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Faire évoluer son couple, du standard "socialement reconnu" au PA... patience...

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tentacara

le mercredi 16 mars 2011 à 14h59

Bob, je pense que ton approche de tenter de sensibiliser ta femme au discours polyamoureux est une démarche préalable utile, mais pas suffisante.

Je crois qu'au niveau pratique, la première des choses à faire n'est pas d'attendre qu'elle te donne la permission d'aller consommer ailleurs mais de lui faire admettre qu'au niveau émotionnel, oui, tu ressens de l'amour pour une (des) autre(s) (heu.. commence par une, si tu veux mon avis).
Ce n'est pas penser avec son sexe, c'est parler avec son coeur.
Explique-lui que ces lectures, films, etc.. ne sont pas là pour lui expliquer que tu désires "coucher" ailleurs un jour mais que là, aujourd'hui, tu l'aimes, elle, et quelqu'un d'autre aussi. Que tu t'abstiens de céder à ce sentiment par amour pour elle et par respect pour sa vision de l'amour.
Mais les sentiments que tu éprouves, tu ne peux pas les empêcher. Ils sont là, c'est tout et sa rhétorique n'y change rien.
Aujourd'hui, tu crains que ton couple soit anéanti par ton "intimité" avec une autre femme. Je pense comme Siesta, qu'à terme, ton couple sera anéanti de toute manière si ta femme refuse d'admettre que tu puisses aimer quelqu'un d'autre sans préjudice pour votre relation.
Et si finalement elle réagit si mal à la perspective d'une autre femme dans ta vie, c'est par peur de perdre ton amour. Elle se dit "satisfaite" de la vie qu'elle a aujourd'hui, mais va demander à Tigreécorché (ou tant d'autres ici qui se sont torturés avec cette insoluble problématique) quelle satisfaction elle trouvera dans la vie avec un homme malheureux à cause d'elle et ce qu'il reste de cet amour conjugal à la fin de l'histoire.

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bliss

le mercredi 16 mars 2011 à 15h22

Alors si on va plus loin, je prend ce que vous écrivez Tentacara et Siestacorta, il vaut mieux poser les choses comme ce qu'elles sont pour nous, c'est à dire des évidences ( "J'aime untel aussi") à nos compagnons et compagnonnes de vie, que l'on tente d'amener doucement sur le chemin du polyamour, plutôt que d'essayer de les rassurer sans cesse ? Moi j'ai du mal à trouver la nuance. J'essaie de rassurer, d'assurer de mon amour, sans arrêt, mon compagnon. Je lui fais lire aussi pleins de bouquins, c'est comme ça qu'on a réussi je pense à passer le cap du polyamour, pour moi ( pas pour lui, qui reste mono). Mais j'ai l'impression qu'il y a des choses tellement difficiles à accepter pour eux, qui n'ont pas choisi ce chemin. Ce que me dis sans arrêt mon homme : c'est toi qui m'impose le PA !
Si je lui dis par exemple, que j'ai envie d'un deuxième enfant mais pas avec lui, mais avec numéro 2, mais là c'est l'hécatombe ! C'est pourtant ce que je suis au plus profond et le moment où je suis la plus sincère et la plus honnête avec moi-même. Comment on fait dans ces cas-là ? Moi depuis des mois, je m'assois sur ce désir. Je l'étouffe. Pour le rassurer lui, le conforter dans son estime de lui, lui montrer que je l'aime. Mais alors là je me victimise ? C'est pas clair tout ça pour moi. C'est pour ça que j'ai aimé la longue tirade de SiestaCorta...:-)

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Colvert

le mercredi 16 mars 2011 à 15h55

mon "glups" retranscrit certainement bien la situation dans laquelle je me trouve, celui qui a peur.
Vous savez la boule dans la gorges que l'on pourrait avoir avant de se lancer dans le vide sans savoir si le parachute va s'ouvrir!!
Oui, Siesta tu as raison, 1000 fois raison, je me sens en ce moment "soumis" et j'ai du mal à trouver l'énergie la force d'affronter ma réalité, comme l'élève n'ose pas dire qu'il n'a pas appris sa leçon et qui trouve mille moyens pour éviter de le dire à ses parents...

Si j'ai cliqué sur ton lien ? oui, et c'est aussi pour ça que j'ai préciser mon travail sur la CNV, car effectivement c'est un processus que je connais et duquel j'essaye à tout prix de ne pas rentrer... d'autant qu'il y aurait des chance pour que j'y plonge et que je devienne du coup le bourreau !

Aujourd'hui, je ne sais pas comment faire...
Tu vois, j'avais envisagé ces 3 solutions, tu m'en apportes une 4eme et c'est à mes yeux celle qui me semble devenir bourreau... J'ai un peu du mal, mais je le comprends

N'ai-je pas assez cheminé moi-même dans la démarche pour m'y sentir vraiment légitime?
Suis-je trop altruiste pour imposer ce dont j'ai envie?
Suis-je faible au point d'avoir peur d'être "fort"?

J'ai le coeur un peu en vrac à lire vos propos si durs (mais si rassurants)...

Je commence donc à me remettre en cause dans mon approche trop intello peut-etre, distanciée (comme je sais si bien le faire,un peu comme si ça ne me concernait pas et que je n'étais que le médiateur (mon métier) entre mes sentiments et ma femme !)...

Je vais cogiter à cette option et voir comment je vais faire pour briser le coeur de ma femme !!! (2eme degré bien sur, même si c'est l'impression que ça me donne tout de même)

Colvert

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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tentacara

le mercredi 16 mars 2011 à 16h05

Dire ce qui est ta réalité ne te dispense pas de tout faire pour le rassurer, mais il y a un chemin que tu ne peux clairement pas faire pour l'autre. Tu lui imposes le PA comme il t'a précédemment imposé l'exclusivité. La loi du plus nombreux n'est pas forcément la meilleure. Donc non, tu ne lui imposes pas le polyamour, tu es polyamoureuse et lui non, tu ne l'obliges pas à penser ou faire comme toi.
La question de l'enfant avec n°2 me semble une étape supplémentaire. En l'occurrence, il ne s'agit pas simplement d'une question de relation de couple, c'est un projet matériellement et affectivement compliqué à mettre en oeuvre dans ta situation (si je me rappelle bien, N°1 ne veut ni rencontrer ni entendre parler de n°2).
Un enfant né dans cette ambiance-là, où les deux compagnons de sa mère rejettent l'existence de l'autre dans sa vie, c'est pas gagné. Donc, je ne te dis pas de t'asseoir sur ton désir d'enfant, mais de prendre le temps de régler tes problèmes de "trouple" avant d'y jeter un mouflet.

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 16h10

bliss
Mais j'ai l'impression qu'il y a des choses tellement difficiles à accepter pour eux, qui n'ont pas choisi ce chemin. Ce que me dis sans arrêt mon homme : c'est toi qui m'impose le PA !

Alors, tu ne devrais pas répondre vraiment ce que je vais te dire, parce que généralement ça ne sert à rien, mais : "eux" s'imposent aussi de rester avec un poly.
En s'en plaignant, ils se victimisent. Mais s'ils le font, en fait, c'est qu'ils nous aiment.

Je pense qu'une des attitudes rassurantes à avoir, c'est de montrer le plaisir qu'on a à être avec le "poly-tolérant mais pas poly-acceptant". L'exprimer clairement, quand on le ressent : "c'est génial d'être avec toi pour ceci, pour cela". Et comme de temps en temps, la réponse sera "mais pourquoi tu vas voir ailleurs alors ?", répondre "je suis pas ailleurs quand je te dis ça, je suis là et je suis bien. Ailleurs c'est ailleurs, les autres plaisirs c'est les autres plaisirs, mais maintenant c'est toi, et toi je t'aime".
C'est pas suffisant pour résoudre le truc, mais c'est avec ce genre d'échangein situ qu'on peut faire comprendre ce qu'on éprouve.

Pour le coup du deuxième enfant avec le 2ème aimé... J'ai pas une position aussi facile à tirader. Ma situation de poly qui a fait un enfant est sur l'autre côté de la balance.
Mais du point de vue de "comment se décider", je peux te parler de comment je ressens la responsabilisation de mes choix.
L'équilibre de l'enfant à venir se base sur le tien. Si tu as confiance dans ton équilibre, dans celui qu'apportera l'autre parent, tu fais.
Mais si tu penses que certains de tes choix ou de ceux de son autre parent ont de grandes chances de lui faire un environnement très insécurisant, alors tu fais pas.

L'envie de faire un enfant, ça compte, mais ça ne se passe bien que si tu ressens une sécurité possible pour toi et pour lui. Ta responsabilité, c'est que l'enfant puisse compter sur ça.
Donc tes peurs, faut être très honnête avec : qu'est-ce que tu peux affronter sans mal ou qu'est-ce que tu ne saurais pas.
Si ta responsabilité et ton amour sont solides, alors tu pourrais faire et éduquer un enfant en zone de guerre, si tu voulais. Ca se fait. Donc dans le cas d'un divorce avec le mari comme d'une relation qui résiste dans le tumulte, comme dans le cas où tu te retrouverais seule avec deux enfants à pères séparés, tu feras ce qu'il faut, tu feras les choses bien si tu t'en sens capable dès maintenant.
Si tu ne le sens pas... Beh vaut mieux commencer par s'occuper de ce qui te fait peur à ce stade avant de passer à autre chose.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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bliss

le mercredi 16 mars 2011 à 16h14

Oui c'est ce que j'essaie de faire, mais comme Bob, je passe du rôle de bourreau à celui de victime. Et vice et versa. Comment trouver le mode d'être qui permette à l'autre de s'ouvrir ? Qui lui permette de voir dans ces changements à venir, dans ces choses qui bougent, dans ces nouveaux chemins qui s'ouvrent devant eux, une CHANCE et non pas la fin de quelque chose ? une porte, pas un ravin.

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 16h25

Quand on agit, on risque toujours d'être vu comme le bourreau.
On y peut rien, les autres ont le plus souvent peu d'indulgence pour ceux qui prennent des décisions qui les touchent aussi.

C'est dans la façon de faire, dans l'honnêteté, dans la cohérence entre ce qu'on dit et ce qu'on fait qu'on peut se voir plutôt comme quelqu'un de responsable que comme un coupable.
Ca se vit au fur et à mesure.
On en bave, mais on en jouit aussi. Et faire des choix qui nous correspondent, faire les efforts pour que coïncident notre liberté et le respect des autres, ça donne beaucoup de force, d'énergie. On sait qu'on fait le bon truc parfois justement parce qu'on a dû s'accrocher pour dépasser nos obstacles "habituels".

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bliss

le mercredi 16 mars 2011 à 16h47

Merci Siestacorta pour tous ces conseils et ces réflexions quant au désir d'enfant et à nos peurs...Je prends, je prends. A murir...

@Bob, je trouve précieux les conseils de Siestacorta et Tentacara. j'aurais aimé les lire au moment où j'ai sauté le pas. Si cela peut te rassurer, il y a ausi ce que j'appelle le principe de réalité. Un exemple : Les premières fois où je suis allé voir mon amoureux, mon compagnon refusait catégoriquement de m'amener au train, ( on a qu'une voiture, la gare est à une demi heure..) c'était le pacte, il acceptait mais selon ses termes : "Tu te démerdes ! ".. bon..... je devais faire du stop... je l'ai fait.... Aujourd'hui, 7 mois après, c'est lui qui m'amène, m'embrasse sur le quai de gare, me souhaite de profiter de ces trois jours. Et dans ces moments-là... je l'aimeeuuuuu !! Mais je ne lui dis pas assez ! ( clin d'oeil à Siestacorta), je vais essayer, dorénavant d'y penser fort.

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 16h54

J'aime beaucoup cet exemple, Bliss !
La vie, c'est souvent ça : on a dit qu'on ferait "comme ça et pis pas autrement et pis tant pis", c'était chiant sur le papier, et en fait, à vivre, ça bouge, ça change, et parfois ça tourne bien. De la bonne volonté, voilà l'ingrédient qui peut parfois change la donne.

"principe de réalité" : ça veut dire que la réalité est toujours différente de ce qu'on a décrété qu'elle serait avant de la vivre, c'est ça ?

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bliss

le mercredi 16 mars 2011 à 17h00

Exactement ! On a beau imaginer tout ce qui pourrait arriver, des dizaines de suppositions, jamais, jamais la réalité ne ressemblera à l'une d'elle. Tout change tout le temps, tout bouge. Et pour tout le monde. C'est pour ça qu'il faut que j'arrête de me prendre la tête avec cette question de l'enfant aujourd'hui.. Je n'en veux pas tout de suite, tout de suite. Et tout sera différent demain déjà... C'est rassurant. Mais je l'oublie souvent. :-) Et puis cet exemple montre bien que mon compagnon bouge beaucoup aussi... qu'il faut que je lui fasse confiance. Doucement mais sûrement, sans être ni la victime, ni le bourreau.. quel programme ! Une vie quoi ! :-D

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Colvert

le mercredi 16 mars 2011 à 17h13

bliss
Aujourd'hui, 7 mois après, c'est lui qui m'amène, m'embrasse sur le quai de gare, me souhaite de profiter de ces trois jours. Et dans ces moments-là... je l'aimeeuuuuu ! !

Qu'est-ce que j'aimerai en etre là!

Ouinnnnnn!!!!!

Pourquoi je n'aime pas faire souffrir les femmes??? Surtout celles que j'aime!!

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 17h38

Personne t'oblige à aimer faire souffrir...
Les gens souffrent aussi parce qu'ils se laissent faire.
Ta femme est probablement une adulte, capable de pas rester paralysée par la peine. Si tu la fais souffrir en cherchant une deuxième relation, elle prendra ses décisions comme une grande, soit te virera soit te gardera et commencera une période d'adaptation. Et quoi qu'elle fasse, ça se passera pas d'un coup, ça évoluera.

Tu aideras à la consoler, tu essaieras d'être délicat, mais tu pourras pas faire qu'elle n'ait aucune souffrance : ça, ça ne dépendra pas que de toi. Elle décide aussi de sa vie, ya pas que toi qui pourrait agir. Elle aussi, devra choisir d'être responsable de ses choix par la suite. Et si ça se trouve, elle le ferait très différemment de ce que tu crois et de ce qu'elle dit.

Tu crains les conséquences de sa peine. Ca, oké. A toi de voir si c'est rationnel de ta part, ce que tu serais capable d'encaisser comme réponse.
Mais sa souffrance ?
On ne peut pas vivre sans faire souffrir. On est pas parfaits. On fait au mieux, c'est déjà très bien.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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bliss

le mercredi 16 mars 2011 à 17h42

Ben pour en être-là, je me suis jeté à l'eau un soir... je savais que ça allait le faire terriblement souffrir mais je l'ai fait. Je ne dis pas qu'il ne souffre pas aujourd'hui, je vois bien, et il le dit , qu'il subit la situation. Qu'il donnerait beaucoup pour revenir " comme avant". C'est encore une fois oublier que tout change tout le temps... Même si je quittais mon second amoureux, chose impossible pour moi aujourd'hui, ce ne serait de toutes façons "plus comme avant" ! Alors je ne regrette pas d'avoir sauté dans ce qui, ce soir là, était un précipice pour moi et pour lui, et où je savais qu'on allait se faire mal tous les deux, parce que personne n'aime faire souffrir quelqu'un qu'il aime. Je ne regrette absolument pas d'être passer à l"action" ! Malgré toutes les tempêtes que l'ont traverse depuis 7 mois ! On grandit.

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Colvert

le jeudi 17 mars 2011 à 08h47

J'ai bien entendu votre message...
Je vous tiens au courant des avancées...
merci à vous

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oO0

le dimanche 20 mars 2011 à 04h21

Salut Bob, Siesta, Tentacara,

perso, je comprends tout à fait la position de Bob et je n'ai pas l'impression qu'il se pose en victime. Il constate une situation difficile à vivre tant pour lui que pour son épouse, mais je ne vois pas où, dans ces propos, il la pose en cause de cette situation difficile. Bob pointe des comportements, des paroles et des situations - point barre.

En l'occurrence, leurs difficultés les rapproche. J'ai connu ce genre de situation à trois reprises. La première fois, j'ai suivi la voie que tu indiques Siesta et, si c'était à refaire, c'est l'une des rares situations que je ne reproduirais pas. Comme tu l'écris, Bob, il y a un risque de traumatisme. Je me rappelle avoir vu son sommeil se détériorer, ne plus rien savoir avaler. J'ai mis sa santé physique et psychique en risque et ce genre de risque, non, je ne le reprendrais pas.

Sûr, cela fait réagir, mais c'est forcé...

Sinon, Bob, je pense que l'expression "faiblesse de la chaire" est une piste à creuser. Un autre terme que "faiblesse" t'aiderais sûrement à mieux vivre cette situation. Lorsque j'ai fait l'erreur - avis personnel - de forcer la relation que je partageais avec elle à s'ouvrir, je n'ai ressenti aucune faiblesse. Dire "non" à cette situation m'était aussi facile que de dire "non". Ce n'est pas par faiblesse que je l'ai trompée, c'est parce que je ne voulais passer à côté de la personne avec qui je l'ai trompée. Éviter la culpabilité, comme tu l'écris Siesta, n'est pas un bon motif de choix cependant, je n'avais pas mesurer les risques pour sa santé physique et psychique.

Pourquoi ? De mon côté, une telle situation ne m'aurais jamais affecté avec une telle violence, que du contraire et j'ai oublié de lui faire confiance sur la connaissance qu'elle avait d'elle-même. Oui, finalement, elle a surmonté ce trauma, nous avons même entretenu quelques mois une relation libre, puis resté amis durant deux ou trois années, mais à l'exception d'une autre personne, je n'ai jamais mis autant en risque l'équilibre affectif d'une personne.

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(compte clôturé)

le dimanche 20 mars 2011 à 08h06

On est toujours co-responsable, RIP, jamais plus que son 50%. Si cette personne a entamé une relation avec toi, c'est aussi son choix, tu ne peux pas reprendre tout ça à ton compte, personne n'a de super-pouvoir pour prendre la place du libre-arbitre des autres.

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Colvert

le lundi 21 mars 2011 à 10h39

Ah que j'aime quand ça balance d'un coté et de l'autre!!

Je pense qu'un jour je me jetterai à l'eau et dirais vraiment ce qu'il y a au fond de moi, mais plusieurs conditions m'apparaissent nécessaires pour que cet évènement porte les plus beaux fruits possibles (ce sont des suppositions) :

> Pas de "réaction" liée à la colère
> Pas de position de victime
> Que je me sente parfaitement convaincu du bien fondé de mon choix
> que je sois totalement à l'écoute des réactions de l'autre et ne montre pas d'empressement à évacuer le problème, en me disant "ça passera"
> que la question aie été suffisamment abordé en amont sous différents angles débouchant sur une nécessité de "trancher"
> Ne pas être pressé, car c'est une décision importante, mais ne pas non plus se laisser entraîner dans l'évitement.

en voyez vous d'autres?
Colvert

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 21 mars 2011 à 10h48

Youp, crois-tu vraiment être un jour maître de tes réactions au point de ne pas réagir avec colère?

Je pense qu'on se construit avec les expériences positives successives qu'on fait en face de choses qu'on n'aime pas chez soi-même, comme s'exercer à gérer sa colère petit à petit, donc faire avec, en attendant mieux!

D'abord, une petite colère gérée, donc accueillie comme telle, déjà! Pour ensuite gérer un plus gros impact émotionnel - un peu le même genre de travail qu'on fait sur un autre fil avec "la bête immonde des fantasmes sexuels féminins violents". Voilà, la nature humaine est ce qu'elle est, ce qui n'empêche personne de la travailler au corps.

Sinon, je redouterais qu'attendre d'être "parfait", quelque part, ce soit tout reporter aux calendes grecques (ce truc qui n'existe pas...) :-)

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Siestacorta

le lundi 21 mars 2011 à 10h51

Oui, et prioritaire : avec un psy ou autrement si tu en as l'idée, commence une sorte de bilan sur la souffrance personnalle qui t'amène là.
Fais le ménage dans ta tête, pas seulement dans l'optique "je veux ça, comment l'obtenir" mais aussi "pourquoi / comment je souffre de vouloir ça".

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(compte clôturé)

le lundi 21 mars 2011 à 11h02

Perso, j'ai trouvé génial de faire ce boulot-là, ça m'a enlevé le poids de la culpabilité à, disons, 99%. Et ça comme frein, la culpabilité, c'est costaud!

Le 1% qui me reste, c'est par exemple quand, pour prévenir des situations tendues, j'annonce que je me sens partir en colère - la réponse en face peut me mettre vraiment en pétard, si elle tente d'utiliser la supposée noirceur de la colère pour me rabaisser; comme ce genre de réplique: "C'est pas très mature de se mettre en colère, etc, etc", alors que, justement, reconnaître son existence me semble un pré-requis important dans le processus de sa gestion.

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