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Où sont les lutines ?

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Anarchamory

le mardi 20 mai 2014 à 18h23

Leolu
Moi, j'aurais voulu savoir comment se passe un "ballet de séduction" dans un environnement polyamoureux.

Ouh la, je ne sais pas si je suis la bonne personne pour répondre à ce genre de question... Ça fait pas assez longtemps que je suis sorti de mon placard... Et bien entendu, j'ai eu plus de "non" (explicites ou implicites) que de "oui"... Donc si j'arrive à peu près à voir comment ça se passe quand ça ne marche pas, en revanche je suis loin de savoir comment ça se passe quand ça marche (les données ne sont pas totalement absentes, mais insuffisamment nombreuses pour permettre d'établir des règles générales ^^ ).

Leolu
Parce qu'il y a des différences fondamentales.
En mode classique :
- on s'informe du célibat d'une personne pour savoir si l'on peut tenter quelque chose

Je ne suis pas persuadé que tout le monde procède de la sorte ;)

Leolu
- lors d'infidélités, on doit passer par une barrière plus délicate mais plus intense : on s'écoute ou on reste prudent-e ? On ose malgré le conjoint ou cela semble impossible ?
- beaucoup s'attachent à trouver "l'âme-soeur" pour une vie de couple et de fidélité de longue haleine. Elles ont donc besoin de preuves solides à cet égard. On passe donc une sorte d'épreuve.
- passer du mode "amitié" au mode "amour" est un moment extrêmement important.
- une amitié peut être gâchée par une déclaration d'amour intempestive
etc...

En bonne logique, je suppose que tout cela se retrouve moins voire pas du tout chez les "polys".

Leolu
Je me demandais donc : "quelles questions agitent les polyamoureux lors de leurs approches mutuelles".
Ces questions me semblent plus simples et plus naturelles, mais pas forcément plus faciles (tellement le "naturel" est difficile à laisser venir).

Pour ma part, le principal souci que je me pose c'est relativement à l'acceptation de la non-exclusivité de la part des femmes qui me plaisent, voire de la part de leurs compagnons/compagnes.
En second lieu, je remarque qu'il n'est pas toujours facile de "naviguer" dans le polyamour car chacun-e a sa propre idée de comment ça devrait être pour lui/elle, donc ce n'est pas quelque chose de balisé comme la monogamie, et une communication claire, franche, précise est à mon sens importante pour compenser l'absence de modèles relationnels "clés en main". Or, une telle communication est parfois insuffisante j'ai l'impression, comme si les gens avaient peur de blesser, "tuer l'envie", etc. en s'exprimant sur leurs désirs, limites, etc., ou n'avait pas pleinement conscience de cette nécessité à communiquer. Peut-être que c'est moi qui suis un obsessionnel compulsif de la communication cela dit. Il est vrai que je suis d'un naturel assez bavard, ce qui est loin d'être le cas de tout le monde... Pour ma part, je ne peux pas me passer de communication. Je préfère qu'on me dise ce que je n'ai pas envie d'entendre, plutôt que de me laisser dans l'expectative.

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(compte clôturé)

le mardi 20 mai 2014 à 18h25

Je crois, mais là ça n'engage que moi, que le zéro retour est l'expression d'un malaise de l'autre vis à vis de la situation et pas forcément par rapport à toi directement.
Bon, je sais, c'est mon petit côté "l'autre ne peut être méchant ou distant sans raison". J'y peux rien, ça devient récurrent chez moi.

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(compte clôturé)

le mardi 20 mai 2014 à 18h26

Dieu a parlé avant moi, place à lui :-D

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(compte clôturé)

le mardi 20 mai 2014 à 18h34

Dieu
Je préfère qu'on me dise ce que je n'ai pas envie d'entendre, plutôt que de me laisser dans l'expectative.

Je suis pareille, sinon je crois que je ne serais pas polyaffective.

J'ai récemment mis par écrit, écrit destiné uniquement aux personnes qui entretiennent un lien affectif important avec moi (mon mari y compris) afin d'indiquer mes limites, mes perceptions, mes volontés, etc. Pourquoi ? Parce que comme l'indique ce cher Dieu, chaque poly a sa notion du polyamour et moi de ma polyaffectivité. Je n'ai pas conçu cet écrit comme un mode d'emploi mais plus comme une "information". D'ailleurs pour moi, indiquer des limites concrètes ne signifient pas qu'elles doivent être obligatoirement atteintes. Simplement, aujourd'hui, personne ne peux me dire, "je ne savais pas" ou "j'avais mal interprété". Le flou, en polyamour (ou polyaffectivité), ça joue des tours, je parle d'expérience.

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Leolu

le mardi 20 mai 2014 à 18h48

bodhicitta8 : les cas que je citais étaient listées sous le titre "en mode classique" (donc non-polyamoureux). Des réactions typiquement mono, quoi ! Il est donc normal que tu ne t'y retrouves pas.
Je sais bien que ces divers points sont très différents chez les PA (amour-amitié, déclarations intempestives...) et justement, à la suite du message de Dieu, j'essayais de percevoir comment les polyamoureux s'abordaient les uns les autres dans un contexte de séduction.
(Dieu : "Il m'est arrivé que des lutines me disent "non" (ou me le fassent comprendre).")

gcd68 : forcément, le mélange PA/mono reste problématique. Non, moi, j'avais envie de rêver d'un monde entièrement PA où désirs, séductions, amitiés spontanées, délaissements provisoires, etc... seraient la norme ;-)
Or, les gens ne sont pas encore accoutumés aux amitiés à géométrie variable qui peuvent devenir très profondes, voire amoureuses puis redevenir simple complicité, ou gentil souvenir, ou même "l'amoureux de ma pote", etc...
En fait, je demandais à Dieu, comment ça se passait, concrètement ? (lui qui est omniscient)
Parce que, mine de rien, il y a pleins d'affects et de comportements "traditionnels" qu'on ne peut plus prendre pour modèle, dans ce nouvel état d'esprit !
(d'où les levées de bouclier lorsque je parle de déclarations d'amours "intempestives" pour un esprit monoamoureux, par exemple)

RIP : ma "posture de chevalier blanc" ? Houla ! Comme tu y vas ! Je ne faisais que dire que cette hypersexualisation qui t'embête tant me semble provenir d'une certaine rationalisation automatisée du rapprochement amoureux (problème qui semble moins prégnant à la campagne). Et que donc on a tous tendance, dans ces circonstances particulières, à devenir plus ou moins lourds, plus ou moins empressés... et plus ou moins agacés par ce qui est considéré comme du harcèlement ou du mépris (même pas une réponse, même pas un regard).
Donc oui, c'est un peu "bateau" et "moraliste" de ma part, de critiquer les sites de rencontre (qui font ce qu'ils peuvent), je pointais juste du doigt ce qui, à mon avis, a exacerbé les difficultés de séduction ces dernières années (on ne voit que les lourds, on ne peut répondre qu'à certains) tout en déclarant vouloir les faciliter (réunir des tas de célibataires en un même endroit). bodhicitta8 et Lulutine ont très bien répondu pour la partie féminine.

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bodhicitta

le mardi 20 mai 2014 à 18h49

de retour! :-D

jayraymy
Oh je ne pense pas que ça soit dur pareil. Selon la personne, le contexte et le moment je pense que c'est plus dur pour certains que pour d'autres... mais pas toujours plus dur pour les femmes.
Cela dit, même si c'était le cas, je ne vois pas en quoi il est pertinent de rabaisser la douleur d'un homme "les femmes souffrent plus que vous, alors taisez vous" ? C'est par là, entre autre, que vous niez cette douleur (et non je ne parle pas de frustration, je ne crois pas que tu comprennes vraiment le sentiment dont je parle et de combien peut faire souffrir le rejet et l'indifférence à répétition).

Humm d'aprés moi de toutes façons il n'est pas possible de comparer, de hiérarchiser les douleurs.
J'me suis dit ça, quand les gens me racontaient un moment douloureux de leur vie, et me disent "ho mais à coté de toi c'est rien." bin non, ça m'a fait réaliser que toutes douleurs prend la téte, les tripes, les pensées.
Qu'il n'y en a pas une douleur moins horrible que l'autre ça déchire le coeur le temps qu'on vie cette souffrance.
La façon de sortir de cette souffrance est la méme, on souffre plus quand on arrive à ne plus y penser, ou à y penser différemment.
c'est pourquoi je dis toutes douleurs sont égales le temps qu"elle fait souffrir

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Leolu

le mardi 20 mai 2014 à 18h52

Et comme j'écris trop lentement, Dieu a répondu à ma question avant-même que je finisse de l'approfondir :D !

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bodhicitta

le mardi 20 mai 2014 à 18h55

bé à croire que j'écris encore plus lentement que toi! j'ai méme une page de retard :-D

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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le mardi 20 mai 2014 à 18h57

Leolu
Parce que, mine de rien, il y a pleins d'affects et de comportements "traditionnels" qu'on ne peut plus prendre pour modèle, dans ce nouvel état d'esprit !

L'intérêt c'est justement qu'il n'y ai PAS de modèle-s

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Leolu

le mardi 20 mai 2014 à 19h05

jayraymy
(et non je ne parle pas de frustration, je ne crois pas que tu comprennes vraiment le sentiment dont je parle et de combien peut faire souffrir le rejet et l'indifférence à répétition).

Imagine une nana au physique ingrat au moment où elle quitte sa page Meetic, dégoûtée par la réaction (ou non-réaction) des mecs lorsqu'elle présente une photo. Cette nana, donc, prend sa voiture pour entamer sa journée de vente à domicile d'assurances, avant de retrouver sa coreligionnaire "Témoins de Jéhova" pour une soirée entière à tenter de convaincre ces damnés mécréants ! Le week-end, elle écrit des romans et tente de les proposer à des éditeurs : elle a un carton plein de lettres de refus.

Là, tu verras ce que c'est que "le rejet et l'indifférence à répétition" :-D

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 20 mai 2014 à 19h18

Meetic... beurk, moi rien que ce nom me fait fuir. Les personnes qui vont sur ce site sont dans le paraitre ou dans l'absence d'idées préconçues ?

Le boulot, c'est vrai que quand il plait, c'est beaucoup plus génial. Moi, faire un job qui me plait pas, je ne peux pas. (oui, je sais, il faut bien croûter)

Tenter de convaincre... beurk aussi.

Bon, on a noirci volontairement le tableau, j'espère...

Je dirais donc, se désinscrire de Meetic et sortir, n'importe où (un parc ou autre). Essayer de savoir quel boulot me plairait et comment m'y adapter. Changer de fréquentation ou indiquer une bonne foi pour toute que l'on a pas envie d'entendre cela au quotidien.

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Leolu

le mardi 20 mai 2014 à 19h27

gcd68
Bon, on a noirci volontairement le tableau, j'espère...

Bien sûr ! Je me suis amusé à imaginer la pire situation (non masculine) dans laquelle on pourrait accumuler les déboires ;)

(d'ailleurs, j'ai oublié de préciser que ce boulot, ça ne fait que 15 jours qu'elle l'a. Auparavant, elle était chômeuse de longue durée et envoyait 50 lettres avec CV par mois)

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bodhicitta

le mardi 20 mai 2014 à 19h35

Leolu
j'essayais de percevoir comment les polyamoureux s'abordaient les uns les autres dans un contexte de séduction.

je ne parle que de mon point de vu il y a surement d'autres poly qui font différemment. pas dans les spot spéciales drague déjà.
Je pense qu'il y a une grosse base d'amitié qui peut devenir un peu taquine on va dire, que la complicité créée permet de dire nos désirs, pulsions etc.
Je dis également simplement les choses comme je les sens, franchement sans tabous, bon j'essaye de ne pas tomber dans le lourdau(ette) quand méme mais dire les choses de façons la plus objective possible

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 20 mai 2014 à 19h50

Pourquoi ne pas commencer simplement par parler du bonheur particulier que l'on ressent lorsque l'on se retrouve avec un personne en particulier. Désolée, rien à voir avec un plan drague...

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SaturnFox

le mardi 20 mai 2014 à 19h56

Eh ben dis donc, si j'avais su que ma crise existentielle mènerait à une telle discussion !!! O__o
Comme quoi c'est un vrai malaise... Mais personnellement, je suis arrivé à la conclusion qu'il ne sert pas à grand chose d'en discuter, puisque l'asymétrie entre hommes et femmes ne sera pas résolue autrement que par une égalité totale entre hommes et femmes (dans 10000 ans peut-être ?) Et si on se bougeait plutôt le c** pour militer pour la libération des femmes ? Allez, tous dans la rue !! :-D

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bouquetfleuri

le mardi 20 mai 2014 à 20h29

Si je me bouge, c'est pour qu'on arrête de demander "Où sont les lutines ?".

Parce que si on cherche des lutines, même au second degré, je me demande ce que peut signifier "libérer les femmes".

Le travail à faire est d'abord dans sa propre libération. Sortir de la culpabilité, sortir aussi du schéma amoureux calqué sur le modèle libéral, sortir peut-être du sentiment amoureux formaté par l'écologie sociale libérale.
Je vois saupoudrée sur toute la discussion une relativité de l'homme à la femme et vice-versa, une relativité de la défaillance, une relativité des sentiments, voire des schémas poly versus mono sans percevoir jamais le questionnement de la relativité des individus, de leur rapport à l'absolu, à l'équité nécessaire pour se reconnaître.
Je ne suis pas poly-amoureux, je suis amoureux, je ne suis pas amoureux, je suis un individu, je ne suis pas un individu, je suis un parmi les autres.

Et ce sont les autres que je cherche, pas les lutines.

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jayraymy

le mardi 20 mai 2014 à 21h53

bodhicitta8
d'aprés moi de toutes façons il n'est pas possible de comparer, de hiérarchiser les douleurs.
J'me suis dit ça, quand les gens me racontaient un moment douloureux de leur vie, et me disent "ho mais à coté de toi c'est rien." bin non, ça m'a fait réaliser que toutes douleurs prend la téte, les tripes, les pensées.
Qu'il n'y en a pas une douleur moins horrible que l'autre ça déchire le coeur le temps qu'on vie cette souffrance.
La façon de sortir de cette souffrance est la méme, on souffre plus quand on arrive à ne plus y penser, ou à y penser différemment.
c'est pourquoi je dis toutes douleurs sont égales le temps qu"elle fait souffrir

Merci de tes paroles bodhicitta8. Je pense la même chose.

Leolu : Si tu as cru comprendre que je disais que les femmes ne peuvent pas savoir ce qu'est l'indifférence et le rejet, ce n'est pas le cas. J'ai dis que, au vu de ce que LuLutine avait écris, je pensais qu'elle ne comprenait pas bien la souffrance dont je parle.

Une dernière chose pour ce soir : je crois que "les gros lourds", ceux qui sollicitent vulgairement et maladroitement, le font ainsi pour dédramatiser le rejet, pour le contrôler. Tous les hommes ne supportent pas l'exigence de la société de devoir aller vers la femme, doublée par ailleurs de l'exigence de réussite. C'est l'impuissance et la peur du rejet et de l'indifférence qui les détruit et les fait se cacher derrière ces comportements destructeurs.
Bien des psychologues ont d'ailleurs expliqué ainsi le comportement des violeurs (non pas que ça l'excuse, mais je me dis que, si leurs sentiments avaient été écouté, peut être n'en seraient-ils pas venus à cette extrémité).

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Anarchamory

le mardi 20 mai 2014 à 22h09

bodhicitta8
Je pense qu'il y a une grosse base d'amitié qui peut devenir un peu taquine on va dire, que la complicité créée permet de dire nos désirs, pulsions etc.
Je dis également simplement les choses comme je les sens, franchement sans tabous, bon j'essaye de ne pas tomber dans le lourdau(ette) quand méme mais dire les choses de façons la plus objective possible

Je partage cette vision à 100%. Jadis, quand j'étais encore un ado attardé et complexé, qui cherchait absolument une copine pour "être normal", j'avais essayé d'adopter certaines approches qui relevaient davantage de la "recette de cuisine" que du rapport humain. Clairement, ça ne me plaisait pas du tout, je trouvais cela affligeant de superficialité et de vulgarité, d'hypocrisie, de jeux psychologiques, ça ne me correspondait pas, mais je me disais : "il va falloir m'y mettre, sinon je vais rester tout seul toute ma vie". Je pensais que les mecs qui arrivaient à "pécho des filles" appliquaient simplement les bonnes techniques, dont je me sentais bien incapable...

Après un travail sur moi-même qui a duré plusieurs années, j'ai décidé, justement, d'être moi-même, que cela plaise ou non. Et tant pis si ça ne plaît pas, car après 9 ans de divorce avec moi-même, je ne vois absolument plus l'intérêt d'être avec quelqu'un juste pour être avec quelqu'un, juste pour combler un manque, qui plus est culturellement et socialement construit. La seule personne que je veux épouser, à présent, c'est moi ^^ Qu'on n'y voit aucun égoïsme/égocentrisme : c'est chacun qui devrait s'épouser lui-même... et inviter la Terre entière à la noce ;)

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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oO0

le mercredi 21 mai 2014 à 01h09

gcd68
Pour une personne qui se sent "rejetée" c'est toujours dur, pourquoi plus si c'est une femme que si c'est un homme. La sensibilité est affaire d'individu, pas de genre, enfin je crois.

Ce n'est pas vraiment une question de rejet, c'est l'atmosphère dans laquelle les rencontres ont lieu peu importe leur issue, mais bon, faisons comme si ce n'était qu'une question de rejet.

Lulutine, je pense que tu as su recréer à l'extrême le malaise de l'hypersexualisation que j'évoquais. En même temps, tu montres très bien comment les femmes elles aussi peuvent être victime d'autres formes d'hypersexualisation. Si tu veux absolument avoir raison, tu as raison, tu me donnes envie de me vomir.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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oO0

le mercredi 21 mai 2014 à 01h28

Bodhiccita, j'apprécie beaucoup ton enthousiasme et je regrette qu'il n'ait pas pu y trouver son compte. Sinon, même s'il est possible de se détacher du regard de l'autre, tu ne peux pas avoir de relation à l'autre sans son regard et la qualité de la relation va dépendre du regard que chacune des personnes a l'une sur l'autre.

Oui, Léolu, j'y vais fort, mais je croyais que tu tapais sur les hommes. Moralement, les femmes ne se rendent pas compte qu'elles ont pris l'ascendant depuis longtemps étant donnés les excès de violence des hommes. Et même si je ne suis pas un fan de la condition masculine, que j'ai souvent foutrement envie de taper dedans, j'essaie de me rappeler qu'il s'agit aussi d'êtres humains, que j'en suis et que, quelque part, c'est avec ces derniers que un nombre assez important de femmes souhaitent vivre. Je ne comprends cependant pas cet intérêt à ressasser les pires cas d'entre nous jusqu'à l'écoeurement, cela ne nous rendra pas meilleur, ni nous fera pas paraître meilleur, ni nous donneras envie d'être meilleur, cela nous aidera seulement à nous dégoûter de nous même. Ton laideron de témoin de Jehova qui traîne sur meetic force mon admiration puisqu'elle n'a pas encore visiblement cédé au dégoût.

SaturnFox, je pense que tu as osé soulever un sujet. Par contre, ta satisfaction ou la mienne, la satisfaction des hommes en général ne fera jamais une finalité libératrice pour la condition féminine.

Que nous ne soyons pas nés ou nés femmes, de toute façon ce malaise serait là : à dans dix mille ans !

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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