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Faire évoluer son couple, du standard "socialement reconnu" au PA... patience...

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Siestacorta

le mercredi 20 avril 2011 à 10h56

Ha, oui, ça avance !
Sincèrement, je suis content que tu sois dans une situation un peu moins inconfortable.
Qu'est-ce qui fait que tu te sens plus libre ? Parce que pour l'instant, les décisions ne sont pas prises, en tout cas tu n'en parles pas...

Edit : ah, si, la fin de la dernière histoire...
Donc d'un côté tu as ta femme qui décide si tu peux vivre d'autres histoires, et de l'autre une amante qui décide qu'elle ne t'attend plus. Toi, tu évites de prendre des décisions, tu es plutôt dans le pur Zen, hein ?
Combien de moines Zen faut-il pour changer une ampoule ? Un seul, mais ça mettra une année entière, le temps que le monde tourne autour de l'ampoule.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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LuLutine

le mercredi 20 avril 2011 à 11h41

Colvert
Elle voudrait prendre une hache et couper cette partie de moi qui lui ruine le moral !
[...]il n'est pas celui que j'ai voulu !

Si quelqu'un me disait que ce que dit ta femme, je lui répondrais qu'il/elle ne m'aime pas moi. Qu'il/elle aime une image qu'il/elle a de moi, mais une image qui n'existe pas et n'a sans doute jamais existé...

Quelqu'un qui veut m'amputer d'une partie de moi-même et/ou qui dit que je ne suis pas "celle qu'il/elle a voulu", ce n'est pas quelqu'un qui m'aime, c'est quelqu'un qui essaye de me contrôler (par peur de me perdre, peut-être, ça explique mais ça n'excuse rien).

Bien sûr, tout n'est pas perdu et la personne en question peut évoluer, apprivoiser ses craintes et apprendre à t'aimer pour qui tu es (et non pas pour la personne qu'elle voudrait que tu sois, personne qui n'existe que dans son imagination !).

Pour finir, tu dis (ou elle dit ?) que c'est "cette partie de [toi] qui lui ruine le moral", mais est-ce vraiment toi qui ruine le moral de ta femme, ou elle qui se torture avec ses pensées ?
A moins que tu ne passes ton temps 24/7 à lui répéter que tu es polyamoureux dans l'âme, que tu aimes et es attiré par d'autres femmes, et/ou que tu lui parles de ces choses systématiquement quand elle a demandé de ne pas en entendre parler, à moins donc que ce soit toi qui rende le sujet omniprésent, je ne crois pas que tu sois responsable de l'état de son moral.
Il y a peut-être un moment où c'est elle qui choisit de penser à tout ça et de se ruiner le moral toute seule parce qu'elle n'y associe que du négatif...

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Colvert

le mercredi 20 avril 2011 à 15h29

Siestacorta

Combien de moines Zen faut-il pour changer une ampoule ? Un seul, mais ça mettra une année entière, le temps que le monde tourne autour de l'ampoule.

Excellent ! (+) Tu as bien raison et je te reconnais bien là dans ces propos ! Mais j'ai décidé! même si ça ne se voit pas comme ça au premier abord ! C'est ce qui ennuie fortement ma première...
J'ai décidé de dire ce que je suis et de faire en sorte que ce soit vivable dans mon propre couple. Je ne suis pas un autre homme, comme le dit justement lulutine :-) , j'étais une image et maintenant je suis moi. Seulement, je n'ai pas l'intention de détruire ce que j'ai construit pour être moi ! je n'ai pas l'intention de nier toutes ces années, mais justement, parce que durant toutes ces années (15) je n'ai pas su/pu être autre chose qu'une image, le temps nécessaire pour rétablir les choses est long (d'où "patience" dans le titre).
Mais je ne lâche pas l'affaire, que l'issue soit ensemble (parce qu'on se comprend) ou séparé (parce que c'est finalement insupportable) avec ma première. Je l'aime tout entière malgré le fait qu'elle voudrait m'amputer ! Je l'aime malgré tout ce que je n'aime pas chez elle, et ça ne se raisonne pas.
Ce qui m'aide à passer le cap de la rupture, c'est ce que mon ex seconde m'a dit aussi : "je ne comprend pas pourquoi tu es encore avec elle"...
Cette réaction m'a fait profondément ressentir aussi ce besoin d'exclusivité et franchement, ça m'a un peu scotché. Je crois que si nous avions commencé cet histoire, malgré toute l'affection que je lui porte et tout le désir qu'elle provoque chez moi, j'aurai assez rapidement senti chez elle ce désir d'unicité de la relation, qui me repousse...

Donc, ma décision est de "faire évoluer mon couple", vers un couple qui prend en compte ma nature aussi. Je sais que le chemin est long et je suis patient, ce ne sera pas moi qui partirai je pense, elle n'a pas l'intention de me quitter non plus. Vu que je suis pacifiste, je n'ai pas non plus l'intention de faire la guerre à la maison, vu que nous sommes très soucieux de l'équilibre des enfants, je suis confiant sur le fait que nous trouverons une solution... laquelle? je ne sais pas encore, mais nous prendrons la décision ensemble.

Pourquoi je me sens libre? Je ne sais pas, mais je pense que ne plus avoir à cacher les choses, ne plus avoir en tête un hypothétique avenir ou des étreintes fantasmées, me permet d'aborder avec ma première la question sans arrière pensée... Je trouve ça très bon et beaucoup plus simple dans le dialogue...

Est-ce que j'en parle tout le temps à ma femme ?
Non, vraiment pas... mais comme mon activité professionnelle me fait rencontrer d'autres femmes (dont certaines avec lesquelles je suis proche) et parce que nous libertinons, cette question est récurrente... et forcément, on retombe sur la question du flirt d'il y a 2 ans !
Hier soir, nous en parlions encore, cette plaie n'est pas soignée!
Elle découvre une partie de moi (ça c'est de ma faute, de ne pas avoir su lui montrer au départ) cette partie là est très difficile à accepter donc, de fait, la mine. Si cette partie là n'existait pas ça l'arrangerai bien ! ce qui est compréhensible... mais ce qui bien sur ne change rien au fond, puisqu'il va falloir vivre avec l'ensemble ou vivre sans!

Merci de vos petites réflexions pertinentes ;o)

ColVert

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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LuLutine

le mercredi 20 avril 2011 à 17h29

Colvert
Je l'aime malgré tout ce que je n'aime pas chez elle, et ça ne se raisonne pas.

Ce serait super si elle pouvait en dire de même de son côté !

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(compte clôturé)

le vendredi 22 avril 2011 à 16h06

Mais finalement, le fait qu'elle soit toujours là (elle aurait pu partir, non ?) est-ce que ça ne montre pas que, d'une façon ou d'une autre, elle se le dit ?
Elle n'en est pas à l'accepter pleinement, mais il y a bien amour malgré ce qui lui déplaît chez toi, Colvert...
Elle t'aime. Mal par rapport à ce qui te ferait du bien comme amour, mais elle t'aime...
L'idéal étant évidemment d'aimer avec, et non malgré, ce qui déplaît... Mais qui peut se vanter d'y arriver vraiment ?

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Colvert

le vendredi 29 avril 2011 à 09h56

LuLutine
Ce serait super si elle pouvait en dire de même de son côté !

Ce n'est pas le cas hélas.
Nuit courte, réveil dur... C'est hier soir que je me suis lancé dans la fosse aux lions, prêt à assumer ma situation de polyamoureux, même si je ne le suis pas aujourd'hui (ce qui facilite et complique les choses en même temps).
Donc, pour vous faire part de la conclusion d'hier soir, je suis immature, je ne pense qu'à moi et je ne veux que "baiser" en dehors de mon couple.
Ce n'est pas acceptable pour elle.
Dans ces conditions, je dois accepter de perdre des choses d'elle.
Pour elle, lui dire cela, ce n'est pas l'aimer, alors que pour moi chercher à se connaitre, donc se comprendre c'est aimer.

Je suis amer ce matin.

D'un coté je suis satisfait d'avoir pu dire cela car ça faisait des mois que j'avançais dans la réflexion et beaucoup grace à vous et il me fallait le dire par honnêteté.
D'un autre coté, je vois qu'elle perd pied, qu'elle ne maîtrise plus la situation et ça la déstabilise. Je sens venir la culpabilisation à mon égard et sa colère.
Je ne vois pas d'ouverture pour apprendre ensemble à vivre avec cette réalité. Je ne sais pas aujourd'hui vers quoi il faut que j'aille...
Il me semble avoir les cartes en main, mais je trouve cela tellement précaire que j'ai l'impression plutôt d'un jeu d'un "bras de fer" entre elle et moi.
Moi pour vivre avec la reconnaissance mutuelle de notre identité affective, elle pour vivre selon sa perception de ce que "doit" être une vie de couple, c'est a dire le monoamour (sous entendu le reste doit être caché).

Dois-je poursuivre jusqu'au bout ?
Dois-je lâcher du leste ?

Je ne veux pas partir, je ne peux pas partir, je ne veux pas mentir...
Je l'aime sans comprendre pourquoi mais sans vouloir être écrasé par sa manière de voir ce qu'est l'amour et la déteste tellement par moment dans sa supériorité, dans ce qu'elle m'impose, dans son assurance sur ce qu'elle pense (contrairement à moi qui aies toujours des doutes) ce qu'elle veut, ce qu'elle aime. Celle qui a beaucoup de certitudes et qui ne m'accepte plus tel que je suis, car je ne suis plus celui qu'elle a choisi... ou qui m'accepte parce que je suis le père de ses enfants et que de toute façon, ce qu'elle me dit, c'est "on continue comme avant,jusqu'à ce que tu trouves quelqu'un d'autre avec qui tu partiras"

Je suis très amer sur son incapacité à accéder à la pensée poly-amoureuse donc à parler le même langage, mais je devais m'y attendre.

A la question "est-ce que tu ferais l'amour avec elle(s) ?", après une petite hésitation qui met a jour une réponse dont je "devrais" avoir honte, je répond "oui".
Je ne lui ai donc rien épargné, c'est dur de dire des choses comme ça à quelqu'un qui ne peut pas l'accepter.

Aujourd'hui je suis entre 2 eaux, j'ai lancé le pavé dans la mare, je ne mesure pas les conséquences de mes propos, en tout cas pas encore...

ColVert

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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oO0

le vendredi 29 avril 2011 à 11h23

ColVert
Pourquoi je me sens libre ? Je ne sais pas, mais je pense que ne plus avoir à cacher les choses, ne plus avoir en tête un hypothétique avenir ou des étreintes fantasmées, me permet d'aborder avec ma première la question sans arrière pensée... Je trouve ça très bon et beaucoup plus simple dans le dialogue...

Même si tu ne sais pas où tu vas, là, tu sais que tu veux y être. L'état d'esprit me semble intéressant à apprécier, savourer et cultiver. Je pense que tu peux y trouver une assurance sereine par rapport à tes doutes. Arriver à lui partager le bien être que tu procures cet état d'esprit peut l'aider à mieux te comprendre, mieux comprendre qu'il ne s'agit pas tant de négocier que de dialoguer.

Sinon, pour ton impression d'avoir été une image, je pense que tu n'as pas été qu'une image, mais plutôt partiellement toi, faute de pouvoir éclairer une part de ta personnalité autant pour toi que pour elle. Comment dire l'obscur ? Cela fait peur, comme tu as probablement du avoir peur lorsque tu n'avais aucun moyen de l'exprimer. Le langage qu'elle utilise me semble nommer explicitement ces peurs que tu as pu éprouver de manière sourde avant d'arriver à trouver un éclairage qui te permettent d'apprivoiser tes aspirations plurielles. Personnellement, cela me rappelle l'époque où j'ai commencé à en parler. À cette époque, je n'aurais pu trouver les mots en dehors d'une relation, c'est un accouchement de soi douloureux de part et d'autre. La personne en face se retrouve également à devoir accoucher une part de soi tellement évidente pour elle qu'elle n'en a pas davantage les mots qui, de ce fait, dépassent souvent les pensées. Dans sa situation, les mots se présentent de manière plus évidente, le registre social est plutôt bien fourni en la matière d'où une rapidité où les mots échappent très vite comme lancé sur des rails dont il est difficile de sortir. Dans ta situation, le registre social est plutôt peu fourni et le doute fait place à l'évidence, la lenteur à la rapidité. Comment se reconnaître mutuellement dans cet accouchement mutuel de soi ?

Là, je reviens à l'image que tu as l'impression de donner. Je ne pense pas que votre projet de couple et d'une vie de famille soit une image vu la manière dont tu y tiens et qu'elle y tient. Voilà, une part commune sur laquelle vous pouvez vous reconnaître et sur laquelle vous vous reconnaissez déjà mutuellement en acte davantage que vous ne le pensez. Je pense, par exemple, au soin que vous prenez à maintenir un environnement le plus paisible possible pour vos enfants ainsi que le fait de vouloir éviter de faire de la question de votre vie de couple un champ de bataille sur la question en continuant à recherche des moments paisibles. Il y a au minimum une entente tacite signe d'une reconnaissance mutuelle à portée de main. Et pour ce qui est de l'image, je prendre celle de l'aménagement d'une porte dans un mur. Vu que le couple est considéré le plus souvent comme fermé, difficile d'y imaginer une porte. Bref, je ne pense qu'il s'agisse tant d'une image de toi que d'une image de votre relation : la maintenir fermer ou l'ouvrir ? La question ne se posait pas avant : l'ouvrir, semblait inimaginable car, par définition, il était fermé. Là, actuellement, tu cherches une manière paisible et sereine de formuler à deux la question de l'ouverture.

Ne fut-ce que pouvoir la formuler sereinement à deux semble déjà en soi pouvoir satisfaire chez toi un besoin de reconnaissance. Quels sont ses besoins de reconnaissance ? Est-elle capable de les formuler pour te guider dans la reconnaissance qu'elle attend ? A-t-elle compris que la reconnaissance ne signifie pas, de facto, la conclusion d'un accord entre vous, mais simplement une manière de vous découvrir une confiance mutuelle sur cette question périlleuse ? Comment croire encore en l'autre, lorsqu'il devient difficile de se reconnaître dans l'image que la relation renvoie de soi ? Tu ne préconises actuellement aucune solution, tu fais le pari d'une entente possible sans présupposer le résultat de cette entente. Tu lui fais confiance, malgré la difficulté de te reconnaître dans les propos qu'elle tient sur la question que tu as soulevé dans votre relation.

Là, je te renvoie au sentiment de liberté que tu as pu goûter. Quelque part, il y a joué un rôle dans cet accouchement douloureux, tu peux l'en remercier, mais si ce n'est pas possible de la remercier pour tout. Quelque part, elle t'a accompagné dans l'accouchement de paroles difficiles. D'expérience, je sais qu'au début, sans la douleur, s'installe facilement une inertie et cela demande de l'endurance de part et d'autre que d'avoir à la supporter.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Siestacorta

le vendredi 29 avril 2011 à 11h39

> Colvert
Bravo pour ce courage.
Malgré ma tendance "boute-feu", je sais que c'est super difficile, au moment de prendre parti, et même après.
Mais je crois que tu as fait un mouvement qui a du sens pour toi. Une affirmation de ce que tu es, de ce que tu ressens.
Ca se sent dans les sentiments que tu décris, dans ta colère.
Ta douleur face à sa réaction contient ton amour pour elle.
Et ta colère ( "sa supériorité" "elle m'impose" "ses certitudes") contient, je crois, une frustration qui remonte à une autre source que les questions de fidélité.

Je dis ça, parce que dans les descriptions de tes craintes dans votre relation, je lis parallèlement une sorte de mise sur piédestal de son intelligence, sa nature forte, tout ça... On dirait un genre de complexe d'infériorité.
Le réel, c'est pas que tu es inférieur. Tu le "sais" mais tu semble ne pas le ressentir. Le réel, c'est que cette femme a bien du te trouver des qualités pour rester avec toi et te faire des enfants. Pour faire l'amour comme tu étais heureux de l'évoquer dans tes premiers messages. Pour t'accompagner dans des plans un peu libertins. Il faut pour tout ça une confiance, un intérêt, et si ta compagne est aussi intelligente que tu le dis, ses raisons de t'aimer ne sauraient être vraiment mauvaises !

Ce sentiment de "couple avec un dominant un dominé" a probablement joué sur ta façon d'arriver à des désirs polyamoureux. Besoin d'oxygène, de continuer à évoluer hors de la "case" construite dans une relation traditionnelle... Ca peut s'exprimer par un regard vers dehors.
Mais attention ! Ca ne veut pas dire que ton polyamour ce n'est que ça. Ca veut dire que ce problème-là, cette estime de soi fragile qui a mené à être dominé (s'il a bien l'importance que je crois deviner...), doit être réglé séparément. C'est à dire qu'il faut que tu développes ta confiance en toi hors de la "bataille pour le polyamour". Parce que sinon, tu vas mélanger les sentiments, te sentir blessé et être peut-être blessant pour une question qui est très sensible dans la situation, mais distincte.

Développer sa confiance : je connais deux méthodes. Faire des trucs que tu as peur de faire d'habitudes (de nouveau : d'autres trucs que le poly et le changement de rapports de couple. Instinctivement, là j'improvise sur mes intuitions irrationnelles, je dirais que tes trucs à faire c'est plutôt des loisirs et activités sociales et parler avec tes parents sur des thèmes qui fâchent...). L'autre méthode... C'est aller voir un psy spécifiquement à propos de ce ressenti de complexe. Plutôt un comportementaliste, parce qu'on ressent concrètement et rapidement les résultats du travail, et parce que l'estime de soi c'est un domaine important dans cette école de thérapie.

Colvert

"on continue comme avant,jusqu'à ce que tu trouves quelqu'un d'autre avec qui tu partiras"

Je suis très amer sur son incapacité à accéder à la pensée poly-amoureuse

Je dirais pas incapacité, mais difficulté.
Ca ne va pas se faire d'un seul coup bien, de la même manière que tu n'es pas arrivé à réfléchir au polyamour et à en parler en un seul jour.
Tu as fait un mouvement important hier, mais le "coming out" n'est pas une fin en soi. C'est une étape...
De ton côté, tu peux travailler sur ton estime de toi, sur tes craintes. Et du sien... attend-toi à ce qu'il y ait une digestion de l'idée, des questions, des micro-conflits et micro-réconciliations. Ce n'est pas aussi "noir et blanc" qu'elle le dit, même pour elle, parce que le réel c'est que vous vivez ensemble, que tu as fais une démarche d'honnêteté et pas une connerie, qu'elle a des sentiments pour toi... Il faut compter sur le principe de réalité, qui fait que ça se passe jamais comme on pense ou craint que ça se passe.

Bon courage... Ou plutôt, continue à avoir le courage dont tu as déjà fait preuve !

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Siestacorta

le vendredi 29 avril 2011 à 11h42

RIP
Et pour ce qui est de l'image, je prendre celle de l'aménagement d'une porte dans un mur.

Autre proposition de métaphore : il y a de grands points communs entre un mur et un pont... Tout dépend par quel côté on le regarde.

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oO0

le vendredi 29 avril 2011 à 11h44

Ouvrir à d'autres rives ?

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kadah

le vendredi 29 avril 2011 à 11h45

Colvert
dans son assurance sur ce qu'elle pense (contrairement à moi qui aies toujours des doutes) ce qu'elle veut, ce qu'elle aime.

je pense au contraire qu'elle est emplie de doutes!

"on continue comme avant,jusqu'à ce que tu trouves quelqu'un d'autre avec qui tu partiras" prouve le contraire, elle est persuadée que tu trouveras mieux qu'elle...

c'est difficile de rassurer quelqu'un qui ne veut pas l'être, peut-être parce qu'il est plus facile de rester sur ses positions si douloureuses soient elles que de s'embarquer dans un travail sur soit qui, évidement, sera long et parfois douloureux car on a l'impression qu'on y arrivera jamais.

ce que j'ai dit à mon compagnon, qui a le même type de réflexion que ta compagne, c'est que si moi ou lui venions à quitter l'autre car une nouvelle rencontre était plus forte que notre histoire, c'est que notre amour n'était pas aussi fort et solide que nous le pensions, que nous nous étions trompés, mais cela est tout aussi possible en étant mono et qu'avoir la liberté d'être poly évite justement les emportements passionnés qui nous font agir sans réfléchir...

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Clown_Triste

le vendredi 29 avril 2011 à 13h33

Colvert
Ce n'est pas le cas hélas.
Nuit courte, réveil dur... C'est hier soir que je me suis lancé dans la fosse aux lions, prêt à assumer ma situation de polyamoureux, même si je ne le suis pas aujourd'hui (ce qui facilite et complique les choses en même temps).
Donc, pour vous faire part de la conclusion d'hier soir, je suis immature, je ne pense qu'à moi et je ne veux que "baiser" en dehors de mon couple.
Ce n'est pas acceptable pour elle.
Dans ces conditions, je dois accepter de perdre des choses d'elle.
Pour elle, lui dire cela, ce n'est pas l'aimer, alors que pour moi chercher à se connaitre, donc se comprendre c'est aimer.

Je suis amer ce matin.

[...]
ColVert

Bonjour Colvert,

Je n'étais pas intervenu sur ce fil de discussion, essentiellement par manque de temps. Mais je voudrais me joindre à Siestacorta pour saluer ton courage, que je vois comme "faire ce qui semble juste, même si c'est difficile".
Je pense que les actes de courage sont libérateurs intérieurement, même s'ils peuvent déclencher des troubles venus de l'extérieur. Certes, ta situation est difficile, mais sur la durée il me semble que le mensonge ou le reniement de tes aspirations visiblement très fortes seraient bien plus dommageables pour toi.

L'idée de l'immaturité revient souvent dans les discussions sur le polyamour. Je trouve que c'est un point intéressant, qui mérite que l'on y réfléchisse. Pour ma part, je me suis souvent livré à des séances d'introspection sur le sujet. L'un des problèmes, évidemment, étant que chacun à sa définition du mot "maturité" (ou immaturité). Pour certains, cela s'applique à toute personne qui n'agit pas selon les codes sociaux majoritairement en vigueur.

Tout récemment encore, une femme que j'adore m'a dit que mon refus de plaquer un cadre délimité à l'avance sur mes relations avec d'autres femmes (en gros, définir à l'avance que je ne coucherai pas avec elles, même si l'occasion et le désir mutuel se présentaient un jour) avait quelque chose de très puéril. Une sorte de caprice de gosse qui veut pouvoir tout faire, qui refuse de faire un choix et de s'y tenir, qui voudrait le beurre et l'argent du beurre, sans se soucier des règles ou des conséquences sur les autres.
Même quand j'essaye d'être le plus objectif possible, je n'arrive pas à y voir un acte puéril. Pas dans la mesure où j'assume ce choix et ses conséquences potentielles (en l'occurrence, des tensions liées à la question de l'exclusivité et des relations qui souvent tournent plus court que je ne l'aurais souhaité).
Certes, je ne suis pas irréprochable et, certes, je vois bien que mon égo joue un rôle dans certains mes choix. Mais si je suis plus heureux en vivant ainsi qu'en cherchant à rentrer dans le moule, malgré les difficultés propres à mes choix, est-ce vraiment immature ? Ou juste ma personnalité actuelle réelle, quoique en décalage avec la norme ?

Peut-être pourriez-vous en parler ensemble avec ta compagne. En quoi serais-tu immature ? Qu'est-ce que la maturité : l'acceptation de la norme ? Le sacrifice de nos aspirations si elles créent le trouble ou la détresse chez les autres ?
Ta compagne dit que tes désirs sont inacceptables pour elle.
Pourquoi ? En dehors des normes établies, du fait que "ça ne se fait pas", qu'est-ce qui chez elle rend ces choses inacceptables ? Demander à quelqu'un de se conformer à l'image qu'on a de lui, est-ce une preuve de maturité ?

Il ne s'agit pas de l'agresser, mais plutôt d'essayer de mettre des mots sur des réactions émotionnelles vives, pour mieux les dompter, les comprendre. Et, peut-être, seulement peut-être, les voir évoluer de ton côté et/ou du sien.

Bravo pour ton courage. Selon moi, tu es sur la bonne voie dans la mesure où ta démarche et ta parole sont sincères. Après, tu ne contrôles (malheureusement ?) pas les réactions et les choix des autres. Seuls les tiens t'appartiennent (et n'appartiennent qu'à toi).

C.T.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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LuLutine

le vendredi 29 avril 2011 à 23h31

kadah
c'est difficile de rassurer quelqu'un qui ne veut pas l'être, peut-être parce qu'il est plus facile de rester sur ses positions si douloureuses soient elles que de s'embarquer dans un travail sur soi

Bien dit. (+)

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Colvert

le lundi 02 mai 2011 à 11h25

Bonjour à tous...
Oui, je dois vous le dire, vos propos sont encourageants et éclairants (+) .
J'en retire plein de vérités, ils sont comme des miroirs de ce que je vis et j'utilise les mots pour me comprendre et parler avec ma femme...
La nuit de jeudi à vendredi dernier, difficile certes, mais salutaire et le point de départ d'une vraie réflexion en profondeur sur notre mode de relation entre elle et moi.
Bien que mon approche est basée sur un attrait aux relations plurielles certaines réflexions de ce forum ont ouvert d'autres types de réflexion et en particulier celle de SiestaCorta sur un complexe d'infériorité que j'éprouverai (pas totalement juste, mais piste de réflexion ô combien pertinente).
En effet, au fur et à mesure des dialogues avec elle, je me rend compte que d'une part je lui ai laissé prendre le maximum de place dans notre vie de famille (en particulier à cause d'un sentiment de culpabilité concernant son déracinement) et que ses intérêts personnels ne lui permettaient pas de m'apporter la reconnaissance que j'attendais de ma femme sur de nombreux points qui me paraissent important à mes yeux (mes projets, mes investissements personnels, mes réussites, mes échecs etc...).
Nous avions donc entre nous une grande entente sur 2 points, les enfants et leur éducation ainsi que sur un plan sexuel.
Mais pour moi, ces ententes n'ont jamais été suffisants et un manque s'est en grande partie répercuté par une ouverture sur le monde extérieur et l'ouverture aux rencontres affectives fortes qui pallieraient à ce manque que je vivais.
(j'observe ce passé de couple depuis peu).

Ce sont donc installés entre nous depuis de nombreuses années plusieurs choses :
- pour nous, un mode de relation "pratique" qui permettait d'élever les enfants en toute sérénité, avec des clashs occasionnels sur les questions de mes relations extérieurs ou sur mes projets
- pour moi, un mode de relation "secret" entre l'extérieur et moi, lié à la culpabilité de vivre des amours pluriels (aie je suis le méchant, le bourreau, c'est pas normal etc etc...)
- pour moi, un mode de pensée autonome, éloigné de celui de ma femme, basé sur la nécessité d'entretenir des rapports extérieurs pour maintenir un équilibre personnel.
- pour nous, des rapports "libertins" avec d'autres couples pour des motivations diverses (moi les plaisirs pluriels, pour elle un jeu à 2 très soft pour notre couple et pour apaiser mes désirs pluriels en sa présence (sans dépasser les limites))
- pour elle un manque de confiance en moi et en ma capacité à lui être fidèle (lié à mes rapports "pluriel"), ainsi qu'un mode relationnel critique sur tout ce que je vivais à l'extérieur, perçus comme dangereux pour notre couple.

Avoir évoqué avec elle ce positionnement lui a fait clairement comprendre et interpréter notre situation actuelle d'une autre manière que la simple concurrence d'un éventuel partenaire extérieur, mais bien une problématique relationnelle installée de longue date, basé sur des besoins individuels irrésolus (en particulier les miens).

J'ai évoqué vos observations sur mes descriptions, et le fait de dire que c'est quelqu'un d'autre qui, au travers de la lecture de ce que j'écrivais, était en mesure d'avoir une interprétation proche de la réalité, lui a beaucoup plu.
Je ne lui ai pas dit le nom de forum, bien qu'elle me l'ai demandé et je pense que je lui donnerai lorsque je la sentirai prête à cela (à mon avis elle imagine un site généraliste sur les problématiques de couple).

Voilà, après ce WE qui avait commencé assez mal, aujourd'hui, grâce à vos remarques de vendredi, elle me comprend mieux et nous parlons beaucoup plus librement (j'ai presque l'impression d'être accompagné dans mon processus). Elle a selon moi pas encore saisi que ma nature PA était inscrite et que je n'ai pas envie dorénavant d'y renoncer (je ne penses pas en être capable!).
Il nous faudra très certainement passer par des chemins sinueux pour comprendre l'un et l'autre qu'il faut se comprendre et s'accepter l'un et l'autre, y compris soi-même ! (ouf!)
Il faut comprendre la situation telle qu'elle est aujourd'hui, l'accepter et construire avec le contexte, tel que nous l'avons construit.

C'est ce que je retire de ces échanges....
Merci à vous je vous embrasse....
ColVert

PS : elle ne peut pas accepter que je puisse avoir éprouvé de l'amour pour d'autres personnes, donc, elle considère et veut que je considère que c'est de l'amitié profonde ou de la passion sans fondation et non de l'amour qu'elle veut que l'on se réserve!

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Siestacorta

le lundi 02 mai 2011 à 11h52

Ben tout cas, ça fait plaisir d'entendre un truc comme ça.
Je me disais bien qu'un clash "attendu" comme tu en as eu un ne pouvait pas être qu'une fin.

Bon, j'avais parié sur le complexe d'infériorité, apparemment la culpabilité est plus présente...
Il faudrait sans doute que tu cherches de quoi, dans ta personnalité, indépendamment du couple, se nourrit une culpabilité comme celle-ci. Est-ce que, dans d'autres situation (tes parents, certaines relations sociales) tu aurais tendance à vivre comme un "enfant sage" pour te faire accepter ? Le gentil qui fait les choses bien, qui fait jamais de bêtises ?
Je dis pas du tout que tu dois faire des conneries, si c'est le cas. Je dis que se penser en gentil conditionne la façon dont on fera des bêtises.

Même si ta compagne a aussi du chemin à faire... Il y a toute une responsabilité qui concerne comment toi tu vas te changer pour ne pas conditionner les histoires comme tu l'as fait avant. Un truc où elle ne peut pas t'accompagner, où personne va te donner de bon point quand tu vas avancer, à part toi.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Colvert

le mercredi 29 juin 2011 à 11h26

Bonjour à tous...
ça fait maintenant 2 mois que je n'ai pas écrit ou lu sur ce forum et vous me manquez bien!!

Depuis les derniers échanges que vous avez eu avec elle sur son post c'est le calme plat...

J'ai fait un peu le mort, j'ai laissé passer un peu de temps pour voir comment évolueraient les choses entre nous...
Au final si je ne parle pas de mes besoins, de mes envies, de mes doutes, de mes joies ou mes peines, je crois qu'elle s'en satisfait, comme ça ça évite de se "prendre la tête"...
Je ne parle plus de polyamour à la maison, mais du coup j'ai l'impression qu'elle pense que je "suis passé à autre chose"... c'est un peu gênant...
Je ne veux pas la tanner avec ça, mais trop souvent, mes pensées s'évadent dans les sentiers de mes besoins inassouvis...
Belle journée à vous

Colvert

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Siestacorta

le mercredi 29 juin 2011 à 13h20

C'est peut-être une bonne transition ?
Peut-être que tu pourrais envisager des expériences, en douceur, petites étapes ? Pas dormir à la maison, être seul une nuit, rien de spécial, pas d'amoureuse, tu lui donnes toutes les coordonnées pour te joindre. Juste du temps pour toi.

Puis tu reviens...

Puis tu lui proposes qu'elle fasse quelque chose comme ça à son tour. Pas tout de suite après, mais quelques semaines après, pour pas trop pousser. Tu parles pas encore de polyamour, mais de temps de liberté personelle. Si le sujet de rencontrer est abordé, tu dis que c'est pas dans tes priorités, ce qui semble être le cas. Tu peux expliquer que tu souhaites avancer sur votre couple, comme vous avez dû en parler auparavant.

Déjà voir ce qu'est votre marge de manoeuvre de départ... Et l'augmenter au fur et à mesure, avec vos expériences libertines, comme celles que tu as évoquées avant.

Je sais pas si tu arriveras au polyamour, en soit ce n'est pas un But, juste une façon de faire face à certaines situations. Mais tu peux commencer à aménager une vie où le polyamour aurait une place...

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oO0

le mercredi 29 juin 2011 à 17h31

Merci pour les nouvelles Colvert,

sinon, oui, tu peux avoir le sentiment qu'elle pense que tu es passé à autre chose et éprouver le besoin de te rassurer en ressortant le sujet, tout comme tu peux lui faire confiance de ne pas l'avoir oublié.

Pour ma part, j'ai l'impression qu'il te reste à trouver une manière bien à toi d'être en accord avec ton choix actuel de conserver votre vie de couple et de famille conjointe. Certaines personnes m'en voudront, mais je suis de ceux qui pensent que les mentalités actuelles que nous partageons se prêtent souvent mal à vivre une relation ouverte, non-exclusive, libre ou pluriamoureuse. Que des conjoints acceptent d'ouvrir leur relation de couples à d'autres relations ne garantit ainsi nullement que l'un ou l'autre, voire l'un et l'autre puisse en vivre. Comme je le dis ailleurs à Siesta, en ce qui me concerne, en deçà de ces mentalités je vois la réalité affective du consentement d'une majorité à accepter et à respecter comme tel. Le consentement d'une personne ne se discute pas, seul les motifs pour le justifier peuvent se discuter et encore, s'il y a consentement à en discuter. Au mieux, il est possible de partager cette question, d'ouvrir cette question dans une relation de couple et là, les mentalités que nous partageons m'y semble plus favorable et je ne serais pas étonné que dans les années à venir cela soit considérer comme une question plus saine à se poser que de faire comme si l'exclusivité allait de soi. En termes de consentement réfléchi, cette question va plus loin en termes de consentement que de ne pas la poser. La satisfaction d'avoir ouvert et partagé cette question, tu peux désormais l'éprouver.

Je reviendrai donc avec la question du deuil, de faire le deuil de la question du polyamour dans votre couple. Cela ne veut pas dire l'abandonner définitivement, mais passer d'un état de nécessité à un état de disponibilité. Rien n'empêche que la question renaisse tel le phoenix de ses cendres semblablement à la passion. D'emblée, si cela devait arriver à ta compagne, elle a davantage de chance de le vivre mieux parce qu'elle sait qu'elle pourra s'en ouvrir à toi.

"Ne pas forcer", voilà comment j'ai compris ta démarche et en termes de consentement, elle m'a beaucoup plu. Sur ce point, je pense que tu peux éprouver la satisfaction d'avoir été égal à toi-même et d'avoir osé être toi-même sans l'avoir forcé à être telle que tu aurais pu la souhaiter.

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demeter

le mercredi 29 juin 2011 à 19h40

Encore une fois d'accord avec toi ici RIP... sur l'analyse surtout. Mais une analyse reste une analyse, c'est à dire quelque chose fait à postériori. Il y a dans le fait d'aimer à mon sens la nécessité d'imposer.
Je pinaille, surement parce que je suis confronté au paradoxe de mon raisonnement, mais on ne peut décider de faire le deuil de quelque chose sans y être obligé. Se poser la question du deuil ne peut être entendu que si les actes de l'autre nous l'imposent. Comment faire le deuil en faisant l'économie de tenter d'imposer à l'autre ce que l'on est ? Là encore ce n'est pas la réflexion qui est aidante mais la confrontation pour l'un ET l'autre avec la réalité. Sinon il reste bien souvent des regrets que l'on risque de faire porter à l'autre. C'est pour moi pour l'instant la limite de la réflexion : aimer, c'est respecter l'autre, d'accord, mais c'est faire en sorte également de lui demander ce même respect et souvent cette même souffrance. Le chat se mord la queue.
La réalité est probablement quelque part dans la mouvance de la relation, de la vie, et l'acceptation qu'elle puisse changer, devenir autre chose, pour permettre à chacun de changer, garder l'espoir mais comme au Bon Dieu sans trop y croire... just do it... ou pas...Je crois qu'on n'en a jamais fini avec rien, et même le deuil est illusoire. On peut donc sans souci se regarder faire (ou ne rien faire) mais il faut en tirer des conclusions. Ce sont ces conclusions qui feront la vie belle ou désespérante, pas les actes en soit.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Colvert

le jeudi 02 février 2012 à 09h14

re-coucou
Voilà, 7 mois sont passés depuis mes dernières visites ici, et je m'étais endormi sur mes lauriers sentimentaux, laissant faire le temps.
Discuter sur ce forum m'incitait à travailler la relation avec ma femme, et en même temps me maintenait dans une vigilance constante sur notre mode relationnel.
Avoir lâché pendant quelque temps le forum j'ai laissé aller notre relation et éteins la réflexion sur ce sujet.
L'été passe, et pendant les 3 mois suivant, "l'éclairage" complet... j'apprend qu'un ami est "pranique". Je ne sais pas si vous savez ce que c'est mais si vous allez sur le site pranique.com vous allez vite comprendre (en gros c'est arrêter le nourriture solide pour la nourriture pranique, la nourriture par la lumière).
Cette démarche est particulièrement bien vécue pour ceux qui ont beaucoup d'amour à donner... mais c'est une autre réflexion. Je suis donc passé par ce chemin de la réflexion intérieure, de la canalisation des énergies... J'ai lu, du scientifique, de l’ésotérique... je me dis qu'un jour j'essayerai ce processus.

Je me suis donc recentré sur moi, ai perdu beaucoup de ma libido, j'ai stabilisé mon mode relationnel avec ma femme, pris beaucoup de recul. notre relation s'est très clairement apaisée, mais a aussi beaucoup perdu de son "étincellant". Je vis ma fonction de père de famille, de mari et d'amant avec ma femme, avec beacoup de plaisir, mais aussi pas mal de frustration...
Et puis, j'ai repris contact, avec celles que j'aime, en particulier celle que j'évoque en début de ce sujet... Elle avec qui j'ai flirté et qui a provoqué un séisme dans mon couple, elle que je n'ai jamais pu "concrètement" aimé.
Je l'ai recontacté, je l'ai revu, rien n'a changé entre nous, c'est simplement fantastique.
Il y a maintenant 3 ans et j'ai l'impression que c'était hier, ce que je ressens pour elle n'a pas changé... Elle continue sa vie avec son homme et sa frustration de ne pas avoir d'enfant avec lui et l'amour secret et parralèle avec moi...

Depuis 3 ans on ne s'était jamais revu comme on s'est revu il y a 2-3 semaines, avec toute la passion des retrouvailles, et en même temps la retenue des amants fautifs...
Tant de force dans cette relation non consommée est pour moi une grande satisfaction...

Et puis, encore tant d'autres choses.... j'ai tellement envie d'en parler...
Je reviendrai... j'ai trop peu de temps pour venir ici...
à très vite

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