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Polyamoureuse pas assumée

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aviatha

le mercredi 25 septembre 2013 à 20h59

Je dois avouer demeter que j'ai pas vraiment compris la fin de ton intervention.
Pour ce qui est du début, je vois ce que tu veux dire, le problème étant actuellement qu'aucune décision "violente" ne peut amener une situation qui convienne à l'heure actuelle. Comme le suggère femme partie, je lui imposer d'arrêter de la voir, de mettre un terme à leur relation ? C'est une violence, qui va lui faire beaucoup de mal à elle, à lui aussi et ne l'empêchera pas de l'aimer pour autant, ce qui me fera toujours du mal. Autre possibilité, je pars ? C'est à l'opposé absolu de ce que je veux, lui m'a déjà expliqué à quel point il ne pourrait pas supporter mon départ, et de ce qu'elle me dit elle en culpabiliserait tellement que, un, elle serait incapable de poursuivre leur relation, et peut-être même qu'elle viendrait me chercher avant lui. Donc, en fait, je ne vois pas comment la violence peut amener une situation qui convienne... Mais la réponse est peut-être dans la fin de ton post que je n'ai pas bien compris.

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Siestacorta

le mercredi 25 septembre 2013 à 22h09

Ben je traduis demeter, pour ma part, comme ça : oué, si l'un de vous fait un choix brutal, se manifeste un peu durement, ça pourra être désagréable pour l'autre, mais la situation qui résultera (rupture, contrainte vers l'autre à un choix mono) ne sera pas forcément plus mauvaise une fois dedans. Au début elle est froide, mais après ça va.

Si on me force à choisir entre la peste et le choléra, j'en voudrais un moment à celui qui me force, mais peut-être que me soigner d'un seul sera au final plus facile ensuite que de rester trop longtemps à essayer de soigner inutilement les deux.
Ca me rend pas la situation à choisir plus souhaitable, elle me convient pas vue de maintenant, mais en y faisant face je serai peut-être mieux que je ne suis maintenant.
Si tu le poussais à rompre, ça te fera du mal de savoir qu'il l'aime encore, mais ça ne détermine que partiellement le bien que tu trouverais.

(ou alors, autre option que celle que donne demeter, maintenant ça va mal, mais si ça va longuement mal, c'est que peut-être d'une certaine manière ça va et que je dois juste comprendre comment)

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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femme parti (invité)

le lundi 30 septembre 2013 à 12h21

Nous nous sommes rendus chez une thérapeute de couple. J'ai parlé en premier en exposant toute l'histoire, mes envies et mes erreurs. Mon mari a fait de même ensuite. La thérapeute n'est pas contre le poly et cela m'a rassuré.
Elle nous a expliqué que cette modification de ce mode vie est de ma propre volonté tout en impliquant le couple. S'il en ressort un manque de préparation et être allé trop vite de ma part, lié à un mensonge de ma première relation avec mon autre, mon mari a perdu ses repères et donc son équilibre.

Elle m’a amené à me poser les bonnes questions sur mon poly et les conséquences sur mon couple. Elle a pointé du doigt également que de considérer mon mari acquis m’a certainement aidé à franchir le pas sur une nouvelle orientation de vie. Le fait qu'il soit parti après avoir tenté de comprendre et d'accepter est un signe fort de son amour auquel je n'avais donné toute sa signification.

Je n’ai pas su réellement expliqué pourquoi mon mari n’accepte pas mon poly et cela soulève une situation incontrôlée de mon côté. Comment puis-je rassurer mon homme si je ne sais de quoi il a peur ?
Elle a soulevé mon manque de prévoyance, de vouloir continuer sans m’adapter à lui. Le fait de cette évolution ne correspond pas à une volonté des 2 et le mariage perd donc sa légitimité, expliquant la volonté de divorcer. Mon mari a confirmé qu’il ne voyait pas le divorce comme une séparation systématique, mais une façon d’officialiser ce que j’ai brisé et de nous rendre une liberté de vie. Il est conscient qu’il pourrait rencontrer une autre femme qui l’aimerait de façon exclusive.

J’ai rapporté ma lecture des amours plurielles de F SIMPERE. La thérapeute m’a répondu que ce livre n’est pas une référence, seulement une philosophie de vie rapportée sur papier et que chaque histoire relationnelle reste unique et le poly n’est pas fait pour tout le monde. Elle doit l’avoir lu.

Sur le questionnement de mon mari sur son refus d’acceptation, il répond une blessure profonde de son égo, une perte de confiance de n’avoir pu me rassasier, de passer pour un soumis du couple femme amant. Le fait de lui avoir explicitement autorisé à prendre une amante lui a donné la sensation de troc, d’avoir perdu de l’importance à mes yeux.
Il ne conçoit pas qu’un autre puisse me toucher, bien que je ne lui appartienne pas. La vision de notre amour du début a évolué de différente façon nous concernant et il ne veut vivre dans l’attente de mes prochaines rencontres. La thérapeute nous demande donc de réfléchir à nos souhaits pour la suite tout en précisant que la solution passera par un dialogue constructif et profond. Mon mari affirme que cela ne changera rien quant à sa souffrance. Il ne voit pas la mienne ou ne veut pas la voir.

Je vous rapporte tout cela de façon brouillonne, car je suis dans un état de perdition avancée. Cette visite a tellement remué de souffrance que mon mari est parti ce weekend end. Il me laisse avec mon poly, il ne veut plus de cette vie. Il ne dort plus, ne mange plus, il a des problèmes d’érection et je l’ai vu pleurer pour la première fois.

A quoi bon vouloir en perdant tout. J’ai parlé avec la thérapeute ce matin qui me disait que ses limites avaient atteint un niveau d’autodestruction et qu’il partait pour sa survie.

Désolé de ce pavé mais j’avais besoin de retranscrire mes émotions tout en espérant que mon mari lise encore ce forum. J’ai besoin de voir clair en moi, aussi j’ai rompu ce matin avec mon autre amoureux. J'ai besoin de reprendre le contrôle de cette situation qui m'échappe totalement. Merci .

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aviatha

le lundi 30 septembre 2013 à 15h11

Je suis contente que vous ayez trouvé quelqu'un a qui parler, qui à l'air d'être quelqu'un de bien.
Je comprend sa sensation de marchandage "tu peux faire ça donc moi aussi", même si ça part d'une bonne intention, c'est en réalité plus vexant qu'autre chose.
Je ne pense pas que ton mari ne voit pas ta souffrance, seulement, et je suis malheureusement bien placée pour le savoir, il arrive un stade de souffrance où elle prend toute la place ou presque (ce que Janis décrivait dans le cadre de la dépression), et ce n'est pas qu'on ne voit pas ou ne veut pas voir la souffrance de l'autre, on sait qu'elle est là, mais la nôtre prend déjà tellement de place que celle des autres a du mal à nous atteindre. S'il réellement atteint un niveau d'autodestruction, veille à ce qu'il soit bien entouré.
Mon cher et tendre en est au même niveau de réflexion que toi vraisemblablement, est-ce que la mise perdue n'est pas trop lourde à supporter, est-ce que le jeu en valait vraiment la chandelle ? Mais là je ne peux pas t'aider, je peine à le consoler, j'ai déjà tant de mal à m'aider moi-même.
Courage.

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femme parti (invité)

le lundi 30 septembre 2013 à 15h26

aviatha, dans ta situation, qu'est ce que ton mari devrait faire afin de diminuer ta souffrance?

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Blooh (invité)

le lundi 30 septembre 2013 à 15h40

Bonjour femmeparti,

C’est une bonne idée ce thérapeute.

Cela met en lumière, les projets de chacun d’entre vous.

Tu veux reprendre le contrôle de cette situation qui t’échappe. En fait, tu n’as jamais eu le contrôle de rien sur cette situation.

Si déjà tu arrives à te contrôler, c’est déjà super !

Ce que je vois c’est que tu es triste de perdre ton marie et triste d’avoir rompu avec ton autre amoureux.

Ton projet est de te laisser le choix d’avoir plusieurs amoureux désormais si j’ai bien compris ta situation.

Le projet de ton marie c’est de divorcer et d’aimer une seule femme dès qu’une nouvelle rencontre aura lieu.

Peut-être que le mieux serait de continuer à réfléchir vos projets respectifs. Et savoir si c’est ce que vous voulez vraiment.

Si c’est ce que tu veux toi, alors fonce, le mieux est que tu vives en accord avec tes aspirations. Faut juste éviter un coup de tête et être certaine que c’est bien ce que tu veux.

Ne vous remettez pas ensemble sans être certains de tout cela.

Surtout pas pour faire plaisir à l’autre et par peur de tout perdre, vous retrouvez seuls : ce ne sont pas de saines raisons.

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femme parti (invité)

le lundi 30 septembre 2013 à 16h00

Blooh, est-ce que en vouloir trop est un risque de ne rien posséder au final? Mon mari est un homme qui ne mérite pas ce qu'il vit.

Effectivement, je pensais contrôler quelque chose, mais je subis de plein fouet le désir de mon homme, qui ne déroge pas de sa ligne de conduite. Mon envie de poly serait-elle un caprice d'une femme trop gâtée? La thérapeute m'a donné des pistes quant à la réelle envie de mon poly et moi seule peut y répondre.

Réfléchir à des projets communs avec mon mari n'est plus d'actualité. Il désire se reconstruire car il est à bout. Dire que c'est la première fois que je le vois pleurer, c'est pas rien. Il m'a dit qu'aimer c'est aussi savoir quitter l'autre et il est parti. Il s'efface afin que je puisse vivre mon histoire, mais il en fait parti de mon histoire. J'ai envie de lui dire ce qu'il sait mais qu'il ne ressent plus par ma faute. Je culpabilise à fond de sa souffrance et de la mienne.

Il faut assumer ses choix et je n'ai pas d'autre volonté que de le faire. Mais choisir n'est pas irréversible, car si être heureux c'est savoir reconnaitre ses erreurs d'aiguillage, je suis prête à le faire, pour moi avant tout.

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Blooh (invité)

le lundi 30 septembre 2013 à 16h31

Je ne comprends pas trop la question.

Posséder quoi ? Une/des relation(s) ?

Ton mari fait partie de ton histoire c’est certains. Au présent il est parti.
Tu as été peut-être maladroite, tu as fait ce qu’il te semblait bon de faire pour toi.
C’est fait, maintenant il faut faire avec ton marie tel qu’il est aujourd’hui et ta culpabilité.

Rattraper le coup, la situation ne dépend que de vous deux, de votre volonté à avancer ensemble sans vous bloquer mutuellement.

La perte de confiance en soi, en l’autre, à mis du doute dans la tête de ton mari concernant votre relation.
Peut-être que ça vaut le coup de continuer à creuser avec votre thérapeute ?

Si bien sûr chacun sait mettre de côté ses exigences, fiertés personnelles pour dialoguer et (peut-être) trouver un nouveau terrain de confiance.

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aviatha

le lundi 30 septembre 2013 à 16h43

Je sens dans ta question à mon sujet celle que tu te poses aussi au sujet de ton mari.
Malheureusement je ne suis pas sûre de pouvoir d'aiguiller cette fois.
Le chagrin m'a rendue malade, gravement malade. Et si on peut mettre une écharpe à un enfant pour qu'il n’attrape pas froid, une fois qu'il a une pneumonie on ne peut rien faire que le veiller, surveiller son traitement et attendre, en espérant qu'il reprenne le dessus. Il ne peut plus diminuer ma souffrance comme on ne peut pas enlever les microbes du corps à mains nues. Mais il me veille. Les soirs où il n'est pas là, il m'appelle et il me joue de la musique au téléphone pour m'endormir.
Est-ce que ton mari en est au même point ? Je l'ignore. Je ne le souhaite pas. Si c'est le cas, il n'y a rien à faire d'autre que le veiller, et attendre qu'il guérisse. Si ce n'est pas le cas, continuer avec la thérapeute l'empêchera peut-être de prendre froid.

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femme parti (invité)

le lundi 30 septembre 2013 à 17h12

aviatha, ce qui me fait mal, c'est de savoir que de renoncer totalement à mon poly ne me rendra pas mon mari comme il était, s'il me revient. Mon attitude a cassé quelque chose en lui et je ne sais si je pourrais le réparer. J'ai l'impression de parler comme une femme adultère qui s'aperçoit que son homme compte plus que tout.

Prendre soin de lui alors qu'il désire être seul, partager son chagrin dont je suis responsable, je voudrais tant savoir que faire. Il a prit un gros coup de froid, psychologiquement parlant.

Je te souhaite de vite guérir, car tu ne mérites pas ton état. Je lis ton fil et je te trouve d'une sagesse rare, que tu paies réellement cher.

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aviatha

le lundi 30 septembre 2013 à 17h28

Je vais redonner une métaphore que j'aime bien, car elle illustre assez bien la dépression pour en parler aux gens qui ne la vivent pas, ainsi que pour ceux qui se sentent à l'origine et qui culpabilisent.

Tu vidais le lave-vaisselle, tu te retournes un peu vite avec un couteau dans la main et du plante accidentellement quelqu'un. Est-ce que tu es responsable ? Oui. Est-ce que tu es coupable ? Certainement pas. Être à l’origine d'un accident domestique ne fait de personne un assassin en puissance. Maintenant, c'est sûr qu'il ne suffit pas retirer le couteau pour que ça aille mieux (sur le moment ça peut même être pire). Il faut arrêter l’hémorragie, cautériser, recoudre, traiter, cicatriser, enlever les fils, rééduquer... Et la peau ne sera jamais comme avant, une cicatrice va rester, et le muscle sera peut-être aussi fort qu'avant, mais on aura peut-être peur de s'en servir trop souvent, maintenant qu'on a eu si mal... C'est sûr, il ne reviendra pas comme il était avant, il ne le sera jamais plus. Moi non plus d'ailleurs. Ce n'est pas forcément un mal en soi toutefois.

Un de mes amis m'a dit un jour à propos de mon cher et tendre "tu es la femme de sa vie, mais il ne s'en rendra compte que quand il sera trop tard". J'espère qu'il se trompe.

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DMarkhan

le lundi 30 septembre 2013 à 17h35

Aviatha, est-ce que tu penses vraiment que ton cher et tendre doute de ce que tu es pour lui?

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aviatha

le lundi 30 septembre 2013 à 17h56

Je pense que le doute est la marque des monos dont le conjoint se découvre poly. On se demande ce qu'on a fait, pas fait ou mal fait. Parce que pour nous, que l'autre aime quelqu'un d'autre est forcément un désamour de nous (ce n'est pas forcément vrai, mais c'est ainsi qu'on le reçoit de prime abord). Alors on doute. De nous. De l'autre. De notre histoire. De tout. On affronte le doute parce qu'on ne veut pas qu'il nous dévore. Mais c'est un peu un dialogue de sourd "s'il ne t'aimais plus il serait parti avec l'autre - s'il m'aimait vraiment il n'y aurait pas eu d'autre".
Dans mon cas en plus, la maladie n'aide pas à rester lucide. Je sais à peine ce que je pense, comment puis-je avoir une idée de ce qu'il pense vraiment. Je doute de ce qui, il y a quelques mois encore, était une évidence sans ombre. Peut-être cela passera-t-il avec les traitements.

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LuLutine

le lundi 30 septembre 2013 à 19h56

femme parti
J’ai rapporté ma lecture des amours plurielles de F SIMPERE. La thérapeute m’a répondu que ce livre n’est pas une référence, seulement une philosophie de vie rapportée sur papier et que chaque histoire relationnelle reste unique et le poly n’est pas fait pour tout le monde. Elle doit l’avoir lu.

Ben oui sans doute, puisque c'est déjà ce qui est écrit dans le guide...et dans aimer plusieurs hommes aussi !
Ce n'est pas un "modèle à suivre", juste une possibilité parmi tant d'autres.

aviatha
ce n'est pas qu'on ne voit pas ou ne veut pas voir la souffrance de l'autre, on sait qu'elle est là, mais la nôtre prend déjà tellement de place que celle des autres a du mal à nous atteindre.

Et quand c'est comme ça, je crois que malheureusement il n'est pas possible de dialoguer. On ne dialogue pas aveuglé par la souffrance.

femme parti
est-ce que en vouloir trop est un risque de ne rien posséder au final ?

Cette idée de "posséder" m'embête....beaucoup.
Le but de la vie c'est de posséder ?
Surtout que là, il s'agit de posséder des gens si j'ai bien compris ?
Beurk.

femme parti
choisir n'est pas irréversible,

D'accord avec ça.

aviatha
"s'il ne t'aimais plus il serait parti avec l'autre - s'il m'aimait vraiment il n'y aurait pas eu d'autre".

Ce désaccord repose sur une différence de définition de l'amour. Les mono définissent l'amour comme étant exclusif, et les poly le définissent comme non-exclusif.
Si on part avec des présupposés différents, on ne peut pas aboutir à la même conclusion !

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femme parti (invité)

le lundi 30 septembre 2013 à 20h52

est-ce que en vouloir trop est un risque de ne rien posséder au final ?

Cette idée de "posséder" m'embête....beaucoup.
Le but de la vie c'est de posséder ?
Surtout que là, il s'agit de posséder des gens si j'ai bien compris ?
Beurk.

LuLutine, posséder n'est pas systématiquement du concret. Je parle de posséder une âme, une envie de vivre afin d'être heureux, de posséder des sentiments pour un autre, une passion, etc.

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LuLutine

le lundi 30 septembre 2013 à 23h31

femme parti
LuLutine, posséder n'est pas systématiquement du concret. Je parle de posséder une âme, une envie de vivre afin d'être heureux, de posséder des sentiments pour un autre, une passion, etc.

Je comprends toujours pas.
Posséder des sentiments ?

Tenez madame la marchande de sentiments, je reprendrais bien un peu de joie et d'enthousiasme...et beaucoup d'amour aussi ! Ah, mais on va assaisonner d'un peu de déception quand même, sinon c'est pas équilibré...

Je ne "possède" pas mes sentiments...je les ressens...et je ne peux pas décider facilement comme ça lesquels je veux ressentir ou pas (même si avec du travail j'arrive à éloigner un peu les sentiments négatifs, suffisamment pour qu'ils ne me "bouffent" pas, mais ils sont toujours là).

Donc, non, toujours pas compris...

Je préfère vivre plutôt que "posséder".

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femme parti (invité)

le vendredi 04 octobre 2013 à 15h17

LuLutine, chacun à sa propre définition des sentiments. Je pars du principe que tu ne peux donner ce que tu n’as pas. Mes impressions, mes ressentis, mes sentiments m’appartiennent avant tout.

Vivre et posséder sont complémentaires et non opposés, mais ce n’est que mon avis.

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LuLutine

le vendredi 04 octobre 2013 à 21h22

femme parti
Mes impressions, mes ressentis, mes sentiments m’appartiennent avant tout.

Moui, "mes sentiments m'appartiennent", c'est une formulation qui me plaît bien, celle-là.

Mais les sentiments qui "m'appartiennent", à la base ils sont venus tous seuls. C'est pas comme si je les avais choisis, pour moi.

C'est un peu comme : "Mon visage m'appartient". Oui, mais j'ai pas choisi d'avoir ce visage. Et pourtant, c'est le mien.

Disons que ce n'est pas le sens que j'avais perçu dans tes propos. Mais je ne sais pas si je suis claire.

Quand à opposer vivre et posséder...ça dépend posséder quoi.
Dans beaucoup de cas, posséder empêche de vivre. Très clairement. Désolée de ne savoir l'expliciter, beaucoup l'ont fait mieux que moi...et surtout, je suis très fatiguée ce soir.

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femme parti (invité)

le mercredi 09 octobre 2013 à 14h53

Suite à une autre visite chez la thérapeute de couple, il en ressort que mon mariage est réellement en péril. Si mon poly avéré n’est pas remis en question, il est bien la cause de la crise actuelle au sein de mon couple.
Selon l’analyse de la thérapeute, c’est la modification de mon mode de vie que j’impose à mon mari qui est responsable de cela. Elle ne me parle pas d’égoïsme, seulement d’une évolution divergente dans mon couple. Mon mari ne retrouve plus sa femme qu’il considère comme étant adultérine.

Elle affirme également que renoncer à mon poly n’est pas une garantie que de retrouver mon mari, qu’il y a un moment dans la vie où les routes peuvent se séparer. Vivre mon poly n’est que de mon envie propre, mais que cela a un prix, mon mariage.

Elle ne remet pas en cause les sentiments existant, seulement un blocage de mon homme que je dois respecter. Il n’est pas responsable de cela mais possède sa propre vision qui n’est plus la mienne.

Le côté positif est que les choses sont claires, que chacun exprime ses désirs en agissant en conséquence. Nous sommes devenus indépendants l’un de l’autre.

Elle m’a demandé le plus important pour moi entre le poly et mon mari, je ne peux différencier l’un de l’autre. Comme quoi, si mon mari me quitte, cela affecterait probablement mon poly. Elle explique que le poly est souvent un moyen de revivre des belles situations déjà vécu avec quelqu’un, donc mon homme. Le fait de le perdre perturberait également mes repères poly.

Je suis un peu brouillonne, mais je souffre de cette situation. Je reste dans l’analyse de mon poly, c’est-à-dire de savoir si le jeu en vaut la chandelle. L’amour que le porte à mon mari est réellement fort, le perdre ne serait que de ma volonté, donc je suis totalement dans l’optique de recoller les morceaux, mon poly passera après.

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femme parti (invité)

le jeudi 17 octobre 2013 à 08h59

Je me suis aperçu que mon mari reprenant sa vie en main, avait une femme qui lui faisait des avances. Le connaissant, s'il tombe amoureux, il me quittera. Il reste fidèle à ses valeurs de ne pouvoir partager son amour.

Suite à une longue discussion avec lui, il ne sait plus quoi penser de notre couple. Il m'en veut de le faire souffrir, de laisser parler mes envies à son unique détriment. Il ne tient pas compte de mes efforts qu'il juge normal, car je suis la seule responsable de cette crise.

Notre désaccord est bien là, il vit une crise de couple alors que je prends cela pour un épanouissement personnel.

Sa psy lui a donne comme conseil de chercher à vivre en fonction de ses propres envies. Il ne veut plus souffrir, son amour pour moi est la cause de ses douleurs, donc la conclusion reste simple, me quitter.

Je vis très mal cela, je me rend compte être l'unique responsable de cette crise, même si la thérapeute de couple me confirme que je ne suis pas responsable de la divergence de nos routes.

Je suis également dans l'analyse personnelle de mon poly, savoir à quoi cela correspond, pourquoi suis-je devenue comme cela. Ce travail n'est pas simple car je dois accepter une évolution de mes envies tout en modifiant mes points de repère.

Une équation me vient souvent, jusqu'à quel point peut-on s'autoriser à évoluer tout en détruisant son couple? Certains diront que le poly n'est pas synonyme de destruction, que la séparation est du ressort de mon mari, mais si j'étais resté mono, tout cela n'aurait pas existé.

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