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(France)

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le mardi 21 février 2012 à 12h15

salut.

Popol
Sexe/genre, c’est un débat de mots, pour finir, et qui perd de son importance quand on s’est trouvé personnellement sur certains points.

ben là je suis pas d'accord avec la généralisation. j'ettends ton point de vue mais pour moi:
- le sexe c'est une donnée biologique (gonades, chromosomes, appareils génitales,...)
- le genre c'est performatif: c'est de la construction sociale variable et multiparamètre, ca dépend de la culture, de la société, de chaque individues aussi. càd que qu'en performant un genre je change la réalité, je montre une image et j'agis sur ma perception des genres et les perceptions des autres avec qui j'interagis (visuellement, verbalement, non-verbalement....)

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le jeudi 16 février 2012 à 16h58

Popol
Alors j'espère sincèrement qu'on pourra continuer à causer en paix.

;-) t'inquiètes!

bon je tique toujours sur le vocabulaire sexe/genre, être "d'un sexe et de l'autre" ça me bugge le cerveau, hormis dans le cas de personnes intersexes et encore c'est hyper hyper rare d'avoir des attributs des deux sexes qui soient fonctionnels (même si ça existe). bref passons.
Sur le fait de pas complètement dire ton avis, OK, je comprends mieux. Ca veut pas dire que je kiffe non plus.
Intéressant pour moi de voir comment/pourquoi j'ai eu des réactions viscérales à certains de tes propos. Je crois que ma sensibilité à la question trans et mes allergies aux discours pathologisants qui sont légion sur la question... sont des pistes qui valent le coup d'être approfondies.
Sur les "milieux féministes", pour moi c'est pas un gage de clairvoyance aucune, ni d'ouverture d'esprit ou de tolérance, (tout comme pour les 'milieux poly, écolos, anarchistes, militants, x, y, z...") y'a qu'à voir les querelles intestines pas franchement peace et pleines de bienveillance qui les secouent ces milieux. Mais bon, ça reste pour moi des gentes qui ont le mérite potentiel de se poser des questions... Comme disait desproges "J'aurais toujours plus de respect pour les enculeurs [et enculeuses] de mouches que pour les inventeurs [et inventeuses] de bombes à neutrons."
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Juste rapidement, (un peu de perso sur la table) je ne me dis pas 'bi', si je dois choisir une étiquette ce serait plutôt 'pan-sexuelle' même si en pratique pour le moment je n'ai pas eu de relations allant plus loin que le gentil flirt avec des personnes trans.
Bi, justement, c'est binaire du genre, c'est archétypé à fond, et c'est clairement pas là que je me situe. Ca m'intéresse plus de détruire cette binarité, que ce soit par l'abolition pure et dure du genre (ce qui me parait peu probable à moyen terme), et/ou par la multiplication des identités de genre.
D'ailleurs c'est pas parce que je parle de moi avec des pronoms féminins que je suis une fâmme, que j'ai une chatte, des seins ou des ovaires...

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le jeudi 16 février 2012 à 13h49

Popol
Ainsi, je ne prends rien personnellement (tout en restant dans la grande surprise intéressée et curieuse de ce que cela a provoqué comme réactions, en tant que phénomène sociologique), car cela s'adresse non pas à moi mais à un archétype de méchant, d'ennemi-en-idées, justement; mais un archétype mouvant au gré des hérissements qu'il provoque, suivant ce qu'on en prend ou ce qu'on en rejette individuellement.

Yep, je trouve qu'effectivement cela décris bien ta démarche.

Comme je l'expliquais plus haut dans le fil ce qui me dérangeait dans l'échange c'est plus que tu ne mettes rien de perso sur la table pour discuter d'un tel sujet. Adopter une position voyeuriste (c'est pas méchant, c'est descriptif) de ce type:

Popol
Comme le sujet de ce fil n'est pas ma petite personne, mais la curiosité que je porte au monde des autres quand ils parlent d'eux-mêmes, je relance la dernière question sous une autre forme.
Les gens, comment vous vous sentez ? Un jour d'un sexe, un jour d'un autre, les deux entremêlés, ou pas du tout ? Ca vous taraude, ou est-ce que ça ne vous touche pas plus que ça ? Sentez-vous la différence, et si oui, pourquoi et en quoi ?

ben moi ça me dérange.

Je pense qu'ouvrir des fils ici pour satisfaire sa curiosité c'est pas un problème en soi à condition d'y mettre du sien, d'être dans le partage quoi.
Cette forme d'échange asymétrique.... ça m'évoque une posture de psy ou, comme tu le dis bien, de sociologue sur le terrain.
et c'est pas ça que je cherche ici. Mais cela convient peut-être à d'autres.

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Discussion : L'anarchie relationnelle en huit points

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lam

le jeudi 16 février 2012 à 08h55

lilitu
mettre un peu d'ordre dans cette anarchie.

Pour les personnes qui s'y reconnaissent, l'anarchie c'est plutôt "l'ordre sans le pouvoir" (E Reclus) et non pas le néant chaotique et bordélique qui est l'acception commune du mot.

L'anarchie étant une mise en pratique des idées se rapportant à l'anarchisme (= courant libertaire), et étant basée sur un principe de liberté, implique donc pas mal de structuration, d'organisation, de communication....

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Discussion : Aimer sans être aimé en retour

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lam

le mercredi 15 février 2012 à 09h55

lilitu
Et parfois, il y a une relation, voire même une non-relation qui prend une importance démesurée, genre "boss de fin de niveau", avec des données un peu plus longues à intégrer, mais par la suite je me rends comte que tout est différent, je ne fonctionne plus pareil, des choses qui me semblaient impossibles, ingérables sont devenues tout d'un coup évidentes...
Je ne sais pas si je suis très claire là. Enfin je crois que c'est ce qu'il m'arrive en ce moment. Je suis à un carrefour.

je sais si c'est clair mais ça me parle carrément, c'est une super description de ma situation actuelle vis à vis d'une personne.
De mon coté j'ai l'impression que plus la tentation du sentiment passionnel (assez exclusif d'ailleurs si je laisse aller) est forte, plus la relation évoque/remue des trucs profonds - effectivement plus longs à décoder en général.
Mais du coup même si à vivre c'est parfois difficile (eh l'intensité c'est cool mais faut gérer! par exemple pour moi ça veut dire parfois de me retenir d'envoyer des textos/mails à tour de bras...), c'est quand même génial cette complexité et cette intensité dans les émotions.

Là où je trouve ça dur c'est que comme certaines j'aime bien communiquer (d'ailleurs je trouve le paragraphe sur la communication dans le texte posté par Zina "l'anarchie relationelle", très bien écrit et argumenté) et effectivement ça peut faire fuir l'autre.
Je pense que ce n'est pas qu'une question de "fuis-moi je te suis..." et inversement mais aussi de rapport à l'expression verbale ou écrite de ses sentiments.
La construction masculine est plutôt basée sur le déni des émotions que sur le fait de les observer et de les accepter et d'en discuter.
De manière globale (y'a des exceptions dans les deux sens hein) j'observe que c'est souvent plus difficile de parler sentiments pour des gars que pour des meufs.

Et j'ai peur qu'en ayant verbalisé certains trucs que je pense et ressens, je n'aie provoqué l'éloignement de la personne sur qui je 'craque sévère' en ce moment.
Etre patiente le temps qu'il chemine? oui, ouais, c'est du boulot la patience dans ces moments là :) et c'est peut-être aussi pour travailler ça qu'il me pousse des sentiments aussi puissants à l'intérieur?

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le mercredi 25 janvier 2012 à 17h53

Popol
quel est le vrai problème ?

:-/
et si tu te renseignais sur les personnes trans avant de juger qu'elles ont un "problème"?
Une transition ne se résume pas à une ou plusieurs opérations, et parfois n'en implique pas du tout.

Je trouve vraiment fou de prétendre "être au dessus des archétypes genrés" et d'écrire de telles énormités.

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le mercredi 25 janvier 2012 à 17h47

tentacara
(...)
Je te souhaite beaucoup de courage, le soutien de tes amis et de ta famille et une indestructible foi en toi-même. Je te souhaite surtout une belle vie.

Superbe résumé, je plussoie.

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le jeudi 12 janvier 2012 à 11h30

Je préférerais t'envoyer un MP mais je ne peux pas alors je laisse deux petites pistes en guise de PS et de bonne route dans le monde de la remise en question.

Pour Christine Delphy « Le genre précède le sexe ; dans cette hypothèse le sexe est simplement un marqueur de la division sociale ». Penser le sexe en termes de donnée biologique est une impasse : pour elle le sexe est avant tout une représentation de ce que la société se fait de ce qui est « biologique ». (source Genre (sciences sociales) sur wikipedia)

extrait entretien Elsa Dorlin, le Monde, 5 mars 2010

Vincent : Est-ce que féminisme et naturalisme peuvent s'entendre ? L'écologie irait contre le féminisme ? Pourtant ces deux mouvements ont longtemps marché ensemble politiquement.

Elsa Dorlin : On peut considérer que féminisme et naturalisme sont des ennemis de longue date, puisque la plupart des mouvements féministes, comme la pensée féministe, se sont toujours élevés contre les discours naturalistes, c'est-à-dire les discours qui différenciaient hommes et femmes au nom de la nature, et/ou qui naturalisaient les différences sociales entre les hommes et les femmes. On peut considérer que le féminisme est plutôt allergique aux discours qui entretiennent avec la "nature" un rapport non critique.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le jeudi 12 janvier 2012 à 11h22

Popol
Et pour ton dernier post, je parle, moi, bien de mon SEXE, mon IDENTITE SEXUELLE. Car en ne rentrant plus dans le genrage, qui est une notion sociale, bâtie en-dehors de moi, je peux revenir aux basiques du bagage chromosomique, et en rester là. Et m’en foutre, accessoirement. ^^

Ouais bon, on peut pas vraiment discuter parce qu'on met pas les mêmes choses derrière les mêmes mots.
J'ai fait un effort (et peut-être toi aussi mais je l'ai pas senti) pour aller vers la définition d'une base commune mais ça ne fonctionne pas. Ca me plait que cette discussion ait permis de mettre ça au jour, ça me permet de ne plus y prendre part. Parce que là si on continue à débattre on va forcément ne pas être d'accord puis qu'on utilise des mots-concepts (SEXE, GENRE) qui ne veulent pas dire la même chose pour chacun·e.

Simplement, je pense me répéter mais je ne peux pas discuter d'archétypes genrés si on ne part pas d'une base d'humilité qui dit "oui on est tous et toutes conditionné·e·s" et on fait avec.

Je ne croirais personne (c'est pas une question de confiance en toi, c'est général) qui tiens des discours du type "oui, je me suis extrait·e du genre, du conditionnement sociétal"...
C'est d'autant plus facile à faire quand on refuse de s'objectiver en tant que sujet - ce qui est pourtant, avec l'attention portée aux extrêmes (par rapport aux normes dominantes) une des conditions de "l'objectivité forte" (Sandra Harding).

Et j'ai encore moins envie de discuter quand mes propos sont ignorés pour mieux répéter des arguments naturalisants ("bagage chromosomique"), sans rentrer dans un échange d'idées constructif. D'autant que quand on connait la variabilité du sexe génétique, du sexe gonadique, du sexe phénotypique, qui sont tous trèèèèèèèèèès loin d'être binaires, l'argument me fait quand même bien marrer.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le mercredi 11 janvier 2012 à 11h33

Popol
Donc on peut se sentir de son sexe, de l'autre sexe, ou sans sexe, ou doublement sexué.

On peut se sentir de son GENRE
(personnes cis-genre c'est à dire avec une identité de genre qui correspond au sexe biologique)

On peut se sentir de l'autre GENRE
Dans la vision binaire du genre avec deux archétypes (la fâmme et l'hômme) ce sont les personnes biologiquement masculine qui se sentent femmes et celles, biologiquement féminines qui se sentent hommes

On peut se sentir des deux GENRES ou d'aucun des deux, dans une vision de continuum entre féminin et masculin ou complètement en dehors de cette représentation binaire.
mais cela n'a rien a voir avec "se sentir doublement sexué" ;-)

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le mercredi 11 janvier 2012 à 11h28

Popol
De l’article que tu mets en lien, lam (« Transgenre » sur Wikipedia), en ouvrant les articles connexes, on trouve entre autres «  Identité sexuelle ».
Et à ce sujet, ceci : l'identité conférée et l'identité ressentie peuvent parfois être différentes. Il peut également y avoir, indépendamment, absence d'identité ou double identité.

Je crois que c'est important de préciser la première phrase de l'article:
"En sociologie, l'identité sexuelle (ou identité de genre ou identité sexuée) se réfère au genre par lequel une personne est socialement reconnue"

pour montrer qu'on parle bien de genre. C'est pas parce que le mot et le concept ont mis du temps à traverser l'atlantique qu'il faut continuer à induire du flou entre les concepts de sexe et de genre.

Popol
Donc on peut se sentir de son sexe, de l'autre sexe, ou sans sexe, ou doublement sexué.

Là on voit bien que l'emploi du terme "sexe" ne rime à rien. Je peux me sentir ni homme ni femme et avoir des organes génitaux féminins...

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le mercredi 11 janvier 2012 à 11h22

Popol
je me sens totalement du sexe qui est le mien, sans hésitation ni ambigüité, depuis que j’ai compris qu’aucune personnalité n’appartient à aucun genre et que je me comporte en conséquence – que la vie est d’ailleurs devenue légère, sur ce point, depuis lors… le déclic est survenu quand j'ai cessé de me prendre le chou au sujet de ce que mon entourage projetait sur moi, donc de me demander ce que je suis juste parce que mon entourage se le demandait.

Alors là.... bravo! Je suis super bluffée et dubitative.

Moi je sais pas ce que ça veux dire de me sentir de mon sexe. Je sais par contre que tous les jours (en permanence, dès que je m'habille le matin) je performe un genre. C'est mon genre et comme la majorité des personnes cis-genre (pas trans) j'y mixe des choses attribuées à l'archétype qui colle avec mon sexe biologique et d'autres choses qui n'en font pas partie. Tous les jours je performe, même si les interactions avec autrui et moi même sont silencieuses, je performe mon genre.

Un être complètement dégenré dans une société patriarcale, Popol, je n'y crois pas du tout.

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le mardi 10 janvier 2012 à 11h00

Popol
[Sinon, sur "FtX, MtX", je patine un peu... koissé ? Je pense repérer M pour masculin, F pour féminin]

jusqu'ici tout va bien. J'ai eu envie de dire "aller Popol, internet est ton ami", mais comme plein de gentes confusionnent pas mal sur tout ça y'explique un petit peu

Popol
[T pour transgenre, X pour... hémi-bagage chromosomique?... tu peux en dire plus?]

Bon là c'est moins clair, bien sur aucun héritage chromosomique - on parle de genre, pas de biologie

le "t" dans FtM, MtF, FtX, MtX.... ca veux dire "to" en anglais.
le "X" c'est l'inconnu, qui est parfois noté "U" pour 'unknown' c'est pour montrer que si le genre assigné de la personne ne lui correspond pas, elle n'a pas pour autant envie de s'assigner à l'autre stéréotype. Ces appelations relèvent de l'autodéfinition, on ne peut pas dire de quelqu'un·e qu'ille est ci ou ça.

Au sens plus strict, une personne transgenre est une personne qui ne se sent pas appartenir au genre assigné à la naissance mais ne se sent pas non plus appartenir à l'autre genre. Elle peut se sentir homme et femme, homme ou femme selon les moments, ni homme ni femme.

J'ai mentionné ça parce que ta démarche y fait écho (c'est un peu comme un coming out virtuel :-) ), même si je rejoins Tentacara: personne n'est à l'abri des stéréotypes genrés, ce qui n'empêche pas de s'essayer à les déconstruire.
Pour moi cela souligne que la déconstruction ne peut se faire sans une bonne dose de réflexivité et d'humilité.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le lundi 09 janvier 2012 à 22h48

zina
Ben personnellement j'ai l'impression de ne pas être complètement dans l'un ou l'autre, soit de naviguer, soit de ne pas m'en rendre compte.
Mais après coup, il parait qu'en fait je suis quand même dans l'archétype de mon genre sans m'en rendre compte.

Du coup, Zina, je pense bien qu'absolument tout le monde est conditionné-e... Juste le genre c'est tellement ancré que peu de monde s'en rend compte.
Bien sur on s'approprie des attributs des deux archétypes (et c'est bien des archétypes, des concepts, du virtuel: la vraie femme ou le vrai homme ça n'existe pas en vrai), et on peut tout à fait se définir comme transgenre si on a envie. Mais c'est difficile de transitionner vers le neutre (FtX, MtX), parce qu'ensuite les autres vont forcément nous assigner à un genre ou à l'autre, rien que par le langage et l'usage des pronoms.

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Discussion : Et merde aux archétypes genrés

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lam

le lundi 09 janvier 2012 à 22h44

Popol
La question que je pose ici n'est pas de déterminer mon sexe, mais de vous soumettre le thème du genrage inconscient selon les valeurs d'un interlocuteur qui ne disposerait d'aucun renseignement sur le sexe de son vis-à-vis virtuel. Tout comme quand on porte un prénom comme Claude, Dominique, Camille, et qu'on pond une lettre ne donnant aucune autre indication.

Si ça intéresse quelqu'un, ou qu'il a connaissance d'expériences et de travaux sur le même sujet, ça m'intéresse beaucoup.

Ca me rapelle une expérience où une photos de nourisson qui pleure est présentée aux personnes testées. Selon si on présente le bébé comme mâle ou femelle les réactions sont complètement différentes (Il est contratrié, malade, Elle est triste, voire fatiguée). Voilà, les stéréotypes ça commence au berceau..... Ou même dès l'échographie du 4eme mois?

sur la source il me semble bien que c'est entre autres dans le docu de Patrick Jean "la domination masculine" que l'expérience est mentionnée.

Sinon un autre docu qui pourrait t'intéresser: Gendernauts de Monika Treut, explorations des limites des genres. Seul point négatif à mon sens: le sous-titre est mauvais car la distinction sexe-genre n'y est pas claire.

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Discussion : Un candidat polyamoureux pour 2012 !

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lam

le jeudi 05 janvier 2012 à 11h28

Sinon, pour boucler ce monologue matinal, je préfère passer du temps à réfléchir et mettre en place d'autres possibles plutôt que de soutenir la mascarade politico-médiatique que les gens appellent l'élection présidentielle.
Je ne crois pas que l'état du monde changera en fonction de ça, sauf pour accélérer la tendance actuelle à la paupérisation des masses et l'enrichissement d'une oligarchie. Dit autrement la question posée par ces élections c'est pas de pouvoir penser nos vies, mais de penser à l'intérieur du libéralisme. Ou comment on va se faire ramoner avec plus ou moins de vaseline. Comment on va aménager ce modèle pour lui faire gober un peu plus d'égalité (pour les pauvres, les femmes, les malades, les immigré-e-s,les homos, les polys...), sans pour autant réfléchir aux raisons intrinsèques qui font que le libéralisme a besoin d'inégalités pour se développer.

Il n'y a qu'à regarder comme on nous bourre d'informations creuses sur cette élection creuse depuis plus de 6 mois. La preuve que ça marche, on a même de l'incitation à aller voter sur polyamour.info... Mais depuis quand les élections nationales changent-elles vraiment la vie?

La question qui s'impose est à mon sens: de quoi ne parle-t-on pas pendant ce temps là?

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Un candidat polyamoureux pour 2012 !

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lam

le jeudi 05 janvier 2012 à 11h17

En ce qui concerne le fait de changer le monde, beaucoup de penseuses et penseurs ne sont pas misogynes comme Proudhon.

immortel
Dans son travail, Proudhon avait fini par mettre en évidence les paradoxes les plus élémentaires de notre système comme le fait que la liberté était elle même, la cause des inégalités (Système des contradictions économiques - 1846).

Bon sur cette citation il faudrait revenir sur ce qu’on appelle liberté et égalité. Qui est libre, qui sont les égaux ?

Parce qu'à l'époque où parle Proudhon, comme à la notre d'ailleurs on raisonne pas mal à partir d'un sujet théorique homme, blanc, valide, hétéro, capable d'abstraction complète (non soumis aux affects).... Peut-on être libre si d'autres sont opprimé-e-s dans notre société? Si l'égalité n'est pas recherchée et mise en pratique?

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Discussion : Un candidat polyamoureux pour 2012 !

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lam

le jeudi 05 janvier 2012 à 11h17

Donc le 'polyamour' est pour moi une manière de vivre mon anarchisme en pratique par la non appropriation de l'autre, la mise en lumière des enjeux de pouvoir et de domination et l'énergie déployée à les éliminer.

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Discussion : Un candidat polyamoureux pour 2012 !

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lam

le jeudi 05 janvier 2012 à 10h58

Salut à tou-te-s

J’apporte deux trois grains de sel à cette discussion.
D’abord j’ai l’impression qu’il y a un énorme fouillis dans ce fil sur ce qu’on entend par ‘politique’ et ‘anarchisme’ ou ‘anarchie’.

Mysterhill
Je pense clairement qu'on ne devrait pas melanger polyamour et politique. Sauf quand le politique s'invite et entend restreindre nos libertés.

A propos de politique donc, est-ce qu’on parle de politique politicienne, des pantins sur-médiatisés qui font mine de donner une direction à la société ?
Ou bien est-ce qu’on parle des questions qui concernent le vivre ensemble, les individus et leur interrelations au sein d’une société donnée ?

Syntaxerror
l'anarchiste n'est pas apolitique... il est agouvernance

il ne nie pas la cité ou la gestion de la cité (polis en grec ===> police et politique viennent de cette éthymologie d'ailleurs), il renie par contre le pouvoir qui aurait main mise sur la gestion elle même et sur le groupe puisqu'il compte sur une autogestion harmonieuse presque télépathique du "groupe" sans ordre "supérieur"...

Alors sur l’anarchie je suis d’accord pour la première partie mais il me semble que la deuxième est complètement erronée. Pour moi l’anarchisme (et son versant pratique : l’anarchie) ne renie absolument pas le pouvoir mais cherche plutôt à le mettre en évidence pour pouvoir combattre les rapports de pouvoir et de hiérarchie.
L’anarchisme ne compte pas sur la magie mais entre autres sur l’essai-erreur et la critique constructive et non bridée pour élaborer une société où les rapports de pouvoir sont en permanence soulignés, analysés, critiqués, pour pouvoir les éliminer.
Tous les courants de l’anarchisme ne sont pas contre la représentation, tant qu’elle est encadrée (mandats impératifs…)

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Polyamour et bisexualité

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lam

le mercredi 21 décembre 2011 à 13h04

Salut, je rejoins plusieurs témoignages et notamment l'analyse d'Aurélien: il m'a toujours semblé 'logique et cohérent' d'être bisexuelle (à l'époque je ne connaissais pas le terme 'pansexuelle') ou en tout cas pas seulement hétéro. En plus de la recherche personnelle c'est de réfléchir sur l'hétérosexualité comme système d'oppression politique et de conditionnement qui m'a aussi portée.
Sans le vivre forcément en pratique je me rappelle avoir toujours eu des proches homo, et d'avoir pas mal levé le poing contre l'homophobie, cause que je vivais comme juste mais quand même comme celle 'des autres'. Pendant longtemps j'ai ressentis des affinités pour les combats LGB (relevant de l'orientation sexuelle) sans m'y identifier parce que moi j'avais jamais fait 'du vrai sexe' avec des femmes, et que l'étiquette Bi me semblait renforcer les stéréotypes binaires de genre contre lesquels je me battais. Même si c'est un processus en évolution constante j'ai d'abord travaillé à questionner, explorer et accepter mon identité de genre, sur l'orientation sexuelle ça restait de la théorie.

Et c'est depuis que j'ai des relations poly que j'ai vraiment des relations avec des femmes et lesbiennes qui dépassent ou ont dépassé le simple flirt d'une soirée.

En clair j'avais pas mal creusé le cheminement théorique sur la légitimité du désir dans sa variété avant de passer à la pratique de relations non-hétéro dans des relations non exclusives.

D'avoir réfléchi ça avant m'a je crois facilité le fait de rencontrer des personnes avec qui c'est possible de vivre quelque chose qui me plait. Aujourd'hui je me rend compte que la plomberie (ton sexe a quelle tronche?) me pose beaucoup moins de questions dans mon attirance envers les autres que le fait de partager des positions et questionnements politiques communs, autour du féminisme par exemple. Et comme les hommes bio féministes (quelque soit leur orientation sexuelle) ça existe mais pas tant que ça, ben.... c'est cool pour moi de ne pas relationer seulement avec eux.

Alors Janis, j'ai envie de dire que c'est pas grave du tout, je trouve ça plutôt génial et courageux de s'ouvrir, de se poser des questions, de se laisser le temps d'avancer sans renier ses ressentis :-)

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