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Papillons quand vous nous tenez... comment gérer le déséquilibre mono/poly

Monogamie
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papagab

le vendredi 21 novembre 2014 à 14h33

Bonjour,

Je refais une apparition sur ce forum si cher à mon coeur. J'ai fait une nouvelle rencontre, et je suis en plein shoot NRE, j'espère qu'il n'y a pas de contre-indications médicales car je ne suis pas loin de l'overdose...
Pourvu que les papillons restent le plus longtemps possible, c'est tellement bon que ça devrait pas être en vente libre...
(soupir)
Après cette pause j'évoque ma situation : je démarre une relation avec une personne qui est en cours de séparation. Elle me dit ne pas chercher à se remettre en ménage de sitôt. Elle avait une grande réticence vis-à-vis de ma situation (en couple avec enfant), mais elle a fait le choix, pour mon plus grand bonheur, de "prendre le risque d'être malheureuse un jour" (sic). Depuis je ne cesse de m'interroger sur ce qui serait à faire pour qu'on ait le plus de chances qu'elle ne souffre pas dans les prochains temps de ce déséquilibre mono/poly, du fait qu'elle soit dans une situation de "plan B", de celle qui fait en fonction de mes dispos (elle a une très grande disponibilité de son côté). Je lui ai dit qu'elle pouvait faire d'autres rencontres, mais elle ne semble pas intéressée à cette idée. Elle ne souhaite pas savoir grand chose de ma "relation primaire", elle a même des difficultés quand j'évoque des relations passées. Elle me semble donc très très mono...
Je cherche donc des conseils, des retours d'expériences, qui pourraient nous être utiles. Mais rassurez-vous, en attendant, je ne me pourris pas trop la vie en cogitations, et je profite à 200% du pouvoir du moment présent !

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Apsophos

le vendredi 21 novembre 2014 à 17h17

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papagab

le vendredi 21 novembre 2014 à 17h26

à vaporiser sur les monos ou sur les papillons ? mais pourquoi tant de haine sur ce forum consacré à l'amour ? :-)

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LuLutine

le vendredi 21 novembre 2014 à 17h33

papagab
mais pourquoi tant de haine sur ce forum consacré à l'amour ? :-)

Parce qu'il faut bien de gentils trolls comme Apsophos pour compenser les méchants bisounours que nous sommes presque tous !

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Apsophos

le samedi 22 novembre 2014 à 15h08

Ouiiii ma haine permet à votre amour de ressortir plus vivement par contraste ! Hin hin hin hin.
Pour les papillons, évidemment. Pour les mono le produit adéquat a été retiré de la vente en 1944 je crois.

Quant à "prendre le risque d'être malheureuse un jour" je lui dirais bien que ce n'est pas un risque, c'est une certitude (et c'est sans doute trop tard pour l'éviter).

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LuLutine

le samedi 22 novembre 2014 à 21h33

Apsophos
Quant à "prendre le risque d'être malheureuse un jour" je lui dirais bien que ce n'est pas un risque, c'est une certitude (et c'est sans doute trop tard pour l'éviter).

Ah oui ça a même commencé le jour où elle est née non ? ;)

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Apsophos

le dimanche 23 novembre 2014 à 02h26

Certes. Mais même relativement à la situation exposée ici.

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Caline

le dimanche 23 novembre 2014 à 08h14

Apsophos, c'est quoi le produit retiré de la vente en 1944?

En ce qui concerne les papillons dans le ventre, je suis en plein dedans, mais comme spectatrice, de l'autre cote de la scène.
Mon compagnon depuis 6 ans marque une nette préférence pour sa nouvelle chérie.

J'envisage la rupture... La relation a deux est devenue une machine à souffrir plus qu'autre chose...

Je voudrais aussi retrouver cette sensation de bonheur...

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Vaniel

le mardi 25 novembre 2014 à 18h05

Caline
Mon compagnon depuis 6 ans marque une nette préférence pour sa nouvelle chérie.
J'envisage la rupture...

Nouvelle chérie, donc, probablement, ton compagnon vit une phase passionnelle qui, logiquement, a tendance à te mettre au second plan. Phénomène très souvent observé et qui est, très souvent, temporaire. Il est fort possible que passée cette phase, qui peut être très courte ou relativement longue, il marque, de nouveau, une nette préférence pour toi ou que les sentiments qu'il éprouve pour vous deux se "nivellent", "s'égalisent". Bon, il est aussi possible qu'il conserve une préférence pour sa nouvelle chérie, dans le cas où la relation dure.
Pourquoi envisages-tu la rupture ? Parce qu'actuellement il préfère une autre ou parce que sa manière de se comporter, du fait de sa "nette préférence", est indélicate et t'insécurises ?
En te lisant, j'ai pensé à cette phrase d'André Gide : "Pour moi, être aimé n'est rien, c'est être préféré que je désire." J'avais trouvé cette phrase pertinente, il y a dix ans. Maintenant, être préféré ne me semble pas essentiel, d'autant plus que la personne en face de nous n'a, à mon avis, pas de prise sur ses préférences. Dans un cas comme le tien, j'ai tendance, si cela fait sens (puisque avoir une préférence pour une autre ne change pas nécessairement l'intensité de ses sentiments à ton égard), à choisir cette citation : "aime-moi moins mais aime-moi plus longtemps".

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Siestacorta

le mardi 25 novembre 2014 à 18h14

Arf bon, c'est con, mais c'est justement parce que l'autre n'a pas prise sur ses préférences que j'aie envie que ça arrive, et que je peux pas lui en vouloir si c'est pas le cas.

Donc en fait, la devise que tu donnes, Vaniel, "aime-moi moins mais aime-moi plus longtemps", j'adhère aussi, avec le bémol qui peut donner aussi de l'approbation pour la réaction de Caline : "quitte à ce que ça arrive après une rupture".

(c'était ma minute Jésuite)

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aviatha

le mardi 25 novembre 2014 à 18h15

Ouais, alors je veux pas jouer les Cassandre, mais je pense qu'il faut pas être idéaliste non plus. Les "c'est très fréquent", "c'est temporaire", "ça va revenir", j'ai carburé à ça pendant un an, aussi avec mon chéri depuis 6 ans, et, même si je veux bien admettre que mathématiquement y a toujours des fois où c'est pas le cas et c'est juste la faute à pas de chance, ça m'a fait beaucoup de mal d'y croire.

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Vaniel

le mercredi 26 novembre 2014 à 01h48

@ Siesta : Je n'ai pas compris ta première phrase. Qu'as-tu envie qu'il arrive ?
Ne pas en vouloir à la personne mais prendre ses distances me fait penser à l'Eloge de la fuite de d'Henri Laborit.
Plutôt "qu'aime-moi moins", je me dis "qu'aime-moi différemment" serait plus juste.

Je ne suis pas idéaliste, vraiment pas. Dire d'une chose qu'elle est très fréquente ne signifie rien de plus qu'indiquer une probabilité élevée, au vu de l'expérience limité d'un observateur et d'un contexte restreint. Et, même quand il y a 90% de chance que quelque chose fonctionne, d'une certaine manière, il y a toujours une chance sur deux que, dans le cas en question, ça ne fonctionne pas. Rien de dramatique, juste un principe de notre réalité. Ce qui fait mal, c'est de se raccrocher aveuglement ou désespérément aux probabilités les plus élevées (et la chance n'a rien a voir là dedans).

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Siestacorta

le mercredi 26 novembre 2014 à 02h26

Vaniel : ben le fait que le sentiment amoureux ne soit pas seulement un choix, une affinité élective, mais un truc qui dépasse l'autre, bizarrement, ça fait que quand je suis préféré par quelqu'un par rapport à d'autre, je m'inquiète pas si c'est juste, si ça relève de l'ancienneté et de la raison. La préférence est, dans cette optique (perso et pas permanente en plus), plus une attache qu'un choix, et quand elle me concerne je la ressens comme un coup de bol, pas comme un mérite.

Ca me rassure de penser que ce n'est pas qu'un choix de l'autre, parce que ça enlève une part d'attente de performance, et ça ajoute quelque chose qui dépasse un peu la pure compatibilité rationalisée. Donc le fait que l'autre n'ait pas prise sur ses préférences, qu'elles soient pur affect, ça me donne envie que ça lui arrive indépendamment de ce que je peux montrer comme bonnes raisons d'être préféré. Comme espérer gagner au loto.
Et si ça arrive pas, je me sens un peu moins responsable, et je lui en veux pas personnellement. Enfin pas trop. Dans l'absolu et dans les bons jours.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Caline

le mercredi 26 novembre 2014 à 15h57

Vaniel
Nouvelle chérie, donc, probablement, ton compagnon vit une phase passionnelle qui, logiquement, a tendance à te mettre au second plan. Phénomène très souvent observé et qui est, très souvent, temporaire. Il est fort possible que passée cette phase, qui peut être très courte ou relativement longue, il marque, de nouveau, une nette préférence pour toi ou que les sentiments qu'il éprouve pour vous deux se "nivellent", "s'égalisent". Bon, il est aussi possible qu'il conserve une préférence pour sa nouvelle chérie, dans le cas où la relation dure.

Pourquoi envisages-tu la rupture ? Parce qu'actuellement il préfère une autre ou parce que sa manière de se comporter, du fait de sa "nette préférence", est indélicate et t'insécurises ?

En te lisant, j'ai pensé à cette phrase d'André Gide : "Pour moi, être aimé n'est rien, c'est être préféré que je désire." J'avais trouvé cette phrase pertinente, il y a dix ans. Maintenant, être préféré ne me semble pas essentiel, d'autant plus que la personne en face de nous n'a, à mon avis, pas de prise sur ses préférences. Dans un cas comme le tien, j'ai tendance, si cela fait sens (puisque avoir une préférence pour une autre ne change pas nécessairement l'intensité de ses sentiments à ton égard), à choisir cette citation : "aime-moi moins mais aime-moi plus longtemps".


Message modifié par son auteur hier à 18h.

Bonjour Vaniel,
Cela faisait un moment...
En fait, ce qui s'est passé c'est qu'IL s'est engagé dans une relation unique et donc bien mono avec sa nouvelle chérie.
Donc il m'a signifié la fin de notre relation qui existait depuis 6 ans, presque 7, décision venant de son côté plus que du mien
Pourtant c'est lui qui m'a parlé en premier du polyamour et je m'y suis intéressée en recherchant des informations supplémentaires.
Il aura essayé à deux reprises de vivre une relation plurielle mais maintenant, il sait qu'il n'est pas poly dans l'âme.
J'ai exprimé haut et fort mon sentiment de trahison et d'avoir été baladée durant ces derniers mois.
Mais j'ai exprimé mon désir de garder des contacts amicaux avec lui et de le voir de temps à autre....
Peut- être est- ce une erreur?
Je ne suis pas du genre à ruminer durant des mois une relation cassée mais je ne peux m'empêcher de penser que le polyamour peut être une façade qui arrange bien les partenaires d'une relation multiple... Qui excuse un non - choix, une non- préférence. Ouille ouille il y en a plus d'un qui va bondir!
En attendant, ça fait mal!
J'espérais tout de même une autre issue à notre histoire.

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aviatha

le mercredi 26 novembre 2014 à 18h49

Ma chère Caline, je ne peux que compatir, tu sais bien qu'il s'est passé exactement (au point que même la durée des relation et le déroulement des évènements est identique) la même chose pour moi.
Il y en a plus d'un qui va bondir, peut-être, il n'empêche que c'est une réalité, c'est là, le polyamour peut être ça. Que ça ne le soit pas pour nos amis ici présent, c'est autre chose, et c'est aussi une réalité, les deux peuvent cohabiter parfaitement.
Pour moi l'idée de vouloir "rester amis" est une erreur, parce que pour moi l'amitié n'est pas un sous-produit de l'amour, c'est une chose tout aussi belle et forte, et quelqu'un qui me fait ça n'est tout simplement pas mon ami. Après, ça peut être une phase de transition nécessaire, chacun se soigne comme il peut. Courage

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(compte clôturé)

le mercredi 26 novembre 2014 à 19h09

à Aviatha et Caline: perso, je ne bondirai pas, je suis d'accord avec vous. Pour un certain nombre de personnes, le polyamour est un habillage pratique pour s'offrir un "adultère autorisé" et rompre en douceur. Elles ménagent la chèvre et le chou tant qu'elles ne sont pas certaines d'être amoureuses (personne est du féminin, mais ça concerne les deux sexes) mais dès qu'elles le sont, hop! hop! elles redeviennent monogame avec une telle force qu'on peut sérieusement douter qu'elles aient envisagé de vivre deux amours durablement. Cela étant, se quitter après avoir beaucoup discuté peut atténuer le choc de la rupture, qui apparaît alors comme un choix bien réfléchi... sous réserves de n'avoir pas le sentiment d'avoir été "baladée". Bon courage à vous deux.
Il arrive aussi que le polyamour soit considéré comme un moyen de "sauver le couple", ce qu'il n'est pas du tout. Si on se sent mal avec quelqu'un, on ne se sentira pas mieux avec lui (ou elle) en ayant d'autres amoureux(ses). En revanche, si le changement de mode de fonctionnement permet de mettre à plat les conflits et de les résoudre, le polyamour permet d'ouvrir une "nouvelle ère". Après.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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LuLutine

le jeudi 27 novembre 2014 à 00h52

Vaniel
Ne pas en vouloir à la personne mais prendre ses distances

Je ne suis pas capable d'en vouloir longtemps à quelqu'un, par contre je prends souvent mes distances quand j'ai besoin de me protéger. Et j'ai eu besoin de le faire récemment. Du coup ça me parle cette phrase.

Caline
J'ai exprimé haut et fort mon sentiment de trahison et d'avoir été baladée durant ces derniers mois.

(+) (+) (+)
Je pense que tu as bien fait. Il ne faut pas garder pour soi ce genre de sentiment, sinon ça te ronge (enfin, c'est mon opinion).

Caline
Mais j'ai exprimé mon désir de garder des contacts amicaux avec lui et de le voir de temps à autre....
Peut- être est- ce une erreur ?

Ca, toi seule le sais.

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Siestacorta

le jeudi 27 novembre 2014 à 09h17

"rester amis"...
Pour moi, ça marche quand :

- on peut passer sur la partie blessante de la rupture. Une rupture, selon les gens, les moments, les circonstances, ça touche à des parties de notre esprit, je dirai "âme" pour mieux faire sentir ce que j'entend par là, ça peut nous laisser des marques profondes et durables. Et dans le temps, la force de ces marques ne dépend plus tant de l'histoire de la blessure que de notre capacité à vivre avec l'empreinte qu'elle a laissée. Si ça ne cicatrise pas, si ça reste une plaie à vif, qu'on s'est pas prouvé à soi-même qu'on saurait vivre sans l'amour qu'on avait espéré, alors c'est pas le moment de se traiter en amis. Peut-être plus tard, si on devient une autre personne que la personne blessée, qu'on ne s'identifie plus à cette image de soi-même en revoyant l'ex. Mais tant que voir l'autre nous ramène intensément à des rôles passés, ça me dit qu'il y a du temps et d'autres étapes persos à passer avant de pouvoir passer à un cadre "amical" nouveau.

- on peut devenir amis... surtout si on a pu l'être avant. Certains de nos amoureux ne sont pas le genre de personnes avec qui on devient amis. C'est pas les même ressorts. Il y a des ressorts de passion, des recherches de complémentarité, qui amicalement n'ont pas vraiment de sens. Mais il y a des gens qu'on a amoureusement aimé, et avec qui on aurait des choses à faire et à dire de toute façon, on pourrait les rencontrer aujourd'hui et être "seulement" amis.

- ça dépend de la blessure, de la cicatrisation et de l'évolution, et aussi, s'il reste quelque chose de cet ordre malgré tout ça, ça dépend de l'état de confiance qui reste. Généralement, après une rupture, le lien de confiance est abîmé. On peut décréter qu'il n'a plus lieu d'exister, que la Trahison c'est la Fin de Toute Chose, Tu Es Mort Pour Moi, Va, Je Quitte Cette Ville Comme Tu as Quitté Ma Vi-euh. Et au delà de ma réticence à la vision tragique de l'amour, on est le seul légitime à décider si on peut conserver une forme de confiance en dehors des attentes qu'on a dû laisser. Mais il se peut aussi, moi ça m'arrive souvent, que toute l'intimité passé, et même l'histoire des ruptures, fassent partie de ce qui m'aide à maintenir une confiance amicale. On a vécu tellement de chose qu'on est de toute façons proches, ce qui était un choix de rencontre au départ, dans le temps, est devenu une réalité presque familiale.

Je vais profiter du sujet pour me raconter un peu.
Personnellement, je donne pas ma confiance sur un pari ou sur une parole donnée, je la donne quand je la sens possible. Je suis visiblement moins souvent déçu que la moyenne, si je m'en tiens à ce que j'entend dans ce genre d'histoire.
Un peu parce que dans cette confiance il y a déjà ma vision pragmatique de l'autre, je fais confiance aussi avec les défauts, pas qu'ils seront moins graves que les qualités espérées, mais que je les ai "embrassés" (et/ou que j'ai idée de ma capacité à faire avec). J'entend par là que la plupart des ruptures, coups durs, m'ont pas laissé de sentiment de trahison, parce que j'avais pas donné ma confiance sur une promesse différente de ce à quoi je pouvais m'attendre. J'ai pas enregistré des promesses de l'autre, j'ai enregistré comment j'y réagissais, les espoirs qu'elles éveillaient, et mes craintes, et ma capacité à éventuellement gérer ces craintes sans l'autre. L'envers de ceci, c'est que je suis un peu pisse-froid quand je me rapproche de quelqu'un. Les enthousiasmes où la confiance pourrait s'épanouir, je marche pas, ça se passe plus lentement chez moi. Certains m'ont dit que je ne m'ouvrais pas à eux. Je crois avoir ouvert ce que je pouvais, et que ça ait suffit ou non, cette ouverture spécifique est solide.

Voilà... Comme d'hab, tout ça est saturé de subjectivité, on y prend que ce qu'on veut.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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bouquetfleuri

le jeudi 27 novembre 2014 à 10h00

Je souscris entièrement à ce qu'écrit aimerplusieurshommes.

Et je rajoute une couche. Il y a dans certaines pratiques du polyamour un mensonge consubstantiel.
Si l'amour est un travail permanent, le polyamour est un poly travail permanent. Celui qui n'accepte pas de travailler plus et différemment, parce que ça fait mal, parce que c'est beaucoup d'efforts, de dialogue, de cheminement vers la personne que l'on est à savoir un être capable de faire ce travail en direction de plusieurs autres personnes, celui qui ne fait pas tout ce qu'il peut pour sortir du conditionnement dans lequel il a grandi, pas seulement en le décrétant mais en construisant quotidiennement un autre univers avec les personnes pour et avec lesquelles il s'engage, celui-là ment. Il se ment.
Et il retombe dans ce qu'il dénonce, la consommation sexuelle, affective, voire amoureuse.

Je me demande si ce type d'erreur ne constitue pas un volume d'expériences, un peu du même ordre que celles que l'on fait en découvrant son corps et qui permet ensuite de mieux poser le cadre dans lequel on veut inscrire son propre projet qui fera la part belle à l'accueil de l'autre.

Mais je répète, c'est un travail continu.

Un polyamoureux qui rompt n'est juste pas encore arrivé au point où il est débarrassé de ses anciennes coercitions.
Cela ne signifie pas qu'une relation amoureuse doive être éternelle, cela signifie seulement que la fin d'une relation amoureuse est une suite normale de l'imbrication, l'interaction de deux vies, et qu'il n'y a aucune raison que cela fasse mal. Sinon, on se ment et en plus on ment ou on a menti à l'autre.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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