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Où sont les lutines ?

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jayraymy

le samedi 24 mai 2014 à 08h04

LuLutine
Et j'attends toujours l'homme qui viendra me dire que le rejet c'est pire (ou aussi dur au moins) que d'être violé.

Ce n'est pas comme si on pouvait directement lier de nombreux suicides à ce genre de rejet je suppose...

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LuLutine

le samedi 24 mai 2014 à 08h06

GMO
On trouvera aussi des hommes qui ont une vie entière de rejet,

Je n'ai jamais dit le contraire, à te lire j'ai donc l'impression que tu m'as très mal comprise...

GMO
Et pourquoi en déduire que c'est "le courant dominant" ?

Je ne l'ai pas déduit, il se trouve que consciemment ou non, ça l'est, et j'en donnais une illustration.
Je peux dessiner un triangle et expliquer qu'un triangle c'est une figure qui a trois côtés. C'est pas parce que j'en aurai dessiné un exemple, un cas particulier, qu'il faudra penser que j'ai déduit de cet exemple la définition du triangle.

GMO
Je vous rappelle que d'après Freud, nous voulons tous coucher avec notre mère

Ca c'est pour les garçons. Et les filles veulent coucher avec leur père. Quand j'étais gamine j'ai dit à mes parents que je voulais épouser mon père. Alors bon l'analyse de Freud ne peut pas me choquer.
Après, je dis pas que c'est le cas de tout le monde, mais si tu croyais me convaincre avec ça, que je te dise "oh non surtout pas avec mon père", ben c'est raté puisque ça s'est vérifié dans mon cas.

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(compte clôturé)

le samedi 24 mai 2014 à 10h26

Vous avez très actifs pendant que je dormais :-D . Je suis parait-il ascendant "marmotte" (+) .

Bref, en m'endormant hier soir, ce qui est une phase toujours longue chez moi, j'ai repensé à cette notion de "je n'arrive pas à me faire aimer" et, parmi les méandres de l'endormissement, m'est apparu l'image de cette petite voiture, de cette coccinelle "animée" par Walt Disney. Non, je ne parle pas de la voiture rouge prisée par nos enfants. Je parle de Choupette, devenue Roméo (c'est donc pas une question de genre). Au sortir du film, on ne peut QUE AIMER cette voiture, on ne peut que s'y être attachée. Mais bon, ce n'est qu'une voiture, une "machine". Qu'est ce qui fait qu'on l'aime. A-t-elle une belle carrosserie ? Est-elle une "limousine" ? non. Est-elle intelligente ? non plus. Cette voiture n'a aucune logique mathématique en peu de culture. Alors, qu'est ce qui l'a rend attachante à ce point. Comme l'explique Isabelle Filliozat, c'est son QE "Quotient Émotionnel" ! Durant les épisodes (il y en a eu plusieurs), certains veulent connaitre le secret de cette voiture. Ainsi, il l'a démonte, l'étudie, etc... Certains, exaspérés cherchent à la tuer (elle a donc un côté humain, elle a un coeur, comme le mécanicien le dit dans le premier épisode). En fait, l'on découvre que son "constructeur" était sur le point de mourir et qu'il a voulu, par le biais de cette voiture, continuer à donner son amour à son épouse. Aussi, il a versé des larmes, ses larmes, expression de son amour, dans la composition du véhicule (lors de la fabrication, je ne sais plus exactement).

Ce que je retiens de cette histoire, c'est que l'on ne peut se faire aimer à sa juste valeur qu'en dévoilant notre QE, donc nos émotions. Pour cela, il faut être en phase avec soi même, je veux dire par là avec ses émotions. Beaucoup de poly se reconnaissent dans le terme "hypersensibilité". C'est peut être cela qui fait de nous des "limousines".

Qu'en pensez vous ?

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(compte clôturé)

le samedi 24 mai 2014 à 10h27

Bon perso, je n'aurai jamais voulu épousé mon père. Trop froid, trop distant :-(

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bodhicitta

le dimanche 25 mai 2014 à 10h24

lulutine
Je sais bien comme tu le dis que tu n'aimes pas que certains t'apprécient juste pour ton apparence, et que tu les envoies balader. Je sais bien.

:-/ C'est pas eux que j'envoie balader, eux du coup je ne m'y intéresse pas trop car si c'est tout ce qui les intéresse ça montre qu'ils ne sont pas trés intéressants eux. Je n'envoie pas balader quelqu'un juste car il m'apprécie, quelqu'en soit la raison.
Ceux que j'envoie balader c'est qui me prennent pour une conne à cause de mes apparences "trop bonn(ass)e trop conne", généralement c'est flagrant

lulutine
Tu n'as pas, je crois une vie entière de rejets derrière toi. Mais certaines femmes en ont une. Donc non, c'est pas typiquement masculin comme problème.

ok mais c'est pas par c que je n'ai pas connu beaucoup de rejets que je ne cherche pas à trouver une solution à réfléchir pourquoi les hommes sont rejetés par c qu'ils sont homme.
Si je n'ai pas subis de nombreux rejets je sais aussi que c'est par c que je suis femme et que de lier des contacts nous est plus facile

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le dimanche 25 mai 2014 à 14h43

Bodhicitta8
Si je n'ai pas subis de nombreux rejets je sais aussi que c'est par c que je suis femme et que de lier des contacts nous est plus facile

??? la femme saurait mieux communiquer que l'homme ??? Pas moi, alors !!!

Je suis toujours dit que c'était plus une question de personnalité, de tempérament, mais je me trompe peut être...

Récemment, j'ai dit non, j'ai envoyé chier purement et simplement quelqu'un. Il m'a dit que finalement j'étais moins libre que je semblais l'être, alors que je le rejetais pour des raisons autres évidemment que "je me sens libre". D'ailleurs la liberté, commence par celle de dire non, purement et simplement.

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LuLutine

le dimanche 25 mai 2014 à 15h36

bodhicitta8
ok mais c'est pas par c que je n'ai pas connu beaucoup de rejets que je ne cherche pas à trouver une solution à réfléchir pourquoi les hommes sont rejeté par c qu'ils sont homme.

Je n'ai jamais dit ça bodhicitta, je répondais seulement sur le fait que tu semblais considérer que le problème était uniquement masculin : or il ne l'est pas !

Pour ma part je crois avoir suffisamment expliqué comme je m'attelais à ce problème aussi. Mais tout comme gcd, il est hors de question qu'on me réponde que je ne suis "pas si libre" ou "pas vraiment polyamoureuse" (on m'a fait le coup une fois) parce que j'aurais refusé une proposition venant d'un homme, et/ou que l'homme en question se plaigne de rejet...malgré tout, je n'ai pas à dire oui à tout, et ce dont beaucoup d'hommes ne se rendent pas compte aussi, c'est que lorsque je coupe court à un dialogue avec l'un d'eux, ce sont des jours où j'aurais fait la même chose avec n'importe qui, pour des raisons qui me sont propres (je suis préoccupée, pressée...), et pas "juste" parce que ce serait un homme !

C'est peut-être ça d'avoir eu (du moins j'en ai l'impression) une éducation non sexiste...merci à mes parents !

Et donc je trouve cela réducteur de dire que c'est toujours parce que ce sont des hommes.

De toute façon, c'est contre le sexisme qu'il faut lutter, et ainsi cela n'arrivera plus ! (Enfin, quand il seront "rejetés" ce sera comme je le dis plus haut pour d'autres raisons.)

bodhicitta8
Ceux que j'envoie balader c'est qui me prennent pour une conne à cause de mes apparences "trop bonn(ass)e trop conne", généralement c'est flagrant

Oui c'est d'eux que je voulais parler, mais j'ai écrit un peu vite.

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bodhicitta

le dimanche 25 mai 2014 à 16h10

ok <3
:-/ m'enfin là j'fais de grosses fautes de français et d'orthographe, et là je passe pour une conne, mais cette fois c'est ma faute... trop speed et passionnée... :-/

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(compte clôturé)

le dimanche 25 mai 2014 à 21h32

Pour les fautes, bcp d'entre nous devraient s'auto flageller, moi la première :-( . L'important c'est ce que l'on dit, enfin écrit (+)

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Green-Man-Outside

le lundi 26 mai 2014 à 01h21

LuLutine
Je n'ai jamais dit le contraire, à te lire j'ai donc l'impression que tu m'as très mal comprise...

C'est en effet... une impression.
D'une, mon commentaire cite un passage de ton propre post où tu évoques le fait que ce n'est pas typiquement masculin, et ce n'est pas l'unique fois ou tu l'écris noir sur blanc dans ce fil.
De deux, mon post souligne que "les oppositions dualistes hommes versus femmes (ou mono versus poly) sont généralement grotesques, caricaturales et improductives " ; remarque qui donne un contexte à mon observation sur le fait qu'on trouve aussi des hommes victimes de rejet, etc.

Par contre, opposer le fait que x homme (SaturnFox ou RIP) n'a pas une vie entière de rejet alors que certaines femmes oui... c'est comme multiplier des pommes par des poires en mathématiques. ;-)

LuLutine
Je ne l'ai pas déduit, il se trouve que consciemment ou non, ça l'est, et j'en donnais une illustration.

Ok, alors je reformule : qu'est-ce qui te permet d'affirmer que c'est consciemment le courant dominant ? Que la majorité des gens (ou des hommes ?) vont dire du cas que tu décris "au moins quelqu'un aura voulu d'elle" ?

LuLutine
Je peux dessiner un triangle et expliquer qu'un triangle c'est une figure qui a trois côtés. C'est pas parce que j'en aurai dessiné un exemple, un cas particulier, qu'il faudra penser que j'ai déduit de cet exemple la définition du triangle.

Soit. Ce qui me permet d'ailleurs de faire remarquer que le langage est tautologique par définition. ^^

LuLutine
Ca c'est pour les garçons. Et les filles veulent coucher avec leur père. Quand j'étais gamine j'ai dit à mes parents que je voulais épouser mon père. Alors bon l'analyse de Freud ne peut pas me choquer.
Après, je dis pas que c'est le cas de tout le monde, mais si tu croyais me convaincre avec ça, que je te dise "oh non surtout pas avec mon père", ben c'est raté puisque ça s'est vérifié dans mon cas.

Hahahahahahaha !

Ce que tu sembles ignorer (et qui sert d'argument à certains pour expliquer que les filles auraient plus d'histoires homosexuelles à l'adolescence que les hommes) c'est que dans la théorie freudienne, les filles aussi veulent coucher avec leurs mères avant de transférer leur attachement sur leur père (pour deux raisons, dont l'une est la fameuse "envie de pénis" qui fait hurler les féministes à travers tout l'univers connu).

La question n'est pas de savoir si toi, LuLutine, tu voulais te marier avec papa à cinq ans. Mon exemple visait à illustrer - sans succès visiblement - que l'on peut faire dire tout et son contraire à "l'inconscient", ce que Freud exprime d'ailleurs en disant que l'inconscient (ou disons, le "ça" pour les fans de la seconde topique) ne connait ni le temps ni la contradiction. Autrement dit, là LuLutine, t'as peut-être envie de me tuer inconsciemment. Et bien sûr, comme il est impossible de prouver le contraire, c'est la porte ouverte à toute les fenêtres. ;)

Donc même si je crois volontiers qu'il existe un inconscient - pas forcément au sens freudien - je considère que pondre des généralisations sur la base de cet outil est douteux. D'où ma question ci-dessus : qu'est-ce qui te permet d'affirmer que c'est consciemment le courant dominant ?

;)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le lundi 26 mai 2014 à 08h28

GMO
opposer le fait que x homme (SaturnFox ou RIP) n'a pas une vie entière de rejet alors que certaines femmes oui...

Je n'ai pas dit ça. Donc, tu m'as effectivement mal lue (au moins en partie).

GMO
dans la théorie freudienne, les filles aussi veulent coucher avec leurs mères avant de transférer leur attachement sur leur père

Possible, mais alors j'étais trop jeune pour le formuler à l'époque (parce que pour mon père, non je n'avais pas cinq ans j'étais bieeeen plus jeune), donc mes parents n'ont pas pu me le rapporter, et comme je ne me souviens pas de cette époque... ;)

Qu'est-ce qui me permet de l'affirmer ? Je l'ai précisé x fois dans d'autres contextes mais bon, on va recommencer : d'après mes observations personnelles et lectures, c'est le courant dominant. Tu ne me feras pas penser que j'ai mal vu, mal lu, mal entendu etc.
J'ai peut-être tort de penser avoir croisé suffisamment de gens pour connaître un échantillon représentatif de notre société. En tout cas, je ne peux qu'essayer de changer ce que je vois autour de moi, et pas ce que je n'observe pas.

Donc quand je cesserai de m'apercevoir que c'est la pensée dominante, ben on verra. En attendant, c'est pas le cas...

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(compte clôturé)

le lundi 26 mai 2014 à 09h59

En attendant "compte clôturé" fait toujours la gueule :-(

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Lagentda

le lundi 26 mai 2014 à 13h01

Juliejonquille
Bon courage à toi, j'espère que tu trouveras la paix avec la réalité.

Si ça peut te consoler, même les femmes peuvent se payer des râteaux...

Ce n'est pas flatteur de savoir qu'on n'est pas choisie pour soi mais parce que c'est la pénurie. Je parle des sites de rencontres, étant incapable de draguer dans la vraie vie sans piquer un fard et m'enfuir lâchement. Je n'ai jamais rencontré un homme autour de moi par hasard, peut-être parce que je suis trop timide et inhibée et que mon regard sur les gens est amical et non-sexualisé.

Après, c'est notre nature qui n'est pas adaptée, ou notre regard.

J'ai un petit conte pour illustrer :

Bon, je suis la première qui dois méditer cela. Je sais que si certaines histoires ont mal fini c'est parce que je manque de confiance en moi et n'ai pas su protéger ou communiquer.


Message modifié par son auteur il y a 3 jours.

J'aime beaucoup ton conte, Juliejonquille...Je le réutiliserais peut-être à l'occasion...

Sinon, pour revenir au débat, je pense, comme dans tout débat (sauf les plus mauvais), malgré les oppositions qui apparaissent, tout le monde a au moins un peu raison (même "compte clôturé et reposant en paix"). En tout cas, je suis globalement d'accord avec "Green-..." : il faut évidemment se méfier des généralités, et surtout des leçons générales tirées des cas individuels. Par définition, on peut toujours trouver un cas individuel qui remet en cause une tendance qu'on nous a exposé. Mais, il est toujours intéressant de parler de cas individuels, c'est évident. Et trouver également les généralités, qui par définition ne peuvent être que très générales ("nous sommes tous mortels", "on a tous besoin d'amour",...). Mais, ce qui est aussi très intéressant, c'est de parler des "tendances" (ce qu'a évoqué Lulutine)...Et, là, c'est forcément un terrain de débat, où il faut avoir des billes...Ces billes peuvent être une connaissance assez élargie des "gens" dans leur diversité (comme le revendique Lulutine)...Ca peut aussi être de s'appuyer sur des statistiques, ci-possible établies par des études sérieuses, mais elle auront toujours un effet lissant et catégorisant. Et on vient donc à ces fameuses catégories "hommes", "femmes"...Dans les statistiques du viol (désolé, je me lance, sans sources, pour l'instant, mais si vous voulez, nous chercherons), on sait qu'effectivement, les victimes sont, à une large majorité, des femmes (et donc une petite minorité, des hommes), et les violeurs sont à une encore plus écrasante majorité des hommes (et donc une très petite minorité des femmes)...
Et, côté rejet, je dirais que j'avais vu une statistique éclairante, qui évoquait le pourcentage d'hommes cinquantenaires, qui n'avait jamais eu une expérience "de vie de couple", et il était plsu élevé que le pourcentage de femmes cinquantenaires, qui n'avait jamais eu une expérience "de vie de couple",...Après, il faudrait creuser....et c'est évidemment qu'il ne faut pas accuser une "période de transition mal branlée entre une société patriarcale et une société féministe"...les causes sont souvent pour chacun de ses hommes qui souffrent de rejet, en (grosse?) partie individuelles et particulières...

Sinon, je serais évidemment curieux, pur revenir au sujet de base, d'avoir les bonnes nouvelles de Saturn Fox, qui a bien sûr, eu besoin de temps et de patience (mais finalement pas tant que ça) pour trouver une partie des clés d'un bonheur...

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LuLutine

le mardi 27 mai 2014 à 00h10

Ouaip, des stats j'en ai vu aussi des tonnes, sauf que - bien qu'archiviste du forum (enfin il paraît, c'est pas moi qui le dis...) - je ne suis pas une si bonne archiviste que ça, j'ai pas gardé les sources, désolée... :)

Pour les femmes plus souvent en couple, je pense qu'il faut aussi prendre en compte le fait qu'elles subiss(ai)ent souvent (surtout pour celles qui ont 50 ans et + aujourd'hui) une plus grande pression sociale pour "se mettre en couple".

Un homme peut "réussir sa vie" sans être "en couple", alors que pour une femme, si elle reste célibataire, elle n'est (ou n'était, parce que ça évolue doucement !) pas considérée comme ayant "réussi sa vie"...

Donc je me dis que du coup, il y a peut-être dans le lot de ceux "pas en couple" :
- des hommes non pas "rejetés" mais dont ça a été le choix ;
- des femmes dont ça a été le choix aussi ;
et dans le lot de ceux "en couple" :
- des femmes qui ont cédé à la pression sociale (je ne nie pas qu'existe cette pression pour les hommes aussi, mais dans une moindre mesure) alors qu'elles auraient voulu rester célibataires ;
- des hommes cédant à la pression sociale mais - comme dit entre parenthèses juste au-dessus - dans une moindre mesure.

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Green-Man-Outside

le mardi 27 mai 2014 à 01h05

LuLutine
Je n'ai pas dit ça. Donc, tu m'as effectivement mal lue (au moins en partie).

Hum... pas sûr que cela soit intéressant d'insister, néanmoins je te recite :

LuLutine
Tu n'as pas, je crois une vie entière de rejets derrière toi. Mais certaines femmes en ont une. Donc non, c'est pas typiquement masculin comme problème.

Donc si j'ai mal compris, je suis tout ouvert aux explications.

LuLutine
Qu'est-ce qui me permet de l'affirmer ? Je l'ai précisé x fois dans d'autres contextes mais bon, on va recommencer : d'après mes observations personnelles et lectures, c'est le courant dominant. Tu ne me feras pas penser que j'ai mal vu, mal lu, mal entendu etc.

Soit, je me contenterai donc de le penser moi-même.
Bien sûr, on peut aussi invoquer le fait qu'on ne vit pas dans le même monde. Ce qui, d'ailleurs, n'est pas incompatible avec l'existence de biais cognitifs.

LuLutine
J'ai peut-être tort de penser avoir croisé suffisamment de gens pour connaître un échantillon représentatif de notre société. En tout cas, je ne peux qu'essayer de changer ce que je vois autour de moi, et pas ce que je n'observe pas.

Je pense que peu d'individu dans le monde peuvent prétendre avoir croisé suffisamment de personnes pour connaître un échantillon représentatif dans x domaine.
Mais "peu" ne signifie pas "aucun".

Quelqu'un qui est surveillant de prison depuis 20 ans peut sans doute affirmer qu'il a pu observer un échantillon représentatif des détenus français sur l'ensemble de sa carrière. Encore faut-il que sa propre observation ne soit pas parasitée par des biais.

Lagentda
il faut évidemment se méfier des généralités, et surtout des leçons générales tirées des cas individuels. Par définition, on peut toujours trouver un cas individuel qui remet en cause une tendance qu'on nous a exposé. Mais, il est toujours intéressant de parler de cas individuels, c'est évident. Et trouver également les généralités, qui par définition ne peuvent être que très générales ("nous sommes tous mortels", "on a tous besoin d'amour",...). Mais, ce qui est aussi très intéressant, c'est de parler des "tendances" (ce qu'a évoqué Lulutine)...

Tout à fait. Les généralisations font partie de ce qu'on appelle en PNL des distorsions (cognitives). Néanmoins, dire qu'il ne faut jamais généraliser revient à généraliser. D'autre part, il y a une différence entre une tendance dominante (par exemple "la majorité des enseignants votent à gauche") et une généralisation ("tous les enseignants votent à gauche"). ;)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le mardi 27 mai 2014 à 02h55

GMO
Donc si j'ai mal compris, je suis tout ouvert aux explications.

Je répondais à bodhicitta. Donc absolument pas à un homme. Ce que tu affirmais (à tort, donc).

Pour le reste, on est d'accord je crois, je n'ai jamais généralisé, par contre j'ai observé une très nette tendance.

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Green-Man-Outside

le mardi 27 mai 2014 à 04h57

LuLutine
Je répondais à bodhicitta. Donc absolument pas à un homme. Ce que tu affirmais (à tort, donc).

Ok. Au temps pour moi. ;)

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bodhicitta

le mardi 27 mai 2014 à 10h14

Green-Man-Outside
Bien sûr, on peut aussi invoquer le fait qu'on ne vit pas dans le même monde. Ce qui, d'ailleurs, n'est pas incompatible avec l'existence de biais cognitifs.

biais cognitifs qui peuvent aussi etre à la source de l'empathie <3

Lulutine
Tu n'as pas, je crois une vie entière de rejets derrière toi. Mais certaines femmes en ont une. Donc non, c'est pas typiquement masculin comme problème.

ok mais ce qui est typiquement masculin c'est d'étre (méme si ce n'est que quelques fois) rejeté (de plus avec agressivité) uniquement à cause de son genre (masculin)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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bouquetfleuri

le mardi 27 mai 2014 à 11h53

J’ai beau lire et relire ce fil, je n’arrive pas à intégrer le concept du rejet comme un problème, je n'arrive même pas à lui donner un semblant de vie.

Je disais à un récent pique-nique que le bonheur d’une démarche poly-amoureuse était aussi bien d’aller vers plus de relations que le statut mono en offre, c’est-à-dire deux, voire trois simultanées ou plus, que d’aller vers moins de relation, c’est-à-dire zéro.
La démarche polyamoureuse ne me semble pas déterminée par l’addition des relations, mais plus par le regard différent que l’on peut porter sur un schéma amoureux, et sur les sujets, femmes et hommes, ainsi que sur les genres.
Le « rejet » me paraît être une notion d’échec objectif, qui émerge quand on peut stipuler qu’à partir du moment où des individus peuvent se rencontrer, ils doivent se rencontrer.

Alors on construit un fantasme absolu, un monde « idéal, (où) les femmes assumeraient autant que les hommes leurs envies, et iraient vers les hommes autant que l'inverse »
Et bien non, ce n’est pas comme cela que ça se passe et Lili-Lutine le dit bien, les conditions de la rencontre ne sont pas différentes selon les univers. Cette affirmation conduit certains à clôturer leur compte. On postule que les hommes sont rejetés et que "c’est le pendant du harcèlement des femmes".

C’est une caméra cachée ?
Si je dis que je ne harcèle aucune femme et que je ne suis jamais rejeté, peut-on en conclure que je suis une amibe, ou détenteur des clefs du succès ?

La notion même de rejet m’est suspecte. Elle s’inscrit dans une échelle de valeurs. Elle n’existe à mes yeux qu’à l’intérieur d’un marché où échange, performance, bataille et séduction rythment les rapports des uns et des autres, dont les existences sont obligatoirement liées à l’intérieur de comportements déterminés culturellement.

L’accès à une expérience polyamoureuse de ma vie demande de m’extraire de ce marché conditionné par d’autres, contingenté par la morale et articulé selon le modèle libéral.
Femmes et hommes ne sont pas des marchandises qui permettent de réaliser un certain volume d’expériences amoureuses ou sexuelles. Le travail que j’ai à faire pour construire mon éthique, passe aussi par la déconstruction de la qualification d’un dialogue qui se met en place ou non comme une réussite ou un échec.

Je ne « subis » aucun rejet, je peux juste observer qu’il y a des relations qui se mettent en place et d’autres qui ne peuvent pas se réaliser.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 27 mai 2014 à 12h52

Bouquetfleuri a réussi à dire ce qui me dérangeait. Merci à lui.

Il y a des gens ouverts à la communication et d'autres plus réservés. Dire que c'est plus facile, là non. Je me rappelle avoir monté des escaliers avec les cuisses tremblantes, au sens le plus concret du terme, juste parce que j'avais contenu mon angoisse d'avoir eu le courage, l'audace, de donner une enveloppe avec un mot, et mon numéro de téléphone. Sauf que si je ne l'avais pas fait, je m'en mordrais encore les doigts aujourd'hui. Si je ne l'avais pas fait, au lieu de connaître aujourd'hui sa douceur, sa délicatesse, je connaitrais la frustration.

Faire le premier pas, c'est prendre un risque. La manière dont on le fait est importante. J'étais toute tremblante et lui bafouillait, ben ouais, ça peut commencer comme ça une histoire, dans l'angoisse. Le plus drôle c'est que j'avais dit peu avant à un autre de mes affectifs, considéré plus comme un ami à l'époque, que je ne voyais pourquoi un mec comme lui, s'intéresserait à une nana comme moi. Après coup, cet homme (pas mon ami, l'intéressé) m'a dit qu'il ne pensait que je pouvais l'avoir même remarqué.

En amour, il faut oser, et pas imposer. Je dirais que généralement je fais le premier pas, que ça me va bien de le faire, ce qui n'implique pas que je sois "à l'aise" dans mes baskets. Juste, si je ne le fais pas, je m'en voudrais, alors je le fais, du mieux possible. Par contre, je dirais, j'essaie de faire en sorte que l'autre puisse ne pas plussoire à ma requête. J'entends par là, offrir une échappatoire digne et naturelle pour l'autre. Je fais le premier pas, à l'autre de faire sciemment le second. S'il ne le fait pas, c'est son choix, je ne lui en veut pas. C'est important de ne pas se vexer, l'important c'est de constater que l'autre va bien, même s'il s'éloigne, même s'il rejette le premier pas.

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