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Polyamoureuse pas assumée

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Siestacorta

le samedi 26 octobre 2013 à 20h22

J'ai édité encore mille fois, desolé si quelqu'un me répondait en même temps, faut relire, j'ai beaucoup repesé...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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LuLutine

le samedi 26 octobre 2013 à 22h44

Wow, je suis d'accord avec tout, même si je ne cite que des passages.

C'est tellement juste, tellement vrai.

Siestacorta
Mais si la crise finit en rupture, la perte du poly est plus difficile à laisser derrière lui. Pas plus douloureuse, puisqu'on souffre chacun ce qu'on peut souffrir, et comme je disais, on se soigne selon sa propre capacité à cicatriser et ses propres façon de vivre.
Pour le mono, un ex peut n'être qu'un ex, le passé est le passé. A moins d'aller vers une logique de "je ne rencontrerai plus jamais personne", l'amoureux suivant prendra une place très comparable à celle que l'ex avait.
Tandis que pour le poly, la place vide reste la place qu'aurait pu et que pourrait encore avoir le mono avec qui il y a eu rupture.

[...] pour le mono le manque sera celui d'une personne qui n'a pas su l'aimer "vraiment", pour le poly, le manque sera celui de quelqu'un qu'il aimait (aime) "vraiment".

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tytsen

le dimanche 27 octobre 2013 à 02h01

(+)

Siestacorta
Tandis que pour le poly, la place vide reste la place qu'aurait pu et que pourrait encore avoir le mono avec qui il y a eu rupture.

Et c'est tellement douloureux que l'on y réfléchit à deux fois (exposant infini (bon, grand, au moins)), que l'on avance à pas minuscules, patients afin de découvrir la moindre infime possibilité de sortir de crise sans rupture.

Je trouve absolument irrespectueux envers le sentiment d'Amour cette idée même de rupture. Comment oser détruire ainsi, ou seulement menacer de, d'ailleurs, quelque chose qui est si rare, si difficile à construire ?

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Siestacorta

le dimanche 27 octobre 2013 à 02h13

heu, sur la rareté, c'est pas le sentiment, qui serait rare, c'est la réciprocité.
(désolé, ça sonne un peu froid).

Du coup, l'amour on le respecte pas parce qu'il est là, mais parce qu'on peut le partager... Partage avec une personne qui n'est pas aussi garanti dans le temps que la possibilité d'aimer en général.

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gdf

le lundi 28 octobre 2013 à 11h48

homme_partit
Je ne sais pas si son autre amoureux n'était qu'un coup de foudre ou si elle est réellement poly, mais je ne veux pas qu'elle reste avec moi à son propre détriment, cela ne nous conduira pas très loin.
.

Il y a ici beaucoup de témoignages de "poly" qui diront "il me serait impossible de renoncer".
Je peux apporter le témoignage inverse. J'ai choisi de rester avec mon épouse. Je suis poly croyant mais pas pratiquant. J'ai suffisamment de liberté dans mon couple, j'ai suffisamment d'activité dans ma vie, j'ai suffisamment de bonheur avec elle pour ne pas avoir de regrets.
Je ne peux pas dire si dans le cas de ton épouse ce sera viable ou pas, mais je veux juste dire que c'est possible.

Gdf

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homme_partit

le lundi 28 octobre 2013 à 15h08

gdf, si tout est possible dans la vie, je ne crois pas aux miracles. Que ma femme veuille mettre son poly de côté afin de sauver notre couple est un langage que j'aurai préféré entendre. Maintenant qu'elle a gouté au poly, exprimé ses envies et subitement faire marche arrière ne me rassure pas. Je ne pourrais pas lui donner tout ce qu'elle désire et douter qu'elle voit un autre en cachette afin de me compléter ne me satisferait pas.

Maintenant, que se passera t-il pour toi si tu ne trouves plus assez de liberté ou de bonheur dans ton couple?

Siestacorta, la souffrance sentimentale peut toucher tout le monde, mono, poly, homo et j'en passe. Ce n'est pas une question d'individu mais d'une situation décalée vécue entre les protagonistes.

La non-exclusivité est-elle un motif légitime pour une rupture?

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Siestacorta

le lundi 28 octobre 2013 à 16h01

homme_partit
La non-exclusivité est-elle un motif légitime pour une rupture ?

Oui, pour quelqu'un d'exclusif, oui, je le je pense vraiment, et tu n'aurais rien à te reprocher selon tes seuls critères.
Si ta réponse là-dessus est sans appel, ça peut parfaitement être légitime : tu es responsable des décisions que tu prends sur ta vie sentimentale.

Donc pour toi, tu peux répondre à la question.
Mais pour deux, et donc un exclusif et une non-exclusive, qui définit la "légitimité" de ce qui se fait ?
Qui la reconnait ?
Dans l'amour que tu as vécu avec elle qui - lui - n'a pas été défini que par ton expérience et tes attentes mais par ce qui peut faire votre accord sur la vie, quels sont les critères qui définiraient la légitimité
de ce qui peut être fait ?
de ce qui ne peut pas l'être ?
d'une rupture ou d'un projet ?

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Siestacorta

le lundi 28 octobre 2013 à 16h14

homme_partit
Je ne pourrais pas lui donner tout ce qu'elle désire et douter qu'elle voit un autre en cachette afin de me compléter ne me satisferait pas.

Et sinon, pourquoi penses-tu que c'est pour te compléter ? Pourquoi n'est-ce pas seulement "par ailleurs", dans ton regard là-dessus ?
Crois-tu qu'elle doit attendre de toi TOUT ce qu'elle désire pour t'aimer ? Que tu ne sois pas tout, est-ce que ça signifie que ce que tu lui donnes n'est pas indispensable ?

Je comprend que les changements de cap de ta compagne puissent t'inquiéter. Pour cet aspect, tu peux aussi décider que lui laisser du temps pour travailler sur elle et prendre du temps pour décanter toi (et continuer ton propre travail psy, dont je te re-félicite), et imaginer avec elle un temps de "non-agression", avec un registre de tendresse possible et une recherche de petits partages sincère mais prudents... Je sais pas si ça existe, comme expérience de statu quo, je suppose que oui. A voir avec votre conseillère conjugale ?

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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homme_partit

le lundi 28 octobre 2013 à 19h22

Dans mon esprit, si ma femme désire un autre amoureux, c'est pour compléter ou combler un manque, quelque chose d'important pour elle que je ne puis lui donner.
Je suis conscient de ne pouvoir tout lui apporter, mais je n'arrive pas à admettre qu'un autre le fasse et qu'elle ait besoin de cet autre pour cela.

Ce que je lui donne est-il indispensable? Je ne peux répondre à cela. Il y a quelques mois, je t'aurai dit oui. Maintenant j'en doute. Pourquoi ce doute? Parce que je n'ai plus confiance en moi. Je mène un combat contre moi-même, pas contre le poly.

Je sais que ma vision du poly n'est pas la votre, n'est que ma référence, bien que ce forum m'ait permis d'évoluer dans sa compréhension et sa perception.

Les changements de cap de ma femme me troublent. Je ne sais si sa décision est pour moi ou pour elle. Je ne veux pas son malheur sous prétexte d'exiger une vie mono, J'ai compris qu'aimer signifie de pouvoir la quitter pour son bonheur.

Le positif est que nous ne sous agressons pas, pas d'engueulade, à quoi cela servirait-il? Nous vivons séparément mais nous dialoguons des heures par téléphone, merci les forfaits illimités. Notre dernière discussion s'est terminée dans les bras, dans la joie de nous retrouver.

Nos sentiments sont toujours présents et palpables. Je fais un blocage sexuellement parlant, ce qui, d'après ma psy, est une réaction expressive relativement fréquent.

Nous nous sommes donnés du temps, aucune exigence réciproque. Elle est libre de faire ce qu'elle désire.

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LuLutine

le lundi 28 octobre 2013 à 19h53

homme_partit
Ce que je lui donne est-il indispensable ? Je ne peux répondre à cela. Il y a quelques mois, je t'aurai dit oui. Maintenant j'en doute.

Et je fait de lui être indispensable, c'est quelque chose qui te rassurrait ???

C'est une vraie question hein, j'essaye de comprendre...

(A part ça : se donner du temps, oui c'est une bonne idée à mon avis.)

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homme_partit

le lundi 28 octobre 2013 à 20h39

Ce qui me rassurait, c'était de la voir sourire, de la sentir vibrer, nos instants magiques, bref la penser heureuse avec la satisfaction intime d'être un peu responsable de cela.
Je ne me suis jamais senti indispensable, seulement je pensais lui donner assez. Cette envie d'ailleurs m'a explosé à la figure comme si je n'avais su déceler un signe avant coureur d'un manque.

Nous donner du temps, chacun de notre côté, voilà mon désir actuel. Je dois me remettre en phase avec moi même, me remettre sur mes propres rails.

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LuLutine

le mardi 29 octobre 2013 à 02h52

homme_partit
Ce qui me rassurait, c'était de la voir sourire, de la sentir vibrer, nos instants magiques, bref la penser heureuse avec la satisfaction intime d'être un peu responsable de cela.

A chaque fois qu'une personne se sent bien avec moi, j'ai la satisfaction intime d'être un peu (beaucoup ?) responsable* de ce bien-être. Peu importe qu'elle entretienne d'autres relations amicales/amoureuses/intimes/affectives...

(*Bon, je réutilise le même mot que toi, mais je ne l'aurais peut-être pas formulé comme ça. C'est pour faire écho à ta formulation.)

homme_partit
Je ne me suis jamais senti indispensable, seulement je pensais lui donner assez. Cette envie d'ailleurs m'a explosé à la figure comme si je n'avais su déceler un signe avant coureur d'un manque.

Ressentait-elle réellement un manque ?

Lorsqu'on fréquente une autre personne, ce n'est pas nécessairement parce que la première "ne donne pas assez". C'est juste parce qu'on trouve chez l'autre des choses différentes...

Où est le problème ? Je pose la question très sérieusement. On ne se pose pas ce problème en amitié : je vais au tennis avec Jacques parce que c'est un bon joueur comme moi ; je ne pourrais pas faire cela avec Paul (pas sportif pour un sou) qui en revanche est un as pour me faire progresser aux échecs....et ni Paul ni Jacques ne se formalisent que je trouve chez l'autre quelque chose que je ne trouve pas chez eux !

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gdf

le mardi 29 octobre 2013 à 07h44

homme_partit

Maintenant, que se passera t-il pour toi si tu ne trouves plus assez de liberté ou de bonheur dans ton couple ?

Ben on se séparera. Mais en attendant, on est heureux. Après des passages difficiles quand même. Peut-être moins que les vôtres, parce qu'on n'est pas allé jusqu'à la séparation, mais difficiles quand même. On a pesé le pour et le contre, on a pris un risque.
Il n'y a pas de solution où on est forcément heureux quoi qu'il arrive. Il y a une solution où on se sépare, dans l'idée de se prendre toute la souffrance maintenant et à partir sur un bonheur hypothétique ailleurs. Il y a une solution où on reste ensemble, et on garde un mélange de souffrance et de bonheur, en espérant que le bonheur l'emporte sur la souffrance, mais en prenant le risque que ce soit le contraire.
Encore une fois, les situations sont différentes, et ce qui a marché pour moi, pour nous, ne sera pas forcément vrai pour elle, pour vous, mais si elle te dit qu'elle te choisit, qu'elle renonce à autre chose, il est possible que ça marche.

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homme_partit

le mardi 29 octobre 2013 à 22h07

LuLutine
Où est le problème ? Je pose la question très sérieusement. On ne se pose pas ce problème en amitié : je vais au tennis avec Jacques parce que c'est un bon joueur comme moi ; je ne pourrais pas faire cela avec Paul (pas sportif pour un sou) qui en revanche est un as pour me faire progresser aux échecs....et ni Paul ni Jacques ne se formalisent que je trouve chez l'autre quelque chose que je ne trouve pas chez eux !

Le problème est que je fais une énorme différence entre amour et amitié, à commencer par les relations sexuelles.

Que d'autres proposent des choses différentes n'est pas une raison pour tomber amoureux de ces personnes. J'exagère le trait, mais pour moi, il y a des attitudes, des mots, des actes qui ne se partagent pas.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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homme_partit

le mardi 29 octobre 2013 à 22h28

gdf, la possibilité que ma femme renonce à son poly et que notre couple se ressoude n'est pas aussi simple. Elle a essayé le poly, elle affirme que cela lui correspond parfaitement et maintenant fait marche arrière pour moi, pas pour elle. Ensuite, il y a quelque chose de brisé dans notre couple, je ne la vois plus comme avant.

Ma perception d'elle a changé et je ne sais si je pourrai réessayer de reconstruire avec elle. Je ne parle pas de mes sentiments qui restent intacts, mais d'une surprenante lucidité qui me dit que cette situation pourrait recommencer.

De quel droit pourrais-je exiger qu'elle me redevienne mono? De quel droit pourrait-elle exiger que je devienne poly? Y a t-il un juste milieu entre ces 2 modes de vie? et si oui, cela conviendrait-il aux 2?

Au final, j'ai demandé une séparation, comme tu le décrit, si ce n'est que c'est le mono qui part.

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LuLutine

le mercredi 30 octobre 2013 à 03h24

homme_partit
Le problème est que je fais une énorme différence entre amour et amitié, à commencer par les relations sexuelles.

Que d'autres proposent des choses différentes n'est pas une raison pour tomber amoureux de ces personnes. J'exagère le trait, mais pour moi, il y a des attitudes, des mots, des actes qui ne se partagent pas.

Pourquoi les relations sexuelles, et pas le macramé ?

Et donc autre question, si ta femme veut tester des pratiques sexuelles que tu ne souhaites pas, elle ne le pourra jamais et restera frustrée puisqu'elle ne peut pas le faire non plus avec quelqu'un d'autre (qui serait consentant) ?

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homme_partit

le mercredi 30 octobre 2013 à 08h03

Si ma femme veut tester des pratiques sexuelles, je suis tout a fait d'accord. Dans le couple, c'est moi qui avait le moins de tabous et c'est elle qui me frustrait en refusant certaines pratiques, alors penser qu'elle puisse les faire avec d'autres ne m'enchante pas.

Maintenant, tu as l'air de dire que le sexe reste une activité associative, partageable avec d'autres, mais ce n'est pas ma vision, loin de là. Je définirais le sexe comme une activité propre avec la personne que j'aime ,où tu peux exprimer différemment l'Amour que tu portes à ton autre. Ce n'est pas facile à définir, mais ce que je donne à ce moment là n'est pas pour d'autre.
Je considère le sexe comme un baromètre du couple. Actuellement, je suis incapable de faire l'amour à ma femme, parce que la situation actuelle me bloque.

Tu me diras que nos relations sexuelles ne sont pas à comparer à ceux que ma femme a avec l'autre, mais je ne pourrais avancer plus. Les répercussions sur ma propre sexualité me démontrent que cela ne me convient pas.Il y a des choses, des sentiments, des ressentis que j'ai au plus profond de moi, indéfinissables maintenant détériorés.

Je peux comprendre les relations sexuelles soit disant que pour le sexe, sans sentiments, du moment où tout le monde est consentant. Je peux comprendre les envies d'ailleurs, vouloir découvrir d'autres choses, mais ne faut-il pas prendre en compte l'avis de son conjoint, des éventuels dégâts et assumer par la suite?

Partager le sexe avec d'autres est possible à la condition que tous soient consentant.

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Siestacorta

le mercredi 30 octobre 2013 à 13h20

homme_partit
Si ma femme veut tester des pratiques sexuelles, je suis tout a fait d'accord. Dans le couple, c'est moi qui avait le moins de tabous et c'est elle qui me frustrait en refusant certaines pratiques, alors penser qu'elle puisse les faire avec d'autres ne m'enchante pas.

[...]
Je considère le sexe comme un baromètre du couple.

Comme le baromètre est fait de données de deux individus (au moins :-) ) et de données externes au couple (boulot, estime de soi, pilule, autres médications, expérience...) faut faire comme avec les tableaux impressionnistes, le regarder avec pas mal de recul.

Par contre un truc vrai de vrai, c'est que si la vie sexuelle est vraiment épanouissante pour les deux, penser à l'existence des tiers est moins difficile. Pas facile, juste moins difficile.

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Couple en reflexion (invité)

le jeudi 31 octobre 2013 à 12h27

homme parti, je suis en train de vivre un peu ton histoire. Ma femme veut découvrir le polyamour sans que je e souhaite. Notre discussion n'est pas anodine car j'ai peur de m'embarquer dans une situation aussi confuse que la tienne. Ma femme a compris en lisant cette discussion que personne n'est à l'abris d'un changement de cap destructeur et elle y réfléchie beaucoup avec un autre regard.
Merci departager ton expérience.

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Siestacorta

le jeudi 31 octobre 2013 à 13h41

Curieusement, je suis content que ça fasse réfléchir d'autres gens dans des situations similaire.
Je ne vois pas de raisons "raisonnables" d'avoir peur du polyamour lui-même, mais de comment on décide ce qu'on vit et comment on parle de ce qu'on veut changer, oui, autant y aller en réfléchissant beaucoup.

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