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Où sont les lutines ?

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Profil

LuLutine

le jeudi 29 mai 2014 à 16h22

bodhicitta8
Bin je, on, ne parlait pas forcément de drague, ça ne ce limite pas à ça des relations hommes femmes, je pense que t'es du méme avis...

Bon alors pour répondre de manière plus générale : si une personne s'intéresse à moi mais que je ne suis pas disponible (pas le temps, ou pas de disponibilité "émotionnelle" - car comme tu le soulignes cette disponibilité n'existe pas que dans le cas des relations de "drague" - ou pas de disponibilité mentale plus généralement), et bien je vais aussi la "rejeter".

Homme ou femme.

Même dans une démarche amicale.

Parce que non, ce n'est pas parce que "ce n'est pas de la drague" qu'on a une obligation d'être disponible. Comme le dit bouquetfleuri, une relation se crée ou pas, et parfois elle ne peut pas se créer. C'est comme ça, même si c'est parfois douloureux pour l'un des protagonistes (et il ne faut pas croire que je n'ai pas été dans ce cas, que je n'ai jamais "souffert de rejet", bien au contraire !).

Mais en fait, je ne suis pas sûre que les hommes qui sont venus nous parler de rejet pensent à des situations où ils ne cherchaient "que de l'amitié" (pour formuler simplement bien que de façon un peu simpliste, peut-être).
Surtout que c'est carrément pas le point de départ du fil (qui est je le rappelle, "Où sont les lutines ?", sous-entendu, "Où sont les femmes avec qui je pourrais nouer une relation amoureuse et/ou sexuelle, pas juste une relation amicale ?")

Il me semble en effet que c'est lorsqu'il y a un intérêt amoureux (ou physique) que ces hommes viennent se plaindre de rejet, et qu'ils ne s'offusqueront pas autant qu'une personne n'ait pas de disponibilité si leur intérêt à eux est "purement amical".

Mais ils peuvent me contredire sans souci, je ne suis pas dans leur tête...

C'est juste que tous les hommes que j'ai vus (je parle bien de mon expérience) se plaindre jusqu'à maintenant du non-intérêt d'une femme pour eux, le faisaient parce qu'ils cherchaient autre chose que de l'amitié. Alors certes, ils se plaignaient parfois en disant "elle ne veut même pas qu'on soit amis", mais uniquement lorsque leur objectif premier était une relation amoureuse/sexuelle...

(Ce qui sous-entend aussi que la phase amicale serait un test pour voir s'il est possible d'être plus intimes, pour "donner une chance" à celui/celle qui est "en demande" ; or l'autre personne a le droit de ne pas vouloir faire le "test", sans avoir à se justifier !)

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(compte clôturé)

le jeudi 29 mai 2014 à 17h14

J'ai l'impression par moment d'être largué dans ce fil de discussion. Comme s'il me manquait des infos.

Qu'est-ce que la drague ?

Et puis, moi, et que moi, l'érotisme, la sensualité, est autre que la sexualité (dans sa forme aboutie). Avoir un relation homme-femme avec de l'érotisme, de la sensualité et pas de sexualité, ça existe, j'en atteste. Avoir une relation homme-femme avec tendresse, câlins, affection, attention, sentiments forts, et de pas de sexualité, ça existe, j'en atteste. Pour certains c'est de l'amour ; pour d'autres de l'amitié ; pour moi c'est affectif et voilà, tout le monde a raison.

Par contre, intérieurement, dire qu'un homme qui me serre dans ses bras, m'embrasse (pas nécessairement sur la bouche où sur des parties "sexuelles"), se préoccupe de moi... n'est qu'un simple ami, je dis c'est se voiler la face. D'ailleurs, je ne peux être heureuse complètement que depuis que j'ai dynamité toute barrière entre amour et amitié. Il y a de l'un dans l'autre, c'est inévitable.

J'ai rencontré en deux ans un certain nombre d'hommes poly, certains sont devenus proches et d'autres, je les ai à peine vu. Le lien se fait ou ne se fait pas et la drague, soi-disant technique de séduction, au mieux ça me fait marrer, au pire ça me tapera sur le système. Pour moi, l'attirance se fait d'elle même ou ne se fait pas. Et puis, le physique, la situation sociale, le QI, le paraitre, alors là, qu'est ce que je m'en fous !

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:l (invité)

le vendredi 30 mai 2014 à 12h36

Le problème n'est pas le rejet, mais l'hypersexualisation du rejet. Que faut-il, par exemple, comprendre de ce post.
/discussion/-QQ-/Ou-sont-les-lutines/page-10/#msg-...
Le problème c'est la facilité avec laquelle le préjugé que les hommes ne pensent qu'au sexe peut adhérer à ce genre de post et d'autres. Les hommes ne pensent qu'au sexe parce que dès qu'ils se plaignent, c'est toujours lié au sexe. Cette hypersexualisation comporte un mode opératoire qui relève de la culpabilisation, de la honte qui accompagne la culpabilisation. C'est un peu comme à la cours de recré, quand les garçons s'amusent à baisser des pantalons ou soulever des jupes. Cela prend cependant des formes beaucoup plus subtiles par la suite, souvent beaucoup trop subtiles pour les esprits masculins qui ne pensent qu'avec leur organe génital. Cette manière de voir l'homme totalement absorbée par le sexe dans ses pensées n'est qu'une autre manière de lui mettre le pantalon sur les chevilles. Mais où est le problème de penser au sexe ? (Non pas penser qu'au sexe, mais au sexe.) Dans le contexte de ce forum ou encore, de ce fil de discussion ? Où est la pertinence du post comme celui mentionné s'il n'y a pas de problème de penser au sexe ?

Il y a cependant, de fait, une culpabilité réelle typique du genre masculin, le viol qui démontre un comportement entièrement centré sur la satisfaction sexuelle du violeur au mépris de sa victime. Le problème de l'hypersexualisation est que la réduction de l'homme à sa sexualité revient à le traiter implicitement comme un violeur. (C'est moralement humiliant et dégradant.) Les femmes violées sont les premières victimes du viol, c'est incontestable, tandis que les autres femmes se retrouvent à vivre dans la peur du viol. Je ne le conteste pas, ce qui n'empêche que la condition masculine se retrouve aussi rabaissée à une sexualité (no comment) et l'objet de la peur des femmes dans des termes (no comment).

À choisir, je préfère être victime d'un viol que l'auteur d'un viol lorsqu'il s'agit de vivre avec soi-même et avec les autres.

Si le féminisme n'est pas capable d'intégrer l'atteinte qui est également faite à l'intimité masculine dans le viol, dans le sens où quelques uns suffisent à rabaisser l'ensemble de leur condition, le féminisme va jouer le même rôle que le catholicisme en matière de culpabilisation de la sexualité : "L'homme, c'est sale." Le problème n'est pas le rejet, mais l'hypersexualisation du rejet comme s'il y avait quelque chose de sale dans l'intérêt sexuel du genre masculin pour son homologue féminin. (Beaucoup trop de posts présentent, ici, une adhérence trop importantes à ce genre de préjugés.) En tous cas, la question vaut la peine de se poser, soit se demander ce qui pose problème dans leur rejet pour les hommes car ce n'est peut-être pas tant le rejet que la connotation sale qui y est souvent rajoutée comme par réflexe légitime de défense. Ce genre de connotation a des vertus répulsives extrêmement efficaces car humiliantes et dégradantes, mais en termes de convivialités ... (Pour les femmes, ce ne sera pas des connotations criminelles, mais des connotations psychiatriques rarement criminelles en tous cas pas des crimes relevant de la catégorie du viol.)

Après, si certains hommes veulent faire leur commerce amoureux en jouant sur la facilité qu'il y a à salir l'intérêt sexuel de leurs congénères : "Moi, je ne pense pas qu'au sexe comme les autres (qui ne pensent pourtant pas qu'au sexe) ..." - libre arbitre. En ce qui me concerne, je reconnais la légitimité de la peur du viol pour les femmes et je pense avoir clairement exprimé la possibilité pour elles de reconnaître le malaise corrolaire des hommes d'être l'objet de cette peur, même si c'est possible de le développer plus, mais n'est-ce pas cette peur d'être l'objet des peurs des femmes qui motivent nos petits commerçants ci-dessus ? Cette hypersexualisation à un fond extrêmement humiliant et offensant en ce sens qu'elle repose sur une culpabilité réelle qui constitue une honte pour la condition masculine elle-même, une honte qui tue toute envie quand elle ne tue pas l'envie de la vie : avez-vous envie de passer votre vie à incarner les peurs d'un genre qui vous attire (quand bien même c'est votre propre genre) ? Je me répète : je préfère être la victime d'un viol que l'auteur d'un viol lorsqu'il s'agit de vivre avec soi-même ou avec les autres. Ou encore, je préfère être traité comme une victime potentielle que de passer ma vie à être traité comme un violeur potentiel. (J'admets volontiers que reconnaître cette potentialité en soi est importante, oui, mais ...) Ici, d'autres hommes peuvent faire leur commerce sexuel sur le fait que je serais incapable d'assumer ma condition masculine, un petit coincé du c... - libre arbitre. (Il est possible d'attaquer plus bas encore, en attaquant sur la présomption d'une culpabilité réelle et c'est bien cela, ici, un autre problème, c'est qu'il n'y a pas d'échange, puisqu'il faut se défendre, voire des personnes qui prennent sa défense.) Donc, oui, la question du viol pourrait être pertinente, voire extrêmement pertinente car le genre masculin à une dette colossale en termes de violence envers le genre féminin, mais il faut voir à ne pas abuser non plus de cette dette.

Enfin soit, la libération de la femme passe ****peut-être**** par se libérer de la peur qu'elles ont des hommes. Je ne peux rien pour elles sinon leur suggérer que "Les hommes ne pensent qu'au sexe" ou mieux "qu'avec leur sexe" est une expression de peur. Je le suggère parce que je le vis tel quel. Je peux comprendre cette expression autant que la peur dont elle serait l'expression, mais je ne suis pas intéressé de vivre dans la peur en même temps que d'être l'objet de cette peur, l'incarnation de cette peur. Je les invite à réfléchir si c'est la culture qu'elles souhaitent pour leur fils et leurs filles.

Tout cela est glauque n'a rien avoir avec le fait de se faire une joie de la liberté de l'autre qu'elle nous soit ou non favorable, qu'il s'agisse d'une personne dont nous ne voulons pas ou qui ne veut pas de nous. Bien évidement (ironie), faire comme si l'autre n'existe pas constitue l'expression d'une telle joie, certainement pas l'expression d'une quelconque peur et encore moins, un vecteur de propagation de cette peur.

Je ne suis pas agréable parce que cela a été loin d'être agréable de m'exprimer parmi vous, trop souvent et trop de fois, loin, très loin de là. C'est extrêmement pénible de s'exprimer dans ces conditions, de passer son temps à se défendre plutôt que d'échanger. "Mais reviens, chérie ! Tu vas voir comme c'est agréable. Si ce n'était pas agréable, c'est parce que tu ne te laisses pas faire. Allez, reviens ! Et puis, si tu t'y prenais moins mal ..."

Pour le même prix, c'était malheureusement possible de rire. Par exemple, avec le personnage de Damien Baizé qui incarne l'une des figure de ce que peut être un homme qui ne pense qu'au sexe.

Allez, je vais me pendre avec ma bite ! (Si ça peut vous rassurer, il y a peu de chances que j'y arrive, je surestime sa taille comme n'importe quel homme, mais je me fais une tellement grande idée de ce que je pense ... avec ma bite, évidemment, toujours avec ma bite - voyons ! La longueur de mes propos tente de compenser la hauteur de mes frustrations toujours plus grandes et un semblant d'intelligence ne coûte que la gratuité du langage.)

P.-S.: Tout ce que j'écris n'est pas forcément juste et mon attitude désagréable est critiquable - Ruez vous dessus ! Je pense que certaines choses méritent cependant d'être mieux prises en considérations - Ruez dedans ! Si vous n'êtes pas capables de les comprendre par vous-mêmes, ce ne sera de toutes façons pas avec moi que je reste ou non alors blâmez autant que vous voudrez, cela ne changera rien. Cela n'a rien avoir avec moi, cela poserait problème sans moi, sans même que je sois né ou que je respire encore.

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(compte clôturé)

le vendredi 30 mai 2014 à 13h01

Là j'ai pas tout lu, seulement le début. La culpabilité est affaire personnelle avant tout. Elle n'a de fondement et de conséquences, à la base, que pour soi-même.

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Profil

LuLutine

le vendredi 30 mai 2014 à 14h43

Salut invité, je n'ai dit à aucun moment que penser au sexe était un problème.
Simplement, bodhicitta me disait que l'intérêt n'était pas toujours sexuel ou amoureux, et je lui répondais que dans le contexte de la discussion, il me semblait que si.

Je n'ai jamais vu un homme se plaindre qu'une personne ne voulait pas être son ami(e), alors qu'il cherchait une relation amicale (mais si tu connais des exemples, alors je suis preneuse). Donc je répondais à bodhicitta, je ne sous-entendais absolument pas un certain nombre de choses que tu affirmes pourtant avoir lues dans mon message.

La suite de ton message montre également une très mauvaise lecture des messages précédents. Pour moi tu interprètes, tu ne lis pas.


À choisir, je préfère être victime d'un viol que l'auteur d'un viol lorsqu'il s'agit de vivre avec soi-même et avec les autres.

Ni l'un ni l'autre, ce serait mieux non ?

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