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Polyamoureuse pas assumée

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homme_partit

le lundi 09 décembre 2013 à 01h04

Je ne suis pas dupe, seulement meurtri par ce genre d'agissement qui me rappelle à quel point cette situation ressemble est un énorme gâchis.

Je pense effectivement qu'une présence féminine à mes côtés l'a troublé, que malgré notre séparation elle sent une concurrence, alors qu'il n'en est rien. Mais je n'ai pas de compte à lui rendre.

Je ne suis pas sa roue de secours ou un plan B. Malgré l'amour que je lui porte encore, je souhaite que ma femme devienne mon ex dans quelques temps, mais que c'est douloureux.

Voici une phrase du psy à ma femme qui m'a donné à réfléchir : aimer ne veut pas forcément signifier que vous êtes assouvie et comblée.

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Siestacorta

le lundi 09 décembre 2013 à 01h07

C'est assez juste.
Et, pour retourner, ne pas être comblé ne signifie pas qu'on est mal aimé.

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oO0

le lundi 09 décembre 2013 à 03h48

@unangepasse,

c'est appréciable de voir que tu as compris l'éthique des relations non-exclusives en jeu, ici. Après, il faut pouvoir situer ce qui a le plus de valeur, les personnes réelles ou les valeurs ? Les personnes réelles connaissent souvent des épisodes de leur vie où elles ont du mal à être cohérentes avec leurs valeurs parce qu'elles rentrent en conflit.

Dans ce fil, tu peux relever différents conflits de fidélités : à la relation, aux engagements de la relation et à soi. Il est possible de rester fidèle à une relation sans rester fidèles aux engagements sur base desquels elle s'est formée. Il est possible de ne pas rester fidèle à une relation pour rester fidèle à ces engagements de sorte que leur respect prime sur la relation. Aliéner l'autre pour qu'il reste mono ou devienne poly ou s'aliéner soi-même de la sorte constitue un autre élément de fidélité conflictuelle, ici, la fidélité à soi tant chez soi que chez l'autre. Quel que soit les choix d'une personne, qu'elle soit en faute ou non, l'existence n'échappe pas à ce genre de conflit de sorte que, passé un certain stade où chacun, chacune assume ses responsabilités, cela ne sert à rien de chercher un coupable : les personnes sont face au pire avec le meilleur qu'elles ont pu vivre pour y faire face.

Ce qui, probablement, attire ta curiosité, c'est le fait de faire ouvertement face à ces conflits de fidélités. Cependant, si je comprends bien, pour exprimer ta curiosité tu as besoin de t'assurer d'une certaine cohérence : une personne qui trompe reste une personne qui trompe, par exemple, certes, mais reste avant tout une personne ;) En fait, le plus simple, ici, est de savoir ce qui a suscité ta curiosité sur ce forum, ce fil en particulier.

Que deux personnes s'aiment n'a fondamentalement rien de mal. Ce qui peut faire mal, ce sont les circonstances : mensonge, trahison, etc. Profiter de ces circonstances pour s'attaquer au fait qu'elles s'aiment ...

... nombres de personnes - mono ou poly, peu importe - refusent d'aller jusque là et, à mon sens, c'est l'une des choses qui méritent le plus de curiosité, ce refus d'enfoncer l'autre dans ses fautes sans pour autant faire l'autruche. Souvent, la personne qui "trompe" est aussi à terre que la personne "trompée" et rendre coup pour coup, c'est de part et d'autre frapper une personne à terre. C'est là que pour les enfants ...

@homme partit, bien vu et je vous souhaite de pouvoir vous y tenir, même si vous avez parfois échoué et que vous échouerez probablement encore, mais n'oubliez pas aussi vos succès aussi minces soient-il dans cette situation difficile. Je n'ai aucune idée de ce qu'il peut y avoir de mieux pour vous, mais ce ne sont certainement pas vos échecs, mais c'est petits succès qui vous permettront de le trouver.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Caline

le lundi 09 décembre 2013 à 05h52

«  Aimer ne veut pas forcément dire que vous êtes assouvie et comblée »

Ouille ouille, il ya de quoi écrire des pages sur cette phrase!
Je dirais en premier qu’il ya deux (ou même plus) sortes de relations amoureuses, la vraie relation que l’on entretient avec son partenaire «  officiek » où l’on a un contact régulier si pas quotidien , où l’on est confronté aux réalités matérielles de la vie, où l’on se voit même quand on a pas spécialement envie de se voir, l’autre relation, c’est celle qu’on entretient avec une personne extérieure au couple de base, une relation «  épisodique » où l’on peut également être frustré de beaucoup de choses...
Aimer c’est aussi accepter ces frustrations, c’est aussi «  tolérer » que son partenaire ait une autre relation amoureuse... Même si l’on souffre psychologiquement et émotionnellement.

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homme_partit

le lundi 09 décembre 2013 à 09h40

Caline
Aimer c’est aussi accepter ces frustrations, c’est aussi « tolérer » que son partenaire ait une autre relation amoureuse... Même si l’on souffre psychologiquement et émotionnellement.

Caline, si aimer est une question de tolérance, il faut également comprendre une réciprocité dans cette tolérance et que cette dernière a des limites.

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aviatha

le lundi 09 décembre 2013 à 13h32

Caline
Je dirais en premier qu’il ya deux (ou même plus) sortes de relations amoureuses, la vraie relation que l’on entretient avec son partenaire « officiek » où l’on a un contact régulier si pas quotidien , où l’on est confronté aux réalités matérielles de la vie, où l’on se voit même quand on a pas spécialement envie de se voir, l’autre relation, c’est celle qu’on entretient avec une personne extérieure au couple de base, une relation « épisodique » où l’on peut également être frustré de beaucoup de choses...

Ah, ça a le don de me faire sortir de mes gonds ça... Non mais sans rire, quand on te présente les choses comme ça, comment veux-tu qu'il soit possible d'accepter une autre relation de la part de l'autre. "Oui, chérie, tu veux bien devenir la relation officielle, celle que je vois même quand j'en ai pas envie et avec qui je dois gérer toute les emmerdes, pour que je puisse avoir une autre autre à côté où, certes je ferais pas tout ce que je veux puisque c'est toi l'officielle, mais où ce sera tellement plus funky ?" Dans quel pan de l'univers est-ce que cette place d'officielle intéresse quelqu'un qui ai ne serait-ce qu'une once de respect de soi et d'amour propre ?
Et je te retourne la question, ne peut-on pas dire qu'aimer, c'est aussi accepter une certaine frustration, c'est "tolérer" que son partenaire refuse la non-exclusivité de notre histoire, même si l'on souffre psychologiquement et émotionnellement ?
En quoi ta version de la phrase serait-elle plus sensée que la mienne ? Les deux sont aussi stupides et ça n'a pas de sens. Aimer en acceptant de souffrir pour tolérer quelque chose à une fin, un jour on arrive au bout de sa tolérance, et il vaut mieux pour l'autre qu'il y soit près et qu'il ne se soit pas installé trop confortablement dans cette tolérance qu'on lui octroyait.

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Caline

le lundi 09 décembre 2013 à 16h29

Je ne pensais pas faire de vagues en parlant d’une certaine tolérance; je réalise que j’ai touché un point sensible.
oui, aimer au sens large du terme veut peut-être dire accepter les imperfections de l’autre.
A force de chercher l’âme soeur, on peut ne jamais être entièrement satisfait.
je suis très ouverte d’esprit et je peux comprendre que l’on continue d’aimer quelqu’un même quand il fait souffrir. Pour ma part, la tolérance va dans les deux sens, j’espère que cela continuera.
je suis moi-même partisane des expériences nouvelles et je ne prône pas l’exclusivité amoureuse.
Il est clair que c’est à chacun de nous de se fixer les limites du supportable et de se donner une marge.
Avec mon compagnon, les choses sont claires et il sait que je peux à tout moment cesser la relation, si je ne supporte pas cette attitude.
Aviatha, je ne suis pas étonnée de ta réaction mais est-ce que tu as décidé d’arrêter avec ton compagnon, si non, pourquoi restes-tu encore avec lui? Si tu ne peux pas accepter qu’il ait une autre femme dans sa vie? Peu-être que j’ai raté quelques épisodes... Mais moi, tant que je peux vivre la situation, je la vis...
Il est clair que je compte sur les avantages, plus que les inconvénients.

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oO0

le lundi 09 décembre 2013 à 16h47

Aviatha,

Puis-je me permettre de donner mon ressenti sur le manque de respect que cela signifie pour toi ? Je peux tout à fait comprendre que tu puisses ne pas te sentir respectée, que tu aurais l'impression de ne pas te respecter. Ce que je ne comprend pas, c'est ce "personne", ce "personne qui se respecte n'accepterait".

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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aviatha

le lundi 09 décembre 2013 à 16h47

Tu n'as pas "raté" un épisode, la conversation est juste très longue sur mon fil ;-)
Je lui ai laissé le temps, nous ai laissé du temps, voir comment il gérait ça, comment je pouvais le supporter, il s'avère que ça ne marche pas, et que là ce n'est plus acceptable pour moi. Donc je lui ai clairement posée une deadline, et si elle n'est pas tenue je m'en vais.
J'ai beau tenter, depuis des mois, de me focaliser sur les avantages, ça ne marche pas, donc j'arrête les frais, j'arrête de faire des sacrifices dont je suis la seule à ne pas profiter. Ma tolérance a des limites, et elles viennent d'être atteintes.

Edit:
Désolée RIP, on a posté en même temps et je n'avais pas vu ta réponse.
Je n'ai pas dit "personne n'accepterait", j'ai dit que ça n'intéresserait personne. Et je pense que, quand on a un minimum d'amour-propre, une place qui se limite à être de la représentation parce que ça fait bien, de l'intendance de la maison et un fond de tiroir de tendresse vers lequel on revient quand ça marche plus avec l(es)' autre(s) ne peut pas nous intéresser et nous épanouir. On peut l'accepter, la tolérer, parfois faute de mieux, mais je ne pense que ce soit un choix conscient et délibéré. C'est tout.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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FredZen

le mardi 10 décembre 2013 à 18h11

Bonsoir à tous ceux et celles qui me liront ce soir, ou d'autres jours..
J'ai lu avec bien plus d'attention ce sujet-ci que les autres, car, le titre vient en résonance avec ma propre situation actuelle! J'ai lu il y a plusieurs années de cela le livre de Françoise Simpère "Il n'est jamais trop tard....". Etant donné ma recherche de moi-même, de mon identité, (changeante) cela m'a beaucoup appris et m'a ouvert les yeux sur le fait que je n'étais pas le seul à avoir cette vision des relations polyamoureuses! Cela m'a permit de nommer des choses que je ne parvenais pas à dire, à exprimer et surtout d'avoir le courage de le dire! Seulement voilà, avant de vivre complètement et sincèrement dans cet état d'esprit, sans peur, il m'a fallu du temps! C'est ainsi qu'il y a plus de 4 ans, j'ai rencontré M, ma compagne actuelle! Dès le début de la relation, j'ai bien compris que ma façon de vivre mes relations avec les femmes, avec les hommes, ne lui plairait pas! Je vivais à l'époque, et encore maintenant à plus de 90 km de chez M, et je vivais en cohabitation avec une autre femme, ML. Je n'ai jamais été amoureux de ML, ni eu de relation physique intime avec elle, mais, M, (ma compagne actuelle) en était cependant très jalouse, soupçonneuse! Etant donné que je passais de nombreuses soirées à chez moi, sans M, je vivais de nombreuses soirées avec mes amies proches. Mais jamais d'autres relations intimes. Après plus de 3 ans de relation difficile avec M, j'ai rencontré au coin de ma rue, C, qui m'a tout de suite beaucoup plus, car très attentionnée, caline, pleine de désirs de vivre des moments amoureux avec moi! Je me sentais vraiment très aimé, apprécié, désiré, et, j'ai vécu pendant presque 1 an, une relation intime en cachant celle-ci à M. Cela a été très difficile, pesant, car je devais inventer des mensonges, des histoires, des absences, etc. Après presque 1 an de cette merveilleuse relation avec C, mais hyper tendu avec M, j'ai craqué, et j'ai tout avoué. Cela a été un immense soulagement pour moi, sur le coup. Je craignais que M ne fasse une bêtise, que nous nous sépariions! La relation était très difficile et aussi très enrichissante pour moi avec M dont sa jeune fille (CL 16 ans), est profondément handicapée! Je ne voulais pas en rajouter, c'était déjà assez difficile comme ça! Et donc, j'ai sacrifié ma merveilleuse relation amoureuse avec C pour continuer (fidèlement), avec Mais, cela ne me convient pas vraiment car je sens que je ne suis pas bien dans ma vie, sur mon chemin! Alors, même si je me sens dans un esprit de polyamour, je ne le vis pas comme je le souhaite! Hier, j'ai rencontré une autre (ex-petite amie) (MQ) que j'apprécie vraiment beaucoup! J'aurais bien volontiers passé la nuit avec elle car son état d'esprit, sa liberté me séduit beaucoup! Elle est ouvertement libertine et m'invite à des après midis détente à plusieurs! Cela me tente beaucoup mais, comme je n'ai plus envie de rentrer dans les mensonges, je m'interdit de vivre ce que j'ai envie de vivre.... Pas évident la vérité..... Je suis sur le chemin....

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FredZen

le mardi 10 décembre 2013 à 18h12

Message modéré pour la raison suivante : Hors sujet.

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fej

le mercredi 11 décembre 2013 à 14h07

je ne sais pas si je saurai t'aider car je suis dans la même situation : fidélité jusqu'à ce que cela craque... pas envie de tout remettre en cause avec quelqu'une qui me convient à qui je ne veux pas non plus faire de mal... alors le mensonge plutôt que d'assumer... j'ai approché le sujet sans succès alors, si tu as trouvé la solution, elle m'intéresse !
bon courage dans ta vie à 2 x 2 et non pas à 3...

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LuLutine

le mercredi 11 décembre 2013 à 14h42

Caline
aimer au sens large du terme veut peut-être dire accepter les imperfections de l’autre.

Je le pense aussi, par contre je peux quitter une relation parce qu'elle me fait souffrir. Aimer n'implique pas nécessairement d'être en relation. On peut continuer à aimer sans rester en relation. Pour ma part, j'aime toujours des personnes avec qui je ne suis plus en relation, que cette rupture soit de mon fait ou du leur.

aviatha
je pense que, quand on a un minimum d'amour-propre, une place qui se limite à être de la représentation parce que ça fait bien, de l'intendance de la maison et un fond de tiroir de tendresse vers lequel on revient quand ça marche plus avec l(es)' autre(s) ne peut pas nous intéresser et nous épanouir. On peut l'accepter, la tolérer, parfois faute de mieux, mais je ne pense que ce soit un choix conscient et délibéré.

Je pense qu'il y a deux soucis dans ton affirmation. Le premier, c'est que tu assimiles la place de "partenaire principal" à de la simple intendance et représentation, alors que je ne pense pas (mais je peux me tromper...) que ça soit ce qui ait été dit. Donc, on ne parle pas tous de la même chose là, du coup.

La seconde, c'est que quand même, tu préjuges beaucoup des réactions des autres. Je pense qu'on peut - quelle qu'en soit la raison - accepter ce genre de "place" sans que ce soit un choix "par défaut".
Je pense que tu restes coincée dans tes représentations de ta réalité, mais certaines personnes ont d'autres représentations. Donc peut-être que ça peut convenir à certains.

Enfin, pour revenir sur le premier point, ça peut être une situation tout-à-fait satisfaisante et bien vécue parce qu'elle ne se limitera pas à ce que tu évoques (même s'il est clair que le partenaire avec qui on partage un quotidien se coltinera probablement pas mal de soucis avec nous - vu que dans la vie, y en a toujours des soucis ! - alors que peut-être celui avec qui c'est épisodique ne vivra en apparence "que" les "bons côtés").

Cela précisé, je n'aime quand même pas trop la dichotomie qui a été posée à la base par Caline, parce que pour moi c'est pas aussi tranché, c'est beaucoup plus fluide, et puis en imaginant que je vive avec quelqu'un ("partenaire principal" donc) et que je fréquente quelqu'un d'autre plus épisodiquement, s'il me prend l'envie de partir deux semaines en vacances avec le second, bien sûr que je vais aussi me retrouver à gérer l'intendance et des soucis quotidiens avec lui !
Du coup ça ne sera pas aussi tranché. Y aura pas une relation "idyllique" avec le second et une relation plan-plan complètement ch... avec le premier (avec qui on pourra aussi s'offrir des moments d'insouciance, parce que y a pas de raison !).

Ah, enfin Caline parlait de "vraie" relation pour désigner celle qui est "principale"...je ne suis pas d'accord. Une relation n'est pas moins "vraie" parce qu'elle est moins fréquente !
C'est une relation, point. Elle est tout aussi "vraie" qu'une autre !

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homme_partit

le mercredi 11 décembre 2013 à 14h53

Ne pensez-vous pas que le mensonge, couvrant une relation parallèle et cachée, diminue les sensations et le "bien être" de la dite relation?

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aviatha

le mercredi 11 décembre 2013 à 14h58

@ LuLutine
Je ne fais qu'extrapoler la façon dont Caline en parle et qui me hérisse le poil.
Je suis d'accord que quand elle ne se limite pas à cette façon là elle peut être bien vécue par certaines personnes, sans doute.
Mais très honnêtement, je ne vois pas comment, quand elle se limite à la première version, on peut vouloir de cette place, qui a tous les inconvénients du coupla sans les avantages et qui, posée ainsi, je le répète, sert surtout de soutien logistique à l'autre relation. J'ai beau faire un effort, même sur le plan théorique, je ne vois pas.

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LuLutine

le mercredi 11 décembre 2013 à 14h59

homme_partit
Ne pensez-vous pas que le mensonge, couvrant une relation parallèle et cachée, diminue les sensations et le "bien être" de la dite relation ?

Je pense que ça dépend des gens.
Moi je le vivrais effectivement comme ça, raison pour laquelle je ne mens pas.
Mais il y a peut-être des gens qui le vivent autrement...

Autre exemple : j'adore mon métier, certains le détestent et ne pourraient pas supporter une seule seconde de faire ça. Ce qui convient à certains ne convient pas à d'autres...et inversement !

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Siestacorta

le mercredi 11 décembre 2013 à 15h36

homme_partit
Ne pensez-vous pas que le mensonge, couvrant une relation parallèle et cachée, diminue les sensations et le "bien être" de la dite relation ?

Non, comme je le dis sur un autre fil, je crois que dans bon nombre de cas la situation du mensonge, en créant des obstacles, intensifie les émotions.
C'est un peu illusoire, parce que des émotions fortes ne signifient pas que la relation et les sentiments sont eux-même particulièrement fort. On vit une situation pleine d'obstacles, de doutes, d'attentes / insatsifcations / désirs reportés, mais l'attachement à la personne peut être faible, il lâcherait peut-être autrement.
Et je pense sincèrement que plein de gens qui se mettent dans les situations adultères y restent en partie pour avoir une dose de vie émotionnelle, il sont plus en contact avec eux-même à ce moment-là que dans la vie "simple", ils cherchent à vivre ce contact mais pas à voir pourquoi ils en ont besoin...

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homme_partit

le mercredi 11 décembre 2013 à 15h53

Siestacorta
Et je pense sincèrement que plein de gens qui se mettent dans les situations adultères y restent en partie pour avoir une dose de vie émotionnelle, il sont plus en contact avec eux-même à ce moment-là que dans la vie "simple", ils cherchent à vivre ce contact mais pas à voir pourquoi ils en ont besoin...

La dose de vie émotionnelle ne peut être t-elle pas donné par le conjoint officiel? Doit-on penser que l'infidélité est une épreuve ou une étape dans la vie d'un Homme?

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Caline

le mercredi 11 décembre 2013 à 16h11

LuLutine
Je le pense aussi, par contre je peux quitter une relation parce qu'elle me fait souffrir. Aimer n'implique pas nécessairement d'être en relation. On peut continuer à aimer sans rester en relation. Pour ma part, j'aime toujours des personnes avec qui je ne suis plus en relation, que cette rupture soit de mon fait ou du leur.


aviatha

je pense que, quand on a un minimum d'amour-propre, une place qui se limite à être de la représentation parce que ça fait bien, de l'intendance de la maison et un fond de tiroir de tendresse vers lequel on revient quand ça marche plus avec l(es)' autre(s) ne peut pas nous intéresser et nous épanouir. On peut l'accepter, la tolérer, parfois faute de mieux, mais je ne pense que ce soit un choix conscient et délibéré.





Cela précisé, je n'aime quand même pas trop la dichotomie qui a été posée à la base par Caline,.
Ah, enfin Caline parlait de "vraie" relation pour désigner celle qui est "principale"...je ne suis pas d'accord. Une relation n'est pas moins "vraie" parce qu'elle est moins fréquente !

C'est une relation, point. Elle est tout aussi "vraie" qu'une autre !

Lu lutine,

Tu dis qu'une autre relation est aussi vraie que la principale. Qu'elles se valent toutes. Oui, tu as sans doute raison, mais... Voilà, j'ai un désir profond de rester la privilégiée puisque étant celle qui aura partagé sa vie pendant 5 ans et qui aura partagé beaucoup de choses avec Lui. Mais je réalise qu'il n'y a rien qui me dit qu'il continuera de faire de moi la partenaire principale mais plutôt une partenaire au même titre que celle qu'il a et des autres, à venir, sans doute. Je réalise également que je prévois, j'attends des choses qui ne se réaliseront pas concrètement, dur, dur hein mais bon, si l'acceptation de ces situations peut m'amener à un équilibre personnel plus sain, pourquoi pas, c'est sans doute un passage obligé pour des amours plurielles, j'imagine.
Mais je comprends que la pluralité des relations peut être dans un premier temps déconcertante pour quelqu'un de encore très amoureux de son partenaire, qui débute dans une remise en question profonde de la monogamie prônée par la société en général.

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Siestacorta

le mercredi 11 décembre 2013 à 16h13

Ben... oui, il y a beaucoup de gens pour qui la dose vécue avec le conjoint est suffisante.

Mais en amour, on ne donne pas une dose, on ne prend pas vraiment tel quel ce que l'autre nous donne.
Une émotion, des sentiments, c'est pas des parts de gâteau qui ont une taille précise. Ce que l'on vit, ce que l'on reçoit, c'est conditionné par plein d'autres choses que par ce que l'autre nous donne.

Et ce dont on a besoin émotionnellement aussi...
Si le conjoint ne donne pas la dose, ce n'est ni sa faute, ni la faute à nos envies. D'autant que des envies, dans un monde où on connait l'existence de plus de gens que ceux des trois villages alentours, elles sont multipliées par tout ce qui peut nous arriver en dehors de chez nous.
C'est pas très nouveau : dans L'école des femmes, tu as un homme, Arnolphe, qui a pour projet d'éduquer une très jeune femme dans un cadre très restreint, pour qu'elle ne puisse rien désirer de ce qui serait extérieur à leur mariage.
Évidemment, ça marche pas.
Aussi parce que la limitation du désir le pousse à se développer.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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