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Faire évoluer son couple, du standard "socialement reconnu" au PA... patience...

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Colvert

le lundi 21 mars 2011 à 11h26

Quand je dis

> Pas de "réaction" liée à la colère

ça veut dire que je ne souhaite pas aborder cette question sur le coup de la colère, mais sereinement... bien sur ceci ça n'empêche pas d'avoir un coup de colère sur le moment ou dans la discussion!

Je me méfie trop des coup de sang qui dérapent et font dire des choses que l'on ne pense pas.

Je ne tiens pas à ce que tout soit parfait pour faire avancer les choses,mais, comme un bateau qui part sur les flots, les conditions minimale à la navigation sont nécessaires...

Le genre de dialogue qui commence entre 2 portes à 23h après une journée de travail et des enfants malades à la maison et après avoir embouti la voiture du voisin, j'ai des doutes sur le fait que ça se passe bien...

Mais bon, c'est pareil tout n'est que point de vue sur ce que je perçois de ma relation avec ma femme, ses réactions, ma manière de lire la relation humaine, le désir de voir évoluer les choses...
Tous vos apports contribuent grandement à mon évolution personnelle, je sais relativiser et prendre ce qui m'intéresse dans ce que vous dites!!
Je n'envisage pas de reporter les choses aux calendes grecques... je crois que je serais parti avant! Je n'ai ni l'intention d'être le remorqueur, ni le bourreau, ni la victime, j'ai envie d'être heureux et que ma femme le soit aussi...
Je ne peux pas ne pas me poser la question des conditions minimales...

Quand à la question de "consommer avec l'autre être aimé, parce que je suis convaincu que je ne peux m'empêcher de passer à coté (@RIP), je suis convaincu pour ma part que ce sera vraiment beau, lorsque je me sentirai vraiment serein dans ce "polyamour"... mais c'est un ressenti personnel encore une fois!

Colvert

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Colvert

le lundi 21 mars 2011 à 11h42

@wazaaa

je suis pacifiste et dans mon métier d'éducateur, j'ai su apprendre à contrôler mes émotions pour transformer un sentiment de colère naissant en dialogue.
Du coup dans mon couple, j'ai eu à réapprendre à me mettre en colère !
C'est étonnant, mais ma femme exprime sa colère de manière très simple et sans aucun scrupule... elle bout et du coup ça crée un décalage entre nous. Elle ne supporte pas que je ne me mette pas non plus en colère !
et elle a raison ! Du coup maintenant j'exprime ma colère en la contrôlant, c'est très agréable et nous nous sommes à ce moment là sur le même registre de communication....
C'est fondamental pour une relation...

Si l'un est debout énervé à gesticuler dans tous les sens et l'autre assis, impassible... c'est pire...
Si je n'ai pas de raison d'être en colère, je me lève, je mets ma voix au même niveau sonore... ce sont des "techniques" que j'ai utilisé couramment face à des jeunes violents en institution.
ça permet de rester en contact avec la personne, qu'il n'y ait pas de rupture de communication et de l'amener vers un autre état plus proche du dialogue...

En tout cas, ma femme m'a réappris à me mettre en colère ! et c'est bon !

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(compte clôturé)

le lundi 21 mars 2011 à 16h47

J'aime bien lire ça :-) (+)

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oO0

le samedi 26 mars 2011 à 02h26

En lisant ce dernier message, je n'ai pas l'impression que cela conduise aux calandes grecques. Et pour ce qui est du sentiment de culpabilité, Bob, juste une piste : prendre la mesure de l'histoire pour se distancier d'un certain héritage de la culpabilité ; faire la différence entre soi et l'état de la société. Et surtout, savoure le changement d'esprit, la libération de ce sentiment de culpabilité.

Sinon, personnellement, j'ai le sentiment que l'état de la société n'est guère favorable, mais la mentalité n'est pas hostile. En ce qui me concerne, j'ai pris le parti d'une sorte de deuil : que ne pas pouvoir vivre de la sorte ne m'empêche pas de vivre. Pouvoir apprécier une certaine liberté et libération d'esprit m'apporte un certain plaisir, sinon un plaisir certain que j'apprécie partager et pouvoir partager. Le simple fait de le partager, de l'apprécier avec d'autres sans pouvoir pour autant le vivre ne fait qu'ajouter en sérénité.

Alors, oui, j'avoue, cela sent le dégonflé, mais je déteste me forcer ou forcer qui que ce soit.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Colvert

le samedi 26 mars 2011 à 10h55

Slt RIP

(ça y est j'ai encore changé de pseudo... je pense que j'arrête sur celui là...:-) )

C'est exactement ce que je ressens,

RIP
je déteste me forcer ou forcer qui que ce soit

La contrepartie, c'est que "je la fait chier" !
Elle est "sanguine" et moi non... du coup on a 2 modes de réaction différentes et c'est pas facile à conjuguer.
J'ai pas envie de me séparer d'elle alors qu'elle, elle me dirait "fait un choix", parce que pour elle, dans la vie, il n'y a que des choix à faire... l'amour partagé n'est pas concevable.

Tant que je n'ai pas cette "garantie" qu'elle ne m'obligera pas à choisir, je me sens pas capable de vivre ces amours parallèles... alors, ça traine... c'est un sujet qui revient sur le tapis régulièrement, qui entraîne larme et souffrance...

Je ne sais plus trop comment évoquer tout ça avec elle...
J'ai envie de vivre des moments "famille ou couple) de plaisir avec elle mais ils sont pollués par cette "frustration", et je ne peux pas lui dire, lui exprimer cette frustration parce que que ça serait fatal pour notre couple...

Voilà mes conditions actuelles c'est pas simple au quotidien!
Belle journée à tous

Colvert

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oO0

le dimanche 27 mars 2011 à 01h34

Colvert (Bob),

je pense que tu viens de viser un point intéressant : la frustration. Si tu es capable de l'apprivoiser comme tu es capable d'apprivoiser la colère, je pense que tu peux trouver une issue en toi.

J'ai connu aussi cet état de frustration. Au début, la tentation était forte de l'associer à l'état de ma relation. Par la suite, je me suis rendu compte que cette frustration venait du sentiment d'impuissance que j'éprouvais face aux moeurs dont j'héritais. Difficile, difficile d'accepter une réalité où la liberté s'apparente à un ennemi en amour. D'autant plus que cette réalité affecte les relations personnelles. C'est là que cela devient intéressant de faire la différence entre la réalité et les personnes avec qui nous la partageons. Ce genre de frustration n'apparaît plus comme étant principalement le fait des personnes, mais de cette réalité que nous partageons. Alors, certes, en tant que personne, nous avons tous le pouvoir de modifier ou d'entretenir cette réalité, certes, mais...

... la réalité ne nous en précède pas moins toujours. Elle est ce qu'elle est et il n'y a que elle pour se réaliser.

"Ne pas se forcer soi ou qui ce soit."

Face à la force de la réalité, il y a de quoi se sentir sans force, impuissant et d'éprouver une énorme frustration. Certes, cela ne change rien à la frustration d'une passion naissante : l'impatience, etc. Cela ne change rien, mais au moins cela permet de dissocier ses frustrations des personnes qui nous entourent. Sinon :

You can't get always all what you want

Cette chanson m'a toujours aidé à sourire à l'ironie de la vie. Plus facile après, avec le sourire, d'apprécier ce que l'on a à défaut d'avoir tout ce que l'on voudrait avoir.

Puis, même si la réalité n'est guère favorable à ce genre de relation, cela ne veut pas dire que c'est impossible comme le montre nombre de témoignage ici.

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(compte clôturé)

le dimanche 27 mars 2011 à 17h02

RIP
Face à la force de la réalité, il y a de quoi se sentir sans force, impuissant et d'éprouver une énorme frustration. Certes, cela ne change rien à la frustration d'une passion naissante : l'impatience, etc. Cela ne change rien, mais au moins cela permet de dissocier ses frustrations des personnes qui nous entourent.

(+) <3 <3

Mais c'est loin d'être facile...

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Colvert

le lundi 28 mars 2011 à 11h37

Bonjour à tous

RIP
Si tu es capable d'apprivoiser la frustration comme tu es capable d'apprivoiser la colère, je pense que tu peux trouver une issue en toi.

Effectivement, c'est ce que je pense, mais je vais finir par me demander si en apprivoisant la colère et la frustration, je vais pas finir par apprivoiser le mensonge aussi, car c'est finalement au quotidien que je nie la réalité de mes sentiments !
Je sais aussi que nier aujourd'hui, c'est protéger ma famille de mes éloignements sentimentaux qui se seraient transformés bien évidemment en éloignement physique.

J'imagine qu'arrivera un jour le moment ou je serai à un seuil qui m'obligera à faire un choix, celui de continuer comme ça ou mettre les choses à plat quoi que ça nous coute à tous.
Ce seuil arrivera par accumulation de frustrations ou par éloignement affectif passager (Françoise parle de basses-eaux dans le couple), ou les deux en simultanées.
S'il arrive tard, j'aurai alors cultivé une personnalité protectrice à l'égard de ma famille, tout en ayant dissimulé des sentiments parallèles non résolus.
Ma relation avec ma femme est donc tronquée, faussée, c'est comme si je lui mentais, comme si je ne lui faisais pas voir une partie de moi pour mieux nous protéger tous... Elle ne m'aime donc pas pour ce que je suis mais pour l'image que je lui renvoie.

(...)

Colvert

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Romy

le mercredi 30 mars 2011 à 16h45

Petite anecdote...
Je fais une recherche pour trouver des synonymes du mot "exclusif" (un truc relié au boulot). Voici les synonymes trouvés:

absolu, buté, intolérant, intransigeant, jaloux, possessif, spécifique.

Bizarre que l'exclusivité amoureuse soit tant prisée...

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Siestacorta

le mercredi 30 mars 2011 à 16h55

hihi.... Parlant, oui.

Mais "exclusivité" est un mot utilisé par les gens qui remettent le modèle mono en cause, pas par ceux qui le suivent.
Un peu comme quand on dit "droit ingérence" d'une action internationale qui suit pourtant le droit international.
...
Mais non je trolle pas.

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oO0

le samedi 02 avril 2011 à 02h38

Salut Colvert,

je vois les mensonges dont tu parles, à ma manière.

J'ai eu moi-même, dans plusieurs de mes relations, l'impression que c'était une image de moi qui était aimée et non, moi, tel que j'étais. Aujourd'hui, je lisais dans Philomag dont le dossier est le fameux "Je t'aime" que chaque langue a ses nuances. L'une de ses nuances m'a particulièrement parlé, la nuance d'une langue scandinave. Le verbe "aimer" est transitif chez nous, c'est-à-dire qu'il y a toujours un sujet (agent) et un objet (patient). La nuance apportée par cette langue scandinave est le partitif, ce qui donne : "J'aime une partie de toi." L'impression que l'autre se mentait sur moi, préférant une image idéalisée plutôt que ma personne réelle s'est nuancée au fil des ans et de mes relations dans le sens de ce partitif pour donner une autre impression. Non plus d'être aimé pour quelqu'un que je n'étais pas, mais l'impression de ne pas être aimé entièrement.

À l'impossible, nul n'est tenu. Déjà, s'aimer entièrement soi-même...

Autre mensonge, cet art que nous avons de nous mentir à nous-même. Effectivement, n'est-ce pas se mentir à soi-même que de fuir ses sentiments, se mentir à soi et puis aux autres sur soi ?

Colvert, Colvert, Colvert !

Retourne toi ! Tu as évoqué le sujet de la possibilité d'aimer d'autres personnes avec ton épouse ainsi que ton envie d'ouvrir votre couple, non ?!? Notre époque ne nous aide pas beaucoup à aborder ce genre de question sereinement, est-ce de ta faute ou de la faute de ton épouse ? (Cfr. Petite anecdote de Rosy, par exemple.)

Pour ce qui est de la personne qui a éveillé en toi ce questionnement, que tu ne parles pas d'elle à ton épouse ne signifie pas un mensonge, à mon sens. Tu ne lui as pas caché ce questionnement, non ?!? Pour le reste, cela ne concerne pas la personne de ton épouse, mais cette personne, non ? Quant à l'attirance qu'il y a entre vous, visiblement, vous ne vous l'êtes pas cachée, non ?!? Bref, je ne vois, pour ma part, pas de mensonge, juste le dilemme d'une situation sentimentale dans une époque peu propice à ce genre de situation !

(Tu le sens le poids de la honte du mensonge en moins ?!? Toi qui n'aime pas te forcer, ne te sens pas forcer à plus d'honnêteté que l'époque n'en offre les moyens !)

Sinon, du point de vue de mon expérience personnelle, pour cette personne à côté de qui je ne voulais pas passer, le matin même avant que j'annonce à mon amie que je l'avais tromper avec elle - puisque c'est comme cela qu'elle l'a pris - elle m'a écrit l'un des rares "Je t'aime" que j'ai accepté :

"Je t'aime avec ou sans toi."

Même si cela s'est avéré très vite moins évident, je ne me suis rarement senti aussi libre d'être moi-même avec une telle évidence. Tiens, j'en aurais bien pleuré de joie.
________________________

"Avec ou sans", c'est un peu le principe de l'esthétique : apprécier sans vouloir. Exprimer un ressenti sans qu'il oblige à quoi que ce soit, apprécier une toile sans vouloir la posséder pour autant. Quelque part, entre la personne qui a éveillé le questionnement qui t'amène, ici, s'il y a une chose que vous pouvez apprécier d'emblée, c'est d'avoir partagé ce ressenti. Vous pouvez apprécier aussi sa réciprocité.

Sans vous rendre compte, vous avez réalisez un "exercice" périlleux, mais savoureux.

L'un des échanges que j'apprécie le plus, c'est de pouvoir échanger ce genre d'émotions, de sentiments, de désirs et de plaisirs sans se sentir obligé à quoi que ce soit. Ce simple plaisir de se dévoiler, de ne pas se cacher. Le plaisir de se sentir soi face à l'autre et de sentir l'autre face à soi. Malheureusement, ce genre de moments sont très rares. Je trouve d'ailleurs l'époque très complexées pour... de simples mots alors qu'elle exhibe bien plus.

Sinon, dans ta situation, pour passer du périlleux au savoureux, la seule chose qui manque peut-être, ou plutôt en trop, c'est cette obligation palpable de quelque chose de plus entre vous. Ce caractère impérieux du désir ou encore, comme dans ton titre, "faire évoluer son couple vers le PA ..."

Pourquoi faire ? Pourquoi l'obligation d'un faire, d'emblée ?!? Cela ne conduit-il pas à apprécier la situation uniquement en termes de risque, la question du faire ? Cette question n'empêche-t-elle pas d'apprécier la saveur de la situation ?!? Ne frustre-t-elle pas de cette saveur ?

Quelle saveur ? Celle de la reconnaissance mutuelle, de pouvoir se dire de part et d'autre : "Oui, je ne suis pas fou, il y a bien... quelque chose."

Juste çà, ...

Juste çà, c'est déjà énorme ! Et vous l'avez fait.

En gommant, çà et là, le sentiment d'être obligé de vivre quelque chose, cela devrait paraître plus claire. Ce n'est que libéré de l'obligation de ce caractère impérieux du désir qu'il est possible de se sentir libre de le vivre... ou pas. Et même ce caractère impérieux a de la saveur, une saveur qui peut se savourer sans se sentir obligé à quoi que ce soit, ...

... sans se forcer ou se sentir forcé. Tiens, même les dilemmes prennent une autre saveur, celles d'une certaine audace intellectuelle sur sa vie affective. Et j'en passe...

L'histoire personnelle acquiert la distance d'un roman qu'il n'est pas nécessaire d'écrire, mais qui ne s'écrit jamais à une seule plume d'une certaine manière. C'est bien moins aride que la solitude de l'écrivain, mais cela nécessite plus d'abandon puisqu'une bonne part de toute histoire personnelle ne peut s'écrire seul.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Colvert

le mercredi 06 avril 2011 à 08h56

:-)

Merci pour ce long exposé qu'il me faut reprendre à plusieurs fois pour en saisir les subtilités!!
Rassurant, réconfortant il me rassérène sur certaines de mes positions et je suis très heureux d'avoir votre regard sur ce que je vous raconte de ma vie...

J'ai aujourd'hui très envie de voir "ma seconde", et de passer un peu de temps avec elle, mais dès que je passe un peu de temps avec elle, nous devons tenir nos distances pour ne pas être trop "bouleversés".
Elle de me dire, "ne maintenons pas de lien inutilement" ou "je regrette de ne pas vivre toute cette extraordinaire sensualité que j'imagine si nous faisions l'amour".
Et moi je me sens fier et fort face à ces demandes pour répondre à mon engagement moral et familial mais je me sens aussi comme un con (parce que dans l'absolu, lorsqu'une très belle femme vous désire à ce point et que vous la désirez ET que vous vous interdisez de consommer, il y a des moment ou je me dis que je suis un gros con!!).
Mais je sais aussi pourquoi je refuse de consommer, je sais que ce sera un acte fondateur et un acte destructeur.
D'un coté, je m'abandonne à cette sensualité ce qui crée chez l'un et chez l'autre un rapprochement encore plus fort donc un lien définitivement puissant entre nous, irrémédiablement inscrit dans notre histoire commune et symbolisant pour moi le début de quelque chose. D'un autre, je renonce à un engagement de "fidélité" et vais au delà de ce que ma première m'annonce comme étant insupportable (d'ailleurs deux choses : 1- revoir ELLE 2 - Partager une intimité avec une autre femme).
Volontairement je m'abandonne au plaisir charnel imprimant à vie dans nos chairs notre amour et volontairement, je vais au delà des limites acceptables et annoncés par ma propre femme, femme que j'aime et mère de mes enfants.
Je risque donc de détruire le lien qui me relie à ma femme, ma vie, mon projet... pour une raison dont je ne maîtrise pas forcément les tenants et aboutissants (c'est à dire : comment j'aime ma seconde et suis-je prêt pour elle à mettre en déséquilibre ma famille....
Ces questionnements sont mon lot quotidien depuis longtemps et vous m'aidez beaucoup à y voir plus clair!
Merci

ColVert

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le mercredi 06 avril 2011 à 10h52

Colvert
Effectivement, c'est ce que je pense, mais je vais finir par me demander si en apprivoisant la colère et la frustration, je vais pas finir par apprivoiser le mensonge aussi, car c'est finalement au quotidien que je nie la réalité de mes sentiments !

Comment qu'ça me parle, avec le nombre de personnes qui m'ont dit ne pas m'imainer en colère, ou qui me trouvent « apaisant ».

Et ceci rajouté avec cet autre parallèle : sans être éducateur, je suis notamment animateur pour des publics handicapés mentaux et atteints de troubles psychiatriques.

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Colvert

le lundi 18 avril 2011 à 17h36

Bonjour à tous
un petit rafraîchissement de l'aventure de ColVert, le vilain petit canard ;-)

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Siestacorta

le lundi 18 avril 2011 à 17h49

Qu'est-ce que tu es maintenant ?
Ben comme avant. Tu as fait un voyage dans ta tête.
Si ce n'est que ça dont tu avais besoin, sois en content.
Si tu as besoin d'autre chose, bouge toi.

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LuLutine

le lundi 18 avril 2011 à 17h52

Colvert
De n'avoir jamais pu l'assumer

Wow...jamais dire "jamais" ;)
On ne sait jamais (ou presque....puisque je n'ai pas le droit de dire "jamais" !) ce que la vie nous réserve.

Tu aurais pu dire :

Colvert
De n'avoir pas pu cette fois l'assumer

Colvert
alors, que suis-je maintenant ? célibataire?!! ! demi célibataire ?

Tu fais comme Françoise, tu cries "à bas les étiquettes" et tu arrêtes de te poser la question ^^

Tu es toi, et c'est bien suffisant ^^ (et c'est déjà tellement énorme que je m'étonne que ça ne te suffise pas :P )

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Colvert

le lundi 18 avril 2011 à 18h10

(+) :-D

@siestacorta
ben oui, c'est ça c'était bien sur le trait d'humour pour exprimer aussi ce que la rupture en polyamour pouvait avoir de compliquer (pour moi) dans des repères mono, là ou la rupture signifie être seul... je ne le suis pas, mais quand même à moitié dans mon coeur!

@lulutine
:-)
Je suis toujours insatisfait c'est aussi ce qui me rend multiple, car je cours sans cesse derrière de nouveaux projets, de nouvelles idées, de nouvelles rencontres.
Alors, bien que je sois fier de mes oeuvres, je n'en suis pas pour autant satisfait. Idem vis à vis de moi, bien que je sois moi même, et que j'essaye au quotidien de l'assumer, je n'arrive pas au bout et j'ai l'impression de courir derrière une chimère...

Mais le sujet lancé par françoise donne aussi des ailes et de l'énergie pour continuer ce chemin

<3

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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zina

le mardi 19 avril 2011 à 07h10

-

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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oO0

le mardi 19 avril 2011 à 10h51

Yep, Colvert,

difficile, mais comme je l'écrivais ailleurs, aussi douloureux puisse être un deuil, c'est l'occasion d'un changement de disposition affective. Passez d'une attitude de nécessité à une attitude de gratuité, de la torture du caractère impérieux du désir au plaisir sans raison de sa saveur. Par exemple, si manger est nécessaire, le soin apporter au plaisir gustatif ne l'est pas. Les plaisirs de la vie s'épanouissent souvent davantage dans la gratuité que dans la nécessité.

Sinon, il y a de l'idée dans les propos de Zina.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Colvert

le mercredi 20 avril 2011 à 10h12

Que d'événements...

zina
"chérie, il y a un truc que je ressens fortement, c'est de l'attirance pour d'autres femmes, je ne peux pas le controler, c'est en moi - et ça me fait mal de ne pas agir dessus. (éventuellement : si je ne le fais pas c'est pour toi, mais c'est important que tu saches")

Oh que ça serait beau si effectivement, dire ceci apaiserait, mais ce n'est malheureusement pas le cas. ça ne débloque pas, même si les choses sont claires.
Elle le sait, et c'est insurmontable pour elle.
Elle voudrait prendre une hache et couper cette partie de moi qui lui ruine le moral!!!
Elle sait aussi que je peux me contraindre et que je ne partirai pas, que je n'abandonnerai pas ma famille et ceux que j'aime à moins que nous souffrions tous, et que la solution de quitter n'est plus que la dernière solution.
J'aurai alors tout essayé.

Donc : Que d'événements....
Ce we, anniversaire de ma rencontre avec la seconde
Alors que je lui souhaite, elle m'annonce la fin définitive et pourtant non commencée de notre histoire d'amour...
Ce même we, soirée sexe-pluriel, (mélangiste) avec ma première... (+) super soirée...
par contre les jours suivant, la cata :-(
Relents de vieille histoire nauséabonde, sentiment d'insécurité.... Nous passons plus d'heures à parler et échanger sur nos regards divergents que le nombre d'heures que la soirée elle même! le débriefing est long et pénible...

Ce matin, à l'heure ou j'écris, elle est en rdv chez une psychologue.
Elle a d'elle même pris la décision de trouver une aide extérieure pour résoudre ce noeud entre nous qui sont :
> restes insupportables du flirt d'il y a 2 ans, la rendant agressive et sur la défensive dès qu'une femme s'approche (du coup le libertinage lui convient car elle est présente)
> comment construire un avenir avec un homme qui se prétend maintenant pluriel, alors que "je ne PEUX pas l'accepter" et qu'il n'est pas celui que j'ai voulu!

Cette semaine, j'ai le sentiment de tourner une page du passé très sérieuse, je me sens libre, fatigué, mais bien dans ce que je suis.
La séparation réelle avec ma seconde m'a aussi douloureusement soulagé...

J'essaye maintenant d'aider au mieux que je peux ma première, sans nier aucune solution d'avenir, tant qu'elle ira dans le sens de la paix et la sérénité...(avec un peu de joie et de sexe aussi tiens!)

c'est un peu décousu ce post, mais c'est un peu comme ça cette semaine aussi.
ColVert

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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