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Abandon du polyamour post-rupture ? Des témoignages ?

Monogamie
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Kalika

le lundi 08 avril 2019 à 11h48

Bonjour à tou.te.s,
Voilà, après presque 4 ans d'amour, mon compagnon a décidé de mettre fin à notre relation... Tout était vraiment parfait entre nous, à un point près : la question de l'exclusivité... Lui se définit comme monogame et moi comme polyamoureuse.
Pendant les 4 années qu'a duré notre relation, j'ai eu plusieurs autres relations (longues ou courtes durées) et cela l'a toujours fait plus ou moins souffrir. Ce qui nous "sauvait" c'était que nous arrivions à très bien communiquer dans notre couple. Le "hic" c'est que, de mon côté, après les 10 ans de relations exclusives que j'avais connus avant de le rencontrer (où j'ai parfois beaucoup souffert de ces amours auxquelles j'ai dû renoncer et où j'ai aussi parfois dû subir une forme d'enfermement et de domination psychologique dans le couple), je n'étais pas toujours en mesure de me limiter dans ma soif de liberté (c'est le moins qu'on puisse dire) et d'amours plurielles. Après avoir au cours des derniers mois beaucoup travaillé en psychothérapie sur ces questions, je me suis aussi rendue compte (sans que cela remette totalement en cause mon attachement aux relations ouvertes) que je me servais souvent des relations que je vivais à côté pour combler un manque affectif voire existentiel lié à certains traumatismes, et qu'il y avait parfois derrière tout cela un léger mécanisme de "fuite" au sens où j'avais peur d'être enfermée ou de m'engager dans ma relation primaire par crainte de l'échec.
Aussi, lorsque j'ai commencé une nouvelle relation il y a 8 mois, ma relation primaire a commencé à battre dangereusement de l'aile ; trop concentrée sur ma nouvelle passion, je sais que j'ai failli, que je n'ai pas été suffisamment présente, que j'ai fait des erreurs etc., et cela jusqu'au jour où mon compagnon m'a dit que malgré tous ses efforts, il en était venu à la conclusion qu'il ne pouvait tout simplement pas accepter le polyamour.
Si je vous écris aujourd'hui c'est que je me pose sincèrement la question d'abandonner le polyamour. Je sais que je serai toujours une personne polyamoureuse au fond de moi mais je suis vraiment malade de l'arrêt de cette relation qui est de loin la plus forte et la plus belle que j'ai connue. J'aimerais pouvoir vivre en accord avec moi-même et avec mes valeurs, aussi utopiques soient-elles, mais j'ai le sentiment que ces valeurs ne résistent pas à mon propre principe de réalité. Je ne veux pas avoir le sentiment de passer à côté du grand amour de ma vie pour pouvoir vivre des amours plurielles plus faibles.
Dans le même temps, j'ai peur de moi-même, de mes réactions, de ma manière de "m'enflammer" face aux nouvelles rencontres et à la passion ; bref, j'ai peur, si nous recommençons notre relation de manière exclusive, de ne pas réussir à tenir mes engagements, de le rendre malheureux et de me rendre malheureuse... C'est la seule raison qui fait que je ne me précipite pas aujourd'hui à sa porte pour que nous nous remettions ensemble.
J'en ai parlé avec ma psy et elle me dit que si ce que je souhaite c'est de me remettre avec lui en relation exclusive, il faut que je puisse trouver une "compensation" à l'abandon du polyamour ; seulement, je ne réussis pas pour l'instant à savoir ce qui pourrait "compenser" cela et me permettre de vivre sereinement et sur la durée une relation exclusive...
Est-ce que certain.e.s parmi vous ont connu cette situation ? Qu'avez-vous fait pour accepter de ne plus être en relation ouverte ?

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bonheur

le lundi 08 avril 2019 à 12h02

Je ne me sens pas vraiment "habilité" pour te répondre, car mon point de vue irait à l'encontre de la réponse que tu attends.

J'ai des difficultés avec le principe de "compenser". Style (questionnement ?) "depuis que j'ai arrêté de fumer, je mange beaucoup, je compense".

Penses-tu que tu es en état d'addiction ?

Pour ce qui est de compenser, plonge toi dans une passion qui te dévorera. En as-tu une ?

Est-ce que cela résoudra ton problème ? Si ton compagnon ne partage pas ta passion, et il sera fort possible que ce soit le cas, il viendra rapidement le moment où il saturera que tu t'y consacre et se sentira exclu. Bien sûr, il ne t'en voudra plus d'aimer en dehors de vous, mais son ressenti sera à l'identique. Voilà ce que compenser me donne comme impression.

Je ne vous connais pas, alors je peux évidemment être à côté de la plaque.

Après, dire qu'une relation secondaire est "faible", je m'interroge également. Si c'est le cas, en effet, ne t'accroche pas au polyamour. Laisse cela derrière toi.

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bonheur

le lundi 08 avril 2019 à 12h57

Je reviens ici. J'étais en train de lire, comme souvent. Voici la page qui m'a interpellé en me faisant penser à toi @Kalika. Je te l'offre en ignorant si cela peut te servir (et pas qu'à toi)

Livre "le conseiller du coeur" de Ruediger Schache éditions "macro" ISBN 88-6229-262-7. page 86 :

"Le conseiller du coeur et la troisième prise de conscience.

On a parfois le sentiment que notre coeur a été si gravement blessé par un évènement que l'on ne veut pas courir le risque de s'y exposer une seconde fois. Savoir alors que votre coeur ne peut subir de blessure peut vous aider. Votre coeur est le siège de l'amour en vous, et l'amour ne peut en aucune manière être blessé. Les attentes peuvent être déçues ; l'estime de soi altérée ; le souvenir d'anciennes blessures peut remonter à la surface ; un déséquilibre peut exister dans le rapport entre prendre et donner ; la peur peut se manifester. Toutes ces réactions sont susceptibles de se déclencher au travers d'événements bien précis, mais pour ce qui est de l'amour dans votre coeur, n'ayez aucune crainte : l'amour ne vous quittera jamais. Si vous avez un jour le sentiment de ne plus avoir d'amour en vous, c'est qu'en réalité, d'autres sentiments et réactions agissent si intensément qu'ils vous empêchent de le ressentir. Ce n'est pas grave. C'est qu'une phase durant laquelle quelque chose qui entravait votre coeur demande à être libéré.
S'ouvrir à de nouvelles occasions est l'un des moyens d'y parvenir. La réalité s'écoule autour de vous, telle une rivière de possibilités infinies qui se présenteraient chaque fois sous de nouvelles formes. Votre libre arbitre réside dans le choix de donner à cette rivière un "oui" ou un "non" fondamental. Un "oui" pourrait par exemple s'illustrer ainsi "je choisirai encore et toujours la voie de l'amour, dussé-je pour cela souffrir encore un millier de fois et voir mon coeur se briser"."

page 95 une citation de Benjamin Franklin :

"celui qui est prêt à renoncer à sa liberté pour gagner la sécurité perdra les deux"

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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oO0

le lundi 08 avril 2019 à 20h52

Sans avoir lu la réponse de Bonheur, je me suis retrouvé immédiatement face à la même question : Pourquoi devoir compenser ? Bref, j'interrogerais cette logique de compensation.

J'ai vécu la plupart de mes relations de manière exclusive alors que je n'ai jamais attendu aucune exclusivité en compensation ou d'autres formes de compensations. Le simple fait de me reconnaître dans ma disposition à la non-exclusivité, la liberté intérieure que cette connaissance de moi-même m'apportait, à commencer par la libération de la jalousie et la tranquillité d'esprit qui l'accompagnait me suffisait. Après ...

... mon absence d'attente d'exclusivité a toujours occasionné chez l'autre le sentiment de ne pas être aimé ou du moins de ne pas être aimé comme elle aimait ... exclusivement.

Au lieu de la logique affective de la compensation, quelles dynamiques répondrai(en)t mieux à ton besoin de liberté ? Qu'est-ce qui t'inspirerais plus que la compensation ?

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HeavenlyCreature

le mardi 09 avril 2019 à 01h20

C'est là qu'on comprend mieux pourquoi il y a autant de gens adultères ! Ce sont de loin les moins idéalistes et les plus pragmatiques ;) Franchement, bon courage car ta problématique me semble insoluble : ça revient à faire un choix entre être malheureuse ou... être malheureuse! Ou : être heureuse et être heureuse (finalement, tout est question de point de vue). Quoi qu'il en soit : choisir, c'est tjs renoncer, non ?
Peut être vivre ce que tu as à vivre de beau avec ton amoureux, et le jour où tu fais une rencontre décisive, là, aviser ? Pcq passer à côté d'un grand amour pour une question de principes, c'est dommage.
En somme une réponse pas constructive pour un sous, sans doute pcq je suis un peu dans les mêmes questionnements actuellement...
Bonne chance

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Kalika

le vendredi 12 avril 2019 à 01h20

Je vous remercie pour vos réponses.

@bonheur : Je comprends ton ressenti vis-à-vis de ma situation. Je suis à vrai dire dans un vrai trouble, une vraie tempête émotionnelle et sentimentale car je me sens déchirée entre deux aspirations incompatibles. J'ai voulu questionner sur ce forum l'une des deux pistes qui s'ouvrent à moi et qui est l'abandon du polyamour car j'ai le sentiment, après des années à me convaincre que je voulais construire un mode de vie polyamoureux, que c'est une piste pour laquelle je ne dispose pas encore de suffisamment d'éléments pour pouvoir "l'analyser" en profondeur... Et en même temps je crois que mon cœur pencherait légèrement plus de ce côté du fait du très grand amour que j'ai à perdre.

bonheur
Pour ce qui est de compenser, plonge toi dans une passion qui te dévorera. En as-tu une ?

Est-ce que cela résoudra ton problème ? Si ton compagnon ne partage pas ta passion, et il sera fort possible que ce soit le cas, il viendra rapidement le moment où il saturera que tu t'y consacre et se sentira exclu. Bien sûr, il ne t'en voudra plus d'aimer en dehors de vous, mais son ressenti sera à l'identique. Voilà ce que compenser me donne comme impression.

Pour le coup, je sais que mon compagnon ne verrait aucun problème à ce que je me donne "corps et âme" à une passion... Du moment que celle-ci n'est pas amoureuse. Le problème, c'est que je peine à trouver l'énergie que je ressens et que je puise dans mes autres relations dans mes autres passions, aussi fortes puissent-elles être :-/

bonheur
Après, dire qu'une relation secondaire est "faible", je m'interroge également. Si c'est le cas, en effet, ne t'accroche pas au polyamour. Laisse cela derrière toi.

Je pense que c'était un léger abus de ma part que de dire que mes relations secondaires sont faibles. Je ne les vois pas comme ça, car chacune a sa spécificité et sa puissance propre. Et ce serait je le sais un déchirement que de devoir y renoncer. Mais le fait est que la relation que j'ai avec mon compagnon est de loin la plus "forte" que j'ai pu connaître de ma vie.
Et cela dépasse à mon sens la simple question de la sécurité. Il y aura sans doute toujours de l'amour dans mon cœur si j'abandonne cette relation, mais peut-être plus la force, l'envie et les conditions de la construction d'une relation de vie, ce qui représente à mes yeux une forme de deuil et de perte considérable par rapport à certaines de mes attentes.

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Kalika

le vendredi 12 avril 2019 à 01h33

oO0
J'ai vécu la plupart de mes relations de manière exclusive alors que je n'ai jamais attendu aucune exclusivité en compensation ou d'autres formes de compensations. Le simple fait de me reconnaître dans ma disposition à la non-exclusivité, la liberté intérieure que cette connaissance de moi-même m'apportait, à commencer par la libération de la jalousie et la tranquillité d'esprit qui l'accompagnait me suffisait. Après ...

... mon absence d'attente d'exclusivité a toujours occasionné chez l'autre le sentiment de ne pas être aimé ou du moins de ne pas être aimé comme elle aimait ... exclusivement.

Je trouve ton témoignage tout à fait intéressant @oO0 car je me retrouve dans une situation opposée. Mon compagnon entend très bien que l'on puisse nourrir des sentiments amoureux ou être attiré.e sexuellement par d'autres personnes - je sais même que cela lui a fait du bien dans notre relation de se sentir "autorisé" à ressentir cela - mais sa jalousie naît du partage "effectif" et notamment du fait que je puisse avoir une intimité physique et émotionnelle avec d'autres car lui, justement, se satisfait de savoir qu'il a le droit d'avoir envie de cela. Il ne ressent pas le besoin de passer à l'acte, au contraire même puisqu'il le perçoit comme un danger.
Moi à l'inverse je ressens ce besoin de vivre de manière effective d'autres relations comme quelque chose de presque "organique". Je me rends compte aujourd'hui que je n'ai pas forcément la force ou la maturité nécessaire pour vivre cela de manière équilibrée, mais c'est un besoin que je ressens de manière très pressante parfois et je ne sais pas comment l'apprivoiser.

oO0
Au lieu de la logique affective de la compensation, quelles dynamiques répondrai(en)t mieux à ton besoin de liberté ? Qu'est-ce qui t'inspirerais plus que la compensation ?

C'est une vraie bonne question à laquelle je n'ai pas trop de réponses... J'aurais envie de dire que le compromis m'inspirerait plus que la compensation, mais je sais que je n'ai pas réussi à le mettre véritablement en œuvre dans ma relation avec mon compagnon au cours des derniers mois et c'est pour cela qu'aujourd'hui nous sommes parvenus au point de non-retour du tout ou rien.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Kalika

le vendredi 12 avril 2019 à 01h44

HeavenlyCreature
C'est là qu'on comprend mieux pourquoi il y a autant de gens adultères ! Ce sont de loin les moins idéalistes et les plus pragmatiques ;) Franchement, bon courage car ta problématique me semble insoluble : ça revient à faire un choix entre être malheureuse ou... être malheureuse! Ou : être heureuse et être heureuse (finalement, tout est question de point de vue). Quoi qu'il en soit : choisir, c'est tjs renoncer, non ?
Peut être vivre ce que tu as à vivre de beau avec ton amoureux, et le jour où tu fais une rencontre décisive, là, aviser ? Pcq passer à côté d'un grand amour pour une question de principes, c'est dommage.
En somme une réponse pas constructive pour un sous, sans doute pcq je suis un peu dans les mêmes questionnements actuellement...
Bonne chance

Je ne te le fais pas dire @HeavenlyCreature sur la question de l'adultère ! Et c'est d'ailleurs une des raisons qui a fait que je me suis progressivement interrogée dans ma vie sur la question des relations multiples : je ne supportais pas de voir qu'une grande partie des adultes qui m'entouraient se satisfaisaient de cette solution très discutable d'un point de vue éthique, en tant qu'elle était élevée au rang d'hypocrisie généralisée. L'autre jour encore une personne dans mon entourage m'a suggéré de m'y résoudre plutôt que d'essayer de vivre des relations ouvertes consensuelles...

Je te remercie en tout cas de ton soutien. Tu as bien résumé ce que je ressens actuellement sur la dialectique du choix, sur le mode du malheur/malheur ou bonheur/bonheur (à condition de trouver le bon angle de perspective).
Et oui, je pense comme toi, en bonne romantique que je suis, que ce serait idiot de laisser passer un grand amour... Le "hic" c'est que je veux trouver le moyen de pérenniser cette relation afin de ne pas être à nouveau source de souffrance pour lui ou de tout gâcher.

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LeCielEstBleu

le vendredi 12 avril 2019 à 09h52

Kalika, tes questionnements font tellement écho aux miens que je ne sais même plus quoi dire... quand on me dit d'investir dans autre chose que le polyamour jugé trop compliqué, trop risqué, trop hors normes etc., je pense au tricot. Je n'ai rien contre le tricot, j'aime assez d'aillleurs... mais faire du tricot ne va pas m'empêcher de ressentir des choses fortes pour d'autres que mon compagnon de vie, de considérer ces sentiments comme légitimes et d'avoir envie/besoin de les vivre... Il n'y a pas selon moi de compensation possible. Pas si ton aspiration à vivre des relations non exclusives fait écho à ce que tu es profondément. Il n'en reste pas moins qu'on peut choisir d'abandonner le polyamour. J'en suis un peu au même point, parce que mon compagnon de vie ne l'a jamais vraiment accepté. Parce que l'homme que j'aime aussi le refuse... bref, je me dis qu'il serait bien plus simple de revenir au modèle classique et tout le monde serait content (ou presque tout le monde). Sauf que je sais qu'au fond, pour moi, c'est illusoire. Je ne peux pas vraiment refermer cette porte qui s'est ouverte en moi...
Plus concrètement maintenant pour toi: je suis adepte du facteur temps: si ton coeur te porte vers ton compagnon, fais ce choix. Essaie de savourer toute la richesse de votre relation (exclusive). Et comme vous avez la chance de bien communiquer, vous pourrez aussi parler de tes craintes de ne pas y arriver comme ça. Mais je me dis qu'il ne faut pas trop se projeter non plus. Pas faire de promesses intenables. Avancer ensemble. Et, pour toi, rester attentive à qui tu es, ne pas se laisser dicter ta conduite par autrui. (On peut se demander si le diagnostic : polyamour parce que dysfonctionnement ou manque affectif dans le passé n'est pas aussi un peu vu par la lorgnette de la monogamie - selon moi, toutes nos relations affectives sont marquées par notre histoire, nos blessures, y compris dans un couple exclusif. Et le besoin d'amour n'est pas l'apanage des polyamoureux.)

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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bonheur

le vendredi 12 avril 2019 à 13h22

J'aime beaucoup la réponse de @LeCielEstBleu. Très juste.

Je suis une farouche défenseur de la différence entre amour et amitié. Toutefois, vivre, si tu le peux (moi non, ça m'est difficile, sauf dans un début relationnel), de l'amitié intense ? Une "solution", la moins mauvaise pour tout le monde ?

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bonheur

le vendredi 12 avril 2019 à 13h58

J'ignore si ça peut aider. Ma lecture actuelle "Le conseiller du coeur" de Ruegiger Schache [ISBN 88-6229-262-7]

Extrait de la 4ème prise de conscience : le réseau invisible (pratique), p96

"Clarifier le réseau invisible :
Si votre âme n'est pas heureuse, vous ne pouvez pas être heureux. Et votre âme n'est heureuse que lorsqu'elle peut s'envoler librement. Votre âme s'envole lorsque vous êtes libre de suivre vos désirs et vos aspirations profondes. Le réseau de tous les êtres avec lesquels vous êtes en relation comporte un grand nombre de participants, mais peu d'entre eux détiennent véritablement un rôle significatif dans votre bonheur et vos relations. Pour "clarifier" votre réseau afin d'orienter plus clairement votre vie et votre attirance, vous devez toujours effectuer trois choses : prendre des décisions, agir activement et, en même temps, faire des sacrifices. Pour certaines personnes, les sacrifices restent longtemps un facteur dissuasif, alors que le bonheur les attend précisément au-delà.
L'exploration :
Commencez par identifier la personne, ou les deux ou trois personnes qui agissent constamment de façon directe et perceptible dans votre vie. Le fait que quelqu'un "agisse sur vous" signifie que vous vous sentez exposé à son jugement. Un bon indice pour l'évaluer consiste à savoir si vos pensées se tournent en permanence vers l'avis ou l'attitude de cette personne. Il n'est pas ici question de juger qui que ce soit. Il s'agit simplement de découvrir le flux des forces dans votre vie. Dans cette recherche, posez-vous la question suivante : "Qui a de l'estime pour moi ? Et qui me permet d'être tel que je suis et/ou m'encourage dans ma quête de liberté et d'indépendance ?"
..."

Le mieux serait de lire le livre dans son intégralité. Quand on cite un extrait, il y a toujours le danger qu'il soit mal interprété ou sorti de son contexte.

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HeavenlyCreature

le vendredi 12 avril 2019 à 22h41

Kalika
cette solution très discutable d'un point de vue éthique, en tant qu'elle était élevée au rang d'hypocrisie généralisée. L'autre jour encore une personne dans mon entourage m'a suggéré de m'y résoudre plutôt que d'essayer de vivre des relations ouvertes consensuelles...

Non mais blague à part ! .. Je me pose sérieusement la question ;) Mon chéri actuel, je lui ai parlé de non-exclusivité dès le départ, il m'a dit : "ok, mais pas avec tes ex" (traduction : "OK, mais pas avec TON ex"). Il se trouve que l'ex en question, j'ai coupé les ponts avec, donc la question se pose pas, mais sur le principe, je me sens bridée! Vraiment. Pcq comme toi, bridée, je l'ai été toute ma vie (je me suis mise en couple très jeune, et n'ai jms trompé personne, alors que gt malheureuse en amour et qqfois trompée). Par ailleurs, moi, je suis de ceux là qui ne veulent rien savoir ("je ne sais pas, ça n'existe pas"). Donc l'hypocrisie collective dont tu parles, ben moi elle me gêne pas. C'est simplement du pragmatisme au fond.

Lui m'a demandé de lui en parler si je vois qqun, sauf que je sais très bien que ça lui fera du mal de l'entendre ... Et puis admettons, je rencontre qqun (sauf mon ex, donc, alors que pour le coup, c'est bien le seul "possible" auquel je pense) ben pour moi, c'est mon jardin secret tu vois ! Pas envie d'en parler.. C'est intrusif je trouve. Donc si je m'écoutais... Je dirai rien, et rien que ça, c'est déjà un coup de canif dans le contrat. Alors est ce qu'on est à ça près au fond ?

Voilà, je dis ça mais au fond, j'en suis bien incapable... Donc voilà, ça va être comme d'hab : je vais pdre sur moi. Je sais pas, c'est des pensées brutes comme ça... ! Je me dis : "bon sang après tout ! TLM le fait, et nous là, on se torture le cerveau, pour qu'au final (je parie un billet) se faire tromper, nous !" Le comble quoi :) Que des scrupules au final, on est pas bcp à en avoir... Je me dis que vouloir être raisonnable dans un monde de fou, au fond, ce n'est pas pure folie ? Voilà ce qui me traverse actuellement...

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Caoline

le vendredi 12 avril 2019 à 23h00

@HeavenlyCreature

C'est vraiment une question de ressenti, de ce qui est important pour nous.
Pour moi le jardin secret non partagé avec mes amours est inenvisageable, inconcevable. Je considère vraiment que si je voulais cacher quelque chose à quelqu'un que j'aime, c’est que je ne l’aimerai pas vraiment, que je n'aurais pas confiance en lui, que je penserais qu'il ne m'aime pas assez pour m'accepter comme je suis et donc je n'aurais pas envie de relationner avec cette personne. Et inversement quelqu'un qui prétend m'aimer et pourrait me cacher quelque chose ne m'aime pas puisque je suis quelqu'un qui ne peut accepter qu'une personne qui m'aime puisse me cacher quelque chose. Je précise que ça ne veut pas dire que je veux connaître tous les détails mais juste qu'il n'y ai rien qu'une personne en relation amoureuse avec moi n'ai pas envie de me dire.
Il n'y a rien que je n'ai pas envie de dire aux personnes que j'aime et je ne veux pas relationner avec quelqu'un qui conçoit les choses autrement.

Et je trouverai la société beaucoup plus saine, il serait plus agréable et facile d'y vivre si c'était le cas pour tout le monde, y compris hors relation amoureuse. Le mensonge, la tromperie et l'hypocrisie qu'il y a souvent derrière me répugnent.

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HeavenlyCreature

le vendredi 12 avril 2019 à 23h11

Caoline

Et je trouverai la société beaucoup plus saine, il serait plus agréable et facile d'y vivre si c'était le cas pour tout le monde, y compris hors relation amoureuse. Le mensonge, la tromperie et l'hypocrisie qu'il y a souvent derrière me répugnent.

Non mais attention, je suis bien incapable de mentir et par exemple avec mon ex, lorsqu'il me demandais, je lui répondais. Mais je lui disais : "es-tu bien sûr de vouloir savoir" et là effectivement il me disait : "non, effectivement, je préfère pas".

Je comprends ton point de vue et le respecte à 100%, mais j'ai tellement pas été autorisée (et/ou ne me suis jms autorisée) à avoir un jardin secret dans ma vie que là j'en ressens vraiment le besoin. Ça va plus loin que le jardin secret, c'est... disons, des choses/gens "rien qu'à moi", pas de l'ordre de l'univers partagé tu vois... C'est difficile à expliquer... Pour te dire, je suis même dépossédée de ma pensée : comme une enfant, je sais pas mentir pcq j'ai l'impression que les gens voient en moi. Ptet qu'au fond j'ai envie d'éprouver cette capacité de rétention et d'individuation...

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Caoline

le vendredi 12 avril 2019 à 23h22

@HeavenlyCreature

C'est peut être parce que je ne conçois même pas que quelqu'un puisse avoir à m'autoriser ou ne pas m'autoriser quelque chose qui me concerne en premier lieu que je n'ai absolument pas ce besoin mais juste une envie de tout partager avec les personnes que j'aime. Quelque part il suffirait probablement sue quelqu'un l'exige pour que je n'en ai plus envie. Mon compagnon de vie ne demande même rien, il apprécie simplement que je partage ce que j'ai envie de partager. Je n'ai aucun compte à rendre à personne, je ne le supporterai pas. Je n'exige rien des autres non plus mais juste si je sens que l'autre n'est pas dans cette même spontanéité de désir de tout partager, nous ne sommes pas compatibles.

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Granita

le dimanche 02 juin 2019 à 11h13

HeavenlyCreature
C'est là qu'on comprend mieux pourquoi il y a autant de gens adultères ! Ce sont de loin les moins idéalistes et les plus pragmatiques ;)

Quoi qu'il en soit : choisir, c'est tjs renoncer, non ?

Pcq passer à côté d'un grand amour pour une question de principes, c'est dommage.

oO0

Pour moi, ces 3 phrases résument l’essentiel de mon constat premier aboutissant à mon aménagement de vie, puisque mon compagnon n’adhere pas du tout à la philosophie polyamoureuse (il n’y crois pas du tout, sur le plan pratique et préfère ne rien savoir).
Et j’avoue que vu ce que je vis en ce moment et ce que je lis ici, il faut quand même avouer que la liberté d’aimer comme nous l’attendons ici attise davantage le rejet et les jugements que la compréhension et l’engagement.

J’ai vécu plusieurs relations ou l’engagement de l’Autre n’a pas été possible parce que la construction d’une relation avec une femme déjà en couple posait trop de barrières à la naissance des sentiments (difficultés de se projeter dans le futur, acceptation des jugements de l’entourage...). Même pour des hommes eux mêmes en couple qui ont préféré refuser ne serait-ce qu’un rapprochement parce qu'impossible de s’investir dans 2 relations pourtant différentes, (je veux bien croire à mon manque de chance mais quand même !)

La différence fait peur au prime abord et ça demande une énergie et une volonté de communication quelquefois monumentale pour un résultat qui peut rester très minime au final.

On peut le voir ici, bcp de comptes disparaissent car bcp baissent les bras et c’est compréhensible.
Et chacun de nous passe, je pense, par des phases où la solution la plus simple reste la plus acceptable à ce moment là.
Mais on ne peut pas lutter indéfiniment contre soi.
Pour ma part, je pense au célibat depuis quelques mois, mais ça reviendrait à poser une bombe dans mon existence. Donc la vie me guidera.

Concernant la compensation, pour ma part j’ai trouvé quelques pistes dans des activités liées au corps comme la danse et le yoga puis la pratique d’un instrument de musique.
Mais rien ne peut compenser le bien être ressenti par l’ouverture à l’Autre et les enrichissements que l’on peut en retirer.

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