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Un·e anarchiste mono - Après la chute, le déni?

Monogamie
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Mono-anar (invité)

le mercredi 13 décembre 2017 à 20h42

Salut à tous,

Je souhaiterais tout d'abord vous remercier bien chaleureusement pour ce site très informatif et cette communauté active et très ouverte. Vous êtes au top !

Ma petite histoire maintenant :

Je suis un·e anarchiste convaincu·e depuis plusieurs années. Je suis mono depuis toujours sans m'être posé·e aucune question, comme une évidence. Je suis en couple avec mon aimé·e depuis 10 ans maintenant. Je l'aime démesurément, d'un amour passionnel... je l'aime profondément chaque jour un peu plus.

Mais depuis peu, le drame...
Mon aimé·e m'annonce qu'ielle souhaite avoir une relation avec un·e autre que moi, sans pour autant changer notre relation à nous. Ielle a déjà passé plusieurs nuit avec son autre. Je suis devant le fait accomplit.

Et là, doute très profond. Jalousie viscérale. Mal-être intolérable. Les idées qui convergent vers des images de mon aimé·e avec un·e autre que moi, et c'est insupportable...

Pendant une semaine.

Mais depuis plusieurs jours, je vais beaucoup mieux. Je vous ai beaucoup lu, j'ai découvert l'anarchisme relationnel (quelle découverte!). Je me suis re-centré·e sur moi, je profite beaucoup plus de chaque instant. Je me réjouis de voir mon aimé·e très heureux·se, j'espère que son histoire va bien se passer, j'espère qu'ielle puisse s'épanouir avec luielle. J'ai une énergie renouvelée dans notre couple, je suis radieux·se.
Je vais finalement beaucoup mieux qu'avant qu'ielle m'annonce son polyamour, en réalité. Je commence même a envisager le polyamour pour moi, sans trop y réfléchir. Dans un état d'esprit libéré.

Voilà je voulais d'abord vous remercier pour m'avoir montré comment voir la vie de manière très différente. Cela dépasse les seules relations inter-personnelles. Je crois que je vis mon quotidien différemment, beaucoup plus en conscience.

Maintenant, j'ai une sorte de doute. Suis-je dans le déni? Une forme d'illusion provoquée par la violence du choc? J'avoue que ça me semble presque étrange un changement aussi radical en si peu de temps. Après, le terrain était propice (anarchiste, adepte de la déconstruction sociologique). C'est le changement peut-être le plus rapide que j'ai expérimenté jusque là dans ma vie (j'ai un peu moins de trente années). Je ne me plains pas, je pourrais simplement profiter sans me poser de question, mais c'est comme ça, je suis un·e cérébral·e !

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Merlyn

le mercredi 13 décembre 2017 à 21h59

Merci de ton témoignage.

Y a que toi qui peut savoir si tu es dans l'acceptation ou le déni hélas :).

Prend du recul, pose toi et prend le temps de réfléchir à la question t'aidera peut-être.

Mais finalement, le vivre comme ça bien sans te prendre la tête, c'est pas mal non plus ;)

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Siestacorta

le mercredi 13 décembre 2017 à 22h03

Ce qui peut nourrir un déni "de bonne foi", ce serait le soulagement de penser que l'histoire n'est pas terminée...
Mais dans les témoignages que je connais, ce qui ressemble plus à du déni, c'est quand quand quelqu'un va super bien quand l'autre est là, puis souffre la majorité du temps, tout en se répétant "je vais m'adapter, je fais encore mieux qu'avant parce que moi je fais des efforts pas comme d'autres mais non je fais pas de reproche du tout".

Dans ce que tu racontes, j'entends pas tellement de dissonance.

Peut-être des questions pour te mettre sur une piste :
- est-ce que dans d'autres circonstances tu t'es déjà vu zapper un temps émotionnel plutôt que de le traverser ?
- tu décris un volte-face dans tes émotions, depuis quelques jours. Si tu creuses, est-ce qu'il y a une pensée, une image, un évènement, qui a marqué ce changement ? Parfois, trouver ce qui sonnait vrai pour moi, dans une période de doute, a pu avoir un effet aussi radical sur ma perception. J'avais juste réussi à trouver ce que je voulais.

En tout cas mes compliments pour prendre sur toi cette transformation, tu sembles réellement appliquer un motto poly courant, le fameux "own you feelings" (assumer que ce qu'on ressent vient de nous, même quand l'autre y joue un rôle).
Par contre, je dirais (plus préventivement que par rapport à ce que tu décris) l'indépendance affective n'est pas vouée à remplacer le dialogue avec l'autre. Il ne peut pas compter sur ta seule autonomie pour que tout se passe bien, et pour faire avec les changements concrets (dans l'emploi du temps, la communication) ; c'est mieux de rien prendre comme évident, même en partageant les meilleures intentions politico-éthiques. Communiquer, maintenir les engagements qu'on prend d'un jour à l'autre...

Tiens, dans cette phase de ton parcours, tu seras peut-être intéressé par quelques réflexions sur l'autonomie affective (au sens large).

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Mono-anar (invité)

le jeudi 14 décembre 2017 à 01h15

Merci pour vos retours !

- dans les témoignages que je connais, ce qui ressemble plus à du déni, c'est quand quand quelqu'un va super bien quand l'autre est là, puis souffre la majorité du temps

Dans mon cas c'est bien un apaisement global. Je suis bien quand mon aimé·e n'est pas là, et aussi quand ielle est là.

- est-ce que dans d'autres circonstances tu t'es déjà vu zapper un temps émotionnel plutôt que de le traverser ?

En général quand je ressent une émotion je la laisse venir et je l'accepte. Je laisse la souffrance m'envahir, je pleure si la tristesse monte, je ris si c'est la joie qui monte.

- tu décris un volte-face dans tes émotions, depuis quelques jours. Si tu creuses, est-ce qu'il y a une pensée, une image, un évènement, qui a marqué ce changement ?

Oui, il y a clairement un élément déclencheur dans mon cheminement. C'est presque idiot, mais c'est la prise de conscience que quoi que je fasse, rien ne pourra m'assurer que mon aimé·e sera toujours avec moi. Et que tout ce que je projette sur la vie est une fiction qui crée des attentes et donc de l'angoisse. C'est étrangement l'acceptation que ma relation n'est pas éternelle, que mes proches sont mortels, qui a été libérateur. Je crois que je me cachais la précarité de la vie. Accepter la mort, alors que je refoulais sa possibilité, a été libérateur.

- Par contre, je dirais (plus préventivement que par rapport à ce que tu décris) l'indépendance affective n'est pas vouée à remplacer le dialogue avec l'autre.

Merci de le rappeler. Je vais réfléchir à ça (merci pour le lien, les textes sont très intéressants, très humains !).
Je crois qu'au contraire l'autonomie affective a amélioré très nettement ma communication. Je ne suis pas paralysé par la peur, j'exprime simplement mes ressentis, mes émotions, sans essayer de modifier le comportement de l'autre. Mais j'ai encore beaucoup de progrès à faire, car j'ai une certaine pudeur à parler avec ielle de sa relation avec sa nouvelle relation, je n'ai pas l'habitude.

Merci encore, n'hésitez pas à poursuivre vos retours :)

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Siestacorta

le jeudi 14 décembre 2017 à 09h20

Mono-anar
il y a clairement un élément déclencheur dans mon cheminement. C'est presque idiot, mais c'est la prise de conscience que quoi que je fasse, rien ne pourra m'assurer que mon aimé·e sera toujours avec moi. Et que tout ce que je projette sur la vie est une fiction qui crée des attentes et donc de l'angoisse. C'est étrangement l'acceptation que ma relation n'est pas éternelle, que mes proches sont mortels, qui a été libérateur. Je crois que je me cachais la précarité de la vie. Accepter la mort, alors que je refoulais sa possibilité, a été libérateur.

Ce genre de pensée n'est pas spécifique aux relations amoureuses, donc je me demande si, idéaux libertaires mis à par (le côté livresque en tout cas), il y a pas déjà tout un parcours personnel antérieur, qui amènerait à cette acceptation aujourd'hui. Voir la "précarité de la vie" en concluant l'intérêt d'en aimer la richesse plutôt qu'en se crispant, ça peut être le fruit de tout un travail. Du coup, cet évènement amoureux est peut-être plutôt mieux vécu que prévu parce qu'il arrive au bon moment pour toi (ou pour ta relation).


Mono-anar
Je crois qu'au contraire l'autonomie affective a amélioré très nettement ma communication. Je ne suis pas paralysé par la peur, j'exprime simplement mes ressentis, mes émotions, sans essayer de modifier le comportement de l'autre. Mais j'ai encore beaucoup de progrès à faire, car j'ai une certaine pudeur à parler avec ielle de sa relation avec sa nouvelle relation, je n'ai pas l'habitude.

Vous en êtes déjà à communiquer personnellement directement, beaucoup de relations ouvertes se vivent sans passer par ce stade (volontairement ou non...). Donc c'est déjà énorme, surtout si le "tiers-aimé" (pas une expression employée par d'autres que moi, c'est un peu verbeux mais parlant) est partant pour participer consciemment à l'équilibre de l'ensemble.

Pour ce qui est de la pudeur : c'est à toi de trouver tes marques sur les sujets qui te touchent sur lesquels tu as besoin de retours de la part de ta relation ou de sa nouvelle relation, et les moments où la vie privée est importante.

Respecter la relation naissante parce qu'on a décidé que c'était ok qu'il y en ait une, c'est un beau travail à faire ; il s'ajoute à celui de faire vivre avec des moyens révisés la relation plus ancienne. Il se peut que ton aimée soit absorbée par la nouveauté, la découverte, son propre tournant... C'est assez souvent délicat de voir que l'attachement ancien ne peut pas être considéré comme assez acquis pour ne pas avoir besoin de soins particuliers à ce moment de l'histoire. A vous de décider ensemble desquels, à quoi faire attention pour que le changement d'équilibre ne se fasse pas aux dépens de besoins fondamentaux (le minimum de temps, d'expression d'affection, de projet que vous estimez nécessaires).

En tout cas, c'est chouette de lire le témoignage de quelqu'un qui a pu voir autre chose que la difficulté initiale, et qui peut envisager d'avoir confiance en soi et en l'autre sans penser que son couple historique en serait la condition sine qua non...

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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artichaut

le vendredi 15 décembre 2017 à 11h35

Au vu de ton témoignage rien n'indique que tu puisses être dans le déni.

Attention par contre de ne pas trop idéaliser les nouvelles modalités relationelles. Et il faut que tu t'attendes à ce qu'il puisse y avoir des rechutes (qui ne seraient d'ailleurs en rien la preuve que tu étais dans le déni).

Rechutes si l'aimé.e s'oublie (t'oublie) un peu trop dans sa nouvelle relation. Rechutes si le "tiers-aimé" (ou metamour) refuse de participer consciemment à l'équilibre de l'ensemble. Rechutes si, le jour où toi-même tu entame une nouvelle relation, ton aimé.e, ne réagis pas aussi bien que toi. Etc, etc.

Comme le dit Siesta : l'indépendance affective n'est pas vouée à remplacer le dialogue avec l'autre.

Aussi attention à ne pas t'emballer. L'anarchie relationelle est sans doute l'une forme de polyamour la plus difficile à mettre en place, je dirais aussi la plus dangereuse affectivement, et la plus glissante sur le terrain de la supposée indépendance affective.

Je ne dis pas tout ça pour te freiner, bien au contraire. Que tu ai pu éprouver si vite de la compersion est vraiment super (l'avantage d'être adepte de la déconstruction sociologique !, et ce qui va souvent avec, une certaine forme d'empathie pour les autres, quelqu'ils/elles soient).

Je dis cela, pour anticiper. Car l'anticipation (discuter des choses avant qu'elles arrivent) est une modalité poly, vraiment chouette pour vivre les relations de manière rassurantes. Donc oui, le dialogue et encore toujours le dialogue.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Mono-anar (invité)

le vendredi 15 décembre 2017 à 12h19

Merci beaucoup pour vos réponses.

Vous mettez l'accent sur l'importance de la communication, notamment par anticipation. J'ai actuellement tendance à communiquer en fonction de ma situation à un instant donné, je n'ai pas l'habitude de me projeter. Je suis totalement d'accord avec vous sur l'importance du dialogue. Néanmoins, je ne sais pas encore vraiment quoi communiquer pour limiter les risques (à part: comment je me sent à un instant donné).
Est-ce que vous auriez des conseils à ce sujet ?

Merci encore !

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artichaut

le vendredi 15 décembre 2017 à 12h55

(Et pourquoi pas "Poly-anar" désormais ?!)

Vu ta capacité à t'adapter rapidement, l'anticipation n'est pas forcément de mise pour toi (après tout on est des êtres si différents…). Tu peux très bien avancer pas-à-pas, et ajuster au fur et à mesure.
Après est-ce le cas aussi de ton aimé.e (et tiers-aimé.e), sont-ils/elles capables d'avancer ainsi également ? Si oui, pas de soucis.

Dans tous les cas (à un instant donné ou en se projetant) c'est pas mal d'essayer d'énoncer tes besoins et tes limites, vis à vis de ces nouvelles modalités. Besoins et limites, d'ordre affectif (reverbaliser régulièrement ce qu'est votre relation), temporel (temps passé avec chacun.e), spatial (il y a t-il des espaces réservés, interdits ou privilégiés), énonciatif (qu'as-tu besoin de dire ou entendre), verbal (qu'est-ce qui doit être impérativement verbalisé ?), numéral (limitez-vous le nombre de relations ?), sociétal (comment vous comporter vis à vis de l'extérieur, quoi dire, quoi visibiliser…) etc. Mais peut-être le fait tu, le faites-vous, déja.

Par exemple :
- aurais-tu préféré que ton aimé.e t'annonces cette relation à l'avance, au lieu d'être mis.e devant le fait accompli ? si oui, que décidez-vous pour l'avenir ?
- que partagez-vous de la relation de l'autre ? que raconter ? partager des moments à trois ?
- et s'il/elle part un mois en vacances avec le/la tiers-aimé.e, ça te va ? ou t'as besoin de le savoir à l'avance ? ou t'as besoin que ce soit plus court ?
- pouvez-vous entamer une relation avec n'importe qui ? ou y'a-t-il des interdits (tes frères et soeurs ? ton/ta meilleur ami.e ?, quelqu'un.e que tu déteste ?…)
- quid des IST (y'a pas que la capote et le vih) ?
- etc

Aussi pour éviter ou limiter les risques c'est bien d'avoir des modalités de gestion de conflit. Mais peut-être en avez-vous déja…

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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artichaut

le vendredi 15 décembre 2017 à 13h10

Et invite ton aimé.e, si ce n'est déjà fait, à venir lire ce fil (et les autres "fils de discussion" du site).

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TyptUnurIc (invité)

le vendredi 15 décembre 2017 à 13h37

Si ça te dit, il y a aussi de la ressource ici : gendertrouble.org/theme16e68f.html

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Siestacorta

le vendredi 15 décembre 2017 à 16h13

En fait, il s'agit pas tant d'anticiper que d'avoir les mots pour le moment où il y aura un évènement à décrire. Pas anticiper au sens "stresser d'avance", parce que ça pourra se passer sans douleurs, mais avoir quelques idées sur les enjeux concrets.

Le post d'artichaut soulève les bonnes questions là-dessus.
Je te suggère aussi un de mes articles pour débutants préférés sur le site.
Au jugé, je crois pas que tu sois sur le point de commettre les erreurs dont parle le texte, mais ça donne de bonnes bases pour comment un truc qui bugge alors qu'on a plein de bonnes intentions.

Dans ton témoignage, tu parles peu de l'approche de la personne avec qui tu avais cette relation jusqu'ici monogame. Et c'est vrai que ton questionnement départ, c'est plus tes propres réactions.
C'est plutôt une bonne attitude à mon avis : à la fois faire en priorité sa part du boulot, et pas penser à la place de l'autre.
Beaucoup de témoignages ici, écrits souvent dans des périodes de crise, font l'inverse : parle beaucoup de l'autre, dans une forme de sidération.
Quand je répondais à ce genre de post, j'espérais encourager ce recentrage qui a été le tien assez rapidement.

Mais tu évoques une autre forme d'un même moment de perte de repère, en parlant de déni. Pour moi, ça veut dire que tu as conscience, tout autant que ceux qui vivent cela seulement au négatif, qu'il y a un bouleversement dans la relation (pas forcément une calamité...)
Ce changement n'est pas qu'intérieur... La part intérieur semble prendre un bon cap, mais celle qui ne dépend pas de toi, tu ne te prononces pas dessus.

Intellectuellement, je pense que c'est plutôt sain. Mais j'avoue qu'il manque peut-être une "marche psychologique" dans cette histoire de "fait accompli".
Quand cette personne que tu aimes annonces son désir de deux relations simultanées, c'est donc après avoir passé plusieurs nuits ?
Il doit y avoir beaucoup de confiance entre vous : d'abord pour qu'elle t'en ait parlé si vite, ensuite pour que ta réaction actuelle soit rapidement ouverte.
Est-ce que cette confiance se base simplement sur vos caractères respectifs, une grande compréhension mutuelle, ? ou est-ce que le changement arrive à un moment de votre histoire qui est là, peut-être sans souffrance, mais qui mériterait d'être communiqué (entre vous surtout, ici si besoin) pour bien comprendre, ne pas nier la nature du changement en cours ?

Tu peux être philosophiquement et même affectivement prêt au lâcher prise dans la relation, et encore une fois, c'est probablement la meilleure attitude quelle que soit la suite.
Je questionne quand même, pour être sûr de pas rater un point important, une forme de déni à laquelle je n'avais pas songé en première lecture, c'est à dire : non pas nier ses propres réactions ou ressentis mais occulter les parties de l'histoire de la relation et des paroles de l'autre qui pourraient donner un sens différent au changement actuel.
Est-ce que le changement (l'ouverture plutôt que la personne qui entre...) dans la relation peut s'intégrer dans votre perception commune de celle-ci, avec une certaine continuité assumée, ou est-ce que cet épisode arrive en faisant suite à d'autres "faits accomplis sans en parler" dans votre histoire ?

Autrement dit, pour répondre exhaustivement, je tente de vérifier si la question d'un déni ne se poserait pas sur la partie de l'histoire qui précède.
C'est une réponse un peu cérébrale aux questionnement cérébral de départ, c'est bien possible que ce soit sans fondement. Mais au cas où ce mot, déni, manifesterait une intuition à interpréter...

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Poly-anar (invité)

le vendredi 15 décembre 2017 à 16h58

Merci pour vos retour !

@ Artichaud : Me voilà changé·e en Poly-anar ! (d'ailleurs je n'arrive pas à m'inscrire au site, quand bien même j'ai enregistré mon adresse mail :/ )

Ces histoires de besoins et limites sont une très bonne piste pour moi, puisque cela revient à dégager les règles importantes pour moi là-maintenant, à renégocier régulièrement. Ça s'inscrit parfaitement dans mon fonctionnement, et j'en vois toute la pertinence. Merci beaucoup pour le conseil !

@ TyptUnurIc : N'hésite pas à me pointer des articles en particuliers qui te sembleraient pertinents pour moi, si jamais :)

@ Siestacorta : Merci pour le texte, il formalise beaucoup de choses que j'ai lu ici ou là. Je crois que j'avais déjà adopté une grande quantité de ce qui y figure, d'où peut-être ma rapidité à accepter le polymour de mon aimé·e.

Concernant le "bouleversement" dans notre relation, cela n'a pas été vécu comme ça par mon aimé·e. En fait, je crois qu'iel pensait que cela n'allait pas poser de problème, sachant que j'ai une manière de fonctionner plutôt hors-normes. Et iel avait finalement en grande partie raison, puisque tout va bien maintenant.

Le changement dans notre relation est notamment lié au fait que depuis un ans, je suis parfois en déplacement professionnel pendant plusieurs mois, durant lesquels non avons respectivement beaucoup d'amour à donner. Je suis rentré·e très récemment, c'est là qu'iel m'a annoncé la nouvelle. Iel voit toujours sont metamour depuis mon retour. Je ne sais pas exactement comment iels s'organisent en détails, j'espère qu'iels s'en sortent pour le mieux, et surtout que personne ne souffre. De mon côté tout va toujours bien, mon aimé·e me dit qu'iel est heureux·se, et nous nous voyons autant qu'avant. Nous avions déjà l'habitude de passer plusieurs jours sans se voir même quand je n'étais pas en déplacement.

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artichaut

le vendredi 15 décembre 2017 à 19h47

Poly-anar
Me voilà changé·e en Poly-anar !

Voici une conversion de mono en poly sobre et rapide ! Si ça pouvait toujours être aussi simple…
(pour l'inscription j'imagine qu'il faut que tu cliques sur le lien dans le mail de confirmation)

Poly-anar
En fait, je crois qu'iel pensait que cela n'allait pas poser de problème, sachant que j'ai une manière de fonctionner plutôt hors-normes.

Je ne suis pas sûr de comprendre. En fait leur relation a commencé pendant ton absence, et iel te l'a annoncé dès ton retour ?
(auquel cas tu a bien été "mis devant le fait accompli", mais il n'y a pas véritablement eu "tromperie" ce qui facilite grandement les choses)

Et je n'ai pas compris si vous habitez ensemble ou pas. (tu n'es pas obligé de répondre, bien sûr)

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Quebbepdy (invité)

le vendredi 15 décembre 2017 à 22h48

Par exemple cet article pourraient te parler : https://gendertrouble.org/article58e68f.html

(Il me semble ici important de noter, pour le contexte, que je vis en ce moment une expérience rare et précieuse de poly-parentalité, et ce tout en vivant en squat)

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ReladMue (invité)

le vendredi 15 décembre 2017 à 22h49

s/pourraient/pourrait/

Cet article, aussi : https://gendertrouble.org/article31e68f.html

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Profil

raz

le vendredi 15 décembre 2017 à 22h58

Poly-anar
d'ailleurs je n'arrive pas à m'inscrire au site, quand bien même j'ai enregistré mon adresse mail :/

A tout hasard. Tu n'aurais pas réglé ton navigateur de façon à interdire tous les cookies ou au moins les cookies tiers ?
Moi qui ai réglé mes navigateurs avec des limites de ce style, j'ai généralement besoin de faire des exceptions lorsqu'il s'agit de m'inscrire ou de me logger sur un site.
Enfin, je suis probablement à côté de la plaque. Mais comme je sais qu'au début, je me cassais la tête quand j'étais bloqué car je ne pensais pas à ce paramètre, je signale.

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Poly-anar (invité)

le samedi 16 décembre 2017 à 13h33

@ Artichaud : Iel a été très clair dès que sa relation a commencé. Je ne considère pas qu'il y a eu tromperie, c'est seulement moi qui me suis rendu·e compte que j'avais en réalité des attentes d'exclusivité. C'est ça qui a été douloureux dans un premier temps.
Quand je dis que je suis "hors-norme", c'est que j'essaye de déconstruire systématiquement les codes et les normes sociales afin de m'émanciper. Je suppose que mon aimé·e a supposé que j'avais aussi déconstruit les normes d'exclusivité... ce que je me suis appliqué à faire rapidement.

Nous avons chacun nos lieux de vie, même s'il nous arrive de passer plusieurs semaines ensemble.

@ Quebbepdy & ReladMue : Merci pour ces textes !

@ Raz : J'ai essayé ça aussi, mais ça ne marche toujours pas :/

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oO0

le mardi 19 décembre 2017 à 20h17

Merci, très chouette récit de vie. Pour une fois que le fait d'être cérébral(e) n'est pas une tare :))

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