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Mon compagnon me quitte, je culpabilise....

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bliss

le lundi 29 août 2011 à 23h44

Tout est dans le titre.
( Je ne suis pas venue sur ce forum depuis des mois, c'était la tempête..)
Petit rappel pour ceux qui n'avaient pas suivi mes précédentes aventures : Je vis avec Y depuis 4 ans, on a un petit de deux ans et demi, et depuis un an, j'aime aussi Z. J'ai tenté de garder les deux amours, mais depuis le début mon compagnon souffre beaucoup de la situation. Il me dit que dans l'idée il ne dit pas non au polyamour, mais que notre enfant est trop petit, que j'aurais dû attendre, que ce n'était pas le moment.
Il m'a toujours demandé une "non porosité " totale avec mon " autre vie" comme il l'appelle. Cela se traduit concrètement par une interdiction par exemple à ce que mon enfant rencontre Z. Je ne peux pas non plus lui parler de lui, de quoi que ce soit qui y touche, puisque cela lui fait du mal. J'ai de plus en plus de mal à vivre ces deux amours sur ce mode-là. Je n'ai qu'une vie, et deux amoureux. Je me sens complètement morcelée à devoir toujours opéré cette dichotomie dans mon esprit, toujours faire attention à ce que je dis, ce que je fais, ne pas pouvoir partager avec lui des choses par exemple que j'ai découvert avec Z. Donc je ne vais pas bien, je suis mal quand je rentre à la maison, puisqu'il est mal. Je deviens agressive ( jamais su gérer mon mal-être autrement, malgré les heures chez les sophrologues et les psys...) Je ne supporte plus rien des choses ( soucis ordinaires de vie commune dans un même espace... pas les mêmes seuils de tolérance au rangement, la propreté, l'ordre etc.. ) que je supportais avant chez lui puisque je l'aimais... Et je lui fais beaucoup de reproches. Alors que je sais qu'il aurait besoin au contraire d'attention multipliée, de caresses. Mais je n'arrive plus à lui donner, puisque je vais mal. Et que sûrement quelque part je le rends responsable peut-être de ce mal-être. Et donc il souffre trop, et il a décidé de me quitter.
Depuis cette annonce je culpabilise énormément, et il fait peser la responsabilité de sa décision sur moi, enfin mon comportement. Selon lui, c'est moi qui ai tout gâché, qui suis responsable, qui ai choisi cette situation. Il insiste beaucoup sur cette notion : que j'ai "choisi" d'aimer Z. Que pour ma famille et son unité j'aurais pu attendre. Mais moi j'ai pas du tout l'impression d'avoir choisi quoi que ce soit..
On arrive plus du tout à se parler comme tout au long de cette année, où malgré sa souffrance, on a toujours discuté et échangé longuement. Ses paroles me blessent à chaque fois et je me défends alors de manière abrupte. J'ai l'impression que nous ne nous comprenons plus du tout. Cela m'emplit d'une tristesse infinie, j'aime cet homme, j'aurais voulu que nous construisions quelque chose ensemble, à très long terme. Il est aussi un père formidable. Mais je sais avoir trouvé dans le polyamour un mode d'être qui me ressemble, me convient. Mais lorsque celui-ci est accepté et ouvert, au sens où toutes les personnes impliquées peuvent se côtoyer, et que le contrat ne soit pas bardé d'interdits.
Je ne pourrais jamais "pour l'équilibre de ma famille et celui de mon enfant", me forcer à "aimer" un seul homme. J'ai l'impression d'être responsable d'un échec terrible. Sans parler de la culpabilité de faire vivre une séparation à notre enfant, qu'il ait désormais deux maisons, et ne grandisse pas avec ses deux parents "ensemble"... cela me ronge. Mais je ne suis pas heureuse si je ne peux pas unir un minimum ces pans de ma vie.
Lorsque je parle de cela à Y, il me traite d'utopiste, me dit que je "plane", que je vis dans des sphères. Dans ces moments-là je lui parle de toi Tentacara par exemple, de l'idéal que vous représentez pour moi... mais je vois dans ces yeux qu'il me prend vraiment pour une rêveuse de première..complètement irréaliste.
J'ai cru, un jour, en les voyant tous les deux ( Z et Y) discuter gaiement ( avant que Z devienne mon amant) que cela serait possible, mais je me suis trompée.
J'en ai mal au bide ce soir, et je suis emplie d'une tristesse infinie... Est-ce là la fin de mon rêve de polyamour.. ? Suis-je capable de le vivre vraiment ? Puisqu'à ces interdits, aux termes du contrat défini ensemble, je ne peux répondre..
Désolée je pense que je dois être un peu confuse, je viens chercher du réconfort...

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ladymarlene

le mardi 30 août 2011 à 00h08

La douleur ressort de ton message, Bliss.....

D'abord, je pense qu'il est évident que tu n'as rien choisi du tout. Tu es tombée amoureuse de l'homme avec qui tu as un enfant, puis d'un autre.
Tu as pensé, tu as espéré que vous pourriez vivre cet amour tous les trois....
Mais la possessivité et le côté bien connu des hommes "la mienne est plus grosse que la tienne" de Y a repris le dessus....
Peut-être que tu aurais pu attendre.....mais je pense qu'on ne choisit pas qui on aime.

Tu aimes ces deux hommes, tu ne le fais pas exprès.

C'est triste mais tu ne peux contrôler que tes sentiments, pas ceux de tes deux hommes.

Donc, je te conseillerais ce qu'on m'a conseillé, sois gentille avec toi, sois indulgente pour ce que tu éprouves et essaie de dialoguer avec tes deux hommes;
On ne choisit pas d'aimer. Si j'avais choisi, perso, j'aurais pris un type moins compliqué.....
Bon courage, Bliss.

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LuLutine

le mardi 30 août 2011 à 01h16

Je suis d'accord avec ladymarlene, on ne choisit pas ses sentiments.

Par contre, on choisit ses actes. Tu choisis les tiens, ton mari choisit les siens aussi :

bliss
il fait peser la responsabilité de sa décision sur moi, enfin mon comportement

Ca, j'estime qu'il n'a pas à le faire. Sa décision, c'est sa décision. Bien sûr qu'il la prend en fonction de ton comportement, mais toi aussi tu prends des décisions en fonction des comportements des autres, et au final ce sont tes décisions. Tu n'en tiens pas les autres responsables. Dire le contraire me semble un comportement de victimisation un peu facile. Et donc, tu n'as pas à culpabiliser ! N'as-tu pas fait du mieux qu'il t'était possible de faire ? Ou bien as-tu sciemment et directement cherché à le faire fuir ? (Je ne pense pas ?)

Autre point : tu aimerais une relation "à trois", mais ton mari (et peut-être ton amant) n'y est pas prêt. Clémentine (ancienne membre du forum) m'a dit un jour une phrase dont j'avais déjà bien éprouvé la validité à l'époque mais que je me remémore encore souvent quand les choses ne vont pas "comme je le voudrais" :

"On ne peut pas vouloir pour les autres."

Ce qui ne dépend pas de toi, je pense donc qu'il ne faut pas te lamenter dessus (NB : revoir le cours de philo sur le stoïcisme ^^ ). On fait avec ce qu'on peut avoir, pas avec ce qui nous est (objectivement et au moins pour le moment) inaccessible.

Pour le reste, je n'aurais qu'un mot : dialogue, dialogue, dialogue.
Mais il faudrait un dialogue apaisé et pas agressif avec ton mari.
Si pour le moment vous en êtes incapables, peut-être pourriez-vous envisager une séparation temporaire et non définitive ? On prend du recul, chacun de son côté, on fait le point dans trois mois (ou autre durée qui vous semble suffisante) ? Sur ce qu'on veut, ce qu'on ne veut pas, ce qu'on est prêt à accepter ou pas. Je ne dis pas qu'à ce moment-là, tout se fera en un jour. Mais reprendre la discussion maintenant, ça me semble contre-productif vu l'ambiance que tu décris.

Je suis dans un cas proche du tien avec un amoureux qui est exclusif et qui ne sait pas s'il est prêt à continuer une relation avec moi (il savait dès le départ que j'avais d'autres amoureux, mais comme nous avons été ensemble par le passé, et qu'il m'aime, la décision n'est pas évidente pour lui). Nous discutons beaucoup de nos attentes respectives ; cela fait huit mois et nous essayons de voir ensemble ce qui est réalisable ou non, et si cela est satisfaisant ou non pour chacun.

Il me dit aussi qu'il ne veut pas entendre parler des autres. Il veut quand même savoir ce que je fais avec eux (si je pars en week-end avec untel, par exemple), mais sans aucun détail.
Et paradoxalement, il veut connaître ma vie, mes activités. Mais je suis comme toi, je n'ai qu'une vie. Et ma vie est bien souvent directement reliée à mes autres amoureux, et dès que je lui parle de ma vie, je laisse échapper des paroles sur mes autres amoureux. C'est quasi impossible de créer des "compartiments" et de lui parler de ma vie sans parler des autres. Alors, c'est triste, mais j'ai décidé de ne plus trop lui parler de ma vie pour le moment, sauf par petites bribes sur lesquelles je sais que je ne prends pas de risque (des choses que j'ai faites sans mes amoureux, des anecdotes au boulot...).
Je n'ai pas à lui imposer des informations qu'il ne veut pas, mais je n'ai pas non plus d'obligation de livrer ma vie. Alors je préfère en dire moins : c'est ma solution.

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tentacara

le mardi 30 août 2011 à 01h40

Bonsoir Bliss,

Qu'elle est triste, cette histoire.. Que de souffrance pour tout le monde. Avant tout, je voudrais t'envoyer un gros câlin virtuel et un maximum d'ondes positives (c'est bien peu, mais de là où je suis je peux difficilement faire plus).

Bliss
Est-ce là la fin de mon rêve de polyamour.. ? Suis-je capable de le vivre vraiment ?

Dans ce que tu racontes, j'ai l'impression que c'est plutôt l'occasion de le construire, ton rêve. Ce n'est pas toi qui n'es pas capable de le vivre, c'est Y.

Cette culpabilité que tu ressens, le poids de cet échec, c'est inévitable. Ton petit va devoir vivre la séparation de ses parents et c'est douloureux. Cependant, ses parents sont malheureux ensemble et je crois que c'est encore plus douloureux. Ton couple avec Y a été fondé sur des bases qui ne sont plus vivables aujourd'hui. Il a cru pouvoir s'adapter à ton besoin d'une autre relation, il s'est trompé. Tu as cru pouvoir tenir ses conditions, tu t'es trompée aussi. Aujourd'hui, il va pouvoir envisager de reconstruire sa vie avec quelqu'un qui partage sa conception de l'amour et du couple. Toi aussi. Chacun de vous a une chance d'être heureux. Séparément, c'est vrai, mais tu peux essayer de retrouver une communication sereine et apaisée avec lui, et c'est de ça que votre enfant a le plus besoin. Plutôt des parents séparés qui s'entendent bien que des parents qui vivent ensemble et qui se déchirent.
Qu'en est-il de Z? Adhère-t-il au principe de polyamour? Comment voit-il la situation?

Je me doute bien que tu traverses des moments particulièrement difficiles et que l'avenir te semble bien incertain, mais tu as gagné beaucoup : tu te connais mieux aujourd'hui, tu sais à quel type de relation tu aspires et la vie continue.

Je ne peux que te souhaiter bonne chance dans ta quête et de rester toi-même.

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Popol (invité)

le mardi 30 août 2011 à 02h20

Tout plein de bougies allumées pour toi, quel sale moment à passer, j'espère que tu trouves du monde compatissant autour de toi pour t'accueillir dans les bras.

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bliss

le mardi 30 août 2011 à 11h32

"Du monde compatissant autour de moi".. ben heureusement que vous êtes là... :-)
Non, en fait je n'ai personne à qui je peux parler de tout ça ouvertement, à part Z, et une amie rencontrée sur ce forum. Parce qu'autour de nous, nos amis communs sont justement des amis communs... et Y m'a toujours demandé implicitement d'être discrète sur mes amours plurielles, il n'a pas envie " que ça se sache". Et a peur surtout des "fuites", des choses qui pourraient revenir aux oreilles de sa famille, et ça il ne veut absolument pas, il sait que cela provoquerait chez eux des réactions de pitié, ou de plainte genre " oh mon pauvre chéri.." qu'il refuse de recevoir. Et puis les rares ami(e)s à qui j'en ai parlé m'ont jugé plutôt de manière négative. Les réactions sont d'ailleurs souvent plus violentes chez les femmes. J'ai entendu beaucoup de choses qui font plutôt mal et te font douter des liens d'amitié, des " fais attention, tu déconnes". Des jugements. Jamais de véritable écoute. Je ne la trouve souvent qu'ici.
Merci Tentacara, tu es toujours très rassurante, et "déculpabilisante", ça fait un bien fou. Pour répondre à tes questions, Z est un polyamoureux de toujours même s'il n'a jamais mis ce mot sur sa manière de vivre et a souffert des jugements lui aussi tout au long de sa vie, puisqu'il a toujours aimé plusieurs femmes en même temps. Il est un soutien précieux. Il aimerait lui aussi partager plus de choses avec Y. Jusqu'à déménager pour se rapprocher de nous, pour me simplifier les choses ( il habite à 600 km) Il lui a écrit plusieurs fois, de belles lettres, auxquelles Y n'a jamais voulu répondre. Lui a même ramené des cadeaux de voyages, un pour moi, un pour notre fils, un pour Y. Il l'a toujours inclu dans notre histoire.
Il culpabilise aussi de cette situation, se sent responsable d'avoir "brisé" un couple, mais l'oublie quand je suis dans ses bras. Plusieurs fois il a proposé de "partir", pour me laisser à Y, voyant la souffrance qui s'installait dans ma vie. J'ai toujours refusé. Je sais que cela aurait été pire. J'aurais tout perdu.
Rester soi-même c'est un peu difficile quand on arrive à se détester comme je me déteste ces derniers temps.
Hier soir après avoir écrit sur ce forum, j'ai encore discuté avec Y.
Il place toute la problématique de ce qui nous sépare aujourd'hui sur une question de responsabilité.
il dit par exemple :
"Tu as choisi de tomber amoureuse d'un mec alors que notre enfant avait un an.T'es irresponsable. - mais je n'ai pas choisi de tomber amoureuse de lui. - si, on choisit toujours. La question a se poser c'est pourquoi tu tombes amoureuse de quelqu'un alors que tu viens d'avoir un enfant ? c'est pas normal. Parce que tu veux détruire la famille, parce que c'est tellement horrible de vivre en couple pour toi avec un enfant que tu détruis tout".

Moi ça me scotche tellement ces discours, c'est tellement loin de ce que je suis, ce que je vis, que ça me sèche, je ne peux plus lui répondre, il me ramène toujours sur le terrain de la responsabilité. Là où je vais sur celui des sentiments, des émotions, de la vie.
- "Tu refuses d'admettre tes responsabilité, tu dit que tu ne maitrises pas, c'est trop facile. Alors un mec qui viole, qui tue, il dit qu'il ne maitrise pas et il est pas responsable ! Tu refuses la responsabilité, je vois pas à quoi ça sert de parler. - Mais si j'avais quitté Z, j'aurais souffert, je ne peux pas ne pas vivre cette histoire avec lui. - et ben oui, tu as choisi, t'as choisi que ce soit les autres qui souffrent à ta place. Moi et notre fils."

Là ça blesse tellement, c'est un poignard dans le ventre. J'en reste muette.

Pffff:-( , je sais pas comment je vais pouvoir sortir de cette culpabilité avec tous ces mots en tête... Parce que forcément je finis par le croire, par accepter sa logique. Et je suis rongée de l'intérieur.
Comment continuer à discuter ? Et qu'est-ce que cela changerait ?
J'ai surtout un besoin urgent de sauver ma peau et de ne pas me rendre malade, d'essayer de continuer de m'aimer un peu.

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(compte clôturé)

le mardi 30 août 2011 à 14h43

Qu'est ce que je me retrouve dans cette histoire... Je suppose que beaucoup d'autres aussi...

Bon, la première chose que je te demanderai c'est est ce que vous pouvez suspendre un peu la décision de vous séparer et faire une thérapie de couple. Quand ça a explosé chez moi c'est ce qu'on a fait, un peu par hazard, mais alors quelle efficacité! Ma femme et moi on est toujours ensemble et on avance encore mieux qu'avant ensemble dans l'aventure PA.
Si c'est toujours jouable, il y a la méthode de l'imago thérapie qui est très efficace, je pourrai te donner des références si tu veux.
En tout cas, vu ce que tu dis, c'est encore jouable de recoller tout ça, mais bien entendu, ça ne dépend que de toi.
Et si ça se fait, surtout arrêtez provisoirement de parler de ce sujet là. Gérez le quotidien, occupez vous du petit, n'importe quoi d'autre.

Quoi qu'il en soit, ne te sens pas coupable de ce qui arrive parce que chacun dans un couple a ses responsabilités. Tu amoureuse de Z et de Y, bon, voila, ça peut arriver à n'importe qui. Moi aussi on m'a dit "mais pourquoi maintenant?" Finalement je répond "quelque soit le jour ça n'aurai pas été le moment de toutes façons". Quoi, il faudrait attendre d'avoir une cane, de l'arthrose et des rides pour vivre normalement? On attend déjà la retraite bien assez longtemps pour pas attendre encore autre chose.
Ton fils est petit, bon, et alors? Les enfants sont bien moins obtus que bien des adultes et peuvent comprendre les situations. D'ailleurs ils sentent les choses bien avant qu'on ait envie de leur dire. Ok, c'est pas une situation "typique" mais personne n'ira plaindre les enfants de céline dion ou johnny halliday, pourtant eux ils ont aussi du avoir une enfance plus que spéciale!

Donc tu n'es pas coupable de quoi que ce soit, tu vis et c'est bien de vivre.

Faut pas non plus que ton Z se sente coupable non plus, je ne vois pas pourquoi. D'ailleurs pas plus que ton Y qui doit se sentir coupable aussi...

Quand aux remarques et réponse de Z que tu cites, c'est hardos! Mon épouse et moi même on s'en est échangé... des encore mieux... :-( et puis après, en thérapie ou quand on pu reparlé ensemble, on a ressorti tout ça tranquillement et on s'est dit là où ça faisait mal. Rien qu'en y repensant là c'est dur! pourtant on s'est ENFIN compris, et on s'est dit que c'était bien méchant et inutile. Même si les mots ne disparaissent pas, on peut mieux comprendre la trouille qui a poussé a les sortir.

Alors si vous faire une thérapie de couple c'est plus possible, dis toi avant tout que tout ces mots ne sont pas vraiment pour toi, qu'ils sont le fruit d'un moment. Tu n'es pas coupable, juste vous en êtes a un point de non compréhension et ça tu n'en est pas seule responsable non plus.

Respire, force toi a t'aimer et souris!

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LuLutine

le mardi 30 août 2011 à 18h52

Là où Y a raison, c'est que tu as choisi tes actes. Mais lui aussi a choisi les siens. Il semble bien vite l'oublier en essayant de te faire porter toute la responsabilité de la situation.
Puis quelqu'un qui choisit de violer et de tuer (l'exemple choisi par Y), c'est quand même assez différent de quelqu'un qui choisit de vivre une belle histoire, en s'efforçant de respecter au mieux les besoins de chacun (c'est-à-dire Y, votre enfant, Z, mais aussi toi) !
Selon moi, le premier ne respecte pas la vie et la dignité humaines, le second oui ! Rien à voir évidemment, mais je suppose que tu le savais déjà (et à mon avis, Y aussi - il est peut-être un peu de mauvaise foi sur ce coup-là).

Je pense, comme je le disais plus haut, qu'à moins que tu aies agi en pleine conscience à l'opposé de ce que tu pensais être le mieux (ou le moins pire), à moins que tu aies sciemment poussé Y à la rupture, tu n'as pas à te sentir responsable.

Qu'il te demande de ne pas entendre parler de Z, ça me semble par contre une demande légitime qui doit être respectée. Pour l'exemple, même sur ce forum, ici, il y a des polyamoureux qui te diront qu'ils sont parfaitement heureux et que tout va bien et qui pourtant, ne sont pas à l'aise dans certaines situations de ce type (entendre parler de l'autre et/ou le côtoyer). Ils refusent donc ces situations, et c'est leur droit. Pour certains, ça évolue avec le temps, pour d'autres peut-être pas. Mais ce qui est sûr, c'est que personne n'a à décider à leur place.

Pour ce qui est de trouver des amis pour te réconforter, si Y ne veut pas que tu leur parles d'amours plurielles, pourquoi tu ne pourrais pas simplement leur dire qu'il a décidé de te quitter, et que tu te sens mal ?
Bien sûr ils vont te demander pourquoi, mais si tu leur dis que tu ne veux pas évoquer les raisons de cette rupture, que tu as juste besoin de réconfort, je ne connais pas un seul véritable ami qui te laissera tomber et/ou qui insistera pour connaître les détails de l'histoire.

Evidemment, il y aura du coup des sujets que tu ne pourras pas aborder avec eux, mais ça pourrait quand même te faire du bien de pouvoir leur dire : "Ca va mal". Ils arriveront peut-être à te changer un peu les idées ?

Par le passé, je disais rarement à mes amis ce qui me tracassait, même si je n'allais pas bien du tout. Mais quand je passais un bon moment avec eux, ça m'a toujours remonté le moral.

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ladymarlene

le mardi 30 août 2011 à 19h21

Que c'est dur ce que tu vis...à vrai dire, même en mesurant sa souffrance, je trouve que les propos de Z sont tout de même méchants et sa comparaison avec le viol du délire pur.
Lulutine, je ne partage pas ton opinion du tout, perso, j'ai besoin de parler, parler et reparler quitte à saouler tout le monde. Mais dans la mesure où je prête la même oreille à mes amies malheureuses, je ne vois pas pourquoi elles ne me rendraient pas la politesse.

Les propos de Z me font penser (avec mesure) à ceux que m'ont tenu mes amis et mon psy à savoir que j'avais "provoqué " les choses pour changer une situation et que je me fichais de lui. Ca m'a fait très mal, ça n'a servi à rien puisque je l'aime toujours....preuve, s'il en est qu'il n'était pas un prétexte......

Enfin, je pense que arrêter d'en parler est une fausse solution. Z doit se calmer, toi aussi, mais vous ne vous calmerez qu'en en discutant.
Et aimer un autre homme ne fait pas de toi une mauvaise mère....je trouve le chantage aux enfants assez moche, à vrai dire.
Voilà ! J'espère que tu ne prendras pas mal mes propos. Tu n'es pas obligée de tenir compte de tout.

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(compte clôturé)

le mardi 30 août 2011 à 19h45

je rajouterai encore quelque chose. Les propos de Z sont méchants, il n'y a aucun doute. Mais, pour avoir vécu la même chose (j'étais a ta place donc) je sais aussi que c'est de la pure défense, un débordement. Donc c'est vache mais si tu peux, dans la mesure du possible, si tu peux te maitriser (c'est hyper dur a faire mais il faut essayer un peu...) ne lui renvois pas le même chose sinon ça va être l'escalade. Bien sur tu peux avoir l'impression que t'es la pire personne qui soit au monde, etc, etc... C'est pas le cas: dis toi que si lui n'arrive pas a revenir au calme pour recommencer a discuter calmement, c'est grace à ton attitude que la pression pourra baisser et que vous pourrez parler plus calmement... Mais a mon avis toujours, pas seuls en tête a tête au début. Il vous faut un désamorceur de bombe neutre (pas même un amis).

Autre chose aussi: tous ces chantages (que j'ai eu de la même façon) c'est probablement un essai désespéré pour que tu changes, que tu reviennes vers lui et seulement lui. On dit rarement des choses pareilles a des gens qui nous indiffèrent. Il tient a toi en disant ça, encore maintenant, même si c'est loin d'être un façon élégante de te le dire. C'est aussi un chantage, bien sur. Mais s'il peut te garder pour lui c'est aussi un de ses moyens.
Lui céder ne servira a rien parce que c'est toi que tu détruiras et c'est pas une solution. En revanche, un regard et une aide extérieur vous permettra de faire un point de ce qui se passe et pourrait se construire après. Deux solutions: ça lui va pas et vous vous séparez, mais pas dans un climat de violence; ou alors vous arrivez a vous comprendre et vous repartez sur des principes établis et qui vous conviennent a tous les deux (rien n'est impossible!).

Quant aux psy qui racontent qu'on a provoqué la situation pour une séparation, je pense qu'il convient alors d'en trouver vite un autre parce qu'il n'est pas adapté a la situation...

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ladymarlene

le mardi 30 août 2011 à 19h52

Oh, merci salsero, tu me donnes le coup de pouce que j'attendais !
Et je suis d'accord avec toi pour la majorité de ce que tu dis. Oui, face à des attaques dures et méchantes qui sont des cris de souffrance, il faut rester calme et "s'écarter pour que les ordures aillent s'écraser contre le mur."

Je sais que c'est dur, perso, je sais pas faire du tout...ça m'est arrivé dans d'autres circonstances (comme quoi la jalousie n'est pas le seul agent d'engueulade d'un couple...ni le seul agent de blessure....) et je renvoyais les balles en tapant là où je savais que ça faisait mal. Mais mon mari devenant méchant et indifférent passé un certain degré de colère, ça ne marchait pas.....

Mais même si je ne l'applique pas, oui il faut que tu essaies de te répéter que cette cruauté vient de sa souffrance. Pas évident hein !

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LuLutine

le mardi 30 août 2011 à 20h36

ladymarlene
Lulutine, je ne partage pas ton opinion du tout,

Ce n'était pas une opinion.

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ladymarlene

le mardi 30 août 2011 à 21h25

Oui, je m'en suis rendue compte en relisant qu'on disait la même chose....

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(compte clôturé)

le mercredi 31 août 2011 à 00h32

Pas facile ton histoire, bliss. Puisque tous les commentaires compatissants ont été prononcés et que tu vas sans doute mieux, j'aurais d'autres points de vue à proposer, c'est leur place ici, mais tu n'auras peut-être pas envie d'y penser avant quelque temps.

Tout d'abord, la culpabilité n'a que des inconvénients et aucun avantage, par conséquent savoir si elle est justifiée ou pas, bien ou mal placée est un débat qui te pompe tes forces sans rien t'apporter.
Je lui préfère la notion de responsabilité : chacun est responsable de la totalité des évènements qui lui arrivent. Tu n'as pas choisi de tomber amoureuse d'un autre homme, mais tu as choisi de vivre cet amour. Ton mari n'a pas choisi ton polyamour, mais il a choisi d'essayer (il aurait pu aussi te dire "niet" catégoriquement et immédiatement, il ne l'a pas fait...), puis de ne plus essayer et de te quitter. S'il part c'est de sa responsabilité : parce que tes actes ne sont pas cohérents avec ses envies peut-être, mais s'il peut toujours dire que c'est en raison de tes choix, il ne peut pas te forcer à assumer son choix.
Par contre vous allez tous les eux être responsables de cette séparation, avec ses retentissements sur toi, sur lui et sur votre enfant : ceci n’est pas à prendre à la légère et doit être mis en balance avec les mêmes retentissements si vous ne vous sépariez pas : là aussi il y aurait pas mal de renoncements. Qu'est-ce qui est mieux au total et pas seulement d'un point de vue? (de l'enfant, de toi, de lui , de l'amour, etc...)
C'est une décision grave et probablement irréversible : il vaut mieux réfléchir à ça avant d'y foncer.
La culpabilité dans ce qu'elle paralyse l'esprit sert notamment à évacuer cette réflexion qui est aussi nécessaire que cruciale pour ne pas avoir à regretter votre incompréhension.
Il faut se méfier de la fuite en avant : vouloir foncer en espérant ne rien pouvoir changer le plus vite possible pour ne plus avoir à faire de choix.
C'est souvent regrettable à moyen terme.

Bon courage...

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Deville

le mercredi 31 août 2011 à 01h13

Bonsoir Bliss, désolé d'apprendre que tu souffres.

bliss
Il me dit que dans l'idée il ne dit pas non au polyamour, mais que notre enfant est trop petit, que j'aurais dû attendre, que ce n'était pas le moment.

C'est toujours le moment de l'amour. C'est si rare, si dur à trouver, si magique, fragile et rarement durable! Attendre quoi? Que ton amour pour Z passe? Que tu ne le vives pas?
Il me semble que Y n'a jamais vraiment accepté ton polyamour. Dire qu'il accepte le poly en te demandant pratiquement de te cacher comme une adultère c'est un peu contradictoire, même si je comprend que l'on préfère le polyamour cloisonné au fusionnel trio, quatuor, etc car c'est mon cas. Je comprend aussi qu'X soit surpris et déçu que ta phase de "maman ébahie par son enfant et ne pouvant plus aimer que lui et son papa fusionellement" n'est pas duré très longtemps (si tant est qu'elle ait existé). Mais on ne contrôle probablement pas plus son amour maternel que son amour romantique.

bliss
Depuis cette annonce je culpabilise énormément, et il fait peser la responsabilité de sa décision sur moi, enfin mon comportement. Selon lui, c'est moi qui ai tout gâché, qui suis responsable, qui ai choisi cette situation. Il insiste beaucoup sur cette notion : que j'ai "choisi" d'aimer Z. Que pour ma famille et son unité j'aurais pu attendre. Mais moi j'ai pas du tout l'impression d'avoir choisi quoi que ce soit..

Pas de culpabilisation Bliss! Du courage et de la foi dans le futur c'est tout. Tu as choisi de vivre l'amour que tu ressentais.

Chercher qui est coupable lorsqu'un couple se sépare me parait vain et erroné. D'ailleurs concevoir une séparation comme un gâchis me parait tout aussi vain et erroné. C'est une vision infectée du même de l'amour éternel, du mythe du "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants pour le meilleur et pour le pire jusqu'à ce que la mort les sépare". La séparation montre simplement que le couple à fait son temps et ces membres doivent rechercher le bonheur amoureux chacun de leur cotê.

bliss
Cela m'emplit d'une tristesse infinie, j'aime cet homme, j'aurais voulu que nous construisions quelque chose ensemble, à très long terme.

Es-tu bien sur que tu l'aimes encore autant? Autant que quand tu en est tombé amoureuse? Tu dis toi même que tu ne supportes plus ces défauts comme avant. N'ais-tu pas plutôt encore emotionellement accro a X et à l'idée de ce plan de très long terme avec lui? Je trouve que l'on surestime le bien fondé de ces plans de "construction" de relation sur le long terme. Une relation ce n'est pas un oeuvre a mon sens. Soyons plus humble et reconnaissons plutôt c'est plus un petit miracle qui se construit et se deconstruit spontanément a notre insu. Attention donc de ne pas tomber dans le piège d'accepter aveuglement l'interprétation d'X que toutes vos récentes difficultés à bien s'entendre sous le même toit sont toutes causées par le malaise que génère en lui le fait que tu aimes un autre homme.

bliss
Il est aussi un père formidable.
J'ai l'impression d'être responsable d'un échec terrible. Sans parler de la culpabilité de faire vivre une séparation à notre enfant, qu'il ait désormais deux maisons, et ne grandisse pas avec ses deux parents "ensemble"... cela me ronge.

Se séparer n'est pas un échec. C'est naturel. C'est juste accepter sagement la réalité de la vie au lieu de la nier pour continuer à faire semblant qu'elle soit conforme a des contes de fées naïfs et affreusement normatifs. Un père formidable sait gérer une séparation sans traumatiser ses enfants. Un amant formidable sans culpabiliser sa compagne :).
Je pense (naivement peut-être) que la plupart des enfants préfèrent des parents séparés mais heureux chacun de leur coté que des parents ensembles et visiblement malheureux de rester ensemble.
Les enfants ont besoin d'être aimer par des gens qui leurs montrent un example de bonheur et d'amour. Plusieurs examples n'est peut-être pas plus mal qu'un unique example.
Donc pas de quoi culpabiliser.

bliss
Est-ce là la fin de mon rêve de polyamour.. ?

Avec X probablement oui.

bliss
Suis-je capable de le vivre vraiment ?

Avec deux polyamoureux U et V pourquoi pas? Avec un monogame comme X c'est trop difficile.

Malgré mon ton froidement objectif, je compatis à ta peine et te souhaite bon courage.
Donnes beaucoup d'amour a ton enfant, et donnes et reçois beaucoup d'amour de Z.
Sans culpabiliser.

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Deville

le mercredi 31 août 2011 à 01h19

eulren
Tout d'abord, la culpabilité n'a que des inconvénients et aucun avantage, par conséquent savoir si elle est justifiée ou pas, bien ou mal placée est un débat qui te pompe tes forces sans rien t'apporter.

Je lui préfère la notion de responsabilité

(+) (+) (+)

C'est la réponse d'eulren que je trouve excellente.

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ladymarlene

le mercredi 31 août 2011 à 09h20

Bliss, vous êtes en couple depuis combien de temps ? C'est peut être l'âge de votre couple qui pose problème.....
Mais je partage l'avis de Deville, j'ai bien peur qu'avec Z, ce soit impossible. En fait, le libertinage et le polyamour sont des état d'esprit avant toute chose....et si un homme ne l'a pas, je ne vois pas comment c'est possible de le vivre avec lui.

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demeter

le mercredi 31 août 2011 à 10h13

Parfois j'ai l'impression que la culpabilité est un sentiment à tiroir :

Le premier problème est la culpabilité que l'on aurait seul. On s'en accommode assez bien. Cela ne pose guère de problème de savoir qu'il y a des enfants qui crèvent de partout dans le monde. Cela ne nous empêche guère de dépenser des fortunes dans des trucs qui ne servent à rien alors que l'on sait pertinemment que d'autres n'ont rien à bouffer quelque part dans le monde.

Le deuxième problème se pose face à quelqu'un qui souffre. Difficile de rester devant quelqu'un qui nous regarde et qui n'a rien à manger et qui nous en tient pour responsable, en sachant que l'on vient de dépenser des fortunes dans des trucs qui ne servent à rien, de ne pas éprouver de culpabilité de ne pas s'être senti coupable avant. Heureusement que ceux qui sont dans la misère se taisent, et même (les braves gens) considèrent cela normal, sinon ce serait insupportable.

On en viendrait presque à vouloir sauver le monde. Alors pour ne pas foutre sa vie en l'air, pour ne pas s'en sentir responsable, on continue d'accuser les gouvernements, les "riches", les pauvres, les autres en tout cas, en filant de temps en temps un peu d'argent au télécon, tout en sachant que les 10 000 euros qu'on vient d'engloutir dans une voiture pourrait nourrir tout un village de Madagascar pendant des années, ou bien on vend tout et on s'engage dans une entreprise humanitaire (au reste quand on vient de souffrir un grand coup, on a tendance paradoxalement a vouloir aider les autres, à ressentir un amour immense et à s'engager dans une secte ou à vivre à Disney Land) ou alors on accepte d'être et de rester un sale con. La dernière hypothèse étant quand même un peu dur à digérer quand on y réfléchit un peu, on produit des discours, on se pardonne comme on peut en élaborant une philosophie de la vie. Et puis dernière hypothèse, on essaie de comprendre comment on est fait et ce qu'on peut en faire avec les autres. C'est long, ça doit prendre au moins une vie, non ?

Personnellement j'en souffre pas mal en ce moment...

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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bliss

le mercredi 31 août 2011 à 12h00

Vous lire me fait le plus grand bien. Je vais mieux depuis hier.
Merci Eulren, tes mots qui sont une traduction de ce que me dit mon compagnon m'aide à accepter sa notion de responsabilité.

eulren

Je lui préfère la notion de responsabilité : chacun est responsable de la totalité des évènements qui lui arrivent. Tu n'as pas choisi de tomber amoureuse d'un autre homme, mais tu as choisi de vivre cet amour. Ton mari n'a pas choisi ton polyamour, mais il a choisi d'essayer (il aurait pu aussi te dire "niet" catégoriquement et immédiatement, il ne l'a pas fait...), puis de ne plus essayer et de te quitter. S'il part c'est de sa responsabilité : parce que tes actes ne sont pas cohérents avec ses envies peut-être, mais s'il peut toujours dire que c'est en raison de tes choix, il ne peut pas te forcer à assumer son choix

Oui j'ai choisi de vivre cet amour, car comme le dit Devil, je vais pas attendre que cet amour, et il n'en est pas de plus magique, me passe sous le nez. Et cela aurait été me nier dans ce que je suis, et je dirais même ce que je deviens.

Devil, je suis d'accord avec tout ce que tu dis et partage la plupart de tes conceptions de la vie et de l'amour. Ma culpabilité nait de ma propension à me mettre à la place de l'autre, et donc à adopter ses conceptions à lui. Il est lui-même fils de parents séparé, en a énormément souffert, mais parce que ses parents ne se sont plus jamais revus et ont systématiquement, l'un et l'autre, dénigré l'autre parent, et demander aux enfants de prendre parti. L'horreur. Nous nous aimons trop, malgré ce qui se passe en ce moment, pour tomber un jour dans ce travers. Nous ferons d'autres erreurs sûrement, mais pas celles-ci.

Devil, tu dis :
"Chercher qui est coupable lorsqu'un couple se sépare me parait vain et erroné. D'ailleurs concevoir une séparation comme un gâchis me parait tout aussi vain et erroné. C'est une vision infectée du même de l'amour éternel, du mythe du "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants pour le meilleur et pour le pire jusqu'à ce que la mort les sépare".
Mon compagnon est dans ce mythe, justement parce qu'il a toujours voulu ne jamais refaire ce que ses parents avaient fait avec lui. Il m'a dit hier " regretter" d'avoir fait un enfant avec moi. Parce qu'il se retrouve à faire vivre à son enfant ce qu'il a vécu. Il est dans l'illusion du miracle perpétuel.
C'est difficile pour moi d'entendre ça. Mais je comprends sa réaction.
Depuis hier soir, je suis plus sereine, j'essaie d'envisager la séparation comme une continuité. Pas une "rupture". De toutes façons les choses bougent tout le temps. C'est beaucoup plus proche de ma manière de prendre les choses d'habitude, mais face à ce bloc de rancoeur, de regret, d'accusation, et de volonté de faire reposer LA FAUTE sur moi, mes convictions sont ébranlées.
Merci de me remettre d'aplomb !
De me remettre les idées en place. Mes idées.

Eulren, pour répondre à tes conseils quant à la responsabilité et à l'enfant, nous avons justement rediscuté hier avec mon compagnon, et les frontières deviennent plus floues. Nous nous sommes dit que nous allons simplement penser la chose en ces termes : nous ne pouvons plus vivre ensemble, ok. C'est trop difficile à vivre pour lui et on ne se supporte plus, ok. Alors nous allons vivre séparément, dans deux espaces différents.ET nous allons voir ce que ça donne. Ainsi, avec plus de distance, nous verrons si notre histoire d'amour se termine ainsi tout en douceur, ou si nous pourrons souffler sur les braises, et qui sait trouver une nouvelle manière d'être ensemble, voir de s'aimer. Je me demande simplement comment parler de ça à l'enfant ? Est ce que cela ne va pas plus l'embrouiller qu'autre chose : " papa et maman ne peuvent plus vivre ensemble mais ils s'aiment toujours". A priori je trouve ça pas mal. Mais est-ce qu'on ne se leurre pas un peu, je ne sais pas.. est ce que je ne m'obstine pas encore à maintenir un lien d'amour voué aux embuches, puisqu'apparemment il est vraiment monogame.
Compliqué.
Ladymarlène, pour te répondre, on est ensemble depuis 5 ans. Je ne sais pas ce que tu entends par l'âge du couple qui poserait problème ? Pas assez de vie commune ?

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(compte clôturé)

le mercredi 31 août 2011 à 12h41

C'est bien que vous ayez réussi a parler plus calmement. La séparation pour voir c'est aussi une bonne solution, ça me fait dire que rien n'est foutu et que tout au moins vous allez prendre le temps et ne pas vous déchiqueter.
Pour l'enfant ta phrase me semble très bien, tu rajoutes juste un "pour l'instant" après "ensemble".
Savoir si tu te leurres (et ton compagnon aussi) c'est savoir si la fin de la même phrase reste encore vraie pour vous deux "ils s'aiment encore". Si vous y croyez encore, obstinez vous tous les deux, foncez pour trouver une solution qui pourra être convenable pour tous les deux (surement pas idéale).
La question d'ailleurs, n'est pas que lui soit monogame, mais c'est que toi tu ne l'es pas. Que lui est exclusif, et toi non. Dans les questions a ce se poser entre vous, c'est qu'est ce que représente l'exclusivité pour lui, pourquoi c'est si absolument nécessaire et si c'est pas totalement absolument nécessaire, qu'est ce qui est tolérable maintenant, demain, dans un an.

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