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ourscalin

le samedi 14 septembre 2019 à 17h22

Wahou, que d'émotions en ce moment ici.
Merci Sophie pour de message.
On arrive tous à un moment à se poser des questions et en tirer des conclusions ou pas.
Ton message m'a interpellé, et me suis posé des questions similaires. Un bilan en fait que je fais depuis plusieurs mois.
J'ai arrêté de travailler par choix, pas que financièrement je puisse me le permettre, mais besoin de me retrouver. Je me suis posé des questions semblables, qu'attends je de la vie ?
Ce que j'ai voulu faire ? Ou ce que j'ai fait.
Franchement, oui une mélancolie de pas avoir tout fait mes désirs, mais ceux ci n'étaient ils pas des démesures ?
Oui j'ai fait pleins de choses que peu de personnes ont pu faire.
Ça m'a apporté quoi?
Une énorme maturité et un recul immense sur la vie.
Je prends l'importance de ce que j'ai, et non de ce que je n'ai pas.
Je prends le temps de réfléchir au dernier projet de vie que je souhaite réaliser, d'où ce refus d'aller travailler alors que je trouverai sans aucun problème.
Mais le sens de vie est ailleurs.
J'ai trouvé dans les problèmes rencontrés un sens, la liberté.
Pas la liberté d'aller voir ailleurs, mais la liberté de m'épanouire en prenant ce qui est bon quand il arrive et ne le regretant pas quand je le perds.
Pareil pour mon épouse. J'aime la voir heureuse et je partage son bonheur.
Bon courage à toi,à vous.

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bonheur

le dimanche 15 septembre 2019 à 09h56

Sophie72
Voilà un mois d'écoulé. J'ai toujours un pincement au coeur quand je vois son nom s'afficher sur les profils de contacts FB que nous avions en commun. :( Je me dis que les autres fois où j'avais pu sentir de l'affection naissante pour d'autres hommes que mon cher et tendre (mon mari), je n'avais pas cherché autant à aller vers eux, à entrer en relation, à les connaitre et que pour cet ex-ami, j'étais "sortie" de ma réserve et malgré tout, cela ne m'a mené nulle part. Peut-être à mieux comprendre qui je suis mais je l'aurais sans doute compris sans cette peine tôt ou tard. Je pense que si un jour je ressentais à nouveau de l'affection, de l'attirance pour un autre homme, je ne tenterai plus rien. Comme je suis en couple stable, il est improbable qu'un homme de son côté fasse un jour une tentative de quoi que ce soit...et puis de toute manière, aucun homme ne recherchera une relation platonique, il ne faut pas se leurrer, donc je me dis que l'amour excessif dont parfois j'ai besoin (à donner comme à prendre) il faudra que je le trouve ailleurs, dans les passions, l'art, etc... Je ne vivrais jamais de relations polyamoureuses comme bon nombre d'entre vous. Je ne sais pas si c'est tant mieux ou tant pis. Finalement j'ai mieux compris qui je suis, j'ai entraperçu une manière d'aimer différente qui aurait pu être mienne mais à peine l'ai-je découverte qu'il faut déjà que j'en fasse le deuil. Je sais que quand une porte se ferme, une autre s'ouvre tôt ou tard mais là je suis un peu lasse et triste de tous ces deuils à répétition depuis l'aube de la quarantaine qui 'ne finissent pas même à l'aube de la cinquantaine. Je ne suis pas malheureuse mais je me sens malmenée par la vie, toujours en "lutte". Je sais profiter du moment présent mais j'ai quand même du mal à ne pas regarder tout ce que je ne ferai pas , toutes les jolies choses vers lesquelles je ne pourrai aller. La vie est courte. Il me faudrait plus d'une vie pour vivre tout ce que je voudrais vivre. C'est ainsi. Je sais que ma vie n'est pas moche et qu'on fait tous ce que l'on peut avec ce qu'on trouve sur notre chemin.

Ouch ! J'en suis un peu là moi aussi ! Surtout après l'abandon "subi" l'an passé.

Toutefois, j'ai un peu cette optique développé par @ourscalin.

D'autre part, il faut prendre sur soi, si on le peut, d'exprimer ouvertement. Je veux dire que c'est peu commun une femme mariée qui tombe amoureuse et désire vivre cet amour au grand jour. Sauf que voilà, si on veut y arriver, il faut le faire et je dirais justement le plus ouvertement possible. Quand je lis certains livres comme "amours" de Jacques Attali, il m'apparait évident que de toute façon, le monde deviendra poly, quelque peu. Les poly de nature prochainement le seront et les acceptant seront plus nombreux. Les mentalités évolueront et pour ce faire, il faudra des précurseurs. Il en existe déjà, comme Mme Simpère. On doit emboiter le pas et avoir cette énergie de situer nos aléas suivant la société dans laquelle on vit.

Je suis une utopiste ! Et bien oui. C'est ainsi que l'on peut faire "mentir" les idées reçues.

Après, la fatigue de cette sorte de "lutte" de devoir toujours et encore faire le constat désagréable que l'on porte une étiquette plus que l'on n'existe. Que l'on vit suivant des codes imposés plus que l'on ne ressent.

Pour ce qui est des deuils, c'est lourd à digérer. Je suppose que chacun-e sa façon de faire. Moi j'ai quitté mon bureau à la Harry Potter, sous l'escalier :-D , pour m'installer dans la même pièce que mon chéri. Par contre, avec son aide, j'ai investi dans des tableaux magnétiques, j'ai acheté des cadres photos magnétiques, et j'ai reconstitué mon mur des souvenirs. Ca m'a permis un changement, ne serait-ce que dans l'agencement. Et surtout, comme l'espace est moins exigu, étant donné que j'ai acheté deux tableaux, ben je me dis que j'ai encore largement autant de place pour mes souvenirs heureux que d'espace dans mon cœur pour des bonheurs à venir.

Aujourd'hui je suis poly et voilà. Je m'efforce d'exprimer qui je suis d'une façon qui me convient, c'est-à-dire en exposant mes émotions, mes ressentis, les aléas, les difficultés, le bonheur… c'est un pêle-mêle. Mon chéri est là, avec moi. C'est finalement lui qui donne la valeur à ce que je vis. C'est pour cela que j'admire des personnes comme lui et comme @ourscalin. Ce sont eux qui nous légitimisent et qui donnent la force à qui nous sommes.

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ourscalin

le dimanche 15 septembre 2019 à 12h31

SNIF,
Merci Bonheur pour ce texte, merci à tous pour ces partages d'émotions même si nous ne sommes pas tous en accord, ça contribue à avancer.

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Sophie72

le lundi 16 septembre 2019 à 10h28

Merci pour vos mots et votre regard sur les choses.Je vais essayer de reprendre les points soulevés.
@ourscalin Comme toi j'en suis à ne plus pouvoir accepter certaines choses que j'acceptais auparavant , notamment des choses qui me font souffrir. J'ai mis de la distance avec ma mère, je n'attends plus rien mais je suis capable de me réjouir quand elle fait preuve d'empathie ou de bienveillance à mon égard. J'essaie de voir quels sont les rêves qui peuvent être réalisés et ceux que probablement je devrais laisser derrière moi. Et je crois que finalement c'est cette "démarche" qui me fait faire beaucoup de deuils depuis quelques années. Alors il est vrai qu'en renonçant à certains rêves j''ai parfois vécu des expériences formidables qui valaient autant que le rêve dont j'ai eu à faire le deuil mais il n'empêche que globalement c'est psychiquement difficile.
Moi au niveau travail, je n'ai pas à me plaindre mais comme je trouve que la vie passe vite entre le travail et la vie de famille, j'avoue que si je pouvais ne travailler que 3 jours au lieu de 5, je n'en serais que plus épanouie. Il est probable que je diminuerai mon activité (je travaille en libéral) quand mes plus grands seront autonomes car comme je gagne plus du double de mon mari, la vie de famille repose beaucoup sur mes revenus.
@bonheur Je pense aussi être assez utopiste. Pour beaucoup de choses , comme cela n'implique que moi, cela ne me dérange pas de montrer ce côté utopiste. Je passe souvent pour une "douce rêveuse" sur des sujets comme l'écologie, l'éducation des enfants, Pour mon côté polyamoureuse, il y a deux soucis: d'abord, je ne suis pas seule dans l'histoire et par conséquent , je peux faire de la peine, je peux donner une image de moi à mes enfants qui les déstabilise trop, ensuite , la probabilité d'avoir un jour une relation polyamoureuse est infime pour plein de raisons et j'en ai encore plus la certitude depuis que mon ex-ami m'a laissée de côté car lui est quelqu'un qui se dit ouvert sur plein de sujets , il n'était pas dans une secteur géographique qui pouvait rendre compliqué ma vie de famille et malgré tout, c'était insuffisant.. Donc il ne s'agit pas pour moi de taire ou de cacher mais juste de ne pas me projeter dans quelque chose d'impossible et de faire du "surplace" au risque de passer à côté de jolies choses de la vie.

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bonheur

le mardi 17 septembre 2019 à 10h37

Sophie72
… il y a deux soucis: d'abord, je ne suis pas seule dans l'histoire et par conséquent , je peux faire de la peine, je peux donner une image de moi à mes enfants qui les déstabilise trop...

Non, tu n'es pas seule dans l'histoire et bravo de t'en préoccupée. Evoluer en concertation et évoluer en dépendance des autres, c'est différent. Tes enfants par exemple, sont de "passage". Ils s'envoleront pour faire leurs vies. Pour ce qui est d'enfants déstabilisés par leurs parents, je penche plus pour ceux-celles qui font trop dans le parental pour déstabiliser les enfants. Je considère qu'un enfant a sa propre évolution, sa propre personnalité, ses propres réflexions, etc... Aussi, penser que si les parents sont atypiques, les enfants seront malheureux, là j'ai de l'incompréhension. Nos enfants ne nous demandent pas d'être autrement que comme nous sommes. A nous de leur faire partager notre beauté intérieure, au lieu de se travestir derrière le masque des personnes "trop bien comme il faut". Nos enfants sont capables de nous aimer tel que nous sommes, aussi doit-on leur en offrir l'opportunité. A eux ensuite, en concertation avec nous, principaux intéressés tout de même, d'intégrer à leur façon.

Et puis, on a changé de siècle. Si je prend l'exemple de mes jeunes, qui m'exposaient le cas d'amis à eux, qui désiraient par exemple faire une transition de genre… Les jeunes d'aujourd'hui arrivent à oser parler entre eux de ces difficultés d'acceptation de soi. Ils sont dans une forme d'ouverture et de non-jugement qu'il faut encourager pour qu'ils deviennent justement sans les difficultés que l'on connait nous, parents. Elever son enfant consiste aujourd'hui pour moi à cela. Ne pas les intégrer dans le moule, mais vivre dans la société avec ses avancées de mentalités. Savoir que tous les champs des possibles existent et ne pas être fermé, mais au contraire dans l'accueil. Je souhaite que mes enfants puissent s'offrir ce que moi je me suis contrainte à refouler à l'intérieur, à tort. Sortir du cercle vicieux de l'éducation "traditionnelle" pour offrir plus d'acceptation de soi, et des autres. Il ne suffit pas d'être bien dans sa peau pour bien vivre en interaction avec autrui, il faut aussi concevoir autrui dans son entièreté et dans son évolution.

Autrement dit, pour moi, avoir peur d'être soi pour préserver ses enfants, est un non-sens et surtout, on ne montrerait pas le bon exemple. Après, c'est aux enfants eux-mêmes de savoir ce qu'ils feront de notre apprentissage et comment ils se l'approprieront. D'autre part, si nos enfants s'éloignent, ce n'est pas de notre faute, c'est juste qu'ils le font pour eux. Etre atypique quand on a des parents conformistes, c'est incompatible (je sais de quoi je parle). Etre conformiste quand on a des parents atypiques, c'est incompatible. Pourquoi ? Parce que l'atypique aura fait une ouverture de soi et des autres. Le conformiste détient une vérité incontournable, dont il ne faut pas sortir. Cette vérité est confortée par des facteurs sociétaux comme la religion, la norme, l'enseignement parental...

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Sophie72

le mardi 17 septembre 2019 à 13h33

Je ne pense pas que mes enfants seraient malheureux d'avoir un mère ou un père atypique mais avoir honte, je le crains. J'ai déjà eu le sentiment que mes enfants avaient honte de moi. Je vais donner deux exemples. Mes filles disaient qu'elles seraient mal à l'aise si j'arrêtais les colorations et si j'assumais mes cheveux blancs. Finalement au bout de quelques années, je l'ai fait quand même et j'ai le sentiment qu'elles se sont "habituées". J'ai toujours allaité n'importe où, sans m'exhiber mais sans honte si jamais un instant quelqu'un pouvait voir un bout de sein. Mes grands à l'âge de l'adolescence m'ont signifié que cela les gênait qiue j'allaite leur petit frère ainsi. Je n'ai pas arrêté pour autant. Je pourrais sans doute trouver d'autres exemples. Donc je ne souhaite pas cacher mais ne pas rajouter encore une raison possuble de honte et aussi probablement aussi me protéger moi, du risque de rejet... Ce n'est certes pas "glorieux" mais je me sens fragile sur ce sujet, bien plus que pour ma tignasse grise ou l'allaitement.

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bonheur

le mardi 17 septembre 2019 à 14h49

C'est compréhensible, mais tes exemples montrent que c'est vis-à-vis de toi plus que vis-à-vis du regard de tes enfants.

Et puis, parles-tu de sujets de société comme l'homosexualité, la transition de genre, l'intersexualité ou autres avec tes enfants ? Sans obligatoirement avoir un motif concret pour le faire, s'inspirer d'un film, d'un documentaire, d'un fait d'actualité, autres…

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Sophie72

le mardi 17 septembre 2019 à 15h53

Sans doute que je manque d'assurance pour tout ce qui touche mes relations sociales et mes sentiments. Et puis mes enfants pourraient porter aussi un regard sévère sur leur père. Mon mari m'a déjà dit que beaucoup pourraient lui dire que ce n'est pas "normal" qu'il accepte que je sois comme ça. C'est idiot mais on peut le voir comme une personne "faible". Je ne voudrait pas que mes enfants pensent cela de leur père.
Mais sinon avec nos enfants, nous parlons régulièrement de tous ces sujets. Parfois même je trouve mes grands plus conformistes que moi sur ces sujets ce qui m'étonne parce que je n'ai pas le souvenir être passée par une phase aussi conformiste. Je vois l'adolescence comme une remise en question de plein de "normes"... J'ai le souvenir que mes proches ont été étonnés que la petite fille sage que j'étais devienne aussi "rebelle". Et pourtant, je n'ai jamais fait de choses terribles! :-D Alors entendre une de mes ado tenir un discours sévère sur le fait de ne pas mettre de soutien gorge par exemple, ça me surprend .
Mon avant dernier (8 ans) est encore un peu jeune pour discuter sur ces sujets mais il entend forcément nos discussions car c'est souvent au moment des repas, donc on en parle vraiment ouvertement. Pas de soucis à ce niveau. :-)

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bonheur

le mardi 17 septembre 2019 à 16h16

Ah ben alors ta fille me détesterait. Ca fait déjà un certains que je me passe volontiers de soutien-gorge et je le vis très bien. :-D J'en met très occasionnellement, pour le sport par exemple ou quand je vais danser. Mais j'avoue ne pas avoir eu de complexes à m'en passer. Je me demande même pourquoi j'en mettais avant alors que j'étais marquée par les élastiques ou les baleines qui rentrent dans la peau :-( . J'avoue avoir été très conne à ce niveau-là.

Heureuse que vous ayez des discussions hors normes. Et oui, c'est surprenant qu'elle est ce discours. Après, je n'ai eu que des garçons, mais quand des copines viennent, je ne les sens pas plus "sévère". En fait, je ne fais pas trop de distinguo entre garçons et filles.

Mais du coup, tu ne donnes pas ton avis authentique ?

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Sophie72

le mardi 17 septembre 2019 à 18h30

bonheur
Ah ben alors ta fille me détesterait. Ca fait déjà un certains que je me passe volontiers de soutien-gorge et je le vis très bien. :-D J'en met très occasionnellement, pour le sport par exemple ou quand je vais danser.

Je n'ai pas osé le dire mais cela fait 2 mois que de temps à autre , je n'enporte plus et je suis passée aux brassières pour les autres jours parce que de plus en plus j'avais mal en fin de journée et que je ne voyais plus pourquoi je devais supporter ces douleurs.

bonheur
Heureuse que vous ayez des discussions hors normes. Et oui, c'est surprenant qu'elle est ce discours. Après, je n'ai eu que des garçons, mais quand des copines viennent, je ne les sens pas plus "sévère". En fait, je ne fais pas trop de distinguo entre garçons et filles.

Mais du coup, tu ne donnes pas ton avis authentique ?

Si je donne mon avis. Mais donner son avis est une chose. En fait dire qu'on comprend ou qu'on ne juge pas même si on a du mal à comprendre c'est différent de dire qu'on se sent pareil. Il m'est arrivé de dire à ma fille que j'étais capable d'avoir des sentiments amoureux pour plusieurs personnes sans en dire plus. Nous n'avons jamais abordé à proprement parler le sujet de la polyamorie, juste qu'il n'y a pas une seule façon d'aimer.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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bonheur

le mardi 17 septembre 2019 à 19h51

Lui as-tu déjà posé la question de sa façon de définir l'amour ? Sans parler de pluralité obligatoirement. Mais savoir si pour elle la sexualité a une importance, etc... Si elle se sent plus sentimentale que sexuelle ? Enfin, tu comprends, aborder des thèmes généraux mais individuels dans la réponse. Si c'est possible, ça créerait une complicité inédite entre vous car l'opinion pourrait être pris en compte.

D'ailleurs, mes jeunes qui au final ont partagé concrètement ma situation amoureuse plurielle, comprennent aujourd'hui que je ne suis pas comme nombre de polys. Et s'ils allaient chercher par eux-mêmes des infos, y compris ici, sans doute qu'ils ne verraient pas le lien entre le portrait de leur mère au plus près et les autres polys. D'ailleurs, ils en ont rencontré et très peu de comparaisons communes se sont faites. Du coup, ils savent que les divergences sont nombreuses et que l'on ne peut se qualifier réellement juste parce qu'une définition succincte regroupe.

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Sophie72

le mercredi 18 septembre 2019 à 10h50

bonheur
Lui as-tu déjà posé la question de sa façon de définir l'amour ? Sans parler de pluralité obligatoirement. Mais savoir si pour elle la sexualité a une importance, etc... Si elle se sent plus sentimentale que sexuelle ? Enfin, tu comprends, aborder des thèmes généraux mais individuels dans la réponse. Si c'est possible, ça créerait une complicité inédite entre vous car l'opinion pourrait être pris en compte.

Ma fille de 16 ans est assez distante. Elle sait me trouver si elle a un souci, y compris contraception , mais ne me parle pas de sa vie sentimentale ni sexuelle et je ne cherche pas vraiment à savoir. Je l'informe de tout ce qui me paraît important et elle sait que je suis là si besoin. Je vois parfois des mères qui sont complices avec leurs grand(e)s. Pour le moment, je ne connais pas. Des fois je me dis que comme je n'ai jamais connu cela avec ma mère, je ne sais pas faire et puis d'autres fois, je me dis que ce n'est pas parce qu'on n'est pas complice que je ne leur apporte pas ce dont ils/elles ont besoin.

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bonheur

le mercredi 18 septembre 2019 à 13h55

Rester ouvert à la communication est le principal. Après, la complicité s'est comme l'amour, elle s'instaure d'elle-même mais il ne faut pas obliger, ça sonnerait faut, pas authentique.

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Sophie72

le mardi 01 octobre 2019 à 20h06

Voici un poème écrit en décembre de l'année dernière , relu ces jours-ci , qui me semble bien pour clôturer ce topic. En le relisant, je me dis que j'avais déjà bien entamé mon deuil...

Je m’attache.

Tu ne m’as rien promis
Mais je nous voyais amis
Je te sens t’éloigner
Et ne veux t’empoigner
Impossible de retenir
Ceux qu’on ne peut contenir
En toi j’aime la liberté
Il me faut accepter
Que ta route et la mienne
Se détournent quoiqu’il advienne
Mon cœur se contentera
Des images d’autrefois
Pourquoi faut-il que je m’attache
A des personnes qui s’arrachent ?
Pourquoi les liens que je tisse
Toujours s’effilochent ou glissent ?

Elle s’est évanouie
Dans les abîmes de l’oubli
Nos cœurs s’étaient liés
Dans une cour de récré
Puis une fois devenues femmes
Nous n’étions plus sur la même gamme
Et puis les kilomètres
Et l’espacement de ses lettres
Ont creusé un ravin,
C’était le clap de fin.
De ces années de partage
De cette traversée des âges.
Pourquoi faut-il que je m’attache
A des personnes qui s’arrachent ?
Pourquoi les liens que je tisse
Toujours s’effilochent ou glissent ?

Toi qui vas croiser ma route
Ne laisse pas de place au doute
Chasse-moi à coups de savates
Pas un seul mot qui ne flatte
Mon cœur ou ma tendresse
Ne commets aucune gentillesse
Sinon ma solitude
Cherchera ta servitude
Je tenterai de m’agripper
A toi comme à un rocher
Mais la chute sera rude
D’avoir pris de l’altitude.
Pourquoi faut-il que je m’attache
A des personnes qui s’arrachent ?
Pourquoi les liens que je tisse
Toujours s’effilochent ou glissent ?

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Sophie72

le jeudi 24 octobre 2019 à 16h24

Il y a quelques jours, j'ai fait un drôle de rêve qui a réveillé ma tristesse. J'ai rêvé que je retrouvais mon ami , vendeur dans une boutique de souvenirs. Oui oui mon inconscient sait être drôle (moi il m'a fallu quand même quelques minutes pour comprendre parce que forcément à moi cela ne m'apparaissait pas tout de suite et c'est en me demandant bien pourquoi je le voyais vendeur dans mon rêve que j'ai compris). Il était souriant. Il me conseillait un souvenir (je ne sais plus de quoi il s'agissait) et j'étais contente qu'il de le revoir , d'entendre le son de sa voix, de croiser son regard. Et puis je me suis réveillée et d'un seul coup , j'ai senti le vide et la tristesse. Je me dis que mon inconscient m'a suggéré de le "ranger" dans mon armoire à souvenirs mais en même temps il l'a rendu plus présent parce que des détails de lui me sont revenus. Et puis je crois que ne pas comprendre le pourquoi de ce silence soudain ne rend pas facile ce deuil. Je finirai par y arriver mais c'est long et je suis en colère contre moi d'avoir mis tant de temps à réagir! Soit à dire les choses et même si la réaction aurait été la même , l'attachement aurait été moins fort, soit j'aurais dû voir plus tôt que cette amitié n'était pas réciproque, même si lui m'avait dit une fois que j'étais son amie, au fond, j'ai toujours eu des doutes parce que des choses clochaient... Je sais que je n'ai pas voulu voir. Je sais que cette colère ne m'aide pas mais je sens que cela va prendre du temps de m'en défaire.

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