Polyamour.info



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Polyamoureuse pas assumée

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Siestacorta

le jeudi 17 octobre 2013 à 09h16

femme parti
Certains diront que le poly n'est pas synonyme de destruction, que la séparation est du ressort de mon mari, mais si j'étais resté mono, tout cela n'aurait pas existé.

Si tu étais restée mono, peut-être que tu serais finalement directement partie sans passer par la tentative poly. La séparation aurait peut-être été plus violente, peut-être que vous ne pourriez plus du tout vous parler avec ton mari.
Et peut-être qu'en plus tu serais partie pour un amant qui lui t'aurait fait vivre en maîtresse, en poly-acceptante d'un type qui était surtout adultère.
Aujourd'hui, la situation n'est pas celle que tu voulais, mais bon, tu préfères que ce soit des regrets, ou des remords ?

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Pinkman

le jeudi 17 octobre 2013 à 10h12

femme parti
Suite à une longue discussion avec lui, il ne sait plus quoi penser de notre couple. Il m'en veut de le faire souffrir, de laisser parler mes envies à son unique détriment. Il ne tient pas compte de mes efforts qu'il juge normal, car je suis la seule responsable de cette crise.

Notre désaccord est bien là, il vit une crise de couple alors que je prends cela pour un épanouissement personnel.

Rassure-toi, je pense que tu n'es pas la seule responsable, vous êtes Co responsable de cette crise de couple.

Si tu as senti la nécessité, un besoin viscéral que les choses changent c'est qu'il fallait qu'elles changent pour ton épanouissement personnel.

Il y'à tellement à dire sur la vie de couple, que pourrais-je te dire qui pourrais un minimum t'apaiser ?

C'est l'amour qui nous donne tout cette énergie, qui nous "boost" pour avancer, créer nos vies.
Et je crois que cette énergie qui arrive quand on croise un être est gâchée !

Parsque je ne sais pas pour toi, pour vous en général, en tout cas ça me fait ça à moi, j'ai toujours ce truc qui me rend vivant, puissant quand je tombe sous le charme d'une amoureuse. Et dès l'instant, où quelques temps après que j'ai commencé à déclarer mon amour et à faire l'amour: à vivre cette relation, dire ce que je ressens, l'exprimer oralement et physiquement....

C'est là que les choses ont commencé à partir de travers et que mon amour, mon énergie à au file du temps (parfois très rapidement) à commençé à s'éteindre.

Alors je crois que je fais les choses de travers, qu'on le fait tous femme partie, qu'irrémédiablement avec la façon dont nous abordons nos relations amoureuses cela mène à commencer à perdre le feu intense du départ et ne plus aimer comme il se doit l'être magnifique en face de nous.

Celui qui nous à secoué, rappelé à, quel point nous pouvons être vivant !

Alors, je me suis beaucoup renseigné, beaucoup appris pour comprendre ce qu'il se passait dans ma vie amoureuse. J'ai fait ce constat et j'ai peut-être trouvé une clé, un bout de réponse.

Je ne l'ai pas encore expérimenté donc prends ça comme une belle théorie, un bout de solution et si ça peut te donner quelque espoir c'est super, en tout cas moi ça m'en donne !

Imagine que tu croises quelqu'un qui te fait chavirer, tu te sens amoureuse, tu sens de l'amour en toi, tu voles littéralement, tu as trouvé l'homme de tes rêves et tu ferais tout pour lui, tu ferais tout pour l'aider, le servir. Bref, il te rend vivante.

Bon jusque-là je pense que tu comprends, c'est après que ça se complique ;) Dans l'idéale il faudrait garder, protéger ton amour pour cet homme le plus longtemps possible.

Le protéger, pour en profiter au maximum, jouir de ces instants de grâce qui te donnent toute l'énergie, la créativité pour construire ta propre vie selon tes projets à toi.

Pour conserver cet amour intact, et c'est le paradoxe, c'est qu'il ne faut pas révéler à l'être aimé ton amour pour lui. Cela veut dire faire en sorte de faire partie de sa vie tout en ne lui déclarant rien de tes sentiments, de ton amour. Et garder ce secret le plus longtemps possible.

C'est à cette unique condition que ce que tu ressens comme force en toi va durer dans le temps, et que ta vie sera plus belle.

Cela va peut-être à l'encontre de tout ce qui se pratique, quand j'ai appris cette information ça m'a pourtant paru tellement logique par rapport à ce que j'ai vécu dans mes relations.

Je suis toujours en train d'apprendre à ce sujet, alors si tu as des questions je serais très heureux d'y répondre.

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femme parti (invité)

le vendredi 18 octobre 2013 à 23h37

Siestacorta, Si j'étais restée mono, je n'aurais pas cette crise dans mon couple explose. Loin de moi la volonté de le quitter pour un autre.
Un proverbe japonais dit ceci : une femme infidèle a des remords, une femme fidèle des regrets.

Mais il est vrai que mon couple est dans une situation que je ne souhaitais pas, mais dont la principale responsable n'en reste que moi.

Pinkman, tu parles de ne pas révéler un nouvel amour à son conjoint, ce qui transforme le poly en adultère. Mon mari s'est senti trahi lorsqu'il a su que j'avais modifié la vérité concernant le début de ma 2eme relation. J'ai voulu être honnête avec lui en parlant d'explorer le polyamour, mais j'avais déjà un autre amoureux.

Je sais avoir été trop vite, que j'ai délaissé mon officiel. Il a tenté de comprendre, il m'a laissé vivre mon poly mais a dit stop lorsqu'il en a trop souffert.

Actuellement, je travaille sur moi afin de comprendre mon poly. Il est évident que mon évolution n'est pas concordante avec celle de mon mari. La question est que faire? Mon mari ou mon poly? Je ne sais même pas si je pourrais reconstruire mon couple, si une chance existe encore avec mon officiel. Je sais que mon autre amoureux, avec qui j'ai rompu, ne me manque pas trop.

Ma psy me parle d'un mélange émotionnel entre mes sentiments passées et futur. Si je connais le passé pour l'avoir vécu, le futur et l'inconnue font d'avantage peur. Je voudrais non pas révolutionner ma vie, mais simplement rajouter une personne à mon cœur. L'amour que je veux partager trouve sa source auprès de mon mari.

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Siestacorta

le vendredi 18 octobre 2013 à 23h58

femme parti
Siestacorta, Si j'étais restée mono, je n'aurais pas cette crise dans mon couple explose.

Ben ce que j'essaie de te dire, c'est qu'il n'y a pas que le poly qui peut briser un couple : l'usure, l'adultère ou la rupture "j'ai fait une rencontre alors je tourne la page", ça marche très bien aussi. Si tu n'avais pas tenté une expérience poly, rien ne dit que tu ne serais pas arrivée à un moment à ces autres problèmes plus classiques. Peut-être pas aussi vite, mais bon, au final ?
Même ton mari, qui aujourd'hui apprend à comprendre la dépendance affective, aurait pu craquer d'une manière toute mono : une perte de confiance en lui, puis une connerie que tu n'aurais pas pu gérer à sa place...

La différence entre ces scénarios et "le" bon scénario qui marche, c'est pas que la bonne volonté de bien faire, c'est aussi des solidités en chacun.

Donc : fait pas peser tout sur l'aspect poly de ton choix, mais aussi sur le contexte et les besoins de chacun de vous deux, au moment où tu as fait ce choix.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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femme parti (invité)

le samedi 19 octobre 2013 à 01h39

Je n'accuse pas le pas le poly d'être responsable de l'explosion de mon couple, seulement je culpabilise de n'avoir pu suffisamment le contrôler.
Je sais que les ruptures ont diverses causes, mais celle-ci reste de ma responsabilité.

La question que je me pose est la légitimité de faire souffrir son conjoint afin de vivre son propre épanouissement. Ma psy me disait qu'il fallait trouver un équilibre dans une telle situation, entre mon conjoint et mes désirs. Maintenant, cet équilibre peut ne jamais se trouver car les changements et évolutions demandés pour cela restent difficiles avec un ressenti d'inégalité dans les efforts demandés.

Je suis toujours attirée par le poly, je le revendique. Maintenant il me faut être consciente que je ne pourrais pas l'allier à mon couple actuel, c'est une réalité. On ne peut pas tout avoir, mais en aurais-je voulue trop?

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LuLutine

le mardi 22 octobre 2013 à 14h41

femme parti
Il ne tient pas compte de mes efforts qu'il juge normal

Et oui... :\

femme parti
La question que je me pose est la légitimité de faire souffrir son conjoint afin de vivre son propre épanouissement

Tu ne le fais pas souffrir !
Ce n'est pas toi qui fais activement quelque chose, c'est lui qui souffre de la situation.
Bien sûr ce n'est pas volontaire de sa part (ni de la tienne, d'où ma remarque !), mais vous pouvez chercher ensemble (vous l'avez déjà fait je crois) ce qui pose problème et s'il y a moyen de le résoudre.
Si la solution c'est la séparation, alors c'est la séparation. Point.

Mais tu n'es pas la cause de sa souffrance. Je me rappelle il y a une quinzaine d'années, une discussion avec un copain plus âgé. Il voyait que je souffrais des agissements de quelqu'un d'autre, et il m'a dit : "Mais pourquoi tu te fais souffrir comme ça ?"

Et il avait raison. C'était moi qui me faisais du mal, qui me complaisais peut-être même dans ma souffrance. Je me prenais la tête sur des attentes déçues qui de toute façon ne seraient probablement jamais satisfaites. Autant prendre ma vie en main, arrêter d'être dépendante des autres (je te rassure - ou pas ! - ça a mis des années à se faire réellement). Et autant je peux dire à quelqu'un "Tu as fait cela, ça m'a blessée", autant je ne passe pas des mois (ni même des semaines) à dire à quelqu'un "Regarde comme tu me fais souffrir". Je trouverais cela déplacé. Si la situation ne me convient pas, je m'éloigne ou je m'en vais (après avoir dit ce qui me posait problème bien sûr, puisque ça peut amener l'autre à discuter et/ou modifier son comportement).

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aviatha

le mardi 22 octobre 2013 à 16h38

@ LuLutine

Autant je suis d'accord avec le fait que culpabiliser l'autre par le biais de sa propre souffrance est une chose inutile et un peu vicieuse, et il vaut mieux se prendre en main, autant je ne suis pas d'accord, mais alors là pour le coup pas du tout avec le fait de dire "ce n'est pas toi qui fais activement quelque chose, c'est lui qui souffre tout seul".
Parce que c'est faux. Comme je l'ai dit, on ne peut pas commencer une partie de Monopoly avec quelqu'un, décider en plein milieu de partie que finalement, on va jouer avec les règles du Risk, lui demander de rester jouer avec nous et lui reprocher de faire la gueule.

Si, elle fait activement quelque chose. Ils ont entamé une relation sur un contrat, conclu en commun, d'un commun accord et librement consenti qui satisfaisait les diverses parties. Puis elle change le contrat en cours de route et lui dit que maintenant il va falloir accepter ce nouveau sur lequel il n'a pas eu son mot à dire, n'a pas été consulté et qui ne lui va pas. Et il souffre de ce changement. Alors, je suis bien d'accord sur le fait de dire que ce n'est pas volontaire et ça n'a rien à voir avec la figure classique de l'égoïsme "je fais ça pour me faire plaisir et tant pis pour ta gueule", bien sûr. Mais il n'en demeure pas moins qu'elle fait activement, volontairement et consciemment quelque chose. Changer toute seule un contrat prévu pour deux. Et c'est de cet acte qu'il souffre.

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Dom

le mardi 22 octobre 2013 à 17h24

J'ai suivi à la lecture l'affaire (même je n'ai sûrement pas tous les détails en tête), et je suis plutôt de l'avis de Lulutine, dans cette situation, je pense qu'il ne faut pas culpabiliser de la souffrance de l'autre (ce qui ne veut pas dire qu'il faut y être insensible et ne pas la comprendre hein!).

Pour être en relation, 'faut être deux (minimum). Donc les deux, peuvent, si la relation ne leur convient plus préférer s'en éloigner. Si j'accepte de rester dans une situation qui ne me convient pas, qui me fait souffrir, c'est ma responsabilité (même si l'impulse du changement a été donné par l'autre).
Homme parti a prit sa responsabilité de dire: stop, ça ne me convient pas, je comprends la théorie, mais la pratique ne passe pas.

La balle est donc dans le camp de femme parti: renoncer au polyamour pour retrouver homme parti, je pense qu'il ne faut le faire que si il lui paraît possible de ne pas souffrir de ce retour à la monogamie exclusive. Sinon, si on suit la logique de la culpabilité, c'est homme parti qui va s'en vouloir de la souffrance de femme parti ("elle l'a fait pour moi..." --> alors qu'il ne devrait pas, puisque ce serait son choix à elle), et au final c'est le meilleur moyen de prolonger une situation douloureuse (parce qu'il n'y aura pas de situation win-win).

Four une relation positive, il faut avant tout être en accord avec soi-même (et ça peut bouger) plutôt qu'avec le contrat fixé. Même, si je te concède aviatha, que idéalement une re-négociation de contrat, cela se fait à deux. Cela dit, il faut bien avouer que dans nos sociétés, faire un coming-out polyamoureux, ça ne passera pas avec tout le monde. Donc la crainte de perdre la relation peut l'emporter sur la raison qui voudrait qu'une bonne discussion à plat ait lieu.

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aviatha

le mardi 22 octobre 2013 à 18h29

Je suis d'accord, chacun prend ses responsabilités. Effectivement, accepter de rester, c'est accepter sa souffrance, on peut la refuser, il n'en reste pas moins que celle-ci n'apparait pas un beau jour par magie, elle a une cause et cette cause est "l'autre a changé le contrat que nous avions négocié et qui m'allait en un contrat où je n'ai pas eu mon mot et qui m'est imposé alors qu'il me fait du mal". C'est tout ce que je dis. Et je reste d'accord avec le fait que, une fois cela posé, rien ne sert de culpabiliser l'autre avec sa souffrance, elle est un fait, pas un argument.
Pour une vie positive, il faut être en accord avec soi-même, pour une relation positive il faut être en accord avec l'autre (c'est le principe de jouer au poker en se mettant d'accord sur les règles, si tu veux être en accord avec toi-même et changer les règles tout le temps, tu joue au solitaire tout seul, personne t'en empêche)
Et je suis d'accord sur le fait que la peur fait que les coming-out sont souvent maladroits, ce qui donne du coup l'impression à l'autre d'être piégé, et finalement abouti à exactement ce dont on avait peur

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homme partit (invité)

le mardi 22 octobre 2013 à 20h01

Bonsoir à tous.

Je reprends l’écriture pour donner ma vision des choses. Effectivement, je suis d’accord avec les propos d’aviatha. Ma femme a modifié les règles du jeu durant la partie à son seul profit. J’entends bien qu’elle n’est pas responsable de son poly, mais moi non plus, excepté qu’elle s’y retrouve contrairement à moi.

Ma souffrance n’est pas un moyen de la faire culpabiliser. C’est la traduction d’un comportement de ma femme que je n’accepte pas. Elle est libre de choisir sa vie, comme moi de la mienne. Depuis que j’ai engagé la procédure de séparation, elle se pose des tas de questions sur elle. Pourquoi maintenant ?

Le dilemme est dans son camp, plus dans le mien. Si chacun a le droit d’évoluer, chacun se doit de prendre son autre en considération. Je souffre de la situation qu’elle a générée, elle en souffre également, car la situation n’est pas ce qu’elle avait prévu.

Nos différentes thérapies ne changent rien quant à nos souffrances respectives. Nous avons pris conscience que notre couple explose réellement tout en se remettant en cause. Je suis à l’origine de la séparation et je refuse maintenant les arguments de ma femme sur son poly. Je ne doute pas qu’ils soient fondés, mais ce n’est pas dans ma conception de la vie.

Il n’est pas dans mon projet de lui demander de cesser son poly. Si elle le fait, comme annoncée, ce n’est que pour elle. Cela ne signifie pas que je reprendrais ma vie avec elle, seulement qu’elle aura choisie de sa propre volonté. De toute façon, il n’est pas certain que je puisse revenir vers elle, trop de choses ont changé.

Quel que soit l’origine d’un profond changement d’un concept de vie, il est possible que l’autre n’accepte pas cela, emmenant le couple à la séparation. Le jeu en vaut-il la chandelle ? A en lire certains, oui.

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Dom

le mardi 22 octobre 2013 à 20h04

Je ne parlais pas de culpabiliser l'autre avec sa propre souffrance (qui n'est effectivement pas terrible comme procédé), mais de se culpabiliser soi-même de la souffrance de l'autre (sans forcément que l'autre ne tente d'en jouer). C'est souvent involontaire, mais ça brouille les cartes, et le risque est de faire des choses qui ne nous conviennent pas forcément, pour "compenser" la souffrance que l'on pense que l'on inflige à l'autre. C'est "justifier" la souffrance de l'autre ("tout est de ma faute, ne te tracasse pas"), le déresponsabiliser, l'empêchant p-e de réfléchir aux causes autres que l'impulse (pourquoi suis-je encore là si la situation ne me convient pas? Est-ce que je me veux du mal? Est-ce que je me complais dans le rôle de la victime? Est-ce que je préfère une situation douloureuse à la solitude? Si oui, pourquoi? Pourquoi suis-je jaloux? L'autre m'appartient-il/elle? N'ai-je jamais ignoré des attirances que j'ai eu pour d'autres? Etc.).

Et de fait, je suis d'accord sur les résultats des coming-outs "à retardement". Mais j'imagine que quand cela arrive quand on est en couple, on est souvent déjà devant le fait accompli ("j'ai une attirance amoureuse pour Machine")... Est-ce que le fait d'avoir de l'attirance amoureuse pour un/une autre que l'officiel(le), ce n'est pas déjà être hors du contrat initial ("il n'y aura que moi dans ta vie/il n'y aura que toi dans ma vie")? Encore une fois, je concède que la confiance en prend un plus grand coup quand c'est caché, et quand c'est unilatéral. Mais le résultat (in fine) n'est pas forcément différent: soit ça passe bien (là où le coming-out tardif pourra se voir reprocher un manque de transparence), soit l'un doit "renoncer" à une part de elle/lui-même (accepter de souffrir) pour maintenir la relation (là je pense que c'est mal barre si la balance souffrance/bonheur ne va pas dans le sens du second), soit la relation cesse pour que chacun puisse vivre en accord avec lui/elle-même.

Pour une relation positive, je pense qu'à la base il faut être d'accord avec l'autre sur le fait que les règles changeront (c'est inévitable puisque les personnes qui composent le couple changent), et que toutes les relations ne durent pas toute la vie, ce qui n'empêche pas qu'elles soient belles et vraies (c'est un bon moyen de vivre à fond la relation, d'en prendre soin, potentiellement qu'elle dure et de savoir se dire au revoir plutôt que de s'enliser dans la souffrance). Je pense que c'est ce qui fait flancher tant de relations monogames, le fait que l'on pense immuables certaines règles (surtout les exclusivités amoureuse et sexuelle si faciles à promettre quand la passion nous étreint).

EDIT
@homme partit (on a posté en simultané): entendons-nous bien, j'ai lu ta réflexion ici. Pour moi tu as fait un gros travail de remise en question qui a abouti sur un: "non ça ne me convient pas, stop". Tu as pris tes responsabilités comme peu l'auraient fait.

Le changement des règles du contrat a déclenché ta souffrance (et la sienne dans la foulée), mais la perpétuation des règles aurait déclenché sa souffrance (et probablement la tienne dans la foulée), "à ton seul avantage" puisque tu aurais été le seul à vouloir continuer dans la voie de l'exclusivité. Encore une fois, ce sont deux situations "win-lose" (ou plutôt "lose-lose" au final), c'est très triste mais ça arrive.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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homme partit (invité)

le mardi 22 octobre 2013 à 22h57

Comme tu le dis Dom, c’est triste. D’autant plus que notre couple a explosé sans que personne n’ai gagné quelque chose, si ce n’est une affreuse déchirure sentimentale pour chacun.

Je pense pouvoir écrire que ma femme n’est pas plus avancée dans sa découverte du poly. Elle relie son poly à notre rupture et n’en tire pas de positif. Nous ne nous rejetons pas la faute mutuellement, car je pense que quelque part nous étions convaincus des risques.

Je pense faire également l’amalgame entre le poly et l’adultère. Je ne sais pas si beaucoup sont dans cette pensée, mais je le vis ainsi. J’ai saisi les principales idées mais seulement en théorie. J’ai dépassé mes limites, mes principes sans pour autant être satisfait du résultat.

J’ai pris mes responsabilités au nom de ma liberté, de mon envie de dire stop à cette situation intenable pour moi. Je crois pouvoir écrire sereinement que ma vie n’est pas plus ni moins respectable qu’avant, elle est simplement plus douloureuse.

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poly du jour (invité)

le mercredi 23 octobre 2013 à 14h08

homme parti, ce que tu ressens n'est pas de ta faute, ni celle de ta femme. Il est de mise dans ce genre de relation, qu'un déséquilibre se ressente, que le ressenti d'être perdant soit palpable. Maintenant, je lis votre couple actuel comme étant un réel gachis aux vues ds sentiments qui vous habitent.

As-tu cherché à comprendre pourquoi le poly de ta femme s'est déclaré maintenant, alors que vous étiez en couple. Il serait bien de savoir ce quelle recherche, ce que souhaite, ce qu'elle est prête à faire et ne pas faire pour elle avant tout. J'ai lu tes efforts mais ne penses-tu pas que la séparation n'est qu'un échec d'une situation qui ne mérite pas une telle issue?

Votre couple n'est pas mort, seulement en errance. Pourquoi ne pas envisager de vivre à fond chacun de votre coté et de faire un point d'ici quelques mois.

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LuLutine

le jeudi 24 octobre 2013 à 03h26

aviatha
je ne suis pas d'accord, [...] avec le fait de dire "ce n'est pas toi qui fais activement quelque chose, c'est lui qui souffre tout seul".

Sauf que ce n'est pas ce que j'ai écrit.
Deux mots peuvent changer profondément le sens d'une phrase, et oui.

aviatha
elle change le contrat en cours de route et lui dit que maintenant il va falloir accepter ce nouveau

Ca supposerait qu'elle n'en a même pas discuté avec lui, alors. Qu'elle n'a aucune empathie et se fiche de sa souffrance. J'ai pas l'impression que ça soit la situation, là. J'ai encore le sentiment que tu déformes.

Dans un contrat, quand l'une des deux parties souhaite modifier le contrat, elle négocie avec l'autre partie, qui peut accepter, proposer d'autres modifications, ou refuser. Et n'importe quelle partie peut casser le contrat, à tout moment. Aucun contrat n'est conclu "ad vitam aeternam".
Tous les contrats prévoient des clauses de rupture.

Si "homme partit" estime qu'il y a rupture de contrat, ben le contrat est rompu et puis c'est tout. Oui ça fait souffrir, mais il aurait pu être rompu autrement - y compris dans une situation "conforme" à l'exclusivité amoureuse, et bizarrement, moins de gens s'en formaliseraient : "C'est la vie" diraient-ils.

Femme parti propose une modification du contrat, c'est pas "interdit" à mon sens. D'ailleurs les couples que je connais qui ont duré ont modifié leur contrat de façon régulière (pas nécessairement sur l'aspect de l'exclusivité, mais c'en est un possible). Evidemment ils ont réussi à trouver de nouvelles "clauses" qui satisfaisaient les deux parties, et ce n'est pas toujours possible, mais c'est comme ça.

En fait, je rejoins assez bien ce que dit Dom :

Dom
Pour une relation positive, je pense qu'à la base il faut être d'accord avec l'autre sur le fait que les règles changeront (c'est inévitable puisque les personnes qui composent le couple changent), et que toutes les relations ne durent pas toute la vie, ce qui n'empêche pas qu'elles soient belles et vraies

aviatha
Changer toute seule un contrat prévu pour deux.

Non, toujours pas, elle ne fait pas ça, elle propose un changement adapté à une nouvelle situation (qui n'était pas envisagée lors de la "signature" du contrat initial).
Cela pour éviter la rupture du contrat. Ca me semble plutôt positif en soi, comme intention.
Elle aurait pu simplement tricher (ne pas honorer le contrat mais sans le dire, pas vue pas prise !) ou bien rompre le contrat directement.

Comment te dire qu'on ne peut pas changer tout seul un contrat "prévu pour deux" ? Ce serait comme dire qu'on peut signer le nouveau contrat (ou du moins un avenant) à la place de l'autre personne ! Ce n'est pas le cas.

Si tu préfères, tu peux considérer qu'elle a cassé (rompu) le contrat initial : cela, toute partie peut le faire à tout moment. Et qu'elle en a proposé un nouveau. Nouveau contrat que son compagnon est libre d'accepter ou non...

aviatha
Et je suis d'accord sur le fait que la peur fait que les coming-out sont souvent maladroits, ce qui donne du coup l'impression à l'autre d'être piégé,

Parfaitement !

...et lui donne l'impression qu'on a modifié unilatéralement le contrat, alors qu'en fait ce qu'on lui dit, c'est que ce contrat n'est plus viable pour nous, et qu'on lui en propose un nouveau.

homme partit
Quel que soit l’origine d’un profond changement d’un concept de vie, il est possible que l’autre n’accepte pas cela,

Tout-à-fait. C'est exactement ce que je disais plus haut. Ce serait pareil (situation vécue, mais pas par moi) si un mono en relation avec un poly - mono qui aurait au départ accepté les "règles du jeu" - lui demandait subitement de devenir exclusif. Le poly a le droit de dire non. C'est parfaitement symétrique.

homme partit
Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Si la personne décide de s'en tenir au changement qu'elle a souhaité, c'est que le jeu en vaut la chandelle, oui.
Entre vivre (si on peut appeler ça vivre...) en n'étant que l'ombre de soi-même, voire pire, dans une relation qui ne nous convient pas (et je parle pour le mono comme pour le poly !), et pouvoir réellement s'épanouir dans des conditions qui nous conviennent, y a pas photo.

homme partit
notre couple a explosé sans que personne n’ai gagné quelque chose

A court terme, peut-être pas. Mais à long terme ?
Si votre couple perdurait, dans le cas de l'exclusivité, ta compagne finissait par souffrir et toi aussi par ricochet (puisque tu l'aimes), et dans le cas du polyamour, c'était l'inverse (tu souffres et elle souffre par ricochet).

Par contre là, vous pouvez repartir sur des bases saines pour chacun. Du moins c'est ce que je pense. Peut-être vous retrouverez-vous (car elle peut - encore - changer, ou bien toi, ou - plus probablement - un peu tous les deux). Peut-être pas.

Mais en tout cas, vous y avez sans doute gagné chacun, en connaissance de soi, en affirmation de soi aussi. Ca ne me semble pas négligeable, même si pour le moment ça ne vous apparaît pas clairement, et que vous ne voyez que ce qui est négatif.

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aviatha

le jeudi 24 octobre 2013 à 03h49

Si ma mémoire est bonne, elle n'a pas proposé grand chose, et cela a été imposé à homme parti : il a dû accepter immédiatement un nouvel amoureux avec qui elle n'avait aucune intention de rompre, qui plus est alors que leur relation avait débuté en secret, sans qu'il est le moins du monde son mot à dire.
Lorsque les choses ont été mises sur la table, si encore une fois je me rappelle bien le compte-rendu de la réunion à trois que nous a fait homme parti, elle a dit quelque chose comme "je suis poly maintenant, il n'y a pas de retour en arrière possible et il va falloir que tu l'acceptes". Je n'appelle pas ça une proposition.
Ta citation exacte est "Ce n'est pas toi qui fais activement quelque chose, c'est lui qui souffre de la situation." mais compte tenu des exemples que je viens de re-citer, ça ne change pas grand chose à mon argumentation de plus haut. Elle a bel et bien activement, consciemment et volontairement changé les règles du jeu, et sans le consulter autrement que pour le mettre devant le fait accompli, et il souffre de cela.
Donc, oui, je pense que cela s'appelle changer le contrat, plus que proposer autre chose. Et puisque tu utilise toi-même ce terme, elle A triché, avant de lui dire.
Pour ce qui est du long terme, seul l'avenir le dira, mais quand je vois à quel point femme parti ne cesse de naviguer entre cette idée de continuer dans cette voie et se dire qu'elle serait prête à renoncer au poly tant l'idée de perdre son mari lui fait du mal, j'ai du mal à être optimiste (mais ça, c'est peut-être juste moi en ce moment), comme le dit poly du jour, j'ai surtout l'impression d'un énorme gâchis.

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LuLutine

le jeudi 24 octobre 2013 à 04h04

Je crois qu'on ne parle pas des mêmes moments, déjà, et j'aimerais bien les citations exactes, aussi.

On est d'accord, elle a commencé par tricher. Elle s'est dit que ce n'était pas correct et a décidé d'être honnête, c'est positif à mon sens.
Ensuite comme je le disais, si tu préfères elle a (alors) rompu le contrat (ce qui arrive couramment). Et elle en a proposé un nouveau. On peut très bien proposer un nouveau contrat en disant "c'est celui-là ou rien". Ca arrive tous les jours, y compris en relations exclusives. (Après c'est aussi histoire de négociation, on sait tous que tous les contrats peuvent inclure certains avenants, qu'il y a des points réellement non négociables mais d'autres oui, donc le "c'est celui-là ou rien", il n'est pas si définitif que ça en général - pour preuve son hésitation actuelle d'ailleurs.)

Encore une fois : par nature, ce n'est pas un contrat si elle l'a signé toute seule ! Il n'existe même pas en tant que tel. Juste en tant que proposition.

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aviatha

le jeudi 24 octobre 2013 à 04h26

J'ai pas le courage de tout repasser, en vrac : "J'ai découvert son égoïsme à continuer malgré mon mal être alors que j'avais fait l'effort de comprendre et d'accepter une période d'essai." - "Si ma femme de me demande rien, ses actes parlent pour elle." - "Une phrase m'a un peu choqué, il est dommage de gâcher une relation pour si peu, Cela signifie t-il que la souffrance d'un mono est exagérée ? Que je devrais accepter car ma femme a le droit de me faire cela quoi qu'il m'en coute ? " - "Elle me répond [...] qu'elle a besoin de son autre et que sa vie de poly est devenue non négociable." - "cela me fait mal de savoir que ma volonté de compréhension était vouée à l'échec, que ma femme m'a plus ou moins manipulé afin d'entretenir et de développer son autre relation" voilà pour l'essentiel.
Alors, on doit avoir un problème de vocabulaire, parce que pour moi "ça ou rien", c'est un ultimatum, un chantage, une menace, plein de choses mais pas une proposition...

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LuLutine

le jeudi 24 octobre 2013 à 15h07

Beaucoup de déformations et d'interprétations possibles dans ce discours qui n'est que de seconde main. Je m'attendais à des citations de la personne directement concernée.

Ensuite, dire que le poly est non négociable, ça ne veut pas dire que l'autre doit accepter de continuer la relation (d'ailleurs, homme partit a pris sa part de responsabilité et il est parti, c'est tout-à-fait sain à mon sens).

Chez moi aussi l'aspect poly est non négociable. Ca ne veut pas dire que les modalités ne le sont pas, ni que j'oblige les autres à "rester avec" moi.
Par contre c'est bizarre, bien souvent quand je rencontre un "pur mono" (mais je le reprécise, mon expérience n'a rien d'universel, c'est juste la mienne), il ne veut rien négocier du tout, il ne veut pas écouter mon ressenti, seul le sien compte, seul le sien est valable, et c'est tout ou rien...(et pourtant dans mon cas le poly est posé au départ, pas après une période d'exclusivité).

Je pense sincèrement qu'une personne qui souffre passe à côté de beaucoup de "détails"...qui n'en sont pas.

Elle croit qu'on lui impose tout en bloc même quand on essaie de discuter des modalités, de trouver un juste milieu (s'il en existe, et s'il n'en existe pas, on se sépare, où est le problème ?).

C'est parfaitement logique pour un poly dans notre société de commencer par dire que le poly n'est pas négociable (enfin, s'il sait qu'il serait malheureux autrement). Dans le cas contraire c'est très simple, le poly s'impose d'être totalement exclusif (ou alors il dit qu'il l'est et continue à draguer en cachette, exemple déjà vu), et c'est fini. C'est là qu'on tombe sur du tout ou rien.

Parce qu'à ton avis, qu'est-ce qu'entend un(e) mono à qui tu dis que le poly est négociable ? Cette personne entend "Je vais redevenir exclusif(ve) pour toi, promis - ou sinon, c'est qu'on n'est pas faits l'un pour l'autre et tu auras le droit de me jeter comme un(e) malpropre".

Après, faut pas confondre l'expression d'un souhait "je suis poly, je sais que c'est difficile pour toi mais j'aimerais beaucoup qu'on arrive à trouver une solution viable pour que tu restes" - peut-être maladroitement exprimé certes, mais comment ne pas l'être dans cette situation ? - avec une volonté d'imposer à tout prix. Ce n'est là clairement pas le cas pour moi. On a deux êtres en souffrance qui aimeraient une situation (pas la même) impossible dans les deux cas. Sérieusement, tu aurais vu femme parti dire à homme partit "J'aimerais que tu me quittes" ? Que devrait en penser homme partit ?

Enfin, dans la vie on expérimente, en tentant de vivre au mieux on essaie des trucs pour voir si ça peut fonctionner. Et on se rétame plus souvent qu'à son tour. Mais à mon sens c'est seulement comme ça qu'on progresse : en essayant, en voyant ce qui fonctionne ou pas.

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aviatha

le jeudi 24 octobre 2013 à 15h57

Elles existent peut-être, faut aller les chercher, ou alors demander à femme parti quand elle reviendra comment elle a formulé ça.

Je suis d'accord, pourtant tout le problème des deux en question vient bien de là: femme parti a dit que son poly était non-négociable et la présence de son "autre" (pour citer aussi) également (ce qui est deux choses différentes, et pas facile à avaler en même temps), mais que en plus elle ne voulait pas qu'il parte parce que ce qui lui importait, ce n'était pas tant d'être poly que de pouvoir les garder tous les deux. La demande véritable derrière tout ça, c'était bien qu'il accepte le changement.

Pour ce qui de ton cas, encore, j'ai du mal à comprendre que les gens se braquent sur des choses posées dès le départ... ou alors on commence pas dans ce cas... Mais j'ai en ce moment le même problème avec l'amoureuse de mon cher et tendre, qui se sent à l'étroit dans sa "place", et qui aspire à des choses qui étaient route barrée depuis le début, donc je suppose que ça arrive plus fréquemment que je le pense.

Un(e) mono lambda à qui on dit cela peut entendre plein de choses, très différentes selon les cas. A mon avis, qu'est-ce que c'est ? Eh bien, mon avis étant que, étant une mono à qui on a dit ça, étant cette personne que tu décris, ce que j'ai entendu n'était pas ce que tu proposes, mais plutôt "j'ai besoin de vivre cette expérience, cette histoire là, je ne sais pas où ça nous mène et peut-être que je fonce dans le mur, mais j'ai besoin de le tenter et que tu sois à mes côtés". Et je trouve que c'est une proposition intelligente et sensible. Si on m'avait dit "maintenant je suis comme ça et c'est non-négociable", la seule réponse que j'aurais eu est que la porte était non-négociable non plus, puisqu'on veut jouer au plus fort.

Je ne vois aps le rapport entre imposer la situation et demander "j'aimerais que tu me quittes" mais c'est peut-être juste moi.

Et encore une fois j'ai du mal avec cette notion de progrès quand il y a eu autant de dégâts et qu'il en ressort que tout le monde a juste envie de se taper la tête contre les murs. Alors, oui, je comprends, essayer, c'est bien, tester aussi. Mais si je saute du troisième étage et que je me pète les deux jambes si pas pire, c'est sûr, je sais maintenant avec certitude que je ne sais pas atterrir du troisième étage, je suis pas sûre d'avoir vraiment progressé ni gagné au change...

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homme partit (invité)

le jeudi 24 octobre 2013 à 16h36

Ma femme m'a imposé son poly comme un fait non négociable. Elle m'a dit cela afin d'éviter que je ne puisse revenir sur mon acceptation de cette situation, si acceptation y'avait eu. De plus, sa volonté d'être avec son autre l'a poussé à aller trop vite, à bruler les étapes. Elle considère son autre relation comme un coup de foudre avec cette envie aveuglante de ne vivre que pour cela.

Ma demande de séparation a été une sorte d'électrochoc, car elle ne s'attendait pas à ce que j'aille au bout de ma décision. Elle croyait mon amour pour elle assez fort pour accepter ses volontés.
C'est bien ce qui en ai ressorti de chez la psy, que ma femme me croyait tellement acquis sentimentalement qu'elle s'est donné la permission d'évoluer vers le poly, une sorte de divertissement personnel dont elle est devenue accro.

Le plus dur à accepter est cette modification à notre contrat du début. Effectivement, je peux comprendre que les relations humaines évoluent au fil du temps, mais je n'étais pas prêt au poly de ma conjointe. Je suis d'accord que poser les règles dès le départ est une bonne chose, on prend ou on laisse. Mais quand cela arrive durant une période de vie à deux où tout parait bien aller, c'est un cataclysme. Ensuite, on s'en remet ou pas, mais dès lors, plus rien ne sera pareil,

Dès lors où j'ai accepté de rencontrer l'autre, en suivant vos précieux conseils, je me suis rendu compte que ma femme ne m'a pas laissé le choix, par cette non négociabilité. En plus de tout le reste, je me suis senti bafoué, trompé et manipulé.

Dans la finalité, elle voulait avoir deux histoires, elle n'en a plus aucune. Nous sommes tous les 2 fautifs de cette situation. Elle a commencé, je l'ai terminé, le reste est sans importance si ce n'est un réel gâchis.

Actuellement, ma femme est partie faire le point. Elle m'a demandé de nous rencontrer demain soir afin de lui donner ma réponse à sa question : comment pourrait-elle réparer le couple. Mais un couple se reconstruit à 2.

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