Polyamour.info



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Besoin de me confier

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bonheur

le mercredi 17 juillet 2019 à 19h11

Les ouvrages de Mme Simpère peuvent convenir, ils sont de l'ordre du "témoignage" (un peu comme le livre d'Hypatia). Mme Simpère, à ma connaissance est journaliste et a une belle plume. Donc, pour ce qui est de la forme, c'est bien dit.

Au départ, elle a écrit un livre pour raconter autant que pour expliquer et la première version remonte à loin déjà. Le polyamour, enfin ce mot, n'avait pas cours en France. Elle avait donc écrit sur quelque chose de novateur, intellectuellement parlant. Je parle "d'aimer plusieurs hommes" (que je possède). Ensuite, elle a recueilli les réactions et les a compiler dans "guide des amours plurielles" (que je possède). Ce second livre fut révélateur du nombre de personnes en France se déclarant dans le même cas. Du coup, un effet boule de neige compréhensible et légitime. Autrement dit, lire ces livres n'est pas mauvais. A savoir que le couple Simpère doit avoir maintenant certainement l'âge de mes parents (70-80 ans).

Mon avis maintenant. Déjà j'ai lu le guide (je ne comprends pas le titre, je ne vois pas en quoi c'est un "guide") lorsque j'ai entendu le mot polyamour pour la première fois, dans le même espace temps que vertus du polyamour de Thalmann. J'avais commandé ces deux livres simultanément et les ai reçus dans le même colis. Dans l'un, je me suis reconnu et il a été facile d'accès à mon chéri, pour qu'il découvre avec des mots proches des miens, mais qui n'étaient pas les miens, qui j'étais. Le livre de Mme Simpère ne nous a été d'aucune utilité. En découvrant le mot, je découvrais qu'il existait d'autres histoires que la mienne et cette lecture (de témoignages) ne m'a pas apporté grand chose. Eventuellement, conforté, mais c'est tout. D'ailleurs, je trouve que vertus du polyamour accompagne mieux, vu qu'il n'est pas le reflet d'expériences mais accompagne dans le vécu individuel. J'ai lu ces deux ouvrages en 2011 et c'est le souvenir qu'il me reste.

Quand on donne un conseil et quand on recommande, on le fait toujours par rapport à l'apport que l'on a en a eu. Donc, personnellement, ce ne sont pas les livres qui me viennent à l'esprit immédiatement. Cela ne veut pas dire qu'ils soient mauvais ou inadaptés. Si tu aimes lire et que tu peux te procurer TOUS ces livres, et bien achète et ensuite, laisse ton instinct te guider pour l'ordre de lecture.

C'est pour toi, donc tu dois suivre ce qui te correspond. Et puis, c'est toujours bien d'explorer un sujet, surtout en matière de développement personnel. Je veux bien te lister tous mes livres, mais ça ferait beaucoup d'un coup et surtout trop de choix tuerait le choix. Sur le polyamour lui-même, le choix est réduit. Tu commences par où tu veux !

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bonheur

le mercredi 17 juillet 2019 à 21h03

@Sophie72. Si tu désires parler "livres" avec moi, ce sera volontiers. Par contre, je le ferai en message personnel uniquement.

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Sophie72

le jeudi 18 juillet 2019 à 10h52

Merci pour ces précisions. :-) Pour le moment, je pense que j'éprouve plus le besoin de comprendre que de lire des témoignages.

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Sophie72

le jeudi 25 juillet 2019 à 17h16

Bonjour à tous.
Je vais mieux pour ce qui est du chagrin d'amour mais je m'inquiète pour mon mari. Il doit faire un deuil mais je n'arrive pas à savoir quel deuil exactement. Il dit qu'il a perdu quelque chose et ça le rend triste et de ce fait moi aussi et je me culpabilise à nouveau, alors que dans le fond je n'ai fait qu'éprouver des sentiments pour un autre sans même en ressentir moins pour lui. Je pense qu'il doit faire le deuil d'un amour "parfait". J'espère qu'il n'a pas à faire le deuil de celle qu'il croyait que j'étais et que je n'ai jamais été parce que là ça me stresse. Je pourrais perdre son amour, non ? :-( Pourtant on n'a jamais autant eu de moment de sincérité en si peu de temps tous les deux. Donc je suis un peu déroutée. Je le sens aussi dérouté et je me dis que c'est de ma faute; qu'avant sa vie était plus jolie :-( Voilà, je m'en fie à votre expérience perso pour m'éclairer et peut-être me "rassurer" un peu.

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bonheur

le vendredi 26 juillet 2019 à 07h51

@Sophie72. C'est à lui de se comprendre. Ce que tu peux faire c'est être présente et lui offrir, lui proposer ton aide. C'est déjà beaucoup, crois-moi.

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Sophie72

le vendredi 26 juillet 2019 à 09h28

Bien entendu que c'est à lui de se comprendre mais quand il souffre je souffre aussi. ? Il y a des moments où je me dis que j'aurais mieux fait de me taire. Comme en plus il est probable que je ne ressente jamais plus de véritables sentiments amoureux pour un autre homme, je lui ai infligé une souffrance inutile. Des fois il dit d'ailleurs qu'il aurait préféré ne pas savoir. Je me sens égoïste en fait. Je voulais être juste sincère. Je n'attendais pas grand chose à la base parce que j'étais déjà convaincue que l'ex ami n'avait pas de sentiments. Alors j'ai peut être fait une erreur. Là franchise n'est pas toujours une bonne chose.

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bonheur

le vendredi 26 juillet 2019 à 14h16

@Sophie72 : Je ne suis pas d'accord. Si pour toi la franchise est essentielle, alors elle est une bonne chose.

Je ne suis pas d'accord non plus sur le fait qu'une souffrance soit inutile.

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Minora

le vendredi 26 juillet 2019 à 15h43

J'ai tendance à considérer que si dire la vérité n'apportera rien de bon voire fera souffrir la personne à qui on la dit et que la situation n'en sera pas modifiée, il y a un côté égoïste à la dire. La vérité comme quelque chose que l'on doit à l'autre par respect, pourquoi pas mais si c'est uniquement pour soulager sa propre conscience, au mépris de la douleur engendrée, alors pour moi c'est très égoîste.

Et non toutes les souffrances ne sont pas utiles,quelle drôle de vision de choses!

Message modifié par son auteur il y a 5 mois.

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bonheur

le vendredi 26 juillet 2019 à 15h58

C'est la mienne.

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Sophie72

le samedi 27 juillet 2019 à 11h16

Je suis assez de ton avis @bonheur, je pense que d''une certaine manière, une souffrance psychique nous amène toujours "quelque part" mais parfois le chemin est long avant de se dire qu'on a "gagné" quelque chose et donc là je me demande si je ne lui en demande pas trop, si je n'ai pas surestimé sa capacité à "encaisser".

@Minora. Bizarrement, le fait que tu affirmes sans aucun doute ce que moi je me demandais avec scepticisme fait que je suis convaincue du contraire! :-D Alors merci parce que je me sens un peu soulagée. Je pense maintenant que ce qui peut apparaître comme égoïste ne l'est probablement pas. Je m'explique. Ce que tu as dit m'a amené à imaginer le scénario des événements différent, à imaginer ce qui ce serait passé si je n'avais rien dit. J'aurais tôt ou tard avoué mes sentiments à l'ami dont j'étais amoureuse, mais sans en parler à mon mari. Je me serais pris aussi un monstrueux râteau; de ce côté pas de changement. Ma peine, ma colère, je les aurais cachées à mon mari. Mais je me connais, j'aurais été agressive et probablement que ma colère se serait retournée contre lui. Lui n'aurait pas compris, n'aurait eu aucune empathie particulière. Il y aurait eu probablement plusieurs semaines , plusieurs mois de "mésentente"...Jusqu'où ce type de situation avec des" non-dits" peut-elle mener ? Je n'en sais rien mais sans doute au moins vers des difficultés durables de communication et de complicité dans notre couple.
Donc je suis triste d'avoir rendu triste mon mari mais je pense que je referais tout pareil si je revenais en arrière.

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bonheur

le samedi 27 juillet 2019 à 12h22

Je sais, je suis mère bouquins (il en traine dans toute la maison) mais celui-ci me parait approprié "le psy de poche - nous disposons tous des ressources nécessaires pour donner un sens à notre existence" de Susanna Mc Mahon.

@Sophie72. Je crois que ton descriptif reflète parfaitement l'opinion que j'ai. Je suis désolée de la situation, j'ai connu aussi, différemment évidemment, deux histoires se ressemblent parfois mais ne peuvent être similaires. Oui, ça la pour ton mari, ton accompagnement est précieux. Tu fais partie de sa force pour sa capacité à encaisser, qui en sera renforcée et votre couple également.

La vie est impermanence et le temps doit faire son effet. Je vous souhaite ce rapprochement possible !

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bonheur

le samedi 27 juillet 2019 à 13h34

Un exemple comme un autre. J'avais une collègue de travail qui a demandé le divorce. Elle était déjà divorcée d'un ex-mari violent, etc et s'était extraite de cette situation en assumant les enfants. Elle n'a pas eu d'autres enfants ensuite avec son second mari dont elle s'était également séparée. Ca ce sont les faits. Autre fait, peu après son divorce elle a fait une grave dépression d'un peu plus d'un an avec arrêt de travail etc. Son ex-mari a été présent pour elle, alors qu'il accusait le coup et ne savait pas pourquoi elle avait demandé le divorce. Il a continué a voir les enfants, grands et même à devenir le grand-père de l'une des filles. Personne n'a compris.

Quand elle me parlait de son ex-mari (le second) on sentait de l'amour, de la tendresse et une nostalgie de bonheur. Incompréhensible !

Et puis, c'était à l'époque où je me sentais vilain petit canard en transition j'assume ma polyaffectivité, alors on avait parlé d'une façon authentique entre personnes en "difficultés". Je lui avais dit que mon mari savait que j'avais un lien affectif fort avec un autre homme, etc... Du coup, elle m'a dit que je devrais la comprendre. Elle avait eu une relation adultère pendant 5 ans, pendant son second mariage. Elle aimait les deux. Un jour, n'en pouvant plus du mensonge, elle a demandé le divorce pour vivre cette autre relation. Sauf que cet homme était marié avec une famille et n'a pas désiré mettre tout ça en péril. Elle m'a fait écouter les derniers messages que cet homme avait laissé sur sa messagerie (archivage). Cet homme indiquait qu'il était malheureux mais qu'il n'avait pas le choix. Sa voix était poignante, il était vraiment malheureux. Le mari de ma collègue l'a soutenu sans jamais rien comprendre. Je les ai rencontré ensemble une fois, on assistait à un même événement. Ils avaient gardé un commun, pour la famille. Cet homme ne refaisait pas sa vie. Je l'avais trouvé terne, éteint serait le mot juste. Cette histoire m'avait beaucoup marqué. Suite à ces instants passés ensemble et aussi on avait été invité chez elle que nous, ensuite, nous avons à nouveau parlé de ma situation avec mon autre amoureux (compliquée) et le parallèle avec sa situation. Elle savait que j'en avais parlé aussi à mon chéri. Discussion à cœur ouvert et authentique, avec honnêteté et franchise, comme on pourrait le faire dans un café poly. Mon chéri n'a pas nié la souffrance à l'origine de l'annonce de mon amour extérieur. Il a aussi indiqué que finalement, la compréhension et le fait que j'avais exprimé rapidement, avant qu'aucun acte ne survienne avait permis d'éviter le pire pour lui. Je sais que j'ai sa reconnaissance. Le mari de ma collègue lui n'a pas pu faire cette démarche de savoir et d'affronter avec elle la situation. Ils ont subi avec l'empathie de l'autre mais dans le flou de l'incompréhension la plus totale. De son aveu, son deuxième mari est une merveille, et je le crois aussi. Elle était heureuse de pouvoir me confier cela et était surprise car on en avait parlé devant mes ados (à l'époque). J'ignore qu'elle fut son avenir, ayant terminé mon CDD du moment.

Question souffrance, à vouloir préserver autrui… Elle voulait divorcer pour justement clarifier. Son amant n'a pas dit, voulu divorcer, pour préserver. Il semblerait que Madame a appris après coup et en a souffert, mais de cela ma collègue n'en n'était pas certaine, elle l'a appris d'une connaissance, et… ragots…

Des histoires comme celle-là, il en existe un nombre important. Alors perso, la vérité, même si elle doit faire mal, est préférable au mensonge qui fera certainement mal un jour, de toute façon. Et puis, la vérité rapproche. Le mensonge, pour moi, ne peut qu'éloigner.

La souffrance fait partie de la vie. Qu'elle soit physique ou morale. On ne peut pas passer à travers les mailles et je crois que c'est en faisant justement cela, se préserver, préserver les autres à leur insu, que l'on ne sait plus faire face. Aussi, cette volonté de penser que c'est égoïste, ben pour moi, non, non, et non. Ou alors, on s'extrait de toute relation humaine, et on maintient une solitude volontaire.

C'est mon optique et j'aurai certainement encore à développer. Ce que je trouve égoïste, c'est se dédouaner de la souffrance qu'autrui ressent. Sous couvert de "liberté", par exemple. Etre présent, à l'écoute, accompagner, accepter le reflet que la souffrance de l'autre nous renvoie et l'encaisser également. Cacher sert souvent à cela : ne pas avoir à assumer la souffrance d'autrui. Et ça moi, je le trouve égoïste.

Message modifié par son auteur il y a 5 mois.

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(compte clôturé)

le dimanche 28 juillet 2019 à 17h00

Bravo Bonheur pour ce texte, rien d'autres à rajouter

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Sophie72

le lundi 29 juillet 2019 à 12h23

Merci @bonheur. Lire cette histoire m'a non seulement beaucoup émue mais aussi fait un bien fou. :-)

Mon mari arrive à présent à blaguer sur le sujet . Alors, le connaissant bien c'est bon signe. Je lui ai dit que 8/10 ans en arrière j'ai failli déjà tomber amoureuse d'une connaissance à nous et que ce devait être un signe, une alerte en quelque sorte. Je me suis souvenue qu'au début de notre relation quand j'avais 15/16 ans j'étais par deux fois tombée amoureuse, une fois d'un garçon connu pendant les vacances d'été et j'avais mis cela sur le compte de l'ambiance des vacances et ne lui en avais pas parlé et puis j'étais mi-amoureuse de mon meilleur pote de l'époque qui m'avait proposé d'être sa "sexfriend" (enfin à l'époque il n'avait pas employé ce mot mais sa demande correspondait à ce qu'on pourrait appeler ainsi maintenant) et j'avais décliné la proposition gentiment et j'en avais d'ailleurs parlé à mon Cher et tendre qui était assez furax et qui l'avait regardé drôlement de travers quand il était venu passé une après-midi chez moi alors que lui n'avait pas le droit de franchir le seuil de chez moi (enfin plutôt chez mes parents). Bref, tout cela pour faire comprendre à mon mari que non je n'ai pas changé, que j'ai toujours été ainsi mais que selon les périodes de ma vie cela est resté plus ou moins "discret" et peu "concret" . De ce fait, il m'a dit qu'il espérait avoir un répit de 8/10 ans! Ca m'a fait rire. Il ne s'imagine pas me "partager" (ce sont ces termes) mais serait prêt à accepter une amitié mi-amoureuse. Il ne s'imagine pas pouvoir tomber amoureux d'une autre femme de son côté. Voilà. Je pense que si aucune autre personne ne prend de la place dans mon cœur (ou dans le sien) , notre couple n'en est pas pour autant fragilisé mais plutôt consolidé et puis si cela arrive à nouveau, nous serons davantage prêts. Je crois que ce sera une nouvelle situation de "crise" mais après tout on en a déjà traversé plusieurs... :P

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bonheur

le lundi 29 juillet 2019 à 12h37

heureuse @Sophie72 que l'atmosphère s'allège. Ben en fait, te voilà un peu comme moi. Pouvoir devenir polyaffective avec une vie commune dans le sens de vieillir ensemble, sous le même toit et un chéri de vie qui est mono pour lui et acceptant de qui tu es.

Oui, à chaque nouvel amour, exprimer provoque un bouleversement (de moins en moins une "crise"). Par contre, ce ne sera plus de l'inconnu et votre consolidation servira à avoir les atouts indispensables. Dire que ce ne sera plus jamais compliqué, non. Mais quand on ressort d'une telle situation au regard de l'impact de notre société, alors on peut se dire que l'on peut affronter encore et encore.

Je vous souhaite un bel avenir :-D

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Sophie72

le lundi 05 août 2019 à 17h52

Je suis tombée hier sur cet article d'un blog et même si ce qu'elle décrit est différent de ma situation, je me reconnais quand elle parle de "cycles" et du fait d'être "polysaturé". Alors , même si vous connaissez probablement , je partage ici :) https://hypatiafromspace.com/envie-soudaine-de-mon...

Il y a encore un petit truc qui me souffrir de cette relation affective "avortée" c'est que de temps en temps, je ne peux m'empêcher de penser que je n'étais pas "assez bien" pour lui . J'essaie de chasser ce type d'idées négatives pour avancer mais je sens que cela va être compliqué quand même pour moi de soigner mon estime de moi avec ce gros "râteau" . En plus, je n'ai pas encore trouvé la force de le supprimer de mes contacts FB et quand je tombe sur certaines de ses publi, je m'étonne encore que quelqu'un qui paraît pourtant si proche de mes valeurs m'ait "jetée" comme ça! :-( J'ai eu un échange écrit avec son ex. il y a deux semaines. Je ne lui ai pas tout expliqué, (juste dit qu'on s'était brouillé et qu'il avait eu une réaction méprisante) parce que je ne veux pas causer du tort à mon "ex-ami", lui qui espère la reconquérir, mais elle m'a dit qu'elle ne reviendrait pas avec lui justement parce qu'elle sait qu'il peut être cassant et que ces réactions sont disproportionnées par rapport à la réalité. Cela m'a un peu soulagée et mon mari m'a dit: "tu vois, si même elle te le dis qu'il est spécial et qu'il peut être con! Elle est bien placée pour le savoir!", mais forcément son rejet fait quand même "écho" en moi et quand j'y repense ça me fait toujours mal. J'espère que le temps fera son affaire et puis peut-être que maintenant que j'assume encore mieux qui je suis mais sans chercher quoique ce soit, je saurais mieux profiter des jolis échanges qui se présentent dans ma vie et que cela m'aidera à me sentir moins nulle, moins bête, moins moche, etc...

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Sophie72

le mardi 06 août 2019 à 19h47

J'ai une question. :) Je constate que je me sens en quelque sorte "libérée" d'avoir mis des mots sur mon vécu et de savoir que tout est "transparent" pour mon cher et tendre. Maintenant, qu'est-ce que je fais de ça avec les plus ou moins "proches". Je n'ai pas l'intention de crier sur les toits que je suis polyaffective, pas l'intention non plus d'en discuter vraiment avec les enfants puisque de toute façon, je vis comme une monoaffective et que probablement ce sera le cas longtemps mais pour autant, je ne me vois pas non plus cacher ce que je suis. Comment vais-je trouver un équilibre entre ne pas montrer mais ne pas avoir le sentiment que c'est "honteux". Je ne sais pas si je suis claire. Je me dis que cela est inutile de le crier haut et fort et que de plus je pourrais m'attirer des jugements négatifs mais me connaissant, je suis incapable de cacher cet état de fait puisque c'est ce que je suis. Je ne veux pas non plus dire quelque chose qui pourrait mettre mal à l'aise mon cher et tendre ni mes enfants.
Des conseils ?

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Caoline

le mercredi 07 août 2019 à 12h47

Bonjour Sophie,

J'ai envie de te dire que penser qu'il a pris la fuite car tu ne lui plaisais pas c'est vraiment ne voir qu'une seule des nombreuses possibilités. EN fait si c'était ça, je pense que ça aurait été assez simple de te le dire. C'est probablement plutôt la situation qui l'a fait fuir. Soit la peur de faire éclater ton couple, peut-être la honte vis à vis de ton conjoint ou de son entourage, soit le fait qu'il aurait eu envie de plus que de l'affection... Il y a probablement encore bien d'autres possibilités donc ça ne doit absolument pas te faire douter de toi, ta capacité à plaire... Et même si il n'avait pas d'attirance et/ou sentiments pour toi, on ne peut pas plaire à tout le monde, tout le monde te plaît toi ? Je ne pense pas ;-) Si tu souhaites travailler sur ce point, plaire au autres commence souvent par se plaire à soi, même si j'avoue que ça fonctionne dans l'autre sens aussi...

Pour ce qui est de ne pas cacher qui tu es, je comprends tout à fait. Mais y a t'il beaucoup de personnes avec qui tu parles de ton intimité, tes sentiments ? En général on le fait soit avec des très proches qui peuvent nous comprendre, soit avec des inconnus. Si les très proches te jugent ben c'est que ça ne valait pas le coup de les avoir comme très proches, ça fait du tri et les inconnus ça n'a aucune importance. Donc sois toi même :-)

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Sophie72

le mercredi 07 août 2019 à 18h31

Merci @Caoline
Mon mari m'a dit à peu près la même chose que toi . Je m'en veux un peu d'avoir été si longtemps dans le déni parce que déjà cette amitié n'était qu'à sens unique et que je ne voulais pas le voir...C'est sans doute cela qui me fait le plus me sentir nulle. Physiquement, j'étais déjà convaincue de ne pas lui plaire, par contre psychiquement, je pensais qu'il avait de l'estime pour moi et même s'il peut y avoir des tas de raisons à son attitude de rejet, en perdant l'estime que je pensais qu'il avait pour moi, j'en perds aussi de moi vis à vis de moi-même parce que ce n'était pas n'importe qui pour moi. J'aimerais que cela me soit égal et me dire que d'autres personnes ont probablement de l'estime pour moi mais c'était son estime qui m'était précieuse. Je crois même que si je suis incapable d'en parler à des proches comme ma sœur ou même mes plus grands enfants, ce n'est pas uniquement par peur de ne pas être comprise en tant que polyaffective (j'ai l'habitude que mes proches me disent que je suis "bizarre") mais c'est surtout parce que j'ai honte parce que eux, je pense qu' ils ont vu tout de suite que pour lui je n'étais pas grand chose, que mon affection était "disproportionnée" par rapport à notre "relation" (je mets entre guillemets parce que même le mot relation est trop fort) .
Dans quelques mois, quelques années, j'arriverai probablement à encore mieux voir le positif: cet amour m'a permis de mieux me connaitre, de trouver à un moment de ma vie une thérapie par l'écriture de poèmes, d'aller à la recherche de connaissances pointues sur des sujets qui me servent dans ma vie professionnelle et familiale (parce qu'en essayant de mieux le connaitre, j'ai trouvé des connaissances au delà de ce que je cherchais et des pistes à certaines de mes interrogations). Ce qui par contre me chagrinera toujours je pense, c'est de n'avoir pas été l'équivalent pour lui.

J'ai quand même réussi à parler de ma polyaffectivité à de bonnes copines d'une asso dans laquelle il y a beaucoup de bienveillance et d'empathie et je sais qu'elles ne me jugeront pas. Par contre pour mon mari, je pense que c'est plus compliqué parce que dans ses bons copains, je n'en vois aucun capable d'empathie et de bienveillance sur ce genre de sujet. Ce serait plutôt le genre à lui dire que je suis "à l'ouest" et à lui conseiller de ne pas accepter ça. J'espère sincèrement qu'il ne leur en parlera pas. Côté famille, l'un comme l'autre, je crois qu'il vaut mieux qu'on évite les confidences...:-(

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Sophie72

le samedi 14 septembre 2019 à 15h08

Voilà un mois d'écoulé. J'ai toujours un pincement au coeur quand je vois son nom s'afficher sur les profils de contacts FB que nous avions en commun. :( Je me dis que les autres fois où j'avais pu sentir de l'affection naissante pour d'autres hommes que mon cher et tendre (mon mari), je n'avais pas cherché autant à aller vers eux, à entrer en relation, à les connaitre et que pour cet ex-ami, j'étais "sortie" de ma réserve et malgré tout, cela ne m'a mené nulle part. Peut-être à mieux comprendre qui je suis mais je l'aurais sans doute compris sans cette peine tôt ou tard. Je pense que si un jour je ressentais à nouveau de l'affection, de l'attirance pour un autre homme, je ne tenterai plus rien. Comme je suis en couple stable, il est improbable qu'un homme de son côté fasse un jour une tentative de quoi que ce soit...et puis de toute manière, aucun homme ne recherchera une relation platonique, il ne faut pas se leurrer, donc je me dis que l'amour excessif dont parfois j'ai besoin (à donner comme à prendre) il faudra que je le trouve ailleurs, dans les passions, l'art, etc... Je ne vivrais jamais de relations polyamoureuses comme bon nombre d'entre vous. Je ne sais pas si c'est tant mieux ou tant pis. Finalement j'ai mieux compris qui je suis, j'ai entraperçu une manière d'aimer différente qui aurait pu être mienne mais à peine l'ai-je découverte qu'il faut déjà que j'en fasse le deuil. Je sais que quand une porte se ferme, une autre s'ouvre tôt ou tard mais là je suis un peu lasse et triste de tous ces deuils à répétition depuis l'aube de la quarantaine qui 'ne finissent pas même à l'aube de la cinquantaine. Je ne suis pas malheureuse mais je me sens malmenée par la vie, toujours en "lutte". Je sais profiter du moment présent mais j'ai quand même du mal à ne pas regarder tout ce que je ne ferai pas , toutes les jolies choses vers lesquelles je ne pourrai aller. La vie est courte. Il me faudrait plus d'une vie pour vivre tout ce que je voudrais vivre. C'est ainsi. Je sais que ma vie n'est pas moche et qu'on fait tous ce que l'on peut avec ce qu'on trouve sur notre chemin.

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