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L'angoisse du vide qui répond à l'angoisse du tout

Bases
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Profil

Clarisse

le mercredi 13 juillet 2011 à 23h19

Bonsoir, comme je l'ai mis sur mon profil, je suis en questionnement sur mes relations amoureuses. Le couple monogame me fait peur (mon souffle se bloque rien qu'à l'idée d'être coincée avec quelqu'un), l'idée d'avoir un amoureux et un amants, des amoureux, ou d'autres possibilités... me séduit! Monogame depuis tjs (oh quelques infidèlites en fin de vie de couples) mais toujours l'envie de séduire et d'être séduite (tout en me retennant , alors que souvent mes partenaires séduisaient sans aucune pudeur... ) MAIS je pense peiner a supporter un partenaire potentiel qui butine (je dois être le centre de son monde, sinon est-ce que j'existe vraiment dans son monde?) et c'est là que l'angoisse du vide débute. Est-ce que certains ont été polyamoureux puis exclusifs puis a nouveau PA? Est-ce que ce n'est pas un mode de vie bobo qui ne peut convenir qu'à des personnes ayant une aisance matérielle et temporelle? Voici quelques questions qui me trottent dans la tête! Merci a vous

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Profil

LuLutine

le jeudi 14 juillet 2011 à 02h58

Clarisse
(je dois être le centre de son monde, sinon est-ce que j'existe vraiment dans son monde?)

Bien sûr que tu existes !
Pourquoi en douter ?

Ne peux-tu penser à des personnes qui ne sont pas centrales dans ton monde et qui pourtant y existent ?

Là, c'est pareil ! Non ?

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(compte clôturé)

le jeudi 14 juillet 2011 à 06h53

Clarisse
Est-ce que ce n'est pas un mode de vie bobo qui ne peut convenir qu'à des personnes ayant une aisance matérielle et temporelle ?

En tant que précaire et SdF d'ici trois mois (j'exagère à peine), je te répondrais bien que non. :)
En même temps, quand on lit ce site, c'est vrai qu'on pourrait souvent supposer le contraire.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Siestacorta

le jeudi 14 juillet 2011 à 11h46

Clarisse
Est-ce que ce n'est pas un mode de vie bobo qui ne peut convenir qu'à des personnes ayant une aisance matérielle et temporelle ?

Il ne faut pas se mentir : comme toutes les avancées morales, il faut avoir eu accés au confort, à l'intimité, à un peu de temps pour pouvoir les réclamer.

Toute proportions gardées, les polyamoureux ne sont pas dans des combats aussi "vitaux" (même si vitalistes...) :

Marx a écrit le Manifeste du Parti Communiste et le Capital en étant issu de la bonne bourgeoisie.
Les femmes qui ont "poussé" le féminisme n'était pas forcément les grisettes qui bossaient dans les usines textiles, mais souvent des épouses à la maison.
Gandhi était avocat et fils de magistrat....

Mais ces "bourgeois" n'ont pourtant pas inventé les problèmes qu'ils ont combattu. Ils les ont mis en valeur parce qu'il avaient le temps et l'éducation pour ça, l'aisance matérielle, temporelle, et culturelle.
A gentry class hero is something to be, pour paraphraser Lennon.

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Clown_Triste

le jeudi 14 juillet 2011 à 14h27

Clarisse
[...] Est-ce que certains ont été polyamoureux puis exclusifs puis a nouveau PA ? Est-ce que ce n'est pas un mode de vie bobo qui ne peut convenir qu'à des personnes ayant une aisance matérielle et temporelle ? Voici quelques questions qui me trottent dans la tête ! Merci a vous

Bonjour Clarisse, et bienvenue :)

Pour diverses raisons (parfois la passion, parfois la difficulté à vivre une trajectoire "poly" dans un monde majoritairement "mono"), beaucoup d'entre nous connaissent dans leur vie des phases de solitude ou de relation unique, voire déclarée comme exclusive.
Et comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, je pense aussi que l'on peut osciller entre philosophie "poly" et "mono" en fonction de sa trajectoire de vie. Toutefois, après être passé du couple "fermé" ordinaire dans notre société à l'ouverture des possibles propre au polyamour, j'ai l'intuition que le voyage de retour est plus difficile.
Mais je pense néanmoins que dans certaines situations, le côté rassurant, façon "pacte de non-agression", de la relation exclusive peut faire très envie (notamment lorsque l'on avance en âge, lorsqu'il est difficile d'être un individu pleinement indépendant dans une société qui se durcit).

En ce qui concerne l'aspect "bobo", l'aisance matériel, je ne crois pas que ce soit plus important que dans d'autres domaines. Évidemment, une personne qui a du mal à subvenir à ses besoins sera sans doute moins sereine, moins disponible pour les autres, mais le vrai luxe n'est pas là.
Le vrai luxe, selon moi, c'est effectivement le temps. Les relations demandent du temps pour être nourries, grandir, évoluer, se renforcer au fil de l'intimité et ne pas se déliter du fait de l'absence. Même en fréquentant des personnes très indépendantes et ayant une vie riche par ailleurs, il est important de pouvoir leur dédier du temps, surtout dans une relation mettant en jeu des sentiments d'affection ou d'amour.
(Note que ce n'est pas une règle absolue : il y a évidemment des relations plus sereines, proches de l'amitié, qui perdurent sans trop de souci au fil des années même sans se voir beaucoup).
Beaucoup de polyamoureux travaillent dur à libérer du temps pour pouvoir faire vivre leurs amours, ce qui implique souvent des sacrifices dans d'autres domaines (carrière, loisirs, etc.). Et le temps est une limite qui nous concerne tous (même si certains le gèrent avec plus de facilité que d'autres - en ce sens l'aisance financière peut être un plus).

Pour le reste, je salue ta capacité à admettre tes limites paradoxales : "j'ai envie de cette possibilité d'ouverture mais je pense que je la supporterais mal chez un partenaire".
Il y a un gros travail à faire sur son égo, sur ses attentes, sur les mythes dont nous avons été nourris, pour atteindre une certaine sérénité sur ce point.
C'est sans doute l'un des écueils majeurs liés à cette philosophie de vie.
Mais tu en as déjà conscience, c'est un bon premier pas !

Bon cheminement à toi,

C.T.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Romy

le jeudi 14 juillet 2011 à 17h18

Je suis toujours épatée par la qualité des échanges sur ce site. J'avais envie de l'écrire. On s'y sent bien.

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Profil

bohwaz

le jeudi 14 juillet 2011 à 23h57

:)

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(compte clôturé)

le vendredi 15 juillet 2011 à 08h36

Clarisse
Est-ce que certains ont été polyamoureux puis exclusifs puis a nouveau PA ? Est-ce que ce n'est pas un mode de vie bobo qui ne peut convenir qu'à des personnes ayant une aisance matérielle et temporelle ? Voici quelques questions qui me trottent dans la tête ! Merci a vous

Salut Clarisse,
Je n'aurais pas pu répondre mieux que Clown_Triste (bravo !) et je partage totalement ses réponses (trajectoires de vie et le temps en l'occurrence).

Pour ma part, j'ai eu plusieurs phases dans ma vie (complètement volage, couple à trois, mono puis poly) et il est très probable que j'en vivent d'autres plus tard. Toutefois, je n'arrive pas à me projeter dans une nouvelle histoire mono : ça sonne à mes oreilles comme une régression.

J'attache également beaucoup d'importance au jeu de séduction - mais sans retenu ou modération :-) - je trouve que c'est justement dans ces moments là que tu peux te sentir unique et être le centre de toutes les attentions.
Une passerelle au dessus du vide ? ;-)

Au plaisir,
Pouet

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Boucledoux

le samedi 16 juillet 2011 à 13h31

Siestacorta
Il ne faut pas se mentir : comme toutes les avancées morales, il faut avoir eu accés au confort, à l'intimité, à un peu de temps pour pouvoir les réclamer.

Mouais... attention quand même à un effet déformant de perspective : il faut surtout un certain confort et capital social pour s'exprimer publiquement et encore plus pour être entendu. Est ce un hasard si les deux personnalités les plus visibles médiatiquement du poly -Françoise et Tenta- sont journalistes ? (aucune nuance de reproche, heureusement quelles sont là et qu'elles arrivent à dire ce qu'elles disent...)

Mais est ce représentatif de ce que les gens vivent ou aspirent à vivre ?

Les parallèles valent ce qu'ils valent mais toute une partie de l'extrême gauche des années 60 - 70 (et même après pour les plus attardés...) a passé son temps à expliquer que les revendications gays-lesbiennes étaient celles d'une petite bourgeoisie un peu oisive et suspecte... jusqu'à ce qu'on s'aperçoive quand on écoute un peu que les prolétaires sont tout-e-s aussi trans-pédé-gouines que les autres....

PS : oui, bon d'accord, en relisant un peu moins en diagonale, c'est à peu près exactement ce que tu disais aussi Siesta ;)

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Profil

Boucledoux

le samedi 16 juillet 2011 à 14h04

Clarisse
(...) MAIS je pense peiner a supporter un partenaire potentiel qui butine (je dois être le centre de son monde, sinon est-ce que j'existe vraiment dans son monde?) et c'est là que l'angoisse du vide débute.(...)

Coucou Clarisse et bienvenue ici :)

il me semble que ce tu dis tourne autour de deux notions qui sont essentielles pour aborder et explorer d'autres voies amoureuses : confiance et autonomie.

Confiance parce qu'il faut avoir sacrément confiance en soi pour accepter et intégrer vraiment l'idée que si ton partenaire butine et explore le monde librement, il n'en sera pas pour autant moins là pour toi, pas par obligation ou respect des règles et des conventions, juste parce que tu le vaux bien ;)

Autonomie parce que pour supporter de ne pas être le centre unique de son monde et que ton équilibre soit préservé quand il est en vadrouille ailleurs, il faut que ton monde à toi ait d'autres centres. Et je dirais que le meilleur contre pour équilibrer ton monde, c'est toi :)

Voilà, je dis rien ça je dis rien mais c'est peut-être des pistes à creuser et, si le cœur t'en dis, à explorer prudemment, progressivement en te fixant des limites... à dépasser ensuite si tout va bien...

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Clarisse

le lundi 18 juillet 2011 à 22h31

Merci à tous pour ces intéressantes réponses...
Elles vont me permettent d'alimenter mes réflexions...

Il est vrai que les révolutions émanent de la bourgeoisie (le temps, les dispositions matériels, l'accès aux "savoirs"...)

Work in progress

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oO0

le mercredi 20 juillet 2011 à 04h57

Bienvenue Clarisse,

je ne réagirai que sur le point qui te bloque : le butinage, là où d'autre l'appelle lutinage.

Pour ma part, j'ai adopté dès le début de ma vie relationnelle un point de vue très simple. Qu'un ami ou une amie ait d'autres ami(e)s, cela ne me pose pas problème. Que nous ne puissions nous voir parce qu'ils les voient, non plus. Pourquoi en amour, cela devrait me poser problème ? D'emblée, j'ai préféré opté intuitivement, puis consciemment pour les valeurs amicales plutôt qu'amoureuses... qui ne me séduisaient pas du tout.

Il s'agit d'un choix personnel. La seule chose que cela peut te rappeler, c'est que les valeurs constituent une manière d'évaluer une situation et de la valoriser, puis que l'amour a des valeurs.

Ce qui ne m'a jamais séduit dans les valeurs amoureuses, c'est la manière dont les sentiments et l'érotisme s'auto-détruisent dès qu'une tierce personne entre en jeu. Au motif de sentiments pour une autre personne ou d'une relation érotique avec, tout d'un coup, ce qui est sensé être le summum du merveilleux devient les tréfonds de la merditude. (Je caricature.) Les sentiments, l'érotisme partagés, parce que partagés... avec une autre personne, sont soudainement dévalorisés. Qu'importe la manière, minime ou majeure, leur partage avec d'autres personnes les dévalorisent. Bref, si je suis les valeurs amoureuses : sentiments et érotisme ne peuvent que perdre de la valeur à être partagés avec plus d'une personne.

"Butiner" me semble une expression peu dévalorisante, mais dévalorisante tout de même. Si tu l'appliques à ton intérêt pour ce site, comment le ressens-tu ? As-tu le sentiment de te sentir défigurée où reconnais-tu mieux ton intérêt lorsque tu le projettes chez les autres ?

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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(compte clôturé)

le jeudi 21 juillet 2011 à 23h39

Se sentir aimé ou se donner le droit d'aimer plusieurs personnes, sans jalousie et en toute honnêteté, c'est en finir avec l'angoisse du sentiment d' appartenance, d'emprisonnement, qui peut faire refuser l'amour ou se nier. Pouvoir aimer plusieurs personnes, pouvoir donner à plusieurs personnes, et être capable de recevoir, aussi.. je découvre pour la première fois en y pensant la fin d'une incroyable angoisse. Ce contrat exclusif du duo c'est l'atteinte à la liberté individuelle, dans ce qu'il y a de fondamental : le droit d' aimer et d' être aimé et d'avoir le droit de vivre ces amours librement, c'est à dire avec des règles définies, mais sans culpabilité. Le droit à l'ouverture, à l'imprévu.. Cette atteinte peut mettre inconsciemment et par avance quelqu'un dans une position défensive, ou la plonger dans l'effacement, le déni de soi, au sein d' une relation amoureuse. 
Le droit d' aimer et d' être aimé et de vivre ces amours librement, sans contrat d' exclusivité.. C'est je crois fondamental. D'ailleurs, dans exclusivité il y a : exclu.. 
Se donner le droit d' aimer et d' être aimé librement c'est se libérer du plus grand conditionnement affectif qui soit, qui nous mine et mine l'amour même et donc la relation à l'autre et à soi. C'est se libérer di conditionnement de son enfance, qui demande l'amour exclusif, et de sa famille, notamment de la fratrie qui a composée notre enfance et qui se nourrit de jalousies et de désir de posséder son père ou sa mère. C'est donc grandir, devenir soi, devenir adulte, devenir homme ou femme en l'assumant pleinement.
Ce droit à aimer n'est pas synonyme de libertinage et n'empêche pas une relation amoureuse d'être unique. Elle n'a pas non plus l'obligation de multiplier les aimants ou aimantes, mais elle laisse le champs libre. C'est juste possible, non exclu. 

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Profil

Clown_Triste

le vendredi 22 juillet 2011 à 01h17

Maya
Se sentir aimé ou se donner le droit d'aimer plusieurs personnes, sans jalousie et en toute honnêteté, c'est en finir avec l'angoisse du sentiment d' appartenance, d'emprisonnement, qui peut faire refuser l'amour ou se nier. [...]
Ce droit à aimer n'est pas synonyme de libertinage et n'empêche pas une relation amoureuse d'être unique. Elle n'a pas non plus l'obligation de multiplier les aimants ou aimantes, mais elle laisse le champs libre. C'est juste possible, non exclu.

Merci Maya. C'est fort bien dit :)

C.T.

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Profil

gdf

le vendredi 22 juillet 2011 à 09h32

Maya
Ce contrat exclusif du duo c'est l'atteinte à la liberté individuelle,

Je suis pas tres à l'aise avec cette vision de la liberté. La liberté, c'est avoir le choix. Choisir de s'engager par un contrat s'exclusivité ou pas. Choisir de partir ou rester si le contrat ne convient plus.
Choisir, c'est renoncer. Renoncer à une personne qu'on aime si on choisit de partir, ou à une autre si on choisit de rester dans l'exclusivité.
Mais ne pas choisir, ne jamais s'engager, c'est aussi renoncer à ces choses que l'on atteint qu'à plusieurs. C'est un choix aussi en fait, et donc aussi un renoncement.
Il n'existe pas de liberté absolue où on peut faire tout ce qu'on veut sans se soucier des autres.

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(compte clôturé)

le vendredi 22 juillet 2011 à 11h14

"Il n'existe pas de liberté absolue où on peut faire tout ce qu'on veut sans se soucier des autres"
Bonjour,
Non, la liberté absolue n'existe pas je suis tout à fait d'accord, (et je ne crois pas avoir dit une chose pareille).
J'ai parlé d'atteinte à la liberté individuelle d'aimer librement, nuance. De plus, ce n'est pas vraiment un choix, sinon celui d'aborder l'amour plus largement, en le laisser vivre. Cette vision est certainement liée quelque part, à nos expériences de vie, et non à un modèle qu'il faudrait suivre absolument, une mode de l'anti-conformisme ou autre. C'est très "personnel" comme démarche. Et bien sûr, libre à chacun de consentir au modèle qui lui convient le mieux, qui d'ailleurs n'est pas non plus forcément le même toute la vie.
De plus, il ne s'agit pas de ne pas se soucier des autres... Le soucis de l'autre et celui de soi est tout autant pris en compte dans une relation à l'amour exclusive et une relation à l'amour polyamoureuse, sauf qu'il n'est pas abordé de la même manière.

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oO0

le vendredi 22 juillet 2011 à 13h43

Sinon, Clarisse ton questionnement est très bien formulé. Beaucoup plus nuancé que mon propos ne le laisse entendre.

Je manque notamment la nuance du besoin de te sentir unique. Je suppose que tu te rends compte que ce besoin peut traduire une dépendance au regard de l'autre pour se sentir exister. Il y a quelque chose de juste dans ce besoin de se sentir exister dans le regard des autres, un besoin de reconnaissance, de se sentir soi.

Je manque une autre nuance, le sentiment que tu as d'avoir été souvent "séduite sans aucune pudeur."

Pour ma part, je ne fais que cibler un point d'un point de vue qui vaut ce qui vaut. (Il manque de sympathie selon moi, non que je n'ai pas envie, mais j'ai tendance à fermer pour les raisons évoquées dans mon point de vue.) Les autres ciblent d'autres points tout aussi intéressants et souvent de manières plus sympathiques :)

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Profil

oO0

le vendredi 22 juillet 2011 à 13h44

J'aime bien le travail sur l'angoisse.

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(compte clôturé)

le vendredi 22 juillet 2011 à 13h51

Pour en revenir à la notion de choix, (pardon, je chemine ;-) !)je te dirai que pour beaucoup, nos choix sont intimement liés à la norme établie, à un modèle sociétal, et à l'exclusion de ceux qui ne la choisisse pas. Nous sommes construits dans ce modèle (en général), et apprenons simplement à refouler toute possibilité de faire autrement.. sous peine d'être plus ou moins exclu.
C'est en cela que je dis qu'il y a atteinte à la liberté individuelle.
Ceci dit, cela me fait bien "rire", car pour rester dans une certaine normalité établie, être socialement reconnu, on en arrive à ce qu'un couple sur deux (voir 1.5 ou même 1.9) se cocufie.. Où est le soucis de l'autre alors ?

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gdf

le vendredi 22 juillet 2011 à 15h43

On est d'accord. Ce n'est pas le contrat d'exclusivité qui est une atteinte à la liberté mais la pression culturelle qui rend ce contrat incontournable (en façade seulement).
En fait j'ai particulierement réagi car je suis en train de lire "l'homme qui voulait être heureux", qui traite des croyances qu'on nous impose inconsciemment et de la liberté de choix. Je recommande, ça n'a l'air de rien mais ça fait du bien à lire.

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