans cette situation" est un pan de ma réalité mais "je dois renoncer à tous les projets de vie que j'avais commencé à construire du jour au lendemain" aussi, de même qu'il y a pour elle (de ses propres mots) "je refuse de quitter cet homme parce qu'il est devenu le centre de mon monde" et "je sais que je n'aurais jamais avec lui la relation que je veux et en plus j'ai l'impression d'avoir bousillée une belle relation qui était là avant moi".
Tout ça pour dire, je suis parfaitement d'accord qu'on parle de la réalité de nos sentiments, des divergences avec ceux des autres et de la traduction dans les actes, mais parler d'adéquation des ressentis avec les faits me semble assez peu pertinent, et même un peu dangereux, en ce sens qu'on finirait par pouvoir dire qu'il y a des sentiments qui sont faux ou faussés, alors que le principe d'un sentiment est d'être vrai en soi et de devoir être pris en compte tel quel.

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LuLutine

le vendredi 20 décembre 2013 à 14h02

Non non, je ne dis pas qu'un sentiment est faux, je dis juste qu'il ne reflète pas forcément la réalité.

Je peux tenir beaucoup à quelqu'un et il peut penser que je n'ai rien à faire de lui...

Son sentiment n'en sera pas moins réel ! Par contre, il sera à mille lieues de la réalité.

Mais c'est souvent le propre des sentiments et émotions : lorsqu'on tombe amoureux de quelqu'un par exemple, et qu'on a l'impression qu'il n'a aucun défaut, qu'il est absolument extraordinaire par rapport aux autres....c'est en général (pour ne pas dire toujours...) une impression faussée ! ;)

Mais le ressenti lui est bien réel !

aviatha
"je dois renoncer à tous les projets de vie que j'avais commencé à construire du jour au lendemain"

Je te comprends très bien, hein. J'ai vécu ça. Deux fois.

Pour te rassurer : je suis encore vivante.

Je parlais avec une amie au téléphone l'autre jour de ces deux "incidents", et nous étions d'accord toutes les deux que c'était à chaque fois un mal pour un bien. Même si à chaque fois, je me suis retrouvée tout au fond du trou et j'ai dû remonter en m'accrochant avec les ongles...

Aujourd'hui je vis des choses que je n'aurais jamais espéré vivre dans ma (mes) situation(s) antérieure(s). C'en est presque au point où je me dis parfois que j'aurais dû remercier ceux qui m'ont fait du mal (sciemment en plus). Sans leur comportement qui m'a fait souffrir, je n'en serai pas là où j'en suis aujourd'hui...et j'adore ma vie actuelle !

Ca peut être le cas aussi pour toi. Oui, on tombe de haut, de très très haut même, mais on se relève de mieux en mieux avec le temps (je dis ça parce que je ne suis pas la seule à l'avoir dit, Françoise et plein d'autres personnes que j'ai eu l'occasion de lire ou d'entendre disent la même chose).

Peut-être faut-il voir cette "épreuve" comme l'occasion pour toi d'aller vers de nouveaux horizons, et de rencontrer par exemple quelqu'un qui te correspondrait vraiment ?

Et de même pour ton compagnon...

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aviatha

le vendredi 20 décembre 2013 à 14h34

Bien sûr qu'on survit, encore une fois la question est dans quel état (on a déjà eu ce débat non ?), et je ne me sens pas d'y laisser encore des plumes, je suis déjà assez abimée comme ça. Bien sûr qu'on peut se dire que les épreuves font de nous ce qu'on est, c'est un fait, et parfois c'est pas mal. Mais le prix à payer pour ça est beaucoup trop élevé parfois. Est-ce qui si j'avais eu le moyen j'aurais éviter les drames précédents ? Oui, sans la moindre hésitation, quitte à me passer de tout un pan de moi, mais ça m'aurait aussi éviter les troubles psychiatriques et la maladie auto-immune, et je suis sûr que j'aurais eu aussi une très chouette vie sans ça.
Après on ne refait pas l'histoire, c'est arrivé, on fait avec, mais pour autant on peut aussi essayer de faire en sorte que ça n'arrive pas de nouveau. Vois-tu, j'ai du mal à me dire comme toi "ok c'est dur, mais je suis sûre que je peux en tirer du positif en fin de compte" quand j'ai encore cassé un bol ce matin à cause des spasmes cardiaques. Est-ce que tout le positif que j'en ai tiré valait d'être malade à vie et qu'un jour peut-être ça ne me quitte plus, que la crise soit permanente et la douleur avec ? J'en suis pas convaincue. Quand à se relever de mieux en mieux, la deuxième fois ayant été aussi dure que la première, j'en doute fortement.

Et puis, je le redis, parce que cette conviction est très forte chez moi (et ma psy est d'accord là-dessus, comme quoi c'est pas juste moi qui déraille), il est quelqu'un qui me correspond, et il est le premier, même parmi mes grands amours, à me faire cette impression là, celle qu'il n'est pas parfait certes, moi non plus de toute façon, mais qu'il est tout juste ajusté à moi. Et lui même, alors qu'il y a son autre amoureuse encore (le délai court toujours pour lui, il a encore un peu de temps) et qu'il envisage de se séparer d'elle, m'a dit il y a peu (et en pleine crise, pas à un moment papillon-tout-rose) "tu es la plus belle rencontre de toute ma vie". Et, cela peut sembler étrange, mais moi je m'y attendais, depuis que je lui ai posé cet ultimatum, il y a eu des soirées où j'ai retrouvé un niveau de complicité avec lui qui n'existait plus depuis plus d'un an. Je ne fait pas les mêmes erreurs que dans les fois précédentes, qui m'ont collé des trucs à vie qui me tuent à petit feu, cette fois je sais, je vois, que la guérison est possible. Je ne partirai que si l'ultimatum prend fin, mais j'y crois de moins en moins.

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LuLutine

le vendredi 20 décembre 2013 à 15h26

aviatha
je ne me sens pas d'y laisser encore des plumes

Je crois qu'on est d'accord et que tout le monde ici te conseille d'arrêter de semer tes plumes sur le chemin comme le Petit Poucet ses cailloux ! ^^

Oui, les épreuves nous grandissent, et celles que j'ai subies, je ne les ai pas choisies. Si j'avais pu les éviter, je ne me serais pas précipitée dessus !
On est d'accord !

Mais on est d'accord aussi que :

aviatha
on ne refait pas l'histoire

...donc il faut faire avec ce qui est ! Non ?

aviatha
on peut aussi essayer de faire en sorte que ça n'arrive pas de nouveau

On est d'accord aussi, c'est une autre utilité de ces épreuves : on en apprend toujours des choses, notamment comment ne pas retomber dans la même situation !
Enfin...normalement !

aviatha
Vois-tu, j'ai du mal à me dire comme toi "ok c'est dur, mais je suis sûre que je peux en tirer du positif en fin de compte"

On est d'accord aussi, je dis ça aujourd'hui parce que j'ai une vision globale "de loin". Je ne disais pas ça à l'époque...
Cela dit, j'avais déjà vécu des choses difficiles et le souvenir de m'en être sortie m'a aidé à me dire "intellectuellement" (parce que viscéralement, j'étais au fond du trou) que peut-être, peut-être il y aurait un jour du positif à en tirer. Un espoir en somme...sans lequel je ne serais plus là peut-être.

Toi aussi tu es encore là, c'est bien que tu espères un mieux, non ?

aviatha
Quand à se relever de mieux en mieux, la deuxième fois ayant été aussi dure que la première, j'en doute fortement.

Ca, c'est quelque chose que tu nous diras avec un recul de 10 ou 20 ans.
Pas aujourd'hui...

aviatha
il est quelqu'un qui me correspond

Et tu es jeune, et tu peux en rencontrer d'autres. :)
Ta formulation montre que tu en es consciente, d'ailleurs.

aviatha
m'a dit il y a peu (et en pleine crise, pas à un moment papillon-tout-rose) "tu es la plus belle rencontre de toute ma vie".

J'ai la même expérience, à savoir que c'est souvent dans les crises qu'on dit ce genre de choses, en effet.

En tout cas, je te souhaite le meilleur possible pour la suite...

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aviatha

le vendredi 20 décembre 2013 à 16h00

On fait avec, c'est sûr, et on essaye de ne pas reproduire les mêmes erreurs, c'est clair. Moi je sais avec le recul que c'est de fuir ces situations qui a déclenché les troubles qui ont suivi, donc je ne refais pas la même connerie. De savoir si j'espère un mieux... dur à dire. Je sais que je ne guérirai jamais, d'aucune des deux maladies qui prennent un malin plaisir à me pourrir la vie. Je sais que, au mieux, elles vont stagner, car leur évolution n'a pas de retour en arrière, au pire elles vont s'aggraver. Quel mieux j'espère ? Je n'en sais rien, est-ce mieux d'avoir une autre relation, quelqu'un qui vous comprenne, mais d'être clouée dans un fauteuil ? Est-ce mieux de pouvoir se dire "je n'ai contraint personne, il est heureux et j'ai travaillé sur moi", et de se le dire entre deux passages d'infirmier à l'HP ? Le seul mieux que j'espère, c'est d'enrayer ce mal qui monte depuis des mois, et de pouvoir reprendre une belle route. Je sais parfaitement, la psychiatre me l'a beaucoup expliqué, que mon esprit est bien trop fragile actuellement pour supporter la moindre "rupture" et qu'il aura de lourdes séquelles si ça arrive. Après oui, sans doute ça ira mieux un jour, mais c'est comme se dire qu'être paraplégique, c'est mieux que tétra, c'est très vrai, mais ça peine à me motiver.
Et pour les fois précédentes, j'ai déjà un recul de plus de 10 sur la première, et ça n'a pas beaucoup amélioré mon opinion.
Donc je sais ce dont j'ai besoin et j'ai suivi tes conseils : il exige que je reste, mais je refuse de rester dans ces conditions parce qu'elles sont en train de me tuer, donc il lui reste à faire un choix, et pendant que le délai court, je me repose et je reprends des forces.
Et au passage, là je veux bien que tu m'expliques, je suis étonnée de voir une poly faire ce genre de formulation "tu peux en rencontrer d'autres". C'est un truc qu'aurait pu me dire beaucoup de monde, mais j'ai du mal à le voir dans la bouche de quelqu'un qui part du principe que peut importe qui on rencontre ensuite, ça n'efface jamais personne... Je veux bien connaître ce qui est derrière cette idée :-)

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LuLutine

le vendredi 20 décembre 2013 à 18h59

aviatha
Le seul mieux que j'espère, c'est d'enrayer ce mal [...]

Ben oui, donc tu espères un mieux...on est d'accord, encore une fois :)

(Si ça continue on va être d'accord sur tout...euh, non quand même pas à mon avis ;) !)

aviatha
Et pour les fois précédentes, j'ai déjà un recul de plus de 10 sur la première, et ça n'a pas beaucoup amélioré mon opinion.

Ben oui, sur la première, mais pas sur la dernière...c'était ça que je disais. Ce n'est pas aujourd'hui, en plein milieu de la tourmente et de la souffrance, que tu vas avoir du recul dessus.

aviatha
je suis étonnée de voir une poly faire ce genre de formulation "tu peux en rencontrer d'autres". C'est un truc qu'aurait pu me dire beaucoup de monde, mais j'ai du mal à le voir dans la bouche de quelqu'un qui part du principe que peut importe qui on rencontre ensuite, ça n'efface jamais personne...

Bien sûr, les gens ne sont pas interchangeables !
Mais être poly (pour moi), c'est ne pas se cantonner à une personne, ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier si tu veux ? Et surtout, surtout être indépendant(e) affectivement (le plus possible en tout cas, parce que c'est pas de tout repos).

Savoir qu'on peut faire d'autres magnifiques rencontres quand quelqu'un part, c'est ce qui fait que la vie continue de valoir la peine d'être vécue (pour moi du moins).

Si j'étais exclusive, je me demande si je ne serais pas un peu extrémiste. A savoir : si quelqu'un me quitte, c'est la fin de ma vie, je n'en rencontrerai plus jamais d'autre...!

Oui, les gens sont uniques et irremplaçables. Tout comme par exemple, plein de moments que j'ai vécus. Ce n'est pas pour autant que les moments futurs en vaudront moins la peine.

Je ne sais pas si j'arrive à être claire...?

En étant poly et indépendant affectivement, on peut garder dans son coeur les gens qui sont partis, et en aimer d'autres. Donc ça me semble très poly comme vision ce que je dis en fait !

"Tu en rencontreras d'autres", ça ne veut pas dire "qui le remplaceront", mais ça veut dire "qui te conviendront aussi et avec qui tu pourras aussi vivre des moments de bonheur".

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aviatha

le samedi 21 décembre 2013 à 00h24

Pour précision, la dernière est la troisième, et pour l'instant je m'efforce de ne rien en penser. Sur la première j'ai un recul de plus de 10 ans, et près de huit ans sur la deuxième, et je persiste à ne pas la trouver plus facile, rapide ou évidente que la première.
Ta dernière phrase éclaircit un peu ta pensée du coup, ça te ressemble plus que ce que j'avais compris au premier abord.

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homme_partit

le mardi 24 décembre 2013 à 16h29

Bonjour à tous.

Je voudrais vous faire part d'une situation assez confuse pour moi. Effectivement, la femme de l'autre homme m'a contacté pour discuter. Nous nous sommes donc rencontrés il y a quelques jours. Elle désirait connaitre ma position quant à la situation de ma femme avec son mari. Lorsque je lui ai demandé ce qu'elle savait de cette histoire parallèle, elle m'a répondu que son mari voulait la quitter pour ma femme.

Je lui ai parlé de la demande de poly amour de ma femme, ma position de refus et mon intention de me séparer par une non acceptation de la vie poly de ma conjointe.

J'ai relativement mal digéré cette nouvelle car soit ma femme m'a menti, soit elle s'est faite abusée. Le lendemain, je la rencontre et lui demande ses projets d'avenir, sentimentalement parlant. Elle espère toujours vivre avec moi, se cherche encore dans sa position de poly et demande du temps.

Je lui ai rapporté les propos de la femme de son amoureux et elle a explosé sur le fait qu'il n'a jamais été question de séparation dans aucun couple. Elle me demande de se voir le soir même car elle a des choses à régler et elle est partie.

Le soir en question, elle vient chez moi, m'annonce sa rupture car l'honnêteté n'existait pas avec son autre amoureux. Elle affirme avoir eu de belles sensations mais que d'autres ressentis lui manquent. Elle me demande de reprendre une vie commune tout en sachant qu'il me faudra du temps.

Je lui ai soulevé que ce n'est pas le poly qui l'a déçu mais bien son autre qui n'a jamais été honnête.

J'avoue que cette situation me renverse une fois de plus.

Ce soir, nous serons tous les 2, je prends ce qu'elle voudra me donner tout en me laissant porter, je pense en avoir besoin.

Cela est loin de toutes pensées philosophiques mais correspond à ma réalité.

Je vous souhaite de bonnes fêtes à tous.

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couple en reflexion (invité)

le mardi 24 décembre 2013 à 23h22

Je ne sais que répondre si ce n'est de faire comme ton cœur te dicte.

bonne fetes à toi également

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homme_partit

le samedi 28 décembre 2013 à 14h39

Couple en réflexion, mon cœur ne sait plus. Nous sommes ensemble depuis quelques jours maintenant et bien entendu, la discussion de son poly est revenue sur le devant de la scène.
Elle maintient son envie de se partager tout en avouant que rien ne peut être pire que la peur de te perdre. Pour moi, rien n'a avancé.

Concernant son autre amoureux, il n'avait pas avoué la vérité à sa femme et, selon ma femme, a menti sur le fait qu'il pensait vouloir vivre avec ma femme et sur la réciprocité de cela. Il n'en est rien. Je crois que ma femme s'est entiché d'un mec assez manipulateur.

De ce fait, nous sommes ensembles. Je crois qu'elle panse ses plaies et moi je prends le présent, sans penser à demain. Mes états d'âme diminuent, ces angoisses également.

La procédures de séparations est toujours en route, mais libre à moi de la stopper. Pourtant, je compte aller au bout afin de ne pas tenir ma femme attachée par un contrat devenu caduque.

Notre thérapeute nous a soumis une idée : reprendre une vie normale pendant quelques mois. Ensuite, si ma femme désire toujours faire d'autre rencontre, à elle d'être honnête et de faire preuve de patience avec moi pour me donner une autre chance d'adhérer et de comprendre ce mode de vie.
La question qui m'est venue est de savoir si ce procédé me donnait le droit à la réciprocité; réponse affirmative du thérapeute mais beaucoup plus réservée de ma femme.

Nous avons donc reparlé de cette idée tranquillement hier soir et ma femme est très réticente à cela, car elle a peur que je la quitte pour une autre au vue de mon état avéré de mono. Elle est sure de maitriser ses sentiments, de pouvoir aimer 2 hommes alors que je doute également de cela.

J'ai demandé la chose suivante, qu'elle m'aide déjà à aller mieux, que je puisse retrouver ma virilité avec elle. Ensuite, nous verrons mais continuerons le dialogue. Elle a accepté, mais nous ne nous faisons plus de promesses à long terme. Elle m'a promis de mettre son poly sur pause durant ma "convalescence", que je puisse me retrouver et nous retrouver.

Par-contre, j'ai des tas de questions en tête sur son autre relation, dois-je les lui poser? Doit-elle me répondre?

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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LuLutine

le samedi 28 décembre 2013 à 17h31

homme_partit
La question qui m'est venue est de savoir si ce procédé me donnait le droit à la réciprocité; réponse affirmative du thérapeute mais beaucoup plus réservée de ma femme.


Pour ma part la réciprocité me semble être la base...

homme_partit
Par-contre, j'ai des tas de questions en tête sur son autre relation, dois-je les lui poser ? Doit-elle me répondre ?

Ca c'est à vous deux de voir je dirais...

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homme_partit

le samedi 28 décembre 2013 à 18h10

LuLutine, mes interrogations seraient plus dans le sens d'une comparaison, de savoir si il lui a donné plus que moi, si elle a fait d'autre chose qu'avec moi. Si d'un coté je désires des réponses, d'un l'autre j'appréhende.

La réciprocité ne me tente pas, mais j'ai abordé le sujet car je suis d'accord avec toi, une réciprocité est de mise.

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