Polyamour.info

Alabama

Alabama

(France)

lecoeuretlaraison.fr

Participation aux discussions

Discussion : Rupture et transitions dans les relations PolyA/ anarel

Profil

Alabama

le lundi 07 septembre 2026 à 08h10

En ce qui me concerne pas d’outils particuliers, simplement discuter de ce qu’on veut garder / enlever dans la relation. Se laisser le temps d’expérimenter/ ajuster, rediscuter. Ne surtout pas oublier de passer des moments sans discussions sinon ça peut devenir lourd.

À titre personnel, je trouve que maintenir un lien épistolaire quand il est nécessaire de ne pas trop se voir est une chouette manière de faire.

Voir dans le contexte

Discussion : Je viens de découvrir que je suis poly mais je ne pense pas que mon mari pourrait comprendre

Profil

Alabama

le dimanche 06 septembre 2026 à 09h09

A l’époque où j’étais en relation monogame, je ne connaissais pas non plus le polyamour. Je voulais plutôt une relation libre (je n’avais pas encore imaginé avoir différentes relations amoureuses qui cohabitent). J’avais essayé d’en parler ouvertement avec mon ex-mari et même s’il était tout à fait ouvert à en discuter il était complètement opposé à l’idée même.

Je l’ai trompé. A plusieurs reprises. Il ne l’a jamais su et à l’époque je ne pensais pas avoir d’autre possibilité de vivre mes élans. Aujourd’hui je ne ferais évidemment plus les mêmes choix peu éthiques.

Je dirais qu’à partir du moment où j’ai connu l’existence de relations sexo affectives éthiques sans exclusivité, je me suis sentie libérée d’un carcan dans lequel je n’avais jamais eu envie d’entrer.

J’ai eu une relation monogame pas la suite, par choix de rester avex un partenaire monogame. C’était un vrai choix parce que je savais que je pouvais aussi vivre autre chose et donc cela n’a pas été difficile. Mais je dirais que cela n’a été un choix heureux que parce que j’avais déjà expérimenté autre chose et que je ne me sentais pas du tout obligée.

À toi de voir quel va être ton cheminement. Qu’est ce qui te fait envie dans le polyamour ? Y a t’il des choses qui te manquent dans ta configuration actuelle et que tu projettes sur le polyamour ?

Une première chose à mon sens, serait d’être transparente avec ton conjoint sur ce qui te traverse. Tu ne sembles pas être dans l’urgence ni avoir de crush passionné pour l’instant ce qui permet des discussions sans pression, uniquement pour partager et vous connaître mieux. Une des choses que moi je trouve vraiment intéressantes dans la non monogamie éthique, c’est de parler en profondeur de nos aspirations, nos besoins relationnels etc. Et ça peut se faire dans le cadre de la monogamie déjà.

Voir dans le contexte

Discussion : [Bingo] Moi je pourrais pas !

Profil

Alabama

le vendredi 04 septembre 2026 à 16h39

Je l’entends tout le temps en parlant de mon métier de travailleuse du sexe.
Ou quand je disais que je voyageais seule (de la part de femmes).
Je pense que c’est une phrase tres commune dès lors que l’on dévoile des choix de vie hors du commun.
Les gens découvrent un choix qu’iels n’avaient sans doute jamais envisagé, dès lors iels se projettent et se disent que jamais iels ne pourraient supporter ce choix pour eux mêmes. Ce qui est logique vu qu’iels ne l’avaient jamais envisagé auparavant.

Ensuite, quand les personnes se sont réellement posé la question, j’entends aussi “vraiment je t’admire, j’aimerais tellement moi aussi faire ce choix mais ça me fait trop peur je sais que je le vivrai mal”. Ce qui est moins agaçant pour moi dans un sens car la personne s’est en général intéressée, a posé des questions et en vient ensuite à la conclusion que cela ne lui conviendrait pas, et admet que malgré le côté “bizarre” ça la fascine / lui fait envie. Chose qui n’est pas assumé chez les personnes qui dégainent directement avant même d’en savoir plus.

Donc je dirais que le poly A ou tojt autre choix atypique exerce une fascination immediate, un attrait pas toujours assumé/conscient, un mélange d’envie et de rejet. Je dirais qu’il y aussi une forme d’incantation afin de ne surtout pas être tenté•e de faire des choix différents qui amèneraient forcément son lot de remise en question et d’inconfort. Comme une porte qui s’ouvre et que l’on referme immédiatement avant d’être tentée par la voix du diable 😂

Voir dans le contexte

Discussion : Détresse après une rupture et beaucoup d’angoisses

Profil

Alabama

le jeudi 03 septembre 2026 à 16h23

Je vois que beaucoup de personnes t’ont répondu, je vais te répondre aussi en une seule phrase : ce type est un connard.
Certes tu as été amoureuse de lui et il a tres certainement des qualités (personne n’a zéro qualité). Il n’empêche que c’est un connard. Et ton corps n’a eu de cesse de vouloir t’en protéger.

Il n’y a rien qui va dans ses réactions et c’est tres certainement pour ça que les autres l’ont quitté.

Voir dans le contexte

Discussion : Comment être épanoui quand je ne fais aucune rencontre?

Profil

Alabama

le mercredi 19 août 2026 à 15h15

Enrique

J'ai juste pas envie de me retrouver dans cette situation où je ne le vis pas bien et où ma compagne ne voudra plus être en relation libre avec moi car je souffre trop.

C’est pour ça que je t’ai posé quelques questions, afin que tu te questionnes sur ce que tu recherches vraiment dans le fait d’avoir d’autres relations amoureuses.

Loin de moi l’idée de te faire abandonner les relations non exclusives. Mais je t’invite à élargir l’imaginaire autour de ça.
Je suis moi même en relation “libre” avec un homme cis het (c’est peut être le dernier aussi car franchement malgré toutes ses qualités quel labeur 😅), et n’ai pas eu d’autre relation “amoureuse” depuis qu’on se connaît. Lui a eu quelques dates qui ont pour l’un d’eux débouche sur une amitié.

De mon côté par contre j’ai d’autres relations amicales très significatives, dont une avec parfois du sentiment amoureux.

Et je ne pense pas que je serais frustrée si mon ami-moureux avaient d’autres relations amoureuses et moi pas. Enfin je veux dire, je vivrais bien un peu de jalousie, et de la frustration s’il me laissait en plan au profit d’autres personnes, mais pas de frustration sur un éventuel déséquilibre car je ne me compare pas là dessus. Si tu as de la frustration sur ce plan, cela peut vouloir dire tout un tas de choses, qu’il serait intéressant à mon sens que tu explores : pourquoi as tu besoin “d’égaliser” ? Est ce que ça vient toucher ton ego ? (Apparemment oui puisque tu te demandes si tu plais encore ou pas) Est ce qu’il y a du manque sur certains plans dans ta vie affective ? Etc…

Toutes ces questions sont pour t’aider à y voir plus clair dans ta situation en admettant que ça dure encore longtemps.

Et sinon je plussoie les conseils pratico pratiques de Topper : Okcupid est pas mal car il est possible de beaucoup remplir le profil. En tant que meuf bi féministe comme ta compagne, je ne donne pas suite aux hommes au profil trop vide, aux prises de contact trop fades.

Et oui plus on est exigeant ou minoritaire sur ce qu’on cherche et plus c’est difficile.

Voir dans le contexte

Discussion : Questions sur ma période d'ouverture

Profil

Alabama

le mercredi 19 août 2026 à 14h57

OpiKante
Bruno est une réf, et comme toute réf, on l'a ou pas, et si pas, on la cherche ou pas :) mais ce n'est pas la réf qui est importante, seulement l'est le message qui l'utilise et celui-là est plutôt clair, je crois.

Sympa 🤦🏽‍♀️
Je te laisse avec tes private jokes du coup.

Voir dans le contexte

Discussion : Comment être épanoui quand je ne fais aucune rencontre?

Profil

Alabama

le mercredi 19 août 2026 à 12h07

As tu des ami•e•s ?
Que te manque t’il concrètement ? Être transporté par une rencontre ? Le tactile avec une personne nouvelle ? Avoir une vie sociale en dehors de ta relation amoureuse ? En fonction des réponses, les pistes à creuser seront différentes.

Ta compagne a peut être une propension à sublimer les rencontres : parfois, les rencontres sont incroyables parce qu’on les rend incroyables.
Étant une femme cis moi même ayant eu pas mal de rencontres hetero, et de plus en plus féministe , je ne vis pas tellement de rencontres incroyables avec des hommes, mais j’en ai vécu quand j’étais moins regardante. Je ne dis pas que c est le cas pour ta compagne mais c’est à prendre en compte. Parfois on se compare et en fait, on enjolive ce que vit l’autre.

Je vais te donner mon point de vue de femme avec des lunettes féministes tres sévères.

Rencontrer une femme quand on est un homme en relation libre, c’est difficile pour plusieurs raisons :
- la plupart d’entre vous n’êtes pas doués pour prendre soin du lien et des affects de l’autre dans une seule relation, donc dans 2… ça fait peur.
- dans le sexe, vous n’êtes pas souvent à l’écoute et ne connaissez pas grand chose au plaisir féminin
- vous savez souvent bien ce qu’une femme peut vous apporter, mais moins ce que vous pouvez lui apporter.

C’est un constat dur, mais réel.
Je ne sais pas si tu coches ces lignes, en tous cas il est statiquement improbable que tu n’en coches aucune. Je ne dis pas ça pour te décourager, mais plutôt comme des pistes pour avancer.
Toutes ces choses s’apprennent. Et tu peux commencer par nourrir et prendre soin de tes amitiés, à mon avis ça pourrait nourrir pas mal des éléments que tu recherches pour l’instant dans une relation sexo-affective. Et cela te donnera de bonnes compétences pour naviguer plusieurs relations amoureuses et donnera confiance à une femme pour se dire qu’elle ne sera pas la dernière roue du carrosse en se lançant avec un homme poly déjà en couple.

Voir dans le contexte

Discussion : Questions sur ma période d'ouverture

Profil

Alabama

le mercredi 19 août 2026 à 11h54

C’est qui Bruno ??

Voir dans le contexte

Discussion : Questions sur ma période d'ouverture

Profil

Alabama

le mardi 18 août 2026 à 10h52

De ce que je comprends de ton dernier message @OpiKante, tu as relancé la discussion uniquement sur le polyamour, et pas sur ce qui se passe entre vous, sur le plan de la sensualité/sexualité. C'est à mon sens mettre la charrue avant les bœufs.

En gros ,il y a un souci dans votre relation sur ce plan, et un manque de ton côté. Étant sexotherapeute, je suis sans doute déformée, mais il me semble que cela dit quelque chose de votre dynamique, qu'il y a quelque chose à creuser, et qu'en fonçant tête baissée vers une solution pragmatique (manque de tactile = trouver ailleurs= polyamour), vous risquez comme dit hestia que les non-dits ressortent au pire moment et mettent en péril votre relation, qui semble très importante pour toi.

Après, si vous êtes à l'aise avec les conflits peut être que ça ira, seuls vous le savez. Disons que c'est un pari risqué. Le polyamour, quand les deux sont enthousiastes, c'est déjà pas simple. Donc quand un des deux l'accepte par dépit... Ça rajoute un degré de difficulté non négligeable.

Le tantra : je ne savais pas que c'était surveillé par la miviludes, mais en fait c'est une pratique, il n'y a pas un seul groupe qui proposerait du tantra et qui serait une secte. Il y a de très nombreuses pratiques, différents courants, comme le yoga. Si on disait "le yoga est surveillé par la miviludes" ça ne voudrait pas dire grand chose, là c'est pareil. Je connais plusieurs praticiennes en massage tantrique, elles sont très différentes et à ma connaissance ne sont pas embringuees dans quelque groupe sectaire que ce soit. Comme pour beaucoup de choses c'est à chacun d'utiliser son discernement. Aussi, c'est différent de payer pour un massage, qui est une prestation de service, et de participer à des stages de tantra, qui sont bien plus engageants et où effectivement il y a dans certains cas un manque de cadre (et à mon sens un gros manque de féminisme, ce qui pose problème concernant les dynamiques de domination/consentement).

Voir dans le contexte

Discussion : Comment se passent vos temps de parole ?

Profil

Alabama

le lundi 17 août 2026 à 08h16

Mon ami-moureux est plutôt comme toi, et il prend des notes avant les discussions. Et il m'envoit des messages après coup pour clarifier ce qu'il vivait sur le moment.
Nous n'avons plus rien de cadré depuis des mois.

Voir dans le contexte

Discussion : Questions sur ma période d'ouverture

Profil

Alabama

le lundi 17 août 2026 à 08h12

Salut @OpiKante,
Ce que m'evoquent tes messages, comme Hestia, c'est que ta compagne n'est pas partante mais n'ose pas te dire non.
Dans ce contexte, pas terrible d'aller vers le polyamour.

Aussi, je trouve que vos discussions semblent manquer de profondeur. Ça reste en surface.
Peut-être que ta compagne est asexuelle, mais comme il n'y a pas non plus de proximité physique non sexuelle, ça me met la puce à l'oreille. Tu n'as pas vraiment répondu sur si elle est tactile avec d'autres personnes, comme par exemple les enfants.

Moi j'aurais envie de te conseiller d'aller voir un thérapeute à deux. Pour vraiment déblayer les choses entre vous et pas qu'en surface. Là tu ne sembles pas avoir accès à ses affects, ses pensées intimes en tous cas sur le sujet du polyamour. Sur les autres sujets, échangez vous plus en profondeur ? Sur ce que vous ressentez chacun ?

Il se pourrait qu'elle culpabilise de son asexualité/non tactilité et te laisse aller voir ailleurs pour compenser son "défaut". Sans se rendre compte que ça va chambouler en réalité beaucoup de vos habitudes.

J'ai une piste alternative à te proposer, si ce qui te manque c'est le toucher sensuel : les massages tantriques. Tu pourrais aller voir un/une pro de ce type de massage.

Voir dans le contexte

Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?

Profil

Alabama

le jeudi 14 mai 2026 à 08h21

Sur mon blog il y a un formulaire de contact, il ne fonctionne pas ?

@artichaut : ok c'est noté

Voir dans le contexte

Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?

Profil

Alabama

le mercredi 13 mai 2026 à 20h06

Sweet Queer
J'ai mis un terme à des relations amicales avec des amies en relation avec des mecs cis.

Tu pourrais expliquer pourquoi ?

artichaut
euh, non…
Un homme (cis) est un oppresseur (en tant qu'homme, dans ce monde). Point. Il ne saurait y avoir de preuve du contraire.

Je ne sais pas ce qui m'agace le plus. Que tu mansplaines ou que tu aies raison ?

artichaut
…je me demande parfois, si l'objet de ce fil n'est pas un genre de "syndrome de Stockolm" ou la recherche d'un #NotAllMen, pour se rendre compte à chaque fois au bout du compte que si #AllMen.

La comparaison avec le syndrome de stockholm me semble assez condescendante dans ton message.
Mais si on reprend les mécanismes psy qui sous-tendent ce fameux "syndrome" (qui n'est pas vraiment validé en tant que tel), c'est à dire des mécanismes de survie en milieu hostile, alors oui, probablement toutes les femmes, toutes les minorités, toutes les personnes concernées par de la violence développent ce type de mécanismes. A savoir, réduire la dissonance cognitive en trouvant des excuses à la personne/aux contextes violents, s'identifier à l'oppresseur pour diminuer l'anxiété, etc. Donc en soi, c'est une réaction psychologique tout à fait saine et normale dans un environnement violent/anxiogène.

Mais j'ai aussi envie de t'inviter à relire bell hooks qui l'exprime plutôt bien : beaucoup de femmes ont une peine profonde devant l'absence d'amour des hommes, et en premier leurs pères et leurs frères. Beaucoup de femmes veulent aimer les hommes de leur entourage : c'est douloureux en vériter de décider de ne pas aimer. Parce qu'on est éduquées au lien, au prendre soin, au maintien des communautés, mais aussi plus spirituellement parlant on ne peut vivre sans aimer/être aimé·e.

Décider de ne plus côtoyer les hommes cisgenres, de ne plus faire de sexe avec eux, de ne plus en êtres amoureuses etc... me demande un deuil immense, et de m'empêcher de suivre mes élans de coeur, juste parce que les hommes les prennent et ne rendent pas. Peut-être que je n'en suis pas encore à un degré suffisant de misantropie (je ne parle pas ici de misandrie parce que pour moi c'est autre chose). Dans la misantropie il y a pour moi une forme de cynisme, un désabusement vis-à-vis de l'humain, que je ne me résous pas à avoir parce que c'est sans doute, pour moi, encore plus douloureux que d'aimer et être déçue.

Au moins, quand je suis déçue, je vis pleinement.
Quand je me coupe de mes élans de coeur, je me coupe de moi-même.

Donc oui, sans doute, cela mène à une forme d'espoir vain, un genre de déni.
Bon. Ben je navigue avec.
Et je comprends aussi le choix que font d'autres, comme Sweet Queer, d'arrêter de côtoyer les hommes cisgenres autant que possible. Je ne fais pas ce choix mais dans les faits, ça revient quasiment au même puisque je côtois très peu d'hommes.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

Voir dans le contexte

Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?

Profil

Alabama

le mercredi 13 mai 2026 à 09h42

Aki
Les relations entre femmes sont-elles plus égalitaires (et moins violentes) qu'entre homme et femme ? La réalité n'est peut-être pas si simple non plus.

Tu parles uniquement de relations amoureuses je suppose ?
Car si l'on prend les amitiés, de mon expérience elles sont plus égalitaires. Mais j'ai pas de données statistiques sur le sujet.
Pour ce qui est du couple, c'est un peu plus nuancé effectivement. Il y a plein de dynamiques toxiques dans les couples lesbiens aussi, personne n'échappe à l'hétéronormativité.
Cependant, il y a une différence majeure, c'est que les rôles ne sont pas distribués "d'avance", en fonction du genre. Il n'y a pas tout un système, toute une société, qui encourage la domination de l'une sur l'autre.

Un exemple tout bête : si un homme vient chez moi et laisse traîner son assiette sale, je remarque aussitôt et je vais observer s'il se comporte en consommateur systématiquement où s'il fait sa part (relationnelle, matérielle, etc).

Si une femme vient chez moi et fait la même chose, je ne me formalise pas, il faudra qu'elle soit très constante dans le fait de prendre et rien donner pour que je prenne de la distance, parce que c'est beaucoup plus rare, et que c'est juste une particularité individuelle, pas un système qu'elle reproduit, et ça, ça fait une énorme différence. Une femme qui se comporte comme ça, tout le monde va la trouver chiante et profiteuse. Un homme qui fait pareil est juste normal.

Un homme est un oppresseur jusqu'à preuve du contraire.
Une femme est une alliée jusqu'à preuve du contraire.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

Voir dans le contexte

Discussion : À propos de responsabilité dans la rupture.

Profil

Alabama

le mercredi 22 avril 2026 à 16h32

J'ai vécu les deux situations.
Une situation où mon amant/amoureux voulait une relation de couple avec moi mais moi non. Je lui ai proposé une relation de type sexfriend, j'ai vérifié auprès de lui que c'était vraiment ok, et voyant que c'était le cas (il n'avait pas l'air de souffrir outre mesure), je ne vois pas pourquoi j'aurais décidé à sa place.

Dans l'autre situation, je vivais une relation amoureuse avec un homme qui n'était pas amoureux et moi oui. J'ai eu besoin de pouvoir exprimer mes sentiments et que ce soit ok pour lui. J'aurais détesté qu'il décide à ma place de l'avenir de notre relation. Je me sentais vraiment aimée, bien mieux que dans toutes mes relations précédentes y compris celles où l'autre était "amoureux". En ce qui me concerne je me fiche que l'autre se dise "amoureux" quand moi je le suis, tant que ce qui se passe dans la relation me convient.

Donc mon avis, c'est qu'on a le devoir de rompre quand on a plus de pouvoir dans la relation que l'autre, et que l'autre souffre en raison de la situation qui ne lui convient pas. Non pas pour décider à la place de l'autre, mais parce qu'il me semble que quand on aime une personne, on ne souhaite pas la voir souffrir à cause de nous.

Voir dans le contexte

Discussion : Fin de la NRE, début possible de l'intimité ?

Profil

Alabama

le mercredi 22 avril 2026 à 16h25

siestacorta
Je crois que tu confonds le niveau émotionnel et le niveau sentimental.

Moi je crois que non je ne confonds pas :)

siestacorta
Mais son contenu émotionnel est bien réel de toute façon.

Oui personne ne remet ça en doute je crois.

Un construit culturel peut complètement agir sur nos émotions et nos hormones.
Une réalité biologique peut changer, et les scientifiques ne sont pas extérieurs à la culture dans laquelle ils étudient.

@Nouna
Je suis allée lire l'article que tu as mis en lien, et il ne me convainc pas du tout. Le discours du scientifique interviewé est plein de croyances. On parle de cette histoire de 2/3 ans qui seraient biologiques pour permettre au couple d'élever un enfant jusqu'au sevrage dans de bonnes conditions. Ça ne correspond pas à ce qu'on observe dans différentes organisations culturelles. Premièrement, le sevrage naturel de l'enfant, ce n'est pas établi que ce soit réellement 3 ans. Dans de nombreuses cultures, on allaite jusqu'au 5 ou 6 ans de l'enfant. Deuxièmement, le couple parental tel qu'on le connaît n'est pas universel. Il existe des sociétés humaines où le géniteur n'élève pas sa progéniture, il élève les enfants de sa soeur.

Je pense qu'on a encore beaucoup à apprendre sur ces questions.
Et mon expérience de déconstruction de la NRE et de l'idéal romantique, me porte à croire que la NRE n'est pas forcément un passage obligé, ou qu'en tous cas, il pourrait ne pas avoir l'importance qu'on lui donne dans notre culture à l'heure actuelle.

Voir dans le contexte

Discussion : Fin de la NRE, début possible de l'intimité ?

Profil

Alabama

le mardi 21 avril 2026 à 10h26

Justement j'emets des doutes sur cette théorie "hormonale". Je pense que oui y a des hormones en jeu mais que le construit social autour de l'amour romantique a une influence sur ce cocktail hormonal

Voir dans le contexte

Discussion : La NRE, vous connaissez ? Si oui, ça se passe comment concrètement ?

Profil

Alabama

le samedi 18 avril 2026 à 14h35

Tiao88
Mais dans le cas de ce pote, lui a l'air quand même d'avoir un peu des espaces sans cette partenaire et où il a des relations amicales.

La personne dont je parle est un peu extrême sur ce plan, elle est du genre "amoureuse de l'amour".

Tiao88
Et au vu de ce qui a déjà été dit/écrit par d'autres personnes que moi, on a tendance à constater que bcp de relations affectives mettent au centre voir un piédestal leur relation de couple/amoureuse/romantique et leur accordent la primauté parfois (pas toujours) en termes de disponibilité, intimité, affection etc... Ce qui peut donner envie de s'y réfugier à son tour par moments.

Oui complètement, j'y pensais en écrivant tout ça.
Moi-même je me suis "réfugiée" dans ma relation amoureuse cette dernière année parce que c'était la personne la plus disponible de mon entourage, et que mon entourage fait passer sa vie de couple avant tout le reste, ou le travail (travail étant entendu ici au sens large, mais en gros y a peu de place pour passer des moments "chill" entre amies).
C'est clair qu'on ne peut pas s'émanciper seule dans son coin de tout un système de couple, et en ce sens, la NRE est aussi un symptôme de tout ça : manque d'intimité et de temps dans les amitiés, et donc report sur la relation amoureuse, un terreau fertile pour la NRE.

Voir dans le contexte

Discussion : La NRE, vous connaissez ? Si oui, ça se passe comment concrètement ?

Profil

Alabama

le samedi 18 avril 2026 à 09h59

artichaut
aujourd'hui m'est venue cette blague (pas si dénuée de réalité que ça) : la NRE ne serait-elle pas plutôt l'Égoïsme de la Nouvelle Relation ?

tant les comportements rapportés de personnes en prise avec la NRE, impliquent souvent un retrait affectif des autres relations, avec de surcroît bien souvent du déni en la matière, quand c'est pas carrément de la mauvaise foi

je précise que je ne suis pas contre l'égoïsme en soi. c'est même souvent nécessaire ou salvateur. mais se contenter de parler d'énergie, me semble un peu facile, comme si aussi ça nous échappait, comme si c'était totalement hors de notre contrôle

Je reviens sur ce fil longtemps après, j'avais loupé la suite de la discussion je pense !
J'aime bien moi cette revisite de l'acronyme. Ça me parle bien ! J'ai une personne de mon entourage qui doit probablement être en pleine NRE en ce moment, et, pfff, j'ai un peu envie de lever les yeux au ciel rien qu'à l'imaginer parler de sa relation amoureuse... tellement ça me paraît vain. Et en tous cas, je ne la vois plus...
Je ne sais pas si c'est de l'égoïsme, car je considère que les gens font bien ce qu'iels veulent, mais je dirais que c'est de l'auto-sabotage, car quand tu mises tout sur une seule relation, ça appauvrit grandement les possibles, ça isole, et quand la relation se termine bah t'es un peu tout·e seul·e. Bon et après c'est ptêt que moi mais le couple fusionnel je trouve ça hyper ennuyeux au bout d'un moment.

Dans mon cas, je n'ai pas ressenti de NRE aussi intense que décrite dans ce fil depuis une dizaine d'années je pense.
Mais avant, je le vivais, et très fortement.
Je n'ai pas décidé de "me retenir" ou quoi que ce soit de ce genre, même si l'idée de différencier le sentiment/les émotions, de ce qu'on en fait, me paraît très intéressante. Effectivement quand on est en colère, on a le choix de taper sur un mur ou quelqu'un, ou de vivre sa colère sans faire du mal à l'autre quitte à sortir faire un tour puis revenir.

Donc les personnes atteintes de NRE pourraient tout à fait chercher des manières de canaliser les effets de cette drogue, par exemple en décidant consciemment de limiter les moments avec la personne avec qui on vit cette NRE, en continuant de voir les autres personnes de l'entourage, autant, si ce n'est plus qu'avant, etc... ça pourrait aussi être, comme pour la jalousie, de se poser et décortiquer un peu ce qui se passe, quel besoin non rempli la NRE vient-elle combler ? Car pour s'emballer autant, c'est bien qu'il y avait un manque. On a pas de raison de tomber amoureux·se aussi intensément si ce n'est qu'il manquait de l'intensité dans nos vies. Si on comprend un peu ce qu'il y a derrière ça, on peut trouver d'autres manières de nourrir l'intensité, qui ne repose pas que sur l'idéalisation de l'autre.

En tous cas pour ce qui me concerne, je pense la NRE a commencé à être moins forte quand j'ai commencé à déconstruire l'amour-amoureux. Non pas pour me défaire du sentiment (je l'aime bien moi), mais plutôt pour me débarrasser de ses excès. Le féminisme m'y a grandement aidée : démystifier les relations hétéro quand on relationne avec des hommes, ça calme fort l'idéalisation...
Observer aussi ce qui se passe chez les autres, voir que peu de relations amoureuses sont saines, qu'elles soient hétéro ou pas, et donc petit à petit réaliser que peut-être, une "bonne" relation amoureuse est une relation amoureuse qui n'existe pas XD.

En tous cas, je n'ai pas très envie de revivre ça, c'est hyper chiant je trouve d'être obnubilé par quelqu'un. Même à 20 ans, je trouvais ça très chiant, même si j'étais aussi prise par l'euphorie du truc. J'avais qu'une seule hâte : être dans une relation stable pour que ça s'arrête...

Message modifié par son auteur il y a 5 mois.

Voir dans le contexte

Discussion : Interaction VS Relation

Profil

Alabama

le samedi 18 avril 2026 à 09h48

Aha, je savais bien que cet outil existait, sans forcément la partie besoins (ça c'est une personne proche de moi qui a eu l'idée pour elle-même) mais je connaissais pas le nom !

Voir dans le contexte

Retour au profil